|
Budget
en hausse pour le ministère de l’Intérieur
Nouveaux
passeports et cartes d’identité en 2008
Le
projet portant sur la mise en service de la carte nationale et du
passeport biométriques connaît une accélération. La circulation de
ces nouveaux documents, très sécurisés d’ailleurs, est prévue au
plus tard pour l’année prochaine.
Les préparatifs
semblent prendre forme et vont dans le sens de la concrétisation
réelle de ce vieux projet. C’est du moins ce qui ressort de la
déclaration faite hier par Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de
l’Intérieur et des Collectivités locales lors de l’exposé qu’il a
fait, avant-hier, devant les membres de la commission des finances
et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) concernant le
budget de son secteur. Plusieurs projets liés aux infrastructures et
aux équipements de ce secteur ont été évoqués lors de cette
rencontre où le ministre a souligné «la finalisation prochaine des
projets du passeport et de la carte d’identité biométriques»
souligne le communiqué rendu public hier par l’APN.
Un vif débat a eu
lieu suite au lancement, il y a quelques mois, d’un appel d’offres
par le ministère de l’Intérieur qui n’a toujours pas tranché sur le
choix de l’entreprise qui mènera à bon port ce projet. La société HB
Technology a été l’une des entreprises qui s’est proposée pour
prendre en charge ce projet. Par ailleurs, le ministre a justifié
l’augmentation du budget de fonctionnement à hauteur de 9,74 % de
son secteur par la nécessité et le besoin de l’élargissement des
réseaux d’implantation de la Gendarmerie nationale et des sûretés de
daïras et l’équipement de ses structures de moyens modernes. Cela
servira aussi au recrutement de 16 000 policiers et la formation des
cadres de l’administration générale, notamment les walis, les chefs
de daïras et autres secrétaires généraux des Assemblées populaires
communales.
Le ministre a
évoqué également les dotations des fonds des risques naturels et de
l’indemnisation des victimes du terrorisme. Il a révélé, par
ailleurs, la baisse considérable du budget d’équipement en
soulignant que celui-ci sera consacré essentiellement au
renforcement et à la rénovation des sièges des communes et aux
préparatifs liés au lancement de l’expérience de la e-administration
au niveau des collectivités locales. Il s’agit également de
l’équipement du Centre national de recherche en astronomie,
astrophysique et géophysique (Craag), la réfection du siège de
l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il annonce, enfin,
l’ouverture d’un nouveau siège de cette ENA dans la région de Ouled
Fayet.
Par Nouria B.
Haut
Ancien compagnon de Hassan Hattab
Prochain procès
de Mokhtar Belmokhtar à Ghardaïa
L’ancien «émir» de
la zone 9 du GSPC, dans le désert algérien, Mokhtar Belmokhtar,
alias Khaled Abou El Abbès, alias Laouer, sera jugé par contumace,
fort probablement durant la troisième session criminelle pour
l’année 2007 ouverte samedi dernier à la cour de Ghardaïa. Cet
ancien compagnon de Hassan Hattab, alias Abou Hamza, ancien «émir»
national de cette organisation terroriste qui sera, lui, jugé le 4
novembre prochain au tribunal criminel près la cour d’Alger, est
poursuivi dans cette affaire pour «meurtre, destruction des biens
et constitution d’un groupe terroriste». Il s’agit, peut-être, de la
constitution en 1998 du GSPC dans les monts Oustili, dans la wilaya
de Batna. Ont participé à la création de cette organisation
terroriste d’autres éléments dont Hassan Hattab, Amari Saifi, alias
Abderrazak El Para et Nabil Sahraoui, alias Abou Ibrahim qui d’est
vu «rétrogradé» en étant désigné chargé des relations extérieures du
GSPC après avoir été «émir» au GIA. C’est à la suite de dissensions
enregistrées à l’intérieur de cette organisation terroriste, du
temps où cette organisation était dirigée par Antar Zouabri, que ce
«congrès» a été organisé pour la création du GSPC. Ce dont Nabil
Sahraoui n’aurait jamais pardonné à Hassan Hattab, le condamnant à
mort, sous prétexte qu’il a exprimé son adhésion à la charte
nationale pour la paix et la réconciliation nationale, après le
départ d’Abou Hamza de cette organisation terroriste.
Khaled Abou El
Abbes était avec Abderrazak El Para, dans le désert malien, en
compagnie d’un certain Ayoub et d’une quarantaine de terroristes, en
présence de Abou Ahmed, un yéménite, émissaire d’Al Qaida, avant le
retour de ce groupe, en Algérie, au cours du mois du ramadhan de
n’an 2002. Auparavant, des compagnons de Mokhtar Belmokhtar avaient
informé Abderrazak El para de la présence de ce yéménite parmi eux,
expliquent des sources judiciaires. Cet ancien «émir» de la zone 5
du GSPC avait demandé à rencontrer cet émissaire d’Al Qaïda,
contactant Khaled Abou El Abbès, par téléphone cellulaire, ajoutent
ces sources. Ce yéménite avait été abattu, à Batna, par des
militaires lors d’une embuscade tendue par l’ANP à ce groupe
terroriste. Mokhtar Belmokhtar, natif de Ménéa, dans la wilaya de
Ghardaïa, qui accompagnait Abderrazak El Para au Mali et au Niger
pour l’achat d’armes et de munitions, tendait des guet-apens à des
touristes et à des ressortissants algériens, leur subtilisant leurs
véhicules vendus, ensuite, dans ces pays dans le but de financer
l’achat de ces armes et munitions. Il serait, également, poursuivi
pour le dépôt d’explosifs dans une bâtisse, dans cette wilaya,
entraînant la mort de personnes. Khaled Abou El Abbès serait,
actuellement, selon Mossaâb Abou Daoud, son successeur au désert
algérien, repenti, menacé par l’actuel «émir» national du GSPC, Abou
Mossaâb Abdelouadoud.
