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A LA UNE
L’Intérieur
n’a pas encore autorisé les congrès constitutifs
Les
nouveaux partis en mauvaise posture
Lors du
Conseil des ministres tenu dimanche dernier, le Président
Bouteflika a assuré la participation des nouvelles formations
politiques aux prochaines élections législatives malgré
l'opposition de certains qui voulaient convaincre le chef de
l'Etat d'opter pour des législatives anticipées, ce qui sera
une exclusion pour les nouveaux partis, donc moins de
concurrence, a-t-on appris de sources bien informées.
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Elles revendiquent des agréments
Sit-in empêché de
trois organisations syndicales
Lutte anti-Aqmi
L’armée
algérienne présente dans le nord du Mali
Sur les 30 installés
Dix femmes
présidentes de tribunaux administratifs
En attendant l'entrée en vigueur du permis à points
5 000 retraits
enregistrés en 45 jours
Alors que ses détracteurs parlaient d'un lâchage
Belkhadem «béni»
contre vents et marées
Contre 71% pour le Maroc
L’Algérie n’a
capté que 15% des investissements français
Mounir Bennikous expose à l'Institut culturel italien
Quand tables, poufs
et miroirs deviennent œuvres d’art
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Pour une histoire de jet d'ordures
Ils
tuent leur voisin à coups de pierre
Le
théâtre de la bagarre qui s'est malheureusement terminée
par la mort de l'un des belligérants, s'est déroulé au
niveau du territoire de la commune de Bouzaréah. Une
bonne partie des crimes et des meurtres qui sont traités
au niveau des tribunaux sont motivés par des raisons
banales, voire parfois même absurdes. L’affaire qui a
été traitée hier par le tribunal d’Alger vient
corroborer encore une fois de plus cette assertion qui
se prouve jour après jour. Le théâtre de la bagarre qui
s’est malheureusement terminé par la mort de l’un des
belligérants s’est déroulé au niveau du territoire de la
commune de Bouzaréah. Il s’agit d’une violente bagarre
entre deux familles qui a eu lieu à cause d’un jet
d’ordures. Cette affaire a commencé lorsque la victime
accompagnée de son frère sont venus à bord d’une
camionnette pour se débarrasser de leurs ordures qui ne
sont autres que des détritus de menuiserie puisque les
deux hommes possèdent une menuiserie à Bouzaréah. Ces
derniers se sont dirigés le jour du drame au niveau de
Oued Beni Messous pour se débarrasser de ces détritus.
Toutefois, le mis en cause dans cette affaire qui était
en compagnie de ses frères habitait juste à côté du lieu
où les deux menuisiers sont venus pour se débarrasser de
leurs ordures. Il est donc venu avec deux membres de sa
famille pour leur demander de rebrousser chemin et
d’aller se débarrasser de leurs ordures ailleurs. La
discussion n’a pas tardé à se gâter et à s’envenimer.
Aussitôt, une dispute s’est déclenchée entre les deux
camps refusant de faire la moindre concession et le tout
se transforme en une véhémente bagarre où sont utilisés
toutes sortes d’armes blanches. A un moment donné, la
victime qui s’est mis à battre l’un de ses adversaires,
s’est saisie d’un gourdin pour l’achever d’un violent
coup ; il reçoit lui-même plusieurs coups d’une grosse
pierre sur la tête. Il sera transporté sur le champ à
l’hôpital où il rendit l’âme. Les médecins légistes ont
expliqué dans leur diagnostic que la boîte crânienne
avait été endommagée au niveau de la partie occipitale
et le cerveau avait été lésé provoquant de la sorte une
fâcheuse hémorragie interne qui a provoqué le
décès.
Par
Salah H.
Haut
Rassemblement des travailleurs du pré-emploi
«Nous voulons être intégrés dans des postes
permanents»
Les
travailleurs employés dans le cadre du pré-emploi ont
observé hier un sit-in devant le siège de la wilaya.
Cette action, deuxième du genre, était conduite par
quelques dizaines de travailleurs recrutés au niveau de
plusieurs secteurs d’activités, notamment ceux de
l’éducation, la santé, l’action sociale, le sport, etc.
Ces derniers ont exigé des emplois permanents. Il sont
plusieurs milliers de travailleurs recrutés dans le
cadre du pré-emploi dans la wilaya de Béjaïa. Ces
derniers sont angoissés par le fait qu’ils vont se
retrouver au chômage à la fin de leurs contrats dont
certains vont expirer dans quelques mois.
