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LA UNE A cause d’un désaccord entre la wilaya et l’APW d’Alger, près de 200 entrepreneurs sont en faillite. Le différend porte sur 1 000 milliards de centimes, correspondant aux coûts des travaux de réhabilitation de la capitale en vue du dernier Sommet de la Ligue arabe. Cette enveloppe avait été réservée et reste disponible, mais pour l’APW, hors de question de cautionner des marchés accordés de gré à gré pour motif d’urgence. Quel impact sur les grands projets à venir ?

22/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Autres temps, autres alliances

Avec l’affaire BRC qui rebondit de la bouche même du ministre de l’Energie et des Mines, et les rumeurs persistantes faisant état du départ d’Anadarko de nos champs pétrolifères, il y a tout lieu de se demander aujourd’hui si nous ne sommes pas en train d’assister à une profonde reconfiguration du secteur des hydrocarbures dans notre pays. L’une des clés de lecture pouvant nous permettre de comprendre les tenants et les aboutissants de ce profond reprofilage, étant par ailleurs le rapprochement stratégique de Sonatrach avec le géant russe Gazprom. L’Algérie étant évidemment plus intéressée à s’engager dans un processus de meilleure revalorisation de ses ressources naturelles que lui offrent les Russes que de rester éternellement collée aux basques de majors américaines qui ne savent que pomper, pomper, toujours pomper.

Et Chakib Khelil a bien raison de se demander pourquoi un tel acharnement contre lui et ses choix managériaux, il est l’homme d’une autre politique, pas nécessairement moins bonne, mais moins enthousiasmante, moins dans l’air du temps et surtout moins rémunératrice à long terme.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des factures de 1 000 milliards bloquées par l’APW d’Alger

200 entreprises en faillite

A cause d’un désaccord entre la wilaya et l’APW d’Alger, près de 200 entrepreneurs sont en faillite. Le différend porte sur 1 000 milliards de centimes, correspondant aux coûts des travaux de réhabilitation de la capitale en vue du dernier Sommet de la Ligue arabe. Cette enveloppe avait été réservée et reste disponible, mais pour l’APW, hors de question de cautionner des marchés accordés de gré à gré pour motif d’urgence. Quel impact sur les grands projets à venir ?

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 Les Titres

 

Le FFS répond au MSP

«Soltani ne connaît pas l’histoire du pays»

 

Le python introuvable

Psychose à Mohammadia

 

Un ministre libanais assassiné

Un pas vers la guerre civile ?

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Cardiologie

3 500 enfants atteints de malformations

Un accord algéro-suisse a été signé suite au nombre conséquent d’enfants atteints de cardiopathie congénitale, enregistré au sein da la clinique médico-chirurgicale de Bou-Ismaïl (Tipasa).

Le ministère du Travail vient de signer une convention de partenariat avec l’hôpital universitaire de Genève (HUG) portant sur le transfert des enfants atteints de cardiopathie congénitale (malformations cardiaques) et la coopération médicale et technique. Outre le traitement des enfants malades, ces cliniques s’engagent à fournir des compétences médicales et scientifiques, éventuellement par la venue de leurs équipes en Algérie pour réaliser des interventions sur les pathologies complexes. «Il s’agit surtout de transfert de technologie et de savoir-faire. Le ministère du Travail a mis en place un programme de substitution (2005-2009) qui vise à arrêter le transfert des malades dans trois ans pour qu’ils puissent être traités ici. Nous avons un personnel qualifié mais il ne peut accomplir certaines cardiopathies (type 5 et 4 et 7) qui nécessitent une meilleure maîtrise», a expliqué M. Khenchoul Ahmed, directeur de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) lors de la cérémonie de signature qui s’est déroulée hier au siège du ministère à Alger en présence de l’ambassadeur suisse en Algérie, du ministre du Travail, de la représentante de l’Université, Nicole Rochasse et de d’autres personnalités. En Algérie, 3 500 enfants sont atteints de cardiopathie congénitale, leur nombre augmente considérablement puisque l’on signale 100 nouveaux cas chaque année au niveau des cliniques médico-chirurgicales. Selon le directeur de la Cnas, les services de chirurgie infantile sont actuellement saturés, d’ailleurs entre 2004 et 2005, sur les 226 prises en charge délivrées par la Caisse nationale des assurances sociale, 136 enfants seulement ont pu bénéficier d’un traitement, d’où la nécessité aujourd’hui de signer des accords avec d’autres partenaires, autres que la France, en vue d’élargir le champ d’intervention afin que les patients soient soignés dans les meilleurs délais. Auparavant, le département de Tayeb Louh a déjà signé des conventions identiques avec des structures hospitalières universitaires étrangères, notamment de Belgique et de Jordanie.

