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Gare routière du Caroubier
30 000
voyageurs attendus
La gare connaît
depuis quelques jours une affluence accrue de voyageurs
Pas moins de 30
000 voyageurs sont attendus à la gare routière du Caroubier (Alger)
pour se rendre aux différentes régions du pays et rejoindre leurs
familles à l’approche de l’Aid El Fitr. Dans une déclaration à
l’APS, le directeur de l’exploitation de la Société de gestion de la
gare routière d’Alger (Sogral), Kamel Alloui, a indiqué que la gare
connaît depuis quelques jours une affluence accrue de voyageurs, le
bus étant le moyen de transport le plus prisé par «les étudiants et
les familles». «Le nom-bre de navettes qui était de 420
navettes/jour passera à 600 navettes/jour pour atteindre samedi plus
de 1 000 navettes/jour», a-t-il précisé. Par ailleurs, M. Alloui a
exprimé le souhait de voir «les voyageurs se rendre aux guichets de
manière organisée en vue de faciliter la tâche aux agents de la
station et d’éviter les cas de rush et de bousculades enregistrés
l’année dernière».
En vue de faire
face à la grande affluence en pareille circonstance, «des mesures
ont été prises pour faciliter la mission des employés de la gare et
permettre aux citoyens de voyager dans les meilleures conditions», a
précisé M. Alloui ajoutant que «les congés ont été suspendus et tous
les employés au nombre de 254 ont été mobilisés». Aussi,
contrairement aux années précédentes «les heures de travail ont été
prolongées jusqu’après le f’tour pour permettre aux citoyens
désireux de voyager de nuit de rejoindre leur wilaya à la faveur de
la situation sécuritaire que connaît l’Algérie».En cas de besoin, la
gare «fera appel à d’autres bus en coordination avec les directions
de transport d’autres wilayas», a-t-il ajouté. Les destinations
enregistrant le plus grand nombre de voyageurs sont celles de la
région -est notamment Annaba, Tizi Ouzou et Béjaïa ainsi que les
régions sud.
La Société
nationale de transport ferroviaire (SNTF) s’attelle, pour sa part, à
réunir tous les moyens matériels et humains pour faciliter le
transport des citoyens vers différentes régions du pays. Un
programme a été tracé à cet effet.
Dans ce contexte,
le directeur de l’exploitation à la SNTF, Karim Ayache, a annoncé
«la récente acquisition d’un train assurant la liaison Alger-Annaba»,
rappelant que le train demeure «le moyen de transport le plus prisé
au regard des prix raisonnables des billets».En vue de répondre à la
grande affluence des voyageurs «dont le nombre devait atteindre
hier120 000 voyageurs, la SNTF a doté les trains de wagons
supplémentaires en fonction de nombre de voyageurs», selon le
responsable qui a indiqué que la ligne ouest (Alger-Oran) dispose de
«la couverture nécessaire à raison de 4 navettes/jour
(aller-retour)».
En vue de faire
face au nombre croissant de voyageurs, la SNTF a mobilisé ses
employés et «ouvert des guichets supplémentaires pour la vente de
billets outre le renforcement du contrôle et des bureaux d’accueil
et de renseignement des voyageurs». D’autre part, les chauffeurs de
taxi inter-wilayas veillent eux aussi à assurer le transport des
citoyens. Depuis le début de la semaine, plusieurs citoyens ont
rejoint les leurs par taxi, une affluence qui devrait atteindre son
summum samedi, selon M. Fateh Koura, responsable à l’Union
nationale des exploitants de taxis. Par ailleurs, le directeur de
l’exploitation de l’Entreprise de transport urbain, Rabia Hellal, a
indiqué que son entreprise consolidera les lignes desservant les
zones où sont implantés les cimetières de la capitale, notamment les
cimetières de Garidi, El Kettar et El Alia pour permettre aux
citoyens de se recueillir à la mémoire de leurs morts.
Amine B.
