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Le procès Khalifa annoncé pour novembre

Les «Intouchables» à la barre ?

Des prévenus de l’affaire Khalifa Bank toujours emprisonnés 

Jugez-les ou relâchez-les !

Affaire Khalifa Bank et station de dessalement d’eau de mer

Des ministres instruits pour garder le mutisme

Signature de 30 conventions de branches

Quatre millions de travailleurs concernés

Plus de politique sur l’Entv

Curieuse décision de HHC

Le wali d’Alger reçu par Bouteflika

Les projets de la capitale passés en revue

Anciens travailleurs de l’ETUSA

Appel à une grève de la faim dès samedi  

Ruée sur les boutiques à la veille de l’Aïd

La fripe gagnée par la fièvre des prix !

Approvisionnement du Programme alimentaire mondial

L’Algérie propose des dattes et du couscous

Tizi Gheniff

Divergences au RND

Des vestiges historiques détruits, d’autres abandonnés

La mémoire des Algériens effacée

 

 23/10/06

 

Le procès Khalifa annoncé pour novembre

Les «Intouchables» à la barre ?

Plus on avance dans le temps, plus la tenue du procès Khalifa devient hypothétique.

Annoncé dans un premier temps pour le mois d’avril 2006, il sera reporté au mois de juillet avant de connaître un autre report, sans toutefois que le ministre de la Justice ne s’avance, à fixer une date. Soucieux sans nul doute de se piéger en fixant une date, il prendra la précaution d’annoncer qu’il (le procès) se tiendra au cours de la session criminelle qui, elle, ne devrait s’ouvrir qu’au mois de novembre prochain. En fait, et encore, la seule certitude inhérente à ce procès c’est qu’il se tiendra au tribunal de Blida. Ces reports ont suscité d’amples commentaires. Dont le dominateur commun est de savoir si, en définitive, une réelle volonté politique de voir se dérouler ce procès existe ou pas. Un questionnement qui tient du fait que le dossier Khalifa est loin d’être un dossier ordinaire où l’on jugera une bande de malfaiteurs ou d’escrocs. Auquel cas, gageons que le procès aurait été déjà tenu et le sort des 104 personnes accusées déjà réglé. Car ce sont-là de menu fretin. Des personnes dont peut-être le seul tort est d’avoir cru en Abdelmoumen Khalifa. Pour preuve et nonobstant les deux décès enregistrés, cinq d’entre eux sont actuellement en détention à la prison d’El Harrach. Non, et le temps aura conforté dans leur analyse, ceux qui l’avaient annoncé au départ, la principale raison de ces reports tient à l’implication dans cette affaire d’une brochette de personnalités et de responsables de l’Etat. C’est en fait ce volet de l’affaire qui pose problème. Il sera ouvert par les magistrats de la Cour suprême en novembre, est-il indiqué car les magistrats de la Cour suprême sont les seuls habilités à statuer dans les affaires où sont impliqués de hauts responsables de l’État qui bénéficient du «privilège de juridiction». Pour le moment l’on fait état de la présence sur la liste des personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire d’au moins quatre ministres, plusieurs magistrats et des responsables au sein des organismes de l’État. Certes, le ministre de la Justice a déclaré le jeudi 12 octobre en marge de la séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales que «l’affaire El Khalifa Bank sera jugée conformément à la loi, et les responsabilités de chacun seront déterminées». Mais quand bien même on le voudrait vraiment, le peut-on dans les faits ? C’est là le questionnement qui taraude les esprits actuellement. Et si l’on se fie aux reports du procès on serait tenté de répondre par la négative. Et pour cause, au fil des mois, l’impression qui se dégage est que l’on cherche à gagner du temps et à repousser à l’infini la tenue de ce procès. Sinon comment expliquer que le ministre de la Justice, qui ne peut pourtant ignorer les procédures en vigueur, s’avance à fixer une date au procès qui ne sera pas respectée pour venir ensuite déclarer que le report se justifie par le fait que les accusés ont introduit un pourvoi en cassation au niveau de la Cour suprême ? Belaïz  donnait l’impression de découvrir que  le recours introduit par les accusés «suspend l’exécution de la décision» le temps que la Cour suprême statue dans l’affaire. L’hypothèse que l’on privilégie est que le ministre se trouve dans une situation des plus embarrassantes. Acculé par la presse, il est obligé de se prononcer sur la question. Mais il ne peut oublier qu’un tel procès, s’il venait à se tenir, aurait nécessairement quelques incidences sur le système politique. En effet, si l’on fait état de l’implication de personnalités et de responsables de l’Etat, il y a lieu de préciser que dans ce lot sont compris walis, élus, ministres et tous les cadres supérieurs de la nation, d’une part, et que la majorité de ces personnalités et responsables mis en cause sont toujours en poste. Accusés dans l’affaire Khalifa Bank et la station de dessalement, ils ont été entendus par le juge d’instruction près le tribunal de Cheraga et ce, en qualité de témoins en première et deuxième auditions. Les révélations faites ont-elles dissuadé les pouvoirs publics de tenir le procès et ce, pour éviter de rendre public le degré de corruption atteint ? Car les privilèges accordés par Abdelmoumen Khalifa à toutes ces personnes n’ont pas été sans contrepartie. La plus évidente est le dépôt de fonds publics dans les caisses de Khalifa Bank.  

