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Des factures de 1000 milliards bloquées par l’APW d’Alger
200 entreprises
en faillite
Cette somme
correspond aux coûts des travaux de réhabilitation de la capitale
entamés à la veille de la tenue du Sommet de la Ligue arabe, à
Alger, l’année dernière.
Mille milliards de
centimes est la cause du blocage qui persiste, depuis plusieurs
mois, entre l’Assemblée populaire de wilaya (APW) et l’exécutif de
cette wilaya. Cette somme correspond aux coûts des travaux de
réhabilitation de la capitale entamés à la veille de la tenue du
Sommet de la Ligue arabe, à Alger, l’année dernière. Cette somme
avait été programmée par les pouvoirs publics et dépensée par la
wilaya pour financer les préparatifs dans le cadre de marchés lancés
dans ce contexte. Or, la plupart des marchés accordés dans ce cadre,
l’ont été avec la formule de gré à gré, sans le recours aux avis
d’appels d’offres, comme le stipule la réglementation régissant
l’octroi de marchés publics. Pour cette raison, l’APW refuse
d’approuver les dépenses, malgré l’invocation du caractère d’urgence
des travaux par la wilaya. Ce différend qui persiste depuis la fin
du Sommet de la Ligue arabe n’est pas pour arranger la trésorerie de
200 entrepreneurs, engagés pour la réalisation de divers travaux et
qui attendent toujours d’être payés. Plusieurs d’entre eux avaient
investi tout ce qu’ils possédaient comme moyens financiers dans ces
marchés, assurés d’être payés après la fin du Sommet. Aujourd’hui,
ils se disent en faillite. «J’ai tout vendu, y compris mes meubles,
pour pouvoir prendre en charge, financièrement, les travaux qui
m’avaient été confiés dans le cadre des préparatifs de ce Sommet de
la Ligue arabe et aujourd’hui, je me retrouve au chômage, car je
n’ai reçu aucun centime», déclare un des entrepreneurs ayant obtenu
un marché de ravalement de façades. Il est à noter, pourtant, que
dans le cadre de la loi réglementant l’octroi de marchés, il est
stipulé l’exigence d’un certificat de qualification aux entreprises
soumissionnaires pour pouvoir postuler. Pour obtenir ce document,
les entrepreneurs doivent disposer de moyens humains et matériels en
adéquation avec les travaux demandés. Cela n’a pas toujours été le
cas.
Pour ce qui est de
l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger, ses membres refusent
d’apposer leur signature sur le registre des factures héritées des
travaux de ce Sommet de la Ligue arabe, «pour la simple raison que
des marchés ont été accordés de gré à gré, en infraction au code des
marchés» et que «l’APW refuse de cautionner cette infraction», selon
une source proche de cette Assemblée.
La règlement de ce
litige, renvoyé aux calendes grecques, en raison de la situation de
blocage, refait surface avec l’organisation prochaine par l’Algérie
de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe». La wilaya
d’Alger recourra-t-elle, cette fois-ci aussi à la formule de gré à
gré pour l’attribution de marchés, sachant que l’affaire des 1000
milliards n’a pas encore trouvé de solution. Ces mêmes entreprises
seront-elles engagées, avec promesse d’un payement de l’ensemble des
marchés au terme de ces travaux ou bien, d’autres entreprises seront
sollicitées pour ces préparatifs ?
On peut craindre
que du coté des entrepreneurs, ce n’est pas la confiance qui règne.
M. Abi
Haut
Le FFS répond au MSP
«Soltani ne
connaît pas l’histoire du pays»
Une polémique de
taille s’installe apparemment entre le MSP et le FFS, Soltani ayant
osé comparer le parti d’Aït Ahmed au FIS. En citant l’exemple du FFS
comme parti à qui l’Etat algérien a accordé ce qu’il refuse
aujourd’hui à l’ex-FIS, Abou Djerra Soltani a ouvert le front des
hostilités. Cette attaque qui fera dire à l’autre camp que le n°1 du
MSP «ferait bien de réviser ses cours d’histoire avant de parler des
autres».
