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Terrorisme
Un
repenti assassiné
Un
repenti répondant au nom de Chermoha Hichem âgé de 29
ans a été assassiné avant-hier aux environs de 20h15 à
Baghlia, située à 45 km à l'est du chef-lieu de wilaya
Boumerdès, par un groupe terroriste armé, a-t-on appris
de source locale.
Notre
source indique que la victime a été tuée non loin de son
domicile sis au village Ouled Ahmida à quelques
kilomètres à l’ouest de la ville de Baghlia, au moment
où il s’apprêtait à rejoindre des amis pour une veillée
ramadanesque. Les auteurs du crime dont le nombre n’est
pas déterminé auraient profité de l’obscurité pour
accomplir leur forfait laissant le corps gisant dans une
mare de sang et prendre la fuite.
Il est
à rappeler que la repentance de la victime remonte à
l’année 2005 où il s’est rendu aux forces de sécurité
après avoir passé cinq ans dans les maquis, puisqu’il a
regagné les groupes terroristes de la katibet El Ansar
dirigée par Abdelhamid Saadaoui, alias Abou Haytem en
2000. Laquelle formation terroriste sévissait dans la
région orientale de la wilaya de Boumerdès, Dellys,
Baghlia, Sidi Daoud.
Les terroristes s'alimentent dans les restaurants Rahma
Les
éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de
Boumerdès ont réussi à démanteler, ces derniers jours,
un réseau de soutien au groupe terroriste armé composé
de douze personnes. Ce dernier serait chargé
d’approvisionner les groupes terroristes en denrées
alimentaires et en repas chauds distribués à partir des
restaurants Rahma implantés dans les régions, notamment
orientales de la wilaya. Les mis en cause ont été
présentés au parquet avant d’être placés sous mandat de
dépôt pour les chefs d’inculpation «adhésion et soutien
à un groupe terroriste armé » par le procureur de la
République de Boumerdès.
A.
Ammar
Pas moins de 100 millions subtilisés
Un
camion de transport de fonds attaqué
Un
camion transportant des fonds a été attaqué par un
groupe de malfaiteurs, avant-hier à 10h50 dans la
localité de Khemis El Khechna. Cette opération,
maffieuse, est survenue à proximité d’une agence
postale de la cité du 17 juin, au moment où les
services des postes spécialisés s’apprêtaient à
alimenter cette dernière en fonds, a-t-on appris de
sources concordantes. Les malfaiteurs, au nombre
indéterminé, auraient usé d’armes blanches pour prendre
à parti les postiers et voler le butin avant de prendre
la fuite à bord d’un véhicule.
Selon
des informations, pas moins de 100 millions de centimes
auraient été subtilisés par les malfaiteurs. Une enquête
est ouverte par les services de sécurité pour retrouver
les auteurs de cet acte maffieux, premier du genre à
Boumerdès.
A.
Kichni
Boumerdès
Un
cadavre trouvé sur la voie ferrée
Le
corps d’un jeune a été trouvé mort, avant-hier, sur la
voie ferrée entre Thenia et Tidjelabine dans la wilaya
de Boumerdès. La victime de sexe masculin serait âgée
d’environ 26 ans. Selon des informations, le sinistre
serait survenu la veille, soit dans la soirée de
vendredi et que ce sont les cheminots qui ont alerté les
services de sécurité de la présence d’un cadavre sur la
voie ferrée en précisant le lieu. Les éléments de la
Gendarmerie nationale se sont rendus sur les lieux du
drame. Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’il
s’agit d’un accident. Un sac d’une femme et des pièces
d’identité ont été trouvés non loin du corps par les
enquêteurs. Ainsi, la piste terroriste a été écartée.
La dépouille mortelle a été évacuée à la morgue de
l’hôpital de Thenia pour identification.
A.
K.
Ceci dit
Une
héroïne algérienne
Atika
a fait preuve d’un héroïsme que très peu d’Algériens
auraient été capables d’imiter. Lors d’une émission sur
la télévision consistant à «piéger» des célébrités par
une caméra cachée, Atika a été confrontée à une
situation où un malade hospitalisé devait bénéficier
d’un organe qui lui sauverait la vie. Las, le généreux
donateur s’avéra être un jeune homme qui, par besoin
d’argent (pour un obscur besoin de mariage), entendait
vendre au malade, et non pas lui offrir comme on le
pensait, son précieux organe. Tout cela n’était que pure
comédie naturellement, mais Atika ne pouvait le savoir.
