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Kébir relance l’alliance avec le FLN

«Nous serons présents aux législatives»

Le pacte économique et social en débat à la Chaîne III

Quelle finalité ?

Tripartite

30 conventions de branches signées

Affaire Khalifa

La Cour suprême butte sur des «anomalies»

Assurance-obsèques des dépouilles d’émigrés

Des dispositions concrètes en vue

Détection des matières explosives

Que devient ce materiel ?

Procès de Farid Cherbal

Le non-lieu prononcé

Ramadan 2006 s’achève 

Misère sur toute la ligne

Production de la datte

Création d’une commission de suivi

Tizi Ouzou

Qui succédera au défunt Aïssat ?

1er Forum euro-méditerranéen de l’Agriculture

Participation timide de l’Algérie

 

 22/10/06

 

Kébir relance l’alliance avec le FLN

«Nous serons présents aux législatives»

Mais si l’on se fie à ses propos, il semblerait que cette participation se fera sous la bannière du FLN.

Rabah Kébir change de fusil d’épaule. Après s’être rendu compte que la création de son parti ne peut se faire dans la conjoncture actuelle, il déclasse ses priorités. Il se  projette dans le proche avenir politique du pays en déclarant : «Nous participerons aux prochaines élections électorales». Cette participation, est-t-il laissé entendre au centre des discussions qu’il est en train d’avoir avec quelques chefs de partis et le président de la CNPPDDH, dont le président serait, est-il déclaré, le lien entre Kébir et le président de la République. Ainsi dans une déclaration faite à un confrère arabophone, l’ancien dirigeant du Fis dissous, a annoncé qu’au cours de son entretien avec le SG du FLN, les deux hommes ont évoqué, entre autres sujets, celui de cette participation aux prochaines consultations électorales et surtout de la forme que cette dernière (participation) prendra. Mais si l’on se fie à ses propos, il semblerait que cette participation se fera sous la bannière du FLN. Rabah Kébir exclut dans l’immédiat l’éventualité de la création de sa propre formation politique car, indique-t-il «les conditions ne sont pas réunies». Ces déclarations nous replongent dans un proche passé, au début, en fait, de l’année 2006 lorsque le vendredi 24 février, Madani Mezrag accordait un entretien à la chaîne de télévision El Arabia, dans lequel il faisait part de son intention de prendre part aux joutes électorales, fixées, pour ce qui des législatives, au mois de mai 2007. Les communales sont, elles, fixées au mois d’octobre 2007. «Nous tenterons de participer aux prochaines élections sous la coupe d’un nouveau parti que nous formerons avec une appellation autre que le Fis, mais qui comptera dans ses rangs des dirigeants du Fis»,

a annoncé l’ancien chef de l’AIS. De même qu’il révèlera, lors de cet entretien, l’établissement d’alliances dans la perspective des prochaines échéances. «Nous présenterons des candidats sur des listes électorales de partis politiques avec lesquels nous avons établi des alliances, surtout le FLN», a-t-il affirmé. Le choix s’est porté sur cette formation du fait que, expliquera-t-il, «nous partageons avec lui des principes de la déclaration du 1er novembre». Contacté, Abdelaziz Belkhadem avait formellement nié l’existence de cet accord auquel a fait illussion Madani Megrag en déclarant sur nos colonnes (édition du lundi 27 février 2006)

qu’«il n’y a pas eu d’accord» et que «si tel accord avait eu lieu», il l’aurait dit. Toutefois le patron du FLN, qui, à cette époque, n’avait pas encore hérité du poste de Chef du gouvernement, avait plaidé la cause des islamistes désireux de reprendre du service et revenir à la politique en se demandant pourquoi ceux qui ne sont pas concernés par l’interdiction de l’exercice de l’activité politique comme cela est stipulé dans la charte pour la paix et la réconciliation et réaffirmé dans les textes d’application seraient-ils privés de ce droit.