Il est à noter que
Mokhtar Belmokhtar et Hassan Hattab partagent un autre point en
commun, celui d’être condamnés les deux à la peine de 20 ans de
prison ferme chacun, par le tribunal criminel près la cour de Batna.
Il est à noter en
outre que 27 affaires mettant en cause 72 accusés dont deux femmes,
seront traitées durant cette troisième session criminelle, dont des
affaires relatives à «l’atteinte à la pudeur, la commercialisation
de drogue, constitution d’association de malfaiteurs et vol
qualifié, violation de domicile et vol, incendie volontaire,
contrefaçon et faux et usage de faux billets de banque et de
documents administratifset kidnapping et tentative de meurtre».
Par M. Abi
Haut
Selon le directeur du réseau d’exploitation de la BNA
«Abderrahmane
Achour était endetté de 65 milliards»
Lors de son
audition par le juge d’instruction près la troisième chambre du
tribunal de Sidi M’hamed, dans le cadre de l’instruction judiciaire
de l’affaire de dilapidation de
3 200 milliards de
centimes d’agences de la Banque nationale d’Algérie (BNA), M.A.,
directeur du réseau d’exploitation Zighout-Youcef 194 de cette
banque, a annoncé que Abderrahmane Riyad Achour, principal accusé
dans cette affaire, était endetté de la somme de la somme de 650
millions de dinars de l’agence BNA de Koléa.
Il a rejeté, au
début de cette audition, les accusations portées à son encontre. «Je
nie, catégoriquement, les faits qui me sont reprochés, qui portent
sur le détournement de deniers publics et la falsification de
documents bancaires», ajoutant que «tout ce qu’il y a, c’est que
j’exerce en tant que directeur du réseau d’exploitation à la Banque
nationale d’Algérie Zighout Youcef (et que) mes missions sont de
contrôler tous les documents qui me parviennent, chaque mois, des
agences, en ce qui concerne les comptes bancaires des clients qui
ont bénéficié de crédits de la banque». Ce directeur de réseau
d’exploitation explique par ailleurs que dans le cadre de ses
missions, il est informé de cas de payement immédiat de chèques pour
des sommes d’argent «comme je reçois toutes les informations
particulières concernant les agences relatives à de l’argent lié à
des activités commerciales et, également, des cas de sortie de
sommes d’argent des agences, comme je reçois des agences des
dossiers de crédits.» «Pour ce qui est des faits liés à cette
affaire, le dénommé Abderrahmane Achour est une personne que je
connais, d’un côté, parce qu’il est de la même région, et je le
connais, d’un autre côté comme client depuis l’année 2000, quand il
a déposé une demande pour l’obtention d’un crédit à l’agence de
Bouzaréah. Ce dossier a été soumis à la commission crédits, au
niveau de la direction régionale Zighout Youcef et, après étude de
ce dossier, nous avons présenté une opposition sur la base
d’informations qui nous sont parvenues de l’agence de Ain Benian où
il y avait un problème avec le dénommé Abderrahmane Achour qui était
endetté (vis-à-vis de cette agence bancaire) de la somme de 650
millions de dinars», ajoute-t-il. Le directeur du réseau
d’exploitation Zighout Youcef 194 de la BNA lance, par ailleurs,
qu’«en ce qui
concerne les comptes bancaires que le dénommé Abderrahmane Achour a
ouvert au niveau de l’agence de Bouzaréah, en septembre 2000, cela
n’engage pas ma responsabilité parce que ce dernier a procédé à des
transactions avec des comptes bancaires pour ce qui est des chèques,
tandis que mes prérogatives se rapportent aux cas de crédits,
seulement, (et) Abderrahmane Achour n’a bénéficié d’aucun crédit».
«Compte tenu de cela, je nie ma responsabilité par rapport à ces
faits», ajoute-t-il et déclare que «je n’ai pas été informé, en ma
qualité de directeur régional, des chèques sans provision (et) par
le directeur de l’agence concernée». Il ajoute que «le directeur de
l’agence de Bouzaréah, le dénommé O.T., ne m’a pas informé, même pas
par téléphone», accusant ce dernier de «ne pas avoir dénoncé cette
opération», en notant que «cette situation a persisté même à
l’époque de la dénommée A.M., directrice de l’agence de Bouzaréah,
par intérim (et) que pour ces raisons, je nie les accusations qui me
sont adressées, comme j’ai effectué une opération de contrôle de
l’agence de Bouzaréah en l’année 2004 et je n’ai enregistré aucune
infraction, même chose en l’année 2005».
