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4 mars, dernier délai de dépôt des dossiers de candidature

La chasse aux signatures est lancée

Rapprochements entre partis

A l’heure des tractations politiques

Après l’avoir minimisée, le ministère engage une étude sur le phénomène

La violence scolaire enfin prise au sérieux

Présidentielle 2014

La campagne électorale débutera le 23 mars

«Quarante-deux

candidats ont retiré les formulaires»

Les ex-rappelés du service national marchent à Béjaïa

Reconnaissance morale et matérielle au menu de l'action    

Pourrissement de la situation à Ghardaïa

Le PT pointe du doigt «la main étrangère»

Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur

La Coface maintient la note A4 de l'Algérie

Prétoire

Mariage

Héritage culturel immatériel

La Casbah, vivier d’impérissables contes et légendes

 

 22/01/14

4 mars, dernier délai de dépôt des dossiers de candidature

La chasse aux signatures est lancée

Le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l'élection présidentielle est fixé au 4 mars 2014 à minuit. C'est ce qui a été annoncé lundi par le Conseil constitutionnel. Ainsi, la chasse à la collecte des signatures  est lancée, ce qui ouvre la voie aux négociations avec les partis qui ont des élus et parfois l'usage de l'argent. Pour la validation de la candidature,  les candidats sont tenus  conformément à l'article 139 de la loi de janvier 2012, de présenter une liste comportant au moins 600 signatures individuelles de membres élus d'Assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers vingt-cinq wilayas. En cas d'incapacité à réunir les signatures d'élus locaux ou nationaux, les candidats ont la possibilité de collecter 60 000 signatures individuelles d'électeurs recueillies au moins dans vingt-cinq wilayas. Pour les candidats représentants des partis politiques, notamment ceux qui ont un nombre important d’élus locaux, la démarche est plus facile puisqu'il suffit de récolter 600 signatures individuelles de membres élus d'Assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers vingt-cinq wilayas. Et pour les candidats des partis qui n'ont pas assez d'élus comme le cas de Sofiane Djilali (parti de Djil Djadid), il croit pouvoir convaincre des élus d'autres partis de lui signer ses formulaires. Il est à noter dans ce cadre qu'au niveau du Front de libération nationale, «des directives ont été données aux élus du parti pour ne signer aucun formulaire sauf celui du candidat du parti, Abdelaziz Bouteflika». Selon certains militants, cette directive vise plutôt ceux qui sont sollicités pour signer en faveur du candidat à la présidentielle, l'ancien chef du gouvernement et ancien Sg du FLN, Ali Benflis sachant que le FLN a le plus important nombre d’élus locaux et ceux du Parlement.

En cas d'incapacité à réunir les signatures d'élus locaux ou nationaux, les candidats ont la possibilité de collecter 60.000 signatures individuelles d'électeurs recueillies à travers au moins vingt-cinq wilayas.

Une démarche qui est aussi difficile, sachant que les citoyens n'ont plus confiance en les partis politiques et la tradition en Algérie veut que le vote de la magistrature suprême  relève de la personne et non d'une formation politique. Il est à rappeler que l'article 137 de cette loi prévoit que la déclaration de candidature est déposée au plus tard dans les quarante-cinq jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Le dossier de candidature doit être déposé par le candidat en personne, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, contre accusé de réception, précise la même source.

Depuis la mise à la disposition des candidats à la présidentielle des formulaires de souscription de signatures individuelles relatives à la candidature, le nombre des candidats qui ont retiré ces documents auprès du ministère de l'Intérieur a atteint  42 jusqu'a' lundi à 18h,  selon le directeur des affaires juridiques auprès de ministère, Mohamed Talbi. Lors des élections présidentielles de 2009, sur les dix-neuf personnalités ayant retiré les formulaires de participation à cette élection d'avril 2009, seules onze d'entre elles ont réussi à récolter les 75 000 signatures de citoyens nécessaires pour valider leur candidature. Le jour de scrutin, ils étaient six candidats, il s'agit de Abdelaziz Bouteflika, Louisa Hanoune, Moussa Touati, Djahid Younsi, Ali Fawzi Rebaine et Mohamed Saïd.  

