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Des factures de 1000 milliards bloquées par l’APW d’Alger

200 entreprises en faillite

Le FFS répond au MSP

«Soltani ne connaît pas l’histoire du pays»

L’ex-P-DG, emprisonné, souffre dU diabète

L’état de santé de Ouaret s’aggrave

Affaire BRC

L’IGF reprend son enquête

Cinq filières transférées vers l’Enseignement professionnel 

Khaldi récupère l’enseignement technique

Excédent de la balance commerciale

Record battu !

Alger-Montréal

Le vol inaugural en avril 2007

Amar Ghoul, ministre des Travaux publics

«Nous faisons appel à la technicité arabe»

Energie

Les Espagnols veulent booster Medgaz

Finances

Des banques espagnoles intéressées par le marché algérien

Relations algéro-canadiennes

Un modèle de coopération exemplaire 

Michaelle Jean à l’ENRS et à l’ENTV

Hommage aux journalistes algériens

Conflits régionaux

Le Danemark salue le rôle de l’Algérie

 

 22/11/06

 

 Des factures de 1000 milliards bloquées par l’APW d’Alger

200 entreprises en faillite

Cette somme correspond aux coûts des travaux de réhabilitation de la capitale entamés à la veille de la tenue du Sommet de la Ligue arabe, à Alger, l’année dernière.

Mille milliards de centimes est la cause du blocage qui persiste, depuis plusieurs mois, entre l’Assemblée populaire de wilaya (APW) et l’exécutif de cette wilaya. Cette somme correspond aux coûts des travaux de réhabilitation de la capitale entamés à la veille de la tenue du Sommet de la Ligue arabe, à Alger, l’année dernière. Cette somme avait été programmée par les pouvoirs publics et dépensée par la wilaya pour financer les préparatifs dans le cadre de marchés lancés dans ce contexte. Or, la plupart des marchés accordés dans ce cadre, l’ont été avec la formule de gré à gré, sans le recours aux avis d’appels d’offres, comme le stipule la réglementation régissant l’octroi de marchés publics. Pour cette raison, l’APW refuse d’approuver les dépenses, malgré l’invocation du caractère d’urgence des travaux par la wilaya. Ce différend  qui persiste depuis la fin du Sommet de la Ligue arabe n’est pas pour arranger la trésorerie de 200 entrepreneurs, engagés pour la réalisation de divers travaux et qui attendent toujours d’être payés. Plusieurs d’entre eux avaient investi tout ce qu’ils possédaient comme moyens financiers dans ces marchés, assurés d’être payés après la fin du Sommet.  Aujourd’hui, ils se disent en faillite. «J’ai tout vendu, y compris mes meubles, pour pouvoir prendre en charge, financièrement, les travaux qui m’avaient été confiés dans le cadre des préparatifs de ce Sommet de la Ligue arabe et aujourd’hui, je me retrouve au chômage, car je n’ai reçu aucun centime», déclare un des entrepreneurs ayant obtenu un   marché de ravalement de façades. Il est à noter, pourtant, que dans le cadre de la loi réglementant l’octroi de marchés, il est   stipulé l’exigence d’un certificat de qualification aux entreprises soumissionnaires pour pouvoir postuler. Pour obtenir ce document, les entrepreneurs doivent disposer de moyens humains et matériels en adéquation avec les travaux demandés. Cela n’a pas toujours été le cas.

Pour ce qui est de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger, ses membres  refusent d’apposer leur signature sur le registre des factures héritées des travaux de ce Sommet de la Ligue arabe, «pour la simple raison que des marchés ont été accordés de gré à gré, en infraction au code des marchés» et que «l’APW refuse de cautionner cette infraction», selon une source proche de cette Assemblée.

La règlement de ce litige, renvoyé aux calendes grecques, en raison de la situation de blocage, refait surface avec l’organisation prochaine par l’Algérie de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe». La wilaya d’Alger recourra-t-elle, cette fois-ci aussi à la formule de gré à gré pour l’attribution de marchés, sachant que l’affaire des 1000 milliards n’a pas encore trouvé de solution. Ces mêmes entreprises seront-elles engagées, avec promesse d’un payement de l’ensemble des marchés au terme de ces travaux ou bien, d’autres entreprises seront sollicitées pour ces préparatifs ?

On peut craindre que du coté des entrepreneurs, ce n’est pas la confiance qui règne.

