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Après les menaces d’Al Qaïda contre la France

Chirac en guerre contre le GSPC

Kébir revenu pour doper la réconciliation

La charte est contraire à la Constitution, selon Soltani

Ouyahia réagit à l’intention de Kébir de créer son parti

«Je ne suis pas un censeur politique»

A PROPOS DE SA Déclaration de patrimoine

«A mes détracteurs de prouver le contraire»

Il déclenche la fronde de ses anciens compagnons

Kébir veut rafler «l’héritage» du Fis

Après son appel

Il rend visite à la famille Hattab

Tipasa a son mouhafedh

Saâdani ouvre la voie…

P-DG d’entreprises publiques

Mouvement imminent

Renforcement sécuritaire

Du matériel de détection des matières explosives

Négociations UGTA-Patronat

Coup d’envoi aujourd’hui

Arrêt du dialogue 

Les aârchs saisissent le Président

Indemnisation des victimes de la tragédie nationale

42 000 familles concernées

Sonatrach

Quatre contrats gaziers signés

Les stocks ont été épuisés rapidement

Les classes terminales sans livres

En dépit des assurances du ministère

La rentrée scolaire perturbée

Snapap 

Un sit-in dans 15 jours

Retard dans le paiement des salaires

Le SNTE dénonce

Conseillers d’orientation scolaire et professionnelle

Privés de la prime d’aptitude

 

 23/09/06

 

Après les menaces d’Al Qaïda contre la France

Chirac en guerre contre le GSPC

Plus que jamais, l’Etat français prend au sérieux la menace du GSPC. Et ce, depuis le message vidéo diffusé le 11 septembre dernier et où le n°2 d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, avait menacé la France d’attentats et annoncé le ralliement à l’organisation d’Oussama ben Laden du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

C’est devant cet état de fait que Jacques Chirac a réuni jeudi dernier «un conseil de sécurité intérieure auquel ont participé le Premier ministre Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Pascal Clément (Justice) sur la lutte contre le terrorisme. Le chef d’Etat français a, lors de cette rencontre, fait le point avec les ministres concernés par la lutte antiterroriste». Et il a été question alors que «la vigilance s’impose face au danger et qu’il est nécessaire que dans un pays comme la France, la mobilisation soit forte et à chaque instant», a souligné aux médias le porte-parole du gouvernement français. Ce que «reproche» Al-Qaïda à la France va de la loi de 2004 interdisant le port du foulard islamique dans les écoles publiques, à la décision de diriger la Finul au Liban, en passant par la présence militaire en Afghanistan et encore au soutien supposé au régime algérien. Autant de lourds griefs qui peuvent prétendre à des représailles que les Français ne prennent pas à la légère et ont même pris les devants en instaurant des mesures bien à l’avance à commencer par le renforcement du dispositif de sécurité dans les transports parisiens. Mais rappelons aussi qu’hormis le message direct de menace du 14 septem-bre dernier, les services français sont depuis une année sur le qui-vive, période à laquelle il a été constaté une réactivation de contacts entre sympathisants du GSPC, en France et dans plusieurs pays européens, dont l’Italie et l’Allemagne. Une cinquantaine de ces sympathisants sont aujourd’hui connus en France. Aujourd’hui, comme l’avait déjà signifié Jacques Chirac, l’heure est à l’évaluation du niveau risque afin d’adapter continuellement les dispositifs de surveillance en conséquence. A signaler que la nouvelle menace qui pèse actuellement sur la France  a été à l’origine du passage Vigipirate du niveau orange au niveau rouge avant le dernier niveau d’alerte. Il a été aussi demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Défense de faire des propositions sur les moyens de renforcer la protection des sites les plus vulnérables. De même que le gouvernement français s’applique à accompagner la lutte antiterroriste d’une politique visant à en traiter les causes, afin de prévenir la radicalisation des populations et le recrutement de nouveaux terroristes. S’agissant de l’organisation terroriste du GSPC, il faut savoir qu’elle sera à n’en pas douter au centre d’une coopération de plus en plus accrue. Déjà, en mars 2005, bien avant que se confirment les liens du GSPC avec Al Qaïda,il était considéré comme le groupe terroriste le plus actif de toute la région. «Créé en 1998, le nom-bre de ses membres est évalué à 450 personnes. Ses liens avec la mouvance terroriste internationale sont de plus en plus patents. Le responsable de ce mouvement, Nabil Sahraoui, a ainsi annoncé, le 11 septembre 2003, l’allégeance du GSPC à Al Qaïda. Ce faisant, «le GSPC a renoué avec un courant internationaliste et panislamiste incarné auparavant par le GIA», note un document de l’Assemblée française relatif à la coopération sécuritaire algéro-française.

«Alors que Nabil Sahraoui a été abattu par l’armée algérienne lors d’une opération de grande envergure le 17 juin 2004, son successeur, Abdelmalek Droukdal, n’a pas infléchi la ligne internationaliste du GSPC», est-il relevé. En octobre 2004, ordre était donné aux membres de ce groupe de «cibler les ressortissants français, de les enlever et de les tenir prisonniers». Dans une lettre datée du 14 octobre 2004, Abdelmalek Droukdal sollicitait le concours d’Abou Moussab Al Zarkaoui, le terroriste jordanien, pour lutter contre notre pays et lui suggérait d’enlever nos compatriotes en Irak. En réponse à ces sollicitations, Al Zarkaoui diffusait sur Internet, le 19 janvier 2005, un message saluant les combattants du GSPC.