Par M. Abi
Haut
Un chauffeur dans une des sociétés témoigne
«On m’a demandé
de me taire...»
Interrogé par la
brigade économique et financière (BEF) de la police judiciaire de la
Sûreté de wilaya d’Alger, dans le cadre de cette affaire de
dilapidation, M.M. a declaré aux enquêteurs que «j’exerçais en tant
que chauffeur dans la société Scorpion nord, appartenant au dénommé
Abderrahmane Achour et gérée par le dénommé D.S., durant la période
allant de l’année 2003 à ce jour (2005, Ndlr)». «J’ai obtenu ce
poste d’emploi à la demande de la dénommée S.S. (qu’il dit proche à
lui, par alliance), qui occupait le poste de chef de service de
l’agence Bouzaréah de la Banque nationale d’Algérie», ajoute-t-il.
«J’ai commencé mon travail, comme chauffeur, directement avec R.A.
qui présidait la Société National A+, propriété de Abderrahmane
Achour. R.A.», note-t-il, et de poursuivre que «R.A. m’a désigné
chauffeur pour la dénommée H.M., chargée par lui des affaires
bancaires, au niveau des agences Bouzaréah de la Banque nationale
d’Algérie et du Crédit populaire d’Algérie. Pour rappel, à chaque
fois que je l’accompagnais à ces deux agences, elle sortait avec une
valise pleine, mais j’ignore les sommes qu’elle a retirées»,
lance-t-il. «A son tout, R.A. m’a remis des bons de caisse, à deux
reprises, le premier d’une somme de 10 000 000,00 DA et le deuxième
d’une somme de 3 000 000,00 DA que j’ai encaissés, en espèces, de
l’agence Cherchell de la Banque nationale d’Algérie, en juillet
2005. Lorsque je m’étais présenté à cette agence pour le retrait
d’argent, la préposée au guichet m’a interrogé sur la provenance de
ces bons de caisse. Et j’ai refusé de répondre. Je lui ai remis, en
contrepartie, une copie de mon permis de conduire et le directeur de
cette agence, qui était en compagnie d’une autre personne, m’a remis
cet argent», ajoute-t-il. En réponse à une question des enquêteurs
de la BEF, ce chauffeur a répondu que «j’ai oublié de vous dire que
R.A. m’a demandé de n’informer personnellement sur la provenance de
ces bons de caisse à la banque, comme j’ai remis deux chèques d’une
somme de 7 000 000,00 DA au bénéfice de comptes bancaires d’une
société gérée par R.A., au niveau de l’agence de la Caisse nationale
d’épargne et de prévoyance, sise la rue Ben M’Hidi, l’année passée».
Il a ajouté qu’ «à la demande de R.A., j’ai procédé à l’achat de
plusieurs voitures, en espèces ou avec des chèques bancaires de la
Banque nationale d’Algérie, je me rappelle : par chèques cinq
voitures de marque Peugeot 406, d’une valeur de
1 770 000 DA,
chacune, stationnées au parking 2000 du sanctuaire des Martyrs (Riadh
El Feth), dans la zone de sa société Rym Car, une voiture de marque
Peugeot 407, d’une valeur de 2 200 000, 00 D.A., au nom de l’épouse
de Achour, deux voitures, la première de marque Kangoo et la
deuxième de marque Citroën C 03, de valeurs respectives, en espèces,
de 1 400 000,00 DA et la deuxième 1 040 000,00 DA, enregistrées au
nom de H.M., et deux voitures de marque Renault Clio, d’une valeur
de 1 240 000 DA et 1 300 000 DA, l’une au nom de A.M. (directrice,
par intérim, de l’agence BNA de Bouzaréah, Ndlr)».
M. A.
Haut
Investigations de la brigade économique et financière
Un patrimoine
peu négligeable
En application des
instructions du procureur de la République près le tribunal de Sidi
M’hamed enregistrées sous le numéro de référence 1622/05, du 25
octobre 2005, relatives au recensement de l’ensemble des biens
immobiliers et autres, ainsi que les comptes bancaires existants au
niveau national, appartenant aux personnes impliquées dans l’affaire
de dilapidation de
3 200 milliards de
centimes d’agences BNA, l’estimation de leurs valeurs financières et
l’enregistrement de tout document pouvant servir à l’instruction,
des éléments de la brigade économique et financière (BEF), relevant
de la SWPJ (police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger)
s’étaient déplacés à Oued Mazafran, daïra de Koléa. Ces éléments de
la BEF ont commencé par visiter le site accueillant le siège de
l’entreprise «béton Mazafran» qui serait dirigée, selon les
policiers, par B.S., commerçant. Ce dernier n’avait pas été trouvé
sur place, considéré comme étant en état de fuite, à l’époque. Les
policiers y ont trouvé quelques travailleurs et ont recensé une
centrale à béton, cinq camions de marque Hyundai et deux camions de
transport de béton de marque Renault. Ces éléments de la BEF
s’étaient déplacés à oued Kébir où se trouve le siège de la Sarl
National A+, gérée par R.A., commerçant, autre accusé dans cette
affaire, considéré, lui également, comme étant en état de fuite, à
l’époque. Les policiers y ont trouvé dix camions, trois compacteurs
et un centre de production de goudron. Ils se sont ensuite présentés
au siège de la Sarl Scorpion, se trouvant à la même adresse, gérée
par D.S., commerçant, accusé dans cette affaire, interrogé dans le
cadre de l’enquête sur cette affaire de dilapidation. Ils y ont
trouvé un centre de fabrication de goudron et dix camions de
dimensions et de marques différentes. Dans le cadre de cette
mission, ces éléments de la BEF s’étaient déplacés au siège de
l’entreprise Transport bleu, appartenant à Abderrahmane Achour et
gérée par le dénommé Abbès. Là, les policiers ont enregistré
l’existence de 40 camions de gros tonnage tracteurs de dimensions
différentes et un nombre de voitures utilitaires, de petites
dimensions. Poursuivant leur mission, les éléments de la BEF
s’étaient déplacés au siège du complexe d’emballage africain, à la
même adresse, géré par T.S. Les policiers ont enregistré, au siège
de cette entreprise des appareils de différentes dimensions et
marques.
