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LA UNE Alger ne semble pas vouloir céder devant le pressing français. La repentance exigée comme préalable à la signature du traité d’amitié est toujours de mise.

22/01/07

 

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 SAGA

DE LA SEMAINE

 

Hakim Laribi, directeur général de Cophyd 

 

L’efficacité

par la persévérance

 

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A qui profite la baisse des impôts ?

 

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

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Enquête

Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

Grandir… face à la mer

Qu’ils soient chômeurs, étudiants ou diplômés, mariés ou célibataires, beaucoup de jeunes choisissent le chemin de l’exil.

Face à la mer, ils rêvent de grandir, de partir à la quête d’un bonheur qu’on leur a volé chez eux.

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Debré reçu hier par Bouteflika

Repentance :

Alger ne cède pas

Alger ne semble pas vouloir céder devant le pressing français. La repentance exigée comme préalable à la signature du traité d’amitié est toujours de mise.

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 Les Titres

 

Affaire Khalifa Bank Hamid Foufa surprend l’assistance

«Je n’ai pas fait d’expertise»

 

Reprise du dialogue gouvernement-aârouch,

La CADC n’a pas dit son dernier mot

 

Ahmed Benaïcha, ancien émir de l’AIS

«L’heure n’est pas propice pour la création de partis»

 

Reportage / Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

Grandir…face à la mer

 

Formation syndicale

Des experts américains à l’UGTA

 Le Trait d'Abi

 Divers

 

 Enseignement supérieur

Création de pôles d’excellence

Les grandes lignes de ce projet entrant dans le cadre de la réforme ont été tracées notamment avec la rencontre de concertation avec la partie française, hier, à Alger.

Pour répondre aux besoins du marché économique algérien  industriel, plusieurs conventions dans le domaine de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur vont être signées avec des responsables d’écoles supérieures françaises, notamment en matière de coopération pour la formation des élites algériennes dans des pôles d’excellence érigés en Algérie. Les grandes lignes de ce projet entrant dans le cadre de la réforme ont été tracées notamment avec la rencontre de concertation avec la partie français, hier, à Alger. Et pour permettre la création de ses pôles d’excellence, un programme d’échange et de concertation algéro-français est en cours, depuis hier, entre les responsables des Ecoles et Instituts relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les responsables français, au siège de ce ministère. Cette coopération algéro-française se traduit par la formation des formateurs et du développement de la recherche qui constitue également les principaux objectifs de la coopération. Intervenant à cette rencontre, Haouchine Mustapha, directeur de la formation supérieure a mis en avant les résultats qu’engendrera cette rencontre, surtout en matière d’échange d’idées dans le domaine. L’objectif étant de préparer l’élite nationale. Il faudrait définir, notera-t-il, les conditions et les modalités de la création de ce genre d’écoles.  Les étudiants sélectionnés pour ces établissements sont ceux qui ont obtenu une mention bien ou très bien au bac. Une fois sélectionné, l’étudiant bénéficiera d’une étape de préparation pour accéder à des études supérieures de haute qualité. Prenant la parole, Mme Bendjeloul, directrice de la post-graduation et de la recherche-formation a souligné que des efforts considérables ont été consentis  dans le cadre de la formation des formateurs. Cela n’empêche que le besoin à combler reste énorme d’ici à 2009 pour couvrir le flux de 1,5 million d’étudiants attendus à cette échéance. Les concertations qui dureront 2 jours entre les deux parties devront être sanctionnés par l’élaboration d’un programme spécifique dans le domaine de la recherche scientifique qui donnera ses fruits à long terme. Les responsables d’instituts et écoles supérieurs présents à cette rencontre ont souligné l’importance que revêt cette coopération qui ne sera bénéfique à l’industrie algérienne et accompagnera, par ailleurs, la réforme. 