«Le rapprochement entre Al Qaïda et ce groupe est désormais patent bien que l’on ne puisse cependant réellement distinguer ce qui relève de la réalité et du simple effet d’annonce ou de propagande». Des doutes totalement levés depuis l’intervention de Zawahiri et la confirmation de ses liens par le GSPC. «Si la lutte contre le terrorisme est déterminante dans la nécessité d’intensifier la coopération entre nos deux pays, d’autres questions justifient également des actions conjointes. C’est évidemment le cas de l’immigration irrégulière. Il est régulièrement découvert des immigrés clandestins algériens à bord de navires ralliant des ports français, principalement Marseille», est-il encore souligné. Le document de l’Assemblée française rappelle que dans ce domaine, la coopération connaît une montée en puissance depuis 2001. Elle se traduit par 6 réponses de la part des services de police français pour 20 demandes adressées aux autorités algériennes en 2001, 40 pour 54 en 2002,  164 pour 200 en 2003 et, enfin, 441 réponses pour 556 demandes du 1er janvier 2004 au 25 janvier 2005. «Les services de police français se montrent satisfaits de la qualité des réponses apportées par les autorités algériennes et on peut citer quelques exemples marquants : en février 2004, la brigade financière de la Préfecture de Police a sollicité des renseignements sur le groupe Khalifa Airways. Les autorités algériennes ont fourni des éléments d’information complets sur la situation de cette compagnie qui ont permis de faire avancer l’enquête côté français. En juillet dernier, les informations transmises ont également permis d’interpeller le responsable d’une association impliquée dans l’organisation d’une importante filière d’immigration illégale en provenance de l’Algérie. Plusieurs réseaux de trafics de faux visas ont aussi été identifiés grâce à cette coopération», souligne le rapport.

Habiba Ghrib

 

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Kébir revenu pour doper la réconciliation

La charte est contraire à la Constitution, selon Soltani

Le président du MSP estime qu’interdire à quelqu’un l’activité politique est contraire à la Constitution. Que penser d’une position pareille venant d’un responsable qui a fait campagne pour la charte pour la paix qui instaure exactement le contraire ? Par son simple retour, l’un des messages principaux de Rabah Kébir lors de sa première conférence de presse a été de présenter la situation actuelle comme si désormais le Fis n’est plus en guerre contre personne. Il s’investirait même dans le retour de la paix, à en croire l’appel de l’ex-dirigeant du parti dissous adressé au GSPC pour déposer les armes, un GSPC dont il nie tous liens mais qu’il ne craint pas de vouloir convertir à la réconciliation nationale. C’est là une tentative subtile mais très claire de vouloir planter un décor nouveau où l’on essaie de faire accroire que le terrorisme qui continue de sévir en Algérie n’a absolument rien à voir avec la crise politique en heureux dénouement. Entendre par là que le GSPC, qui a pris fait et cause pour la guerre d’Al Qaïda, est désormais un phénomène quasiment apolitique. Dans ce discours trompeur, Kébir est parfaitement relayé par Abou Djerra Soltani qui joue en synchrone avec lui pour dire, comme il l’a fait jeudi sur les ondes de la Chaîne II que le «terrorisme idéologique» n’existe plus. Ce qui en bon français veut dire que les terroristes restant encore tuent ou se font tuer sans avoir une idée précise de ce qu’ils font, bref, sans savoir pourquoi au juste. Abou Djerra Soltani ne se gêne pas de déplorer, en même temps, la «recrudescence des actes criminels». Un paradoxe ? Non, puisque selon lui, «le terrorisme idéologique, qui voulait fonder un Etat, n’existe plus. Ce qui subsiste, ce sont des terroristes irréductibles et des bandits et des criminels qui agissent sous l’étiquette du terrorisme». Et pour rassurer les Algériens que la réconciliation a réussi et qu’elle a atteint tous ses objectifs, Soltani estime que «nous avons désormais en Algérie une expérience, une sorte de vaccin qui nous prémunira contre toute velléité d’une remontée du terrorisme politique». Et comme il faut aller vite en besogne, Soltani a appelé à réadmettre dans la vie politique «les personnes qui se plient à la Constitution et aux lois de la République», estimant qu’«interdire à quelqu’un à jamais d’avoir une activité politique est contraire à la Constitution». C’est pourtant bien du contraire qu’il s’agit, si l’on fait lecture de la charte pour la paix et la réconciliation nationale pour laquelle Soltani a fait campagne et fête le «raz-de-marée populaire» du 29 septembre 2005. Le texte stipule qu’ «en vue de consolider la réconciliation nationale, le peuple algérien est favorable à la prise de mesures destinées à renforcer son unité, à éliminer les germes de la haine et à se prémunir de nouvelles dérives». Et, un peu plus loin, que «tout en étant disposé à la mansuétude, le peuple algérien ne peut oublier les tragiques conséquences de l’odieuse instrumentalisation des préceptes de l’Islam, religion de l’Etat». Il affirme son droit de se protéger de toute répétition de telles dérives et décide, souverainement, d’interdire aux responsables de cette instrumentalisation de la religion, toute possibilité d’exercice d’une activité politique et ce, sous quelque couverture que ce soit.

Le peuple algérien souverain décide également que le droit à l’exercice d’une activité politique ne saurait être reconnu à quiconque ayant participé à des actions terroristes et qui refuse toujours, et malgré les effroyables dégâts humains et matériels commis par le terrorisme et l’instrumentalisation de la religion à des fins criminelles, de reconnaître sa responsabilité dans la conception et dans la mise en œuvre d’une politique prônant le pseudo «djihad» «contre la nation et les institutions de la République». Abou Djerra Soltani ne dit pas moins que le contenu de la charte est contraire à la Constitution. Faut-il donc tout refaire à zéro et, donc, rappeler les terroristes relâchés, retirer leurs indemnisations aux familles victimes de la «tragédie nationale», re-licencier les terroristes réintégrés à leur ancien poste de travail ? C’est que les contradictions du président du MSP sont tellement hors proportions qu’elles défient l’entendement et les Algériens peuvent facilement être en droit de considérer qu’il les prend pour des imbéciles finis. Multipliant les maladresses, Soltani a critiqué indirectement Ouyahia en affirmant que «le rythme de travail du gouvernement s’est accéléré depuis l’arrivée à sa tête de M. Abdelaziz Belkhadem». Au chapitre de la révision constitutionnelle, le président du MSP s’est dit favorable à l’institution d’un «régime présidentiel à l’américaine». On ne sait s’il sait qu’elle n’accorde pas plus de deux mandats seulement au chef de l’Etat.