M. Abi

 

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Le FFS répond au MSP

«Soltani ne connaît pas l’histoire du pays»

Une polémique de taille s’installe apparemment entre le MSP et le FFS, Soltani ayant osé comparer le parti d’Aït Ahmed au FIS. En citant l’exemple du FFS comme parti à qui l’Etat algérien a accordé ce qu’il refuse aujourd’hui à l’ex-FIS, Abou Djerra Soltani a ouvert le front des hostilités. Cette attaque qui fera dire à l’autre camp que le n°1 du MSP «ferait bien de réviser ses cours d’histoire avant de parler des autres».

Dans un entretien accordé à notre confrère l’Expression, le président du MSP Abou Djerra Soltani a plaidé pour l’amnistie générale et le retour de l’ex-Fis sur la scène politique. Tout en défendant le droit du parti dissous, Abou Djerra Soltani a rappelé les propos de Rabah Kebir où il reconnaît «que le FIS s’est trompé sur plusieurs chapitres, mais continue à défendre son droit à constituer un parti politique regroupant l’aile modérée du parti». Et tout en s’alignant sur l’avis de l’ex-responsable du parti dissous, le président du MSP s’est étonné que la scène politique «soit aujourd’hui interdite aux personnes qui ont pris les armes contre le peuple», alors que «l’histoire» retient, selon lui, que l’Algérie a ouvert ses portes à un parti politique qui a opté pour cette voie en 1963, et à tant d’autres personnalités l’ayant trahie. Une allusion faite en somme au parti du Front des forces socialistes (FFS). Réagissant à ce sujet, Karim Tabou, le porte-parole du FFS, s’est déclaré outré et indigné qu’«un ministre d’Etat et chef de parti ne maîtrise pas son cours d’histoire». «Il est remarquable, a-t-il souligné, qu’Abou Djera Soltani en sa qualité de ministre soit d’une telle méconnaissance de l’histoire». Chose qu’il a qualifiée d’«infirmité politique et intellectuelle». Ainsi, «Abou Djerra a montré sa méconnaissance totale et de l’histoire et de ce qui s’est passé en 1963 et de ce qu’a vécu notre pays», a-t-il encore déploré. Karim Tabou a tenu par ailleurs à corriger les notions historiques du président du MSP en déclarant que «contrairement à ses allégations en plaçant le FFS comme étant un parti qui a mené une action armée contre ce peuple, Abou Djerra a omis que le FFS a été ce peuple qui a subi cette répression, qui s’est soldée par l’assassinat de plus de 400 militants du parti». M. Tabou a toutefois admis que «cela n’est pas étonnant de la part d’un imam qui s’est improvisé en politique et ce ne sont certainement pas ses mensonges qui vont cacher la réalité de son ex-chef, feu Mahfoud Nahnah et de certains cadres de son parti qui ont été des scieurs de poteaux». A la fin, il a tenu à adresser au président du MSP le message suivant : «Le FFS ne sera certainement pas le moyen par lequel il va acquérir ses galons. Il ferait mieux de chercher un autre moyen de les gagner». Cela dit, il a salué respectueusement «la base militante du MSP» tout en ajoutant que «ce respect n’est pas mérité par Abou Djerra Soltani».

Habiba Ghrib

 

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L’ex-P-DG, emprisonné, souffre dU diabète

L’état de santé de Ouaret s’aggrave

Fait dramatique. On croit savoir, de source généralement bien informée, que Ouaret Brahim,

ex-P-DG d’Algérie Télécom, incarcéré à la prison d’El Harrach, pour «dilapidation de deniers publics», a été amputé d’une jambe. L’état de santé de cet ex-P-DG qui souffrirait du diabète, se serait détérioré et l’intervention chirurgicale dont il a fait l’objet a eu lieu il y a plusieurs jours. Onze personnes, dont Ouaret Brahim,  des cadres d’Algérie Télécom et quatre entrepreneurs avaient été mises en détention préventive dans cette affaire. Des travailleurs d’Algérie Télécom avaient exprimé leur soutien à cet ex-P-DG, au lendemain de son arrestation. C’est cette amputation venait à être, malheureusement, confirmée, cela pourrait relancer la question des conditions d’incarcération dans les prisons ainsi que les bases juridiques et, pourquoi pas, humanitaires, sur lesquelles se réfèrent des magistrats pour maintenir, en prison, des personnes souffrant de maladies chroniques. Pour rappel, le DG de l’ex-Khalifa Bank, Djamel Zerrouk, incarcéré, souffrant d’une longue maladie, était décédé, en prison. Le directeur du diabète, selon une source judiciaire, et d’hypertension, selon son entourage, avait failli connaître le même sort. Il avait été transféré d’urgence vers le CHU Mustapha. Il avait, par la suite, été pris en charge, au niveau de l’infirmerie de cette prison. La grève de la faim dans laquelle il s’était engagé, avec d’autres cadres de Khalifa pour demander la tenue «rapide» du procès, avait aggravé son état de santé.

