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Keddara (Boumerdès)
Le risque
écologique des carrières
Les
habitations de la commune de Keddara courent un gros risque
d’effondrement par les vibrations continuelles dues aux
déflagrations des carrières.
Les pratiques
usagères d’explosion au niveau des carrières implantées dans cette
région montagneuse sont tellement fortes qu’ils atteignent la
magnitude 5 à l’échelle Richter, selon les estimations des experts
en la matière. Des charges d’explosifs utilisées sont supérieures à
celles autorisées par la réglementation en vigueur et les normes
internationales. Ce qui ressort d’un document transmis au ministre
de l’Energie et des Mines formulé par le député du Mouvement pour la
solidarité et la paix (MSP) de Abou Djerra Soltani. Des
déflagrations qui portent préjudice non seulement à la population et
à leur santé mais aussi à leurs habitations où des dommages sont
occasionnés qui prennent beaucoup plus d’ampleur à chaque opération.
«Aucune maison n’a pas subi des réparations après les fissures
occasionnées par les vibrations quotidiennes des carrières», a
rétorqué un résident de Keddara. Pas moins de onze carrières sont
exploitées par des entreprises privées et étatiques et contre toute
attente, ne sont d’aucun intérêt pour la commune d’accueil Keddara,
pour la simple raison que ces entreprises sont domiciliées en dehors
du territoire de la wilaya de Boumerdès entre autres Agrecal dont
le siège est à Birkhadem, DNC Madko et Sonara Inof à El Harrach,
Hydro Aménagement à Rouiba et les droits imposables de gestion dont
les redevances et la taxe sur l’activité professionnelle (TAP)
renflouent les caisses autres que celles du lieu d’exploitation
Keddara à la wilaya de Boumerdès. Les conditions de vie des
habitants de Keddara sont beaucoup plus inquiétantes que l’on ne
pense, et sans qu’aucun responsable local ne remédie à cette
situation, qui s’envenime au fil du temps. Les risques sont énormes,
les entreprises exploitantes de ces carrières réalisent des
bénéfices certes, mais au détriment de la santé de ces citoyens,
sans pour autant s’inquiéter des dangers qu’encourent les habitants
avoisinants les sites des…. malheurs.
En sus de
l’endommagement des habitations, il faut signaler la poussière
dégagée par ces installations de concassage, qui déversent à
longueur de journée des gravats et le vrombissement continu des
machines. Mieux encore, les longs nuages de poussière se répandent à
travers les douars situés non loin de ce site où les maladies
chroniques ont pris beaucoup d’ampleur, notamment celle de l’asthme,
a-t-on appris parmi les habitants de Keddara.
Un habitant de la
région, dira : «Pour peu que les efforts soient entrepris, les
solutions existent», s’est-il exprimé, avant d’ajouter :
«L’installation des dépoussiéreurs conçus pour ce type de matériel
est indispensable pour préserver la santé des riverains, que les
propriétaires de ces gisements malintentionnés omettent, soit par
négligence ou par ignorance, certes coûteux mais une vie humaine en
vaut plus» a-t-il affirmé. Le député Mansour Abdelaziz du MSP
représentant du peuple qui a eu l’audace de prendre le dossier en
charge, s’interroge sur le nom-bre de carrières implantées sur une
même région, les charges d’explosifs utilisées, la distance séparant
ces installations des unes des autres et des zones habitables, sur
la livraison des autorisations d’exploitation des carrières et tant
d’autres interrogations que seul le ministère de l’Energie et des
Mines renferme encore les clés de ce mystère qui perdure.
Par A. Kichni
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Béjaïa
Le nombre
d’accidents de la route en hausse
Le nombre
d’accidents de la circulation routière a nettement augmenté dans la
wilaya de Béjaïa cette année. Les chiffres et statistiques de la
Protection civile en la matière le prouvent incontestablement.
Ainsi, durant les trois premiers semestres de l’année en cours, il a
été enregistré 579 accidents de la route,
1 063 blessés et
56 morts alors qu’en 2006, le nombre d’accidents était de 487,
lesquels avaient fait 783 blessés et 56 morts. Un nombre important
de ces accidents ont été enregistrés sur la RN 9 et la RN 26, deux
routes à grande circulation. Ces actions ont été enregistrés dans
les différentes interventions effectuées et dont le nombre était de
15 387 contre 15 055 l’année dernière. S’agissant des feux de
forêts, les neuf unités de la Protection civile intervenant sur le
territoire de la wilaya ont noté 3 696 départs de feu durant cette
année. Le bilan de ces incendies font état de
3 061 ha de
végétation détruits et 20 547 arbres fruitiers dont la majorité est
l’olivier. En 2006, seuls 589 départs de feu avaient été
enregistrés.3 224 hectares avaient dévasté ainsi que 36 052 arbres
fruitiers.
S’agissant de la
saison estivale, le bilan de la Protection de la wilaya de Béjaïa
relève un net recul en matière de fréquentation des plages cette
année. Ils étaient, en effet, 9 200 000 estivants ayant visité les
plages de Béjaïa contre
11 700 000 en
2006. Par ailleurs, le nombre d’interventions a augmenté sur les
plages. Il ressort que
6 780 qui ont été
effectuées ont permis de secourir 358 personnes contre
60 009 et 93
sauvetages en 2006. Dans ce cadre, l’on a fait état de 36 morts par
noyade, un nombre élevé par rapport à l’année 2006 où le nombre de
morts était de 33. Selon le même bilan, 23 victimes sont survenues
sur les plages interdites à la baignade ou en dehors des horaires de
surveillance des plages et durant les journées où me signal était
rouge. Ce qui démontre l’imprudence des baigneurs même si le nombre
de surveillants de baignade mobilisés a dépassé celui de l’année
2006, soit 950 contre 503.
Hocine Cherfa
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