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Le procès Khalifa annoncé pour novembre
Les
«Intouchables» à la barre ?
Plus on avance
dans le temps, plus la tenue du procès Khalifa devient hypothétique.
Annoncé dans un
premier temps pour le mois d’avril 2006, il sera reporté au mois de
juillet avant de connaître un autre report, sans toutefois que le
ministre de la Justice ne s’avance, à fixer une date. Soucieux sans
nul doute de se piéger en fixant une date, il prendra la précaution
d’annoncer qu’il (le procès) se tiendra au cours de la session
criminelle qui, elle, ne devrait s’ouvrir qu’au mois de novembre
prochain. En fait, et encore, la seule certitude inhérente à ce
procès c’est qu’il se tiendra au tribunal de Blida. Ces reports ont
suscité d’amples commentaires. Dont le dominateur commun est de
savoir si, en définitive, une réelle volonté politique de voir se
dérouler ce procès existe ou pas. Un questionnement qui tient du
fait que le dossier Khalifa est loin d’être un dossier ordinaire où
l’on jugera une bande de malfaiteurs ou d’escrocs. Auquel cas,
gageons que le procès aurait été déjà tenu et le sort des 104
personnes accusées déjà réglé. Car ce sont-là de menu fretin. Des
personnes dont peut-être le seul tort est d’avoir cru en Abdelmoumen
Khalifa. Pour preuve et nonobstant les deux décès enregistrés, cinq
d’entre eux sont actuellement en détention à la prison d’El Harrach.
Non, et le temps aura conforté dans leur analyse, ceux qui l’avaient
annoncé au départ, la principale raison de ces reports tient à
l’implication dans cette affaire d’une brochette de personnalités et
de responsables de l’Etat. C’est en fait ce volet de l’affaire qui
pose problème. Il sera ouvert par les magistrats de la Cour suprême
en novembre, est-il indiqué car les magistrats de la Cour suprême
sont les seuls habilités à statuer dans les affaires où sont
impliqués de hauts responsables de l’État qui bénéficient du
«privilège de juridiction». Pour le moment l’on fait état de la
présence sur la liste des personnes poursuivies dans le cadre de
cette affaire d’au moins quatre ministres, plusieurs magistrats et
des responsables au sein des organismes de l’État. Certes, le
ministre de la Justice a déclaré le jeudi 12 octobre en marge de la
séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales que
«l’affaire El Khalifa Bank sera jugée conformément à la loi, et les
responsabilités de chacun seront déterminées». Mais quand bien même
on le voudrait vraiment, le peut-on dans les faits ? C’est là le
questionnement qui taraude les esprits actuellement. Et si l’on se
fie aux reports du procès on serait tenté de répondre par la
négative. Et pour cause, au fil des mois, l’impression qui se dégage
est que l’on cherche à gagner du temps et à repousser à l’infini la
tenue de ce procès. Sinon comment expliquer que le ministre de la
Justice, qui ne peut pourtant ignorer les procédures en vigueur,
s’avance à fixer une date au procès qui ne sera pas respectée pour
venir ensuite déclarer que le report se justifie par le fait que les
accusés ont introduit un pourvoi en cassation au niveau de la Cour
suprême ? Belaïz donnait l’impression de découvrir que le recours
introduit par les accusés «suspend l’exécution de la décision» le
temps que la Cour suprême statue dans l’affaire. L’hypothèse que
l’on privilégie est que le ministre se trouve dans une situation des
plus embarrassantes. Acculé par la presse, il est obligé de se
prononcer sur la question. Mais il ne peut oublier qu’un tel procès,
s’il venait à se tenir, aurait nécessairement quelques incidences
sur le système politique. En effet, si l’on fait état de
l’implication de personnalités et de responsables de l’Etat, il y a
lieu de préciser que dans ce lot sont compris walis, élus, ministres
et tous les cadres supérieurs de la nation, d’une part, et que la
majorité de ces personnalités et responsables mis en cause sont
toujours en poste. Accusés dans l’affaire Khalifa Bank et la station
de dessalement, ils ont été entendus par le juge d’instruction près
le tribunal de Cheraga et ce, en qualité de témoins en première et
deuxième auditions. Les révélations faites ont-elles dissuadé les
pouvoirs publics de tenir le procès et ce, pour éviter de rendre
public le degré de corruption atteint ? Car les privilèges accordés
par Abdelmoumen Khalifa à toutes ces personnes n’ont pas été sans
contrepartie. La plus évidente est le dépôt de fonds publics dans
les caisses de Khalifa Bank.
Nadia kerraz
Haut
Des prévenus de l’affaire Khalifa Bank toujours emprisonnés
Jugez-les ou
relâchez-les !
