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23/08/09

 

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Il déclare la guerre au Hamas palestinien, s'attaque à la mémoire de Nahnah…

Le GSPC provoque les musulmans en ce premier jour du ramadhan

 

 

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Il déclare la guerre au Hamas palestinien, s’attaque à la mémoire de Nahnah…

Le GSPC provoque les musulmans en ce premier jour du ramadhan

Le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a choisi le premier jour du mois de ramadhan pour diffuser un communiqué dans lequel il tente de semer davantage de doute parmi la communauté musulmane.

Le mois sacré unit les musulmans. L’organisation terroriste de Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel «émir» national du GSPC, veut les désunir. On comprend mieux  avec le contenu de ce communiqué. Un communiqué dans lequel le GSPC ne présente aucun vœu aux musulmans pour le mois de carême, mais tente de semer la haine parmi eux, à coups de mensonges, fausses fetwas et autres procédés chers aux GIA dont cette organisation terroriste est issue. C’est ainsi que dans ce communiqué intitulé «communiqué en ce qui concerne les événements du crime de Rafah en Palestine», le GSPC descend en flammes le Hamas palestinien, les frères musulmans en Arabie saoudite, en Egypte et les musulmans en Algérie. «Les frères musulmans ne sont pas prêts à adhérer à la démocratie, mais ils sont prêts à s’aligner aux impies et laïques dans le refus de la démocratie», lit-on dans ce communiqué. Le GSPC n’épargne pas les morts de ses mensonges et lâches accusations.

«L’histoire a enregistré la position indigne du leader des frères en Algérie Mahfoud Nahnah», est-il écrit dans ce communiqué qui s’en prend, également, au mouvement que le défunt dirigeait avec toute sa sagesse. Les musulmans dans plusieurs pays ne sont pas épargnés par cette organisation terroriste dans ce communiqué. Pour ce qui est de la Palestine, et s’il voulait rendre un grand service à Netanyahu, le GSPC ne pourrait faire mieux. Il s’attaque à Hamas avec une virulence telle que des questions se posent pour qui roule le GSPC. Le prétexte de cette organisation terroriste est tout trouvé. L’accrochage qui a eu lieu, vendredi 14 août 2009, à Rafah, en Palestine, entre le Hamas, d’un côté, et «cheikh Abou Nour El Maqdissi» et ses compagnons, organisation baptisée de «djound el anssar», des djihadistes salafistes, qui se reclament d’Al Qaïda, d’un autre. «Les morts sont des moudjahidine, ceux qui se trouvaient sur ce juste sentier», selon le GSPC qui s’arroge le droit de désigner qui est musulman et qui ne l’est pas. «Ceci est d’autant plus grave que cela s’est déroulé un ven-dredi, jour sacré pour les musulmans», est-il rédigé dans ce document, évoquant l’accrochage de Rafah. Cette organisation terroriste omet volontairement de dire que c’est ce groupuscule, «djound el anssar», se reclamant d’Al Qaïda qui avait pris d’assaut une mosquée un vendredi, déclenchant, ainsi les hostilités et non pas le Hamas palestinien qui, en tant qu’autorité, ne pouvait tolérer la présence d’une organisation armée, sur le territoire qu’il dirige, sans prendre le risque d’aboutir à un chaos. L’accrochage qui s’en est suivi ne pourrait que nuire à la cause palestinienne. Comme nuit à cette cause ce communiqué du GSPC qui tente de semer le doute parmi les musulmans, en ce mois sacré, au profit de ceux qui ont intérêt à ce que le terrorisme perdure dans le temps et l’espace, dans des pays musulmans, avec un agenda bien défini. Le GSPC menace le Hamas