M. A.

 

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Affaire BRC

L’IGF reprend son enquête

Rebondissement. L’Inspection générale des finances (IGF) a été instruite pour approfondir ses investigations sur les activités de Brown, Roots and Condor (BRC), indiquent des sources au fait de ce dossier. L’IGF, qui avait auparavant remis son rapport sur l’affaire de la société algéro-américaine BRC aux plus hautes autorités du pays qui ont décidé de faire diligenter ce dossier au niveau de la justice, aurait, selon nos sources, accompli moins de la moitié du volume de travail nécessaire pour jeter toute la lumière sur l’affaire. L’IGF, rappelle-t-on, avait été prise à partie par le ministre de l’Energie et des Mines. Chakib Khelil avait par deux fois remis en cause la capacité de cette institution à statuer sur l’existence de pratiques de surfacturations dans les marchés remportés par BRC. Maintenant, le tout est de savoir s’il est question pour l’IGF de «creuser» encore plus profondément ou alors de reprendre tout à zéro.

M. A.

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Cinq filières transférées vers l’Enseignement professionnel 

Khaldi récupère l’enseignement technique  

Le système d’enseignement professionnel aura désormais une nouvelle structuration.

Il se structurera en trois processus qui sont : enseignement secondaire général et technologique qui relèvera des prérogatives du département de Benbouzid, alors que la formation et l’enseignement professionnels seront des prérogatives du département de El Hadi Khaldi. Pour ce faire, une commission interministérielle chargée d’étudier les modalités de mise en œuvre du nouveau parcours de l’enseignement professionnel dans le cadre de la réforme du système national d’éducation et de formation a été installée, hier, à l’Institut national de la formation professionnelle par les trois ministres de l’Education nationale, la Formation professionnelle et l’Enseignement supérieur. Les résultats de cette commission seront connus dans 10 jours. Dans ce cadre, cinq filières de l’enseignement technique, à savoir l’électronique, l’électrotechnique, la fabrication mécanique, le bâtiment et travaux publics et les techniques comptables, ont été supprimées dans le cadre de la réforme du système éducatif et remplacées par les mathématiques techniques, alors qu’il était question d’assurer 10 filières. L’enseignement des cinq autres filières entrant dans le cadre de cette réforme, non supprimées, à savoir génie électrique, génie mécanique, chimie, génie civil et gestion économie, ont été transférées au secteur de la Formation professionnelle et seront assurées par trois professeurs seulement. Les premiers responsables desdits secteurs ont signalé, dans la foulée, que la suppression de l’enseignement technique provoquera une réduction d’au moins 50% du volume horaire tant pour l’élève que pour l’enseignant.  Ce volume sera de 7 heures par semaine seulement . Cette réduction implique ainsi une baisse de l’encadrement qui était auparavant de 15 professeurs. 

Pour sa part, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a indiqué que l’objectif de cette commission est  de mettre en place une stratégie pour l’enseignement professionnel qui dépendra désormais des prérogatives du département de El Hadi Khaldi en transférant l’enseignement technique dispensé auparavant par son département. Pour rassurer   les enseignants de ces établissements techniques (les technicums) qui tirent la sonnette d’alarme sur la disparition de ce type d’établissements, le ministre de l’Education nationale a souligné que son département «a encore besoin des enseignants» assurant les spécialités techniques et que leur statut  ne changera pas. «Aucun enseignant ne sera mis dehors», a-t-il encore déclaré, ajoutant que «le surplus des enseignants dans les établissements sera transféré au ministère de la Formation professionnelle». Il dira, par ailleurs, que la quasi-totalité des spécialités dans les lycées ont été supprimées afin de donner  une bonne base aux élèves orientés vers les technicums. S’agissant de l’encadrement de son secteur, Benbouzid indique que son département a recruté pour cette année près de 9 000 enseignants pour un total de

15 000 enseignants pour les trois secteurs. De son côté, El Hadi Khaldi, passant en revue la réforme initiée par son département,  a justifié ces changements introduits par  la nécessité de prendre des décisions scientifiques et pédagogiques à même de donner un bon niveau d’instruction aux stagiaires dans les différentes spécialités. Il appelle  à  cette occasion «à la dépolitisation du système éducatif, ce qui engendrera une meilleure formation au profit de la jeune population». Il ajoutera également que la commission proposera la possibilité de permettre aux meilleurs élèves issus des centres professionnels d’intégrer l’Université afin d’obtenir un diplôme professionnel. 