Ils étaient six au
départ. L’un d’entre eux a, depuis, rendu l’âme. Ces prévenus, parmi
la centaine qui est impliquée dans l’affaire Khalifa Bank, en
prison, pour certains, depuis trois années, mériteraient de
bénéficier d’une liberté provisoire.
Annoncé à de
multiples reprises comme imminent, le procès qui devait traiter de
l’affaire Kalifa Bank vient, à nouveau, d’être reporté à une date
indéterminée. Au rythme où vont les choses, et si l’on croit les
sources indiquant que des personnalités de haut rang risquent de
figurer au banc des principaux accusés, on se surprendrait, presque,
à douter que ce procès finisse par s’ouvrir un jour.
Il y a, en effet,
une autre affaire, autrement plus grave, à l’origine de laquelle des
milliers d’Algériens ont perdu la vie et dont on attend, encore, que
la justice se saisisse. Il s’agit de celle dans laquelle sont
impliqués de nombreux entrepreneurs véreux qui ont eu, à un moment
ou à un autre, à réaliser des constructions qui se sont écroulées,
telles des fétus de paille, par suite du séisme qui, au mois de mai
de l’année 2003, avait endeuillé la wilaya de Boumerdès et, dans une
moindre mesure, celles d’Alger et de Tizi Ouzou.
On se rappelle
qu’après cette catastrophe, une commission d’enquête avait été
instituée pour être, aussitôt, confiée aux services de la
Gendarmerie nationale. 400 dossiers d’entrepreneurs impliqués,
notamment, pour vices de construction, ont été remis aux instances
judiciaires. Ils attendent, à ce jour, d’être examinés.
Pour en revenir à
l’affaire Khalifa Bank, il faut se rappeler que parmi les personnes
inculpées cinq se trouvent, présentement, en prison au titre de la
détention préventive. Certains, parmi eux, sont incarcérés depuis
deux années, d’autres depuis trois. Un sixième, Lazhar Mohamed,
directeur général de la défunte Khalifa Bank a, entre temps, rendu
l’âme en prison, il y a près d’une année, des suites, dit-on, d’un
cancer. Nul doute que la mort de cet homme, dont on ne saura
peut-être jamais s’il était coupable ou non, puisque le procès qui
aurait pu le déterminer n’a pas encore eu lieu, a été précipitée par
son enfermement. Parmi les autres protagonistes de cette ténébreuse
affaire, encore maintenus en détention, figure l’ex-directeur
général de l’ex- compagnie Khalifa Aiways, Djamel Zerrouk, souffrant
de problèmes de santé et qui, à diverses reprises, a dû être
hospitalisé pour hypertension.
En cette période
de piété religieuse et compte tenu du principe que toute personne
est présumée innocente jusqu’à ce que son procès puisse déterminer
le contraire, les autorités judiciaires devraient faire preuve d’un
esprit de compassion et de mansuétude à leur égard en les faisant
bénéficier d’une mise en liberté provisoire, en attendant que le
procès dans lequel ils sont impliqués voit le jour. La justice, à
coup sûr, y gagnerait autant en prestige qu’en crédibilité.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Affaire Khalifa Bank et station de dessalement d’eau de mer
Des ministres
instruits pour garder le mutisme
Des ministres
cités, en tant que témoins, par le tribunal de Chéraga, dans
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, auraient été
instruits par le Chef du gouvernement, pour ne pas réagir aux
articles de presse faisant état d’informations de leur probable
inculpation dans cette affaire, selon une source au fait de ce
dossier. Le but de cette mesure serait d’éviter des «polémiques» et
donc des «dérapages» quant aux détails de l’affaire Khalifa Bank. La
chefferie du gouvernement souhaiterait «passer sous silence
l’instruction, par la Cour suprême, des dossiers des ministres
entendus en tant que témoins». De par cette instruction, le
gouvernement exprime sa volonté d’éviter un «clash» au sein de
l’alliance gouvernementale, préférant l’instruction des dossiers de
ces membres du gouvernement, loin des projecteurs.
Plusieurs anciens
et actuels ministres ainsi que le secrétaire général de l’UGTA ont
été entendus en tant que témoins par les magistrats près le tribunal
de Chéraga chargés des auditions dans l’affaire de la caisse
principale de Khalifa Bank. Certains ont été entendus pour les
placements d’importantes sommes d’argent dans les caisses de Khalifa
Bank. D’autres ministres ont été entendus, en tant que témoins, par
ce tribunal, pour l’affaire de l’importation de la station de
dessalement d’eau de mer. Ces ministres ont été entendus sur
d’éventuelles «facilités» dont a bénéficié Abdelmoumen Khalifa pour
faire sortir d’importantes sommes d’argent, en devises, de
l’Algérie, vers l’étranger, pour soi-disant être dépensées dans
l’achat de cette station de dessalement d’eau de mer. Une
supercherie puisque pour cet argent transféré vers l’étranger, il
n’y a jamais eu importation de cette station. Pis, Abdelmoumen
Khalifa a fait entrer, en Algérie et à bord d’un container, des tas
de ferrailles aux lieu et place de cette station. Cette escroquerie
n’est pas la seule œuvre du Golden-Boy en fuite. Celui-ci aurait
versé cet argent transféré dans ses comptes bancaires à l’étranger
et dans l’achat d’une villa, à Cannes, au prix de 40 millions
d’euros avant de la vendre à moindre prix. Ce qui signifié que
Abdelmoumen Khalifa a blanchi cet argent volé à des institutions
algériennes dans l’achat et la vente de cette villa et dans d’autres
opérations. La Cour suprême étudiera les dossiers de ces ministres
et décidera des suites à donner.