Dans un entretien
accordé à notre confrère l’Expression, le président du MSP Abou
Djerra Soltani a plaidé pour l’amnistie générale et le retour de
l’ex-Fis sur la scène politique. Tout en défendant le droit du parti
dissous, Abou Djerra Soltani a rappelé les propos de Rabah Kebir où
il reconnaît «que le FIS s’est trompé sur plusieurs chapitres, mais
continue à défendre son droit à constituer un parti politique
regroupant l’aile modérée du parti». Et tout en s’alignant sur
l’avis de l’ex-responsable du parti dissous, le président du MSP
s’est étonné que la scène politique «soit aujourd’hui interdite aux
personnes qui ont pris les armes contre le peuple», alors que
«l’histoire» retient, selon lui, que l’Algérie a ouvert ses portes à
un parti politique qui a opté pour cette voie en 1963, et à tant
d’autres personnalités l’ayant trahie. Une allusion faite en somme
au parti du Front des forces socialistes (FFS). Réagissant à ce
sujet, Karim Tabou, le porte-parole du FFS, s’est déclaré outré et
indigné qu’«un ministre d’Etat et chef de parti ne maîtrise pas son
cours d’histoire». «Il est remarquable, a-t-il souligné, qu’Abou
Djera Soltani en sa qualité de ministre soit d’une telle
méconnaissance de l’histoire». Chose qu’il a qualifiée d’«infirmité
politique et intellectuelle». Ainsi, «Abou Djerra a montré sa
méconnaissance totale et de l’histoire et de ce qui s’est passé en
1963 et de ce qu’a vécu notre pays», a-t-il encore déploré. Karim
Tabou a tenu par ailleurs à corriger les notions historiques du
président du MSP en déclarant que «contrairement à ses allégations
en plaçant le FFS comme étant un parti qui a mené une action armée
contre ce peuple, Abou Djerra a omis que le FFS a été ce peuple qui
a subi cette répression, qui s’est soldée par l’assassinat de plus
de 400 militants du parti». M. Tabou a toutefois admis que «cela
n’est pas étonnant de la part d’un imam qui s’est improvisé en
politique et ce ne sont certainement pas ses mensonges qui vont
cacher la réalité de son ex-chef, feu Mahfoud Nahnah et de certains
cadres de son parti qui ont été des scieurs de poteaux». A la fin,
il a tenu à adresser au président du MSP le message suivant : «Le
FFS ne sera certainement pas le moyen par lequel il va acquérir ses
galons. Il ferait mieux de chercher un autre moyen de les gagner».
Cela dit, il a salué respectueusement «la base militante du MSP»
tout en ajoutant que «ce respect n’est pas mérité par Abou Djerra
Soltani».
Habiba Ghrib
Haut
L’ex-P-DG, emprisonné, souffre dU diabète
L’état de santé
de Ouaret s’aggrave
Fait dramatique.
On croit savoir, de source généralement bien informée, que Ouaret
Brahim,
ex-P-DG d’Algérie
Télécom, incarcéré à la prison d’El Harrach, pour «dilapidation de
deniers publics», a été amputé d’une jambe. L’état de santé de cet
ex-P-DG qui souffrirait du diabète, se serait détérioré et
l’intervention chirurgicale dont il a fait l’objet a eu lieu il y a
plusieurs jours. Onze personnes, dont Ouaret Brahim, des cadres
d’Algérie Télécom et quatre entrepreneurs avaient été mises en
détention préventive dans cette affaire. Des travailleurs d’Algérie
Télécom avaient exprimé leur soutien à cet ex-P-DG, au lendemain de
son arrestation. C’est cette amputation venait à être,
malheureusement, confirmée, cela pourrait relancer la question des
conditions d’incarcération dans les prisons ainsi que les bases
juridiques et, pourquoi pas, humanitaires, sur lesquelles se
réfèrent des magistrats pour maintenir, en prison, des personnes
souffrant de maladies chroniques. Pour rappel, le DG de l’ex-Khalifa
Bank, Djamel Zerrouk, incarcéré, souffrant d’une longue maladie,
était décédé, en prison. Le directeur du diabète, selon une source
judiciaire, et d’hypertension, selon son entourage, avait failli
connaître le même sort. Il avait été transféré d’urgence vers le CHU
Mustapha. Il avait, par la suite, été pris en charge, au niveau de
l’infirmerie de cette prison. La grève de la faim dans laquelle il
s’était engagé, avec d’autres cadres de Khalifa pour demander la
tenue «rapide» du procès, avait aggravé son état de santé.