Par Nacera Chennafi

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Rapprochements entre partis

A l’heure des tractations politiques

La fièvre de l’élection  présidentielle du 17  avril prochain  gagne de plus  en plus la classe politique  et les postulants à ce scrutin  qui  aura lieu dans moins de trois mois. Retrait des formulaires  de candidature, collecte de signatures, la fièvre montre d’un cran chez les candidats à la présidentielle qui, du reste, emballe  plus d’un. Quatre jours  après  la convocation du corps électoral,  les candidatures affluent  de jour en jour. Hier, à l’heure   où nous mettons sous presse,  le nombre de  candidatures déposées était  de quarante-deux, selon  le directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur, Mohamed Talbi. Ceci dit,  ce chiffre traduit  l’intérêt  que revêt ce rendez-vous électoral auprès des partis politiques  qui n’ont pas tardé à présenter et  à déposer leurs dossiers   de candidature.

Moins d’une semaine après la convocation du corps électoral, les initiatives  et les tractations politiques commencent  à surgir et les appels à nouer des alliances afin de prendre part à la course à la présidentielle, sont à l’ordre du jour.  Si  les partis  acquis au pouvoir préfèrent soutenir la candidature  du Président Bouteflika au  cas où il se présente pour briguer un  quatrième mandat, d’autres, ceux de l’opposition, comptent faire bloc  pour   dégager un candidat consensuel.   Autrement dit,  les partis politiques  commencent  à choisir leur camp. C’est le cas des   représentants de cinq partis politiques ainsi que l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour qui se sont réunis dimanche au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour se concerter autour de sujets ayant trait à la prochaine présidentielle et à la situation politique et socio-économique que traverse l’Algérie. «La rencontre de concertation» s’est déroulée en présence des présidents des partis politiques El Fadjr El-Djadid, Mouvement de la société pour la paix (MSP), Jil Jadid (JJ), respectivement, Tahar Benbaibeche, Abderrezak Mokri et Djilali Sofiane, ainsi que du secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, du président du parti hôte de la rencontre Mohcine Belabbas et Benbitour, indique un communiqué du RCD.

 La rencontre a constitué une occasion «pour échanger les vues sur la situation politique et socio-économique que traverse l’Algérie qualifiée de critique  par les participants», selon la même source.  Les participants à la rencontre, qui a porté essentiellement sur la prochaine présidentielle, ont relevé que compte tenu de l’absence de volonté chez le pouvoir d’organiser des élections libres et transparentes, nous avons décidé d’approfondir le dialogue avec ceux qui partagent la conviction de la nécessité de la construction d’un Etat de droit et du respect de la Constitution et des libertés fondamentales et de poursuivre l’action commune pour organiser une présidentielle libre et régulière et instaurer les règles de la démocratie pour aboutir au changement pacifique en Algérie.  Les participants à la rencontre ont convenu d’esquisser une série d’actions politiques sur le terrain prochainement.  Notons enfin que le coup d’envoi de la campagne électorale pour l’élection  présidentielle  sera donné le 23 mars 2014 et prendra fin le 13 avril, conformément aux dispositions de la loi organique portant régime électoral.La campagne électorale débutera 25 jours avant le scrutin et s’arrêtera 3 jours fermes avant cette date. Ainsi, elle aura lieu du 23 mars au 13 avril 2014.            

