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LA UNE Rabah Kébir change de fusil d'épaule. Après s'être rendu compte que la création de son parti ne peut se faire dans la conjoncture actuelle, il déclasse ses priorités. Il se projette dans le proche avenir politique du pays en déclarant : «Nous participerons aux prochaines élections législatives»

22/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Un joli

cadeau

 

Qui peut penser un seul instant, que le président russe, Vladimir Poutine, pourrait-être assez bête pour faire assassiner une célèbre journaliste de terrain qui s’obstine à dénoncer l’intervention de l’armée en Tchtchénie ? Et ce, comme par hasard, le jour de son 54e anniversaire et au moment où il engrange des satisfecits moraux au plan international ? Pourquoi n’aurait-il alors pas fait taire ce trublion bien avant ce jour et bien avant qu’elle n’ait acquis la notoriété qu’elle a engrangée en plusieurs années de journalisme ? Sachant que cet odieux assassinat est un moyen très pervers de dénaturer le travail mené par les forces de sécurité russes en Tchtchénie contre l’insurrection intégriste qui menace toute la région. Le seul fait pour les tueurs d’avoir laissé traîner l’arme du crime sur les lieux pour le faire endosser aux services russes est déjà assez révélateur de la manœuvre. Mais comme ce sont les grands médias occidentaux qui font l’opinion et non Poutine, il suffit de si peu alors.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kébir relance l'alliance avec le FLN

«Nous serons présents aux législatives»

Rabah Kébir change de fusil d'épaule. Après s'être rendu compte que la création de son parti ne peut se faire dans la conjoncture actuelle, il déclasse ses priorités. Il se projette dans le proche avenir politique du pays en déclarant : «Nous participerons aux prochaines élections législatives»

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 Les Titres

 

 

Le pacte économique et social en débat à la chaîne III

Quelle finalité ?

 

Affaire Khalifa

La Cour suprême butte sur des «anomalies»

 

Saïd Abi, dessinateur de presse

«La caricature ne doit pas justifier les dérives»

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

La chorba dans les établissements pénitenciaires

Une ambiance familiale

La chorba, symbole et tradition sacrés du mois de ramadan est inévitablement présente dans le menu du f’tour dans les centres pénitentiaires afin de permettre aux détenus de plonger dans l’ambiance familiale du mois de jeûne.

Même servie sans bourak, cette chorba demeure le plat principal en ce mois du ramadan, voire le seul à faire la différence du menu du reste de l’année, de l’avis des prisonniers du centre pénitentiaire d’El-Harrach (Alger) qui se sont confiés à l’APS. Après la rupture du jeûne avec quelques dattes qui ne sont pas présentes tous les jours au menu, la soupe aux légumes, parfumée à la coriandre et à la menthe est le seul «repas» de la journée pour certains, outre les desserts. Le menu semble convenir aux détenus et bien qu’il soit loin de contenir les plats traditionnels raffinés, le directeur du centre,  Djilali Azouz, a affirmé qu’il a été amélioré pour passer à «une valeur supérieure à 56 DA», exigée le reste de l’année. Ce menu est composé d’un hors-d’œuvre varié, d’une chorba, d’un plat de résistance (haricots secs ou lentilles), parfois accompagné de viande et deux desserts et parfois des dattes. Au s’hour, le centre propose du couscous avec du lait. A.D, 32 ans, détenue depuis deux mois seulement au pavillon des femme, a confié que la chorba au centre «est très bonne» bien qu’elle soit préparée avec du frik (blé concassé) au lieu du vermicelle qu’elle mange chez elle habituellement. Pour son premier ramadan dans ce centre, A.D trouve l’ambiance plutôt «supportable» et les relations entre les prisonnières «fraternelles et solidaires», notamment au moment de la rupture du jeûne où, en petits groupes dans les salles d’incarcération, les détenues partagent le couffin du ramadan qu’elles reçoivent de leurs proches. M. Azouz a expliqué que la direction du centre a autorisé, à titre exceptionnel durant ce mois sacré, les pensionnaires de recevoir de leurs familles «le couffin du ramadan» tous les lundis, et ce, en plus du couffin hebdomadaire autorisé durant l’année. Toutefois, M. Azouz a relevé que les prisonniers n’ont pas le droit de recevoir de leurs proches la chorba ou les autres plats faits de bouillon ou de sauces, de peur de l’introduction de psychotropes, précisant que cela s’était déjà produit dans le passé. Le responsable a même révélé que des produits hallucinants ont été introduits (par seringue) dans des tomates, ce qui l’a poussé à exiger des proches de couper tout fruit ou légume susceptible de cacher ce genre de «drogues» et à renforcer le contrôle du couffin. (D’ailleurs, l’espace exigu réservé au contrôle des couffins destinés aux détenus grouille d’agents de contrôle. A l’entrée, un agent note les noms de tous les préposés au contrôle des couffins, ainsi que les noms de leurs destinataires afin de faciliter les contrôles et les enquêtes en cas de besoin.  Le responsable de «cet espace» a confirmé qu’effectivement «les plats saucés» sont bannis ainsi que les laitages qui, exposés à la chaleur ambiante, risquent de fermenter, se décomposer et devenir toxiques. Dans leur quartier, les femmes au nombre de 126, préparent les caisses de légumes et fruits vides renversées qui servent de tables puisque les repas arrivent aux salles d’incarcération bien avant l’appel à la prière, dans des «norvégiennes» (récipients qui retiennent la chaleur). S.B, détenue au centre depuis plus de trois ans, passe son quatrième ramadan en prison, se désole que la cuisine lui manque, surtout qu’elle était «mordue» de la préparation des salades. A l’instar de plusieurs autres détenues, elle a exprimé le vœu de participer à la préparation du repas du f’tour, une tâche interdite au centre.

