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Distinction
Madjid Bougherra remporte le DZfoot d’or 2009
Le
défenseur algérien des Glasgow Rangers, Madjid Bougherra
a remporté le trophée du DZfoot d’or 2009, décerné par
le site spécialisé DZfoot récompensant le meilleur
joueur algérien à l’issue du vote des internautes.
Agé de 27 ans, Bougherra a obtenu 5184 voix devant le
milieu du terrain de Wolfsburg Karim Ziani (4895 voix).
Le défenseur de Nacional Madere, Rafik Halliche (3445)
complète le podium. Second l’an dernier, Bougherra
succède à Rafik Saifi, vainqueur des deux dernières
éditions (2007 et 2008). Arrivé en équipe nationale en
2004 alors qu’il jouait encore en Ligue 2 française, à
Gueugnon, Madjid s’est progressivement imposé comme une
valeur sûre des Verts. En 2009, c’est un peu l’année de
la confirmation pour lui, il inscrit un but important
pour l’Algérie à Lusaka face à la Zambie (2-0). «C’est
une reconnaissance, c’est la récompense d’un long
travail. Etre élu par les Algériens, par les
internautes, par le public, c’est un honneur et une
fierté» a déclaré Bougherra à DZfoot. «Parmi les
nominés, il y a de la qualité offensive, Ziani, Ziaya,
Ghezzal et Matmour. Il est clair que pour un défenseur,
ce n’est pas évident, mais grâce à ma saison, j’ai pu
les devancer. De plus, même à mon poste, on a tout de
même marqué cette année, à l’image de Yahia ou de
moi-même», a-t-il ajouté.
Classement du DZfoot d’or 2009:
1-Madjid Bougherra (Glasgow Rangers) 5184
2-Karim Ziani (Wolfsburg) 4895
3-Rafik Halliche (National Mader) 3445
4-Abdelmalik Ziaya (ES Setif) 2664
4-Karim Matmour (Monchengladbach) 2773
5-Abdelkader Ghezzal (Sienne) 692
Affaires Religieuses
Examen du nouveau système indemnitaire
Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs,
Bouabdallah Ghlamallah a indiqué lundi à Alger que son
secteur examine actuellement avec la direction de la
Fonction publique «le nouveau système indemnitaire qui
sera soumis au gouvernement pour discussion,
enrichissement et adoption». Le ministre a précisé, lors
d’une rencontre avec la presse sur les perspectives
nouvelles du secteur des affaires religieuses et des
waqfs, que le but de ce nouveau système résidait dans
«l’amélioration des indemnités destinées aux imams et
aux fonctionnaires du secteur qui entreront en vigueur
avec effet rétroactif à partir de 2008». Lors de cette
rencontre d’évaluation des actions du secteur durant
l’année 2009 et l’élaboration des grandes lignes des
activités pour 2010, le ministre a évoqué l’importance
d’améliorer la gestion de la zakat et des waqfs en
Algérie. M. Ghlamallah a affirmé, lors de cette
rencontre à laquelle ont assisté les directeurs des
affaires religieuses des différentes wilayas du pays,
que la zakat atteindra cette année 1 milliard de da
contre 880 millions de da en 2009. Il a, dans ce cadre,
appelé à employer les revenus de la zakat à aider les
pauvres et les nécessiteux et à accompagner les jeunes
dans la réalisation des petites entreprises, rappelant
que les jeunes investisseurs ont bénéficié jusqu’à
présent de 1500 micro-crédits.
Esquisses
D’une fête l’autre
Hormis quelques locaux et autres privilégiés partis à
Djanet s’en donner à corps joie pour marquer la sbeiba,
nouvel an targui, au son de l’imzad et à la vue des
merveilles de l’oasis et des fresques, les fêtes
algériennes nous passent au-dessus de la tête et, sitôt
annoncées, elles rejoignent déjà le placard aux
oubliettes. Qu’elle se réconforte, la bonne vieille
sbeiba, elle n’est pas la seule date à connaître le
triste chemin de l’oubli et qu’elle s’estime heureuse
que des fervents défenseurs du patrimoine la préservent
encore de l’engloutissement dans les abysses du glorieux
passé. Si l’on peut comprendre et même se réjouir que
les kermesses d’antan soient reparties dans les valises
de leur initiateur, le colon, l’arsenal des
justificatifs se fait chétif pour expliquer la
disparition d’autres fêtes locales. Il reste bien sûr
Yennayer, toujours célébré avec ses variantes locales et
qui, entre la tradition algéroise de couler sur la tête
du benjamin la provision de friandises et de fruits secs
en dotation pour «laadjouza» (déformation de leilat
hadjouza) et celle oranaise de se contenter d’une bonne
h’rira pour marquer «ennayer», demeure un jour qui lutte
vaille que vaille contre sa propre disparition.
D’ailleurs, au fil du temps, certains mets et délices du
raffinement culinaire algérien, jadis servis en cette
date, comme ce dessert ovoïde, qui ressemble (mais de
loin, Dieu nous préserve…) à du boudin, pâte de raisin
incrustée d’amandes, spécialité de Médéa et de ses
alentours du Titteri, appelé simplement «halwa», ne
figure plus sur les étals et s’est même fait bannir des
mémoires. On voit déjà pointer la tentation de sombrer
dans cette fierté des esprits carrés et obtus, la
nostalgie, et promis qu’on va contourner cet écueil
stérile. Engageons-nous donc sur le terrain glissant de
parler du passé sans imprégner les propos de nostalgie,
ce qui ressemble à un exploit dans un environnement
culturel bâti sur la formule de «ya assafi âala ma madha».
Les fêtes saisonnières ont purement et simplement
déclaré forfait non pas devant l’envahissement du
terrain par d’autres fêtes plus «modernes», mais pour la
raison toute simple que le fruit glorifié, vedette de ce
genre de festivités, n’existe plus ni sur le marché ni
sur le champ qui le voyait s’épanouir. C’est vrai,
comment Boufarik fêterait-elle l’orange sans orange,
Miliana célébrerait la cerise en l’absence de ce fruit,
Tolga sans la datte et bientôt la Kabylie sans l’olive
et l’huile qui va avec ? Il restera toujours la poterie
pour Maâtkas, le tapis pour Ghardaïa et la vannerie pour
Constantine, mais le monde est ainsi fait que jamais un
objet artisanal, fût-il incrusté de tout le talent
patrimonial de son auteur, n’aura la saveur d’un fruit
et de tout ce que sécrète la nature. Eh oui, la
nostalgie, même confinée dans un réduit d’évocation,
n’est plus ce qu’elle était. Au fait, pourquoi,
l’Algérien a-t-il abandonné son sens de la fête ? Rien
n’est plus faux. La fête, c’est la joie, le chant, la
danse et l’explosion de liesse dans la communion comme
autant de bonheurs partagés dans la rue. Fin de la
devinette : l’Algérien ne s’est pas délesté de sa
pulsion festive. Il a juste substitué à la fête
traditionnelle, celle exaltant les victoires de l’Equipe
nationale. Ainsi germent, en attendant d’éclore puis de
s’épanouir, les traditions.
Par Nadjib Stambouli
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