M. A.
Haut
Recherche au sujet des attentats de Madrid
Un terroriste
algérien tué en Irak
Selon le quotidien
espagnol El Pais, un individu de nationalité algérienne, suspecté
d’avoir joué un rôle-clé dans l’attentat de Madrid de 2004 a été tué
en Irak, suite à une opération de bombardement de l’armée
américaine. L’information a été donnée par les enquêteurs espagnols,
à partir d’éléments fournis par divers services de renseignement
étrangers, rapportant que Daoud Ouhnane serait mort en Irak en
novembre 2006.
Cette information
était contenue dans un rapport jusque-là secret. Le rapport ajoute
que suite à l’attentat de Madrid, commis le 11 mars 2004, Ouhnane a
quitté le pays, mais est resté en contact avec des présumés
extrémistes islamistes résidant en Catalogne, en 2005 et en 2006.
Durant cette même
enquête,un autre ressortissant maghrébin, le marocain Mohamed Afalah,
serait lui aussi mort, après avoir commis un attentat suicide en
Irak en 2005.
Durant les deux
dernières années, ajoute El Pais, des dizaines d’islamistes ont été
arrêtés par la police espagnole qui les suspectait d’avoir trempé
dans le recrutement de djihadistes au sein de filières irakiennes.
R. N.
Haut
Hamid Temmar à Alger Industries 2007
«Un prochain
redéploiement du secteur public»
C’est ce qu’a
annoncé hier Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la
Promotion des investissements en marge de la cérémonie d’ouverture
du premier Salon international «Alger Industries 2007», au Palais
des expositions.
Après que le plan
d’action de la mise en œuvre eut été déjà adopté par le gouvernement
il y a un mois ou deux, La stratégie industrielle est actuellement
en phase de la mise en place des feuilles de route des différents
groupes de travail qui ont eu pour mission, chacun, de se pencher
sur une politique bien précise en rapport avec la promotion et le
développement de l’industrie. C’est ce qu’a annoncé hier, Abdelhamid
Temmar ministre de l’Industrie et de la Promotion des
investissements en marge de la cérémonie d’ouverture du premier
Salon international «Alger Industries 2007», au Palais des
expositions. Toujours à ce propos, M Temmar a souligné que les
feuilles de route «qu’il aura à valider dans les prochains jours,
porteront sur les politiques à suivre pour les prochains six mois,
année et même pour les deux ans à venir». Aujourd’hui a-t-il
ajouté, chaque groupe de travail, qui associe des membres et de son
ministère et d’autres ministères en plus d’opérateurs économiques,
consultants et experts, «est équipé de tous les moyens et
dispositifs pour mener à bien la mise en œuvre de sa politique». Le
ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a
annoncé par ailleurs, un «prochain redéploiement dans les capitaux
du secteur public marchand». Il a tenu par ailleurs à préciser
qu’il entend par secteur public marchand, tout ce qui n’est pas Epic,
ni entreprises d’utilité publique. Ce redéploiement a-t-il dit, «a
fait déjà l’objet d’une première présentation au chef de l’Etat,
cela avant
d’ajouter que le
gouvernement doit rediscuter très sérieusement des propositions en
rapport et qui sont déjà très avancées». Pour ce qui est de la
première édition du «Salon Alger Industries», qui s’est ouvert et
pour trois jours à partir d’hier au Palais des expositions de la
Safex aux Pins maritimes, il y a lieu de savoir que ce salon, qui a
été inauguré par le ministre de l’Industrie a vu la participation de
95 exposants, dont 50 participants étrangers. La manifestation qui
est dédiée à l’industrie de l’amont à l’aval, est organisée par la
société BATIMATEC EXPO, en partenariat avec la Chambre française de
commerce et d’industrie en Algérie et la Chambre de commerce et
d’industrie de Marseille Provence. Il s’agit, selon les
organisateurs, d’un «rendez-vous entre les industriels nationaux et
étrangers et une occasion pour explorer les opportunités
d’investissement, développer des relations commerciales, consolider
des partenariats et s’informer des tendances dans les secteurs en
pleine mutation». C’est ce que confirme d’ailleurs M Temmar à la
presse en précisant par ailleurs qu’actuellement il est question de
se positionner dans un marché euro-méditerranéen et que «si les
entrepreneurs algériens ne prennent pas les choses en main pour une
meilleure production, ils ne pourront jamais faire face à la
concurrence». Ceci dit, il rappellera que l’Etat déploie tous les
moyens pour une mise à niveau ambitieuse en faveur des entreprises
algériennes.
