Commentaire

La chute

sans fin

La situation catastrophique du FLN peut devenir plus grave qu’on ne le pense et ses retombées pourraient rapidement déborder du seul cadre partisan pour s’étendre à l’avenir immédiat du gouvernement et à la situation politique du pays. Et c’est bien parce que la crise est aujourd’hui plus politique qu’organique qu’elle devrait être considérée comme pire que celle qui a failli emporter le parti en 2004. Ne soyons pas trompés par ces conflits personnels ou par cette guerre autour des avantages liés aux postes électifs. Tout cela n’aurait été que pure routine s’il n’y avait une nette volonté au sein de la base de ne plus laisser dicter sa conduite par le sommet. Une base qui veut aller jusqu’au bout pour affirmer que c’est à elle de décider qui a le droit de brasser dans les espaces d’influence et qui ne l’a pas. Et cela, quitte à se départir du minimum de discipline préservé jusque-là par un semblant de loyauté envers son président d’honneur qui n’est autre que Abdelaziz Bouteflika. Les derniers scrupules sont donc tombés et le cap psychologique désormais est franchi. A tel point que l’on imagine mal, cette fois, le secrétaire général se cacher derrière un choix présidentiel des listes de candidatures. Dans l’état actuel des choses, ce serait le pire des services à rendre au Président. Et puisque les événements ne devraient pas s’arrêter là, l’on se demande si les opposants aux choix de Belkhadem ne s’aperçoivent pas que demander le départ de leur secrétaire général, c’est aussi lui ôter toute raison de rester à la chefferie du gouvernement. Poser la question, c’est déjà comprendre à quel point les esprits sont échauffés. Or, qu’on l’accepte ou pas, Abdelaziz Belkhadem n’est pas n’importe quelle personnalité politique. Dans la conjoncture actuelle, il reste une carte maîtresse entre les mains du Président Bouteflika qui lui permet de mieux contrôler l’exécutif à la tête duquel il a mis son homme de confiance. Il demeure aussi la garantie la plus évidente, pour ne pas dire faite homme, que l’option pour la réconciliation nationale n’est pas abandonnée et c’est aussi de ce point de vue que l’appréhendent les islamistes. Ne parlons pas alors du bloc hégémonique que constitue l’Alliance présidentielle, pour qui le naufrage du FLN serait le sien, à tel point qu’il est facile de deviner qu’au RND et au MSP, la priorité n’est plus aux élections locales, mais à l’inquiètant état de santé du FLN.

Par Nabil Benali

 

Événement

Retour

Budget en hausse pour le ministère de l’Intérieur

Nouveaux passeports et cartes d’identité en 2008

Ancien compagnon de Hassan Hattab

Prochain procès de Mokhtar Belmokhtar à Ghardaïa

Selon le directeur du réseau d’exploitation de la BNA

«Abderrahmane Achour était endetté de 65 milliards»

Un chauffeur dans une des sociétés témoigne

«On m’a demandé de me taire...»

Investigations de la brigade économique et financière

Un patrimoine peu négligeable

Recherche au sujet des attentats de Madrid

Un terroriste algérien tué en Irak

Hamid Temmar à Alger Industries 2007

«Un prochain redéploiement du secteur public»

Hadj

Formation au profit des groupes d’encadrement

Du 28 au 31 octobre

Seconde édition du Salon Filaha 2007

Environnement

Trois nouveaux métiers introduits

Impôts, inflation, logement

Ce qui nous attend en 2008

Réforme du FMI

Les réserves de l’Algérie

Mines

Conférence internationale en décembre

 

 22/10/07

 

  Budget en hausse pour le ministère de l’Intérieur

Nouveaux passeports et cartes d’identité en 2008

Le projet portant sur la mise en service de la carte nationale et du passeport biométriques connaît une accélération. La circulation de ces nouveaux documents, très sécurisés d’ailleurs, est prévue au plus tard pour l’année prochaine.

Les préparatifs semblent prendre forme et vont dans le sens de la concrétisation réelle de ce vieux projet. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration faite hier par Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales lors de l’exposé qu’il a fait, avant-hier, devant les membres de la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) concernant le budget de son secteur. Plusieurs projets liés aux infrastructures et aux équipements de ce secteur ont été évoqués lors de cette rencontre où le ministre a souligné «la finalisation prochaine des projets du passeport et de la carte d’identité biométriques» souligne le communiqué rendu public hier par l’APN.

Un vif débat a eu lieu suite au lancement, il y a quelques mois, d’un appel d’offres par le ministère de l’Intérieur qui n’a toujours pas tranché sur le choix de l’entreprise qui mènera à bon port ce projet. La société HB Technology a été l’une des entreprises qui s’est proposée pour prendre en charge ce projet. Par ailleurs, le ministre a justifié l’augmentation du budget de fonctionnement à hauteur de  9,74 % de son secteur par la nécessité et le besoin de l’élargissement des réseaux d’implantation de la Gendarmerie nationale et des sûretés de daïras et l’équipement de ses structures de moyens modernes. Cela servira aussi au recrutement de 16 000 policiers et la formation des cadres de l’administration générale, notamment les walis, les chefs de daïras et autres secrétaires généraux des Assemblées populaires communales.

