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Kébir relance l’alliance avec le FLN
«Nous serons
présents aux législatives»
Mais si l’on se
fie à ses propos, il semblerait que cette participation se fera sous
la bannière du FLN.
Rabah Kébir change
de fusil d’épaule. Après s’être rendu compte que la création de son
parti ne peut se faire dans la conjoncture actuelle, il déclasse ses
priorités. Il se projette dans le proche avenir politique du pays
en déclarant : «Nous participerons aux prochaines élections
électorales». Cette participation, est-t-il laissé entendre au
centre des discussions qu’il est en train d’avoir avec quelques
chefs de partis et le président de la CNPPDDH, dont le président
serait, est-il déclaré, le lien entre Kébir et le président de la
République. Ainsi dans une déclaration faite à un confrère
arabophone, l’ancien dirigeant du Fis dissous, a annoncé qu’au cours
de son entretien avec le SG du FLN, les deux hommes ont évoqué,
entre autres sujets, celui de cette participation aux prochaines
consultations électorales et surtout de la forme que cette dernière
(participation) prendra. Mais si l’on se fie à ses propos, il
semblerait que cette participation se fera sous la bannière du FLN.
Rabah Kébir exclut dans l’immédiat l’éventualité de la création de
sa propre formation politique car, indique-t-il «les conditions ne
sont pas réunies». Ces déclarations nous replongent dans un proche
passé, au début, en fait, de l’année 2006 lorsque le vendredi 24
février, Madani Mezrag accordait un entretien à la chaîne de
télévision El Arabia, dans lequel il faisait part de son intention
de prendre part aux joutes électorales, fixées, pour ce qui des
législatives, au mois de mai 2007. Les communales sont, elles,
fixées au mois d’octobre 2007. «Nous tenterons de participer aux
prochaines élections sous la coupe d’un nouveau parti que nous
formerons avec une appellation autre que le Fis, mais qui comptera
dans ses rangs des dirigeants du Fis»,
a annoncé l’ancien
chef de l’AIS. De même qu’il révèlera, lors de cet entretien,
l’établissement d’alliances dans la perspective des prochaines
échéances. «Nous présenterons des candidats sur des listes
électorales de partis politiques avec lesquels nous avons établi des
alliances, surtout le FLN», a-t-il affirmé. Le choix s’est porté sur
cette formation du fait que, expliquera-t-il, «nous partageons avec
lui des principes de la déclaration du 1er novembre». Contacté,
Abdelaziz Belkhadem avait formellement nié l’existence de cet accord
auquel a fait illussion Madani Megrag en déclarant sur nos colonnes
(édition du lundi 27 février 2006)
qu’«il n’y a pas
eu d’accord» et que «si tel accord avait eu lieu», il l’aurait dit.
Toutefois le patron du FLN, qui, à cette époque, n’avait pas encore
hérité du poste de Chef du gouvernement, avait plaidé la cause des
islamistes désireux de reprendre du service et revenir à la
politique en se demandant pourquoi ceux qui ne sont pas concernés
par l’interdiction de l’exercice de l’activité politique comme cela
est stipulé dans la charte pour la paix et la réconciliation et
réaffirmé dans les textes d’application seraient-ils privés de ce
droit.
Il rappellera que
cette interdiction, signifiée et approuvée par le peuple, qui a
plébiscité le projet de la charte en l’adoptant massivement lors du
référendum du 29 septembre 2005, s’adresse «aux seuls qui sont à
l’origine de la tragédie nationale» et que «les autres, rien ne les
empêche d’adhérer au FLN ou dans n’importe quel mouvement politique
qui existe». Belkhadem avait alors ajouté que «s’ils ont une
préférence pour le FLN, c’est leur problème». Toutefois, il prendra
le soin de préciser que «pour pouvoir prétendre à figurer sur une
liste de candidatures, il faut avoir à son actif un certain nombre
d’années de militantisme au sein du parti» et que «ceux qui ne
remplissent pas ces conditions ne sont pas éligibles». Quant à la
condition émise de demander aux postulants d’épouser le programme et
les idéaux du FLN, elle n’avait pas lieu d’être, car les anciens du
Fis, désireux de se recycler, avaient montré patte blanche. A la
faveur des récentes déclarations de Rabah Kébir, il est clair que
les propos tenus par Madani Mezrag n’avaient rien de farfelus et que
l’alliance à laquelle il a fait allusion avec le FLN n’était pas une
invention. L’ancien chef de l’AIS présenté comme étant l’homme de
confiance de Rabah Kébir avait parlé en connaissance de cause. En
fait, et avec le recul nécessaire pour analyser cette situation, il
semblerait que son tort, à ce moment-là, avait été d’ébruiter
prématurément une démarche qui n’avait pas encore été totalement
assumée.
