Hommage à Mahmoudi

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23/08/10

 

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Par Aïssa kheladi

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Programme ENTV spécial ramadhan

De quoi jeter sa télé par la fenêtre

 

Erreurs médicales en augmentation

70% des cas enregistrés dans le secteur public

 

Le phénomène s'amplifie au ramadhan

Assassinat ciblé de «taxieurs»

 

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Terrorisme

Un repenti assassiné

Un repenti répondant au nom de Chermoha Hichem âgé de 29 ans a été assassiné avant-hier aux environs de 20h15 à Baghlia, située à 45 km à l'est du chef-lieu de wilaya Boumerdès, par un groupe terroriste armé, a-t-on appris de source locale.

Notre source indique que la victime a été tuée non loin de son domicile sis au village Ouled Ahmida  à quelques kilomètres à l’ouest de la ville de Baghlia, au moment où il s’apprêtait à rejoindre des amis pour une veillée ramadanesque. Les auteurs du crime  dont le nombre n’est pas déterminé auraient profité de l’obscurité pour accomplir leur forfait laissant le corps gisant dans une mare de sang et prendre la fuite.

Il est à rappeler que la repentance de la victime remonte à l’année 2005 où il s’est rendu aux forces de sécurité après avoir passé cinq ans dans les maquis, puisqu’il a regagné les groupes terroristes de la katibet El Ansar dirigée par Abdelhamid Saadaoui, alias Abou Haytem en 2000. Laquelle formation terroriste sévissait dans la région orientale de la wilaya de Boumerdès, Dellys, Baghlia, Sidi Daoud.

 

Les terroristes s'alimentent dans les restaurants Rahma

Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de Boumerdès ont réussi à démanteler, ces derniers jours, un réseau de soutien au groupe terroriste armé composé de  douze personnes. Ce dernier serait chargé

d’approvisionner les groupes terroristes en denrées alimentaires et en repas chauds distribués à partir des restaurants Rahma implantés dans les régions, notamment orientales de la wilaya. Les mis en cause ont été présentés au parquet avant d’être placés sous mandat de dépôt pour les chefs d’inculpation «adhésion et soutien  à un groupe terroriste armé » par le procureur de la République de Boumerdès.     

A. Ammar

 

Pas moins de 100 millions subtilisés

Un camion de transport de fonds attaqué

Un camion transportant des fonds a été attaqué par un groupe de malfaiteurs, avant-hier à 10h50 dans la localité de Khemis El Khechna. Cette opération, maffieuse, est survenue à proximité d’une agence postale  de la cité du 17 juin, au moment où les services des postes spécialisés s’apprêtaient à alimenter cette dernière en fonds, a-t-on appris de  sources concordantes. Les malfaiteurs, au nombre indéterminé, auraient usé  d’armes blanches pour prendre à parti les postiers et voler le butin avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule.

Selon des informations, pas moins de 100 millions de centimes auraient été subtilisés par les malfaiteurs. Une enquête est ouverte par les services de sécurité pour retrouver les auteurs de cet acte maffieux, premier du genre  à Boumerdès.

A. Kichni

 

Boumerdès 

Un cadavre trouvé sur la voie ferrée

Le corps d’un jeune a été trouvé mort, avant-hier, sur la voie ferrée entre Thenia et Tidjelabine dans la wilaya de Boumerdès. La victime de sexe masculin serait âgée d’environ 26 ans. Selon des informations, le sinistre serait survenu la veille, soit dans la soirée de vendredi et que ce sont les cheminots qui ont alerté les services de sécurité de la présence d’un cadavre sur la voie ferrée en précisant le lieu. Les éléments de la Gendarmerie nationale se sont rendus sur les lieux du drame. Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’il s’agit d’un accident. Un sac d’une femme et des pièces d’identité ont été trouvés non loin du corps par les enquêteurs. Ainsi, la piste terroriste  a été écartée. La dépouille mortelle a été évacuée à la morgue de l’hôpital de Thenia pour identification. 