H.
C.
Haut
Assurance
La
compagnie AXA Algérie est opérationnelle
La
compagnie AXA Assurances Algérie (AAA), filiale de
l’assureur français «AXA», a entamé officiellement mardi
son activité commerciale en Algérie dans le cadre d’un
partenariat avec la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et
le Fonds national d’investissement (FNI), a annoncé un
responsable de cette société. AXA Algérie compte
employer 300 personnes d’ici fin 2012 et prévoit
d’investir 3,5 milliards de DA pour les cinq prochaines
années, a indiqué à la presse Adlane Mecellem, directeur
général d’AXA assurances dommages. Avec un capital
global de 3 milliards de DA, AAA est détenue à hauteur
de 49% par AXA Assurance, 15% par la BEA et 36% par le
FNI.
M.
L.
Haut
La question du jour
Belkhadem jouerait-il perdant ?
Lorsque le secrétaire général du FLN dit qu’à son avis
le courant islamiste dans son ensemble pèse entre 30 et
40% de l’électorat, il n’est que légitime de se demander
quelles sont ses sources. À quoi se réfère-t-il ? Ce
n’est sûrement pas aux résultats des consultations qui
se sont succédé depuis la reprise du processus électoral
en 1997, année des premières législatives à être
organisées depuis l’interruption de celles de 1991. Car
dans aucun de ces rendez-vous la somme des scores
obtenus par les partis islamistes en lice n’a seulement
approché cette moyenne de 35% qu’il leur attribue
aujourd’hui si généreusement, même s’il semble que son
but soit au contraire de les ramener à leur juste
mesure. Son intention n’est cependant pas d’amoindrir
cette dernière mais de lui assigner un plafond, celui de
40%, qu’elle ne saurait en aucun cas dépasser.
Il
faut sans doute ne pas trop s’attarder sur l’hypothèse
d’une estimation reposant sur un sondage, en quelque
sorte clandestin, dont le secrétaire général du FLN
aurait pris connaissance mais dont il ne tiendrait pas,
et pour cause, à révéler l’existence. Cet hypothétique
sondage à usage interne de toute façon ne serait pas
probant même s’il était réel. On a de la peine à
imaginer jusqu’aux questions que les sondeurs auraient
pu poser aux sondés pour le mener. Néanmoins, on ne peut
exclure qu’il s’en trouve d’un côté un bord assez
dissipateur de ses deniers, et de l’autre un organisme
peu scrupuleux pour se faire rétribuer un travail ne se
recommandant par aucune probité. On en a vu en effet des
sondages qui ne valent pas grand-chose. Mais tout cela,
redisons-le, est pure spéculation.
Le
plus probable même est que Belkhadem se soit contenté de
transposer localement, dans la perspective des
législatives de mai prochain, les scores obtenus par les
islamistes dans les pays de la région où des
consultations se sont tenues dans les circonstances
particulières qui sont celles d’aujourd’hui,
c’est-à-dire dans la foulée du Printemps arabe. Il a dû
se dire qu’il n’y a aucune raison d’assombrir le
tableau, en croyant que les partis islamistes nationaux
feraient mieux que leurs homologues tunisiens, marocains
et égyptiens. Dans le pire des scénarios pour le FLN,
ils obtiendraient ce que ces partis vainqueurs ont
engrangé en termes de sièges dans leurs pays respectifs.
40% du total de ce qu’il y a à se partager, voilà le
maximum auquel ils peuvent prétendre.
Belkhadem aurait pourtant tort de s’en féliciter. Dans
l’absolu, 40% du gâteau, ce n’est pas là la part d’un
perdant, comme il semble le croire, mais celle d’un
gagnant. Les islamistes tunisiens et égyptiens n’ont pas
perdu à 40% les élections, ils les ont au contraire
remportées à ce compte-là. Il en serait de même pour
les islamistes nationaux si ces prévisions s‘avéraient
justes. En d’autres termes, ce ne serait pas au FLN que
reviendrait la part du lion, mais à eux, les islamistes.
Et c’est donc à eux qu’il appartiendrait de former le
gouvernement. A moins qu’ils ne préfèrent faire comme
les autres islamistes et proposer aux partis vaincus de
les rejoindre dans une sorte de gouvernement d’union
nationale.