M. A.
Haut
Affaire BRC
L’IGF reprend
son enquête
Rebondissement. L’Inspection
générale des finances (IGF) a été instruite pour approfondir ses
investigations sur les activités de Brown, Roots and Condor (BRC),
indiquent des sources au fait de ce dossier. L’IGF, qui avait
auparavant remis son rapport sur l’affaire de la société
algéro-américaine BRC aux plus hautes autorités du pays qui ont
décidé de faire diligenter ce dossier au niveau de la justice,
aurait, selon nos sources, accompli moins de la moitié du volume de
travail nécessaire pour jeter toute la lumière sur l’affaire. L’IGF,
rappelle-t-on, avait été prise à partie par le ministre de l’Energie
et des Mines. Chakib Khelil avait par deux fois remis en cause la
capacité de cette institution à statuer sur l’existence de pratiques
de surfacturations dans les marchés remportés par BRC. Maintenant,
le tout est de savoir s’il est question pour l’IGF de «creuser»
encore plus profondément ou alors de reprendre tout à zéro.
M. A.
Haut
Cinq filières transférées vers l’Enseignement professionnel
Khaldi récupère
l’enseignement technique
Le système
d’enseignement professionnel aura désormais une nouvelle
structuration.
Il se structurera
en trois processus qui sont : enseignement secondaire général et
technologique qui relèvera des prérogatives du département de
Benbouzid, alors que la formation et l’enseignement professionnels
seront des prérogatives du département de El Hadi Khaldi. Pour ce
faire, une commission interministérielle chargée d’étudier les
modalités de mise en œuvre du nouveau parcours de l’enseignement
professionnel dans le cadre de la réforme du système national
d’éducation et de formation a été installée, hier, à l’Institut
national de la formation professionnelle par les trois ministres de
l’Education nationale, la Formation professionnelle et
l’Enseignement supérieur. Les résultats de cette commission seront
connus dans 10 jours. Dans ce cadre, cinq filières de l’enseignement
technique, à savoir l’électronique, l’électrotechnique, la
fabrication mécanique, le bâtiment et travaux publics et les
techniques comptables, ont été supprimées dans le cadre de la
réforme du système éducatif et remplacées par les mathématiques
techniques, alors qu’il était question d’assurer 10 filières.
L’enseignement des cinq autres filières entrant dans le cadre de
cette réforme, non supprimées, à savoir génie électrique, génie
mécanique, chimie, génie civil et gestion économie, ont été
transférées au secteur de la Formation professionnelle et seront
assurées par trois professeurs seulement. Les premiers responsables
desdits secteurs ont signalé, dans la foulée, que la suppression de
l’enseignement technique provoquera une réduction d’au moins 50% du
volume horaire tant pour l’élève que pour l’enseignant. Ce volume
sera de 7 heures par semaine seulement . Cette réduction implique
ainsi une baisse de l’encadrement qui était auparavant de 15
professeurs.
Pour sa part, le
ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a indiqué
que l’objectif de cette commission est de mettre en place une
stratégie pour l’enseignement professionnel qui dépendra désormais
des prérogatives du département de El Hadi Khaldi en transférant
l’enseignement technique dispensé auparavant par son département.
Pour rassurer les enseignants de ces établissements techniques
(les technicums) qui tirent la sonnette d’alarme sur la disparition
de ce type d’établissements, le ministre de l’Education nationale a
souligné que son département «a encore besoin des enseignants»
assurant les spécialités techniques et que leur statut ne changera
pas. «Aucun enseignant ne sera mis dehors», a-t-il encore déclaré,
ajoutant que «le surplus des enseignants dans les établissements
sera transféré au ministère de la Formation professionnelle». Il
dira, par ailleurs, que la quasi-totalité des spécialités dans les
lycées ont été supprimées afin de donner une bonne base aux élèves
orientés vers les technicums. S’agissant de l’encadrement de son
secteur, Benbouzid indique que son département a recruté pour cette
année près de 9 000 enseignants pour un total de
15 000 enseignants
pour les trois secteurs. De son côté, El Hadi Khaldi, passant en
revue la réforme initiée par son département, a justifié ces
changements introduits par la nécessité de prendre des décisions
scientifiques et pédagogiques à même de donner un bon niveau
d’instruction aux stagiaires dans les différentes spécialités. Il
appelle à cette occasion «à la dépolitisation du système éducatif,
ce qui engendrera une meilleure formation au profit de la jeune
population». Il ajoutera également que la commission proposera la
possibilité de permettre aux meilleurs élèves issus des centres
professionnels d’intégrer l’Université afin d’obtenir un diplôme
professionnel.
Kahina Benarab
Haut
Excédent de la balance commerciale
Record battu !