Yazid Madi

 

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Après l’avoir minimisée, le ministère engage une étude sur le phénomène

La violence scolaire enfin prise au sérieux

En réponse à la sonnette d'alarme tirée par les syndicats à propos de la violence scolaire, le ministre de l'Education a minimisé le phénomène  citant des cas "infimes". Le ministère lance, tout de même, une étude sur le terrain en vue d'arrêter la stratégie nécessaire permettant d'y faire face. Bien que l’estimation de son ampleur diverge, la recrudescence  de la violence en milieu scolaire  est devenue une réalité qui ne passe pas inaperçue devant les professionnels, les élèves ou leur parents. Exercer l’enseignement n’est pas seulement une tâche difficile mais parfois risquée  au regard de l’ampleur que prend la violence dans l’école algérienne au fil des années. Selon les observateurs,  la violence verbale et physique touche sérieusement l’école. Le Conseil des lycées d’Alger (CLA) est l’un des  organisations syndicales ayant le plus dénoncé le phénomène. Les bagarres à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte scolaire, les insultes envers le camarade ou le professeur sont citées, entre autres, comme les différentes  formes de la violence. Dans ce contexte, le CLA explique que cette réalité fait que  tout le monde craint tout le monde. «Craintes des parents pour leurs enfants et professeurs qui craignent pour eux-mêmes.» Cette intéraction de point de vue doit amener le gouvernement à comprendre les diverses violences de l’école et pourquoi elles sont apparues, estime la même source. Dans une réaction du ministre de l’Education aux déclarations alarmantes des syndicats, Baba Ahmed citera des cas «infimes» ajoutant que «la sécurisation des établissements scolaires est la mission des services de sécurité».  Mais il s’avère qu’aucun état de lieu véritable n’est encore disponible vu l’ignorance de ce phénomène en terme d’enquête et d’études. Selon une responsable du ministère de l’Education, une équipe de conseillers en orientation, spécialisés en psychologie clinique, sera prochainement dépêchée dans plusieurs wilayas pour mener une étude de terrain sur le phénomène de la violence en milieu scolaire. Cette déclaration a été faite lundi à Guelma par la présidente du bureau d’orientation scolaire au ministère de l’Education nationale, Mme Zoubida Mahi. Cette étude de terrain sera effectuée dans dix wilayas du pays dont la liste n’a pas encore été arrêtée, a précisé la même responsable qui intervenait en marge d’un séminaire national sur «l’’étude clinique du phénomène de la violence en milieu scolaire : causes, prévention et traitement», tenu au lycée Mahmoud-Benmahmoud. L’équipe chargée de cette enquête réalisera notamment des «entrevues directes» avec des élèves des trois paliers et utilisera des «techniques scientifiques précises», a souligné Mme Mahi, inscrivant ce séminaire, de trois jours, dans le cadre de la formation des conseillers devant être chargés de cette étude. Une autre étude statistique est actuellement menée par le ministère de l’Education nationale pour connaître les formes de violences les plus répandues et leur répartition géographique à travers le pays, a relevé la même responsable, soulignant que ces actions procèdent d’un programme conçu pour «mieux comprendre» ce phénomène avant d’arrêter la stratégie nécessaire permettant d’y faire face. Une stratégie qui doit «impérativement impliquer tous les partenaires, y compris les parents d’élèves», a-t-elle noté, indiquant que les conclusions de l’étude seront présentées au cours d’un séminaire national, dont la date sera ultérieurement fixée.

 Par Yasmine Ayadi

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Présidentielle 2014

La campagne électorale débutera le 23 mars

Le coup d’envoi de la campagne électorale sera donné le 23 mars 2014 et prendra fin le 13 avril, conformément aux dispositions de la loi organique portant régime électoral, a rappelé hier à la radio Chaîne III, le directeur des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mohamed Talbi. «La campagne électorale débutera 25 jours avant le scrutin et s’arrêtera 3 jours ferme avant cette date. Ainsi, elle aura lieu du 23 mars au 13 avril  jusqu’à minuit», a dit dans le même contexte, Talbi. Ce responsable a expliqué qu’un calendrier électoral découle de la publication  du décret portant convocation du corps électoral, conformément aux dispositions de la loi électorale. «Il y a un calendrier électoral qui découle de la convocation du corps électoral et, à partir de là, commence la première étape consistant à permettre aux postulants à la candidature de procéder au retrait des formulaires», a-t-il expliqué, ajoutant que les postulants «ne sont candidats à la magistrature suprême qu’une fois que le Conseil constitutionnel aura statué sur leurs dossiers 10 jours après leur dépôt». «Après cela, les postulants ont le choix de recueillir soit les 60 000 signatures d’électeurs ou 600 de celles d’élus aux différentes Assemblées et effectuer leur légalisation auprès d’un officier de l’état civil», a-t-il ajouté. Talbi a aussi noté que le délai est fixé jusqu’au jeudi 27 mars 2014  pour arrêter définitivement les listes d’encadrement des centres et des bureaux de vote.

