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L’école de musique ferme ses portes à Tlemcen
Etrange
décision de l’APC
Créée grâce à des
efforts que des hommes de culture ont consacrés à cette noble cause,
l’unique école de musique de la wilaya de Tlemcen vient de fermer
ses portes et ses professeurs ont été priés, en même temps que les
élèves, d’évacuer les lieux, sur décision abusive de l’APC de
Tlemcen. Le pire c’est qu’aucune explication n’a été donnée ni
notification adressée préalablement aux intéressés chargés de la
gestion de cette structure culturelle, où la musique andalouse était
enseignée depuis plusieurs années.
Une musique qui va
de pair avec la perle du Maghreb, qui s’enorgueillit à juste titre,
pour l’avoir héritée légitimement, en vue de la faire rayonner grâce
à ce genre de structure que l’on vient de condamner à la fermeture.
Tout un chacun s’interroge sur l’opportunité d’une telle décision
par laquelle la culture vient de perdre le berceau de la musique
andalouse dans la ville des Zianides, où la culture est devenue, à
son corps défendant, le parent pauvre de certains décideurs car, ne
bénéficiant pas, semble-t-il, d’attention particulière. Dans un
communiqué adressé à notre rédaction et signé par l’élu et président
de la commission culturelle à l’APC de Tlemcen, il est dit que «la
décision de sa fermeture est unilatérale et décidée par le P/APC
lui-même.
On la considère
comme arbitraire car elle n’obéit à aucune logique ni objectivité».
Par ailleurs, le président de la commission culturelle, Hamza
Chérif, dénonce «l’absence de prise en charge de cette structure
par l’APC», ajoutant qu’elle est demeurée longtemps abandonnée à son
triste sort, «les moyens pédagogiques et autres équipements n’ayant
jamais fait partie des procurations de l’APC…» Et de citer à titre
d’exemple les tables et les chaises fournies par la Direction de la
formation professionnelle (DFP) de Tlemcen. Evoquant le côté
financier, le président dira que «mis à part le salaire des
enseignants, l’APC n’accorde aucun autre soutien, alors qu’elle
dispose d’énormes moyens financiers, souligne-t-il. Le contenu du
chapitre de la culture a été détourné vers d’autres activités
relevant d’autres secteurs». Un constat dont la ville de Tlemcen n’a
pas le triste monopole à travers le territoire national, faut-il
ajouter… En conclusion, dans son communiqué, Hamza Chérif fait état
de nombreuses correspondances adressées au P/APC pour l’inviter à
revenir sur sa décision. Pour toute réponse, ce dernier a évoqué le
fait, qu’«il est abandonné par les élus et qu’il fait l’objet de
pressions diverses», sans préciser lesquelles ni leurs auteurs, en
arguant enfin qu’«indirectement, il n’est pas responsable de cette
décision abusive».
Lebbad Youcef
Haut
Bou-Ismaïl
De nouveau,
l’insécurité…
L’insécurité qui
avait, presque totalement disparu du Front de mer de la ville de
Bou-Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa à la suite de son
réaménagement, fort réussi, au demeurant, est en passe de s’y
réinstaller.
Cela a commencé
dès la fin du dernier ramadan, quand la fréquentation de cette belle
artère littorale a sensiblement diminué. Ce qui a permis à une horde
de jeunes voyous, cinq au total, nous a-t-on dit – habitant non loin
de là, de réinvestir petit à petit, les lieux.
Depuis, les
agressions de promeneurs et les vols de téléphones portables, y sont
régulièrement signalés. Et ce, sans compter les nombreuses bagarres,
provoquées en général par les mêmes malfaiteurs, qui y sont
enregistrés.
Devant une telle
dégradation de la situation qui mettait de nouveau en danger la
quiétude de leur quartier et de leurs familles, les riverains du
Front de mer ont entrepris, nous a-t-on dit, une multitude de
démarches auprès des services de sécurité, présents dans la ville, à
savoir la Sûreté nationale et la Gendarmerie nationale. Et ce, à
l’effet de les informer de la menace qui plane sur leur quartier et
pour leur demander de redonner aux rondes effectuées par leurs
patrouilles, la régularité que celles-ci avaient durant l’été
dernier.
Mohamed Amine
Haut
Tizi Ouzou
Plus de 200
milliards de centimes pour sécuriser la wilaya
La présence des
forces de sécurité est importante au plan préventif.