Le ministre a évoqué également les dotations des fonds des risques naturels et de l’indemnisation des victimes du terrorisme. Il a révélé, par ailleurs, la baisse considérable du budget d’équipement en soulignant que celui-ci  sera consacré essentiellement au renforcement et à la rénovation des sièges des communes et aux préparatifs liés au lancement de l’expérience de la e-administration au niveau des collectivités locales. Il s’agit également de l’équipement du Centre national de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), la réfection du siège de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il annonce, enfin, l’ouverture d’un nouveau siège de cette ENA dans la région de Ouled Fayet. 

Par Nouria B.

 

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Ancien compagnon de Hassan Hattab

Prochain procès de Mokhtar Belmokhtar à Ghardaïa

L’ancien «émir» de la zone 9 du GSPC, dans le désert algérien, Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbès, alias Laouer, sera jugé par contumace, fort probablement durant la troisième session criminelle pour l’année 2007 ouverte samedi dernier à la cour de Ghardaïa. Cet ancien compagnon de Hassan Hattab, alias Abou Hamza, ancien «émir» national de cette organisation terroriste qui sera, lui, jugé le 4 novembre prochain au tribunal criminel près la cour d’Alger, est poursuivi  dans cette affaire pour «meurtre, destruction des biens et constitution d’un groupe terroriste». Il s’agit, peut-être, de la constitution en 1998 du GSPC dans les monts Oustili, dans la wilaya de Batna. Ont participé à la création de cette organisation terroriste d’autres éléments dont Hassan Hattab, Amari Saifi, alias Abderrazak El Para et Nabil Sahraoui, alias Abou Ibrahim qui d’est vu «rétrogradé» en étant désigné chargé des relations extérieures du GSPC après avoir été «émir» au GIA. C’est à la suite de dissensions enregistrées à l’intérieur de cette organisation terroriste, du temps où cette organisation était dirigée par Antar Zouabri, que ce «congrès» a été organisé pour la création du GSPC. Ce dont Nabil Sahraoui n’aurait jamais pardonné à Hassan Hattab, le condamnant à mort, sous prétexte qu’il a exprimé son adhésion à la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, après le départ d’Abou Hamza de cette organisation terroriste.

Khaled Abou El Abbes était avec Abderrazak El Para, dans le désert malien, en compagnie d’un certain Ayoub et d’une quarantaine de terroristes, en présence de Abou Ahmed, un yéménite, émissaire d’Al Qaida, avant le retour de ce groupe, en Algérie, au cours du mois du ramadhan de n’an 2002. Auparavant, des compagnons de Mokhtar Belmokhtar avaient informé Abderrazak El para de la présence de ce yéménite parmi eux, expliquent des sources judiciaires. Cet ancien «émir» de la zone 5 du GSPC avait demandé à rencontrer cet émissaire d’Al Qaïda, contactant Khaled Abou El Abbès, par téléphone cellulaire, ajoutent ces sources. Ce yéménite avait été abattu, à Batna, par des militaires lors d’une embuscade tendue par l’ANP à ce groupe terroriste. Mokhtar Belmokhtar, natif de Ménéa, dans la wilaya de Ghardaïa, qui accompagnait Abderrazak El Para au Mali et au Niger pour l’achat d’armes et de munitions, tendait des guet-apens à des touristes et à des ressortissants algériens, leur subtilisant leurs véhicules vendus, ensuite, dans ces pays dans le but de financer l’achat de ces armes et munitions. Il serait, également, poursuivi pour le dépôt d’explosifs dans une bâtisse, dans cette wilaya, entraînant la mort de personnes. Khaled Abou El Abbès serait, actuellement, selon Mossaâb Abou Daoud, son successeur au désert algérien, repenti, menacé par l’actuel «émir» national du GSPC, Abou Mossaâb Abdelouadoud.

Il est à noter que Mokhtar Belmokhtar et Hassan Hattab partagent un autre point en commun, celui d’être condamnés les deux à la peine de 20 ans de prison ferme chacun, par le tribunal criminel près la cour de Batna.

Il est à noter en outre que 27 affaires mettant en cause 72 accusés dont deux femmes, seront traitées durant cette troisième session criminelle, dont des affaires relatives à «l’atteinte à la pudeur, la commercialisation de drogue, constitution d’association de malfaiteurs et vol qualifié, violation de domicile et vol, incendie volontaire,  contrefaçon et faux et usage de faux billets de banque et de documents administratifset kidnapping et tentative de meurtre».

Par M. Abi

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Selon le directeur du réseau d’exploitation de la BNA

«Abderrahmane Achour était endetté de 65 milliards»

Lors de son audition par le juge d’instruction près la troisième chambre du tribunal de Sidi M’hamed, dans le cadre de l’instruction judiciaire de l’affaire de dilapidation de

3 200 milliards de centimes d’agences de la Banque nationale d’Algérie (BNA), M.A., directeur du réseau d’exploitation Zighout-Youcef 194 de cette banque, a annoncé que Abderrahmane Riyad Achour, principal accusé dans cette affaire, était endetté de la somme de la somme de 650 millions de dinars de l’agence BNA de Koléa.