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 «Quarante-deux

candidats ont retiré les formulaires»

Mohammed Talbi  affirmera, en outre, que quarante-deux  candidats à l’élection présidentielle, jusque-là,  ont retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles. A une question relative à l’éventuelle présence en Algérie d’observateurs internationaux le 17 avril prochain (jour du scrutin), Talbi a indiqué qu’«à l’heure actuelle, la question n’est pas encore tranchée». «C’est une question prise d’une manière souveraine par les hautes autorités du pays, bien que la loi ne prévoit aucune présence de ces observateurs», a-t-il expliqué.

 «Le même traitement sera réservé à tous les candidats»

L’invité de la radio a assuré que le même traitement sera réservé à tous les candidats au prochain scrutin. A ce propos, Talbi dira : «le même traitement sera réservé par l’administration responsable du déroulement de l’élection présidentielle à l’ensemble des candidats pour garantir un scrutin transparent».  «Plus de 22 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales au 31 décembre 2013»

«A la date du 31 décembre dernier, ils étaient 22 460 604 électeurs inscrits sur les listes électorales et nous aurons un chiffre définitif après la révision exceptionnelle de ces listes», a annoncé, hier, Mohamed Talbi. Par ailleurs, le même responsable a précisé que l’opération de  révision des listes électorales commencera le 23 janvier et sera clôturée le 6 février prochain. «C’est une opération de révision des listes électorales et non pas du fichier électoral, on s’en tient à la loi», a-t-il affirmé. Elle vise, selon lui, à permettre  aux citoyens ayant 18 ans révolus le 17 avril prochain, date de l’élection présidentielle,  de s’inscrire. Talbi a également souligné que la date d’établissement des procurations est fixée à 15 jours après la date de convocation du corps électoral, donc, elle débutera le 30 janvier en cours et prendra fin le 13 avril 2014. La révision des listes électorales est une disposition qui suit légalement la convocation du corps électoral, conformément à la loi organique relative au régime électoral.

«Les listes électorales sont permanentes et font l’objet d’une révision au cours du dernier trimestre de chaque année», a-t-il rappelé. «Peuvent également être révisées, à titre exceptionnel, les listes électorales, en vertu du décret présidentiel portant convocation du corps électoral qui en fixe également les dates d’ouverture et de clôture», stipule l’article 14 de la loi du 12 janvier 2012 relative au régime électoral.

Ahcene Hadjam

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Les ex-rappelés du service national marchent à Béjaïa