Nadia Kerraz
Haut
Le pacte économique et social en débat à la Chaîne III
Quelle finalité
?
Décidemment, de
l’eau aura coulé sous les ponts depuis la signature du pacte
économique et social, il y a près d’un mois. Entre syndicats
autonomes, simples employés et représentants de l’Union générale
des travailleurs algériens, les avis ne sont pas souvent partagés.
En effet, lors de leur passage à la chaîne III de la radio
nationale, hier, les représentants des travailleurs ont rejeté en
bloc le pacte économique et social, signé le
1er du mois
courant entre le Gouvernement, l’UGTA et le Patronat. Si le pacte
en question, qui a germé depuis 1995 et qui n’a pas pu être signé
que 10 ans plus tard, représente pour les responsables de la
Centrale syndicale de Sidi Saïd, un moyen idoine pour la paix
sociale, en permettant notament aux entreprises une acquisition de
technologies de pointe, pour les syndicat autonomes, c’est l’exact
opposé que cela produit. Pour M. Sadali du Syndicat autonome des
travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), «pour qu’il
y ait un pacte, il faudrait qu’il y ait une contrepartie qui
garantirait les intérêts des travailleurs. Et pour le moment, aucune
garantie n’est venue de la part du gouvernement.» Pour celui-ci, les
soit disant garanties accordées par l’Etat ne sont que de la poudre
aux yeux. Un représentant du syndicat de la Société nationale des
véhicules industriels (SNVI) abonde dans le même sens en affirmant
qu’«au niveau de la base, le contenu du pacte économique et social
est ignoré. Il faudrait vulgariser le contenu de celui-ci.» M. Azzi,
secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs
retraités (FNTR), quant à lui, pense que «la Centrale syndicale a
pris en charge le problème des retraités qui se pose désormais entre
la Caisse nationale des retraités qui n’a pas appliqué les décisions
du président de la République». Il demande, à ce propos, que la «CNR
applique la loi». Invité sur le plateau de la chaîne III, un
sociologue du travail a affirmé que «la privatisation de 500
entreprises fera disparaître autant de syndicats, d’autant plus que
le secteur privé n’encourage pas le syndicalisme.» Par ailleurs,
tous les intervenants au cours de ce magazine ont mis l’accent sur
la nécessité de d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des
travailleurs, de conserver les postes d’emploi en développant
l’esprit d’entreprise et d’initiative, de lutter contre la fraude et
l’évasion fiscale si on veut avoir un pacte économique
et social. Car,
estiment-ils, sans cela on ne fait que «retarder l’explosion
sociale.» Autre point soulevé par les intervenants, le soutien des
entreprises. Dans ce contexte, ils ont affirmé que «l’Etat doit
donner les moyens financiers nécessaires aux entreprises pour
qu’elles ne ferment pas et ce, en leur garantissant l’autonomie
financière.» Ainsi, l’Etat peut se désengager des entreprises sans
que cela ne nuise à leur pérennité. En tout cas, entre approbateurs
et désapprobateurs du pacte économique et social, c’est l’avenir
des entreprises, et par ricochet, celui des travailleurs qui est en
jeu. C’est pourquoi il faut bien faire la part des choses.
Djamel Oukali
Haut
Tripartite
30 conventions
de branches signées
Trente conventions
de branches ont été signées lors de la rencontre tripartite qui a eu
lieu dans la nuit d’hier au siège du ministère du Travail et de la
Sécurité sociale. Cette rencontre a eu lieu en la présence de M.