Par Habiba
Ghrib
Haut
Hadj
Formation au
profit des groupes d’encadrement
L’ensemble des
groupes chargés de l’organisation du hadj pour l’année en cours
bénéficieront d’une formation sur les missions qui leur seront
confiées, a affirmé samedi à Alger le ministre des Affaires
religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah. Présidant
l’ouverture d’une session de formation au profit des encadreurs
accompagnateurs des hadjis pour la saison 2007-2008, le ministre a
souligné que «chacun de ces groupes bénéficiera d’une session de
formation et d’information sur les tâches à assumer dans le cadre de
la mission du hadj». L’opération qui démarre avec la session de
formation lancée ce samedi au profit de 156 accompagnateurs (imams),
«profitera dans les prochains jours aux autres groupes», a-t-il
expliqué. Lancée lors de la saison écoulée, l’expérience de l’envoi
d’imams chargés de l’encadrement de l’opération du hadj et répartis
sur les commissions des fetwas, d’orientation et d’accompagnement
vise, a ajouté le ministre, à «assurer une meilleure prise en charge
des hadjis en veillant à leur sécurité et en leur évitant de faire
des erreurs dans l’accomplissement des rites du hadj». Appelant ces
imams à s’acquitter de leurs tâches avec dévouement et abnégation,
M. Ghlamallah a indiqué que chaque accompagnateur est invité à la
fin de sa mission à «présenter un rapport portant sur toutes les
informations qui puissent aider à l’évaluation de l’expérience de
l’envoi d’imams en tant qu’accompagnateurs», avant d’ajouter que «le
ministère souhaiterait poursuivre l’opération». A l’adresse des
imams présents, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de se
conformer «aux orientations portées sur le guide du hadji élaboré
par le ministère des Affaires religieuses». Sur un autre registre,
M. Ghlamallah a relevé que dans le cadre de la prise en charge des
hadjis et en coordination avec le ministère de la Santé, il a été
décidé que «le livret médical ne serait délivré qu’une fois passée
la visite médicale». De son côté, le directeur des wakfs, du hadj et
de la omra au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs,
Belkacem Boukherrouta, a indiqué qu’une série de sessions de
formation suivront cette rencontre, en précisant que «la première
concernera les encadreurs chargés de l’hébergement, tandis que la
deuxième bénéficiera à la mission médicale composée de 120 personnes
entre médecins et infirmiers, la troisième étant destinée au groupe
des aéroports». «Les hadjis algériens rejoindront cette année les
Lieux saints à partir de 12 aéroports. Le premier départ
s’effectuera le 24 novembre prochain», a-t-il tenu à préciser. Le
quota de hadjis attribué à l’Algérie a atteint les 35 900 hadjis,
enregistrant une hausse de 900 hadjis par rapport à celui de l’année
dernière, a fait observer le même responsable. Par ailleurs, les
participants à cette session de formation de deux jours
s’attelleront à prendre connaissance de leurs tâches, au titre de la
mission du hadj, qui commencent dès l’embarquement à bord de
l’avion, chaque vol étant encadré par un accompagnateur.
R. N.
Haut
Du 28 au 31 octobre
Seconde édition
du Salon Filaha 2007
Se voulant un
forum de concertation et de promotion de l’agriculture, dans le plus
large sens du terme, le 2e Salon Filaha de l’agriculture et de
production et technologies agricoles se déroulera du 28 au 31
octobre dans l’enceinte du Palais des expositions des Pins
maritimes, à l’est d’Alger.
M. Amine Bensemane,
le président de Filaha s’est, avec quelques-uns de ses
collaborateurs, longuement étalé sur les objectifs recherchés à
travers l’organisation de cette manifestation qui a pour vocation
désormais de se tenir chaque année. Ouverte exclusivement aux
professionnels, représentés par des agriculteurs, ingénieurs, cadres
agricoles, chercheurs et investisseurs, Filaha 2007, dont les
organisateurs s’attendent à ce qu’elle soit visitée par environ 10
000 personnes, va regrouper 150 exposants rassemblés sur une
superficie de
8 000 m2. Les
secteurs de l’oléiculture, de la culture du palmier dattier, de la
vitiviniculture et de l’agro-industrie y seront tout
particulièrement mis en valeur.