Il rappellera que cette interdiction, signifiée et approuvée par le peuple, qui a plébiscité le projet de la charte en l’adoptant massivement lors du référendum du 29 septembre 2005, s’adresse «aux seuls qui sont à l’origine de la tragédie nationale» et que «les autres, rien ne les empêche d’adhérer au FLN ou dans n’importe quel mouvement politique qui existe». Belkhadem avait alors ajouté que «s’ils ont une préférence pour le FLN, c’est leur problème». Toutefois, il prendra le soin de préciser que «pour pouvoir prétendre à figurer sur une liste de candidatures, il faut avoir à son actif un certain nombre d’années de militantisme au sein du parti» et que «ceux qui ne remplissent pas ces conditions ne sont pas éligibles». Quant à la condition émise de demander aux postulants d’épouser le programme et les idéaux du FLN, elle n’avait pas lieu d’être, car les anciens du Fis, désireux de se recycler, avaient montré patte blanche. A la faveur des récentes déclarations de Rabah Kébir, il est clair que les propos tenus par Madani Mezrag n’avaient rien de farfelus et que l’alliance à laquelle il a fait allusion avec le FLN n’était pas une invention. L’ancien chef de l’AIS présenté comme étant l’homme de confiance de Rabah Kébir avait parlé en connaissance de cause. En fait, et avec le recul nécessaire pour analyser cette situation, il semblerait que son tort, à ce moment-là, avait été d’ébruiter prématurément une démarche qui n’avait pas encore été totalement assumée.        

Nadia Kerraz

 

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Le pacte économique et social en débat à la Chaîne III

Quelle finalité ?

Décidemment, de l’eau aura coulé sous les ponts depuis la signature du pacte économique et social, il y a près d’un mois. Entre syndicats autonomes, simples employés et  représentants de l’Union générale des travailleurs algériens, les avis ne sont pas souvent partagés. En effet, lors de leur passage à la chaîne III de la radio nationale, hier, les représentants des travailleurs ont rejeté en bloc le pacte économique et social, signé le

1er du mois courant  entre le Gouvernement, l’UGTA et le Patronat. Si le pacte en question, qui a germé depuis 1995 et qui n’a pas pu être signé que 10 ans plus tard, représente pour les responsables de la Centrale syndicale de Sidi Saïd, un moyen idoine pour la paix sociale, en permettant notament aux entreprises une acquisition de technologies de pointe, pour les syndicat autonomes, c’est l’exact opposé que cela produit.  Pour M. Sadali du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), «pour qu’il y ait un pacte, il faudrait qu’il y ait une contrepartie qui garantirait les intérêts des travailleurs. Et pour le moment, aucune garantie n’est venue de la part du gouvernement.» Pour celui-ci, les soit disant garanties accordées par l’Etat ne sont que de la poudre aux yeux. Un  représentant  du syndicat de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) abonde dans le même sens en affirmant qu’«au niveau de la base, le contenu du pacte économique et social est ignoré. Il faudrait vulgariser le contenu de celui-ci.» M. Azzi, secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR),  quant à lui, pense que «la Centrale syndicale a pris en charge le problème des retraités qui se pose désormais entre la Caisse nationale des retraités qui n’a pas appliqué les décisions du président de la République». Il demande, à ce propos, que la «CNR applique la loi». Invité sur le plateau de la chaîne III, un sociologue du travail a affirmé que «la privatisation de 500 entreprises fera disparaître autant de syndicats, d’autant plus que le secteur privé n’encourage pas le syndicalisme.» Par ailleurs, tous les intervenants au cours de ce magazine ont mis l’accent sur la nécessité de d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des travailleurs, de conserver les postes d’emploi en développant l’esprit d’entreprise et d’initiative, de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale si on veut avoir un pacte économique

et social. Car, estiment-ils, sans cela on ne fait que «retarder l’explosion sociale.» Autre point soulevé par les intervenants, le soutien des entreprises. Dans ce contexte, ils ont affirmé que «l’Etat doit donner les moyens financiers nécessaires aux entreprises pour qu’elles ne ferment pas et ce, en leur garantissant l’autonomie financière.» Ainsi, l’Etat peut se désengager des entreprises sans que cela ne nuise à leur pérennité. En tout cas, entre  approbateurs et désapprobateurs  du pacte économique et social, c’est l’avenir des entreprises, et par ricochet, celui des travailleurs qui est en jeu. C’est pourquoi il faut bien faire la part des choses.   

