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Ouverture
En Irak, on tente
de se tourner désormais vers ses voisins tels que la Syrie et
l’Iran. D’ailleurs, un haut dignitaire syrien se trouve en ce moment
à Bagdad pour tenter de rétablir les relations entre les deux pays.
Un sommet avec
l’Iran était au menu des discussions entre Talabani et l’émissaire
syrien, qui veulent tous deux former une entité de poids dans la
région. Mais cette initiative, entreprise par le président irakien,
découle sans aucun doute possible de Washington qui, depuis la
déferlante démocrate au Congrès, avait laissé entendre que des
négociations pourraient être envisagées avec la Syrie et l’Iran,
bêtes noires des faucons de Washington en vue de rétablir la
situation au Moyen et Proche-Orient. Les Etats-Unis, n’osant pas
entreprendre directement des pourparlers avec ces deux pays après
les attaques diplomatiques dont se sont rendus coupables les
Américains depuis l’arrivée du président George W. Bush.
Aujourd’hui, on
peut noter en effet, de la part des
Etats-Unis, une
volonté de pratiquer une politique plus pragmatique, animée par des
idéaux désuets et parfois hypocrites. Seule la paix compte et cela
quels que soient les moyens pour y parvenir. Les démocrates, plus
pragmatiques que les républicains ont, immédiatement après leur
victoire aux dernières élections américaines, exprimé leur souhait
de faire preuve de plus de responsabilité et de ne plus avoir peur
de dialoguer avec des pays, dont ils ne partagent pas les mêmes
valeurs mais qui peuvent contribuer à l’amélioration de la situation
dans la région du monde où leurs troupes se retrouvent aujourd’hui
enferrées.
Tout dépendra
maintenant de la façon dont les Américains tenteront de reprendre le
dialogue avec les Iraniens et les Syriens. Si ceux-ci réagissent
positivement aux avances américaines, c’est la physionomie de la
région qui pourrait s’en voir transformée.
Fouzia Mahmoudi
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