M. Abi
Haut
Signature de 30 conventions de branches
Quatre millions
de travailleurs concernés
Grâce à cette
signature, il y aura un répondant assez correct envers les
travailleurs.
La cérémonie de
signature de trente conventions de branches entre les fédérations de
l’UGTA et les SGP d’entreprises du secteur public a été organisée
avant-hier, en présence de Chakib Khelil, ministre de l’Energie,
Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Mohamed
Maghlaoui, ministre de Transports, Boudjemâa Haïchour, ministre des
Postes et des Technologies de l’information et de la communication,
des directeurs généraux d’entreprises publiques, celle du secrétaire
général de l’UGTA, des cadres de la Centrale syndicale et des
fédérations et des responsables des SGP.
«La signature de
ces convention est un grand évènement dans la mesure où elle
concrétise l’importance de l’acquit en faveur de l’ensemble des
travailleurs. Grâce à cette signature, il y aura un répondant assez
correct envers les travailleurs. La signature de ces conventions va
consacrer le dialogue social basé sur le consensus, sur le regard
collectif et sur une vision globale pour faire avancer le pays»,
dira M. Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA. La moyenne des
augmentations décidées varie, selon lui, entre 15 et 20%. «La
prochaine étape, poursuivra t-il, sera consacrée à faire le point
sur l’ensemble des augmentations décidées et faire la distinction
entre les hausses de salaires et les indemnités. Après avoir calculé
cette moyenne de pondération, nous allons savoir avec exactitude le
montant que percevra le travailleur sur sa fiche de paye. Ces
données seront rendues publiques dans les prochains jours»,
expliquera M. Sidi Saïd. Le résultat le plus important, selon le
même responsable, reste celui de pouvoir avoir une convention cadre
du secteur économique et des statut particulier pour chaque secteur
d’activité, ce qui va permettre de décider des augmentation de
salaires et de fixer les indemnités. Quant aux répercussions du
pacte économique et social sur la possibilité d’une révision des
salaires durant trois ans, Sidi Saïd a affirmé que le pacte ne
bloque pas les augmentations de salaires. «Il est mentionné
clairement à l’intérieur du pacte que les négociations sont permises
pour faire valoir les droits des travailleurs», a-t-il expliqué. Il
rassure les retraités en leur promettant une prise en charge de leur
situation. Interpellé sur le payement des arriérés de salaires, le
secrétaire général de l’UGTA a indiqué qu’effectivement il y a 15
000 travailleurs qui ont été payés durant ce mois sacré. «Nous
aurons l’occasion de vous présenter un bilan exact sur le
déroulement et les résultats de cette opération. Pour l’instant, je
ne peux pas vous communiquer des chiffres exacts mais je peux vous
assurer que le payement de ces salaires s’effectuera de manière
correcte», a-t-il ajouté.
Tayeb Louh a, pour
sa part, indiqué qu’avec la signature de cette deuxième partie des
conventions de branches, le Gouvernement aurait achevé toutes les
procédures qui ont pour objectif l’amélioration du revenu des
travailleurs dans la Fonction publique, le secteur économique et
privé. Les augmentations décidées, précisera Louh, sont effectives à
partir de la signature des conventions. Le nombre de travailleurs
bénéficiaires de ces augmentations de salaire est, selon le
ministre, de 1,5 million dans le secteur public et de près de quatre
millions dans le secteur économique. A une question relative au taux
d’augmentation de salaires accordé aux travailleurs du secteur du
textile et qui n’a pas dépassé les 3%, le ministre expliquera cette
situation par le fait que ce secteur vit actuellement une sérieuse
crise financière. «Je pense que les salariés sont compréhensifs
quant à cette décision qui a été prise, encore une fois, sur la base
de la situation financière des entreprises». En réponse à une
question sur la réaction du Fonds monétaire international (FMI) sur
ces augmentations, qui a estimé qu’elle se répercuteront sur le taux
d’inflation, le ministre s’est contenté de dire que l’Algérie a ses
spécificités et ses critères.