Redouane A.

 

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Ouyahia réagit à l’intention de Kébir de créer son parti

«Je ne suis pas un censeur politique»

Ahmed Ouyahia a animé hier une conférence de presse à l’hôtel El Riadh, en marge de la clôture de la septième session ordinaire du conseil national.

Une session qui a marqué la rentrée du RND dans une nouvelle phase de recomposition de la scène politique. Le patron du parti aborde l’après-délai de la charte en pesant bien ses mots. L’ancien Chef du gouvernement s’aligne sur la décision du peuple, dont il respecte le choix souverain par les urnes, pour la paix et la réconciliation. «Au RND, on ne peut pas s’inscrire en porte-à-faux par rapport à cela», dira-t-il en réponse aux journalistes tout en affirmant «souscrire à l’ultime finalité de la charte» dont les résultats obtenus jusque là «sont satisfaisants». Est-ce pour autant la crise est finie ? Pour le conférencier la crise accompagnée de 15 ans de retard dans le développement et de délitement de la société «est close depuis le retour du peuple aux urnes». Concernant la prorogation des délais de la charte, l’orateur a réitéré son «attachement à la lettre et l’esprit de la charte pour la paix» qui, à ses yeux, reste toujours proche du concept de rejet de l’amnistie générale. Libéré de sa double casquette, Ahmed Ouyahia, s’est permis de dire, à propos du retour de Rabah Kebir, qui revendique un nouveau parti : «Je ne suis pas un censeur politique», estimant positives les déclarations de l’ex-exilé de Bonn. Mieux, Ouyahia affirmera que la politique permet de «s’accepter dans le pluralisme et cohabiter sans étendard religieux, sachant que nous sommes tous musulmans». Il citera qu’en Europe, ce pluralisme permet aux uns de se revendiquer chrétiens-démocrates et qu’en Algérie, il y a des partis qui prônent des sigles à conotation islamique, faisant allusion au MSP, MRN et Ennahda. Devant d’éventuels périls idéologiques, il développera  que «ce n’est pas une Constitution ou une charte qui nous protègent, mais c’est bien une évolution de l’esprit qui nous immunise des dangers externes». «Il nous faut une charte pour que nous vivions une vie politique saine (…) et que la société s’assume», a-t-il clamé.

Interrogé sur le soutien du projet de la révision de la Constitution sans en connaître,

a priori, le contenu, Ahmed Ouyahia a fait remarquer que sa formation «soutient l’initiative du président de la République» et que la résolution finale de la session du Conseil national mobilise le parti dans une campagne de sensibilisation en temps opportun. Estimé «non prioritaire» avant quelques mois, le référendum est appuyé par la voix de son patron puisqu elle vise «à renforcer l’édifice national, consolider la stabilité de l’Etat, avec pour objectif d’apporter plus de cohésion à ses institutions». Ahmed Ouyahia rappellera que c’est lui le premier à avoir exprimé le «soutien à toute initiative venant du président depuis l’université d’été en 2004 à Constantine, dont le 3e mandat».Une manière de dire que la ligne du RND est constante. «Mais à aucun moment la Constitution alloue à un parti politique le pouvoir de l’amender», a-t-il observé, assurant que «le RND ne dérogera pas aux prérogatives du président de la république et les dispositions édictant le procédés pour initier ce grand chantier».         

Salah Bey

 

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A PROPOS DE SA Déclaration de patrimoine

«A mes détracteurs de prouver le contraire»

Le SG du RND ne s’est pas dérobé derrière des justificatifs alibi pour répondre à une question sur sa déclaration de patrimoine faite un mois après sa démission de la chefferie du gouvernement. Il a annoncé qu’à la prise, en mai, des affaires de l’exécutif, la première était établie sous la loi 97, à la sortie. Après 3 ans et 15 jours de gouvernance il a établi une déclaration de fin de mission sous le sceau de la loi de lutte contre la corruption, fraîchement votée. «Respectueux des lois de la République, cette loi m’oblige à le faire». En réponse à la question quant aux critiques apporté à l’endroit du contenu de ladite déclaration qui fait état d’une villa à Hydra, un appartement et un compte bancaire de 600 millions de centimes, l’ancien Chef du gouvernement rétorquera par : «Moi, j’ai fait mon devoir et c’est aux autres à apporter les preuves pour démentir». Répliquant à l’analyse de M. Ahmed Benbitour qui a lancé le pavé «d’une économie qui exporte des richesses et importe de la pauvreté», Ahmed Ouyahia saluera l’initiative de discuter la chose économique par le dialogue contradictoire avant d’argumenter en soutenant qu’«avec 40 $, 60 $ ou à 70$ le baril la balance de change est toujours négative». «Que fait l’Etat algérien avec une richesse si elle n’est pas exploité ?» s’interrogea-t-il, en concluant qu’après tout, «nous sommes encore otages du pétrole».      