Il a rejeté, au début de cette audition, les accusations portées à son encontre. «Je nie, catégoriquement, les faits qui me sont reprochés, qui portent sur le détournement de deniers publics et la falsification de documents bancaires», ajoutant que «tout ce qu’il y a, c’est que j’exerce en tant que directeur du réseau d’exploitation à la Banque nationale d’Algérie Zighout Youcef (et que) mes missions sont de contrôler tous les documents qui me parviennent, chaque mois, des agences, en ce qui concerne les comptes bancaires des clients qui ont bénéficié de crédits de la banque». Ce directeur de réseau d’exploitation explique par ailleurs que dans le cadre de ses missions, il est informé de cas de payement immédiat de chèques pour des sommes d’argent «comme je reçois toutes les informations particulières concernant les agences relatives à de l’argent lié à des activités commerciales et, également, des cas de sortie de sommes d’argent des agences, comme je reçois des agences des dossiers de crédits.» «Pour ce qui est des faits liés à cette affaire, le dénommé Abderrahmane Achour est une personne que je connais, d’un côté, parce qu’il est de la même région, et je le connais, d’un autre côté comme client depuis l’année 2000, quand il a déposé une demande pour l’obtention d’un crédit à l’agence de Bouzaréah. Ce dossier a été soumis à la commission crédits, au niveau de la direction régionale Zighout Youcef et, après étude de ce dossier, nous avons présenté une opposition sur la base d’informations qui nous sont parvenues de l’agence de Ain Benian où il y avait un problème avec le dénommé Abderrahmane Achour qui était endetté (vis-à-vis de cette agence bancaire) de la somme de 650 millions de dinars», ajoute-t-il. Le directeur du réseau d’exploitation Zighout Youcef 194 de la BNA lance, par ailleurs,

qu’«en ce qui concerne les comptes bancaires que le dénommé Abderrahmane Achour a ouvert au niveau de l’agence de Bouzaréah, en septembre 2000, cela n’engage pas ma responsabilité parce que ce dernier a procédé à des transactions avec des comptes bancaires pour ce qui est des chèques, tandis que mes prérogatives se rapportent aux cas de crédits, seulement, (et) Abderrahmane Achour n’a bénéficié d’aucun crédit». «Compte tenu de cela, je nie ma responsabilité par rapport à ces faits», ajoute-t-il et déclare que «je n’ai pas été informé, en ma qualité de directeur régional, des chèques sans provision (et) par le directeur de l’agence concernée». Il ajoute que «le directeur de l’agence de Bouzaréah, le dénommé O.T., ne m’a pas informé, même pas par téléphone», accusant ce dernier de «ne pas avoir dénoncé cette opération», en notant que «cette situation a persisté même à l’époque de la dénommée A.M., directrice de l’agence de Bouzaréah, par intérim (et) que pour ces raisons, je nie les accusations qui me sont adressées, comme j’ai effectué une opération de contrôle de l’agence de Bouzaréah en l’année 2004 et je n’ai enregistré aucune infraction, même chose en l’année 2005».

Par M. Abi

 

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Un chauffeur dans une des sociétés témoigne

«On m’a demandé de me taire...»

Interrogé par la brigade économique et financière (BEF) de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger, dans le cadre de cette affaire de dilapidation, M.M. a declaré aux enquêteurs que «j’exerçais en tant que chauffeur dans la société Scorpion nord, appartenant au dénommé Abderrahmane Achour et gérée par le dénommé D.S., durant la période allant de l’année 2003 à ce jour (2005, Ndlr)». «J’ai obtenu ce poste d’emploi à la demande de la dénommée S.S. (qu’il dit proche à lui, par alliance), qui occupait le poste de chef de service de l’agence Bouzaréah de la Banque nationale d’Algérie», ajoute-t-il. «J’ai commencé mon travail, comme chauffeur, directement avec R.A. qui présidait la Société National A+, propriété de Abderrahmane Achour. R.A.», note-t-il, et de poursuivre que «R.A. m’a désigné chauffeur pour la dénommée H.M., chargée par lui des affaires bancaires, au niveau des agences Bouzaréah de la Banque nationale d’Algérie et du Crédit populaire d’Algérie. Pour rappel, à chaque fois que je l’accompagnais à ces deux agences, elle sortait avec une valise pleine, mais j’ignore les sommes qu’elle a retirées», lance-t-il. «A son tout, R.A. m’a remis des bons de caisse, à deux reprises, le premier d’une somme de 10 000 000,00 DA et le deuxième d’une somme de 3 000 000,00 DA que j’ai encaissés, en espèces, de l’agence Cherchell de la Banque nationale d’Algérie, en juillet 2005. Lorsque je m’étais présenté à cette agence pour le retrait d’argent, la préposée au guichet m’a interrogé sur la provenance de ces bons de caisse. Et j’ai refusé de répondre. Je lui ai remis, en contrepartie, une copie de mon permis de conduire et le directeur de cette agence, qui était en compagnie d’une autre personne, m’a remis cet argent», ajoute-t-il. En réponse à une question des enquêteurs de la BEF, ce chauffeur a répondu que «j’ai oublié de vous dire que R.A. m’a demandé de n’informer personnellement sur la provenance de ces bons de caisse à la banque, comme j’ai remis deux chèques d’une somme de 7 000 000,00 DA au bénéfice de comptes bancaires d’une société gérée par R.A., au niveau de l’agence de la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance, sise la rue Ben M’Hidi, l’année passée». Il a  ajouté qu’ «à la demande de R.A., j’ai procédé à l’achat de plusieurs voitures, en espèces ou avec des chèques bancaires de la Banque nationale d’Algérie, je me rappelle : par chèques cinq voitures de marque Peugeot 406, d’une valeur de

1 770 000 DA, chacune, stationnées au parking 2000 du sanctuaire des Martyrs (Riadh El Feth), dans la zone de sa société Rym Car, une voiture de marque Peugeot 407, d’une valeur de 2 200 000, 00 D.A., au nom de l’épouse de Achour, deux voitures, la première de marque Kangoo et la deuxième de marque Citroën C 03, de valeurs respectives, en espèces, de 1 400 000,00 DA et la deuxième 1 040 000,00 DA, enregistrées au nom de H.M., et deux voitures de marque Renault Clio, d’une valeur de 1 240 000 DA et 1 300 000 DA, l’une au nom de A.M. (directrice, par intérim, de l’agence BNA de Bouzaréah, Ndlr)».           