Louh, premier responsable du département du Travail, Abdelmadjid
Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, des cadres de la Centrale
syndicale, des secrétaires généraux des fédérations, ainsi que des
responsables des différents SGP. L’organisation de cette deuxième
tripartite, qui intervient quelques jours après la première
organisée le 30 septembre passé, est due au fait que l’ensemble des
conventions de branches et des conventions collectives n’ont pas été
tous conclues et signées. La première tripartite a été, au fait,
consacrée à la signature du pacte économique et social, ce qui a
fait que sur les 52 conventions, dont la signature a été prévue lors
de ce rendez, seulement huit conventions ont été signées. Les
secteurs restants et qui sont concernés par la signature de ces
conventions de branches sont donc l’information et la culture, la
santé, l’agro-alimentaire, le transport, la chimie, le bâtiment et
travaux publics, les matériaux de construction, le textile, les
finances et banques, la sécurité sociale, les collectivités locales
ainsi que les postes et télécommunications. Mais aucune information
n’a filtré sur les augmentations de salaire conclues entre les
différents partenaires. On est arrivé à la signature de ces
conventions après avoir parcouru des négociations marathoniennes qui
ont duré un peu plus d’un mois entre les SGP et les fédérations de
l’UGTA. Des discussions ont porté sur les différentes revendications
des travailleurs, notamment celle relative à la hausse des salaires.
Ce n’est pas encore fini. Cette deuxième réunion, faut-il le
préciser, n’est finalement pas la dernière puisque plusieurs
conventions sont rester sans signature. Il reste encore la
convention collective d’Air Algérie, dont les négociations n’ont pas
été entamées en raison de l’absence du P-DG de l’entreprise, la
Sogeports et le Groupe bois. Les travailleurs de ces secteurs
devront encore attendre un autre round de négociations pour pouvoir
arriver à trouver un terrain d’entente et satisfaire les
revendications exprimées.
Nouria B
Haut
Affaire Khalifa
La Cour suprême
butte sur des «anomalies»
Certaines de ces
«anomalies» ont trait aux mises en détention préventive.
Tandis que les
spéculations se multiplient en ce qui concerne la date de la tenue
du procès relatif à l’affaire de la caisse principale de Khalifa
Bank, des «confusions» persistent dans cette affaire, mettant la
justice dans la gêne pour la suite de l’instruction. Des
«confusions» qui ne pourraient pas être sans incidences sur le
déroulement du procès qui aura lieu, selon l’annonce faite par le
ministre de la Justice, garde des Sceaux, durant la prochaine
session criminelle à la cour de Blida, qui débutera ce mois-ci ou en
novembre de l’année en cours. Certaines de ses «anomalies» ont trait
aux mises en détention préventive. Des sources au fait de ce dossier
se demandent pour quel motif des personnes n’ayant aucun lien avec
cette affaire sont mises en détention préventive. Une source
judiciaire estime que le cas de D.Z., ex-directeur général de
Khalifa Airways, mis en détention préventive, illustrerait ces
«confusions». Le DG de Khalifa Airways n’aurait, à en croire une
source au fait de ce dossier, pas été emprisonné dans le cadre de
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank et que s’il avait
commis une infraction, il devrait être jugé dans le cadre du procès
Khalifa Airways qui se déroulera séparément de celui de la caisse
principale. L’instruction judiciaire de l’affaire Khalifa Airways
n’ayant pas encore été enclenchée, son DG ne devrait pas être
emprisonné, parce que non concerné par cette affaire, selon cette
source.
D.Z. qui occupait
le poste de DG de Khalifa Airways, l’une des filiales du groupe
Khalifa, souffre de diabète (hypertension, selon sa famille). Il
avait déjà été évacué, de toute urgence, de sa cellule vers le CHU
Mustapha-Bacha. Son épouse avait, elle aussi, été admise à
l’hôpital, prise d’un
malaise en
apprenant l’hospitalisation de son mari. Le DG de Khalifa Airways
avait été gardé en observation à l’infirmerié de la prison après son
retour. Les deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga,
chargés des auditions dans le cadre de l’instruction judiciaire
ouverte sur l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank,
avaient adressé une correspondance à un juge chargé de l’instruction
de l’un des autres procès de Khalifa, lui demandant de leur envoyer
la liste des inculpés dans l’affaire qu’il prend en charge pour que
ces noms ne figurent pas dans plusieurs procès à la fois. Cette
procédure avait-elle été suivie dans le cas du DG de Khalifa Airways ?
Diverses autres
curiosités sont enregistrées dans cette affaire, dont l’affaire du
placement de 1 000 milliards de centimes par trois banques publiques
dans Khalifa Bank. Les magistrats de la Cour suprême ont été
confrontés à l’absence d’auditions des trois P-DG de ces banques à
l’époque de ces placements d’argent ( ?).