Nadia kerraz

 

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Des prévenus de l’affaire Khalifa Bank toujours emprisonnés 

Jugez-les ou relâchez-les !

Ils étaient six au départ. L’un d’entre eux a, depuis, rendu l’âme. Ces prévenus, parmi la centaine qui est impliquée dans l’affaire Khalifa Bank,  en prison, pour certains, depuis trois années, mériteraient de bénéficier d’une liberté provisoire.  

Annoncé à de multiples reprises comme imminent, le procès qui devait traiter de l’affaire Kalifa Bank vient, à nouveau, d’être reporté à une date indéterminée. Au rythme où vont les choses, et si l’on croit les sources indiquant que des personnalités de haut rang risquent de figurer au banc des principaux accusés, on se surprendrait, presque, à douter que ce procès finisse par s’ouvrir un jour.

Il y a, en effet, une autre affaire, autrement plus grave, à l’origine de laquelle des milliers d’Algériens ont perdu la vie et dont on attend, encore, que la justice se saisisse. Il s’agit de celle dans laquelle sont impliqués de nombreux entrepreneurs véreux qui ont eu, à un moment ou à un autre, à réaliser des constructions qui se sont écroulées, telles des fétus de paille, par suite du séisme qui, au mois de mai de l’année 2003, avait endeuillé la wilaya de Boumerdès et, dans une moindre mesure, celles d’Alger et de Tizi Ouzou.

On se rappelle qu’après cette catastrophe, une commission d’enquête avait été instituée pour être, aussitôt, confiée aux services de la Gendarmerie nationale. 400 dossiers d’entrepreneurs impliqués, notamment, pour vices de construction, ont été remis aux instances judiciaires. Ils attendent, à ce jour, d’être examinés.

Pour en revenir à l’affaire Khalifa Bank, il faut se rappeler que parmi les personnes inculpées cinq se trouvent, présentement, en prison au titre de la détention préventive. Certains, parmi eux, sont incarcérés depuis deux années, d’autres depuis trois. Un sixième, Lazhar Mohamed, directeur général de la défunte Khalifa Bank a, entre temps, rendu l’âme en prison, il y a près d’une année, des suites, dit-on, d’un cancer. Nul doute que la mort de cet homme, dont on ne saura peut-être jamais s’il était coupable ou non, puisque le procès qui aurait pu le déterminer n’a pas encore eu lieu, a été précipitée par son enfermement.  Parmi les autres protagonistes de cette ténébreuse affaire, encore maintenus en détention, figure l’ex-directeur général de l’ex- compagnie Khalifa Aiways, Djamel Zerrouk, souffrant de problèmes de santé et qui, à diverses reprises, a dû être hospitalisé pour hypertension.

En cette période de piété religieuse et compte tenu du principe que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que son procès puisse déterminer le contraire, les autorités judiciaires devraient faire preuve d’un esprit de compassion et de mansuétude à leur égard en les faisant bénéficier d’une mise en liberté provisoire, en attendant que le procès dans lequel ils sont impliqués voit le jour. La justice, à coup sûr, y gagnerait autant en prestige qu’en crédibilité.

Ahmed Mahieddine

 

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Affaire Khalifa Bank et station de dessalement d’eau de mer

Des ministres instruits pour garder le mutisme

Des ministres cités, en tant que témoins, par le tribunal de Chéraga, dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, auraient été instruits par le Chef du gouvernement, pour ne pas réagir aux articles de presse faisant état d’informations de leur probable inculpation dans cette affaire, selon une source au fait de ce dossier. Le but de cette mesure serait d’éviter des «polémiques» et donc des «dérapages» quant aux détails de l’affaire Khalifa Bank. La chefferie du gouvernement souhaiterait «passer sous silence l’instruction, par la Cour suprême, des dossiers des ministres entendus en tant que témoins». De par cette instruction, le gouvernement exprime sa volonté d’éviter un «clash» au sein de l’alliance gouvernementale, préférant l’instruction des dossiers de ces membres du gouvernement, loin des projecteurs.