La semaine prochaine, un projet de convention sera conclu avec l’hôpital universitaire de Bruxelles, en attendant l’élaboration d’autres projets avec certains pays arabes qui disposent d’infrastructures pour prendre en charge cette pathologie congénitale.

Irane Belkhedim

 

Développement du tourisme

Impliquer la société civile

«L’Algérie peut être une destination très importante dans le monde vu qu’elle dispose de tous les atouts nécessaires, comme le Sahara, la côte, le patrimoine culturel, l’hospitalité de ses citoyens». Tel a été le constat tiré lors de a tenue des travaux de la 79e session du conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui seront clôturé aujourd’hui après une tenue de trois jours à l’hôtel Sheraton. Aussi, l’Algérie a-t-elle mis en place une stratégie décennale de développement, laquelle a bénéficié d’un appuis total de la part de l’OMT, comme l’a indique son secrétaire général, Francesco Frangialli. En revenant sur les déclarations du ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, lors de son allocution d’ouverture des travaux de la session, il apparaît que cette stratégie vise pour son déploiement «l’implication des collectivités locales, des opérateurs dans divers secteurs et la société civile en ce qui concerne les activités touristiques». Il est aussi question d’«œuvrer pour un partage équitable des recettes du tourisme et en faire profiter les citoyens qui accueillent les touristes». Et pour profiter au maximum de l’aide proposée par l’OMT, Nouredine Moussa a annoncé qu’une «grande importance sera accordée à la formation, à travers la mise en place d’un réseau entre les sociétés de formation des pays membres de l’OMT». Un tel réseau permettra alors «l’échange des expériences, l’apport d’appuis en ce qui concerne la formation des formateurs ainsi que l’adaptation des programmes d’instruction, en fonction du développement du tourisme à travers le monde». Toujours dans cette optique, le ministre du Tourisme a proposé avant-hier aux membres du conseil exécutif de l’OMT une solution pratique portant autour de «l’ouverture d’une session internationale pour la formation et la recherche continue en matière de tourisme, au niveau de la nouvelle école du tourisme de Tipaza». Les travaux de construction de cette dernière rappelons le, seront lancée dans le 1er semestre 2007. Signalons enfin qu’un intérêt particulier est aujourd’hui accordé par l’OMT à la communication et au rôle important que joue la presse, en particulier la presse spécialisée dans la promotion du tourisme et dans l’émergence d’une culture qui lui soit propre.

Habiba Ghrib

 

Après l’accord gazier Sonatrach-Gazprom

L’Europe se tourne vers Alger

L’Union européenne espère conclure «rapidement» un accord de coopération énergétique avec l’Algérie, a annoncé lundi la Commissaire européenne aux relation extérieures, Mme Ferrero-Waldner, à l’ouverture d’une conférence européenne sur l’énergie. A cet effet, la Commission européenne a adressé un projet de mémorandum aux autorités algériennes et devrait relancer les discussions au sujet de l’établissement du partenariat énergétique en décembre prochain à l’occasion d’une mission de l’exécutif à Alger, a-t-on appris par ailleurs auprès de cette institution. Dans sa stratégie énergétique, l’UE a placé l’importation et l’usage du gaz, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL) au rang de ses priorités dans les prochaines années, note-t-on. 10% du gaz consommé par l’UE provient d’Algérie et avec la perspective du doublement des exportations algériennes, ce niveau sera proche de celui exporté par la Russie, premier partenaire de l’UE en matière énergétique. L’UE envisage également de renforcer ses relations avec d’autres pays exportateurs du bassin méditerranéen comme l’Egypte (6e exportateur de GNL vers l’UE) et avec la Libye qui n’est pas liée par un accord d’association avec l’UE. La Syrie, ajoute Mme Ferrero-Waldner, émerge comme un centre d’activités gazières au Machrek, en raison des récentes découvertes de gaz dans son sous-sol et de son potentiel de transit pour la livraison de gaz à l’UE en provenance d’Irak, d’Egypte et d’autres pays du Golfe. L’UE œuvre par ailleurs à «intégrer progressivement» les marchés d’électricité du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) et gazier du Machrek (Egypte, Jordanie,