Djamel Oukali

 

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Tripartite

30 conventions de branches signées

Trente conventions de branches ont été signées lors de la rencontre tripartite qui a eu lieu dans la nuit d’hier au siège du ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Cette rencontre a eu lieu en la présence de M. Louh, premier responsable du département du Travail, Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, des cadres de la Centrale syndicale, des secrétaires généraux des fédérations, ainsi que des responsables des différents SGP. L’organisation de cette deuxième tripartite, qui intervient quelques jours après la première organisée le 30 septembre passé, est due au fait que l’ensemble des conventions de branches et des conventions collectives n’ont pas été tous conclues et signées. La première tripartite a été, au fait, consacrée à la signature du pacte économique et social, ce qui a fait que sur les 52 conventions, dont la signature a été prévue lors de ce rendez, seulement huit conventions ont été signées. Les secteurs restants et qui sont concernés par la signature de ces conventions de branches sont donc l’information et la culture, la santé, l’agro-alimentaire, le transport, la chimie, le bâtiment et travaux publics, les matériaux de construction, le textile, les finances et banques, la sécurité sociale, les collectivités locales ainsi que les postes et télécommunications. Mais aucune information n’a filtré sur les augmentations de salaire conclues entre les différents partenaires. On est arrivé à la signature de ces conventions après avoir parcouru des négociations marathoniennes qui ont duré un peu plus d’un mois entre les SGP et les fédérations de l’UGTA. Des discussions ont porté sur les différentes revendications des travailleurs, notamment celle relative à la hausse des salaires. Ce n’est pas encore fini. Cette deuxième réunion, faut-il le préciser, n’est finalement pas la dernière puisque plusieurs conventions sont rester sans signature. Il reste encore la convention collective d’Air Algérie, dont les négociations n’ont pas été entamées en raison de l’absence du P-DG de l’entreprise, la Sogeports et le Groupe bois. Les travailleurs de ces secteurs devront encore attendre un autre round de négociations pour pouvoir arriver à trouver un terrain d’entente et satisfaire les revendications exprimées.

Nouria B

 

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Affaire Khalifa

La Cour suprême butte sur des «anomalies»

Certaines de ces «anomalies» ont trait aux mises en détention préventive.

Tandis que les spéculations se multiplient en ce qui concerne la date de la tenue du procès relatif à l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, des «confusions» persistent dans cette affaire, mettant la justice dans la gêne pour la suite de l’instruction. Des «confusions» qui ne pourraient pas être sans incidences sur le déroulement du procès qui aura lieu, selon l’annonce faite par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, durant la prochaine session criminelle à la cour de Blida, qui débutera ce mois-ci ou en novembre de l’année en cours. Certaines de ses «anomalies» ont trait aux mises en détention préventive. Des sources au fait de ce dossier se demandent pour quel motif des personnes n’ayant aucun lien avec cette affaire  sont mises en détention préventive. Une source judiciaire estime que le cas de D.Z., ex-directeur général de Khalifa Airways, mis en détention préventive, illustrerait ces «confusions». Le DG de Khalifa Airways n’aurait, à en croire une source au fait de ce dossier, pas été emprisonné dans le cadre de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank et que s’il avait commis une infraction, il devrait être jugé dans le cadre du procès  Khalifa Airways qui se déroulera séparément de celui de la caisse principale. L’instruction judiciaire de l’affaire Khalifa Airways n’ayant pas encore été enclenchée, son DG ne devrait pas être emprisonné, parce que non concerné par cette affaire, selon cette source.

D.Z. qui occupait le poste de DG de Khalifa Airways, l’une des filiales du groupe Khalifa, souffre de diabète (hypertension, selon sa famille). Il avait déjà été évacué, de toute urgence, de  sa cellule vers le CHU Mustapha-Bacha. Son épouse avait, elle aussi, été admise à l’hôpital, prise d’un

malaise en apprenant l’hospitalisation de son mari. Le DG de Khalifa Airways avait été gardé en observation à l’infirmerié de la prison après son retour. Les deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga, chargés des auditions dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte sur l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, avaient adressé une correspondance à un juge chargé de l’instruction de l’un des autres procès de Khalifa, lui demandant de leur envoyer la liste des inculpés dans l’affaire qu’il prend en charge pour que ces noms ne figurent pas dans plusieurs procès à la fois. Cette procédure avait-elle été suivie dans le cas du DG de Khalifa Airways ?

Diverses autres curiosités sont enregistrées dans cette affaire, dont l’affaire du placement de 1 000 milliards de centimes par trois banques publiques dans Khalifa Bank. Les magistrats de la Cour suprême ont été confrontés à l’absence d’auditions des trois P-DG de ces banques à l’époque de ces placements d’argent ( ?).