Plusieurs anciens et actuels ministres ainsi que le secrétaire général de l’UGTA ont été entendus en tant que témoins par les magistrats près le tribunal de Chéraga chargés des auditions dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank. Certains ont été entendus pour les placements d’importantes sommes d’argent dans les caisses de Khalifa Bank. D’autres ministres ont été entendus, en tant que témoins, par ce tribunal, pour l’affaire de l’importation de la station de dessalement d’eau de mer. Ces ministres ont été entendus sur d’éventuelles «facilités» dont a bénéficié Abdelmoumen Khalifa pour faire sortir d’importantes sommes d’argent, en devises, de l’Algérie, vers l’étranger, pour soi-disant être dépensées dans l’achat de cette station de dessalement d’eau de mer. Une supercherie puisque pour cet argent transféré vers l’étranger, il n’y a jamais eu importation de cette station. Pis, Abdelmoumen Khalifa a fait entrer, en Algérie et à bord d’un container, des tas de ferrailles aux lieu et place de cette station. Cette escroquerie n’est pas la seule œuvre du Golden-Boy en fuite. Celui-ci aurait versé cet argent transféré dans ses comptes bancaires à l’étranger et dans l’achat d’une villa, à Cannes, au prix de 40 millions d’euros avant de la vendre à moindre prix. Ce qui signifié que Abdelmoumen Khalifa a blanchi cet argent volé à des institutions algériennes dans l’achat et la vente de cette villa et dans d’autres opérations. La Cour suprême étudiera les dossiers de ces ministres et décidera des suites à donner.        

M. Abi

 

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Signature de 30 conventions de branches

Quatre millions de travailleurs concernés

Grâce à cette signature, il y aura un répondant assez correct envers les travailleurs.

La cérémonie de signature de trente conventions de branches entre les fédérations de l’UGTA et les SGP d’entreprises du secteur public a été organisée avant-hier, en présence de Chakib Khelil, ministre de l’Energie, Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale,  Mohamed Maghlaoui, ministre de Transports, Boudjemâa Haïchour, ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication, des directeurs généraux d’entreprises publiques, celle du secrétaire général de l’UGTA, des cadres de la Centrale syndicale et des fédérations et des responsables des SGP.

«La signature de ces convention est un grand évènement dans la mesure où elle concrétise l’importance de l’acquit en faveur de l’ensemble des travailleurs. Grâce à cette signature, il y aura un répondant assez correct envers les travailleurs. La signature de ces conventions va consacrer le dialogue social basé sur le consensus, sur le regard collectif et sur une vision  globale pour faire avancer le pays», dira M. Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA. La moyenne des augmentations décidées varie, selon lui, entre 15 et 20%. «La prochaine étape, poursuivra t-il, sera consacrée à faire le point sur l’ensemble des augmentations décidées et faire la distinction entre les hausses de salaires et les indemnités. Après avoir calculé cette moyenne de pondération, nous allons savoir avec exactitude le montant que percevra le travailleur sur sa fiche de paye. Ces données seront rendues publiques dans les prochains jours», expliquera M. Sidi Saïd. Le résultat le plus important, selon le même responsable, reste celui de pouvoir avoir une convention cadre du secteur économique et des statut particulier pour chaque secteur d’activité, ce qui va permettre de décider des augmentation de salaires et de fixer les indemnités. Quant aux répercussions du pacte économique et social sur la possibilité d’une révision des salaires durant trois ans, Sidi Saïd a affirmé que le pacte ne bloque pas les augmentations de salaires. «Il est mentionné clairement à l’intérieur du pacte que les négociations sont permises pour faire valoir les droits des travailleurs», a-t-il expliqué. Il rassure les retraités en leur promettant une prise en charge de leur situation. Interpellé sur le payement des arriérés de salaires,  le secrétaire général de l’UGTA a indiqué qu’effectivement il y a 15 000 travailleurs qui ont été payés durant ce mois sacré. «Nous aurons l’occasion de vous présenter un bilan exact sur le déroulement et les résultats de cette opération. Pour l’instant, je ne peux pas vous communiquer des chiffres exacts mais je peux vous assurer que le payement de ces salaires s’effectuera de manière correcte», a-t-il ajouté.

Tayeb Louh a, pour sa part, indiqué qu’avec la signature de cette deuxième partie des conventions de branches, le Gouvernement aurait achevé toutes les procédures qui ont pour objectif l’amélioration du revenu des travailleurs dans la Fonction publique, le secteur économique et privé. Les augmentations décidées, précisera Louh, sont effectives à partir de la signature des conventions. Le nombre de travailleurs bénéficiaires de ces augmentations de salaire est, selon le ministre, de 1,5 million dans le secteur public et de près de quatre millions dans le secteur économique. A une question relative au taux d’augmentation de salaires accordé aux travailleurs du secteur du textile et qui n’a pas dépassé les 3%, le ministre expliquera cette situation par le fait que ce secteur vit actuellement une sérieuse crise financière. «Je pense que les salariés sont compréhensifs quant à cette décision qui a été prise, encore une fois, sur la base de la situation financière des entreprises». En réponse à une question sur la réaction du Fonds monétaire international (FMI) sur ces augmentations, qui a estimé qu’elle se répercuteront sur le taux d’inflation, le ministre s’est contenté de dire que l’Algérie a ses spécificités et ses critères.