S. B.

 

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Il déclenche la fronde de ses anciens compagnons

Kébir veut rafler «l’héritage» du Fis

En effet si , comme l’a fait Ali Benhadj qui s’est déplacé à l’aéroport pour accueillir le «revenant» après une longue séparation qui aura duré environ 15 ans, les «frères» avaient quelques raisons de se réjouir de ce retour, ils ont vite fait de désenchanter. Le «frère allemand» ayant, entre temps, manifestement changé. Un changement tel qu’il envisage de se passer d’eux dans la réalisation de ses projets futurs. Et parmi les réalisations qu’il compte matérialiser, il y en a justement une à laquelle les frères d’hier ne peuvent rester indifférents. Celle portant création d’un nouveau parti politique. Un parti de substitution au Fis dissous ? La question à peine suggérée que l’on constate dans les rangs, qui furent pourtant bien disciplinés, une agitation qui témoigne d’une crainte réelle d’être mis définitivement out de la scène politique. Un cas de figure que l’on se refuse d’envisager. D’autant que personne ne sait où a été mûrie l’idée. C’est ce qui explique qu’il a suffi que l’ancien responsable du bureau du Fis à l’étranger confirme publiquement ses intentions, dont celles de ne pas faire appel à ses anciens compagnons dans la mise en route de la nouvelle formation et de vouloir ratisser large du côté de la base de l’ex-parti – avec une préférence accordée aux jeunes – pour qu’une montée au créneau des Anouar Haddam, Abdelkader Boukhemkhem, Ali Benhadj et autres soit constatée. Il est hors de question, ont-il déclaré en chœur, que Rabah Kebir récupère à son seul profit l’ancien parti. Le Fis appartient à tous ses dirigeants, a rappelé Haddam sur la chaîne de télévision qatarie

El Djazeera. Ce qui, de son avis, dénie à Kébir le droit de se l’approprier. Anouar Haddam dira que Kébir, au demeurant, est libre de constituer son propre parti. Plus explicite, Abdelkader Boukhemkhem soutiendra que le retour de Kébir «est inopportun» et d’ajouter qu’«il aurait mieux valu attendre encore un peu jusqu’à ce que les choses s’éclaircissent». Toutefois, il affirmera qu’«aucun parti ne peut être créé sur les décombres du Fis dont les dirigeants sont encore en vie». Selon lui, «toute personne qui veut fonder un autre parti doit les consulter». Car, est-il affirmé, qu’elle prenne seule l’initiative, cela est exclu. Pour sa part, le numéro deux de la formation dissoute, a déclaré que «seul un congrès des anciens dirigeants est habilité à débattre de l’éventualité de la création d’un autre parti à la place du Fis». Pour Benhadj,

l’initiative de Kébir est «un bébé illégitime» car, affirme-t-il, il est conçu en dehors «des structures légales». Et c’est donc le plus naturellement du monde qu’il ne l’inscrit pas dans la durée. Il ne peut-être qu’un mort-né,

affirme Benhadj. Kébir s’attendait-il, en prenant le chemin du retour, à ces réactions ? Va-t-il persévérer dans la réalisation de son projet dans le cas où l’hostilité manifestée à son égard ira crescendo ? Car ce qu’il faut chercher à savoir, c’est si Kébir aura le mental nécessaire pour faire face aux pressions qui résulteront nécessairement de cette confrontation, qui s’annonce avec ses anciens compagnons. Il affirme que son séjour allemand l’a changé. Les prochains jours montreront à quel point. Car le moins que l’on puisse souligner, c’est que la lutte pour le Fis sera âpre.       

Nadia Kerraz

 

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Après son appel

Il rend visite à la famille Hattab

Entamant les contacts qu’il a dit vouloir entreprendre avec des groupes armés, pour tenter de les convaincre de quitter les maquis et déposer les armes, Rabah Kébir qui est rentré récemment en Algérie, compte, selon une source proche de son entourage, prendre attache avec la famille de Hassan Hattab, dans la banlieue d’Alger dans le but «de favoriser le repentir» d’Abou Hamza, un des créateurs du GIA et ancien «émir» national du GSPC. Ce contact entrerait dans le cadre d’une série de contacts que Rabah Kébir, financier de l’ex-AIS, organisation terroriste auto-dissoute, qui a fait de nombreuses victimes algériennes, compte entreprendre pour le retour dans la société des terroristes qui se trouvent, toujours, dans les maquis, ajoute cette source. Rabah Kébir, ignore-t-il que Hassan Hattab, qui avait d’abord exprimé sa volonté de se repentir, a changé de cap pour reprendre, de son plein gré, les maquis et rejeter la réconciliation

nationale ? Ira-t-il jusqu’à faire valoir, auprès de Hassan Hattab, le «retour» de dirigeants de l’ex-FIS sur la scène politique comme argument pour le motiver à se repentir avant qu’il ne reprenne, de nouveau, les chemins des maquis ? Autant de mystères qui entourent les activités, devenues davantage intenses, des anciens du FIS-dissous.           

M. Abi

 

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Tipasa a son mouhafedh

Saâdani ouvre la voie…

Prévu pour le début de ramadhan, c’est-à-dire le week-end prochain, a-t-on appris mercredi auprès du chargé à l’information, le renouvellement des 54 mouhafadhas FLN à travers les 48 wilayas a bel et bien commencé avant cette date. Et c’est M. Saâdani, chargé de chapeauter, selon la répartition géographique, l’opération dans les wilayas du centre, qui a inauguré le bal jeudi.

Alors que les Abada, Bouhadja, Bounekraf, Goudjil, et Amar Tou s’attèlent à moduler leurs agendas selon la feuille de route qui leur est destinée, voilà que

M. Saâdani, président de l’APN a pris tout le monde de vitesse pour briser le «signe indien» en allant superviser l’AG élective du bureau de la mouhafadha de Tipasa devant désigner son premier responsable. L’AG élective a débuté  le matin dans la sérénité  pour dégager le bureau constitué de 11 membres avant de procéder à l’élection du mouhafedh qui n’était pas une mince affaire malgré la présence du président de l’Assemblée nationale populaire et son œil vigilant. En présence de députés et de ministres, le consensus a été facilement acquis autour du nommé Zouhali, plébiscité à l’unanimité. M. Amar Saâdani, rappelle-t-on, qui est aussi le responsable des élus au sein du parti a usé de tout son poids pour réunir ce consensus. L’opération s’est déroulée en présence d’un huissier. Prochaine étape pour le député d’El Oued : Boumerdès. A voir le rythme qu’on veut donner à l’opération de restructuration des mouhafadhates, le parachèvement est fixé pour la fin du ramadhan. Un pari à relever, compte tenu du rendez vous du référendum prévu pour novembre. La raison pour laquelle le FLN veut en finir avec ses structures wilayales dans des délais raisonnables afin d’aborder la campagne référendaire dans des conditions souhaitables. Amar Saâdani est chargé, en outre, de superviser les wilayas de Bouira, Médéa, Chlef, Aïn Defla, Djelfa et Tizi Ouzou. Alger, avec ses sept mouhafadhates, une tâche qui  lui est aussi confiée, pour décharger le SG, Abdelaziz Belkhadem, en raison de ses engagements gouvernementaux.