L’annonce faite par le secrétaire général de la FNTR (Fédération nationale des travailleurs retraités), Abdelmadjid Azzi, au juge d’instruction près le tribunal de Chéraga, lors des auditions dans le cadre de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, selon laquelle un PV de réunion autorisant le placement d’argent de la Caisse nationale de retraites dans Khalifa Bank avait été falsifié a mis la justice en difficulté puisque cette annonce grave n’a pas été suivie par un dépôt de plainte.

M. Abi

 

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Assurance-obsèques des dépouilles d’émigrés

Des dispositions concrètes en vue

Aussitôt dit aussitôt fait, le ministre des Finances reçoit aujourd’hui le député Kamel Sanhadji, chargé de l’émigration à l’Assemblée nationale algérienne pour formuler des dispositions nécessaires inhérentes à la prise en charge du rapatriement des corps d’émigrés qui n’ont personne ou ne pouvant se faire payer l’«assurance-obsèques». La demande, plusieurs fois ignorée, est réitérée à l’occasion des débats en plénière du projet de loi de finances, par le député Sanhadji. Le chargé à l’émigration à l’APN avait longtemps combattu en menant une campagne de sensibilisation auprès des autorités du pays avant de saisir le premier argentier du pays dans une intervention en pléniè, lundi passé. Une plaidoirie à laquelle le ministre des Finances n’est pas resté insensible. Il a tout de suite pris acte en acquiescant la requête. Il a promptement pris en charge cette doléance. Beaucoup étaient obligés d’«attendre» ou «finissent» par être enterrées dans les pays d’accueil, notamment ceux qui vivaient aux USA, au Canada, en Amérique latine ou en Orient. Les émigrés d’Europe, eux, font l’aumône pour quémander la somme requise pour le rapatriement, onéreux, de leurs concitoyens.  M. Sanhadji a favorablement accueilli le geste de M. Medelci qui vient mettre fin, à juste titre,  à la galère des familles ou proches des défunts, pour la majorité démunis, car ne  survivant que grâce aux pensions de retraite. Ces familles sont doublement affligées par le deuil et la douleur du sentiment d’abandon. MM. Sanhadji et Djabali, qui en ont fait leur cheval de bataille durant l’actuelle session parlementaire, rentreront mercredi avec un cadeau de l’Aïd à la communauté nationale à l’étranger qui accueillera certainement, pour une fois, la nouvelle avec joie.

M. Sanhadji dira que «les membres de la communauté se sentiront vraiment protégés par leur pays d’origine».           

Salah Bey

 

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Détection des matières explosives

Que devient ce materiel ?

Aucun appel à témoins n’a été diffusé par la Sûreté de wilaya d’Alger après l’attentat à l’explosif perpétré dans la soirée de jeudi dernier, au quartier Beaulieu d’El Harrach. Cela signifierait-il que les auteurs de cet attentat terroriste sont déjà identifiés, ce qui ne nécessite donc pas le lancement d’un appel à témoins ? Dans le cas où c’est affirmatif, comment, donc, des terroristes identifiés puissent se déplacer, librement, sans être localisés ni reconnus, et déposer une bombe près d’une caserne et d’une cité militaires ? A moins que des témoignages suffisants pour arriver aux auteurs ont déjà été recueillis, rendant inutile l’absence de la diffusion d’un appel à témoins. Les indices recueillis sur place ainsi le mode opératoire et la nature des matériaux utilisés dans la fabrication de la bombe de faible intensité; qui a explosé, jeudi dernier, à El Harrach portent la signature du GSPC.

Des sources sécuritaires n’écartent pas l’hypothèse que les auteurs de cet attentat, parmi les terroristes du GSPC, peuvent déjà avoir quitté Alger pour les maquis de cette organisation terroriste à Boumerdes. Les éléments de l’organisation terroriste d’Abou Mossaab Abdelouadoud ne sont, effectivement, pas à leur première incursion dans la wilaya d’Alger venant des maquis de Boumerdès. Ces incursions se limitaient, ces dernières années, à Bordj El Kiffan et aux alentours, où des policiers, des civils et un imam avaient été tués par les hordes de cette organisations terroriste créée par Hassan Hattab, lui-même natif de Benzerga. Cette fois, l’«audace» des terroristes les a menés jusqu’à El Harrach, au quartier Beaulieu ciblé à plusieurs reprises, auparavant, par les sbires d’Abou Mossàab Abdelouadoud. Le message  du GSPC est-il adressé aux services de sécurité qui avaient décidé de la mobilisation de 4000 policiers en renfort ?