A noter enfin que
plusieurs conventions n’ont pas encore été signées, notamment celle
d’Air Algérie, de Sogeports et du Groupe Bois, en raison du non
aboutissement des négociations sur les augmentations de salaire.
Une convention
collective pour la presse
Le secrétaire
général de l’UGTA a indiqué, en marge de la cérémonie de signature
des conventions de branches, que les journalistes de la presse
écrite doivent s’organiser et avoir une convention collective. Pour
se faire, l’UGTA et le ministère du Travail comptent adresser, dans
les prochains jours, une invitation aux patrons de presse pour les
appeler à se conformer aux règles qui régissent le marché du
travail. «Ils ont le choix entre s’inscrire dans la convention cadre
qui existe déjà pour le secteur de la culture et de l’information
qui régit le secteur public dont les travailleurs ont bénéficié
d’une hausse des salaires entre 10 et 20%», précisera le SG de l’UGTA.
«Si cette
convention ne cadre pas avec le fonctionnement de ce secteur et que
les patrons de presse rejettent sa signature, nous allons leur
proposer d’élaborer une convention propre au secteur et d’appliquer
des augmentations de salaires allant jusqu’à 30%», a-t-il expliqué.
Nouria B.
Haut
Plus de politique sur l’Entv
Curieuse
décision de HHC
Plus de politique
à l’ENTV. C’est la sentence sans appel que vient de décréter
Hamraoui Habib Chawki, le DG de la télévision nationale. Voilà donc
une décision qui tient, en réalité, plus à la confusion qu’à une
réelle volonté de dépolitiser la boîte ou comme il l’explique, ne
plus laisser «sa» télévision être la proie de ses détracteurs. Ces
détracteurs qui, assure-t-il, puisent leurs critiques sur dans des
considérations politiques. «Nous allons tout faire pour ôter les
arguments politiques qui à ceux qui critiquent à tort et à travers
notre programme». Chapeau pour la précision ! HHC ne dit mot ni ne
dévoile l’identité de ses «détracteurs». De qui parlait-il ? Des
partis politiques, des personnalités nationales, qui, eux n’ont pas
demandé moins que de s’exprimer sur les ondes d’un média lourd qui
fonctionne sur le dos du citoyen.
Allez comprendre
quelque chose à ce bric-à-brac inintelligible qui veut qu’une
télévision hermétiquement fermée à la politique, la vraie politique
pas celle qu’on nous sert tous les jours, et encore plus à
l’opposition, s’apprête sous ce douteux prétexte de la soutier de
tout marchandage politique, à verrouiller encore plus son espace.
Dans quel but ? Est-il possible d’agir ainsi, si l’on se plait – et
on ose ! – jouer dans la cour des grands aux côtés de la titanesque
Al Jazeera ? Si le Président Bouteflika, lui, fait pièce à toute
velléité qui va dans le sens de l’ouverture de la caméra sur la
société, pourquoi HHC croit bon et juge utile d’en remettre une
couche ? Excès de zèle ? Instructions venues d’en
haut ? Tout est
désormais possible dans une entreprise qui est loin de fonctionner
sur des bases solides et transparentes. Que Hamraoui se veut comme
le gardien du temple du champ audiovisuel que l’on se sert
d’ailleurs comme épouvantail, c’est là un fait qui n’intéresse ni de
loin ni de près le téléspectateur habitué, lui, à suivre l’actualité
politique de son pays, dans des chaînes étrangères, I-Télé, TF1, Al
Jazeera, LCI, de très loin plus performantes et professionnelles que
notre unique.
A l’ENTV on
navigue à vue et on suit la boussole les yeux fermés. «Il fallait
dépolitiser la télévision algérienne et l’orienter vers un espace de
débat et de culture», dixit HHC dans une conférence de presse qu’il
a animée samedi dernier. On se croit réellement dans un cauchemar.
Après avoir banni l’ouverture sur les chaînes privées, voilà qu’on
tente de creuser le fond sur lequel justement nous butons depuis des
lustres. A en croire le patron de l’unique, l’on conclut de go que
la politique et la culture ne font pas bon ménage.
Or que c’est tout
à fait faux et ce ne sont ni les sociologues ni les politologues qui
diront le contraire. Mais HHC, sans le vouloir, s’embrouille dans un
paquatès de contradictions desquels d’ailleurs il n’en sortira
jamais indemne. Bouder la politique, c’est rendre caduc le journal
télévisé et toutes les émissions politiques mais d’un niveau hélas
qui laisse à désirer.
Est-ce ça le vœu
de HHC ? Tout porte à croire en tout cas que la Télévision
algérienne va en s’enfermant à la veille d’échéances électorales :
référendum sur la révision constitutionnelle, les législatives et
les locales de 2007.