Kahina Benarab

 

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Excédent de la balance commerciale

Record battu !

La balance commerciale de l’Algérie a enregistré, durant les dix premiers mois de 2006, un nouvel excédent record de 27,455 milliards de dollars (mds usd) en hausse de 6,868 milliards de dollars par rapport à la même période en 2005, selon des données livrées à l’APS par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes nationales. Cette variation s’explique, précise cette source, par l’augmentation des exportations de 18,57% et une faible augmentation des importations  (+1,07%), réalisant ainsi un taux de couverture des importations par les exportations de 256% contre 218% au cours des dix premiers mois de 2005. De janvier à juin de l’année en cours, les exportations se sont ainsi chiffrées à 45,03 milliards de dollars, en hausse de 7,708 milliards par rapport à la même période de 2005, et les importations 17,58 milliards de dollars soit une modeste augmentation de +1,86 mds usd d’une période à l’autre, précise encore le Cnis. Durant la même période de référence, les exportations d’hydrocarbures ont continué à représenter l’essentiel des ventes de l’Algérie à l’étranger avec 98,08% du volume global enregistrant ainsi une hausse de

18,68%, qui s’explique essentiellement par la tendance à la hausse des prix internationaux du pétrole brut. Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles demeurent marginales avec seulement 1,92% du volume global des exportations et une valeur de

865 millions de dollars malgré une hausse de

1,01% par rapport à la même période de 2005. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés sont constitués notamment par le groupe «demi-produits» qui représentent une part de 1,33%

(598 millions de dollars), suivi du groupe «produits bruts» avec une part de 0,34% et 154 millions usd, et du groupe «alimentation» (0,14%, 61 millions usd), enfin les «biens d’équipement industriels» avec une part de 0,07%, soit 33 millions de dollars.

Pour les importations,  les biens d’équipement industriels viennent en tête avec 7,08 milliards de dollars (40,30% du volume global), en baisse de 3,77%, par rapport aux dix premiers mois de 2005. Le groupe «demi-produits» occupe la seconde place avec 3,96 milliards de dollars (16,16% du volume global), soit un accroissement de 2,93%. Suivent les «biens alimentaires» avec une valeur de 3,08 milliards de dollars

(17,53%) en hausse de 1,48%.  Le plus important repli a été le fait du groupe «biens d’équipements agricoles» avec 117 millions usd (0,67% du volume global), en baisse de  18,75%, suivi par le groupe «biens de consommation» avec 2,43 milliards de usd (13,83% du volume global), en retrait de 7,21%. Par contre, le groupe «énergie-lubrifiants» enregistre une hausse des importations à 216 millions de usd contre 194 millions usd par rapport à l’année précédente, soit 11,34% du volume global, selon la même source.  

Amine B.

 

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Alger-Montréal

Le vol inaugural en avril 2007

Le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, a annoncé officiellement hier l’ouverture de la ligne aérienne Alger-Montréal (Canada) à la fin du mois de juin de l’année prochaine. La première desserte commerciale aura lieu «durant la 4e semaine de juin 2007» par un Airbus

d’Air Algérie, alors que le vol inaugural est programmé pour mars ou avril prochains, a précisé le ministre. Cette nouvelle liaison, la toute première entre l’Algérie et le Canada, sera assurée par la compagnie nationale Air Algérie à raison de deux vols par semaine, le mardi et le vendredi.

M. Maghlaoui s’exprimait devant le forum d’affaires

algéro-canadien qui vient d’entamer ses travaux, en présence de la Gouverneure générale et commandant en chef du Canada, Mme Michaelle Jean, qui effectue depuis dimanche une visite officielle de quatre jours en Algérie.    

K.S.