Reconnaissance morale et matérielle au menu de l'action    

Quelques dizaines d’ex-rappelés du service national des années de braise 1990 ont organisé une longue marche avant-hier dans les rues de Béjaïa. Ils ont pris le départ depuis les quatre chemins, à l’entrée de la ville, vers le secteur militaire puis le siège de la wilaya où ils ont observé un rassemblement. Ils ont remis une lettre au secrétaire général de la wilaya, dans laquelle sont exposées leurs revendications. Les ex-rappelés de l’ANP de 1995-1998 ont repris leur marche vers le siège de la radio Soummam. Ils réclament «une reconnaissance morale et matérielle de l’Etat pour leur engagement dans la lutte antiterroriste durant les années noires du terrorisme» et surtout les sacrifices qu’ils ont consentis, affirmant qu’un bon nombre d’entre eux portent les séquelles morales et physiques de cette guerre contre l’obscurantisme. «Nous voulons savoir si nous sommes des traîtres ou des patriotes devant l’histoire», nous dira Cherif Takorabt, un ex-rappelé de l’ANP de la commune d’Akbou et représentant du collectif. Notre interlocuteur ajoute: «Les ex-rappelés du service national qui ont participé à la lutte antiterroriste veulent une reconnaissance morale de l’Etat et un statut, et surtout la prise charge sociale de nombre d’entre eux qui souffrent de handicaps». A noter que ces derniers réclament l’octroi de quelques privilèges et droits comme une reconnaissance à leur participation à la lutte antiterroriste durant cette période cruciale qu’a traversée le pays, dont «l’accès au logement social, à l’emploi, le droit au départ à la retraite dans le cadre d’un régime spécifique avec les avantages y afférents, une assurance ma-ladie, la priorité dans l’accès à la prise en charge médicale au niveau des hôpitaux militaires du pays, la totale jouissance des dispositions contenues dans la loi sur la réconciliation nationale, etc.». M. Takorabt nous dira qu’une lettre a été adressée au chef de l’Etat le 3 avril 2012, comme il a soutenu que «le combat pour l’aboutissement des revendications légitimes des ex- rappelés va se poursuivre».        

Hocine Cherfa

 

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Pourrissement de la situation à Ghardaïa

Le PT pointe du doigt «la main étrangère»

Alors que les responsables au sommet de l'Etat ne cessent de minimiser les événement de Ghardaïa, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, persiste et signe l'implication de la main étrangère au M’zab.

En effet, les responsables algériens  ont assuré à maintes reprises que des moyens importants ont été déployés pour le retour au calme à Ghardaïa. Dans le même sillage, c’est avant-hier que le ministre de l’Intérieur a démenti l’existence de la main étrangère dans la ville du M’zab. Louisa Hanoune persiste et signe que «le ministre de l’Intérieur a minimisé la situation à Ghardaïa. D’ailleurs, il a déclaré qu’il n’y avait pas d’implication étrangère. C’est faux, les mains étrangères ont bien calculé le pourrissement de la situation», a déclaré Mme Hanoune, hier, dans une conférence de presse animée au siège de son parti.  

Dans le même contexte, Mme Hanoune a soulignéé des carences sur le plan sécuritaire, mais accuse en même temps des partis et des aventuriers de vouloir faire sombrer l’Algérie dans le chaos en faisant opposer les deux composantes de la société. La patronne du PT accuse le MAK qui aurait sollicité une intervention étrangère. Cet appel, poursuit-elle dans son intervention,  obéit au plan US du Grand Moyen-Orient (GMO). Face au spectre de la fitna dans cette wilaya, Louisa Hanoune prévient que son parti ne sera pas simple spectateur. «L’Algérie est entourée par les menaces étrangères.  Le projet du Grand Moyen-Orient fondé par Bush est élargi vers la région du Sahel.  Les renseignement américains tentent par tous les moyens de s’ingérer dans les affaires internes du pays, c’est pour cela qu’on dit toujours que notre participation aux élections présidentielles est en relation avec  la situation actuelle de l’Algérie. On va participer pour lutter contre ceux qui veulent faire plonger le pays dans le pourrissement», a déclaré la SG du PT. «Il y avait une volonté externe de créer le pourrissement avant ce rendez-vous électoral. D’ailleurs, ce qui se passe dans la région du M’zab est une preuve concrète», ajoute-t-elle. Par ailleurs, la SG du PT insiste sur  la création d’une cellule de crise au pouvoir. «C’est nécessaire dans la conjoncture actuelle» car pour Mme Hanoune, «l’Algérie est en danger à cause d’un malaise politique qui touche le pouvoir en place». Sur le soutien de l’Algerie aux pays voisins, notamment le Mali, la patronne du PT a critiqué, par ailleurs, les démarches du pouvoir algérien. «C’est important de soutenir nos voisins mais il y a des situations qui s’imposent et nous pensons que l’Etat doit attribuer la primauté à la situation interne du pays», indique-t-elle. Sur le point lié aux élections présidentielles qui se dérouleront le 17 avril, la patronne du PT a insisté sur la mise en place d’une commission dont le rôle essentiel est la surveillance du scrutin. «On a toujours criminalisé le financement des campagnes électorales et les achats des voix par la mafia», affirme Hanoune. Sur le point en relation avec sa participation du PT aux élections présidentielles, elle a déclaré : «On a notre candidat. D’ailleurs, vendredi nous comptons l’annoncer».