Il reste un problème, celui de la langue, d’autant plus que les cours qui seront dispensés au niveau de ces grandes écoles se feront en langue française. Au cours de cette rencontre, les responsables algériens ont soulevé deux propositions en ce qui concerne le lieu où se déroulera la formation. Ils ont proposé de les organiser au niveau des classes préparatoires ou des instituts. Il reste cependant probable de les faire passer dans les écoles préparatoires, souligne un responsable du ministère. Avant de clore cette rencontre, les propositions du côté algérien seront émises aujourd’hui à la partie française pour donner ultérieurement le coup d’envoi de ce grand projet pour l’année 2007/2008.     

Kahina B.

 

 Emploi

Le Salon inauguré par Bouteflika

Le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a inauguré hier le premier Salon national de l’emploi au Palais des expositions des Pins maritimes à Alger, où quelque 800 exposants présenteront, durant une semaine, leurs expériences en matière de création d’emploi. Parmi les différents organismes d’aide à la création d’emploi présents à ce Salon, figurent notamment l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem) et l’Agence du développement social (ADS). Ces dispositifs mis en place par l’Etat ont contribué à la réduction du taux de chômage, passé de 30% en 1999 à 15,3% en 2005, et les projections à l’horizon 2009 prévoient de baisser ce taux à environ 9%. Placé sous la thématique générale «développement-paix-prospérité», le Salon se veut un «espace d’information et une opportunité pour renforcer la création d’emploi», selon les organisateurs. Cette manifestation s’articule autour de plusieurs volets représentant les principaux secteurs de création d’emploi, dont l’agriculture, le développement rural et les méga-projets d’infrastructures, à l’instar de l’autoroute Est-Ouest.

 

 Disparition de Mostefa Lacheraf 

L’hommage de la Fondation Boudiaf

C’est un hommage très émouvant que la présidente de la Fondation Boudiaf, du nom de son défunt mari, a rendu à Mostefa Lacheraf . «Hasard de l’histoire, il a été enterré le 16 janvier dernier, date qui coïncide avec le 15e anniversaire du retour de l’un de ses plus proches compagnons de combat, Mohamed Boudiaf», est-il souligné dans le communiqué parvenu à notre rédaction. La présidente de la Fondation indiquera que les deux hommes sont «deux figures emblématiques de la Révolution de Novembre, deux frères de combat qui, même s’ils s’étaient ‘‘perdu de vue’’ n’ont jamais cessé d’avoir cette Algérie au cœur».

Boudiaf et Lacheraf, est-il rappelé, se trouvaient le 22 octobre 1956, à bord de l’avion qui transportait la délégation du FLN qui effectuait le vol Rabat- Tunis. Avion qui a été détourné par les autorités françaises. Les deux hommes furent également membres du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) et ont participé à l’élaboration du programme de Tripoli. A son retour au pays le 16 janvier 1992, le défunt président fit appel à Lacheraf qui était alors retraité après une riche carrière diplomatique. Boudiaf le désigne à la tête du CNT.

A la disparition de Mohamed Boudiaf, Lacheraf sera compté parmi les membres fondateurs de la Fondation Boudiaf. Pour sa présidente, «les idées de Mostefa Lacheraf autant que celles de Boudiaf resteront encore vivaces dans l’histoire».

S. M.

 

 Gendarmerie

Le crime organisé en hausse à Oran

Le nombre d’affaires liées au crime organisé et traitées, a augmenté en 2006, a relevé le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya d’Oran, au cours d’un point de presse animé hier. Dans ce cadre, le bilan présenté indique que 528 affaires liées au crime organisé ont été traitées en 2006, un chiffre qui représente une augmentation par rapport à celui de l’année 2005 au cours de laquelle seules 267 affaires ont été signalées. Elles ont mis en cause 613 individus interpellés dont 549 placés en détention provisoire, a indiqué le même officier, précisant que 65 mis en cause ont bénéficié de la liberté provisoire. Ces chiffres représentent une augmentation par rapport à 2005 où 295 individus ont été interpellés, 277 placés en détention provisoire et 17 ayant bénéficié de la liberté provisoire, note-t-on. Le phénomène de la contrefaçon de billets de banque, avec 12 affaires traitées et 35 individus interpellés, a connu lui aussi une légère hausse par rapport à l’exercice 2005 où seules 8 affaires et 13 interpellations ont été signalées. A titre illustratif,