La balance
commerciale de l’Algérie a enregistré, durant les dix premiers mois
de 2006, un nouvel excédent record de 27,455 milliards de dollars (mds
usd) en hausse de 6,868 milliards de dollars par rapport à la même
période en 2005, selon des données livrées à l’APS par le Centre
national de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des
Douanes nationales. Cette variation s’explique, précise cette
source, par l’augmentation des exportations de 18,57% et une faible
augmentation des importations (+1,07%), réalisant ainsi un taux de
couverture des importations par les exportations de 256% contre 218%
au cours des dix premiers mois de 2005. De janvier à juin de l’année
en cours, les exportations se sont ainsi chiffrées à 45,03 milliards
de dollars, en hausse de 7,708 milliards par rapport à la même
période de 2005, et les importations 17,58 milliards de dollars soit
une modeste augmentation de +1,86 mds usd d’une période à l’autre,
précise encore le Cnis. Durant la même période de référence, les
exportations d’hydrocarbures ont continué à représenter l’essentiel
des ventes de l’Algérie à l’étranger avec 98,08% du volume global
enregistrant ainsi une hausse de
18,68%, qui
s’explique essentiellement par la tendance à la hausse des prix
internationaux du pétrole brut. Quant aux exportations hors
hydrocarbures, elles demeurent marginales avec seulement 1,92% du
volume global des exportations et une valeur de
865 millions de
dollars malgré une hausse de
1,01% par rapport
à la même période de 2005. Les principaux produits hors
hydrocarbures exportés sont constitués notamment par le groupe
«demi-produits» qui représentent une part de 1,33%
(598 millions de
dollars), suivi du groupe «produits bruts» avec une part de 0,34% et
154 millions usd, et du groupe «alimentation» (0,14%, 61 millions
usd), enfin les «biens d’équipement industriels» avec une part de
0,07%, soit 33 millions de dollars.
Pour les
importations, les biens d’équipement industriels viennent en tête
avec 7,08 milliards de dollars (40,30% du volume global), en baisse
de 3,77%, par rapport aux dix premiers mois de 2005. Le groupe
«demi-produits» occupe la seconde place avec 3,96 milliards de
dollars (16,16% du volume global), soit un accroissement de 2,93%.
Suivent les «biens alimentaires» avec une valeur de 3,08 milliards
de dollars
(17,53%) en hausse
de 1,48%. Le plus important repli a été le fait du groupe «biens
d’équipements agricoles» avec 117 millions usd (0,67% du volume
global), en baisse de 18,75%, suivi par le groupe «biens de
consommation» avec 2,43 milliards de usd (13,83% du volume global),
en retrait de 7,21%. Par contre, le groupe «énergie-lubrifiants»
enregistre une hausse des importations à 216 millions de usd contre
194 millions usd par rapport à l’année précédente, soit 11,34% du
volume global, selon la même source.
Amine B.
Haut
Alger-Montréal
Le vol
inaugural en avril 2007
Le ministre des
Transports, Mohamed Maghlaoui, a annoncé officiellement hier
l’ouverture de la ligne aérienne Alger-Montréal (Canada) à la fin du
mois de juin de l’année prochaine. La première desserte commerciale
aura lieu «durant la 4e semaine de juin 2007» par un Airbus
d’Air Algérie,
alors que le vol inaugural est programmé pour mars ou avril
prochains, a précisé le ministre. Cette nouvelle liaison, la toute
première entre l’Algérie et le Canada, sera assurée par la compagnie
nationale Air Algérie à raison de deux vols par semaine, le mardi et
le vendredi.
M. Maghlaoui
s’exprimait devant le forum d’affaires
algéro-canadien
qui vient d’entamer ses travaux, en présence de la Gouverneure
générale et commandant en chef du Canada, Mme Michaelle Jean, qui
effectue depuis dimanche une visite officielle de quatre jours en
Algérie.
K.S.
Haut
Amar Ghoul, ministre des Travaux publics
«Nous faisons
appel à la technicité arabe»
Satisfait de sa
rencontre avec les hommes d’affaires arabes réunis à Alger, le
ministre des Travaux publics estime que cet espace était fructueux
en ce sens qu’il a permis une meilleure connaissance mutuelle et de
mettre en exergue les points de convergence communs.
Le jour
d’Algérie : Comment appréciez-vous la participation des hommes
d’affaires arabes à ce premier forum en Algérie ?