Salah Bey

 

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P-DG d’entreprises publiques

Mouvement imminent

Un mouvement dans le corps de P-dg d’entreprises publiques est attendu, prochainement, selon une source crédible. Ce mouvement concernerait les P-dg ayant occupé le même poste durant au moins cinq ans, explique cette source. Aucun détail sur le nombre des P-dg concernés ni sur les entreprises qu’ils dirigent n’a été fourni par cette source. Ce mouvement qui ne constitue aucunement une sanction, ajoute cette source, consiste à désigner les

P-dg ayant cumulé cinq ans au moins dans un même poste, vers d’autres postes. Ce mouvement, quoique, «entrant dans l’application de la réglementation, sans aucune autre considération» coïncide avec l’approche, s’il se tient, bien sûr, du procès de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank annoncé pour être tenu durant la prochaine session criminelle qui s’ouvre, dans la Cour de Blida, au mois d’octobre prochain. Le procureur général prés la Cour de Blida ou est programmé ce procès avait, lors d’un point de presse, annoncé que 40 P-dg d’entreprises publiques sont accusés dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

Ces P-dg, mis sous contrôle judiciaire, sont accusés, ajoute ce procureur général, d’avoir placé, dans des agences de Khalifa Bank, l’argent des entreprises qu’ils gèrent, «en contrepartie de privilèges» de la part de la banque de Rafik Abdelmoumen Khalifa.

M. Abi

 

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Renforcement sécuritaire

Du matériel de détection des matières explosives

Le dispositif de sécurité qui sera renforcé, durant le mois de ramadan, dans et autour de la wilaya d’Alger, avec la mobilisation de près de 5 000 policiers contre la petite et la moyenne criminalité, dont les agressions et les vols, sera accompagné de certaines mesures tendant à faire face à d’éventuelles tentatives d’incursions terroristes dans cette wilaya, selon une source sécuritaire. L’une de ces mesures est la dotation des barrages se trouvant aux frontières des wilayas d’Alger et de Boumerdès de matériel de détection de matières explosives, ajoute cette source qui explique que cette mesure relève de la vigilance et ne constitue pas une preuve de la menace d’attentats terroristes qui cibleront Alger. «Les terroristes frappent quand ils peuvent et leur capacité de mouvement dans la wilaya d’Alger sont presque réduites à néant, grâce aux efforts des services de sécurité, tous corps confondus, et à la vigilance des citoyens, ce qu’explique l’absence d’attentats dans cette wilaya» est-il souligné. «Cependant, il faut renforcer la vigilance pour faire face à toute éventualité et le matériel de détection de matières explosives aide à découvrir d’éventuelles tentatives d’introduction de bombes dans cette wilaya, durant le mois de ramadhan, notamment», ajoute cette source. Il est à noter, par ailleurs, que le nombre d’agressions et de vols augmente au cours du mois du jeûn, dans la wilaya d’Alger, ce qui explique le renforcement des mesures de sécurité dans cette wilaya.

M. A.

 

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Négociations UGTA-Patronat

Coup d’envoi aujourd’hui

Le patronat, selon M. Abdelmadjid Sidi Saïd, n'a toujours pas exprimé sa position sur ce projet.

Après l’échec des négociations entre les fédérations de l’UGTA et les SGP sur la signature des conventions de branches dans le secteur économique public, la Centrale syndicale compte entamer les pourparlers avec les représentants du patronat privé. Des discussions qui déboucheront sur la signature, pour la première fois, d’une convention avec les opérateurs du secteur privé.

Le lancement des négociations est donc prévu pour aujourd’hui. Plusieurs points sont à l’ordre du jour, notamment l’aspect relatif aux relations de travail et à l’épineuse question relative à l’augmentation des salaires. Pour ce qui est du premier point, la Centrale syndicale a finalisé et remis, depuis plusieurs mois déjà, les textes portant sur le côté législatif dont celui organisant les relations de travail dans ce secteur. Le patronat, selon M. Abdelmadjid Sidi Saïd, n’a toujours pas exprimé sa position sur ce projet. Quant à l’augmentation des salaires, la Centrale syndicale a proposé une augmentation des revenus de 20% pour les employés du secteur privé. Là aussi, les représentants du patronat privé n’ont toujours pas donné leur accord sur cette proposition. Ainsi, une nouvelle étape de négociations marathoniennes est prévue pour tenter d’arracher quelques droits en faveur des travailleurs du secteur privé. La mission ne s’annonce pas très facile pour l’UGTA qui vient d’enregistrer un revers qualifié de grand échec lors des négociations avec les SGP.

Ces négociations n’ont pas abouti à des résultats satisfaisants pour la majorité des fédérations de la Centrale syndicale et pour les travailleurs également. Les différentes phases par lesquelles est passé le dialogue n’ont pas permis aux deux parties (fédérations et SGP) de trouver un terrain d’entente sur les différents points soumis aux négociations. L’augmentation des salaires notamment a été à l’origine de toutes les divergences. Outre le retard accusé dans la signature des conventions collectives de branches, l’augmentation des salaires a carrément bloqué les discussions. Ce qui suppose le recours à l’arbitrage. Une mission confiée au trio Louh, Temmar et Sidi Saïd après avoir exclu l’arbitrage du Chef du gouvernement.            