Ali Dey
Haut
Le wali d’Alger reçu par Bouteflika
Les projets de
la capitale passés en revue
Le wali d’Alger
aurait été convoqué par le président de la République dans la soirée
de samedi, apprend-on de sources concordantes. L’audition par le
chef de l’Etat, de M. Addou Mohamed Kébir, enclenche, à en croire
les mêmes sources, une série d’auditions de walis après la rencontre
gouvernement-walis prévue dimanche prochain. Mais l’audition du wali
d’Alger revêt un cachet particulier de par l’intérêt que porte
Abdelaziz Bouteflika aux projets en chantier dans la capitale. En
effet, le dossier de la capitale est suivi de près par le premier
magistrat, dont dépend la gestion de la wilaya d’Alger. Les projets
de tramway, du métro, de la gestion du nouvel aéroport Houari
Boumediene, le téléphérique et l’électrification du transport
ferroviaire, sont autant de dossiers – entre autres projets
concernés par des blocages observés au niveau des collectivités
locales – nécessitant un suivi strict pour éviter les retards, comme
ceux occasionnés avant l’inauguration de l’aéroport d’Alger. Cette
audience a précédé celle du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
intervenue hier dans la soirée. M. Noureddine Yazid Zerhouni
s’était, pour rappel, longuement absenté, en été, pour raisons de
santé. M. Maghlaoui, en charge de plusieurs dossiers dans son
secteur, effectuera, samedi prochain, une sortie sur terrain, en
préparation de son audition, pour mettre le point sur l’état
d’avancement des chantiers de la capitale puisque le président
suspendra vraisemblablement les auditions pour les reprendre après
l’Aïd.
Fouad O.
Haut
Anciens travailleurs de l’ETUSA
Appel à une
grève de la faim dès samedi
Les anciens
travailleurs de l’Entreprise du transport urbain d’Alger (ETUSA)
montent au créneau et décidant d’observer une grève de la faim à
partir du 28 octobre prochain devant le siège de la Centrale
syndicale. C’est ce qu’a été rapporté dans un communiqué de presse
remis hier à notre rédaction. Les signataires de ce communiqué, qui
ont fait l’objet de compression depuis huit ans et se trouvent
aujourd’hui sans le moindre droit, expliquent que le recours à ce
mouvement de grève est dicté par les graves dépassements et le
scandale que vit aujourd’hui leur entreprise et cela dans l’impunité
totale. «Nous allons recourir à la grève et prendre à témoin
l’opinion publique sur la situation déplorable des travailleurs qui
se sont investis et sacrifiés pour servir le pays», lit on dans le
communiqué. Ces anciens travailleurs exigent l’ouverture d’une
enquête pour relever ces dépassements et appellent les autorités à
appliquer les textes de loi, notamment la loi 90/11 et les décrets
législatifs 09/94 et 11/94 pour protéger les travailleurs compressés
et leur restituer leurs droits.
N. B.
Haut
Ruée sur les boutiques à la veille de l’Aïd
La fripe gagnée
par la fièvre des prix !
Une virée dans
dans les petites boutiques de la capitale nous renseigne sur les
prix affichés ces derniers jours.
Les magasins de
fripe qui sont la destination des Algériens démunis qui souhaitent
se vêtir à moindre coût profitent de l’aubaine pour augmenter leurs
prix et changer ainsi de politique. Une virée dans ces petites
boutiques de la capitale nous renseigne sur les prix affichés ces
derniers jours, une hausse «cruelle» qui n’a pas épargné les
familles algériennes qui n’ont pas les moyens de s’acheter du neuf.
La petite boutique
de Mohamed, sise à Belcourt ne désemplit jamais, une clientèle
bigarrée s’y bouscule pour dénicher
«la bonne
affaire», une belle veste en cuir ou un vrai jean pour un prix
dérisoire. Impossible de se frayer un chemin ! Une recherche pénible
entre les tas de vêtements posés à même le sol, sur une sorte de
tapis ou accrochés aux murs, sur la mini-vitrine. «Dès que l’Aïd
approche c’est la bousculade ! J’ai une clientèle fidèle et les gens
achètent toute l’année», confie-t-il. Mohamed propose des pulls à
300 et 200 DA, des jeans à 450 DA, des vestes à 1 000 DA. Des habits
neufs pour enfants à 700 DA, et même moins. «Je ne chôme jamais, les
lourds cartons que j’achète se vident rapidement, surtout en cette
période. Il m’arrive de solder la marchandise à 50 DA».
A l’intérieur,
hommes, femmes, jeunes filles et adolescents farfouillent les tas
de vêtements. «Il faut bien fouiller pour trouver quelque chose de
bien», lâche Radia, étudiante, elle cherche patiemment entre les
étals désordonnés, c’est une habituée certainement.
