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Inhumé au cimetière de Garidi
Attia nous
quitte
Celui qui avait
complètement métamorphosé le club de l’OM Ruisseau n’est plus de ce
monde.
En effet, le boss
olympien, Sadek Attia, qui a longtemps fait les beaux jours de ce
club de la capitale, au passé glorieux, et qui a enfanté de grands
joueurs, tel que Lalmas, Madani, Achour, est décédé dans un accident
de la circulation mercredi soir aux environs de Zemmouri.
S’étant déplacé à
Boumerdès pour récupérer un chèque d’un des Sponsors du club pour
notamment régulariser la situation de ses joueurs et payer les frais
de la mise au vert de l’effectif, à la veille du match qui devait
l’opposer au WA Tlemcen, Attia ne savait pas que le destin lui
réservait un autre sort.
C’est au niveau de
l’intersection de Zemmouri que se produira le drame qui a endeuillé
la famille sportive et plus particulièrement celle de l’OMR, puisque
le véhicule de Attia, de marque Toyota Corolla, sera percuté de
plein fouet par un autre véhicule qui arrivait à vive allure à sa
droite.
Transféré en
urgence à l’hôpital de Bordj Menaïel, le défunt rendra l’âme alors
que les médecins s’apprêtaient à l’opérer pour un traumatisme
crânien aigu. Ses frères, Badreddine et Malik qui s’étaient déplacés
sur le lieu et qui envisageaient de le transférer vers l’hôpital
militaire d’Aïn Naâdja, étaient abattus par la nouvelle de sa
disparition.
L’enterrement a eu
lieu jeudi dernier, au cimetière de Garidi, en présence d’une foule
nombreuse qui était venue lui rendre un dernier hommage et
l’accompagner vers sa demeure éternelle.
Le cortége funèbre
s’ébranlera de son domicile, sis aux Sources, à la cité La Cadette,
pour arriver au cimetière où des gens de tous bords étaient venus
pour le saluer une dernière fois. De nombreuses personnalités
sportives et politiques étaient présentes, dont le ministre de la
Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum, le ministre du Travail et de
la Sécurité sociale, Tayeb Louh et celui de l’Habitat, Nadir Hamimid,
en plus du président de la Fédération, Abdelhamid Haddadj, le
président de la LNF, Ali Malek, et d’autres présidents de club et
entraîneurs, à l’image de Allik, Lahlou, Hassani, Lefkir, Farah,
Korichi, Benzekri, Ouardi, Abdelouahab et autres.
Toute la famille
de l’OMR était au rendez-vous, et il faut signaler que les joueurs
et autres proches du club ne pouvaient pas retenir les larmes,
tellement il était estimé de tous.
Un exemple de
gestionnaire
Evoquer le
président Attia c’est parler d’un président qui a laissé son
empreinte là où il était passé, que ce soit au niveau du club
olympien ou comme DG des nombreuses entreprises qu’il a dirigées
dont la dernière en date était le FNPOS (Fond de péréquation des
œuvres sociales).
A l’OMR, il avait
réussi le pari de faire accéder le club à deux reprises en nationale
une, en 2003 et en 2005. Le club et depuis sa création n’avait pas
connu une période faste que lors de ses trois mandats.
Attia donnait une
importance particulière à la formation, et avait réussi à relancer
ce créneau qui faisait la particularité de ce club. Des noms tels
que Laïfaoui, Hemani, Rahmouni et autres Aksas, se sont fait une
place au soleil à la période où il avait pris les destinées de
l’équipe.
Le boss olympien
insistait beaucoup sur la formation et c’est grâce à cette politique
que les jeunes catégories ont réussi à décrocher de nom-breux titres
nationaux.
La passion qu’il
vouait au football a fait qu’il se donnait à fond pour son club de
toujours sans se soucier des difficultés qu’il pouvait rencontrer
sur son passage.
Sur le plan
professionnel, Attia se donnait également à fond et il avait réussi
à s’imposer dans les nombreuses entreprises qu’il avait présidées.
Il avait débuté
comme enseignant à l’Université de Caroubier, en commerce
international, avant de faire une carrière dans le secteur du
bâtiment et de présider au holding de l’habitat, et ensuite occuper
son dernier poste au FNPOS.
Attia était estimé
de tout le monde par sa simplicité et son caractère conciliateur,
surtout qu’il avait débloqué de nombreuses situations difficiles.
Guidoum :
«C’était un grand homme»
Ceux qui l’ont
côtoyé ont été très touchés par sa perte, surtout qu’il était
fortement estimé, lui qui avait réussi à marquer la scène du
football national , grâce à son dévouement pour son club et au grand
travail qu’il y a effectué.
Le ministre de la
Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum, présent à l’enterrement,
indiquera que Attia était un grand homme et qu’on a perdu un grand
militant du football et un véritable patriote, soulignant que L’OMR
figure parmi les rares clubs qui s’occupent de la formation.
Le président de la
LNF, Ali Malek estime de son côté, que Attia était un homme de
principe et a fait beaucoup pour son club et pour le football.
Les présidents du
NAHD, Lahlou et du CRB, Hassani, souligneront que Attia a marqué de
son empreinte la balle ronde nationale par sa manièré de gérer
assez particulière.
Anouar M.
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Retour inquiétant à la compétition
Que se
passe-t-il à la JSK ?
En concédant le
nul face à une équipe du PAC, certes accrocheuse, la JSK, version
«brésilienne» n’a rien montré durant la rencontre jouée sur ses
bases et devant un public comme celui qu’on connaît, les camarades
de Yacef ont fait dans le pousse ballon, d’où ce score qui ne lui a
pas permis de séduire.
Pour son retour
au championnat national après avoir quitté sur la pointe des pieds
la Champion’s league africaine, le club de la ville des genets est
passé complètement à coté alors que l’urgence était de se secouer
pour reprendre la confiance du public, connu pour être exigeant.
Hélas, face à cette équipe du PAC , les poulains de Gaucho le
brésilien n’ont pas gagné un point mais plutôt perdu deux autres.
Le jeu pour ceux
qui étaient présents au stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou n’était
pas emballant et il était difficile pour eux de s’expliquer la
platitude et la stérilité des Kabyles. Une entame pas très
rassurante en ce début de championnat qui en est à sa sixième
journée mais qui peut contraindre les Canaris à des calculs
vertigineux plus tard.
Dire que le nouvel
entraîneur brésilien a pour mission de gagner le titre de champion
et cela est consigné littéralement dans le contrat qui le lie au
club. A ce rythme, et compte tenu des exigences des uns et des
autres, notamment les retournements de situation devenus habituels
dans cette formation kabyle et ce n’est pas l’ex-entraîneur
Yves-Chay qui viendra nous démentir, il est aisé de s’attendre à ce
que le Brésilien se fasse encore davantage de cheveux blancs.
La Champion’s
league use. Surtout quand on ne dispose pas des moyens de sa
politique
Ferhat Zafane
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