L’annonce faite
par le secrétaire général de la FNTR (Fédération nationale des
travailleurs retraités), Abdelmadjid Azzi, au juge d’instruction
près le tribunal de Chéraga, lors des auditions dans le cadre de
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, selon laquelle un
PV de réunion autorisant le placement d’argent de la Caisse
nationale de retraites dans Khalifa Bank avait été falsifié a mis la
justice en difficulté puisque cette annonce grave n’a pas été suivie
par un dépôt de plainte.
M. Abi
Haut
Assurance-obsèques des dépouilles d’émigrés
Des
dispositions concrètes en vue
Aussitôt dit
aussitôt fait, le ministre des Finances reçoit aujourd’hui le député
Kamel Sanhadji, chargé de l’émigration à l’Assemblée nationale
algérienne pour formuler des dispositions nécessaires inhérentes à
la prise en charge du rapatriement des corps d’émigrés qui n’ont
personne ou ne pouvant se faire payer l’«assurance-obsèques». La
demande, plusieurs fois ignorée, est réitérée à l’occasion des
débats en plénière du projet de loi de finances, par le député
Sanhadji. Le chargé à l’émigration à l’APN avait longtemps combattu
en menant une campagne de sensibilisation auprès des autorités du
pays avant de saisir le premier argentier du pays dans une
intervention en pléniè, lundi passé. Une plaidoirie à laquelle le
ministre des Finances n’est pas resté insensible. Il a tout de suite
pris acte en acquiescant la requête. Il a promptement pris en charge
cette doléance. Beaucoup étaient obligés d’«attendre» ou «finissent»
par être enterrées dans les pays d’accueil, notamment ceux qui
vivaient aux USA, au Canada, en Amérique latine ou en Orient. Les
émigrés d’Europe, eux, font l’aumône pour quémander la somme requise
pour le rapatriement, onéreux, de leurs concitoyens. M. Sanhadji a
favorablement accueilli le geste de M. Medelci qui vient mettre fin,
à juste titre, à la galère des familles ou proches des défunts,
pour la majorité démunis, car ne survivant que grâce aux pensions
de retraite. Ces familles sont doublement affligées par le deuil et
la douleur du sentiment d’abandon. MM. Sanhadji et Djabali, qui en
ont fait leur cheval de bataille durant l’actuelle session
parlementaire, rentreront mercredi avec un cadeau de l’Aïd à la
communauté nationale à l’étranger qui accueillera certainement, pour
une fois, la nouvelle avec joie.
M. Sanhadji dira
que «les membres de la communauté se sentiront vraiment protégés par
leur pays d’origine».
Salah Bey
Haut
Détection des matières explosives
Que devient ce
materiel ?
Aucun appel à
témoins n’a été diffusé par la Sûreté de wilaya d’Alger après
l’attentat à l’explosif perpétré dans la soirée de jeudi dernier, au
quartier Beaulieu d’El Harrach. Cela signifierait-il que les auteurs
de cet attentat terroriste sont déjà identifiés, ce qui ne nécessite
donc pas le lancement d’un appel à témoins ? Dans le cas où c’est
affirmatif, comment, donc, des terroristes identifiés puissent se
déplacer, librement, sans être localisés ni reconnus, et déposer une
bombe près d’une caserne et d’une cité militaires ? A moins que des
témoignages suffisants pour arriver aux auteurs ont déjà été
recueillis, rendant inutile l’absence de la diffusion d’un appel à
témoins. Les indices recueillis sur place ainsi le mode opératoire
et la nature des matériaux utilisés dans la fabrication de la bombe
de faible intensité; qui a explosé, jeudi dernier, à El Harrach
portent la signature du GSPC.
Des sources
sécuritaires n’écartent pas l’hypothèse que les auteurs de cet
attentat, parmi les terroristes du GSPC, peuvent déjà avoir quitté
Alger pour les maquis de cette organisation terroriste à Boumerdes.
Les éléments de l’organisation terroriste d’Abou Mossaab
Abdelouadoud ne sont, effectivement, pas à leur première incursion
dans la wilaya d’Alger venant des maquis de Boumerdès. Ces
incursions se limitaient, ces dernières années, à Bordj El Kiffan et
aux alentours, où des policiers, des civils et un imam avaient été
tués par les hordes de cette organisations terroriste créée par
Hassan Hattab, lui-même natif de Benzerga. Cette fois, l’«audace»
des terroristes les a menés jusqu’à El Harrach, au quartier Beaulieu
ciblé à plusieurs reprises, auparavant, par les sbires d’Abou
Mossàab Abdelouadoud. Le message du GSPC est-il adressé aux
services de sécurité qui avaient décidé de la mobilisation de 4000
policiers en renfort ?