«Mes copines
flashent sur mes pulls et mes jupes ou mes chaussures, elles les
trouvent souvent uniques, un beau style, elles ignorent pourtant que
je les trouve dans les friperies. Si elles savaient ! ». Radia
ajoute que ses modestes moyens ne lui permettent pas de s’acheter un
pantalon à 2 400 DA ou un pull à 1 800 DA. «Mes parents ne peuvent
pas me payer ce luxe, c’est trop, surtout avec la rentrée scolaire
en plus, j’ai d’autres frères et sœurs». Pour Mahfoud, 40 ans, père
de trois enfants, ces «stocks américains», comme les appellent les
Algérois, sont le coin des bonnes affaires, on y trouve qualité et
prix. «Au début, j’étais réticent à ce genre de commerce pour une
question d’hygiène. C’est plutôt ma femme qui m’a mis la puce à
l’oreille, elle arrive toujours à m’offrir de très belles chemises
et de beaux pulls !
Les vêtements pour
enfants sont aussi de bonne qualité». Pour cet employé d’une
entreprise de construction, dans les commerces ordinaires, les
modèles proposés sont réduits, des couleurs sweet-shirt bariolés,
des pantalons délavés. «Ils ne vendent que ça et ce n’est pas du
tout mon style ! Ici, je me retrouve, je m’habille comme je veux».
Khadidja, 37 ans, mère de quatre enfants confie que ces boutiques
sont «des grottes d’Ali Baba» car elle trouve toujours sa taille.
Souffrant d’obésité, elle n’a aucune chance de trouver une robe, un
pantalon ou une veste de taille 55. «C’est démoralisant ! Une
catastrophe chaque
fois que je dois m’acheter des vêtements. Il m’arrive de faire tous
les magasins d’Alger pour rien, les seules tailles qui existent
s’arrêtent à 46 ! C’est fou ! Dans les friperies, je
trouve souvent du
55», dit- elle en montrant la belle robe blanche qu’elle portait et
qu’elle avait payé juste 300 DA. L’affluence que connaissent ces
boutiques a poussé certains commerçants à hausser leurs prix. Un peu
plus loin, à la rue Hassiba, une autre boutique, les prix sont
exorbitants. Des chaussures usées à plus de 1000 DA, des pantalons
déjà portés à 1400 DA.
Des pulls en coton
pour femmes à 1200 DA, ce sont les mêmes prix que ceux des produits
locaux ou autres proposés sur le marché. «Ce n’est pas du toc !
Certes, ce sont des vêtements usés, mais de marque», rétorque Réda.
Deux autres vendeurs sont dans la minuscule échoppe, ils s’occupent
des clients qui affluent.
«Regardez cette
chaussure italienne à 1700 DA, c’est du véritable cuir. Lisez, verra
en italien veut dire véritable, c’est un prix dérisoire pour une
aussi belle chaussure». C’est l’argument des commerçants pour
justifier leur avidité aveugle.
Pour n’importe
quelle occasion, les prix augmentent cruellement. Un peu plus loin,
un autre magasin, des sacs à 750 DA, d’autres à 1000 DA, parfois ce
n’est même pas du cuir, des vestes à 3000 DA. «C’est cher ! Je suis
venue avec mes deux filles pour leur trouver des vêtements pas chers
mais je suis vraiment choquée par ces prix ! Des jupes usées à 600
DA, à 800 DA et même à 1000 DA ! Où vont-ils avec ces
augmentations ! Même la fripe n’en est pas épargnée !», lance
Fatima, une mère de quatre enfants. Elle n’est pas la seule à se
plaindre de cette situation, d’autres personnes interrogées n’ont
pas pu ravaler leur colère et leur déception.
«Comme toujours,
ce sont les commerçants qui sortent vainqueurs ! Certains magasins
de fripe affichent les mêmes prix que ceux des autres boutiques du
prêt-à-porter ! On ne comprend plus rien».
Irane Belkhedim
Haut
Approvisionnement du
Programme alimentaire mondial
L’Algérie
propose des dattes et du couscous
Certains produits
alimentaires tels que les dattes sèches (dattes blanches, de très
haute qualité nutritionnelle et à longue conservation), le couscous
et les pâtes peuvent être fournis par l’Algérie au Programme
alimentaire mondial (PAM). Selon le communiqué du ministère de
l’Agriculture et du Développement rural, cette possibilité a été
exprimée lors de l’audience accordée samedi par Saïd Barkat,
ministre de l’Agriculture à Marius de Gaay Fortman, représentant du
PAM en Algérie. Outre les relations de coopération et les
perspectives de leur développement, plusieurs questions ont été
évoquées liées notamment aux activités du PAM en Afrique, la
contribution de l’Algérie pour la lutte antiacridienne en vue
d’endiguer le fléau et sauvegarder les économies agricoles, ajoute
le communiqué.