A noter enfin que plusieurs conventions n’ont pas encore été signées, notamment celle d’Air Algérie, de Sogeports et du Groupe Bois, en raison du non aboutissement des négociations sur les augmentations de salaire.         

Une convention collective pour la presse

Le secrétaire général de l’UGTA a indiqué, en marge de la cérémonie de signature des conventions de branches, que les journalistes de la presse écrite doivent s’organiser et avoir une convention collective. Pour se faire, l’UGTA et le ministère du Travail comptent adresser, dans les prochains jours, une invitation aux patrons de presse pour les appeler à se conformer aux règles qui régissent le marché du travail. «Ils ont le choix entre s’inscrire dans la convention cadre qui existe déjà pour le secteur de la culture et de l’information qui régit le secteur public dont les travailleurs ont bénéficié d’une hausse des salaires entre 10 et 20%», précisera le SG de l’UGTA.

«Si cette convention ne cadre pas avec le fonctionnement de ce secteur et que les patrons de presse rejettent sa signature, nous allons leur proposer d’élaborer une convention propre au secteur et d’appliquer des augmentations de salaires allant jusqu’à 30%», a-t-il expliqué.

Nouria B.

 

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Plus de politique sur l’Entv

Curieuse décision de HHC

Plus de politique à l’ENTV. C’est la sentence sans appel que vient de décréter Hamraoui Habib Chawki, le DG de la télévision nationale. Voilà donc une décision qui tient, en réalité, plus à la confusion qu’à une réelle volonté de dépolitiser la boîte ou comme il l’explique, ne plus laisser «sa» télévision être la proie de ses détracteurs. Ces détracteurs qui, assure-t-il, puisent leurs critiques sur dans des considérations politiques. «Nous allons tout faire pour ôter les arguments politiques qui à ceux qui critiquent à tort et à travers notre programme». Chapeau pour la précision ! HHC ne dit mot ni ne dévoile l’identité de ses «détracteurs». De qui parlait-il ? Des partis politiques, des personnalités nationales, qui, eux n’ont pas demandé moins que de s’exprimer sur les ondes d’un média lourd qui fonctionne sur le dos du citoyen.

Allez comprendre quelque chose à ce bric-à-brac inintelligible qui veut qu’une télévision hermétiquement fermée à la politique, la vraie politique pas celle qu’on nous sert tous les jours, et encore plus à l’opposition, s’apprête sous ce douteux prétexte de la soutier de tout marchandage politique, à verrouiller encore plus son espace. Dans quel but ? Est-il possible d’agir ainsi, si l’on se plait – et on ose ! – jouer dans la cour des grands aux côtés de la titanesque Al Jazeera ? Si le Président  Bouteflika, lui, fait pièce à toute velléité qui va dans le sens de l’ouverture de la caméra sur la société, pourquoi HHC croit bon et juge utile d’en remettre une couche ? Excès de zèle ? Instructions venues d’en

haut ? Tout est désormais possible dans une entreprise qui est loin de fonctionner  sur des bases solides et transparentes. Que Hamraoui se veut comme le gardien du temple du champ audiovisuel que l’on se sert d’ailleurs comme épouvantail, c’est là un fait qui n’intéresse ni de loin ni de près le téléspectateur habitué, lui, à suivre l’actualité politique de son pays, dans des chaînes étrangères, I-Télé, TF1, Al Jazeera, LCI, de très loin plus performantes et professionnelles que notre unique.

A l’ENTV on navigue à vue et on suit la boussole les yeux fermés. «Il fallait dépolitiser la télévision algérienne et l’orienter vers un espace de débat et de culture», dixit HHC dans une conférence de presse qu’il a animée samedi dernier. On se croit réellement dans un cauchemar. Après avoir banni l’ouverture sur les chaînes privées, voilà qu’on tente de creuser le fond sur lequel justement nous butons depuis des lustres. A en croire le patron de l’unique, l’on conclut de go que la politique et la culture ne font pas bon ménage.

Or que c’est tout à fait faux et ce ne sont ni les sociologues ni les politologues qui diront le contraire. Mais HHC, sans le vouloir, s’embrouille dans un paquatès de contradictions desquels d’ailleurs il n’en sortira jamais indemne. Bouder la politique, c’est rendre caduc le journal télévisé et toutes les émissions politiques mais d’un niveau hélas qui laisse à désirer.