L’attentat de jeudi dernier dénote de l’importance de la dotation des barrages entre les wilayas d’Alger et de Boumerdes, en matériels de détection de matières explosives. Ce matériel avait, dans un passé récent, été déployé dans ces lieux. Cette mesure a disparu, laissant, sans le savoir et sans le vouloir, la voie libre aux terroristes du GSPC pour acheminer des quantités, même minimes, de matières explosives vers Alger pour des attentats terroristes.

La vigilance doit être de mise pour éviter toute tentative de relance des attentants dans cette wilaya ou ailleurs.           

M. Abi

 

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Procès de Farid Cherbal

Le non-lieu prononcé

La Coordination nationale des sections Cnes a accueilli avec satisfaction la nouvelle de l’ordonnance de non-lieu rendue le 10 octobre 2006  par le juge d’instruction près la 1ère chambre du tribunal

d’El Harrach au sujet de la plainte du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique contre le coordonnateur national adjoint du syndicat Cnes chargé du centre, Farid Cherbal. Cette décision de justice, selon la coordination nationale des sections du Cnes, «vient compléter le processus d’apaisement initié par le jugement d’acquittement prononcé par le tribunal de Sidi Bel-Abbès, le 18 du mois dernier, en faveur du coordonnateur national chargé de l’Ouest, Mechab Mustapha». Le non-lieu pour Farid Cherbal et l’acquittement de Mustapha Mechab, poursuit les auteurs de la déclaration qui nous a été transmise, signifient enfin une extinction des poursuites judiciaires contre nos représentants.

Djamel Oukali

 

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Ramadan 2006 s’achève 

Misère sur toute la ligne

La flambée des prix de fruits et légumes en est l'illustration parfaite.

Ramadan est passé par là. Trente jours fatidiques au cours desquels bien des choses se sont passées, mais beaucoup plus, hélas, moins bonnes que prévu et qui ont superbement trahi l’optimisme du gouvernement qui a pourtant promis, comme il le fait chaque année, un mois de jeûne sans grands heurts. Pas plus qu’un événement religieux, le ramadan a pris l’allure d’un véritable test de performance où l’on a pu mesurer toute la peine du monde que le gouvernement a éprouvée dans l’exécution de ses propres décisions. La flambée des prix de fruits et légumes en est l’illustration parfaite. Qui ne garde pas en tête, l’image d’un Djaâboub, ministre du Commerce, triomphant et annonçant en grande pompe l’abondance, voire la surproduction agricole, ce qui aurait dû avoir, normalement, un impact sur les prix ? Quel crédit, au fait, donner à des promesses qu’on ne tient même pas une semaine après ? Dans les marchés, ce n’étaient pas les mots d’ordre du ministre qu’on suivait mais plutôt ceux des spéculateurs qui manient les prix à leur guise et face auxquels les pouvoirs publics affichent une impuissance déconcertante.  La pomme de terre  est cédée au cours de cette dernière semaine du mois sacré à plus de 60 DA le kilogramme. Le citoyen lui, compte pour du beurre. A son corps défendant, il accuse le coup sans mot dire. On n’en est pas ici à la première déconfiture ramadanesque. Si les prix des fruits et légumes qu’on a promis bas, n’ont pas suivi la courbe tracée, les arriérés des salaires   de 37000 travailleurs, non plus, n’ont pas été totalement payés. Seuls 15 000  ont été remboursés, laissant des milliers de familles face  à leur désarroi. Dire que le gouvernement et son allié «extra-naturel», l’Ugta, ont assuré ces derniers d’être payés avant le ramadan.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, lui aussi, a cru bon - naïvement ? - de mettre de l’huile sur le feu en annonçant une notable baisse du taux de pauvreté dans le pays. Assertion reprise par le ministre des Finances à l’occasion de la présentation, devant l’APN, de la loi de finances 2007. Voilà ce qui achève le moral de millions de familles qui vivent à ce jour sous le seuil de l’indigence.