A un moment où de
sérieuses turbulences sont observées sur le marché national en
matière de production et de distribution de certains produits
stratégiques de large consommation, à l’image, par exemple, des
farine et semoule et de la pomme de terre, il est apparu utile aux
organisateurs de cette exposition d’organiser en marge du
déroulement de ce salon, un cycle de conférences-débats centrés sur
une série de sujets sensibles. C’est ainsi que seront traités, par
le biais de plusieurs interventions, divers thèmes se rapportant
successivement à la démarche visant à atténuer la crise céréalière
en Algérie et aux actions à entreprendre pour maîtriser les leviers
de production de la pomme de terre. Les énergies renouvelables en
tant que challenge pour l’agriculture, l’utilisation intelligente
des produits phytosanitaires, des engrais et de l’irrigation comme
autant d’atouts pour augmenter la productivité ainsi que la
protection du milieu agricole figurent parmi les thèmes généraux qui
seront décortiqués durant ces conférences. Suite à des questions
posées par les représentants des médias, des spécialistes de
questions agricoles sont intervenus, soit pour considérer que
l’Algérie n’a pas fait tous les efforts pour valoriser ses
potentialités agricoles, soit alors pour observer qu’aussi longtemps
que n’aura pas été réglé l’épineux problème du foncier agricole, il
est hasardeux d’évoquer une éventuelle relance du secteur de
l’agriculture. Résumant la situation, le président de l’association
d’agriculteurs Agro-AID a estimé qu’il est difficile de reprendre la
situation
«après tant
d’années de laisser-aller». Concernant justement cette question, un
ancien cadre du ministère de l’Agriculture a préconisé la création
d’un marché du foncier agricole qui, dira-t-il un peu plus loin, est
à la base même de tout développement du secteur de l’agriculture en
Algérie.
Par Ahmed
Mahieddine
Haut
Environnement
Trois nouveaux
métiers introduits
Un seminaire
international sur les perspectives d’emploi dans les métiers de
l’environnement s’est ouvert hier au siège de l’Institut de
formation professionnelle (IFP) de Birkhadem sous l’égide du
ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, El
Hadi Khaldi et avec la participation des experts allemands. Des
représentants de l’IFP ont, lors de ce séminaire, révélé que de
nouveaux métiers ont été introduits en Algérie et qui concernent
dans un premier temps la prise en charge du milieu d’environnement.
Ainsi et selon M. Chérifi, inspecteur central de l’IFP, trois
nouvelles spécialités ont été rajoutées depuis 2003 au secteur de la
formation professionnelle dans notre pays et concernent le
développent durable de notre environnement territorial. Cela dit,
des techniciens supérieurs spécialisés respectivement dans trois
métiers, la gestion des eaux usées (l’évacuation des canalisations
et leur entretien), la gestion des déchets (le recyclage des
déchets) et la gestion des déchets spéciaux (qui concerne les
déchets souterrains et les déchets chimiques) sera assurée
potentiellement. Par ailleurs, quelque 3 450 jeunes stagiaires ont
bénéficié depuis l’année 2003 à ce jour de différentes spécialités
durant leur apprentissage mais il se trouve qu’aujourd’hui et selon
M. Chérifi que la
plupart de ces TS, une fois leur stage terminé, n’ont pas été
embauchés dans des entreprises, et cela a créé quelque part un
problème qui dérange avant tout le ministère de la Formation
professionnelle mais ce dernier reste malgré tout très optimiste
dans l’avenir d’autant plus que ce genre de spécialité sera très
convoité, notamment par les communes et les entreprises chargées de
veiller sur ce secteur. Toujours dans cet ordre d’idées, quelque 25
enseignants de l’IFP ont bénéficié, à leur tour, d’un recyclage très
pointu en Allemagne au début de cette année dans le cadre d’un
partenariat qui existe entre l’Algérie et l’Allemagne. Cette
formation bénéfique qui répond aux besoins de la technologie moderne
et les derniers progrès qu’a connus ce secteur, surtout dans les
pays développés, est pour ces enseignants une belle opportunité et
qui a permis en outre de former des centaines d’apprentis avec des
normes très avancées.
Sofiane Abi
Haut
Impôts, inflation, logement
Ce qui nous
attend en 2008
Les concepteurs du
projet de texte ont en outre maintenu inchangé le prix de référence
du baril de pétrole à 19 dollars pour l’établissement du budget de
l’Etat.
Le projet de loi
de finances pour 2008, qui sera examiné dans les prochaines semaines
en session plénière de l’APN, prévoit l’engagement d’une importante
enveloppe budgétaire pour la poursuite de la réalisation du
Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC), et
introduit de nouvelles mesures de réduction de la pression fiscale,
d’encouragement de l’activité économique et de soutien à l’accès des
ménages au logement.
Les concepteurs de
ce projet de loi de finances signalent, toutefois, que le budget de
l’Etat pour l’exercice prochain demeurera «fortement sollicité» au
double plan des dépenses de fonctionnement et des investissements
publics induisant des «équilibres budgétaires tendus» nécessitant
impérativement le recours aux disponibilités du Fonds de régulation
des recettes (FRR) pour le financement du déficit global du Trésor.
Ce même fonds sera également sollicité pour le désendettement
interne de l’Etat, ajoutent-ils. Sur le plan économique
international, il est également souligné que ce projet de loi
intervient dans un contexte marqué par une reprise sensible de la
croissance économique mondial mais aussi par les «incertitudes qui
pèsent sur les comportements monétaires de nos principales monnaies
de facturation que sont l’euro et le dollar US».
