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Point chaud

Point chaud

 Adaptation

 

 

 23/10/06

 

 Adaptation

Pour la première fois, depuis le début de la guerre en Irak, le président américain a admis certaines similitudes entre cette guerre et celle qu’ont mené les Etats-Unis dans les années 1960-70 au Viêt-Nam. Ce parallèle avait toujours été soigneusement évité depuis 2003 et la Maison-Blanche stigmatisait tous ceux qui s’y risquaient. Seuls de mauvais patriotes, donc de mauvais Américains, pouvaient oser une telle analogie qui ne pouvait que faire baisser le moral des troupes

et diminuer ainsi leur efficacité et leur vigilance.

Le parallèle que s’est permis le président américain était en rapport avec la flambée actuelle de violence qui pouvait rappeler l’offensive du Têt menée en 1968 par la guérilla vietcong et qui avait retourné l’opinion américaine contre la Guerre du Viêt-nam. Aujourd’hui encore, l’opinion américaine est, contrairement au printemps 2003, largement contre cette guerre et souhaiterait, dans sa grande majorité, un retrait rapide de l’armée américaine du «nid de guêpe» qu’est devenu, au fil des mois, le pays qu’ils devaient,

soit-disant, «libérer».

Avec le scrutin de mi-mandat, certains scandales (notamment sexuels) ont fait surface et ont beaucoup entaché l’image du parti républicain qui se voulait le garant de la pudeur et de la morale protestante américaine. Aujourd’hui, plus rien ne va plus pour celui qui regagnait triomphalement, à l’automne 2004, la Maison-Blanche, après avoir évincé son adversaire démocrate. Pour sauver la face, il tente une ultime pirouette en annonçant en grande pompe un changement de stratégie militaire dans la guerre en Irak.

Ainsi, la tourmente de George W. Bush, qui n’en est qu’à la moitié de son second mandat, ne fait que commencer, comme par ailleurs la colère des Américains qui ne cesse de gronder de plus en plus fort et qui pourrait finir par avoir raison de lui.

Fouzia Mahmoudi

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