Amar Ghoul :
Vous êtes, vous journalistes, de bons observateurs et vous jugez
vous-mêmes de l’affluence et l’intérêt portés par les hommes
d’affaires arabes et leur réaction par rapport aux exposés des
ministres ainsi que l’attention accordée au discours du président de
la République à l’ouverture de cette importante rencontre qu’ils ont
appréciée.
Le souci de
connaître le maximum sur les opportunités algériennes était tel que
nos frères arabes accordaient une attention très particulière à
cette ouverture algérienne sur les potentialités arabes. La preuve
en est la présence quantitative et qualitative des opérateurs arabes
aux différents ateliers programmés durant ce congrès des affaires.
Ils se sont même librement exprimés sur tous les aspects qui les
préoccupent quant aux chances nationales offertes et les
possibilités d’investissement dans notre pays. Ils ont trouvé à
cette occasion, et ils trouveront toujours en Algérie, un véritable
espace de rencontres, de discussions et d’investissements. Certains
investisseurs arabes ont, d’ores et déjà, pu conclure des accords de
partenariat avec des opérateurs algériens.
Avez-vous senti
le même intérêt des hommes d’affaires arabes pour les Travaux
publics ?
Absolument.
Certains d’entre eux ont exprimé un vif intérêt et une attention
particulière au secteur des Travaux publics en Algérie.
Concretement,
qu’attendez-vous de ces investisseurs, M. le ministre, sachant que
votre secteur requiert un savoir-faire estimable et des moyens
techniques impressionnants ?
Vous devez savoir
que l’expertise arabe est très appréciable. Au Machrek, nos frères
arabes ont acquis surtout une expérience notable en gestion et en
management. Ils ont acquis de grandes capacités techniques. Aussi,
il faut rappeler leurs prédisposition en réserves boursières leur
permettant de financer des projets stratégiques d’envergure. Ces
penchants les qualifient, on ne peut mieux, à se tailler une place
de choix en terre algérienne, fertile pour s’y investir dans le
domaine des travaux publics tels les grands ouvrages d’art et les
infrastructures de base, en général. Je peux vous affirmer que
l’investissement en Algérie est porteur et nous souhaitons la
bienvenue à nos frères du Golfe, à leur tête les Emiratis. Nous
avons besoin de ces compétences qui sont les bienvenues afin de
concrétiser un sérieux partenariat pour la relance de projets dans
l’intérêt du monde arabe, tels que l’autoroute est-ouest.
Propos
recueillis
par S. B.
Haut
Energie
Les Espagnols
veulent booster Medgaz
La coopération
algéro-espagnole dans le secteur de l’énergie, notamment l’état
d’avancement du futur gazoduc sous-marin Medgaz a été hier au centre
d’entre tiens à Alger entre le ministre de l’Energie et des
Mines, Chakib Khelil et le ministre espagnol de l’Industrie,
du Tourisme et du Commerce, M. Joan Clos. Ces entretiens, élargis
aux représentants des deux délégations, «ont permis de passer en
revue toutes les questions inhérentes à la coopération entre
l’Espagne et l’Algérie dans le secteur de l’énergie», a indiqué M.
Khelil à l’APS. Après avoir relevé les relations «excellentes» entre
les deux pays, M. Khelil a mis en relief la «richesse» de cette
coopération énergétique au vu des différents projets en cours avec
des entreprises espagnoles tels que les unités de dessalement d’eau,
la centrale hybride (solaire et gaz) de Hassi R’mel, le
développement du gisement de Gassi Touil et évidemment le gazoduc
Medgaz qui doit relier Beni Saf à Almeria en Espagne. «C’est une
coopération excellente que nous voulons renforcer davantage», a
insisté le ministre. Concernant l’état d’avancement du Medgaz, il a
précisé que la construction des tronçons sur le territoire algérien
ont déjà commencé. Il s’agit des tronçons Hassi r’mel (Laghouat)-Souguer
(Tiaret) confié au groupement algéro-espagnol Cosider-Masa, Sougueur-
Hadjret Ennous (Tipaza), confié à la russe Stroytransgas et
Sougueur-Arzew confié au groupement algéro-libanais Kanaghaz-Zakhem.
Le dernier tronçon reliant Arzew à Béni Saf sera réalisé par le
groupement algéro-allemand Cosider-TBS.