Le cadrage
macro-économique de ce projet de loi n’a pas fondamentalement changé
comparativement à ceux des dernières lois de finances en raison de
la solide stabilité macroéconomique et financière du pays observée
depuis plusieurs années. Les concepteurs du projet de texte ont en
outre maintenu inchangé le prix de référence du baril de pétrole à
19 dollars, pour l’établissement du budget de l’Etat. Les auteurs
du projet de loi de finances préviennent que des risques
inflationnistes pèseront, en 2008, sur le niveau général des prix à
la consommation. Ils attribuent les facteurs inflationnistes à
l’application notamment du nouveau système de rémunération dans la
fonction publique et ses «effets de contagion» sur les rémunérations
dans la sphère économique. «Facteurs générateurs de pression sur la
demande domestique de consommation», expliquent-ils. Ils avancent,
cependant, que ces risques seront atténués par la réduction des
coûts douaniers (droits de douane et TVA à l’importation) en
relation avec la 2e phase de démantèlement tarifaire retenue dans
l’accord d’association avec l’Union européenne. Cette baisse des
tarifs douaniers oscillera entre 10% et 30% en 2008.
Sur le plan
budgétaire, il est prévu des recettes de 1.924 milliards de DA
(+5,1% par rapport à la loi de finances 2007) et des dépenses de
4.322,9 milliards de DA (+9,5%) se répartissant en 2.018 milliards
de DA pour le fonctionnement et en 2.304,9 milliards de DA pour
l’équipement. Pour le troisième exercice consécutif, le budget
d’équipement dépassera ainsi nettement le budget de fonctionnement.
Sur le plan
législatif, le projet de loi de finances prévoit des mesures
contribuant à la réduction de la pression fiscale, l’encouragement
de l’activité économique, l’accès au logement pour les ménages ainsi
que des mesures à la faveur des importateurs et des banques. Parmi
les principales dispositions proposées par le projet de loi de
finances 2008, l’on cite la bonification des taux d’intérêt des
prêts accordés par les banques aux fonctionnaires pour l’acquisition
d’un logement. Une bonification des taux d’intérêt (dans la limite
de 2%) des prêts bancaires (crédit inférieur ou égal à 2 millions
de DA) consentis pour la reconstruction des habitations en
remplacement des chalets installés suite au séisme de 1980 (Chlef,
Aïn Defla, Tissemsilt et Tiaret) est également prévue, alors qu’une
autre, dans la limite de 2% concernera les des prêts bancaires
(inférieur ou égal à 1 million de DA) consentis aux propriétaires
sinistrés des locaux à usage commercial, industriel ou artisanal
dans les wilayas d’Alger et de Boumerdès détruits suite au séisme de
mai 2003.
En matière de
logement, et afin d’éviter toute spéculation, les logements sociaux
cédés à leurs occupants ne peuvent être vendus par leurs
propriétaires pendant une période qui ne saurait être inférieure à
15 ans. La loi de Finances 2008 introduira une exemption de la TVA
des laits infantiles tant importés que fabriqués localement
(actuellement soumis à un taux de 7%). En matière de révision de l’IRG,
l’on note le relèvement du seuil non imposable de 60 000 DA à 120
000 DA/an et une baisse du taux marginal supérieur de 40% à 35%
proportionnellement la baisse de l’IBS. Notons à ce sujet que la
moins value attendue est estimée à 9,6 milliards de DA. Le texte
introduit, par ailleurs, la non obligation pour les importateurs de
marchandises, destinées à la revente en l’état, de se constituer en
sociétés avec un capital social minimum. Il sera question aussi de
l’insaisissabilité, par des tiers, des avoirs des banques et des
établissements financiers abrités dans les comptes de règlement
ouverts auprès de la Banque d’Algérie, afin d’assurer le bon
fonctionnement des nouveaux systèmes de paiements. La loi de
finances reconduira des dispositions relatives à la prise en charge
par l’Etat des besoins en subventions des entreprises publiques
destructurées.
La dette des APC
enregistrée notamment envers la Cnep-banque lors de la réalisation
des programmes de logements promotionnels dans les années 1980 et
1990 (encours des créances de la Cnep évalués à 150,5 milliards de
DA à fin 2005) sera prise en charge par le budget de l’Etat. De
même, le texte introduit une précision, jusque-là inexistante en
matière d’importation, laquelle interdit l’importation de toutes les
marchandises comportant faussement des indications faisant croire
qu’elles sont d’origine algérienne. Il ordonne aussi la destruction
des marchandises contrefaites.
Enfin, il faut
savoir que l’année 2008 verra une hausse de 0,3 DA à 0,6 DA le litre
de la taxe additionnelle sur le gas-oil et un doublement du tarif de
la vignette des véhicules de tourisme à carburant diesel.
Par Amine B.
Haut
Réforme du FMI
Les réserves de
l’Algérie
Mohamed Leksaci,
gouverneur de la Banque d’Algérie, est intervenu samedi, devant le
Comite monétaire et financier international (CMFI) du FMI, pour
formuler certaines des réserves exprimées par les pays en
développement face aux tentatives de réformes des institutions de
Bretton Woods et plaider pour un traitement équitable de ces pays et
le renforcement de leurs économies. Intervenant au nom du groupe
formé par l’Afghanistan, le Ghana, l’Iran, le Maroc, le Pakistan, la
Tunisie et l’Algérie, M. Leksaci a dit partager «la déception des
autres pays en développement quant aux progrès réalisés à ce jour»,
dans les tentatives de réforme des institutions et les évolutions du
cadre de leur action, appelant «toutes les parties à saisir cette
opportunité unique pour restaurer de manière décisive la légitimité,
la crédibilité et la relevance du FMI».