Sur le plan sécuritaire, le mois de ramadan n’a pas été moins tragique. Le GSPC s’est fait des muscles et a tout fait pour en démontrer la capacité. Des attentats ont eu lieu dans différentes régions du

pays : huit gardes communaux tués près de Miliana, assassinat du P/APW de Tizi Ouzou… jusqu’aux portes de la capitale notamment, comme la bombe qui a explosé avant- hier à El Harrach faisant six blessés.  Face au terrorisme islamiste, les citoyens ont fait face à un autre terrorisme, tout aussi  cruel : celui de la délinquance. En dépit des

4 000 policiers déployés à travers la capitale et autant de gendarmes chargés de sécuriser les lieux publics, la criminalité n’a pas été pour autant endiguée. Les vols de portables notamment, les agressions physiques sont devenus légion et aucune force n’est arrivée à en venir à bout.

Voilà quelques bribes d’un ramadan 2006 qu’on a voulu tout beau tout rose, mais qui  a été, hélas, des plus éprouvants.

Amine Goutali

 

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Production de la datte

Création d’une commission de suivi

A l’issue de la rencon-tre ayant réuni récemment des responsables du ministère de l’Agriculture, des exportateurs de la datte et des représentants de la Chambre nationale de l’agriculture, une commission a été installée en vue d’assurer le suivi des mesures prises.

Parmi les décisions prises par Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture, on cite l’interpellation des banques pour faciliter les démarches entreprises auprès d’elles par les exportateurs. Selon Youcef Ghemri, président de l’Association des conditionneurs et exportateurs de datte de la wilaya de Biskra (ACED), le ministre a même pris l’engagement de faire remplacer les banques, censées être partenaires des agriculteurs. Saïd Barkat a exprimé aussi la possibilité de solliciter des banques privées pour travailler avec les opérateurs du secteur agricole. Outre la promesse de régler les problèmes exprimés par les professionnels liés entre autres au traitement phytosanitaire, le ministère de l’Agriculture est prêt à prendre les mesures nécessaires pour assurer une meilleure fluidité des opérations d’exportation. D’ailleurs, un couloir vert a été mis au point. Regroupant les différents intervenants dans les opérations d’exportation tels que les banques, les douanes et des représentants du ministère de l’Agriculture, le couloir vert a pour objectif de garantir une fluidité maximale aux opérations d’exportation.

D’autres décisions qui seront prises en concertation avec d’autres départements ministériels sont attendues dans les prochaines semaines, annonce Youcef Ghemri.

Par ailleurs, la commission a, entre autres missions, de travailler sur le projet de labellisation de la datte et proposer des solutions en vue de préserver la qualité de la datte. Ladite commission est chargée aussi de définir les réels potentialités de production de la datte et les moyens existants pour assurer l’exportation. En lançant un appel pressant pour effectuer un bon traitement phytosanitaire, le président de l’association a expliqué qu’à défaut de ce traitement, d’importantes pertes de production sont enregistrées. Pour le fléau de Meylois, les taux d’infestation par le ver de la datte dépassent parfois les 25% en ce qui concerne la deglet Nour et les 30 % pour certaines variétés de datte communes, ce qui constitue une perte sèche pour les unités de conditionnement. Il a évoqué également le problème de la cueillette précoce pratiquée, ces dernières années, par les producteurs, en prévision du mois de rama-dan. Non seulement cette pratique porte préjudice à la récolte qui enregistre une baisse, mais elle engendre la réduction de la disponibilité ultérieure pour les conditionneurs et exportateurs. Cette cueillette à l’état très hâtif met, en revanche, à nu le problème de manque des capacités frigorifiques existantes. Certes, les dattes sont très convoitées durant le mois de rama-dan, mais ce n’est nullement une raison pour agir de cette manière. Au lieu d’une cueillette précoce, il fallait recourir aux quantités produites durant la précédente saison.

Dans les prochaines années, le mois de rama-dan se passera durant le mois d’août, et dans ce cas précis est-ce que les agriculteurs vont cueillir les dattes durant cette période?, s’est-il demandé. A cet égard, l’association préconise d’organiser la cueillette par arrêté du wali, qui fixera la date précise, a-t-il avancé.  Le potentiel de production a enregistré une croissance de 70 % entre 1999 et 2006, selon le ministère de l’Agriculture. La production, quant à elle, a dépassé les 516 000 tonnes en 2005, en hausse par rapport à 2004 où elle s’est située à 442 569 tonnes.                  