Est-ce ça le vœu de HHC ? Tout porte à croire en tout cas que la Télévision algérienne va en s’enfermant à la veille d’échéances électorales : référendum sur la révision constitutionnelle, les législatives et les locales de 2007.

Ali Dey

 

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Le wali d’Alger reçu par Bouteflika

Les projets de la capitale passés en revue

Le wali d’Alger aurait été convoqué par le président de la République dans la soirée de samedi, apprend-on de sources concordantes. L’audition par le chef de l’Etat, de M. Addou Mohamed Kébir, enclenche, à en croire les mêmes sources, une série d’auditions de walis après la rencontre gouvernement-walis prévue dimanche prochain. Mais l’audition du wali d’Alger revêt un cachet particulier de par l’intérêt que porte Abdelaziz Bouteflika aux projets en chantier dans la capitale. En effet, le dossier de la capitale est suivi de près par le premier magistrat, dont dépend la gestion de la wilaya d’Alger. Les projets de  tramway, du métro, de la gestion du nouvel aéroport Houari Boumediene, le téléphérique et l’électrification du transport ferroviaire, sont autant de dossiers – entre autres projets concernés par des blocages observés au niveau des collectivités locales – nécessitant un suivi strict pour éviter les retards, comme ceux occasionnés avant l’inauguration de l’aéroport d’Alger. Cette audience a précédé celle du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur intervenue hier dans la soirée. M. Noureddine Yazid Zerhouni s’était, pour rappel, longuement absenté, en été, pour raisons de santé. M. Maghlaoui, en charge de plusieurs dossiers dans son secteur, effectuera, samedi prochain, une sortie sur terrain, en préparation de son audition, pour mettre le point sur l’état d’avancement des chantiers de la capitale puisque le président suspendra vraisemblablement les auditions pour les reprendre après l’Aïd.

Fouad O.

 

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Anciens travailleurs de l’ETUSA

Appel à une grève de la faim dès samedi  

Les anciens travailleurs de l’Entreprise du transport urbain d’Alger (ETUSA) montent au créneau et décidant d’observer une grève de la faim à partir du 28 octobre prochain devant le siège de la Centrale syndicale. C’est ce qu’a été rapporté dans un communiqué de presse remis hier à notre rédaction. Les signataires de ce communiqué, qui ont fait l’objet de compression depuis huit ans et se trouvent aujourd’hui sans le moindre droit, expliquent que le recours à ce mouvement de grève est dicté par les graves dépassements et le scandale que vit aujourd’hui leur entreprise et cela dans l’impunité totale. «Nous allons recourir à la grève et prendre à témoin l’opinion publique sur la situation déplorable des travailleurs qui se sont investis et sacrifiés pour servir le pays», lit on dans le communiqué. Ces anciens travailleurs exigent l’ouverture d’une enquête pour relever ces dépassements et appellent les autorités à appliquer les textes de loi, notamment la loi 90/11 et les décrets législatifs 09/94 et 11/94 pour protéger les travailleurs compressés et leur restituer leurs droits.

N. B.

 

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Ruée sur les boutiques à la veille de l’Aïd

La fripe gagnée par la fièvre des prix !

Une virée dans dans les petites boutiques de la capitale nous renseigne sur les prix affichés ces derniers jours.

Les magasins de fripe qui sont la destination des Algériens démunis qui souhaitent se vêtir à moindre coût profitent de l’aubaine pour augmenter leurs prix et changer ainsi de politique. Une virée  dans ces petites boutiques de la capitale nous renseigne sur les prix affichés ces derniers jours, une hausse «cruelle» qui n’a pas épargné les familles algériennes qui  n’ont pas les moyens de s’acheter du neuf.

La petite boutique de Mohamed, sise à Belcourt ne désemplit jamais, une clientèle bigarrée s’y bouscule pour dénicher

«la bonne affaire», une belle veste en cuir ou un vrai jean pour un prix dérisoire. Impossible de se frayer un chemin ! Une recherche pénible entre les tas de vêtements posés à même le sol, sur une sorte de tapis ou accrochés aux murs, sur la mini-vitrine.  «Dès que l’Aïd approche c’est la bousculade ! J’ai une clientèle fidèle et les gens achètent toute l’année», confie-t-il. Mohamed propose des pulls à 300 et 200 DA, des jeans à 450 DA, des vestes à 1 000 DA. Des habits neufs pour enfants à 700 DA, et même moins. «Je ne chôme jamais, les lourds cartons que j’achète se vident rapidement, surtout en cette période. Il m’arrive de solder la marchandise à 50 DA».