Face à la
dégradation inquiétante des conditions sécuritaires de ces derniers
mois à travers le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou, l’Etat est,
semble-t-il, déterminé à agir pour freiner cette même dégradation en
usant d’importants moyens financiers. C’est le wali, El Hocine
Mazouz, qui a annoncé avant-hier, au cours d’une réunion avec des
opérateurs économiques locaux qui s’inquiètent de cette situation
d’insécurité qui règne dans la région, la nouvelle de mettre en
place de nouvelles structures de sécurité jusqu’à en arriver à doter
chacune des 67 communes que compte la même wilaya d’une brigade de
gendarmerie ou d’unité de police. Pour les besoins de ce nouveau
plan de sécurisation de la wilaya, il a indiqué que pour l’année
2007, pas moins de 84 milliards de centimes seront consacrés alors
qu’en 2008 un autre budget de 120 milliards de centimes sera investi
pour la construction des nouvelles structures de sécurité. Alors que
la phase immédiate est d’ouvrir des Sûretés de daïra pour les trois
sur les 21 qui ne sont toujours pas dotées, à savoir Ouaguenoun,
Makouda et Beni Yenni. Pour le wali de Tizi Ouzou, la présence des
forces de sécurité est importante au plan préventif avant d’en
arriver au curatif tout en soutenant que cette dégradation du plan
sécuritaire dans la région est conséquente du retrait de la
gendarmerie mais aussi de la situation d’instabilité qui règne
depuis 2001. Ainsi, pour l’exercice de l’an prochain, il sera
question de lancer au moins une quarantaine de structures de
sécurité (gendarmerie et police) à travers le territoire de la
wilaya. Des opérations de choix de terrains devant accueillir ces
nouvelles structures ont déjà commencé il y a quelques semaines à
l’exemple du projet d’implantation d’une unité de BMPJ de Souk El
Thenine (Maâtkas), alors que la gendarmerie entame ce nouveau
redéploiement par la récupération des anciennes structures
desquelles elle s’est retirée à la suite des événements de Kabylie
en plus de la prospection de nouvelle localités pour réaliser
carrément des structures toutes neuves. A ce propos, de sources
sûres, nous apprenons qu’elles seraient au moins au nombre de 21
brigades à réaliser dans le cadre de ce nouveau dispositif.
S’agissant du volet lutte antiterroriste, l’ANP a, semble-t-il,
entamé le renforcement de ses effectifs dans les wilayas de Tizi
Ouzou, Bouira et Boumerdès, théâtres ces dernières semaines des
actes terroristes.
Hamid M.
Haut
Face au phénomène du kidnapping
La garde
rapprochée est-elle une solution ?
La série noire de
kidnapping ayant ciblé des opérateurs ou leurs enfants ces derniers
temps dans la wilaya de Tizi Ouzou, a fait certes, changé beaucoup
des habitudes de ces cibles potentielles de l’avis même de certains
de ces derniers. En effet, devant la psychose semée, on se déplace
de moins en moins et on choisit sa destination après s’être assuré
de sa quiétude si on n’a pas carrément quitté ou changer le lieu de
résidence habituelle. Parmi cette frange d’investisseurs on en
trouve bien sûr ceux qui ont choisi de continuer sur le même rythme
habituel sans ainsi prendre quelques précautions conseillées pour
tous. Comme il y a eu ceux qui ont songé à d’autres moyens pour
pallier toute situation. Ainsi, nous apprenons au cours de la
réunion wali-opérateurs privés tenue lundi dernier que l’un des
investisseurs a sollicité l’autorisation des services compétents
pour avoir une garde rapprochée après avoir pris le soin de louer
les services d’une société de gardiennage pour son investissement.
En effet, celui-ci attend toujours la réponse pour sa demande qui,
en absence de lois régissant ce genre de dispositif sécuritaire
spécifique, pourrait bien attendre beaucoup plus de temps que prévu.
Le recours de ces hommes d’affaires à ce genre de protection montre
bien si besoin est l’inquiétude qui s’est emparée d’eux d’où la
nécessité peut-être d’engager la réflexion sur la question comme
mesure urgente à leur accorder face à une telle situation en
attendant la sécurisation de la région tant promise ces derniers
temps. D’autant plus que le phénomène de kidnapping qui a fait son
apparition demeure la nouvelle énigme à laquelle les services de
sécurité ne sont pas encore préparés davantage d’autant plus que
cela survient dans une région où la confusion règne.
H. M.
Haut
Investissement auprès du Calpi à Bouira
Cevital
s’implique
Le Comité
d’assistance à la localisation et à la promotion de l’investissement
(Calpi) s’est réuni dernièrement sous la présidence du wali, en
présence notamment des investisseurs prétendants, pour étudier 16
dossiers se référant à l’investissement dans la wilaya de Bouira.