M. A.

 

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Investigations de la brigade économique et financière

Un patrimoine peu négligeable

En application des instructions du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed enregistrées sous le numéro de référence 1622/05, du 25 octobre 2005, relatives au recensement de l’ensemble des biens immobiliers et autres, ainsi que les comptes bancaires existants au niveau national, appartenant aux personnes impliquées dans l’affaire de dilapidation de

3 200 milliards de centimes d’agences BNA, l’estimation de leurs valeurs financières et l’enregistrement de tout document pouvant servir à l’instruction, des éléments de la brigade économique et financière (BEF), relevant de la SWPJ (police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger) s’étaient déplacés à Oued Mazafran, daïra de Koléa. Ces éléments de la BEF ont commencé par visiter le site accueillant le siège de l’entreprise «béton Mazafran» qui serait dirigée, selon les policiers, par B.S., commerçant. Ce dernier n’avait pas été trouvé sur place, considéré comme étant en état de fuite, à l’époque. Les policiers y ont trouvé quelques travailleurs et ont recensé une centrale à béton, cinq camions de marque Hyundai et deux camions de transport de béton de marque Renault. Ces éléments de la BEF s’étaient déplacés à oued Kébir où se trouve le siège de la Sarl National A+, gérée par R.A., commerçant, autre accusé dans cette affaire, considéré, lui également, comme étant en état de fuite, à l’époque. Les policiers y ont trouvé dix camions, trois compacteurs et un centre de production de goudron. Ils se sont ensuite présentés au siège de la Sarl Scorpion, se trouvant à la même adresse, gérée par D.S., commerçant, accusé dans cette affaire, interrogé dans le cadre de l’enquête sur cette affaire de dilapidation. Ils y ont trouvé un centre de fabrication de goudron et dix camions de dimensions et de marques différentes. Dans le cadre de cette mission, ces éléments de la BEF s’étaient déplacés au siège de l’entreprise Transport bleu, appartenant à Abderrahmane Achour et gérée par le dénommé Abbès. Là, les policiers ont enregistré l’existence de 40 camions de gros tonnage tracteurs de dimensions différentes et un nombre de voitures utilitaires, de petites dimensions. Poursuivant leur mission, les éléments de la BEF s’étaient déplacés au siège du complexe d’emballage africain, à la même adresse, géré par T.S. Les policiers ont enregistré, au siège de cette entreprise des appareils de différentes dimensions et marques.

M. A.

 

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Recherche au sujet des attentats de Madrid

Un terroriste algérien tué en Irak

Selon le quotidien espagnol El Pais, un individu de nationalité algérienne, suspecté d’avoir joué un rôle-clé dans l’attentat de Madrid de 2004 a été tué en Irak, suite à une opération de bombardement de l’armée américaine. L’information a été donnée par les enquêteurs espagnols, à partir d’éléments fournis par divers services de renseignement étrangers, rapportant que Daoud Ouhnane serait mort en Irak en novembre 2006.

Cette information était contenue dans un rapport jusque-là secret. Le rapport ajoute que suite à l’attentat de Madrid, commis le 11 mars 2004, Ouhnane a quitté le pays, mais est resté en contact avec des présumés extrémistes islamistes résidant en Catalogne, en 2005 et en 2006.

Durant cette même enquête,un autre ressortissant maghrébin, le marocain Mohamed Afalah, serait lui aussi mort, après avoir commis un attentat suicide en Irak en 2005.

Durant les deux dernières années, ajoute El Pais, des dizaines d’islamistes ont été arrêtés par la police espagnole qui les suspectait d’avoir trempé dans le recrutement de djihadistes au sein de filières irakiennes.

R. N.

 

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Hamid Temmar à Alger Industries 2007

«Un prochain redéploiement du secteur public»

C’est ce qu’a annoncé hier Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements en marge de la cérémonie d’ouverture du premier Salon international «Alger Industries 2007», au Palais des expositions.