A l’intérieur, hommes, femmes, jeunes filles et adolescents farfouillent  les tas de vêtements. «Il faut bien fouiller pour trouver quelque chose de bien», lâche Radia, étudiante, elle cherche patiemment entre les étals désordonnés, c’est une habituée certainement.

«Mes copines flashent sur mes pulls et mes jupes ou mes chaussures, elles les trouvent souvent uniques, un beau style, elles ignorent pourtant que je les trouve dans les friperies. Si elles savaient ! ». Radia ajoute que ses modestes moyens ne lui permettent pas de s’acheter un pantalon à 2 400 DA ou un pull à 1 800 DA. «Mes parents ne peuvent pas me payer ce luxe, c’est trop, surtout avec la rentrée scolaire en plus, j’ai d’autres frères et sœurs». Pour Mahfoud, 40 ans, père de trois enfants, ces «stocks américains», comme les appellent les Algérois, sont le coin des bonnes affaires, on y trouve qualité et prix. «Au début, j’étais réticent à ce genre de commerce pour une question d’hygiène. C’est plutôt ma femme qui m’a mis la puce à l’oreille, elle arrive toujours à m’offrir de très belles chemises et de beaux pulls ! 

Les vêtements pour enfants sont aussi de bonne qualité». Pour cet employé d’une entreprise de construction, dans les commerces ordinaires, les modèles proposés sont réduits, des couleurs sweet-shirt bariolés, des pantalons délavés. «Ils ne vendent que ça et ce n’est pas du tout mon style ! Ici, je me retrouve, je m’habille comme je veux». Khadidja, 37 ans, mère de quatre enfants confie que ces boutiques sont «des grottes d’Ali Baba» car elle trouve toujours sa taille. Souffrant d’obésité, elle n’a aucune chance de trouver une robe, un pantalon ou une veste de taille 55. «C’est démoralisant ! Une

catastrophe chaque fois que je dois m’acheter des vêtements. Il m’arrive de faire tous les magasins d’Alger pour rien, les seules tailles qui existent s’arrêtent à 46 ! C’est fou ! Dans les friperies, je

trouve souvent du 55», dit- elle en montrant la belle robe blanche qu’elle portait et qu’elle avait payé juste 300 DA. L’affluence que connaissent ces boutiques a poussé certains commerçants à hausser leurs prix. Un peu plus loin, à la rue Hassiba, une autre boutique, les prix sont exorbitants. Des chaussures usées à plus de 1000 DA, des pantalons déjà portés à 1400 DA.

Des pulls en coton pour femmes à 1200 DA, ce sont les mêmes prix que ceux des produits locaux ou autres proposés sur le marché. «Ce n’est pas du toc ! Certes, ce sont des vêtements usés, mais de marque», rétorque Réda. Deux autres vendeurs sont dans la minuscule échoppe, ils s’occupent des clients qui affluent.

«Regardez cette chaussure italienne à 1700 DA, c’est du véritable cuir. Lisez, verra en italien veut dire véritable, c’est un prix dérisoire pour une aussi belle chaussure». C’est l’argument des commerçants pour justifier leur avidité aveugle.

Pour n’importe quelle occasion, les prix augmentent cruellement. Un peu plus loin, un autre magasin, des sacs à 750 DA, d’autres à 1000 DA, parfois ce n’est même pas du cuir, des vestes à 3000 DA. «C’est cher ! Je suis venue avec mes deux filles pour leur trouver des vêtements pas chers mais je suis vraiment choquée par ces prix ! Des jupes usées à 600 DA, à 800 DA et même à 1000 DA ! Où vont-ils avec ces augmentations ! Même la fripe n’en est pas épargnée !», lance Fatima, une mère de quatre enfants. Elle n’est pas la seule à se plaindre de cette situation, d’autres personnes interrogées n’ont pas pu ravaler leur colère et leur déception.

«Comme toujours, ce sont les commerçants qui sortent vainqueurs ! Certains magasins de fripe affichent les mêmes prix que ceux des autres boutiques du prêt-à-porter ! On  ne comprend plus rien».

Irane Belkhedim

 

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Approvisionnement du Programme alimentaire mondial

L’Algérie propose des dattes et du couscous

Certains produits alimentaires tels que les dattes sèches (dattes blanches, de très haute qualité nutritionnelle et à longue conservation), le couscous et les pâtes peuvent être fournis par l’Algérie au Programme alimentaire mondial (PAM). Selon le communiqué du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, cette possibilité a été exprimée lors de l’audience accordée samedi par Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture à  Marius de Gaay Fortman, représentant du PAM en Algérie. Outre les relations de coopération et les perspectives de leur développement, plusieurs questions ont été évoquées liées notamment aux activités du PAM en Afrique, la contribution de l’Algérie pour la lutte antiacridienne en vue d’endiguer le fléau et sauvegarder les économies agricoles, ajoute le communiqué.   