Dans ce document, cette organisation terroriste qui réfute au Hamas le droit d’interdire des groupuscules armés, favorisant, ainsi, l’anarchie, le menace ouvertement. «Nous rappelons au Hamas que s’il a voulu par ce crime satisfaire les juifs, chrétiens et rassurer les impies arabes et leur dire qu’il est à leurs côtés face aux moudjahidine d’Al Qaïda, cela aura des conséquences graves, sans aucun doute…», est-il écrit dans ce communiqué. Pourtant, et durant la guerre de Ghaza, le GSPC avait rendu public un communiqué dans lequel il soutenait le Hamas. De par le contenu de ce communiqué, on comprenait, à l’aise, que le GSPC exploitait cette agression militaire israélienne contre la population de la bande de Ghaza pour tenter de manipuler les populations contre l’Etat algérien. On s’en rappelle, des marches de soutien au peuple palestinien ont eu lieu un peu partout  en Algérie, spontanément, mais les appels lancés par Abou Mossaàb Abdelouadoud pour la tenue de marches n’ont pas été suivis. Après avoir échoué dans cette manipulation, le GSPC se retourne contre le Hamas. Le GSPC qui, très réduit, n’arrive pas à organiser des attentats spectaculaires en Ramadhan pour perturber la quiétude des musulmans, tente de le faire par la propagande à travers des communiqués truffés de mensonges et lâchetés.                                                 

Par M. Abi

 

RACONTE-MOI LE PASSE

Vers octobre 1988

Notons au passage qu’un des plus beaux succès de la dé-boumédiènisation a eu lieu là où personne ne l’attendait vraiment : sur le plan international. C’est-à-dire dans le domaine où précisément l’ancienne équipe s’était imposée comme un des leaders du Tiers Monde. Pourtant, vers la fin des années soixante-dix, l’Algérie n’avait pas fière allure. Ni sur le plan intérieur où une contestation religieuse et identitaire commençait à exprimer le désarroi des populations face à la politique menée. Ni sur le plan extérieur où l’Algérie était isolée au moment où une guerre larvée avec le Maroc avait lieu. Aucune des grandes puissances de l’époque, en effet, ne la soutenait dans ce conflit, y compris l’URSS dont tout l’armement algérien dépendait et qui, par ailleurs, était le premier partenaire économique du royaume chérifien. Quant à la France, les Etats-Unis – qui disposaient de bases militaires et d’une influence sur le Maroc – ainsi que l’Angleterre, ils étaient les alliés traditionnels de ce pays. De sorte que l’Algérie ne disposait plus que de la «solidarité agissante» d’un groupe de pays africains. Sans renoncer aux principes qui animaient la politique algérienne sur le plan international, Chadli était parvenu en une décennie à peine à «normaliser» les rapports avec la quasi-totalité de ces pays, y compris le Maroc – rencontre d’Oujda, avec Hassan II, par l’entremise de l’Arabie saoudite. A la fin du pouvoir de Chadli, l’Algérie n’était plus menacée que par elle-même...

«Par elle-même», car les résultats escomptés des réformes entreprises durant les années quatre-vingts aboutirent à l’impasse, et c’est ce qu’il nous faut développer à présent.

Les mesures destinées à favoriser la consommation par l’importation des biens matériels se heurtèrent rapidement à deux obstacles. Le premier obstacle. La crise économique affecta les finances étatiques et relança le processus d’endettement que les gouvernements de Chadli avaient réussi à atténuer remarquablement lors des premières années du pouvoir de celui-ci – réussite qu’expliquent largement les arrêts des investissements dits «improductifs» et l’embellie pétrolière de l’époque. Cette crise porta un coup fatal à l’embauche et discrédita aux yeux de la population les vertus supposées du néolibéralisme chadliste. Le second obstacle. Ces mesures favorisèrent l’apparition et la prolifération des circuits de gain facile par le phénomène de la corruption qui, s’il précipitait l’émergence de cette bourgeoisie qui devait constituer le support idéologique du libéralisme, n’en contribua pas moins à aggraver le mécontentement et les frustrations des couches les plus démunies. Lorsque la crise frappa, les biens disparurent, avec les denrées de première nécessité, alors que la corruption et le mécontentement social étaient toujours là. Le surendettement à l’œuvre – indexé au prix du pétrole et s’amplifiant à mesure que ce dernier baissait – ne servaient que les intérêts des circuits de la corruption, en définitive, sans jamais parvenir à atténuer les tensions au sein de la population.