 

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Amar Ghoul, ministre des Travaux publics

«Nous faisons appel à la technicité arabe»

Satisfait de sa rencontre avec les hommes d’affaires arabes réunis à Alger, le ministre des Travaux publics estime que cet espace était fructueux en ce sens qu’il a permis une meilleure connaissance mutuelle et de mettre en exergue les points de convergence communs.

 

Le jour d’Algérie : Comment appréciez-vous la participation des hommes d’affaires arabes à ce premier forum en Algérie ?

 

Amar Ghoul : Vous êtes, vous journalistes, de bons observateurs et vous jugez vous-mêmes de l’affluence et l’intérêt portés par les hommes d’affaires arabes et leur réaction par rapport aux exposés des ministres ainsi que l’attention accordée au discours du président de la République à l’ouverture de cette importante rencontre qu’ils ont appréciée.

Le souci de connaître le maximum sur les opportunités algériennes était tel que nos frères arabes accordaient une attention très particulière à cette ouverture algérienne sur les potentialités arabes. La preuve en est la présence quantitative et qualitative des opérateurs arabes aux différents ateliers programmés durant ce congrès des affaires. Ils se sont même librement exprimés sur tous les aspects qui les préoccupent quant aux chances nationales offertes et les possibilités d’investissement dans notre pays. Ils ont trouvé à cette occasion, et ils trouveront toujours en Algérie, un véritable espace de rencontres, de discussions et d’investissements. Certains investisseurs arabes ont, d’ores et déjà, pu conclure des accords de partenariat avec des opérateurs algériens.

 

Avez-vous senti le même intérêt des hommes d’affaires arabes pour les Travaux publics ?

Absolument. Certains d’entre eux ont exprimé un vif intérêt et une attention particulière au secteur des Travaux publics en Algérie.

 

Concretement, qu’attendez-vous de ces investisseurs, M. le ministre, sachant que votre secteur requiert un savoir-faire estimable et des moyens techniques impressionnants ?

Vous devez savoir que l’expertise arabe est très appréciable. Au Machrek, nos frères arabes ont acquis surtout une expérience notable en gestion et en management. Ils ont acquis de grandes capacités techniques. Aussi, il faut rappeler leurs prédisposition en réserves boursières leur permettant de financer des projets stratégiques d’envergure. Ces penchants les qualifient, on ne peut mieux, à se tailler une place de choix en terre algérienne, fertile pour s’y investir dans le domaine des travaux publics tels les grands ouvrages d’art et les infrastructures de base, en général. Je peux vous affirmer que l’investissement en Algérie est porteur et nous souhaitons la bienvenue à nos frères du Golfe, à leur tête les Emiratis. Nous avons besoin de ces compétences qui sont les bienvenues afin de concrétiser un sérieux partenariat pour la relance de projets dans l’intérêt du monde arabe, tels que l’autoroute est-ouest.

Propos recueillis

par S. B.

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Energie

Les Espagnols veulent booster Medgaz

La coopération algéro-espagnole dans le secteur de l’énergie, notamment l’état d’avancement du futur gazoduc sous-marin Medgaz a été hier au centre d’entre          tiens à Alger entre le ministre de l’Energie et des Mines,  Chakib Khelil      et le ministre espagnol de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce, M. Joan Clos. Ces entretiens, élargis aux représentants des deux délégations, «ont permis de passer en revue toutes les questions inhérentes à la coopération entre l’Espagne et l’Algérie dans le secteur de l’énergie», a indiqué M. Khelil à l’APS. Après avoir relevé les relations «excellentes» entre les deux pays, M. Khelil a mis en relief la «richesse» de cette coopération énergétique au vu des différents projets en cours avec des entreprises espagnoles tels que les unités de dessalement d’eau, la centrale hybride (solaire et gaz) de Hassi R’mel, le développement du gisement de Gassi Touil et évidemment le gazoduc Medgaz qui doit relier Beni Saf à Almeria en Espagne. «C’est une coopération excellente que nous voulons renforcer davantage», a insisté le ministre. Concernant l’état d’avancement du Medgaz, il a précisé que la construction des tronçons sur le territoire algérien ont déjà commencé. Il s’agit des tronçons Hassi r’mel (Laghouat)-Souguer (Tiaret) confié au groupement algéro-espagnol Cosider-Masa, Sougueur- Hadjret Ennous (Tipaza), confié à la russe Stroytransgas et Sougueur-Arzew confié au groupement algéro-libanais Kanaghaz-Zakhem. Le dernier tronçon reliant Arzew à Béni Saf sera réalisé par le groupement algéro-allemand Cosider-TBS.