A. K.

 

Ceci dit

Une héroïne algérienne

Atika a fait preuve d’un héroïsme que très peu d’Algériens auraient été capables d’imiter. Lors d’une émission sur la télévision consistant à «piéger» des célébrités par une caméra cachée, Atika a été confrontée à une situation où un malade hospitalisé devait bénéficier d’un organe qui lui sauverait la vie. Las, le généreux donateur s’avéra être un jeune homme qui, par besoin d’argent (pour un obscur besoin de mariage), entendait vendre au malade, et non pas lui offrir comme on le pensait, son précieux organe. Tout cela n’était que pure comédie naturellement, mais Atika ne pouvait le savoir. Sa réaction fut celle d’une femme choquée qui traita «l’escroc» – en fait acteur – de tous les noms d’oiseaux, le menaçant même d’une plainte judiciaire pour avoir abusé de la confiance du pseudo malade. Jusque-là, rien que du normal. Provoquée par ledit escroc, qui lui proposait d’aider ledit malade en contribuant à lui acheter l’organe en question, Atika s’engagea alors à faire elle-même don de son propre organe. Elle jura sur Dieu et sur la tombe de son père, textuellement, qu’elle se tenait prête à faire  ce don. Sa sincérité ne pouvait manifestement pas être mise en doute. L’héroïsme en l’occurrence consiste ici à donner un exemple rarissime dans un pays où la cruauté, la médiocrité, l’égoïsme individuel et la corruption semblent régner en maîtres absolus. Elle ne connaissait ni le malade ni l’escroc, ni ne savait qu’il s’agissait là d’une situation fictive de caméra cachée pour la télévision. Contrairement à Nawal Zaatar, que sa surenchère patriotique laissait aisément pressentir qu’elle avait deviné le piège, ou à l’autre acteur, Zerari, de Assab wa Aoutar – confronté à la même situation que Atika – qui n’a laissé montrer que mépris et suffisance, en reprochant notamment à sa femme de l’avoir entraîné dans cet hôpital, et qui en aucun cas ne se proposât d’aider le malade, en quoi que ce soit, le cri de cœur de Atika et son don de soi atteste d’une authentique héroïne d’Algérie – héroïne parce qu’il faut être capable d’aider à ce point-là un parfait inconnu. Il ne s’agit pas de mettre en doute le patriotisme exacerbé, et quelque peu déplacé, de Nawal Zaatar ni la générosité de Zerari, qu’il n’a pas laissée vraiment s’exprimer à cette occasion, mais de mettre en relief l’extraordinaire attitude de Atika. Si elle avait eu de l’argent, elle en aurait proposé, au lieu d’accepter qu’on lui prélève une partie de son corps ; mais visiblement, elle n’en avait pas. Elle n’avait que son organe à donner, et elle n’hésita pas un instant à le proposer solennellement à un malade rencontré par hasard. Qui l’aurait fait ? Qui jurerait de le faire ? Les exemples de ce genre n’existent plus dans notre pays livré aux prédateurs, aux charlatans de la politique ou de la religion, aux voleurs de toutes sortes, mal ou bien habillés, et à l’argent érigé en religion. Atika est différente des autres. Elle nous rappelle d’anciens temps où seuls les pauvres, les humbles, les satisfaits, sont capables d’agir ainsi. Ces temps semblent révolus, mais Atika nous montre à tous, par son exemplarité, que rien n’est perdu. Dans une émission, où l’on pensait se jouer d’elle, lui faire une farce, rire à ses dépens, elle nous donna une leçon magistrale qui devrait être enseignée à nos enfants. Certes, l’ENTV a déjà produit une longue émission sur Atika par le passé, et c’est tout à son honneur. Mais nos médias, tous genres confondus, consacrent tant d’efforts à louer de grands hommes qui n’ont jamais été grands. Des responsables, des politiciens, des voyous, des malades mentaux, des hommes d’affaires sans scrupules, des théologiens incapables d’un sentiment humain, des bâtisseurs de fortunes indifférents... On voit partout leurs photos, on connaît par cœur leurs parcours falsifiés le plus souvent, on les encense, on s’agenouille devant eux, on les bénit et on leur baise la main. Dans ce monde de géants aux pieds d’argile, la petite Atika est sans doute beaucoup plus grande qu’eux. On ne peut la voir réellement que si on est capable de se redresser et de lever la tête vers le ciel. Le sort des héros, dans les pays de lâcheté quotidienne et des calculs sordides, est, hélas, celui de Atika : le quasi anonymat. Le jour où on apprendra à mieux voir les meilleurs de nos enfants, ceux qui nous propulsent par leur exemple, vers l’avant ; le jour où on apprendra à les honorer, à les aimer, à leur exprimer notre gratitude d’être parmi nous ; le jour où on saura que seuls des hommes et des femmes comme Atika méritent l’humaine identité d’Algérien ; ce jour-là, quelque chose d’important, d’essentiel, aura sans doute changé dans ce pays.       