51 103 billets contrefaits d’une valeur unitaire de

1 000 DA, représentant une somme globale de 5 101 300 DA ont été saisis en 2006 alors qu’en 2005, 602 coupures de la même somme ont été saisies, indique le même bilan qui précise qu’au cours du même exercice, 213 billets d’une valeur unitaire de 500 DA et 7 autres de 200 DA ont été également saisis. Le vol de véhicules avec 18 affaires traitées impliquant 17 individus a connu, lui aussi, une augmentation en 2006 par rapport à l’année 2005, marquée par 4 affaires mettant en cause 15 individus.

Les éléments de la Gendarmerie nationale ont saisi 15 véhicules durant la même période, un chiffre qui représente une hausse par rapport à 2005 où 9 véhicules volés ont été récupérés. La lutte contre la contrebande a permis en 2006 la saisie de 600 tonnes de cuivre volé d’un quota de 3 000 tonnes de cette matière destiné à l’exportation, de 2 182 pétards, de 1 643 cartouches de cigarettes illégalement importées ainsi qu’un lot de diverses marchandises, indique le même bilan. Durant la même période,

24 affaires liées à l’immigration clandestine à partir des plages de la wilaya d’Oran ont été déjouées. Ces affaires ont permis l’interpellation de 200 individus dont 167 écroués, a indiqué la même source précisant qu’en 2005, aucune affaire du genre n’a été signalée. Le bilan a également porté sur d’autres activités liées à la police des routes et à la lutte contre les différentes formes de crimes et délits enregistrés au cours de l’année 2006.

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

A dormir debout

Devons-nous le scandale Khalifa au fait que la loi sur la monnaie et le crédit a permis à un banquier à l’audace hypertrophiée de se servir comme bon lui semblait de l’argent des déposants ? La réponse nous semble claire, mais c’est encore cette question qui focalise le débat en cette troisième semaine du fameux procès et qui oppose dans un duel à distance Ahmed Ouyaha à Mouloud Hamrouche, deux anciens Chefs de gouvernement, généralement décrits par nos confrères comme de potentiels présidentiables. Trop tôt, cela dit, pour dire qu’il y a ou non un usage de ce procès dans la perspective de la présidentielle à venir, mais dès à présent, on tente de nous raconter une histoire pour dire qu’après tout, rien de ce qui est arrivé ne se serait produit si l’on n’avait intenté à l’indépendance de la Banque d’Algérie, renvoyé prématurément Hadj Nacer et empêché de la sorte cette institution de jouer convenablement son rôle d’arbitre de la place financière. On situe ainsi cette remise en cause du dispositif financier élaboré par Hamrouche, cette «dérive» du temps où la chefferie du gouvernement était entre les mains de Ahmed Ouyahia, dont on ne voit pas d’ailleurs pourquoi l’on insiste tant pour l’impliquer coûte que coûte dans ce procès, sachant que ce qui serait valable pour lui le serait alors également pour Smaïl Hamdani, Ahmed Benbitour et bien sûr Ali Benflis. Mais d’abord,                  comment peut-on, quand on connaît le système politique qui est le nôtre, soutenir qu’un jour la Banque centrale qui gère finances et monnaie fut effectivement indépendante quand la dernière des APC de l’arrière pays est totalement écrasée par un des Etats les plus centralistes de la région ? Ensuite, on ne peut nier, en effet, que c’est bien l’ancienne loi qui n’interdisait aucunement aux actionnaires d’une banque de financer leurs projets à partir des fonds qui leur étaient remis, brèche mise à profit par les patrons de Khalifa Bank, de l’Union Bank et de la BCIA pour ne citer que ceux-là. Enfin, quoi qu’il en soit, ni l’ancienne loi ni ses nouvelles versions n’ont jamais ligoté les instances de la Banque d’Algérie ou limité leurs prérogatives de contrôle. Or, nous savons que de 1998 à 2002, Khalifa Bank n’a présenté aucun bilan et ne rendait compte à personne. A qui la faute ?

N.B.

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