Nouria B.

 

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Arrêt du dialogue 

Les aârchs saisissent le Président

Face au blocage du dialogue gouvernement-aârouch, un blocage qui dure depuis l’arrivée de Abdellaziz Belkhadem à la Chefferie du gouvernement en remplacement d’Ahmed Ouyahia, le mouvement citoyen a décidé de toucher le président de la République sur cette situation qui nuit au processus de règlement de la crise de Kabylie.

En effet, si du temps de l’ex-Chef du gouvernement, le dialogue a évolué à un rythme appréciable depuis sa relance en janvier 2005 et a permis d’arrêter les voix et moyens de mise en œuvre des revendications de la plateforme d’El Kseur, dont il ne reste que la question de l’officialisation de Tamazight et l’allocation chômage à satisfaire, il n’a pas connu la moindre évolution à ce jour. Belkhadem a même déclaré avoir tranché la question lors de l’université d’été de son parti (le FLN) à Béjaïa que l’Etat ne peut pas donner plus, dans le cadre de la prise encharge de la plateforme d’El Kseur. Devant ce blocage les aârouch ont convenu lors du conclave de ce week-end, de saisir par le biais d’une déclaration qui sera rendue publique aujourd’hui, le premier magistrat du pays pour lui demander de débloquer la situation.

Nous y reviendrons

Zahra H.

 

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Indemnisation des victimes de la tragédie nationale

42 000 familles concernées

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale a annoncé la création prochaine d’une institution nationale chargée de la promotion et de la consolidation de la paix en Algérie et dans le monde. Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, a annoncé, jeudi dernier, «le début de l’opération d’indemnisation des familles victimes de la tragédie nationale» dans le cadre de la prise en charge de ces familles au titre de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a indiqué l’APS.

M. Ould Abbès qui intervenait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la paix à l’initiative de son ministère, a indiqué que

«l’opération d’évaluation et d’étude des dossiers des familles victimes de la tragédie nationale est terminée depuis une semaine et nous en sommes à l’indemnisation et à la réinsertion de ces familles, au nombre de

42 000». La prise en charge «des disparus, des familles nécessiteuses victimes de la tragédie nationale et des personnes licenciées a également été entamée».

Le ministre a annoncé par ailleurs la création prochaine d’une institution nationale chargée de la promotion et de la consolidation de la paix en Algérie et dans le monde.

Cette institution qui mènera son action sous le haut patronage du président de la République, sera ouverte aux «érudits, hommes de sciences, hommes de religion, sociologues, experts en économie, architectes, médecins et représentants de la société civile ainsi qu’aux représentants des différents cultes en Algérie», a précisé M. Ould Abbès.

Il a, dans ce contexte, affirmé que cette institution «ne sera pas à caractère politique» mais œuvrera à «la consolidation des acquis de l’Algérie en matière de promotion de la paix et de la réconciliation et la mise en place de plans préventifs contre les guerres et les conflits».

Le ministre a indiqué

qu’ «un groupe de travail sera mis sur pied à partir d’aujourd’hui» au niveau du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale en vue de

«préparer le statut de cette institution».

A. G.

 

Sonatrach

Quatre contrats gaziers signés

La Compagnie nationale des hydrocarbures «Sonatrach» a annoncé mercredi avoir signé quatre contrats de vente et achat de gaz naturel avec quatre compagnies italiennes, a indiqué un communiqué de l’entreprise. Les accords signés dans le cadre de la première phase de l’extension du gazoduc Trans Tunisian Pipline Company (TTPC), dont la mise en service est prévue en avril 2008, ont été conclus avec les compagnies Edison pour un volume de 2 milliards m3/an, la Compagnia italiana Gaz (Mogest) pour un volume de 500 millions m3/an, World Energy pour un volume de 450 millions m3/an et Bridas Energy international pour un volume de 250 millions m3/an, précise le communiqué. Ces accords de vente de gaz «renforcent la coopération déjà établie entre Sonatrach et les compagnies gazières italiennes, notamment, à travers l’extension du gazoduc Transméditerra-néen», selon le communiqué.

La signature de ces accords permet à Sonatrach de «réaliser ses objectifs de commercialisation de gaz sur le marché international, ciblant ainsi un niveau d’exportation de 85 milliards de mètres cubes/an à l’horizon 2010», indique la même source.

 

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Les stocks ont été épuisés rapidement

Les classes terminales sans livres

Les élèves des classes normales et celles concernées par la réforme du système éducatif sont, une nouvelles fois, confrontés à l’insuffisance des manuels scolaires.

 «Les livres de la 4e année moyenne, de 4e année primaire et de 2e As – livres de la réforme – sont indisponibles», lit-on sur une pancarte   affichée sur les devantures des rares boutiques de l’Office national des publications scolaires (ONPS) d’Alger, spécialisée dans la vente de livres scolaires. La plupart des parents qui remarquent l’écriteau reviennent sur leurs pas, d’autres, épuisés vraisemblablement par la chaleur qui a régné ce jeudi à Alger et des heures de marche, rentrent quand même, assaillent les vendeurs de questions dans l’espoir de leur arracher un «aveu» qui leur permettra de trouver un autre point de vente. Mais les vendeurs n’en savent pas plus qu’eux et conseillent d’ores et déjà à certains de se rabattre sur les anciens livres qui sont étalés sur les trottoirs. «La semaine dernière, l’un de ces commerçants m’avait recommandé de revenir ce jeudi car ils allaient recevoir un nouveau stock de livres. Je suis revenu aujourd’hui et on m’a affirmé qu’ils n’ont rien reçu et qu’ils ne sont pas sûrs d’en recevoir dans les semaines à venir ! Qu’est ce qui se passe ?!», s’indigne un père de famille rencontré sur place et qui revient pour la troisième fois à la recherche des livres de français, de chimie, de sciences naturelles (tome I) et d’histoire pour troisième année secondaire. «Je ne sais plus quoi faire ! Ma fille me harcèle et moi je n’y peux rien. A Omar Racim où elle étudie, les livres sont indisponibles, ils ont été épuisés dès les premiers jours de la rentrée», marmonne-t-il sur un ton fatigué et dégoûté. Il a fait le tour de toutes les librairies de la capitale à la recherche des manuels, il a peur que cette situation perturbe sa fille et qu’elle la décourage car elle a son baccalauréat à préparer cette année. «A la télé, on nous assure que les manuels sont disponibles, mais ce n’est pas le cas ! Les livres de la 2e As sont