Par Abane Châabane

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L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djalil

Les yeux pour pleurer

Le Proche-Orient continue d’occuper l’actualité. Deux événements importants ont lieu en ce moment. D’abord l’Iran. Après la mise en service d’une centrale dite «électro-nucléaire» – la première du genre dans la région, puisque ni Israël ni la Turquie n’en possèdent d’équivalent – l’Iran vient de dévoiler ses premiers drones, ces avions sans pilote qui peuvent aussi bien espionner l’adversaire que lui envoyer des missiles. Actuellement, seuls quatre autres pays au monde ont la capacité de produire des drones technologiquement avancés : USA, France, Israël et Russie. C’est dire ! Mais ce n’est pas tout, l’Iran annonce qu’il serait en mesure d’envoyer un cosmonaute dans l’espace d’ici l’an 2025. Cela signifie que son programme spatial avance à pas de géant. Propagande ou pas, tout cela est bien réel. Il ne veut rien dire de plus que ce qu’il dit : l’Iran entend se défendre et il  ne manque pas d’arguments. Le deuxième événement du Proche-Orient, a lieu aux Etats-Unis. Israël en ayant accepté le principe, des négociations vont avoir lieu avec les Palestiniens sous la houlette américaine. Mais de quoi va-t-on discuter ? Les Palestiniens veulent discuter d’un Etat indépendant sur la base des territoires occupés par Israël en 1967, avec pour capital El Qods (sa partie Ouest précisément). D’ailleurs, là-dessus, les Américains sont théoriquement d’accord, et le monde entier avec. Mais les Israéliens, non. Il n’est pas question qu’ils abandonnent ce qu’ils occupent, et encore moins de discuter d’El Qods. Ils admettent qu’on peut éventuellement discuter des colonies qu’ils sont en train d’installer maintenant, et qu’ils continueront d’installer pendant les négociations, dans ce qui reste de la Palestine – Cisjordanie, partie Ouest. Autrement dit, si les Palestiniens renoncent à la totalité de leurs revendications, peut-être les Israéliens feraient-ils des efforts pour modérer le rythme de leur colonisation                   actuelle, voire même les arrêter… un jour. La question est : pourquoi alors négocier ? Réponse des dirigeants de l’Autorité : «Pour ne pas déserter le combat diplomatique» ! C’est joliment dit. Israël quant à lui, a accepté ces négociations qui ne servent pourtant à rien, après en avoir fait un objectif et un argument. Les Israéliens disent : «Nous négocierons mais à nos conditions, sachant que même alors, nous négocierons pour rien. Voilà pourquoi nous ne voulions pas négocier. Aujourd’hui, nous acceptons de négocier parce que nous avons besoin de négocier. Mais vous, les Palestiniens, vous n’aurez rien en fin de compte. Que vos yeux pour pleurer.» C’est le monde dans lequel nous vivons, et c’est la voie que nous montre l’Iran.       

B. D.

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