Hommage à Mahmoudi

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22/12/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

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Grève ouverte dans le secteur de la santé

 

Charité avec des enfants malades ou avec leurs ordonnances

Nouvelles astuces inventées par les mendiants 

 

Distinction

Madjid Bougherra remporte le DZfoot d’or 2009

 

 Divers

 

Distinction

Madjid Bougherra remporte le DZfoot d’or 2009

Le défenseur algérien des Glasgow Rangers, Madjid Bougherra a remporté le trophée du DZfoot d’or 2009, décerné par le site spécialisé DZfoot récompensant le meilleur joueur algérien à l’issue du vote des internautes.

Agé de 27 ans, Bougherra a obtenu 5184 voix devant le milieu du terrain de Wolfsburg Karim Ziani (4895 voix). Le défenseur de Nacional Madere, Rafik Halliche (3445) complète le podium. Second l’an dernier, Bougherra succède à Rafik Saifi, vainqueur des deux dernières éditions (2007 et 2008).   Arrivé en équipe nationale en 2004 alors qu’il jouait encore en Ligue 2 française, à Gueugnon, Madjid s’est progressivement imposé comme une valeur sûre des Verts.  En 2009, c’est un peu l’année de la confirmation pour lui, il inscrit un but important pour l’Algérie à Lusaka face à la  Zambie (2-0).  «C’est une reconnaissance, c’est la récompense d’un long travail. Etre élu par les Algériens, par les internautes, par le public, c’est un honneur et une fierté» a déclaré Bougherra à DZfoot. «Parmi les nominés, il y a de la qualité offensive, Ziani, Ziaya, Ghezzal et Matmour. Il est clair que pour un défenseur, ce n’est pas évident, mais grâce à ma saison, j’ai pu les devancer. De plus, même à mon poste, on a tout de même marqué cette année, à l’image de Yahia ou de moi-même», a-t-il ajouté.        

Classement du DZfoot d’or 2009: 

1-Madjid Bougherra (Glasgow Rangers)  5184

2-Karim Ziani (Wolfsburg)          4895

3-Rafik Halliche (National Mader)              3445

4-Abdelmalik Ziaya (ES Setif)        2664

4-Karim Matmour  (Monchengladbach)    2773

5-Abdelkader Ghezzal (Sienne) 692

 

Affaires Religieuses

Examen du nouveau système indemnitaire

Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Bouabdallah Ghlamallah a indiqué lundi à Alger que son secteur examine actuellement avec la direction de la Fonction publique «le nouveau système indemnitaire qui sera soumis au gouvernement pour discussion, enrichissement et adoption». Le ministre a précisé, lors d’une rencontre avec la presse sur les perspectives nouvelles du secteur des affaires religieuses et des waqfs, que le but de ce nouveau système résidait dans «l’amélioration des indemnités destinées aux imams et aux fonctionnaires du secteur qui entreront en vigueur avec effet rétroactif à partir de 2008».   Lors de cette rencontre d’évaluation des actions du secteur durant l’année 2009 et l’élaboration des grandes lignes des activités pour 2010, le ministre a évoqué l’importance d’améliorer la gestion de la zakat et des waqfs en Algérie.  M. Ghlamallah a affirmé, lors de cette rencontre à laquelle ont assisté les directeurs des affaires religieuses des différentes wilayas du pays, que la zakat atteindra cette année 1 milliard de da contre 880 millions de da en 2009. Il a, dans ce cadre, appelé à employer les revenus de la zakat à aider les pauvres et les nécessiteux et à accompagner les jeunes dans la réalisation des petites entreprises, rappelant que les jeunes investisseurs ont bénéficié jusqu’à présent de 1500 micro-crédits.

 