Après  que le plan d’action de la mise en œuvre eut été déjà adopté par le gouvernement il y a un mois ou deux, La stratégie industrielle  est actuellement en phase de la mise en place des feuilles de route des différents groupes de travail qui ont eu pour mission, chacun, de se pencher sur une politique bien précise en rapport avec la promotion et le développement de l’industrie. C’est ce qu’a annoncé hier, Abdelhamid Temmar ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements en marge de la cérémonie d’ouverture du premier Salon international «Alger Industries 2007», au Palais des expositions. Toujours à ce propos, M Temmar a souligné que les feuilles de route «qu’il aura à valider dans les prochains jours, porteront sur les politiques à suivre pour les prochains six mois,  année et même pour  les deux ans à venir». Aujourd’hui a-t-il ajouté, chaque groupe de travail, qui associe des membres et de son ministère  et d’autres ministères en plus d’opérateurs économiques, consultants et experts, «est équipé de tous les moyens et dispositifs pour mener à bien la mise en œuvre de sa politique». Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a annoncé par ailleurs, un «prochain redéploiement dans les capitaux du secteur public marchand». Il a tenu  par ailleurs à préciser qu’il entend par secteur public marchand, tout ce qui n’est pas Epic, ni entreprises d’utilité publique. Ce redéploiement a-t-il dit, «a fait déjà  l’objet d’une première présentation au chef de l’Etat, cela avant

d’ajouter que  le gouvernement doit rediscuter très sérieusement des propositions en rapport et qui sont déjà très avancées».  Pour ce qui est de la  première édition du «Salon Alger Industries», qui s’est ouvert et  pour trois jours à partir d’hier au Palais des expositions de la Safex aux Pins maritimes, il y a lieu de savoir que ce salon, qui a été inauguré par le ministre de l’Industrie a vu la participation de 95 exposants, dont 50 participants étrangers. La manifestation qui est dédiée  à l’industrie de l’amont à l’aval, est  organisée par la société BATIMATEC EXPO, en partenariat avec la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie et la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence. Il s’agit, selon les organisateurs, d’un «rendez-vous entre les industriels nationaux et étrangers et une occasion pour explorer les opportunités d’investissement, développer des relations commerciales, consolider des partenariats et s’informer des tendances dans les secteurs en pleine mutation».  C’est ce que confirme d’ailleurs M Temmar  à la presse en précisant par ailleurs qu’actuellement il est question de se positionner dans un marché euro-méditerranéen et que «si les entrepreneurs algériens ne prennent pas les choses en main pour une meilleure production, ils ne pourront jamais faire face à la concurrence». Ceci dit, il rappellera que l’Etat déploie tous les moyens pour une mise à niveau ambitieuse  en faveur des entreprises algériennes.            

Par Habiba Ghrib

 

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Hadj

Formation au profit des groupes d’encadrement

L’ensemble des groupes chargés de l’organisation du hadj pour l’année en cours bénéficieront d’une formation sur les missions qui leur seront confiées, a affirmé samedi à Alger le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah. Présidant l’ouverture d’une session de formation au profit des encadreurs accompagnateurs des hadjis pour la saison 2007-2008, le ministre a souligné que «chacun de ces groupes bénéficiera d’une session de formation et d’information sur les tâches à assumer dans le cadre de la mission du hadj».  L’opération qui démarre avec la session de formation lancée ce samedi au profit de 156 accompagnateurs (imams), «profitera dans les prochains jours aux autres groupes», a-t-il expliqué. Lancée lors de la saison écoulée, l’expérience de l’envoi d’imams chargés de l’encadrement de l’opération du hadj et répartis sur les commissions des fetwas, d’orientation et d’accompagnement vise, a ajouté le ministre, à «assurer une meilleure prise en charge des hadjis en veillant à leur sécurité et en leur évitant de faire des erreurs dans l’accomplissement des rites du hadj». Appelant ces imams à s’acquitter de leurs tâches avec dévouement et abnégation, M. Ghlamallah a indiqué que chaque accompagnateur est invité à la fin de sa mission à «présenter un rapport portant sur toutes les informations qui puissent aider à l’évaluation de l’expérience de l’envoi d’imams en tant qu’accompagnateurs», avant d’ajouter que «le ministère souhaiterait poursuivre l’opération». A l’adresse des imams présents, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de se conformer «aux orientations portées sur le guide du hadji élaboré par le ministère des Affaires religieuses». Sur un autre registre, M. Ghlamallah a relevé que dans le cadre de la prise en charge des hadjis et en coordination avec le ministère de la Santé, il a été décidé que «le livret médical ne serait délivré qu’une fois passée la visite médicale». De son côté, le directeur des wakfs, du hadj et de la omra au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, Belkacem Boukherrouta, a indiqué qu’une série de sessions de formation suivront cette rencontre, en précisant que «la première concernera les encadreurs chargés de l’hébergement, tandis que la deuxième bénéficiera à la mission médicale composée de 120 personnes entre médecins et infirmiers, la troisième étant destinée au groupe des aéroports». «Les hadjis algériens rejoindront cette année les Lieux saints à partir de 12 aéroports. Le premier départ s’effectuera le 24 novembre prochain», a-t-il tenu à préciser. Le quota de hadjis attribué à l’Algérie a atteint les 35 900 hadjis, enregistrant une hausse de 900 hadjis par rapport à celui de l’année dernière, a fait observer le même responsable. Par ailleurs, les participants à cette session de formation de deux jours s’attelleront à prendre connaissance de leurs tâches, au titre de la mission du hadj, qui commencent dès l’embarquement à bord de l’avion, chaque vol étant encadré par un accompagnateur.

R. N.

 

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Du 28 au 31 octobre

Seconde édition du Salon Filaha 2007

Se voulant un forum de concertation et de promotion de l’agriculture, dans le plus large sens du terme, le 2e Salon Filaha de l’agriculture et de production et technologies agricoles se déroulera du 28 au 31 octobre dans l’enceinte du Palais des expositions des Pins maritimes, à l’est d’Alger.