Mais
ce n’est sans doute pas ainsi que l’entend Belkhadem.
Pour lui est minoritaire celui-là qui ne verrait que 40%
des voix se porter sur lui. A l’inverse, a seul droit au
titre de parti majoritaire cet autre qui a reçu la
confiance de plus de 50% de l’électorat. Or celui-là,
ce vainqueur, ce ne peut être que le FLN. Soit par ses
seuls moyens, soit avec l’appoint du RND.
Dès
lors, on comprend pourquoi ces deux-là s’entendent si
bien ces derniers temps. Ils se tiennent les coudes dans
la perspective de la bataille électorale du printemps.
Celle-ci différerait de celles qui l’ont précédée. Elle
serait de nature à rebattre les cartes. Ils n’en sont
pas moins tenus d’en tirer leur épingle du jeu.
C’est-à-dire de maintenir leur rang de courant dominant.
Il
faut pourtant choisir : s’agit-il de les gagner ou des
les perdre, ces élections ? C’est qu’il est impossible
de les perdre tout en les gagnant, ou de les gagner tout
en les perdant.
Mohamed Habili
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Edito
Par
Nadjib Stambouli |
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Les vieux méritent toujours plus
Il
n’est pas d’économie qui soit justifiée, encore moins
bien placée, lorsqu’il s’agit du mieux-être des
personnes âgées. Un vieux est un vieux (ou une vieille)
quel que soit le ciel sous lequel il vit, mais les
nôtres méritent encore plus d’égard au regard de ce
qu’ils ont vécu. Sans remonter à la nuit des temps, il
ne faut pas perdre de vue qu’un Algérien de soixante-dix
ans (ce qui, on le concède, n’est pas forcément synonyme
de vieillesse) a su ce qu’être colonisé signifie, puis a
connu la lutte de Libération nationale, ensuite les
sacrifices des premiers jalons du développement
(pénuries, austérité, parti unique et tutti quanti) et
enfin, à peine sorti de toutes ces peines imposées, il a
à vivre dans sa chair les affres du terrorisme. Pour une
vie heureuse et épanouie, il y a mieux, s’il y avait à
choisir… Bref, en les considérant non pas comme une
catégorie sociale à part, mais comme si chacune des
personnes âgées était notre propre père ou mère, l’on ne
peut que, non seulement souscrire, mais saluer avec
chaleur, tout ce qui est entrepris en leur faveur. Et ce
qui leur est accordé par les pouvoirs publics, autant
pour les retraités (qui ne sont pas tous des vieux,
répétons-le) que pour les personnes âgées, est d’autant
plus méritoire que ces gestes ne pourraient en aucun
cas, comme cela pourrait être le cas pour d’autres
augmentations, être tenus pour des tentatives de
récupération
d’un mouvement revendicatif ou décidés sous la pression
de la rue. En effet, par nature, ni les retraités ni les
«seniors», comme on dit aujourd’hui, ne peuvent faire
grève, puisque leur action ne pourrait bloquer, ce qui
est le charme de toute forme de lutte. S’il est normal
que tous les retraités, notamment les plus démunis,
n’ont pas été pleinement satisfaits par les récentes
mesures, les personnes âgées par contre ne sauraient
faire la fine bouche sur les attentions à leur endroit,
annoncées par Barkat, ministre de la Solidarité, comme
par exemple la gratuité du transport ou de fortes
réductions. Cela peut sembler dérisoire («un ticket de
bus, une futilité…»), mais il faut être à la place de
celui qui a un maximum de 15 000 DA (depuis la récente
décision, faut-il préciser) pour se rendre compte qu’il
ne s’agit pas d’un octroi symbolique, bon pour mettre du
beurre dans les épinards, pour des gens en grand besoin
d’épinards. Certes, la fameuse solidarité familiale joue
toujours son rôle en Algérie, mais comme tant d’autres
valeurs, elle va vers son extinction. Les retraités, les
personnes âgées, mais aussi les enfants, sont d’autant
plus en nécessité d’un maximum d’attention, et, autant
que faire se peut, de décisions qui vont avec que,
n’étant pas une force politique, ils n’ont aucun canal
pour porter et répercuter leurs besoins. Prendre soin
des anciens, est un devoir social, moral et surtout
humain, et le geste est d’autant plus respectable que
son auteur n’attend rien en retour. Sur ce plan au
moins, cet Etat est au-dessus de tout reproche.
N.S.
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