Esquisses

D’une fête l’autre

Hormis quelques locaux et autres privilégiés partis à Djanet s’en donner à corps joie pour marquer la sbeiba, nouvel an targui, au son de l’imzad et à la vue des merveilles de l’oasis et des fresques, les fêtes algériennes nous passent au-dessus de la tête et, sitôt annoncées, elles rejoignent déjà le placard aux oubliettes. Qu’elle se réconforte, la bonne vieille sbeiba, elle n’est pas la seule date à connaître le triste chemin de l’oubli et qu’elle s’estime heureuse que des fervents défenseurs du patrimoine la préservent encore de l’engloutissement dans les abysses du glorieux passé. Si l’on peut comprendre et même se réjouir que les kermesses d’antan soient reparties dans les valises de leur initiateur, le colon, l’arsenal des justificatifs se fait chétif pour expliquer la disparition d’autres fêtes locales. Il reste bien sûr Yennayer, toujours célébré avec ses variantes locales et qui, entre la tradition algéroise de couler sur la tête du benjamin la provision de friandises et de fruits secs en dotation pour «laadjouza» (déformation de leilat hadjouza) et celle oranaise de se contenter d’une bonne h’rira pour marquer «ennayer», demeure un jour qui lutte vaille que vaille contre sa propre disparition. D’ailleurs, au fil du temps, certains mets et délices du raffinement culinaire algérien, jadis servis en cette date, comme ce dessert ovoïde, qui ressemble (mais de loin, Dieu nous préserve…) à du boudin, pâte de raisin incrustée d’amandes, spécialité de Médéa et de ses alentours du Titteri, appelé simplement «halwa», ne figure plus sur les étals et s’est même fait bannir des mémoires. On voit déjà pointer la tentation de sombrer dans cette fierté des esprits carrés et obtus, la nostalgie, et promis qu’on va contourner cet écueil stérile. Engageons-nous donc sur le terrain glissant de parler du passé sans imprégner les propos de nostalgie, ce qui ressemble à un exploit dans un environnement culturel bâti sur la formule de «ya assafi âala ma madha». Les fêtes saisonnières ont purement et simplement déclaré forfait non pas devant l’envahissement du terrain par d’autres fêtes plus «modernes», mais pour la raison toute simple que le fruit glorifié, vedette de ce genre de festivités, n’existe plus ni sur le marché ni sur le champ qui le voyait s’épanouir. C’est vrai, comment Boufarik fêterait-elle l’orange sans orange, Miliana célébrerait la cerise en l’absence de ce fruit, Tolga sans la datte et bientôt la Kabylie sans l’olive et l’huile qui va avec ? Il restera toujours la poterie pour Maâtkas, le tapis pour Ghardaïa et la vannerie pour Constantine, mais le monde est ainsi fait que jamais un objet artisanal, fût-il incrusté de tout le talent patrimonial de son auteur, n’aura la saveur d’un fruit et de tout ce que sécrète la nature. Eh oui, la nostalgie, même confinée dans un réduit d’évocation, n’est plus ce qu’elle était. Au fait, pourquoi, l’Algérien a-t-il abandonné son sens de la fête ? Rien n’est plus faux. La fête, c’est la joie, le chant, la danse et l’explosion de liesse dans la communion comme autant de bonheurs partagés dans la rue. Fin de la devinette : l’Algérien ne s’est pas délesté de sa pulsion festive. Il a juste substitué à la fête traditionnelle, celle exaltant les victoires de l’Equipe nationale. Ainsi germent, en attendant d’éclore puis de s’épanouir, les traditions.

Par Nadjib Stambouli

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L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djalil

Inflation et agit-prop

Les prix sont en constante augmentation depuis le début de cette année. Le taux d’inflation est estimé par l’ONS à 5,7% contre 4,3% l’année dernière. Mais qu’est-ce que l’inflation et comment évaluer ses conséquences ? On entend partout dire que, dans le cas de l’Algérie, elle constitue une menace sur le pouvoir d’achat, voire sur l’économie nationale. Un expert affirme que «un tel niveau d’inflation serait compréhensible dans un pays qui réalise une croissance à deux chiffres. Mais dans le cas de l’Algérie, avec moins de 5% de croissance, le niveau d’inflation est excessivement élevé. Pour une économie comme l’Algérie, elle ne devrait pas dépasser 3% au pire des cas». Et il explique que

«économiquement, ce niveau d’inflation signifie que l’Algérie gaspille une partie de l’argent qu’elle gagne grâce au pétrole. C’est comme quelqu’un qui allume son chauffage mais laisse la fenêtre ouverte». On montre du doigt «les dangers de l’absence d’une offre interne qui laisse l’Algérie dépendante des importations qui favorisent l’inflation». Ces explications sont toutes fantaisistes et procèdent de la manipulation politique quand ce n’est pas de l’ignorance pure et simple. En admettant que l’ONS possède les instruments nécessaires pour évaluer l’inflation dans une économie comme la nôtre, où l’indice des prix à la consommation (IPC) n’existe pas et où les simples statistiques de la consommation des ménages sont dramatiquement absentes, et que, effectivement le taux d’inflation pour l’année 2009 est de l’ordre de 5,7%, rien ne dit qu’elle est réelle et durable, cette inflation, puisqu’elle dépend d’une hausse générale du niveau des prix, c’est-à-dire des services aussi et non pas seulement de la patate, ainsi que d’une baisse conséquente de la valeur d’achat de la monnaie. Tout autant qu’elle dépend en grande partie du comportement des agents économiques : si les agents anticipent que les prix vont augmenter, alors les prix augmentent effectivement. On n’en est pas là. Des hausses comme nous en connaissons (sur des produits d’alimentation, qui plus est, sachant qu’ils sont généralement exclus de l’évaluation de l’inflation en raison de leur caractère dit «volatil») ne prouvent pas qu’ils sont définitifs, en aucun cas. L’inflation porte préjudice au créditeur tandis qu’elle constitue une opportunité pour le débiteur. Mais, dans une économie où les dettes s’effacent, où les banques rechignent à prêter, où les prix sont subventionnés etc. comment juger de sa nature et de ses conséquences ? Prétendre qu’elle constitue un risque pour l’économie, c’est vite oublier que, au contraire, elle est parfois un recours pour les Etats afin d’éponger leur endettement interne ou même pour stabiliser leur économie. Comment peut-on dire qu’elle est due à l’importation alors qu’elle est fondamentalement liée à la production interne et à son coût ? A-t-on mesuré la situation de la production nationale pour conclure que désormais les agents économiques vont systématiquement nous installer dans une inflation durable ? Enfin, une inflation n’est pas en soi, forcément, une catastrophe, comme peut l’être systématiquement la déflation. Elle peut même être annonciatrice d’une économie qui bouge. Mais pour le savoir, on a tous besoin d’un vrai débat entre de vrais économistes, et d’apprentis                  sorciers qui font de l’agit-prop.

B. D.

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