Quant au tronçon
offshore (en mer, 200 km), son contrat de réalisation a été attribué
à la société Saipem à l’issue d’un appel d’offres international,
alors que le contrat de fourniture des tubes a été octroyé à une
société japonaise, a fait savoir le ministre. «Les commandes des
tubes ont été faites et le contrat de pose du pipeline a été octroyé
il y a deux jours et aujourd’hui se tient le conseil
d’administration qui va donner le feu vert pour le démarrage de la
construction marine», a ajouté M. Khelil qui souligne que, du côté
espagnol aussi, les décisions nécessaires ont déjà été prises pour
la construction. Et M. Khelil de s’en réjouir : «Cela marche très
bien et je suis très content de rencontrer le ministre espagnol»,
qui effectue sa première visite en Algérie. Pour sa part, le
ministre espagnol a souhaité un renforcement rapide des relations
entre son pays et l’Algérie notamment en matière d’énergie. Sur le
Medgaz, il a réaffirmé que «les travaux de réalisation du projet
vont avancer comme prévu», mais après les résultats de l’étude de
l’impact environnemental. «Nous attendons les résultat de l’étude
environnemental» pour commencer la construction du tronçon espagnol
qui reliera Almeria à Albacete dans le système de gazoducs espagnol,
a dit M. Clos. D’une longueur de 1 050 km, dont 550 sur le
territoire algérien, 200 km en offshore et 300 km sur le territoire
espagnol, le Medgaz, qui doit être achevé fin 2008-début 2009,
pourra transporter jusqu’à de 8 milliards de m3 par an, une capacité
extensible à 16 milliards de m3/an.
Redouane A.
Haut
Finances
Des banques
espagnoles intéressées par le marché algérien
Des banques
espagnoles pourraient s’implanter en Algérie en 2007, a annoncé hier
le ministre des Finances, Mourad Medelci, dans une déclaration à l’APS.
M. Medelci qui a
enregistré «avec satisfaction» les «efforts développés» ces derniers
mois par la partie espagnole pour rendre «attentives» les banques
espagnoles au marché algérien, a ajouté, à l’issue d’une séance de
travail qu’il a eue avec le ministre espagnol de l’Industrie, du
Tourisme et du Commerce, Joan Clos, que «depuis quelque temps, cet
intérêt devient de plus en plus précis». Il a relevé, à ce propos,
que «selon les indications dont nous disposons, des banques
espagnoles pourraient s’implanter en Algérie en 2007». Medelci a
indiqué, en outre, avoir examiné avec le ministre espagnol «les
possibilités de consolider davantage la coopération bilatérale dans
différents domaines, en particulier le potentiel tout à fait
exceptionnel de l’Algérie en matière touristique». Les deux parties
ont également évoqué le programme quinquennal que l’Algérie est en
train de mettre en œuvre. A ce titre, la partie espagnole, qui
participe déjà à la réalisation d’une partie de ce programme,
notamment à travers la fourniture d’équipements pour les chemins de
fer et le métro d’Alger, s’est montrée «intéressée» au reste du
programme ferroviaire, mais également, a relevé M. Medelci, à tout
«ce que nous pourrions faire ensemble pour pouvoir bien gérer
l’ensemble de ces infrastructures à travers des participations qui
concerneront à la fois les ports, les aéroports, les autoroutes et
bien d’autres secteurs dans les prochains mois». Le ministre
espagnol se trouve en Algérie, rappelle-t-on, pour prendre part à la
79e session du conseil exécutif de l’Organisation mondiale du
tourisme dont les travaux se sont ouverts lundi à Alger.
K. S.
Haut
Relations algéro-canadiennes
Un modèle de
coopération exemplaire
La coopération
entre les deux pays est promue grâce aux importants échanges
commerciaux entre les deux pays qui s’élèvent à 4,4 milliards de
dollars en 2005.