Quant au tronçon offshore (en mer, 200 km), son contrat de réalisation a été attribué à la société Saipem à l’issue d’un appel d’offres international, alors que le contrat de fourniture des tubes a été octroyé à une société japonaise, a fait savoir le ministre. «Les commandes des tubes ont été faites et le contrat de pose du pipeline a été octroyé il y a deux jours et aujourd’hui se tient le conseil d’administration qui va donner le feu vert pour le démarrage de la construction marine», a ajouté M. Khelil qui souligne que, du côté espagnol aussi, les décisions nécessaires ont déjà été prises pour la construction. Et M. Khelil de s’en réjouir : «Cela marche très bien et je suis très content de rencontrer le ministre espagnol», qui effectue sa première visite en Algérie. Pour sa part, le ministre espagnol a souhaité un renforcement rapide des relations entre son pays et l’Algérie notamment en matière d’énergie. Sur le Medgaz, il a réaffirmé que «les travaux de réalisation du projet vont avancer comme prévu», mais après les résultats de l’étude de l’impact environnemental. «Nous attendons les résultat de l’étude environnemental» pour commencer la construction du tronçon espagnol qui reliera Almeria à Albacete dans le système de gazoducs espagnol, a dit M. Clos. D’une longueur de 1 050 km, dont 550 sur le territoire algérien, 200 km en offshore et 300 km sur le territoire espagnol, le Medgaz, qui doit être achevé fin 2008-début 2009, pourra transporter jusqu’à de 8 milliards de m3 par an, une capacité extensible à 16 milliards de m3/an.

Redouane A.

 

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Finances

Des banques espagnoles intéressées par le marché algérien

Des banques espagnoles pourraient s’implanter en Algérie en 2007, a annoncé hier le ministre des Finances, Mourad Medelci, dans une déclaration à l’APS.

M. Medelci qui a enregistré «avec satisfaction» les «efforts développés» ces derniers mois par la partie espagnole pour rendre «attentives» les banques espagnoles au marché algérien, a ajouté, à l’issue d’une séance de travail qu’il a eue avec le ministre espagnol de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce, Joan Clos, que «depuis quelque temps, cet intérêt devient de plus en plus précis». Il a relevé, à ce propos, que «selon les indications dont nous disposons, des banques espagnoles pourraient s’implanter en Algérie en 2007».  Medelci a indiqué, en outre, avoir examiné avec le ministre espagnol «les possibilités de consolider davantage la coopération bilatérale dans différents domaines, en particulier le potentiel tout à fait exceptionnel de l’Algérie en matière touristique». Les deux parties ont également évoqué le programme quinquennal que l’Algérie est en train de mettre en œuvre. A ce titre, la partie espagnole, qui participe déjà à la réalisation d’une partie de ce programme, notamment à travers la fourniture d’équipements pour les chemins de fer et le métro d’Alger, s’est montrée «intéressée» au reste du programme ferroviaire, mais également, a relevé M. Medelci, à tout «ce que nous pourrions faire ensemble pour pouvoir bien gérer l’ensemble de ces infrastructures à travers des participations qui concerneront à la fois les ports, les aéroports, les autoroutes et bien d’autres secteurs dans les prochains mois».  Le ministre espagnol se trouve en Algérie, rappelle-t-on, pour prendre part à la 79e session du conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme dont les travaux se sont ouverts lundi à Alger.

K. S.

 

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Relations algéro-canadiennes

Un modèle de coopération exemplaire 

La coopération entre les deux pays est promue grâce aux importants échanges commerciaux entre les deux pays qui s’élèvent à 4,4 milliards de dollars en 2005.