Karima Sebai

 

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Tizi Ouzou

Qui succédera au défunt Aïssat ?

La succession à la tête de l’APW de Tizi Ouzou sera une des étapes les plus difficiles à surmonter, et par le parti d’Aït Ahmed et pour les élus de ladite APW eu égard à la stature du défunt Aïssat Rabah qui occupait ce poste depuis 2002 jusqu’au jour où les balles assassines l’ont atteint le 12 octobre courant dans son village à Aïn Zaouia. En effet, il est même irremplaçable, dit-on à Tizi Ouzou de par le consensus qu’il a toujours su trouver dans la gestion des moments difficiles tant pour son parti que pour ses camarades élus des autres formations siégeant au sein de cette assemblée. La question nous l’avons abordée avec des élus qui considèrent qu’il est trop tôt et que l’heure est toujours au deuil. Même dans le groupe formé par les 15 élus au FFS à l’APW de Tizi Ouzou, la succession est déjà au lendemain de la fin des trois jours de deuil décrétés par la même institution. On parle d’ores et déjà d’une guerre sourdine à propos de cette succession à l’intérieur même du parti du défunt. Et hier une source proche de l’APW nous a confié qu’une réunion des élus pour désigner un intérimaire devait se tenir mais démentie par au moins deux élus membres du cabinet de feu Aïssat qui ont plutôt précisé que la question sera tranchée après l’Aïd sans nier ainsi l’existence de la proposition qui est du ressort des 15 élus FFS.  Un intérimaire pendant les 40 jours qui suivent le décès au P/APW avant l’élection de son successeur comme le stipule le code de wilaya, puisqu’ après il sera question de l’élection d’un  nouveau P/APW par l’ensemble des élus de ladite APW en session extraordinaire. Et à cette étape, chacun des partis siégeant, le FFS, le FLN, le RND, le RCD et le PT aura droit de présenter son candidat. Rappelons à ce propos que lors de l’élection du défunt Rabah Aïssat à la tête de l’APW, le FFS avait contracté une alliance avec les élus FLN, RND et PT face à l’abstention des élus du RCD. Selon nos sources, les élus d’Aït Ahmed devront attendre les instructions de leur tutelle politique avant de désigner leur candidat à cette succession mais en attendant, le groupe au sein de l’APW de Tizi Ouzou serait partagé au moins en deux courants. Même certains des élus plaident pour un candidat capable de rivaliser avec d’éventuels candidats des autres formations plus crédibles pour se positionner en position de force au moment des alliances.

En somme, la succession à la tête de l’APW de Tizi Ouzou paraît a priori comme une des missions les plus difficiles pour le parti d’Aït Ahmed même dans son fief traditionnel et ce, à l’approche des échéances électorales de 2007 d’autant plus qu’aujourd’hui il y aura ce vide laissé par l’homme qui lui a permis de garder la présidence de ladite assemblée.         

Hamid M.

 

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1er Forum euro-méditerranéen de l’Agriculture

Participation timide de l’Algérie

Le «1er Forum euro- méditerranéen de l’agriculture et de l’élevage» qui s’est tenu  les 17 et 18 du mois en cours, à Barcelone, a réuni des entrepreneurs, institutions et administrations publiques et privées de la région euro-méditerranéenne pour traiter de thèmes d’intérêt international relatifs à l’agriculture et à l’élevage, secteur clef pour les économies méditerranéennes. Cette manifestation qui a pour mission de stimuler et renforcer le débat, la réflexion, l’échange d’expériences et les relations commerciales entre les pays euro-méditerranéens, s’inscrit dans le cadre de l’échéance 2010, Déclaration de Barcelone, qui prévoit l’instauration d’une zone de libre-échange entre l’Europe et douze pays bordant les rives sud et est de la Méditerranée. L’Algérie, quant à elle, avait pris part à ce forum à travers le représentant de la Chambre nationale de l’agriculture, Cherif Ould Hocine et dans le secteur privé par le Dr Amine Bensemmane, dont la communication avait porté sur les opportunités d’affaires et investissements agricoles en Algérie.

Hacène K.

 

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