En considérant que
l’Algérie est «un partenaire de premier choix», la gouverneure du
Canada, Mme Michaelle Jean, a estimé que «toutes les conditions sont
à présent réunies pour envisager un modèle de coopération entre les
deux Etats». En visite officielle de quatre jours, la gouverneure
s’est s’exprimée, hier à Djenan El Mithak, devant le forum
d’affaires algéro-canadien, qui s’est tenu en présence de quelques
trois cents opérateurs algériens et canadiens, ainsi que des
ministres de la Participation et de la Promotion de
l’investissement, M. Hamid Temmar et des Transports, M. Mohamed
Maghlaoui. Outre les «progrès réalisés ces dernières années»,
l’Algérie, qui est bien située géographiquement, dispose de
ressources naturelles et d’un patrimoine culturel qui font d’elle un
partenaire de premier choix. «Nous le pensons et nous en sommes
convaincus», a-t-elle avancé. La coopération entre les deux pays est
promue grâce aux importants échanges commerciaux entre les deux pays
qui s’élèvent à 4,4 milliards de dollars en 2005. C’est «une autre
preuve très éloquente du bon fonctionnement du partenariat
algéro-canadien», a relevé Mme Michaelle Jean qui n’a pas manqué
d’attirer l’attention sur le fait que les entreprises canadiennes
«sont restées en Algérie pendant les années difficiles et ont misé
ainsi sur le potentiel Algérie», ce qui a fait, à son avis, que
plusieurs secteurs de coopération «ont gagné en force, notamment les
hydrocarbures, les finances, les Travaux publics, l’ingénierie et
les télécommunications». Contrairement à l’optimisme de Michaelle
Jean, le ministre des Participations et de la Promotion de
l’investissement, Hamid Temmar, a relevé la «faiblesse» relative de
la participation des entreprises canadiennes dans les soumissions
aux grands projets de développement inscrits dans le Programme
complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009). Il a invité,
à cet égard, les dirigeants des plus grosses sociétés canadiennes
présentes à cette rencontre, à «s’engager davantage dans des projets
grandioses touchant pratiquement l’ensemble des secteurs» tel que le
prévoit ce programme d’investissements publics de plus de 100
milliards de dollars sur cinq ans. L’économie algérienne, explique
le ministre aux chefs d’entreprises, a connu des changements
radicaux, depuis 1999, notamment en matière d’aide et de
facilitation aux investissements directs étrangers.
En qualifiant
d’excellents les indicateurs de ces six derniers mois en matière
d’investissement, Hamid Temmar a relevé la réduction des délais pour
lancer les investissements. «Aujourd’hui, un investisseur étranger
qui opte pour l’Algérie peut obtenir son agrément et commencer à
travailler dans les 24 heures qui suivent», a-t-il affirmé.
L’Algérie, insiste le ministre, propose «un partenariat qualitatif
extrêmement différent de ce qui se fait ailleurs». Pour lever les
dernières entraves, le gouvernement a pris plusieurs mesures en vue
d’améliorer le climat des affaires. Pour les difficultés d’accès au
foncier industriel, par exemple, elles seront réglées dans les
prochains 20 jours.
Le Gouvernement,
ajoute le ministre qui ne donnera pas plus de détails, prendra des
mesures définitives après un travail de deux ans sur ce problème.
Sur un autre registre, Mme Michaelle Jean a salué «la détermination
des Algériennes et des Algériens à demeurer vigilants et soucieux de
voir la Démocratie s’enraciner chez eux sur des bases solides». Elle
a considéré que la poursuite du processus de modernisation,
l’affirmation de l’exercice démocratique et la promotion des droits
de l’Homme et de la Femme, non seulement ils représentent une
promesse d’espoir sur le continent africain et partout dans le
monde, mais constituent aussi un gage de réussite.
K. S.
Haut
Michaelle Jean à l’ENRS et à l’ENTV
Hommage aux
journalistes algériens
C’est devant un
parterre de journalistes que la gouverneure du Canada en Algérie a
préféré s’exprimer hier sur les grands axes caractérisant la
politique de son pays et les convictions qu’elle défend depuis
qu’elle était déjà journaliste.
Mme Michaelle Jean
n’a rien d’un chef d’Etat, comme on a l’habitude d’en voir, de ceux
qui viennent donner des leçons. Le Canada veille à ce qu’il n’y ait
pas d’amalgame entre Islam et terrorisme, a t-t-elle expliqué à
l’auditorium de la radio nationale. «Nous veillons à ce que ce genre
de stigmatisation n’ait pas cours au Canada. Le Canada veut
continuer à cultiver cette valeur», a-t-elle dit. Des valeurs qui
veulent que l’émigration soit la base du pays que la gouverneure n’a
pas trouvé de difficulté à expliquer, puisque plus de
30 000 Algériens
sont déjà installés au Canada et plusieurs centaines de milliers
autres Algériens rêvent de s’y installer. Elle parlera longuement de
la citoyenneté et de «la responsabilité citoyenne» et le respect de
cette valeur qui a fait qu’au Canada une journaliste «descendante
d’esclaves venus d’Afrique» a pu atteindre un poste au sommet des
responsabilité. Le chef de l’Etat a également fait part de son
expérience dans la presse et les responsabilités que doit assumer un
journaliste pour l’accomplissement de sa mission de dire la vérité
et de s’engager à donner la parole à tout le monde sans exception.