M. Amine Bensemane, le président de Filaha s’est, avec quelques-uns de ses collaborateurs, longuement étalé sur les objectifs recherchés à travers l’organisation de cette manifestation qui a pour vocation désormais de se tenir chaque année.  Ouverte exclusivement aux professionnels, représentés par des agriculteurs, ingénieurs, cadres agricoles, chercheurs et investisseurs, Filaha 2007, dont les organisateurs s’attendent à ce qu’elle soit visitée par environ 10 000 personnes, va regrouper 150 exposants rassemblés sur une superficie de

8 000 m2. Les secteurs de l’oléiculture, de la culture du palmier dattier, de la vitiviniculture et de l’agro-industrie y seront tout particulièrement mis en valeur. 

A un moment où de sérieuses turbulences sont observées sur le marché national en matière de production et de distribution de certains produits stratégiques de large consommation, à l’image, par exemple, des farine et semoule et de la pomme de terre, il est apparu utile aux organisateurs de cette exposition d’organiser en marge du déroulement de ce salon, un cycle de conférences-débats centrés sur une série de sujets sensibles. C’est ainsi que seront traités, par le biais de plusieurs interventions, divers thèmes se rapportant successivement à la démarche visant à atténuer la crise céréalière en Algérie et aux actions à entreprendre pour maîtriser les leviers de production de la pomme de terre. Les énergies renouvelables en tant que challenge pour l’agriculture, l’utilisation intelligente des produits phytosanitaires, des engrais et de l’irrigation comme autant d’atouts pour augmenter la productivité ainsi que la protection du milieu agricole figurent parmi les thèmes généraux qui seront décortiqués durant ces conférences. Suite à des questions posées par les représentants des médias, des spécialistes de questions agricoles sont intervenus, soit pour considérer que l’Algérie n’a pas fait tous les efforts pour valoriser ses potentialités agricoles, soit alors pour observer qu’aussi longtemps que n’aura pas été réglé l’épineux problème du foncier agricole, il est hasardeux d’évoquer une éventuelle relance du secteur de l’agriculture. Résumant la situation, le président de l’association d’agriculteurs Agro-AID a estimé qu’il est difficile de reprendre la situation

«après tant d’années de laisser-aller». Concernant justement cette question, un ancien cadre du ministère de l’Agriculture a préconisé la création d’un marché du foncier agricole qui, dira-t-il un peu plus loin, est à la base même de tout développement du secteur de l’agriculture en Algérie.

Par Ahmed Mahieddine

 

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Environnement

Trois nouveaux métiers introduits

Un seminaire international sur les perspectives d’emploi dans les métiers de l’environnement s’est ouvert hier au siège de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de Birkhadem sous l’égide du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, El Hadi Khaldi et avec la participation des experts allemands. Des représentants de l’IFP ont, lors de ce séminaire, révélé  que de nouveaux métiers ont été introduits en Algérie et qui concernent dans un  premier temps la prise en charge du milieu d’environnement. Ainsi et selon M. Chérifi, inspecteur central de l’IFP, trois nouvelles spécialités ont été rajoutées depuis 2003 au secteur de la formation professionnelle dans notre pays et concernent le développent durable de notre environnement territorial. Cela dit, des techniciens supérieurs spécialisés respectivement dans trois métiers, la gestion des eaux usées (l’évacuation des canalisations et leur entretien), la gestion des déchets (le recyclage des déchets) et la gestion des déchets spéciaux (qui concerne les déchets souterrains et les déchets chimiques) sera assurée potentiellement. Par ailleurs, quelque 3 450  jeunes stagiaires ont bénéficié depuis l’année 2003 à ce jour de différentes spécialités durant leur apprentissage mais il se trouve qu’aujourd’hui et selon

M. Chérifi que la plupart de ces TS, une fois leur stage  terminé, n’ont pas été embauchés dans des entreprises, et cela a créé quelque part un problème qui dérange avant tout le ministère de la Formation professionnelle mais ce dernier reste malgré tout très optimiste dans l’avenir d’autant plus que ce genre de spécialité sera très convoité, notamment par les communes et les entreprises chargées de veiller sur ce secteur. Toujours dans cet ordre d’idées, quelque 25 enseignants de l’IFP ont bénéficié, à leur tour, d’un recyclage très pointu en Allemagne au début de cette année dans le cadre d’un partenariat qui existe entre l’Algérie et l’Allemagne. Cette formation bénéfique qui répond aux besoins de la technologie moderne et les derniers progrès qu’a connus ce secteur, surtout dans les pays développés, est pour ces enseignants une belle opportunité et qui a permis en outre de former des centaines d’apprentis avec des normes très avancées.

Sofiane Abi

 

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Impôts, inflation, logement

Ce qui nous attend en 2008

Les concepteurs du projet de texte ont en outre maintenu inchangé le prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars pour l’établissement du budget de l’Etat.

Le projet de loi de finances pour 2008, qui sera examiné dans les prochaines semaines en session plénière de l’APN, prévoit l’engagement d’une importante enveloppe budgétaire pour la poursuite de la réalisation du Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC), et introduit de nouvelles mesures de réduction de la pression fiscale, d’encouragement de l’activité économique et de soutien à l’accès des ménages au logement.