K. S.
Haut
Tizi Gheniff
Divergences au
RND
L’assemblée
générale à laquelle a appelé un groupe de militants du Rassemblement
national démocratique (RND) n’a pas atteint le quorum escompté par
les initiateurs. Beaucoup parmi les militants convoqués n’ont pas
rejoint la salle de cinéma de la ville vendredi dernier, parmi eux
le coordinateur communal provisoire qui devait normalement mener les
débats. Suite à cette défection, c’est l’ex-coordinateur local, M.
Medjdoub, qui a présidé la séance. Ainsi, un bref rappel des
événements qu’a connus la cellule du RND a été fait à l’assistance
par
M. Rafic. Le gel
du bureau local passant par les élections partielles qui ont vu
l’élection de deux candidats de leur liste, dont les activités à l’APC
ont été loin d’être du goût de certains militants et les
mécontentements que cela a générés ont été évoqués par l’orateur.
Cette situation, a-t-il dit, a été à maintes fois portée à
l’appréciation du coordinateur de wilaya, en vain. «Nous avons
sollicité le responsable du bureau de Tizi Ouzou pour assister à
cette assemblée mais à la dernière minute, il nous apprend que le
conseil national du parti a préféré laisser les assemblées générales
à l’après- Aïd», a ajouté M. Rafic. En prenant la parole, les
militants ont critiqué violemment leurs deux élus à l’APC, certains
ont proposé de remettre une démission collective, alors que d’autres
ont opté pour la sagesse. Il a été convenu enfin, de prendre part à
l’assemblée prochaine dans l’espoir de lever les divergences. «Un
rapport concernant notre rencontre d’aujourd’hui sera soumis au
bureau de wilaya. Et si cette situation perdure, nous saisirons le
secrétariat national», a-t-on conclu.
A.Mazouni
Haut
Des vestiges historiques détruits, d’autres abandonnés
La mémoire des
Algériens effacée
Pourquoi des
personnages historiques prestigieux sont-ils ignorés et qu'un riche
patrimoine historique continue à être laissé à l'abandon ?
Au service de
quelle cause, de quels intérêts obscurs, ont agi ceux qui ont fait
en sorte, immédiatement après l’indépendance, que soient démantelés
ou effacés tous les lieux où, à un moment ou à un autre, ont été
inscrits, souvent en lettres de sang, des faits marquants de la
lutte d’indépendance contre la présence française en Algérie ?
Des vestiges,
narrant mieux que ne saurait jamais le faire aucun témoignage écrit,
les tortures, les souffrances et les lourds sacrifices de
générations d’Algériens, durant la longue nuit coloniale, ont
disparu pour l’éternité. Que sont, en effet, devenus les camps de
regroupement, de triste mémoire, ou étaient parquées, tel du bétail,
des familles entières résidant en zones rurales ? Qui a donné
l’ordre de faire disparaître les nombreux camps d’internement
disséminés à travers l’Algérie, à l’image de ceux de Paul Cazelles,
Bossuet ou de Tefeshoun, dans lesquels furent enfermés, des années
durant, des milliers d’Algériens soupçonnés de sympathies pour le
mouvement d’indépendance ? Que sont devenus les plus importants
centres de torture où des nationaux étaient soumis, souvent jusqu’à
la mort, à la question ? Qui saura, un jour, pour quelles raisons a
été détruit l’imposant monument de la colonisation construit à
Boufarik et destiné à signifier aux Algériens, la pérennité de la
présence française dans le pays ? Comment raconter aux enfants
algériens certains des épisodes, mouvementés, de la riche et longue
histoire de leur pays si celle-ci a, entre temps, été amputée des
éléments matériels les plus importants ?
Des thèses
négationnistes
Il y a quelques
mois, à peine, des idées négationnistes de la cruelle réalité qu’ont
eu à endurer les peuples de plusieurs continents, soumis par la
force des armes, à la domination et à l’exploitation, ont commencé,
à se faire jour, sur l’autre rive de la Méditerranée. Cela a même
donné lieu à la promulgation de la loi du 23 février 2005 vantant
les bienfaits de la colonisation française. Aujourd’hui, il y a
encore des témoins vivants de cette période pour leur apporter la
contradiction. Mais qu’en sera-t-il dans cinquante ans, dans cent
ans, quand on considère que tous les éléments matériels, palpables,
susceptibles de contribuer à réfuter leurs thèses, particulièrement
pour ce qui concerne l’Algérie, ont été gommés, éliminés, parfois, à
dessein ?