introuvables !» s’indigne une mère de famille. L’un des vendeurs interrogés explique que le seul stock dont la boutique disposait est de celui de l’année dernière et que, pour une raison qu’il ignore, les écoles ont refusé de vendre. Pour cette année, il n’y a eu un nouvel approvisionnement. «Les plus malins sont ceux qui ont acheté les manuels pendant les vacances. Certains livres de la terminale, comme la chimie et le français ont été épuisés il y a plus d’un mois, le livre d’arabe de la 7e année également», indique-t-il précisant que la semaine passé que son magasin a été pris d’assaut et qu’une file de citoyens s’est formée juste à l’entrée. «Mon collègue a été obligé de sortir pour organiser la foule avant qu’elle ne nous assaille».

Tous les livres des classes terminales sont indisponibles dans la majorité des lycées d’Alger, heureusement que les premières leçons ne sont que des révisions des cours de l’année dernières et qui peuvent se passer, momentanément, des manuels.

B. I.

 

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En dépit des assurances du ministère

La rentrée scolaire perturbée

L’école est sinistrée, c’est d’une évidence criante. Rappeler que le niveau de l’enseignement est tombé bien loin en dessous de la moyenne, c’est faire montre de redondance. Même si l’on sait les nombreuses raisons qui ont amené à cette situation, il n’est pas inutile d’en énumérer quelques-unes.

Et pour commencer, il faut, une nouvelle fois, se demander à quoi riment ces perpétuelles réformes, dont on ne sait par qui elles sont décidées et qui débouchent, chaque fois, sur d’incessants questionnements consistant à savoir s’il faut donner la primauté à telle langue au détriment de telle autre, s’il faut changer une matière pour la remplacer par une autre. Il y a encore, curieusement, ces éternels problèmes de disponibilité, au moment opportun, de manuels d’enseignement, dont la présentation, le plus souvent, rébarbative, n’incite, par ailleurs, pas à la découverte ni au développement du sens de la curiosité parmi les élèves.

Il n’est un secret pour personne, en effet, qu’en Algérie on n’est pas tellement porté sur la lecture, et pour cause. Pour ajouter au marasme, il y a aussi ces éternels problèmes d’ordre salarial et social, en particulier, auxquels continuent d’être confrontés les personnels du corps enseignant et qui contribuent, d’autant, à brimer l’essor de l’école algérienne. Il y a, par ailleurs, faudrait-il le souligner, le lourd handicap représenté par le déficit pédagogique dont souffrent des instituteurs chargés de former et d’éduquer des générations renouvelées d’Algériens. Ces constats ont été relevés, disséqués, analysés, commentés. On aurait pu penser qu’à partir de cet instant, l’école, cette vénérable institution nationale, allait remonter la pente et retrouver, petit à petit, le chemin de la normalité. Chaque nouvelle rentrée scolaire n’en finit pas d’apporter son nouveau lot d’anomalies, au grand dam des parents d’élèves, lassés et désappointés devant tant de bévues obérant le devenir de leur progéniture. Cette fois encore, et en dépit des assurances formulées par le ministre de l’Education nationale, des établissements scolaires ont ouvert leurs portes avec un déficit d’enseignants pour certaines matières particulières, voire, sans directeur ou de surveillant général. Cette année s’est à nouveau posé le problème, latent, du manque de mobilier scolaire. L’un des exemples illustrant de telles inconséquences est représenté par le CEM Mohamed-Racim, situé à Bains Romains, à l’ouest de la capitale. Quinze jours après la rentrée, les cours n’ont pas démarré et cet établissement ne possédait toujours pas de surveillant général, la personne occupant, précédemment, ce poste, étant partie en retraite. Depuis le 9 septembre, et par suite du décès de l’intendant, qu’on avait omis de remplacer à temps, les manuels scolaires n’avaient, jusqu’à ce dernier jeudi, toujours, pas été distribués. Fait plus grave, du fait de l’absence de cet intendant, aucune assurance n’a été souscrite pour pouvoir couvrir les frais occasionnés par d’éventuels accidents dont pourraient être victimes les collégiens. Sur un autre plan, l’inspecteur de la circonscription, chargé des programmes pédagogiques, n’a pas, encore, jugé utile de se déplacer auprès de l’établissement pour s’inquiéter de savoir si les manuels scolaires avaient été distribués et ce qu’il y avait lieu de faire, le cas échéant. Face à toutes ces difficultés, survenues au même moment, le directeur de l’établissement s’est acharné à tenter de sauver ce qui peut l’être. Il a pu, ainsi, et après plusieurs tentatives infructueuses, à faire détacher, jeudi, un nouveau surveillant général et, pour un moment, trouver une personne de remplacement pour se charger de la distribution des livres d’études. Aux dernières nouvelles, il était à la recherche d’un parent d’élève volontaire qui consentirait à mettre à sa disposition un véhicule pour transporter une quarantaine de tables et de sièges, situés à quelques kilomètres de là et dont l’absence oblige les élèves, astreints à réviser les cours de l’année précédente, à se serrer ou à rester debout.