Haut
Association El Kalaâ
«Alger, c’est
la ville de la peur»
A quelques mois
seulement de la date fatidique qui verra Alger capitale de la
culture arabe, à leur tour les responsables de l’association El
Kalaâ d’Alger-Centre, et dans un entretien que ses responsables nous
ont accordé n’ont aucunement hésité à qualifier la capitale de la
ville de la peur. Par voie de son president,
M. Haddadi, cette
association écologique, l’une des plus actives de la capitale, est
revenu avec précision sur la ville
d’ Alger qui
reste, au grand dam de ses amoureux «livrée sans résistance, ni
conscience à tous les fléaux, à tous les vices et à un degré
supérieur au phénomène de la violence» a expliqué M. Haddadi. «Qui
osera s’aventurer et cheminer, à partir de 17 heures, le boulevard
Khemisti ou celui de Zighout Youcef? Au vu et au su de tout le monde
ses lieux sont, dorénavant, à reconquérir de la prise des criminels»
s’est plaint ce militant acharné pour la reconsidération et la
réhabilitation de la capitale. Nonobstant leur rareté, des
semblables de M. Haddadi au sein de cette association sont légion,
et combien sont rares d’ailleurs, de trouver de nos jours des gens
de bonne foi à se soucier des affaires de la cité. Rassemblés dans
cette association, il est facilement remarquable la répétition
continuelle de cette phrase, et combien nostalgique des bouches de
ses vieux militants
«elle n’est plus
la capitale que j’ai connue, dans les années 1970, j’ai toujours
imaginé qu’Alger sera l’an 2000 l’une des plus belles capitales de
la planète, mais hélas, on assiste impuissant à un vrai carnage sur
tous les plans» se rappelle un vieux militant d’un certain âge. Tout
compte fait, et ayant sillonné la capitale d’est en ouest, M.
Hamdani, alerté par l’ampleur de la catastrophe qui guette la
première ville de l’Algérie, a averti qu’Alger
«croule jour après
jour sous le poids des détritus». En parfaite connaissance de cause,
notre interlocuteur n’est pas allé sans préciser qu’Alger et l’une
des plus sales capitales du monde. Seulement, et dans ce point
précis, M. Haddadi a souligné, l’apport capital des citoyens pour
assister les pouvoirs publics dans leur quête de faire, un tant soit
peu, d’Alger une ville vivable. «Le manque de civisme de la part des
citoyens est l’un des facteurs premiers de la saleté à grande
échelle qui caractérise la capitale» a-t-il soutenu. Etayant ses
dires, celui-ci a fait savoir que son association a déjà travaillé
avec l’établissement de l’hygiène urbaine d’Alger Hurbal, et un
autre bilan catastrophique de l’état de civisme a été fait.
«Nous exposerons
prochainement des photos qui démontrent l’état des lieux après
quelques minutes du passage des agents de nettoyage» a promis notre
interlocuteur qui a affirmé que le problème de la propreté dépend
davantage des mentalités que d’autre chose. A tout cela, a tenu à
ajouter
M. Haddadi «il
faut éradiquer le marché informel, priorité sine qua non pour
aspirer à une hygiène et cadre de vie sans danger».
Par ailleurs, en
fin connaisseur des coins et recoins de la capitale, le president de
l’association El Kalaâ ne va pas sans faire une halte sur le
phénomène du bardage. Le renforcement démesuré de nos portes et
fenê-tres ne témoigne que d’un manque de confiance et d’une peur au
quotidien que le citoyen endure des fois même inconsciemment. Pour
lui, le renforcement occasionnel des dispositifs sécuritaires n’est
pas suffisant pour arrêter la criminalité et la perversion dans
lesquelles baigne la capitale. «Quelques routes, jardins et
placettes sont des coupe-gorges» a indiqué
M. Haddadi pour
illustrer la gravité de la situation et le marasme dans lesquels
plongent les citoyens. Sans perdre de vue l’insupportable réalité
de pauvreté qui se voit à travers les centaines des SDF qui rôdent à
travers les routes les plus connues de la capitale, l’orateur n’a
pas manqué à l’occasion de relever que ce phénomène «représente le
réservoir de la débauche, de la criminalité et de la pédophilie en
Algérie notamment pour les enfants». «Si l’on veut finir avec tout
cela, on n’a qu’à sensibiliser toute la population, notamment les
enfants et les bien éduquer» croit dur comme fer, l’orateur.
D’ailleurs a-t-il
indiqué, un concours de dessin sera organisé par son association au
profit des enfants âgés entre 9 à 15 ans. Sous le thème «Ensemble
contre l’incivisme» et à partir du 15 novembre 2006, tous les
collégiens de la capitale sont appelés à y participer.
Aomar Fekrache
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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