L’attentat de
jeudi dernier dénote de l’importance de la dotation des barrages
entre les wilayas d’Alger et de Boumerdes, en matériels de détection
de matières explosives. Ce matériel avait, dans un passé récent, été
déployé dans ces lieux. Cette mesure a disparu, laissant, sans le
savoir et sans le vouloir, la voie libre aux terroristes du GSPC
pour acheminer des quantités, même minimes, de matières explosives
vers Alger pour des attentats terroristes.
La vigilance doit
être de mise pour éviter toute tentative de relance des attentants
dans cette wilaya ou ailleurs.
M. Abi
Haut
Procès de Farid Cherbal
Le non-lieu
prononcé
La Coordination
nationale des sections Cnes a accueilli avec satisfaction la
nouvelle de l’ordonnance de non-lieu rendue le 10 octobre 2006 par
le juge d’instruction près la 1ère chambre du tribunal
d’El Harrach au
sujet de la plainte du ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique contre le coordonnateur national adjoint du
syndicat Cnes chargé du centre, Farid Cherbal. Cette décision de
justice, selon la coordination nationale des sections du Cnes,
«vient compléter le processus d’apaisement initié par le jugement
d’acquittement prononcé par le tribunal de Sidi Bel-Abbès, le 18 du
mois dernier, en faveur du coordonnateur national chargé de l’Ouest,
Mechab Mustapha». Le non-lieu pour Farid Cherbal et l’acquittement
de Mustapha Mechab, poursuit les auteurs de la déclaration qui nous
a été transmise, signifient enfin une extinction des poursuites
judiciaires contre nos représentants.
Djamel Oukali
Haut
Ramadan 2006 s’achève
Misère sur
toute la ligne
La flambée des
prix de fruits et légumes en est l'illustration parfaite.
Ramadan est passé
par là. Trente jours fatidiques au cours desquels bien des choses se
sont passées, mais beaucoup plus, hélas, moins bonnes que prévu et
qui ont superbement trahi l’optimisme du gouvernement qui a pourtant
promis, comme il le fait chaque année, un mois de jeûne sans grands
heurts. Pas plus qu’un événement religieux, le ramadan a pris
l’allure d’un véritable test de performance où l’on a pu mesurer
toute la peine du monde que le gouvernement a éprouvée dans
l’exécution de ses propres décisions. La flambée des prix de fruits
et légumes en est l’illustration parfaite. Qui ne garde pas en tête,
l’image d’un Djaâboub, ministre du Commerce, triomphant et annonçant
en grande pompe l’abondance, voire la surproduction agricole, ce qui
aurait dû avoir, normalement, un impact sur les prix ? Quel crédit,
au fait, donner à des promesses qu’on ne tient même pas une semaine
après ? Dans les marchés, ce n’étaient pas les mots d’ordre du
ministre qu’on suivait mais plutôt ceux des spéculateurs qui manient
les prix à leur guise et face auxquels les pouvoirs publics
affichent une impuissance déconcertante. La pomme de terre est
cédée au cours de cette dernière semaine du mois sacré à plus de 60
DA le kilogramme. Le citoyen lui, compte pour du beurre. A son corps
défendant, il accuse le coup sans mot dire. On n’en est pas ici à la
première déconfiture ramadanesque. Si les prix des fruits et légumes
qu’on a promis bas, n’ont pas suivi la courbe tracée, les arriérés
des salaires de 37000 travailleurs, non plus, n’ont pas été
totalement payés. Seuls 15 000 ont été remboursés, laissant des
milliers de familles face à leur désarroi. Dire que le gouvernement
et son allié «extra-naturel», l’Ugta, ont assuré ces derniers d’être
payés avant le ramadan.
Comme un malheur
n’arrive jamais seul, Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de
la Solidarité nationale, lui aussi, a cru bon - naïvement ? - de
mettre de l’huile sur le feu en annonçant une notable baisse du taux
de pauvreté dans le pays. Assertion reprise par le ministre des
Finances à l’occasion de la présentation, devant l’APN, de la loi de
finances 2007. Voilà ce qui achève le moral de millions de familles
qui vivent à ce jour sous le seuil de l’indigence.