Ahmed Mahieddine

 

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Snapap 

Un sit-in dans 15 jours

En perspective du mouvement de protestation qui sera organisé dans les  quinze prochains jours et pour  évaluer les derniers développements, les dirigeants du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) ont tenu ce jeudi leur conseil national. «L’occasion aussi de faire le point et préparer au mieux ce sit-in, et ce en déterminant le nombre de protestataires le jour de la tenue de cette action», a relevé le président de la fédération nationale, M. Belamoudi joint hier par téléphone. Il est prévu de regrouper devant le siège du ministère de l’Education nationale, selon notre interlocuteur, au moins 20 personnes venues de chaque wilaya, 17 militants et 3 cadres syndicaux. Au cours de cette réunion, plusieurs autres  points ont fait l’objet de débats, notamment en matière «de dysfonctionnements»  enregistrés dans les établissements scolaires ainsi que les revendications socioprofessionnelles des travailleurs dudit secteur.

M. Belamoudi a souligné dans la foulée que le conseil national a constaté plusieurs «points noirs» qui démontrent «pertinemment» que le processus du système de la réforme de l’éducation «est voué à l’échec». En premier lieu, ce responsable met en avant l’absence des encadreurs. Il remarque, en outre, avoir constaté que la quasi-totalité des enseignants du moyen et du secondaire «souffrent d’excès» d’heures en plus des heures déjà fixés. Les volumes horaires dépassent par fois, selon le président de la fédération, les 21 heures par semaines notamment chez les enseignants du moyen,  ce qui se répercute de fait «sur la rentabilité que peut apporter l’enseignant à l’école». Un autre phénomène qui s’ajoute à la liste noire dressée par le SNAPAP, celui de la surcharge des classes qui dépasse la normale, allant des fois, jusqu’à 52 élèves par classe. Notre interlocuteur dénonce, par ailleurs, la gestion de la direction des finances et des moyens qui relève des collectivités locales. Une gestion qui, estime

M. Belamoudi, doit être gérée par le ministère de l’Education nationale. Le Snapap exige, en outre, la revalorisation du pouvoir d’achat du fonctionnaire de façon à «avoir une vie stable et digne et cela en augmentant la valeur du point indiciaire qui n’a pas bougé d’un pouce depuis plusieurs années».

Il revendique vivement l’abrogation de «l’article 87-bis de la loi 90.11 du 21 avril 1990 ainsi que l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement sur le pacte économique et social» en tant que partenaire social incontournable dans tous les dossiers qui ont une relation avec la Fonction publique. Pour rappel, la rencontre de lundi dernier a été  sanctionnée par l’élaboration d’une plate-forme de revendications. Celle-ci est axée sur la demande d’une rencontre bilatérale Gouvernement-Syndicat, la concrétisation des droits syndicaux conformément aux lois de la République et Conventions internationales.

Kahina Benarab

 

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Retard dans le paiement des salaires

Le SNTE dénonce

Le secrétariat du bureau d’Alger et du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) a tenu ce jeudi une rencontre au cours de laquelle plusieurs points liés à l’actualité ont été soulevés.

Les préoccupations des enseignants et la rentrée scolaire ont été les points débattus. Le «grand retard» dans le règlement des salaires pour ce mois de septembre a été vivement critiqué par les membres du bureau du SNTE, lit on dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Ce retard dans le virement, qui se fait généralement vers le 10 où le 12 du mois, a suscité révolte et colère des enseignants d’autant qu’il a coïncidé notamment avec la rentrée scolaire. «Le retard étant constaté aucune explication de la part des responsables nous nous est parvenue», indique

M. Bouattoura, secrétaire général dudit syndicat que nous avons contacté. Ce syndicaliste demande, de ce fait, aux adhérents de rester vigilants et de ne pas répondre à une quelconque provocation. Allusion faite au retard dans le paiement des salaires. Car du côté du SNTE, c’est ainsi que l’on perçoit  ce retard. Il «est fait exprès pour provoquer les travailleurs», est-il indiqué.   

K. B.

 

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Conseillers d’orientation scolaire et professionnelle

Privés de la prime d’aptitude

Les conseillés principaux d’orientation scolaire et professionnelle s’interrogent sur les raisons de l’annulation de la prime d’aptitude et exigent sa restitution. Cette prime, qui leur a été accordé en 2004 par un décret signé du Chef du gouvernement sortant, Ahmed Ouyahia, est estimée à 4 000 DA/mois. Elle a été incluse dans les salaires de ces conseillers pour les mois de juin, juillet et août de cette année (2004). «Depuis cette date, on n’a plus jamais touché cette prime et aucune explication ne nous a été fournie sur cette brusque annulation», expliquent des conseillers d’orientation rencontrés à Alger. Des écrits individuels et collectifs ont été adressés au ministre de l’Education nationale le sollicitant à intervenir pour la restitution de cette prime. «Aucune réponse ne nous a été donnée», diront-ils et ne manqueront pas de signaler que cette revendication est mentionnée dans la liste des revendications du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’Education (SNTE). «Une revendication restée sans un écho favorable et ce, malgré les nombreuses négociations qui ont été entamées sur la question», expliqueront-ils.

Ce qui a provoqué encore plus la colère de ces conseillers, c’est que cette prime n’a pas été supprimée pour l’ensemble de cette catégorie, car les surveillants généraux continuent d’en bénéficier. Cette prime  leur a  été octroyée en leur qualité de conseillers principaux de l’éducation. «Pourquoi priver les conseillers de l’orientation d’un droit qui leur a été accordé par la loi», s’interrogent-ils . «Pourtant, poursuivent-ils, nous sommes classés à la même catégorie

(14-05), nous avons des diplômes universitaires et nous sommes embauchés sur la base d’un concours de recrutement organisé, chaque année, par la tutelle», rappelent-ils.   

Nouria B.

 

 

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