Parmi les 16 dossiers passés en revue, 10 ont été approuvés. Nous
citerons l’un des plus importants avalisés et qui se rapportent à la
firme Cevital dont le projet consiste en la production des
équipements électroménagers. L’usine sera implantée au niveau de la
zone industrielle de Oued El-Berdi, située à
17 km au sud-est
de Bouira. La teneur du projet est évaluée financièrement à 350
milliards de centimes, avec l’opportunité de générer 600 emplois. Un
autre projet a été également accordé. Il s’agit de la réalisation
d’une unité de production de bitume dont le montant financier est de
l’ordre de 150 millions de dinars, avec une possibilité de créer 40
postes d’emploi. Toujours sur le même site de la zone industrielle
de
Oued El-Berdi,
sera installée une unité de montage de pièces de pesage. Le capital
du projet est de 100 millions de dinars et permettra la création de
40 emplois. En outre, deux projets ont été réorientés et il a été
fait cas de la requalification du parc d’attraction de la forêt
Errich qui se trouve dans la partie ouest de la ville de Bouira et
de l’exploitation de l’ancienne coopérative avicole de la daïra de
Lakhdaria par un investisseur privé qui placera des capitaux dans
l’élevage bovin. Durant la rencontre du Calpi, deux (2) projets ont
été ajournés pour les besoins d’un complément d’informations et deux
autres ont été rejetés pour non-conformité avec les instruments
urbanistiques dûment établis. D’autre part, un autre point a été
inscrit à l’ordre du jour de cette séance où il était question de
l’entérinement du rejet de neuf (9) projets pour la raison que les
investisseurs intéressés n’ont pu faire démarrer les travaux. Ainsi,
les assiettes foncières ont été récupérées et seront disponibles à
la faveur d’éventuels investisseurs puissants.
Farid Haddouche
Haut
Tizi Ouzou
Le RCD accuse
l’APW d’immobilisme
Le groupe des élus
du RCD au niveau de l’APW de Tizi Ouzou accuse ladite assemblée
d’«immobilisme » et d’«incompétence». Ce sont les propos utilisés
par Mohand Ikherbane, chef dudit groupe, lors d’une conférence de
presse animée, hier, au siège de son bureau communal.
Le conférencier
est revenu sur le déroulement de l’élection du nouveau président de
l’APW où lui-même a été candidat. Le vote, rappelons-le, s’est
exprimé en faveur du candidat FFS, en l’occurrence Kecili Smaïl, élu
grâce à une coalition FFS/RND/FLN. Revenant sur le résultat de
l’élection, tout en reconnaissant l’échec du RCD de n’avoir pas pu
accéder au poste convoité, le parti de Saïd Sadi parle de réussite
dans la mesure où il a pu rallier à ses 11 voix, celles de deux
autres élus. Les trois bulletins nuls sont, pour le parti de Saïd
Sadi, une perte pour la coalition. S’agissant de la présentation
d’un candidat pour ledit poste, le groupe des élus du RCD explique
qu’il a «choisi de présenter son chef de groupe (…) pour se
présenter en alternative pour bousculer l’inertie et la panne de la
majorité sortante (FFS/FLN)» et d’ajouter que «le parti voulait
aussi interpeller, à titre individuel, les élus pour qu’ils prennent
leurs responsabilités et qu’ils refusent la fatalité qui semble
s’acharner sur l’APW». Le maintien de la gestion de l’APW par le FFS
et de la coalition FFS/FLN/RND/PR est interprété par le RCD comme
«une contrainte de gestion sans changement». Aussi, se retrouvant
isolé, le RCD ne se décourage pas et espère gagner encore d’autres
voix en sa faveur, déclare
M. Ikherbane, tout
en affirmant que ses élus «continueront à refuser la fatalité de
l’immobilisme et de la panne d’imagination».
Zahra H.
Haut
Bouira, agrumes
L’orange
valencia sera exploitée
Effectivement, le
responsable des services agricoles vient d’annoncer, au cours d’une
séance de travail tenue au niveau du siège de l’APW, la plantation
prochaine de 330 ha d’orangers qui produiront l’orange valencia.
Cette qualité très prisée, car juteuse et délicieuse, d’où le nom
porte son origine, c’est-à-dire l’Espagne, est très cultivée dans la
région de Valence. La particularité de cette espèce d’orange réside
dans sa maturité tardive et dont la cueillette se fait pendant la
période d’été. En réalité, c’est tout le contraire de l’itinéraire
de notre orange locale, laquelle se cueille à l’approche de la
saison hivernale. De la sorte, l’orange espagnole valencia sera
cultivée dans la wilaya de Bouira, à partir de l’année 2007, selon
les services agricoles. Son implantation se fera dans les régions de
Lakhdaria et Kadiria, réputées pour leur raison d’être qui est
principalement la culture des agrumes (pamplemousse, citron,
orange…) et à un degré moindre, l’arboriculture fruitière.
Farid Haddouche
Haut
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