Les concepteurs de ce projet de loi de finances signalent, toutefois, que le budget de l’Etat pour l’exercice prochain demeurera «fortement sollicité» au double plan des dépenses de fonctionnement et des investissements publics induisant des «équilibres budgétaires tendus» nécessitant impérativement le recours aux disponibilités du Fonds de régulation des recettes (FRR) pour le financement du déficit global du Trésor. Ce même fonds sera également sollicité pour le désendettement interne de l’Etat, ajoutent-ils. Sur le plan économique international, il est également souligné que ce projet de loi intervient dans un contexte marqué par une reprise sensible de la croissance économique mondial mais aussi par les «incertitudes qui pèsent sur les comportements monétaires de nos principales monnaies de facturation que sont l’euro et le dollar US».

Le cadrage macro-économique de ce projet de loi n’a pas fondamentalement changé comparativement à ceux des dernières lois de finances en raison de la solide stabilité macroéconomique et financière du pays observée depuis plusieurs années. Les concepteurs du projet de texte ont en outre maintenu inchangé le prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars, pour l’établissement du budget de l’Etat.  Les auteurs du projet de loi de finances préviennent que des risques inflationnistes pèseront, en 2008, sur le niveau général des prix à la consommation. Ils attribuent les facteurs inflationnistes à l’application notamment du nouveau système de rémunération dans la fonction publique et ses «effets de contagion» sur les rémunérations dans la sphère économique. «Facteurs générateurs de pression sur la demande domestique de consommation», expliquent-ils. Ils avancent, cependant, que ces risques seront atténués par la réduction des coûts douaniers (droits de douane et TVA à l’importation) en relation avec la 2e phase de démantèlement tarifaire retenue dans l’accord d’association avec l’Union européenne. Cette baisse des tarifs douaniers oscillera entre 10% et 30% en 2008.

Sur le plan budgétaire, il est prévu des recettes de 1.924 milliards de DA (+5,1% par rapport à la loi de finances 2007) et des dépenses de 4.322,9 milliards de DA (+9,5%) se répartissant en 2.018 milliards de DA pour le fonctionnement et en 2.304,9 milliards de DA pour l’équipement. Pour le troisième exercice consécutif, le budget d’équipement dépassera ainsi nettement le budget de fonctionnement.

Sur le plan législatif, le projet de loi de finances prévoit des mesures contribuant à la réduction de la pression fiscale, l’encouragement de l’activité économique, l’accès au logement pour les ménages ainsi que des mesures à la faveur des importateurs et des banques. Parmi les principales dispositions proposées par le projet de loi de finances 2008, l’on cite la bonification des taux d’intérêt des prêts accordés par les banques aux fonctionnaires pour l’acquisition d’un logement. Une bonification des taux d’intérêt (dans la limite de 2%) des prêts bancaires  (crédit inférieur ou égal à 2 millions de DA) consentis pour la reconstruction des habitations en remplacement des chalets installés suite au séisme de 1980 (Chlef, Aïn Defla, Tissemsilt et Tiaret) est également prévue, alors qu’une autre, dans la limite de 2% concernera les des prêts bancaires (inférieur ou égal à 1 million de DA) consentis aux propriétaires sinistrés des locaux à usage commercial, industriel ou artisanal dans les wilayas d’Alger et de Boumerdès détruits suite au séisme de mai 2003.

En matière de logement, et afin d’éviter toute spéculation, les logements sociaux cédés à leurs occupants ne peuvent être vendus par leurs propriétaires pendant une période qui ne saurait être inférieure à 15 ans. La loi de Finances 2008 introduira une exemption de la TVA des laits infantiles tant importés que fabriqués localement (actuellement soumis à un taux de 7%). En matière de révision de l’IRG, l’on note le relèvement du seuil non imposable de 60 000 DA à 120 000 DA/an  et une baisse du taux marginal supérieur de 40% à 35% proportionnellement  la baisse de l’IBS. Notons à ce sujet que la moins value attendue est estimée à 9,6 milliards de DA. Le texte introduit, par ailleurs, la non obligation pour les importateurs de marchandises, destinées à la revente en l’état, de se constituer en sociétés avec un capital social minimum. Il sera question aussi de l’insaisissabilité, par des tiers, des avoirs des banques et des établissements financiers abrités dans les comptes de règlement ouverts auprès de la Banque d’Algérie, afin d’assurer le bon fonctionnement des nouveaux systèmes de paiements. La loi de finances reconduira des dispositions relatives à la prise en charge par l’Etat des besoins en subventions des entreprises publiques destructurées.

La dette des APC enregistrée notamment envers la Cnep-banque lors de la réalisation des programmes de logements promotionnels dans les années 1980 et 1990 (encours des créances de la Cnep évalués à 150,5 milliards de DA à fin 2005) sera prise en charge par le budget de l’Etat. De même, le texte introduit une précision, jusque-là inexistante en matière d’importation, laquelle interdit l’importation de toutes les marchandises comportant faussement des indications faisant croire qu’elles sont d’origine algérienne. Il ordonne aussi la destruction des marchandises contrefaites.

Enfin, il faut savoir que l’année 2008 verra une hausse de 0,3 DA à 0,6 DA le litre de la taxe additionnelle sur le gas-oil et un doublement du tarif de la vignette des véhicules de tourisme à carburant diesel.

Par Amine B.