De la loi du 23 février glorifiant le colonialisme, elle ne veut pas
donner son point de vue. C’est vous qui devez en parler dira elle à
ses «confrères journalistes».
Pour elle, c’est
clair, les Algériens ont réussi à reconquérir une liberté et une
identité qui leur ont été confisquées durant plus de 130 ans. «Vous
avez cet esprit battant. J’ai décelé la fierté des Algériens pour
leur patrimoine», dira-t-elle aussi. La question qu’elle poserait au
président Bouteflika, si elle était toujours à son poste de
journaliste est de «savoir comment les citoyens algériens se
sont-ils engagés» dans la voix de la réconciliation nationale prônée
par le président de la République.
La gouverneure
générale et commandant en chef du Canada, Mme Michaëlle Jean, a
rendu un hommage, hier à Alger, aux journalistes assassinés durant
la dernière décennie marquée par une «violence terroriste aveugle».
Mme Michaëlle Jean
a exprimé son «émotion», en tant qu’ancienne journaliste, de se
retrouver devant ses confrères de «cette entreprise journalistique
tombée sous l’affront de cette violence aveugle et cette pulsion
dévastatrice de ces années difficiles». «C’est assez troublant pour
moi. D’un seul coup, le temps et la distance ont été réduits et j’ai
pu, en tant que journaliste, vous regarder faire» votre métier,
a-t-elle dit, indiquant avoir, à travers Radio Canada, rendu hommage
à «ce labeur quotidien, dans des conditions innommables, extrêmement
difficiles, face auxquelles vous n’avez jamais reculé».
Elle a, dans ce
contexte, souligné que son pays «est resté aux côtés de l’Algérie»,
lors de cette «décennie de sang», saluant, par ailleurs, «l’amitié
profonde et ses
41 ans de
relations soutenues» entre ces deux pays. Concernant son choix de
débuter son périple africain par l’Algérie, elle a souligné
l’importance de l’Algérie, en tant que «porte d’entrée» de
l’Afrique, estimant que «cette région du Maghreb représente un
espace constructif et d’espoir pour le reste du continent africain».
Que ce soit au Canada ou dans le monde, «je témoignerai que
l’Algérie est bien vivante. Il y a là un pays qui a fait le pari de
la vie, qui mise sur ses forces vives. Vous avez un esprit battant
et vous voulez, pour votre pays, un espace de prospérité et de
liberté», a-t-elle ajouté.
Fatima Arab
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Conflits régionaux
Le Danemark
salue le rôle de l’Algérie
Le secrétaire
d’Etat permanent du ministère des Affaires étrangères du royaume du
Danemark, M. Ulrik Federspiel, a souligné, hier à Alger, «le rôle
important de l’Algérie sur le plan régional et international».
«Nous
reconnaissons l’importance du rôle de l’Algérie sur les plans
régional et international, ainsi que sa contribution dans le
règlement des conflits dans le monde, notamment au Soudan», a
déclaré à la presse, M. Federspiel, qui sortait d’une rencontre avec
le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Mohammed
Bedjaoui. Le diplomate danois a également relevé que ses entretiens
avec M. Bedjaoui portant sur les relations bilatérales et les
questions d’intérêt commun, ont été «fructueuses et
encourageantes». De son côté, M. Bedjaoui a indiqué que les
entretiens ont, en outre, «concerné l’ensemble des problèmes du
Moyen-Orient» et la «nécessité de régler cette crise qui perdure
depuis 60 ans». Le Danemark «est un pays qui a respecté de tous
temps les engagements internationaux, en particulier, l’aide au
développement qu’il a assurée régulièrement, sur la base des
recommandations des Nations Unies», a par ailleurs souligné le
ministre des Affaires étrangères. Revenant sur les caricatures ayant
porté atteinte au prophète Mohamed (QSSSL), M. Bedjaoui a rappelé
qu’il y eu «une crise dans les relations entre le Danemark et le
reste des pays arabes et musulmans à la suite d’une impertinence
inqualifiable», de la part d’un journal danois, auteur de
caricatures qu’il a qualifiées d’«infâmes». «Cela ne devrait pas
nous faire perdre de vue que le Danemark, aujourd’hui membre du
Conseil de sécurité, joue un grand rôle, notamment dans le règlement
des conflits régionaux, dans le cadre de l’Union européenne et
au-delà», a toutefois ajouté M. Bedjaoui.
K. S.
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