En considérant que l’Algérie est «un partenaire de premier choix», la gouverneure du Canada, Mme Michaelle Jean, a estimé que «toutes les conditions sont à présent réunies pour envisager un modèle de coopération entre les deux Etats». En visite officielle de quatre jours, la gouverneure s’est s’exprimée, hier à Djenan El Mithak, devant le forum d’affaires algéro-canadien, qui s’est tenu en présence de quelques trois cents opérateurs algériens et canadiens, ainsi que des ministres de la Participation et de la Promotion de l’investissement, M. Hamid Temmar et des Transports, M. Mohamed Maghlaoui. Outre les «progrès réalisés ces dernières années», l’Algérie, qui est bien située géographiquement, dispose de ressources naturelles et d’un patrimoine culturel qui font d’elle un partenaire de premier choix. «Nous le pensons et nous en sommes convaincus», a-t-elle avancé. La coopération entre les deux pays est promue grâce aux importants échanges commerciaux entre les deux pays qui s’élèvent à 4,4 milliards de dollars en 2005. C’est «une autre preuve très éloquente du bon fonctionnement du partenariat algéro-canadien», a relevé Mme Michaelle Jean qui n’a pas manqué d’attirer l’attention sur le fait que les entreprises canadiennes «sont restées en Algérie pendant les années difficiles et ont misé ainsi sur le potentiel Algérie», ce qui a fait, à son avis, que plusieurs secteurs de coopération «ont gagné en force, notamment les hydrocarbures, les finances, les Travaux publics, l’ingénierie et les télécommunications». Contrairement à l’optimisme de Michaelle Jean, le ministre des Participations et de la Promotion de l’investissement, Hamid Temmar, a relevé la «faiblesse» relative de la participation des entreprises canadiennes dans les soumissions aux grands projets de développement inscrits dans le Programme complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009). Il a invité, à cet égard, les dirigeants des plus grosses sociétés canadiennes présentes à cette rencontre, à «s’engager davantage dans des projets grandioses touchant pratiquement l’ensemble des secteurs» tel que le prévoit ce programme d’investissements publics de plus de 100 milliards de dollars sur cinq ans. L’économie algérienne, explique le ministre aux chefs d’entreprises, a connu des changements radicaux, depuis 1999, notamment en matière d’aide et de facilitation aux investissements directs étrangers.

En qualifiant d’excellents les indicateurs de ces six derniers mois en matière d’investissement, Hamid Temmar a relevé la réduction des délais pour lancer les investissements. «Aujourd’hui, un investisseur étranger qui opte pour l’Algérie peut obtenir son agrément et commencer à travailler dans les 24 heures qui suivent», a-t-il affirmé. L’Algérie, insiste le ministre, propose «un partenariat qualitatif extrêmement différent de ce qui se fait ailleurs». Pour lever les dernières entraves, le gouvernement a pris plusieurs mesures en vue d’améliorer le climat des affaires. Pour les difficultés d’accès au foncier industriel, par exemple, elles seront réglées dans les prochains 20 jours.

Le Gouvernement, ajoute le ministre qui ne donnera pas plus de détails, prendra des mesures définitives  après un travail de deux ans sur ce problème. Sur un autre registre,  Mme Michaelle Jean a salué «la détermination des Algériennes et des Algériens à demeurer vigilants et soucieux de voir la Démocratie s’enraciner chez eux sur des bases solides». Elle a considéré que la poursuite du processus de modernisation, l’affirmation de l’exercice démocratique et la promotion des droits de l’Homme et de la Femme, non seulement ils représentent une promesse d’espoir sur le continent africain et partout dans le monde, mais constituent aussi un gage de réussite.       

K. S.

 

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Michaelle Jean à l’ENRS et à l’ENTV

Hommage aux journalistes algériens

C’est devant un parterre de journalistes que la gouverneure du Canada en Algérie a préféré s’exprimer hier sur les grands axes caractérisant la politique de son pays et les convictions qu’elle défend depuis qu’elle était déjà journaliste.

Mme Michaelle Jean n’a rien d’un chef d’Etat, comme on a l’habitude d’en voir, de ceux qui viennent donner des leçons. Le Canada veille à ce qu’il n’y ait pas d’amalgame entre Islam et terrorisme, a t-t-elle expliqué à l’auditorium de la radio nationale. «Nous veillons à ce que ce genre de stigmatisation n’ait pas cours au Canada. Le Canada veut continuer à cultiver cette valeur», a-t-elle dit. Des valeurs qui veulent que l’émigration soit la base du pays que la gouverneure n’a pas trouvé de difficulté à expliquer, puisque plus de

30 000 Algériens sont déjà installés au Canada et plusieurs centaines de milliers autres Algériens rêvent de s’y installer. Elle parlera longuement de la citoyenneté et de «la responsabilité citoyenne» et le respect de cette valeur qui a fait qu’au Canada une journaliste «descendante d’esclaves venus d’Afrique» a pu atteindre un poste au sommet des responsabilité. Le chef de l’Etat a également fait part de son expérience dans la presse et les responsabilités que doit assumer un journaliste pour l’accomplissement de sa mission de dire la vérité et de s’engager à donner la parole à tout le monde sans exception. De la loi du 23 février glorifiant le colonialisme, elle ne veut pas donner son point de vue. C’est vous qui devez en parler dira elle à ses «confrères journalistes».