Sa réaction fut celle d’une femme choquée qui traita
«l’escroc» – en fait acteur – de tous les noms
d’oiseaux, le menaçant même d’une plainte judiciaire
pour avoir abusé de la confiance du pseudo malade.
Jusque-là, rien que du normal. Provoquée par ledit
escroc, qui lui proposait d’aider ledit malade en
contribuant à lui acheter l’organe en question, Atika
s’engagea alors à faire elle-même don de son propre
organe. Elle jura sur Dieu et sur la tombe de son père,
textuellement, qu’elle se tenait prête à faire ce don.
Sa sincérité ne pouvait manifestement pas être mise en
doute. L’héroïsme en l’occurrence consiste ici à donner
un exemple rarissime dans un pays où la cruauté, la
médiocrité, l’égoïsme individuel et la corruption
semblent régner en maîtres absolus. Elle ne connaissait
ni le malade ni l’escroc, ni ne savait qu’il s’agissait
là d’une situation fictive de caméra cachée pour la
télévision. Contrairement à Nawal Zaatar, que sa
surenchère patriotique laissait aisément pressentir
qu’elle avait deviné le piège, ou à l’autre acteur,
Zerari, de Assab wa Aoutar – confronté à la même
situation que Atika – qui n’a laissé montrer que mépris
et suffisance, en reprochant notamment à sa femme de
l’avoir entraîné dans cet hôpital, et qui en aucun cas
ne se proposât d’aider le malade, en quoi que ce soit,
le cri de cœur de Atika et son don de soi atteste d’une
authentique héroïne d’Algérie – héroïne parce qu’il faut
être capable d’aider à ce point-là un parfait inconnu.
Il ne s’agit pas de mettre en doute le patriotisme
exacerbé, et quelque peu déplacé, de Nawal Zaatar ni la
générosité de Zerari, qu’il n’a pas laissée vraiment
s’exprimer à cette occasion, mais de mettre en relief
l’extraordinaire attitude de Atika. Si elle avait eu de
l’argent, elle en aurait proposé, au lieu d’accepter
qu’on lui prélève une partie de son corps ; mais
visiblement, elle n’en avait pas. Elle n’avait que son
organe à donner, et elle n’hésita pas un instant à le
proposer solennellement à un malade rencontré par
hasard. Qui l’aurait fait ? Qui jurerait de le faire ?
Les exemples de ce genre n’existent plus dans notre pays
livré aux prédateurs, aux charlatans de la politique ou
de la religion, aux voleurs de toutes sortes, mal ou
bien habillés, et à l’argent érigé en religion. Atika
est différente des autres. Elle nous rappelle d’anciens
temps où seuls les pauvres, les humbles, les satisfaits,
sont capables d’agir ainsi. Ces temps semblent révolus,
mais Atika nous montre à tous, par son exemplarité, que
rien n’est perdu. Dans une émission, où l’on pensait se
jouer d’elle, lui faire une farce, rire à ses dépens,
elle nous donna une leçon magistrale qui devrait être
enseignée à nos enfants. Certes, l’ENTV a déjà produit
une longue émission sur Atika par le passé, et c’est
tout à son honneur. Mais nos médias, tous genres
confondus, consacrent tant d’efforts à louer de grands
hommes qui n’ont jamais été grands. Des responsables,
des politiciens, des voyous, des malades mentaux, des
hommes d’affaires sans scrupules, des théologiens
incapables d’un sentiment humain, des bâtisseurs de
fortunes indifférents... On voit partout leurs photos,
on connaît par cœur leurs parcours falsifiés le plus
souvent, on les encense, on s’agenouille devant eux, on
les bénit et on leur baise la main. Dans ce monde de
géants aux pieds d’argile, la petite Atika est sans
doute beaucoup plus grande qu’eux. On ne peut la voir
réellement que si on est capable de se redresser et de
lever la tête vers le ciel. Le sort des héros, dans les
pays de lâcheté quotidienne et des calculs sordides,
est, hélas, celui de Atika : le quasi anonymat. Le jour
où on apprendra à mieux voir les meilleurs de nos
enfants, ceux qui nous propulsent par leur exemple, vers
l’avant ; le jour où on apprendra à les honorer, à les
aimer, à leur exprimer notre gratitude d’être parmi nous
; le jour où on saura que seuls des hommes et des femmes
comme Atika méritent l’humaine identité d’Algérien ; ce
jour-là, quelque chose d’important, d’essentiel, aura
sans doute changé dans ce pays.
Par Abane
Châabane
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