Sur le plan
sécuritaire, le mois de ramadan n’a pas été moins tragique. Le GSPC
s’est fait des muscles et a tout fait pour en démontrer la capacité.
Des attentats ont eu lieu dans différentes régions du
pays : huit gardes
communaux tués près de Miliana, assassinat du P/APW de Tizi Ouzou…
jusqu’aux portes de la capitale notamment, comme la bombe qui a
explosé avant- hier à El Harrach faisant six blessés. Face au
terrorisme islamiste, les citoyens ont fait face à un autre
terrorisme, tout aussi cruel : celui de la délinquance. En dépit
des
4 000 policiers
déployés à travers la capitale et autant de gendarmes chargés de
sécuriser les lieux publics, la criminalité n’a pas été pour autant
endiguée. Les vols de portables notamment, les agressions physiques
sont devenus légion et aucune force n’est arrivée à en venir à bout.
Voilà quelques
bribes d’un ramadan 2006 qu’on a voulu tout beau tout rose, mais
qui a été, hélas, des plus éprouvants.
Amine Goutali
Haut
Production de la datte
Création d’une
commission de suivi
A l’issue de la
rencon-tre ayant réuni récemment des responsables du ministère de
l’Agriculture, des exportateurs de la datte et des représentants de
la Chambre nationale de l’agriculture, une commission a été
installée en vue d’assurer le suivi des mesures prises.
Parmi les
décisions prises par Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture, on cite
l’interpellation des banques pour faciliter les démarches
entreprises auprès d’elles par les exportateurs. Selon Youcef Ghemri,
président de l’Association des conditionneurs et exportateurs de
datte de la wilaya de Biskra (ACED), le ministre a même pris
l’engagement de faire remplacer les banques, censées être
partenaires des agriculteurs. Saïd Barkat a exprimé aussi la
possibilité de solliciter des banques privées pour travailler avec
les opérateurs du secteur agricole. Outre la promesse de régler les
problèmes exprimés par les professionnels liés entre autres au
traitement phytosanitaire, le ministère de l’Agriculture est prêt à
prendre les mesures nécessaires pour assurer une meilleure fluidité
des opérations d’exportation. D’ailleurs, un couloir vert a été mis
au point. Regroupant les différents intervenants dans les opérations
d’exportation tels que les banques, les douanes et des représentants
du ministère de l’Agriculture, le couloir vert a pour objectif de
garantir une fluidité maximale aux opérations d’exportation.
D’autres décisions
qui seront prises en concertation avec d’autres départements
ministériels sont attendues dans les prochaines semaines, annonce
Youcef Ghemri.
Par ailleurs, la
commission a, entre autres missions, de travailler sur le projet de
labellisation de la datte et proposer des solutions en vue de
préserver la qualité de la datte. Ladite commission est chargée
aussi de définir les réels potentialités de production de la datte
et les moyens existants pour assurer l’exportation. En lançant un
appel pressant pour effectuer un bon traitement phytosanitaire, le
président de l’association a expliqué qu’à défaut de ce traitement,
d’importantes pertes de production sont enregistrées. Pour le fléau
de Meylois, les taux d’infestation par le ver de la datte dépassent
parfois les 25% en ce qui concerne la deglet Nour et les 30 % pour
certaines variétés de datte communes, ce qui constitue une perte
sèche pour les unités de conditionnement. Il a évoqué également le
problème de la cueillette précoce pratiquée, ces dernières années,
par les producteurs, en prévision du mois de rama-dan. Non seulement
cette pratique porte préjudice à la récolte qui enregistre une
baisse, mais elle engendre la réduction de la disponibilité
ultérieure pour les conditionneurs et exportateurs. Cette cueillette
à l’état très hâtif met, en revanche, à nu le problème de manque des
capacités frigorifiques existantes. Certes, les dattes sont très
convoitées durant le mois de rama-dan, mais ce n’est nullement une
raison pour agir de cette manière. Au lieu d’une cueillette précoce,
il fallait recourir aux quantités produites durant la précédente
saison.
Dans les
prochaines années, le mois de rama-dan se passera durant le mois
d’août, et dans ce cas précis est-ce que les agriculteurs vont
cueillir les dattes durant cette période?, s’est-il demandé. A cet
égard, l’association préconise d’organiser la cueillette par arrêté
du wali, qui fixera la date précise, a-t-il avancé. Le potentiel de
production a enregistré une croissance de 70 % entre 1999 et 2006,
selon le ministère de l’Agriculture. La production, quant à elle, a
dépassé les 516 000 tonnes en 2005, en hausse par rapport à 2004 où
elle s’est située à 442 569 tonnes.