Hormis cette chorba, les prisonniers du centre pénitentiaire d’El-Harrach vivent le mois de ramadan dans une ambiance ne différant pas trop de celle du reste de l’année si ce n’est le programme de leur chaîne de télévision interne, riche en comédies, triées  à partir de différentes chaînes nationales et internationales. Les femmes s’adonnent à des séances de «boqala», une de leurs distractions nocturnes.

Pendant la journée, les prisonniers vaquent à leurs occupations habituelles, investissant les espaces réservés aux activités culturelles, sportives et de formation.

Malgré tout, et de l’avis de tous les détenus approchés, rien ne remplace l’ambiance du ramadan familial, et l’absence de la chaleur de leurs proches semble être le seul châtiment qui leur est imposé durant ce mois. Toutefois, M. Azouz affirme qu’il fait de son mieux afin de permettre à plus de 4 000 détenus d’observer le jeûne dans de bonnes conditions, et qu’il a même organisé au cours des soirées, un concours dont les résultats ont été annoncés le 27e jour du ramadan. Au quartier des mineurs, ce jour-là, l’ambiance est fort mouvementée avec la présence d’éléments du Mouvement des scouts musulmans algériens (SMA) qui ont rassemblé les adolescents dans la grande cour de ce pavillon pour des chants religieux et patriotiques et s’adonner à d’autres activités artistiques et culturelles.

Avant de quitter les lieux, ils réunissent les détenus en petits groupes et leur administrent une sorte de thérapie de groupes.

Ils discutent avec eux, les écoutent et les encouragent à se dévoiler, s’extérioriser et se confier pour soulager leur détresse. Amyar Abdelghani, coordonnateur national pour la réinsertion des mineurs et des jeunes au SMA, a souligné que, conformément à la convention qui lie l’administration pénitentiaire et les SMA depuis 2004, les scouts sont autorisés à rendre visite aux détenus pour les préparer à la réinsertion. Chez les hommes, la rupture du jeûne et la prière du Maghreb (coucher du soleil) sont suivies, dans la soirée, par les taraouihs (prières surérogatoires durant le mois sacré). Par ailleurs, le directeur du centre a précisé que le repas de midi est préparé, comme à l’accoutumée pour environ 100 détenus étrangers non musulmans, notamment des Africains et des Chinois.