Syrie, Liban, Palestine Israël) au marché européen de l’énergie. A long terme, indique-t-elle, l’UE vise à créer «une maison commune de l’énergie euro-méditerranéenne».

D’ores et déjà, l’on annonce que la France devrait être le troisième pays du sud de l’Europe (après l’Espagne et l’Italie) à signer des accords gaziers avec l’Algérie à l’occasion de la visite du ministre français de l’Economie, Thierry Breton, en décembre prochain. Le contrat d’approvisionnement en gaz devrait être reconduit entre Sonatrach et GDF pour une durée de 20 ans. Une augmentation du volume de gaz transitant par les gazoducs actuels mais aussi par le futur gazoduc Medgaz est également prévue. Gaz de France devrait prendre une participation de 12% dans ce futur gazoduc reliant directement l’Algérie à l’Espagne, puis à la France. Dans un contexte relativement tendu entre l’Europe et la Russie, la France cherche à sécuriser ses approvisionnements en énergie, mais aussi à diversifier ses fournisseurs. C’est pourquoi, la part des importations gazières avec l’Algérie passera de 12% à 15%.

Redouane A.

 

Tombola renault Algérie

Les 4 heureux lauréats connus

Lundi soir, a eu lieu au Show-room de Renault Algérie, la cérémonie de remise des clefs aux quatre lauréats de la tombola Renault Algérie organisée au cours du mois de Ramadhan pour laquelle quatre

Clio Classic IVe génération avaient été mises en jeu. C’est au cours d’une réception très conviviale que les gagnants se sont vu remettre leurs véhicules par Abdekader Benaouda, directeur marketing de la marque au losange. Très émus, les quatre heureux lauréats ont tenu à remercier les responsables de Renault Algérie pour ce beau cadeau. Le premier à recevoir les clefs de son véhicule est M. Benmoussa, originaire de Batna, visiblement très ému, a argué que c’était par pur hasard qu’il avait participé au grand concours de Renault Algérie. Ensuite ce sera au tour de Mlle Malika Bouarour, de Tizi Ouzou, qui à déclaré, quant à elle, qu’elle n’avait fait que participer comme tout un chacun et qu’elle n’avait bénéficié que d’un petit plus de chance que les autres participants. Le troisième gagnant, M. Mabrek, n’a, quant à lui, pas été très loquace mais a tout de même confié à l’assistance qu’il avait oublié sa participation au concours et que donc pour lui la remise de cette voiture s’est avérée être une véritable surprise dans tous les sens du terme. Quant au quatrième vainqueur, M. Aoudi, de Annaba, il nous a dit son bonheur et a déclaré avoir pris connaissance du concours de Renault Algérie durant la maintenance de son véhicule. C’est d’ailleurs sa fille qui a fortement insisté pour qu’il y participe et aujourd’hui le voilà l’heureux détenteur d’une voiture neuve. Ce n’est pas la première fois que la firme automobile organise des concours, car en effet, en mars dernier, huit personnes avaient pu bénéficier d’un nouveau véhicule grâce à Renault Algérie, dont un enfant de 8 ans. C’est dire que le prochain concours qui sera lancé mobilisera les foules !           

Fouzia Mahmoudi

 

Un ministre libanais assassiné

Un pas vers la guerre civile ?