Sur un autre plan,
il faut regretter que les Algériens continuent à être mal informés
sur la contribution essentielle, allant jusqu’au sacrifice suprême,
qu’ont apporté nombre de leurs aînés à la libération de la France et
d’une bonne partie de l’Europe, de la domination fasciste
hitlérienne. Lors de la visite officielle qu’il avait effectuée, il
y a quelques années, en France, le Président Bouteflika a été bien
inspiré, à ce propos, de rappeler à ses hôtes, cet aspect éludé de
la Seconde Guerre mondiale. L’un des mérites du cinéaste
franco-algérien, Rachid Bouchareb a été, justement, de dévoiler dans
son film, «Indigènes», cette vérité, très longtemps, occultée et
dont ont sait le large débat qu’elle a, depuis, commencé à susciter
dans l’Hexagone.
Toujours au
chapitre de cette mémoire, comment comprendre que les tombes de
soldats algériens, décédés durant cette période et regroupées dans
des carrés de cimetières en Algérie, aient fait l’objet d’actes de
saccage et de profanation sans que les pouvoirs publics ne s’en
émeuvent outre mesure ? Ceux qui sont derrière ces actions
infamantes ont-ils oublié que beaucoup de ces disparus ont joué un
rôle prépondérant dans la préparation de la Révolution de Novembre.
L’histoire retiendra, en effet, qu’ils ont été nombreux à procurer
armes et munitions aux militants chargés de jeter les bases du
mouvement insurrectionnel, dont certains de leurs camarades
prendront la direction pour conduire l’Algérie vers l’indépendance.
L’un des vestiges rappelant ce qu’a été l’apport des Algériens à la
libération de la France occupée par les troupes allemandes, est
représenté par l’imposant monument aux morts trônant au milieu du
square situé au bas du Palais du gouvernement. Comme sa destruction
demandait des moyens importants, des responsables ignares, trouvant
apparemment, déshonorant que des compatriotes aient pu se laisser à
aider la puissance colonisatrice à se libérer, l’ont, finalement,
enfermé dans une massive et laide gangue de béton. Beaucoup de
jeunes Algériens passant à proximité ne savent rien de cette chose
qui pourrait, pourtant, leur apprendre beaucoup sur une partie de
l’histoire de leur Nation.
Perpétuer,
enrichir et valoriser le patrimoine
L’insouciance,
sinon l’inculture de certains de ses dirigeants ont contribué à
faire ignorer toute l’importance qu’il y avait à perpétuer,
entretenir, enrichir et valoriser le riche patrimoine culturel et
historique du pays. Des protagonistes glorieux ayant marqué, à un
moment ou à un autre, la vie de la société algérienne, continuent à
être, superbement, ignorés et des monuments prestigieux sont en
train de dépérir parce ce que ceux qui sont chargés de préserver
leur mémoire ou de les faire entretenir ont failli à leur mission ou
persistent à ne faire connaître aux Algériens qu’une partie de leur
passé. L’exemple de Saint Augustin, qui a marqué d’une empreinte
indélébile la pensée universelle et que la Tunisie, décidemment plus
avisée, avait à un moment, tenté de revendiquer la paternité,
illustre le peu d’intérêt manifesté par certains représentants de
l’autorité vis-à-vis du lointain passé de leur pays. Que penser,
d’autre part, de l’outrage qui continue à être fait à l’antique
Casbah, l’un des sites architecturaux le plus connu à travers le
monde qu’on laisse, sciemment, se dégrader ? Les atteintes portées
aux vestiges historiques sont légion. Les dégradations subies par le
tombeau du roi berbère, Massinissa, en sont les plus récents et les
plus éclatants exemples.
La mémoire c’est
aussi la perpétuation des traditions, des anciens métiers de
l’artisanat, des divers styles d’expression artistique et d’un
ensemble de disciplines millénaires de tous ordres qui, faute de
n’avoir pas été protégés et valorisés sont, peu à peu, retombés dans
l’oubli. Les responsables, à divers niveaux de l’Etat redisent,
chaque fois, leur volonté de vouloir relancer le tourisme. Mais que
donnerait-on à découvrir à nos visiteurs si les produits
traditionnels qui sont parmi les éléments essentiels de l’industrie
touristiques ont disparu ou on perdu de leur authenticité ? Nos
voisins, marocains et tunisiens, ont su faire en sorte de pérenniser
et valoriser les nombreux atouts offerts par des traditions
ancestrales.
Pas nous.
Il est malheureux
de constater que les Algériens ne connaissent pas, ou si mal, leur
histoire. Ce n’est certainement pas les quelques émissions que
diffuse avec parcimonie la chaîne de télévision nationale qui
pourront y changer quelque chose. Pour qu’ils puissent retrouver
leurs repères, il faudrait qu’ils aient la possibilité de briser le
cercle d’amnésie qui les empêche de savoir, enfin, d’où ils viennent
et qui ils sont. Ce long, indispensable et méticuleux cheminement,
destiné à leur faire recouvrer leur mémoire n’a, toujours, pas été
entrepris. Le sera-t-il un jour ?
Ahmed
Mahieddine
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