 Par Mustapha Chaouchi

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Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur

La Coface maintient la note A4 de l'Algérie

La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) a maintenu la note A4 pour l’évaluation risque pays de l’Algérie, au moment où l’environnement des affaires est classé B et la cotation à moyen terme est coté «risque assez faible». Selon les prévisions de la Coface, la croissance du PIB de l’Algérie en 2014 sera de 3,6% contre 3,1% en 2013. L’inflation moyenne annuelle est évaluée à 5,0% en 2013 et à 4,5% pour l’année 2014, a relevé la compagnie française lors de la présentation, mardi dans la capitale française, de sa note de conjoncture à la faveur de son 18e colloque. Le solde budgétaire/PIB est ainsi évalué à -2,2% en 2013 et à -1,5% en 2014, le solde courant/BIP est à 3,0% en 2013 et sera à 1,2% en 2014, alors que la dette publique est à 13,0% en 2013 et sera à 14,5% en 2014. Relevant les points forts de l’économie nationale, la Coface, fait valoir d’«importantes» réserves de pétrole et de gaz, un potentiel dans les domaines  des énergies renouvelables et du tourisme, une «solide» situation  financière extérieure avec un «très faible» endettement  extérieur et d’«énormes» réserves  de change et une politique publique visant une diversification  économique. S’agissant de la croissance, la Coface considère qu’elle va rebondir «légèrement» en 2014, grâce  à  une augmentation «modérée» de la production d’hydrocarbures et au programme d’investissements publics ainsi que par la subvention des produits  de base. La Compagnie d’assurance estime aussi que la consommation privée pourrait également être dopée par un éventuel assouplissement des conditions de crédit, de même que l’investissement privé. «Grâce à une gestion prudente, avec la rationalisation  escomptée des dépenses courantes et la hausse des recettes hors hydrocarbures, le déficit budgétaire devrait diminuer en 2014», prévoit également la Coface, qui souligne que les revenus des hydrocarbures mis en réserve dans le Fonds de régulation des recettes permettront de financer ce déficit d’autant que le pays bénéficie d’un faible endettement public.

Les réserves de change renforcent la situation financière solide

 Selon la Coface, les balances commerciale et courante seront encore excédentaires  en 2014, grâce aux exportations d’hydrocarbures et à des cours devant rester  «robustes». Ces exportations  sont soutenues par la mise en service, en 2013, du site de production de gaz de Menzel Ledjimet  Est  et du champ gazier  et pétrolier El Merk, ainsi que par celle, en 2014,  de deux nouveaux terminaux  de gaz naturel liquéfié à Arzew et à Skikda. La compagnie d’assurance note, par ailleurs, qu’en matière de commerce extérieur  les ventes algériennes vers l’Europe «risqueraient d’être freinées» en direction de l’Europe en raison des «perspectives moroses» dans cette zone. Elle souligne cependant que d’«imposantes  réserves  de change renforcent la situation financière solide de l’Algérie».        En outre, ajoute-t-elle,  la politique active de désendettement que s’est fixée l’Algérie, à travers notamment l’interdiction  pour les entreprises d’emprunter à l’étranger, maintiendra  le ratio dette/PIB à un niveau très faible (- 3%). Sur les échanges commerciaux de l’Algérie avec ses partenaires, la Coface indique qu’en matière d’exportations des biens,  l’Italie occupe le premier rang avec  16%, suivie par  les Etats-Unis (15%), l’Espagne (11%), la France (9%) et les Pays-Bas (7%). S’agissant des importations des biens, la France  est première au classement avec 13% d’importations,  suivie par la Chine (12%), l’Italie (10%), l’Espagne (9%) et l’Allemagne (5%). Dans sa note de conjoncture, la compagnie d’assurance met  enfin l’accent sur les mesures prises par le gouvernement, destinées à  lutter contre le chômage des jeunes  et augmenter les logements sociaux. Les évaluations du risque-pays de la Coface se situent sur une échelle de 7 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D.