Pour elle, c’est clair, les Algériens ont réussi à reconquérir une liberté et une identité qui leur ont été confisquées durant plus de 130 ans. «Vous avez cet esprit battant. J’ai décelé la fierté des Algériens pour leur patrimoine», dira-t-elle aussi. La question qu’elle poserait au président Bouteflika, si elle était toujours à son poste de journaliste est de «savoir comment les citoyens algériens se sont-ils engagés» dans la voix de la réconciliation nationale prônée par le président de la République.

La gouverneure générale et commandant en chef du Canada, Mme Michaëlle Jean, a rendu un hommage, hier à Alger, aux journalistes assassinés durant la dernière décennie marquée par une «violence terroriste aveugle».

Mme Michaëlle Jean a exprimé son «émotion», en tant qu’ancienne journaliste, de se retrouver devant ses confrères de «cette entreprise journalistique tombée sous l’affront de cette violence aveugle et cette pulsion dévastatrice de ces années difficiles». «C’est assez troublant pour moi. D’un seul coup, le temps et la distance ont été réduits et j’ai pu, en tant que journaliste, vous regarder faire» votre métier, a-t-elle dit, indiquant avoir, à travers Radio Canada, rendu hommage à «ce labeur quotidien, dans des conditions innommables, extrêmement difficiles, face auxquelles vous n’avez jamais reculé».

Elle a, dans ce contexte, souligné que son pays «est resté aux côtés de l’Algérie», lors de cette «décennie de sang», saluant, par ailleurs, «l’amitié profonde et ses

41 ans de relations soutenues» entre ces deux pays. Concernant son choix de débuter son périple africain par l’Algérie, elle a souligné l’importance de l’Algérie, en tant que «porte d’entrée» de l’Afrique, estimant que «cette région du Maghreb représente un espace constructif et d’espoir pour le reste du continent africain». Que ce soit au Canada ou dans le monde, «je témoignerai que l’Algérie est bien vivante. Il y a là un pays qui a fait le pari de la vie, qui mise sur ses forces vives. Vous avez un esprit battant et vous voulez, pour votre pays, un espace de prospérité et de liberté», a-t-elle ajouté.

Fatima Arab

 

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Conflits régionaux

Le Danemark salue le rôle de l’Algérie

Le secrétaire d’Etat permanent du ministère des Affaires étrangères du royaume du Danemark, M. Ulrik Federspiel, a souligné, hier à Alger, «le rôle important de l’Algérie sur le plan régional et international».

«Nous reconnaissons l’importance du rôle de l’Algérie sur les plans régional et international, ainsi que sa contribution dans le règlement des conflits dans le monde, notamment au Soudan», a déclaré à la presse, M. Federspiel, qui sortait d’une rencontre avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Mohammed Bedjaoui. Le diplomate danois a également relevé que ses entretiens avec M. Bedjaoui portant sur les relations bilatérales et les questions d’intérêt commun, ont été «fructueuses et  encourageantes». De son côté, M. Bedjaoui a indiqué que les entretiens ont, en outre, «concerné l’ensemble des problèmes du Moyen-Orient» et la «nécessité de régler cette crise qui perdure depuis 60 ans». Le Danemark «est un pays qui a respecté de tous temps les engagements internationaux, en particulier, l’aide au développement qu’il a assurée régulièrement, sur la base des recommandations des Nations Unies», a par ailleurs souligné le ministre des Affaires étrangères. Revenant sur les caricatures ayant porté atteinte au prophète Mohamed (QSSSL), M. Bedjaoui a rappelé qu’il y eu «une crise dans les relations entre le Danemark et le reste des pays arabes et musulmans à la suite d’une impertinence inqualifiable», de la part d’un journal danois, auteur de caricatures qu’il a qualifiées d’«infâmes». «Cela ne devrait pas nous faire perdre de vue que le Danemark, aujourd’hui membre du Conseil de sécurité, joue un grand rôle, notamment dans le règlement des conflits régionaux, dans le cadre de l’Union européenne et au-delà», a toutefois ajouté M. Bedjaoui.

K. S.

 

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