Etait-il déjà trop tard pour revenir en arrière ? En tout cas, Chadli, en toute bonne conscience, maintient le cap vers les options libérales. Il accéléra même, anticipant une révolte prévisible – et qu’il finit par appeler franchement de ses vœux lorsque les contradictions devinrent insupportables, c’est-à-dire un mois à peine avant le 8 octobre 1988, dans un discours télévisé !- en s’entourant d’une équipe de «réformateurs libéraux» au gouvernement et à la présidence – sous Hamrouche – et, parant à toute éventualité, en «neutralisant» l’armée – parfois les mesures prises n’ont fait que la déstabiliser. L’hypothèse, développée ici, que Chadli s’était rendu à l’idée que le changement devait passer par une révolte de grande ampleur est fondée par plusieurs paramètres. La crise économique rendait caduques toutes les chances pour que ce changement s’opérât dans la douceur. Mais il nous faut comprendre ce qui se passait au sein du FLN et, plus généralement, dans le «monde du travail» pour bien appréhender les évolutions qui menèrent à l’explosion d’octobre 1988.

Dès sa «remise sur les rails», le FLN focalisa sur lui beaucoup de contradictions. Contradiction de la Société et contradictions du Pouvoir. A la fois parti unique et avant-gardiste, lieu de l’unité et de la pensée «homogène», il se voulait aussi, à l’image de ce qu’il fut pendant la révolution, le refuge et le guide de toutes les sensibilités politiques. Un espace de «démocratie centralisée» où, à côté de l’apparatchik, pouvait s’exprimer le militant de base. Peu à peu, avec ses innombrables «organisations de masse» et ses permanences implantées un peu partout, le FLN prenait des allures d’Etat dans l’Etat. Loin de fournir au pouvoir ce qu’il attendait de lui, il le sommait de répondre, au nom de la «base», à ses propres préoccupations. La créature s’est développée, elle n’obéit plus au doigt et à l’œil. Elle veut préserver le système que le pouvoir lui-même veut changer. Des intérêts entrent en contradiction. Il faut la bagarre - qui verra la défaite des deux protagonistes. C’est Octobre 1988.

Aïssa Khelladi

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Le mois de tous les prétextes

De tous les mois qu’étale le calendrier hégirien, Ramadhan est sans conteste le plus  particulier, voire le plus exceptionnel. A chaque an que Dieu fait, il se reproduit à l’identique, comme par une photocopie temporelle, avec ses accès subits de ferveur religieuse plus ou moins imbibée de sincérité et sa déviation au fil des siècles, du mois de grande piété, de charité et de partage envers les démunis, à celui de goinfrerie et de bombance. Cependant, tout cela est à mettre sur le compte de la marche inexorable et des dérives qu’elle induit sur les comportements et sur l’intensité des croyances. Ramadhan charrie également des changements à inclure sur sa nature propre, comme la faim et la soif, ainsi qu’une forte propension, notamment chez les Algériens, à prendre prétexte de ce mois pour justifier maints écarts à la morale. Cette faculté de justification et de faire porter le chapeau à ce Ramadhan qui a bon dos, est à l’origine du retour des mêmes tares, notamment celles observées sous la sempiternelles «flambées des prix» et, sur des registres ayant moins d’impacts objectifs, comme la mauvaise humeur, les bagarres ou les embouteillages monstres à l’approche du f’tour. Ce mois est aussi pris comme prétexte pour le fonctionnement au ralenti de l’ensemble des activités, y compris, et c’est là où le bât blesse, dans la sphère économique, et d’une fâcheuse tendance à reporter au lendemain, voire annuler des rendez-vous professionnels et autres, pour cause de… Ramadhan. En réalité, nombre de citoyens, à tous les échelons, trouvent leur compte dans ce mois, qui leur fournit l’argument idoine pour l’enrichissement illicite des uns, la paresse des autres et la gourmandise de tous.

N.S.

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