 

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Réforme du FMI

Les réserves de l’Algérie

Mohamed Leksaci, gouverneur de la Banque  d’Algérie, est intervenu samedi, devant le Comite monétaire et financier international (CMFI) du FMI, pour formuler certaines des réserves exprimées par les pays en développement face aux tentatives de réformes des institutions de Bretton Woods et plaider pour un traitement équitable de ces pays et le renforcement de leurs économies. Intervenant au nom du groupe formé par l’Afghanistan, le Ghana, l’Iran, le Maroc, le Pakistan, la Tunisie et l’Algérie, M. Leksaci a dit partager «la déception des autres pays en développement quant aux progrès réalisés à ce jour», dans les tentatives de réforme des institutions et les évolutions du cadre de leur action, appelant «toutes les parties à saisir cette opportunité unique pour restaurer de manière décisive la légitimité, la crédibilité et la relevance du FMI».

«Il est essentiel que le train de réformes résulte en une redistribution substantielle des parts de vote en faveur des pays en développement en tant que groupe et bénéficie aux plus dynamiques d’entre eux sans que cela se fasse aux dépens des autres pays du groupe», a indiqué le représentant régional auprès du CMFI. Il a formulé les mêmes réserves pour nombre de propositions avancées jusque-là pour adapter le FMI, qu’il s’agisse des quotes-parts, de la mise en place de nouveaux instruments de liquidité ou nouveau modèle de revenus, l’élargissement du droit de vote de base, la rationalisation des dépenses de l’institution, de l’assistance qui devrait être rendue payante, la surveillance des marchés, le traitement des crises et des récentes turbulences financières nées principalement sur le marché américain. «Les récentes consultations multilatérales représentent un pas en avant important à saluer, à condition que les intentions politiques, telles que déclarées, soient fermement mises en œuvre», a plaidé le Gouverneur de la Banque Centrale, mettant en avant l’impartialité dans l’application, la non imposition de nouvelles obligations aux pays membres, flexibilité et prise en compte des circonstances particulières des pays membres. Rejetant le caractère arbitraire de certaines propositions, parce que lésant les intérêts des pays en développement, il a clairement mis à l’indexe le fait que la structure de gouvernance actuelle du FMI est non viable et a sévèrement critiqué certaines des mesures en cours de discussions au sein des organes du FMI mais aussi de la Banque mondiale.

Estimant que la priorité de toute réforme est de ne pas se faire au dépens du volume et de la qualité des services que le FMI offre a ses membres, il s’est néanmoins catégoriquement opposé, par exemple, à la proposition de rendre payante l’assistance technique du FMI ou à la manière dont sont déterminées les quotes-parts ou opérées les réductions du budget de fonctions du Fonds.

«Pour que le train de réformes produise un résultat significatif, il faut qu’il incluse une formule simple, transparente et robuste et qui produise par elle-même les résultats escomptes, sans qu’il y ait besoin de filtres et de mécanismes d’ajustement additionnels», a-t-il soutenu, appelant également que des efforts soient consentis pour corriger la sous représentation de certaines régions, notamment l’Afrique et le Moyen-Orient, au niveau du personnel et de la direction du FMI.

A. B.

 

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Mines

Conférence internationale en décembre

La premiere conférence internationale sur les ressources minérales «CIRMA1» sera organisée du 2 au 4 décembre à l’hôtel Hilton (Alger), a-t-on appris auprès du ministère de l’Energie et des Mines, organisatrice de cette manifestation, la première du genre en Algérie. L’objectif de cette conférence, qui verra la participation des responsables et des  professionnels du secteur, est de permettre aux dirigeants et experts des compagnies nationales et internationales d’échanger leurs expériences et de discuter des opportunités de développement et d’investissement dans le secteur des mines en Algérie, selon la même source. Des thèmes sur la géologie et les ressources minérales en Algérie, la législation minière comparée, l’analyse des marchés des métaux et autres substances minérales dans le monde, et les modalités de financement des projets miniers et les garanties des investissements sont retenus pour cette conférence. En outre des sujets relatifs au développement durable et activités minières, aux expériences d’investisseurs miniers en Algérie, et aux ressources humaines en tant que facteur de développement seront débattus lors de cette conférence. Une exposition professionnelle sera organisée en marge de cet évènement afin de permettre aux institutions, organismes, entreprises et opérateurs de présenter les moyens et outils d’accompagnement des activités minières dans le but de développement durable. Outre l’organisation de rencontres d’affaires aux opérateurs pour les informer des opportunités d’investissement dans ce secteur, la conférence verra la tenue d’ateliers thématiques dédiés à l’examen de sujets particuliers, tels que les stratégies possibles de développement de l’activité d’exploration minière et des voies et moyens d’attirer l’investissement pour le développement des ressources minérales. Par ailleurs, l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) profitera de cet évènement pour lancer sa deuxième opération d’adjudication relative à 19 sites miniers situés dans le Hoggar (9 sites), le nord-est (5), le nord-ouest (4) et le sud-ouest (1). Les substances contenues dans ces sites sont l’or, le fer, le wolfram-étain, les métaux rares et le diamant dans le sud, ainsi que le cuivre, les poly métaux et le sel, selon cette agence. La première opération d’adjudication de titres miniers lancée en janvier 2007, concernait 18 sites et avait permis d’attribuer huit (8) sites en prospection sur neuf (9) proposés à sept (7) sociétés chinoises et une canadienne.

Par Amine B.

 

 

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