Culture

Retour

Ce soir à l’Auditorium de la Radio

Elise Gauthier Villars dirige l’OSN

28ème anniversaire de la mort du grand maître du Chaâbi

Arts et culture rend hommage à El Anka

 

 23/11/06

 

 Ce soir à l’Auditorium de la Radio

Elise Gauthier Villars dirige l’OSN

Dans le cadre de ses activités culturelles, l’OSN (l’Orchestre symphonique national) se produit ce soir à l’auditorium de la Radio algérienne Aïssa Messaoudi.

Sous la baguette de la maestro Elise Gauthier Villars, l’ensemble orchestral, composé de 40 instrumentistes gratifiera les invités d’un concert exceptionnel. Cette fois-ci, la chef d’orchestre a fait appel à cinq musiciens (trois Français et une Syrienne) qui «étofferont l’OSN pour la circonstance et ce, après avoir donné des master class, l’espace d’une semaine au conservatoire d’Alger», selon le directeur de l’OSN,  Abdelkader Bouazzara. Les convives auront ainsi l’espace d’une soirée, l’occasion de se «délecter» d’un programme de musique savante en trois volets. En lever de rideau, l’OSN interprétera des pièces pour orchestre à cordes tirées de l’œuvre du compositeur hongrois Béla Bartók (1881-1945),  avant d’entamer des airs de concerto pour violon puisés du répertoire de Wolfgang Amadeus Mozart en sol majeur. Une mélodie qui sera exécutée par le soliste français, David Grimal dont la discographie comprend notamment l’intégrale des sonates et partitas de Bach, les sonates de César Franck et Richard Strauss enregistrées avec Georges Pludermacher. Le violoniste  qui s’est produit dans de nombreux festivals, se prépare à enregistrer son premier album, indique-t-on. La seconde partie du spectacle sera consacrée à la symphonie du compositeur autrichien  Joseph Haydn (1732-1809). Un virtuose dont la longue carrière fut marquée par l’ère baroque et les débuts du romantisme. Joseph Haydn contribua également à fixer la structure classique ssen s’illustrant par ses célèbres oratorios. 

Rappelons enfin que la chef d’orchestre, Elise Gauthier Villars a obtenu le diplôme de direction de l’orchestre de l’Académie royale de musique de Londres en 2003, avant d’être sélectionnée pour participer au séminaire de direction d’orchestre de Kurt Masur à la Manhattan school of music de New York. Elle conduit l’OSN pour la troisième fois depuis son installation à Alger en septembre 2005. Elle a mis en place un programme de collaboration régulière entre l’OSN et des musiciens venus d’ailleurs (Japon, Syrie, Brésil et France).

Hacène K.

 

     Haut

28ème anniversaire de la mort du grand maître du Chaâbi

Arts et culture rend hommage à El Anka

Vingt huit ans sont passés depuis la disparition de sa « majesté » El Hadj M’Hamed El Anka. Un artiste que personne y compris les grands noms du Chaâbi comme Guerouabi, Ezzahi, El Ankis et avec tout leur talent, n’ont pu supplanter. Pour lui rendre hommage, comme c’est devenu une coutume, l’Etablissement Arts et Culture a organisé hier à Alger une rencontre-débat- intitulée le Chaâbi, Patrimoine, ville et perspective »-autour d’un certain nombre de sujet, tous relatifs à la chanson Chaâbi. Dans une salle où l’on pouvait apercevoir des têtes bien faites de la musique dont Abderahmane El Kobbi, Boualem Rahma, Nassima et bien d’autres noms connus de la scène, chercheurs, universitaires et spécialistes de la musique Chaâbi ont défilé sur la tribune et dont le débat avec les participants ont été passionnants à plus d’un titre. Abdelkader Bendameche, spécialiste de la musique du terroir et commissaire général du Festival national de la chanson Chaâbi a ouvert le bal avec une rétrospective sur la genèse et l’évolution jusqu’à nos jours de cet art musical auquel Boudali Safir donna en 1946 le nom de Chaâbi. M.Bendameche est revenu sur les principales figures, féminines aussi, qui ont marqué le Chaâbi dont Nador, Maâlma Yamna, Khlifa Belkacem, El Anka, El Hadj M’rizek…

De son coté, Abdelhalim Tobbal, chercheur dans la poésie traditionnelle le « Melhoun », a plongé l’assistance dans une profonde réflexion sur la poésie populaire, soit, en autres, les qacidates chantés par les interprètes du Chaâbi. A ceux qui s’inquiètent sur la régression ou plutôt le déclin pur et simple de cette musique, l’intervenant a lâché ceci : « Le Chaâbi se porte bien. Même très bien du fait de la pérennité de ses textes qui datent des siècles précédents ». M.Tobbal, évoquant la vie d’El Anka, a révélé quelques détails qu’il connaît du cheikh comme les déplacements de ce dernier notamment au Marco, des les grandes villes, Fes et Meknes à la recherches des textes du Melhoun qu’il chantaient une fois revenu au pays. 

A. G.

     Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche