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Liban
Nasrallah : «Personne ne peut nous désarmer»
Le
Hezbollah a appelé à un rassemblement pour célébrer sa
«victoire» sur l’Etat hébreu.
Les
partisans du Hezbollah ont commencé à se réunir en
nombre, hier, dans la banlieue sud de Beyrouth pour
célébrer leur chef Hassan Nasrallah et la «victoire» sur
Israël, dans une démonstration du poids politique de la
formation chiite alors qu’est exigé son désarmement.
Parties du Liban sud où prédomine l’influence du
Hezbollah, des centaines de voitures, drapeaux jaunes du
Hezbollah et libanais au vent, se dirigeaient en file
indienne vers la banlieue sud de la capitale dévastée
par l’offensive israélienne de 34 jours contre le parti
chiite au Liban. Le Hezbollah a appelé à un
rassemblement pour célébrer sa «victoire» sur l’Etat
hébreu qui n’a pas réussi à briser l’appareil militaire
du mouvement chiite, mais dont l’offensive a détruit
l’infrastructure du Liban, déplacé près d’un million de
personnes et fait au moins 1 200 morts. Selon un
responsable du Hezbollah, des centaines de milliers de
personnes, venant de tout le Liban, sont attendues à
cette manifestation qui a commencé à 16h30.
Sur un
terrain vague de la banlieue chiite, un vaste parterre
de chaises a été aménagé pour accueillir, outre des
milliers de personnes, les dirigeants du Hezbollah et
leurs alliés politiques, libanais et palestiniens. La
présence du chef adulé du Hezbollah, Hassan Nasrallah,
restait incertaine pour des raisons de sécurité. Dans la
ligne de mire d’Israël, l’homme, qui vit caché, n’a pas
fait d’apparition publique depuis le 12 juillet, hormis
quelques rares déclarations télévisées sur des chaînes
libanaise ou arabes. L’état-major israélien a refusé de
dire s’il «réagirait» si Hassan Nasrallah, 46 ans,
apparaissaît à cette manifestation, lui qui avait déjà
été visé par un raid israélien aux premiers jours de la
guerre.
Une
affiche du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et des
drapeaux décorent un bus se dirigeant vers Beyrouth,
hier. Dans tous les cas, un discours du chef du
Hezbollah, qui pourrait marquer «un tournant politique»,
doit être retransmis pendant cette manifestation, selon
le quotidien L’Orient le jour. «Nasrallah tentera, dans
son intervention, de tracer une sorte de feuille de
route pour la phase politique suivante, tout en
«réitérant des constantes comme la pérennité de la
résistance et la préservation de son armement», indique
le journal libanais francophone.
S’il a
remisé ses armes dans le Liban sud depuis le
cessez-le-feu le 14 août, le Hezbollah refuse de les
rendre malgré la résolution 1701 de l’ONU qui rappelle
que toutes les milices doivent être désarmées au Liban.
Le Hezbollah se pose en défenseur du Liban face à
Israël, alors que l’armée libanaise reste une force
sous-équipée et mal préparée à remplir sa mission. Pour
le quotidien Daily Star, «l’étendue et la nature de
l’influence» de cheikh Nasrallah l’obligent à formuler
un discours «très clair des principes qui définissent sa
vision de l’Etat libanais, et le rôle de son parti au
sein de celui-ci». Sur un autre plan, quelque 5 000
soldats de la Force intérimaire de l’ONU (Finul) ont
continué leur déploiement au Liban Sud, en parallèle
avec celui de l’armée libanaise. Un bataillon français
de 900 hommes était ainsi au complet à Deir Kifa, sa
base provisoire sise à proximité de la frontière
israélienne.
Le
ministre libanais de la Défense, Elias Murr, a prévenu
jeudi soir que son pays saisirait le Conseil de sécurité
de l’ONU si Israël n’achevait pas d’ici à la fin de la
semaine prochaine le retrait de ses troupes du Liban
Sud, annoncé pour les «prochains jours» par l’état-major
israélien. A Jérusalem, le Premier ministre israélien,
Ehud Olmert, a déclaré jeudi soir que «si c’était à
refaire, je le referai», à propos de sa décision
d’engager l’offensive au Liban après l’enlèvement par le
Hezbollah de deux soldats israéliens dont le sort reste
incertain.
L’armée et le gouvernement israéliens sont sous le feu
des critiques en Israël pour avoir échoué à neutraliser
le Hezbollah.
La
proposition algérienne retenue par le CPS
Un
sommet pour discuter de la situation au Darfour
M.
Mohammed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des
Affaires étrangères, a dirigé la délégation algérienne
au sommet du Conseil de la paix et de la sécurité (CPS)
de l’Union africaine (UA), consacré au Darfour, qui
s’est tenu mercredi à New York, en marge des travaux de
l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies
(ONU), a appris hier l’APS, de source diplomatique.