«Il est essentiel
que le train de réformes résulte en une redistribution substantielle
des parts de vote en faveur des pays en développement en tant que
groupe et bénéficie aux plus dynamiques d’entre eux sans que cela se
fasse aux dépens des autres pays du groupe», a indiqué le
représentant régional auprès du CMFI. Il a formulé les mêmes
réserves pour nombre de propositions avancées jusque-là pour adapter
le FMI, qu’il s’agisse des quotes-parts, de la mise en place de
nouveaux instruments de liquidité ou nouveau modèle de revenus,
l’élargissement du droit de vote de base, la rationalisation des
dépenses de l’institution, de l’assistance qui devrait être rendue
payante, la surveillance des marchés, le traitement des crises et
des récentes turbulences financières nées principalement sur le
marché américain. «Les récentes consultations multilatérales
représentent un pas en avant important à saluer, à condition que les
intentions politiques, telles que déclarées, soient fermement mises
en œuvre», a plaidé le Gouverneur de la Banque Centrale, mettant en
avant l’impartialité dans l’application, la non imposition de
nouvelles obligations aux pays membres, flexibilité et prise en
compte des circonstances particulières des pays membres. Rejetant le
caractère arbitraire de certaines propositions, parce que lésant les
intérêts des pays en développement, il a clairement mis à l’indexe
le fait que la structure de gouvernance actuelle du FMI est non
viable et a sévèrement critiqué certaines des mesures en cours de
discussions au sein des organes du FMI mais aussi de la Banque
mondiale.
Estimant que la
priorité de toute réforme est de ne pas se faire au dépens du volume
et de la qualité des services que le FMI offre a ses membres, il
s’est néanmoins catégoriquement opposé, par exemple, à la
proposition de rendre payante l’assistance technique du FMI ou à la
manière dont sont déterminées les quotes-parts ou opérées les
réductions du budget de fonctions du Fonds.
«Pour que le train
de réformes produise un résultat significatif, il faut qu’il incluse
une formule simple, transparente et robuste et qui produise par
elle-même les résultats escomptes, sans qu’il y ait besoin de
filtres et de mécanismes d’ajustement additionnels», a-t-il soutenu,
appelant également que des efforts soient consentis pour corriger la
sous représentation de certaines régions, notamment l’Afrique et le
Moyen-Orient, au niveau du personnel et de la direction du FMI.
A. B.
Haut
Mines
Conférence
internationale en décembre
La premiere
conférence internationale sur les ressources minérales «CIRMA1» sera
organisée du 2 au 4 décembre à l’hôtel Hilton (Alger), a-t-on appris
auprès du ministère de l’Energie et des Mines, organisatrice de
cette manifestation, la première du genre en Algérie. L’objectif de
cette conférence, qui verra la participation des responsables et
des professionnels du secteur, est de permettre aux dirigeants et
experts des compagnies nationales et internationales d’échanger
leurs expériences et de discuter des opportunités de développement
et d’investissement dans le secteur des mines en Algérie, selon la
même source. Des thèmes sur la géologie et les ressources minérales
en Algérie, la législation minière comparée, l’analyse des marchés
des métaux et autres substances minérales dans le monde, et les
modalités de financement des projets miniers et les garanties des
investissements sont retenus pour cette conférence. En outre des
sujets relatifs au développement durable et activités minières, aux
expériences d’investisseurs miniers en Algérie, et aux ressources
humaines en tant que facteur de développement seront débattus lors
de cette conférence. Une exposition professionnelle sera organisée
en marge de cet évènement afin de permettre aux institutions,
organismes, entreprises et opérateurs de présenter les moyens et
outils d’accompagnement des activités minières dans le but de
développement durable. Outre l’organisation de rencontres d’affaires
aux opérateurs pour les informer des opportunités d’investissement
dans ce secteur, la conférence verra la tenue d’ateliers thématiques
dédiés à l’examen de sujets particuliers, tels que les stratégies
possibles de développement de l’activité d’exploration minière et
des voies et moyens d’attirer l’investissement pour le développement
des ressources minérales. Par ailleurs, l’Agence nationale du
patrimoine minier (ANPM) profitera de cet évènement pour lancer sa
deuxième opération d’adjudication relative à 19 sites miniers situés
dans le Hoggar (9 sites), le nord-est (5), le nord-ouest (4) et le
sud-ouest (1). Les substances contenues dans ces sites sont l’or, le
fer, le wolfram-étain, les métaux rares et le diamant dans le sud,
ainsi que le cuivre, les poly métaux et le sel, selon cette agence.
La première opération d’adjudication de titres miniers lancée en
janvier 2007, concernait 18 sites et avait permis d’attribuer huit
(8) sites en prospection sur neuf (9) proposés à sept (7) sociétés
chinoises et une canadienne.
Par Amine B.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|