 

Jeûne de l’enfant à Alger 

Laylat Al Kadr pour s’initier

A l’occasion de la nuit du Destin (laylet el-qadr), beaucoup d’enfants effectuent, pour la première fois, le jeûne et la tradition veut qu’à Alger, les petites filles et les petits garçons célèbrent cette journée mémorable dans un cadre festif. Les enfants sont vêtus pour la circonstance et sont traités comme des rois. La table du f’tour (rupture du jeûne) est, elle aussi, dressée pour l’occasion. Un véritable cérémonial dont le but est d’initier les enfants aux bienfaits du ramadan. La nuit du Destin «laylat el-qadr commémore la révélation de la première sourate au Prophète Mohamed (QSSSL), fait rappeler à l’APS Khaliti Yamna, une vieille dame rencontrée au quartier populaire Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt) et, à cette occasion de haute spiritualité, «il est de coutume pour les familles algériennes d’initier les jeunes enfants à un premier jour de jeûne». «Cet accomplissement est couronné par une petite fête familiale en guise d’encouragement et de félicitations pour les petits jeûneurs», a-t-elle ajouté, expliquant que le premier jour de jeûne est «un acte symbolique» de passage au monde adulte. A l’enfant qui jeûne pour la première fois, une table spéciale est dressée en «son honneur» et on prépare tous les petits plats traditionnels, dont il raffole généralement. Souvent, il est entouré de quelques invités de son âge, amis ou cousins, et bénéficie de tous les égards et largesses qu’une maman accorde à sa progéniture. A Alger, les familles partagent leur joie, à cette occasion, avec les autres (voisins et proches) puisque la boisson traditionnelle «cherbet» (à base d’eau, de sucre, d’eau de fleur d’oranger et de la cannelle) est distribuée à volonté à tous les voisins et même les passants pour fêter l’événement. Juste après la rupture du jeûne, les femmes procèdent au maquillage de la «petite fille» et à son habillement. Vêtue d’un habit traditionnel (Karakou), arborant de précieux bijoux et chaussant des sabots, elle se laisse emporter par le jeu de photo-souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Fermons

les yeux

Fermons les yeux un court instant et replongeons-nous dans les mois de 1991 qui précèdent les législatives de la mort du 26 décembre. Le FLN s’y livre à son jeu favori qui consiste à installer une situation de crise telle qu’il puisse en moduler tous les compartiments et se ménager ainsi le rôle d’arbitre, à défaut de celui de vainqueur. Pour cela, il lui faut une certaine effervescence sociale, si ce n’est de l’ébullition. Ayant pris bien soin de se placer au centre de l’échiquier politique, entre le Fis et les partis dits démocratiques, il espère bien ainsi perpétuer par la manœuvre ce que la société des années 1980 avait fini par lui contester et ce que celle des années 1990 était en train de lui disputer, le pouvoir, le pouvoir absolu et hégémonique.

Aujourd’hui, nous n’entendrons plus les clameurs s’élevant des places publiques et des grandes artères de la capitale pour réclamer l’instauration immédiate de la dawla islamya, mais est-ce vraiment mieux ainsi ? Parce que si le bruit et la fureur ne sont plus au rendez-vous, que savons-nous vraiment de ce qui se passe dans la tête des gens ? Et surtout dans la tête des anciens du Fis dissous ? Sont-ils vraiment pour empêcher Rabah Kébir de reprendre le flambeau, sous prétexte qu’il est admis à redoubler par le pouvoir, sachant que le Fis initial est lui-même une création de ce même pouvoir ? Parce que nous l’aurons noté, hormis les oppositions compréhensibles, quelques anciens membres du madjlis el chourra de 1992 qui ne veulent pas perdre leur leadership, les autres se taisent et laissent les choses progresser en douceur sans faire de vagues. La leçon des années 1990 aura été bien comprise : la violence frontale ne mène à rien. Pourquoi défiler en tenue afghane dans les rues, lorsqu’il suffit de laisser Kébir et Mezrag négocier dans les meilleures conditions un retour triomphal ? Certes, Belkhadem n’est pas très satisfait, lui qui aurait souhaité avoir Abassi Madani en face de lui dans ces négociations de la dernière chance, mais le but est le même, remettre en selle progressivement un parti qui soit un formidable instrument de chantage sur la société, à défaut d’être un réservoir de voix pour le FLN.

Dans un cas comme dans l’autre, il poursuit la même stratégie que celle mise en œuvre par l’ancien parti unique depuis l’ouverture pluraliste : fermer le jeu au profit des seules forces islamo-conservatrices dans un pays où la démocratie a payé un lourd tribut pour la défense de la République.

A. M.

 

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