Siham B./APS

 

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Prétoire

Mariage

Le nombre d’affaires de détermination de la,paternité des enfantsdevient de plus en plus nombreux dans nos tribunaux.   En dépit de l'interdiction par la loi et les dernières prédispositions des codes de la famille qui proscrit le recours au mariage traditionnel, cette pratique n'est pas pour autant bannie des mœurs sociales algériennes. De prime abord il faut bien expliquer la différence entre les deux sortes de mariages car le mariage traditionnel n'implique aucun contrat de mariage entre les deux conjoints désirant se lier par les liens du mariage. Il suffit juste de la présence d'un imam ou d'une simple personne connue pour ses bonnes mœurs et son intégrité religieuse pour que le mariage soit consommé traditionnellement. Toutefois, le mariage officiel ne saurait être consommé sans qu'il y ait acte dûment conclu et enregistré au niveau du service des mariages de la commune de résidence de l'un des conjoints en présence du tuteur de l'épouse et de deux témoins. Il faut bien savoir que le législateur algérien avait interdit le recours au mariage traditionnel et cela au terme des dernières réformes opérées sur le code de la famille. Dans ce même sillage, des dispositions avaient été prises par le pouvoir exécutif qui allaient dans ce cens et qui s'étaient traduites par une circulaire du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs exigeant l'acte de mariage pour pouvoir réciter la «Fatiha» pour autoriser ainsi la consommation du mariage qui devient légalement autorisé. Il y a lieu de signaler qu'il s'agit là d'une louable décision de l'autorité judiciaire car le mariage traditionnel cause d'énormes dégâts et un grand tort à la maternité et la progéniture quin au cas où le couple se désagrège suite à une séparation ou à une quelconque disparition de l'un des conjoints, rien ne prouve la paternité des enfants issus de ce mariage. Il faut dire que la crise du célibat pousse certaines femmes à tolérer une union traditionnelle en faisant abstraction des conséquences qui sont des plus graves.

 Par Salah Harirèche

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Héritage culturel immatériel

La Casbah, vivier d’impérissables contes et légendes

 "Dar Khdaoudj El Aâmia"(l'aveugle), "Fatma Lemaâkra"(la parfumée), "La fontaine aux poules", "Le vieux naïf", sont autant de légendes et contes, aux appellations poétiques et aux évocations nostalgiques qui peuplent la vieille cité et meublent à ce jour encore le quotidien de ses habitants.  Vrais ou faux, contestés ou non, les contes et légendes propres à la capitale sont nés, pour la majorité d'entre eux, dans les entrailles de La Casbah  et y sont toujours entretenus par ses habitants grâce à une transmission orale toujours  de rigueur. "Dar Khdaoudj El Aâmia"(l'aveugle), "Fatma Lemaâkra"(la parfumée), "La fontaine aux poules", "Le vieux naïf" (etc.), autant de légendes et contes, aux appellations poétiques et aux évocations nostalgiques qui peuplent la vieille cité et meublent à ce jour encore le quotidien de ses habitants.

Car, plus qu'aucun autre endroit de la capitale, la mythique Casbah d'Alger a toujours été un vivier fertile propice à la naissance des contes et légendes, au point que cet héritage culturel immatériel, farouchement préservé par ses habitants à travers la transmission orale, est devenu un symbole identitaire algérois. Si l'on attribue l'apparition de cet héritage culturel au 16e siècle pendant la période ottomane, contes et légendes continuent à faire partie du vécu des "Casbadjis", qui aiment à les ressusciter à travers leurs discussions, le plus souvent pour se référer aux messages et enseignements qu'ils véhiculent et à la sagesse à laquelle ils renvoient.