Karima Sebai
Haut
Tizi Ouzou
Qui succédera
au défunt Aïssat ?
La succession à la
tête de l’APW de Tizi Ouzou sera une des étapes les plus difficiles
à surmonter, et par le parti d’Aït Ahmed et pour les élus de ladite
APW eu égard à la stature du défunt Aïssat Rabah qui occupait ce
poste depuis 2002 jusqu’au jour où les balles assassines l’ont
atteint le 12 octobre courant dans son village à Aïn Zaouia. En
effet, il est même irremplaçable, dit-on à Tizi Ouzou de par le
consensus qu’il a toujours su trouver dans la gestion des moments
difficiles tant pour son parti que pour ses camarades élus des
autres formations siégeant au sein de cette assemblée. La question
nous l’avons abordée avec des élus qui considèrent qu’il est trop
tôt et que l’heure est toujours au deuil. Même dans le groupe formé
par les 15 élus au FFS à l’APW de Tizi Ouzou, la succession est déjà
au lendemain de la fin des trois jours de deuil décrétés par la même
institution. On parle d’ores et déjà d’une guerre sourdine à propos
de cette succession à l’intérieur même du parti du défunt. Et hier
une source proche de l’APW nous a confié qu’une réunion des élus
pour désigner un intérimaire devait se tenir mais démentie par au
moins deux élus membres du cabinet de feu Aïssat qui ont plutôt
précisé que la question sera tranchée après l’Aïd sans nier ainsi
l’existence de la proposition qui est du ressort des 15 élus FFS.
Un intérimaire pendant les 40 jours qui suivent le décès au P/APW
avant l’élection de son successeur comme le stipule le code de
wilaya, puisqu’ après il sera question de l’élection d’un nouveau
P/APW par l’ensemble des élus de ladite APW en session
extraordinaire. Et à cette étape, chacun des partis siégeant, le FFS,
le FLN, le RND, le RCD et le PT aura droit de présenter son
candidat. Rappelons à ce propos que lors de l’élection du défunt
Rabah Aïssat à la tête de l’APW, le FFS avait contracté une alliance
avec les élus FLN, RND et PT face à l’abstention des élus du RCD.
Selon nos sources, les élus d’Aït Ahmed devront attendre les
instructions de leur tutelle politique avant de désigner leur
candidat à cette succession mais en attendant, le groupe au sein de
l’APW de Tizi Ouzou serait partagé au moins en deux courants. Même
certains des élus plaident pour un candidat capable de rivaliser
avec d’éventuels candidats des autres formations plus crédibles pour
se positionner en position de force au moment des alliances.
En somme, la
succession à la tête de l’APW de Tizi Ouzou paraît a priori comme
une des missions les plus difficiles pour le parti d’Aït Ahmed même
dans son fief traditionnel et ce, à l’approche des échéances
électorales de 2007 d’autant plus qu’aujourd’hui il y aura ce vide
laissé par l’homme qui lui a permis de garder la présidence de
ladite assemblée.
Hamid M.
Haut
1er Forum euro-méditerranéen de l’Agriculture
Participation
timide de l’Algérie
Le «1er Forum
euro- méditerranéen de l’agriculture et de l’élevage» qui s’est
tenu les 17 et 18 du mois en cours, à Barcelone, a réuni des
entrepreneurs, institutions et administrations publiques et privées
de la région euro-méditerranéenne pour traiter de thèmes d’intérêt
international relatifs à l’agriculture et à l’élevage, secteur clef
pour les économies méditerranéennes. Cette manifestation qui a pour
mission de stimuler et renforcer le débat, la réflexion, l’échange
d’expériences et les relations commerciales entre les pays
euro-méditerranéens, s’inscrit dans le cadre de l’échéance 2010,
Déclaration de Barcelone, qui prévoit l’instauration d’une zone de
libre-échange entre l’Europe et douze pays bordant les rives sud et
est de la Méditerranée. L’Algérie, quant à elle, avait pris part à
ce forum à travers le représentant de la Chambre nationale de
l’agriculture, Cherif Ould Hocine et dans le secteur privé par le Dr
Amine Bensemmane, dont la communication avait porté sur les
opportunités d’affaires et investissements agricoles en Algérie.
Hacène K.
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