K. S.

 

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Tizi Gheniff

Divergences au RND

L’assemblée générale à laquelle a appelé un groupe de militants du Rassemblement national démocratique (RND) n’a pas atteint le quorum escompté par les initiateurs. Beaucoup parmi les militants convoqués n’ont pas rejoint la salle de cinéma de la ville vendredi dernier, parmi eux le coordinateur communal provisoire qui devait normalement mener les débats. Suite à cette défection, c’est l’ex-coordinateur local, M. Medjdoub, qui a présidé la séance. Ainsi, un bref rappel des événements qu’a connus la cellule du RND a été fait à l’assistance par

M. Rafic. Le gel du bureau local passant par les élections partielles qui ont vu l’élection de deux candidats de leur liste, dont les activités à l’APC ont été loin d’être du goût de certains militants et les mécontentements que cela a générés ont été évoqués par l’orateur. Cette situation, a-t-il dit, a été à maintes fois portée à l’appréciation du coordinateur de wilaya, en vain. «Nous avons sollicité le responsable du bureau de Tizi Ouzou pour assister à cette assemblée mais à la dernière minute, il nous apprend que le conseil national du parti a préféré laisser les assemblées générales à l’après- Aïd», a ajouté M. Rafic. En prenant la parole, les militants ont critiqué violemment leurs deux élus à l’APC, certains ont proposé de remettre une démission collective, alors que d’autres ont opté pour la sagesse. Il a été convenu enfin, de prendre part à l’assemblée prochaine dans l’espoir de lever les divergences. «Un rapport concernant notre rencontre d’aujourd’hui sera soumis au bureau de wilaya. Et si cette situation perdure, nous saisirons le secrétariat national», a-t-on conclu.   

A.Mazouni

 

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Des vestiges historiques détruits, d’autres abandonnés

La mémoire des Algériens effacée

Pourquoi des personnages historiques prestigieux sont-ils ignorés et qu'un riche patrimoine historique continue à être laissé à l'abandon ?

Au service de quelle cause, de quels intérêts obscurs, ont agi ceux qui ont fait en sorte, immédiatement après l’indépendance, que soient démantelés ou effacés tous les lieux où, à un moment ou à un autre, ont été inscrits, souvent en lettres de sang, des faits marquants de la lutte d’indépendance contre la présence française en Algérie ?

Des vestiges, narrant mieux que ne saurait jamais le faire aucun témoignage écrit, les tortures, les souffrances et les lourds sacrifices de générations d’Algériens, durant la longue nuit coloniale, ont disparu pour l’éternité. Que sont, en effet, devenus les camps de regroupement, de triste mémoire, ou étaient parquées, tel du bétail, des familles entières résidant en zones rurales ? Qui a donné l’ordre de faire disparaître les nombreux camps d’internement disséminés à travers l’Algérie, à l’image de ceux de Paul Cazelles, Bossuet ou de Tefeshoun, dans lesquels furent enfermés, des années durant, des milliers d’Algériens soupçonnés de sympathies pour le mouvement d’indépendance ? Que sont devenus les plus importants centres de torture où des nationaux étaient soumis, souvent jusqu’à la mort, à la question ? Qui saura, un jour, pour quelles raisons a été détruit l’imposant monument de la colonisation construit à Boufarik et destiné à signifier aux Algériens, la pérennité de la présence française dans le pays ?  Comment raconter aux enfants algériens certains des épisodes, mouvementés, de la riche et longue histoire de leur pays si celle-ci a, entre temps, été amputée des éléments matériels les plus importants ?

Des thèses négationnistes

Il y a quelques mois, à peine, des idées négationnistes de la cruelle réalité qu’ont eu à endurer les peuples de plusieurs continents, soumis par la force des armes, à la domination et à l’exploitation, ont commencé, à se faire jour, sur l’autre rive de la Méditerranée. Cela a même donné lieu à la promulgation de la loi du 23 février 2005 vantant les bienfaits de la colonisation française. Aujourd’hui, il y a encore des témoins vivants de cette période pour leur apporter la contradiction. Mais qu’en sera-t-il dans cinquante ans, dans cent ans, quand on considère que tous les éléments matériels, palpables, susceptibles de contribuer à réfuter leurs thèses, particulièrement pour ce qui concerne l’Algérie, ont été gommés, éliminés, parfois, à dessein ?