C'est le cas, en particulier, lors de circonstances festives ou culturelles, comme les veillées ramadhanesques ou estivales, les soirées de fêtes religieuses (Le Mawlid Ennabaoui notamment), voire même parfois lors des célébrations de mariage (le rituel du henné) et de circoncision. Ces occasions sont mises à profit pour des retrouvailles entre proches et un prétexte, pour certains, de se réunir autour de citations et autres récits puisés du terroir.

Certains contes et légendes sont plus fréquemment évoqués que d'autres, à l'image de la légende de "Fatma Lemaâkra" dont la version la plus proche des faits serait celle qui "raconte" deux sœurs, l'une pieuse et pratiquante et l'autre qui l'était moins, et qui avaient habité dans l'un des quartiers de La Casbah. Selon la légende, la moins pieuse des sœurs aurait offert le déjeuner à une étrangère de passage, ce qu'aurait refusé de faire l'autre. A quelques heures de cet acte généreux, la bienfaitrice fut retrouvée dans sa chambre inanimée, lavée et parfumée alors qu'elle était censée être seule: elle venait de rejoindre son créateur visiblement sous les signes d'une bénédiction divine, avait-on alors déduit. Si le patrimoine architectural universel qu'est la Casbah a vu naître et nourrir autant d'histoires immortelles, c'est précisément parce que la cité a été fondée autour et dans La Casbah alors que tout le bâti qui était en dehors des forteresses qui la protégeaient était considéré comme étant "Fahs" (extra-muros), tient à rappeler Mohamed Benmeddour.

Au carrefour des contes et légendes

Historien, chercheur en patrimoine et spécialiste d'Alger, il ajoute que les particularités de la vie communautaire de La Casbah ont fait naître des légendes tissées par des familles musulmanes, juives chrétiennes, qui  s'étaient spécialisées dans divers métiers. La diversité ethnico-culturelle née de ce brassage communautaire avait créé "une dynamique" sociale qui s'est traduite, entre autres, par les traditions orale orientale et maghrébine, que représentent les contes et légendes, souligne Benmeddour, qui avait deux ans durant rassemblé et collecté les principaux récits ayant survécu à l'épreuve du temps pour en faire un ouvrage en deux tomes. Pour l'historien Abderrahmane Khelifa, contes et légendes se croisent souvent et les uns "se nourrissent" des au-tres, si bien qu'il est souvent "difficile" de faire la distinction entre les deux.

Rappelant que la "personnalité" d'Alger a été précisément bâtie, entre autres, sur les légendes, il cite le grammairien latin Solin (IIIe  siècle), qui avait affirmé que la cité était née "lorsque Hercule s'arrêta sur l'emplacement d'Alger dans son chemin pour séparer les deux continents européen et africain et créer le détroit qui portait son nom (Les colonnes d'Hercule avant qu'il ne porte celui de Gibraltar). La légende raconte que vingt des compagnons d'Hercule choisirent de s'établir à Alger, d'où l'ancienne appellation d'Icosium (vingt en grec), fait rappeler Abderrahmane. Il cite, entre autres légendes ayant fait la gloire d'El Mahroussa (ou la bien gardée),  *celle relative au siège de La Casbah par Charles Quint en octobre 1541, qui se serait soldé par une déroute à la suite de l'intervention d'un des saints de la capitale, Sidi Ouali Dada. Celui-ci aurait frappé de sa canne la mer et fait se retourner les bateaux de celui qui aura provoqué la chute, avec Isabelle la Catholique, des rois d'Andalousie. La réalité n'est pas loin de la fiction dans cet épisode de l'histoire d'Alger.

D'essence religieuse ou autre, les contes et légendes continueront encore à faire partie des discussions des Casbadjis, qui aiment agrémenter leurs propos d'évocations à la sagesse et aux vertus humaines, usant ainsi de cet héritage pour donner davantage d'épaisseur, de poésie et de profondeur parfois mystique à  leurs histoires. 

 Par Mekioussa Chekir

             

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