Outre les 15 membres du CPS, le président en exercice de
l’UA et chef d’Etat congolais, Denis Sassou N’guesso, le
Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan et le président
soudanais, Omar El Bachir ont également pris part à
cette réunion, a-t-on précisé de même source. «Très
attendu», ce sommet devait décider de la question du
renouvellement du mandat de la Mission africaine au
Darfour et de la question du transfert des
responsabilités de maintien de la paix de l’UA à l’ONU,
dont les principes et les modalités ont été arrêtés le
31 août dernier par le Conseil de sécurité à travers sa
résolution 1706, a-t-on ajouté. Le CPS a été informé par
le président de la Commission de l’UA, Alpha Omar
Konaré, des derniers développements de la situation au
Darfour, et a entendu également des communications du SG
de l’ONU et du Président soudanais, avant de poursuivre
les discussions à huit clos. Au terme des discussions,
le CPS a décidé, entre autres, de proroger le mandat de
la mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS)
jusqu’au 31 décembre et de la renforcer avec le
concours des pays africains de la Ligue arabe et des
Nations unies. Sur proposition de l’Algérie, le CPS a
retenu l’idée de convoquer un sommet des chefs d’Etat
pour évaluer la situation avant la fin de l’année
(vraisemblablement vers la fin du mois de novembre),
a-t-on indiqué. L’UA continuera, par ailleurs, à offrir
sa médiation dans le différend qui oppose le
gouvernement soudanais et l’ONU au sujet de la
substitution de la Force africaine au Darfour par une
mission de paix de l’ONU, une idée rejetée par le
Soudan, a-t-on affirmé de même source.
R.
N.
Alzheimer
90
000 personnes atteintes en Algérie
L’Algérie compte environ 90 000 personnes atteintes de
la maladie d’Alzheimer, soit 13% de l’ensemble des
personnes atteintes de troubles du système nerveux, a
indiqué, jeudi à Alger, le professeur Ahmed Nacer
Masmoudi, chef du service neurologie à l’hôpital
Lamine-Debaghine de Bab-El-Oued. Le professeur Masmoudi
qui intervenait lors d’une journée d’études sur la
maladie d’Alzheimer, a expliqué qu’«une étude effectuée
en 2004 par des neurologues et des psychologues a montré
que parmi 3 000 personnes (plus de 65 ans), qui se sont
présentées au CHU de Bab-El-Oued pour diagnostic, 30%
souffraient de troubles de la mémoire». Ce nombre est
«appelé à augmenter», d’autant que l’espérance de vie
des Algériens progresse (70 ans pour les hommes et 72
ans pour les femmes) du fait de l’amélioration des
conditions de vie, a précisé le Pr Masmoudi. La femme
est en général plus exposée à cette maladie, a indiqué
le professeur, rappelant que l’origine exacte de cette
maladie n’a pas été encore identifiée, mais elle peut
être liée à d’autres maladies comme le dysfonctionnement
de la tyroïde, l’avitaminose ou encore la maladie de
Parkinson. Il a déploré, dans ce cadre, le manque, en
Algérie, de médicaments destinés à ralentir l’évolution
de cette maladie et la mauvaise «prise en charge des
malades en raison du manque de spécialistes dans ce
domaine», rappelant que deux services «ont été ouverts
en 2004 aux CHU de Bab-El-Oued et de Mustapha- Pacha».
Le Pr Masmoudi a appelé, dans ce cadre, à
l’«ouverture de nouvelles structures et la formation
d’autres spécialistes dans ce domaine pour faciliter la
prise en charge des malades».Pour sa part, le
Dr
Abada Bendib, neurologue, a précisé qu’il s’agit d’une
affection neurologique caractérisée par une altération
intellectuelle progressive et irréversible qui touche
généralement les personnes ayant dépassé la soixantaine.
Le malade est «atteint tout d’abord par des troubles
comportementaux qui se traduisent souvent par
l’agressivité mais, au fil du temps, cette maladie
affecte sa mémoire jusqu’à ne plus reconnaître sa
famille», a-t-elle expliqué. Les intervenants ont
souligné la nécessité d’aider les familles qui
rencontrent des difficultés à prendre en charge leurs
malades.
R.N.
Na
Fetta, la mère d’Aït Menguellet, enterrée hier au
cimetière du village
Une
foule nombreuse était présente, hier, au cimetière d’Ighil
Bouamas pour l’enterrement de la mère du chanteur Aït
Menguelet, Na Fetta, décédée à l’âge de 90 ans. Des
personnalités du monde de la culture dont un
représentant de la ministre Khalida Toumi, les autorités
locales, le directeur de l’ENTV, Hamraoui Habib Chawki
et des artistes de tous les coins du pays ont tenu à
s’associer à la douleur du poète en ces douloureuses
circonstances et accompagner sa mère à sa dernière
demeure. Contacté par téléphone, Ould Ali El Hadi,
directeur de la maison de culture de Tizi Ouzou, nous a
affirmé que le village natal de Lounis a vu déferler en
ce jour une foule bigarrée venue de tous les coins de
la Kabylie. Elle est venue pour rendre hommage à celle
qui a donné naissance au grand poète d’expression
kabyle, Lounis Aït Menguelet. Les autochtones, qui s’en
souviendront longtemps, gardent d’elle l’image d’une
femme humble, simple et courageuse.
F.
Z.
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