Le ministre libanais antisyrien de l’Industrie, Pierre Gemayel, a été tué hier dans un attentat dans la banlieue nord de Beyrouth, a-t-on appris de source des services de sécurité. «M. Gemayel a été grièvement blessé dans l’attentat. Evacué vers un hôpital, il a succombé à ses blessures», a affirmé cette source. Selon l’agence officielle ANI, des inconnus ont ouvert le feu sur le convoi du ministre à Jdeideh, au nord de Beyrouth. Agé de 34 ans, le ministre a été abattu à bout portant alors qu’il était au volant de sa voiture sur la route de Jdeidé, selon un témoin. Trois hommes ont d’abord immobilisé sa voiture avant de faire feu, l’atteignant à la tête, a-t-il ajouté. Peu après l’attentat, l’armée libanaise s’est déployée en force dans la capitale. Pierre Gemayel, chrétien maronite, est le fils de l’ancien président Amine Gemayel et neveu du président élu assassiné en 1982, Bachir Gemayel. Il fait partie de la majorité parlementaire antisyrienne. Le chef de cette majorité, Saad Hariri, qui tenait une conférence de presse au moment de l’attentat a accusé, sans la nommer, la Syrie. «Ils font ce qu’ils ont promis de faire, ils veulent assassiner tout homme libre au Liban», a affirmé

M. Hariri, fils de l’ex-Premier ministre, Rafic Hariri, tué dans un attentat en 2005. Cet assassinat intervient alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique, exacerbée par la démission de six ministres pro-syriens, dont cinq chiites du Hezbollah et d’Amal, deux partis qui réclament un cabinet d’union nationale. Il intervient aussi quelques heures avant l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU du projet de création du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri. Les Etats-Unis ont dénoncé l’assassinat, le qualifiant d’«acte de terrorisme» alors que Londres s’est dit «consterné».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Effervescence positive

Indéniablement, la scène politique est en effervescence, mais cette ébullition n’est pas dénuée d’intérêt. En effet, plus nous avançons, plus les choses tendent à se clarifier. Par leurs déclarations respectives, Ould Kablia, Belkhadem, Zerhouni, Ouyahia et Soltani y ont largement contribué. Ces cinq responsables ont permis le recadrage de la vision politique que l’on percevait de manière chahutée, n’est-il pas inutile de le rappeler. Il faut indiquer aussi que le mutisme observé par Abdelaziz Bouteflika n’était pas pour dissiper les incompréhensions et le voile qui s’est instauré et réduit ainsi la visibilité de tout un chacun. Mais aujourd’hui, à la faveur de ces déclarations, les pièces du puzzle sont en voie d’être assemblées. Et on comprend mieux ce qui se passe dans ce champ politique sur lequel des vents contradictoires ont soufflé depuis la rédaction finale de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, notamment sur deux questions essentielles et déterminantes pour l’avenir politique du pays. Point de parti pour Kébir et point de projet de Constitution estampillée FLN. C’est désormais une certitude. Pour y parvenir, il aura fallu des mois de luttes sourdes. Belkhadem, qui a tenté de peser de tout son poids et de celui du courant qu’il représente, ne peut aujourd’hui que s’avouer vaincu. Même la dernière porte de sortie qu’il s’est aménagée en déclarant que le référendum sur la révision constitutionnelle se tiendra dans les trois mois, suivant la reprise en main de l’alliance par le RND, a été fermée hier par son collègue Soltani. Ce dernier a clairement signifié qu’aucun des trois dirigeants de l’alliance n’était en mesure d’avancer une date dans la mesure où seul le président de la République a cette prérogative. Ainsi donc, les trois hommes sont mis au même niveau d’information alors que longtemps il a semblé que le SG du FLN avait une longueur d’avance sur ses deux alliés. La sortie du numéro un, qui se distingue ces derniers jours par des déclarations, n’est donc pas pour arranger les affaires de Belkhadem. Acculé, ce dernier est aujourd’hui en mauvaise posture. Le forcing qu’il a exercé semble vain. Il n’aura pas réussi à faire pencher les équilibres nationaux, dont l’existence est démentie par Soltani en faveur de ses projets politiques. Mieux, il perd en Soltani un précieux appui, dont il aurait pu faire valoir au temps T. Ce lâchage – le patron du MSP avait en fin politique senti le vent tourné – qui intervient donc au plus mauvais moment, augure en définitive d’un redressement qui s’est opéré en douce. Et c’est là le plus important. Car il démontre d’une certaine maturité politique que l’on avait tendance à dénier aux dirigeants de ce pays.

N. K.

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