Sur un autre plan, il faut regretter que les Algériens continuent à être mal informés sur la contribution essentielle, allant jusqu’au sacrifice suprême, qu’ont apporté nombre de leurs aînés à la libération de la France et d’une bonne partie de l’Europe, de la domination fasciste hitlérienne. Lors de la visite officielle qu’il avait effectuée, il y a quelques années, en France, le Président Bouteflika a été bien inspiré, à ce propos, de rappeler à ses hôtes, cet aspect éludé de la Seconde Guerre mondiale. L’un des mérites du cinéaste franco-algérien, Rachid Bouchareb a été, justement, de dévoiler dans son film, «Indigènes», cette vérité, très longtemps, occultée et dont ont sait le large débat qu’elle a, depuis, commencé à susciter dans l’Hexagone.  

Toujours au chapitre de cette mémoire, comment comprendre que les  tombes de soldats algériens, décédés durant cette période et regroupées dans des carrés de cimetières en Algérie, aient fait l’objet d’actes de saccage et de profanation sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent outre mesure ? Ceux qui sont derrière ces actions infamantes ont-ils oublié que beaucoup de ces disparus ont joué un rôle prépondérant dans la préparation de la Révolution de Novembre. L’histoire retiendra, en effet, qu’ils ont été nombreux à procurer armes et munitions aux militants chargés de jeter les bases du mouvement insurrectionnel, dont certains de leurs camarades prendront la direction pour conduire l’Algérie vers l’indépendance. L’un des vestiges rappelant ce qu’a été l’apport des Algériens à la libération de la France occupée par les troupes allemandes, est représenté par l’imposant monument aux morts trônant au milieu du square situé au bas du Palais du gouvernement. Comme sa destruction demandait des moyens importants, des responsables ignares, trouvant apparemment, déshonorant que des compatriotes aient pu se laisser à aider la puissance colonisatrice à se libérer, l’ont, finalement, enfermé dans une massive et laide gangue de béton. Beaucoup de jeunes Algériens passant à proximité ne savent rien de cette chose qui pourrait, pourtant, leur apprendre beaucoup sur une partie de l’histoire de leur Nation.

Perpétuer, enrichir et valoriser le patrimoine

L’insouciance, sinon l’inculture de certains de ses dirigeants ont contribué à faire ignorer toute l’importance qu’il y avait à perpétuer, entretenir, enrichir et valoriser le riche patrimoine culturel et historique du pays. Des protagonistes glorieux ayant marqué, à un moment ou à un autre, la vie de la société algérienne, continuent à être, superbement, ignorés et des  monuments prestigieux sont en train de dépérir parce ce que ceux qui sont chargés de préserver leur mémoire ou de les faire entretenir ont failli à leur mission ou persistent à ne faire connaître aux Algériens qu’une partie de leur passé. L’exemple de Saint Augustin, qui a marqué d’une empreinte indélébile la pensée universelle et que la Tunisie, décidemment plus avisée, avait à un moment, tenté de revendiquer la paternité, illustre le peu d’intérêt manifesté par certains représentants de l’autorité vis-à-vis du lointain passé de leur pays. Que penser, d’autre part, de l’outrage qui continue à être fait à l’antique Casbah, l’un des sites architecturaux le plus connu à travers le monde qu’on laisse, sciemment, se dégrader ? Les atteintes portées aux vestiges historiques sont légion. Les dégradations subies par le tombeau du roi berbère, Massinissa, en sont les plus récents et les plus éclatants exemples.

La mémoire c’est aussi la perpétuation des traditions, des anciens métiers de l’artisanat, des divers styles d’expression artistique et d’un ensemble de disciplines millénaires de tous ordres qui, faute de n’avoir pas été protégés et valorisés sont, peu à peu, retombés dans l’oubli. Les responsables, à divers niveaux de l’Etat redisent, chaque fois, leur volonté de vouloir relancer le tourisme. Mais que donnerait-on à découvrir à nos visiteurs si les produits traditionnels qui sont parmi les éléments essentiels de l’industrie touristiques ont disparu ou on perdu de leur authenticité ? Nos voisins, marocains et tunisiens, ont su faire en sorte de pérenniser et valoriser les nombreux atouts offerts par des traditions ancestrales.

Pas nous.

Il est malheureux de constater que les Algériens ne connaissent pas, ou si mal, leur histoire. Ce n’est certainement pas les quelques émissions que diffuse avec parcimonie la chaîne de télévision nationale qui pourront y changer quelque chose. Pour qu’ils puissent retrouver leurs repères, il faudrait qu’ils aient la possibilité de briser le cercle d’amnésie qui les empêche de savoir, enfin, d’où ils viennent et qui ils sont. Ce long, indispensable et méticuleux cheminement, destiné à leur faire recouvrer leur mémoire n’a, toujours, pas été entrepris. Le sera-t-il un jour ?

Ahmed Mahieddine

 

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