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Ce soir à l’Auditorium de la Radio
Elise Gauthier
Villars dirige l’OSN
Dans le cadre de
ses activités culturelles, l’OSN (l’Orchestre symphonique national)
se produit ce soir à l’auditorium de la Radio algérienne Aïssa
Messaoudi.
Sous la baguette
de la maestro Elise Gauthier Villars, l’ensemble orchestral, composé
de 40 instrumentistes gratifiera les invités d’un concert
exceptionnel. Cette fois-ci, la chef d’orchestre a fait appel à cinq
musiciens (trois Français et une Syrienne) qui «étofferont l’OSN
pour la circonstance et ce, après avoir donné des master class,
l’espace d’une semaine au conservatoire d’Alger», selon le directeur
de l’OSN, Abdelkader Bouazzara. Les convives auront ainsi l’espace
d’une soirée, l’occasion de se «délecter» d’un programme de musique
savante en trois volets. En lever de rideau, l’OSN interprétera des
pièces pour orchestre à cordes tirées de l’œuvre du compositeur
hongrois Béla Bartók (1881-1945), avant d’entamer des airs de
concerto pour violon puisés du répertoire de Wolfgang Amadeus Mozart
en sol majeur. Une mélodie qui sera exécutée par le soliste
français, David Grimal dont la discographie comprend notamment
l’intégrale des sonates et partitas de Bach, les sonates de César
Franck et Richard Strauss enregistrées avec Georges Pludermacher. Le
violoniste qui s’est produit dans de nombreux festivals, se prépare
à enregistrer son premier album, indique-t-on. La seconde partie du
spectacle sera consacrée à la symphonie du compositeur autrichien
Joseph Haydn (1732-1809). Un virtuose dont la longue carrière fut
marquée par l’ère baroque et les débuts du romantisme. Joseph Haydn
contribua également à fixer la structure classique ssen s’illustrant
par ses célèbres oratorios.
Rappelons enfin
que la chef d’orchestre, Elise Gauthier Villars a obtenu le diplôme
de direction de l’orchestre de l’Académie royale de musique de
Londres en 2003, avant d’être sélectionnée pour participer au
séminaire de direction d’orchestre de Kurt Masur à la Manhattan
school of music de New York. Elle conduit l’OSN pour la troisième
fois depuis son installation à Alger en septembre 2005. Elle a mis
en place un programme de collaboration régulière entre l’OSN et des
musiciens venus d’ailleurs (Japon, Syrie, Brésil et France).
Hacène K.
Haut
28ème anniversaire de la mort du grand maître du Chaâbi
Arts et culture
rend hommage à El Anka
Vingt huit ans
sont passés depuis la disparition de sa « majesté » El Hadj M’Hamed
El Anka. Un artiste que personne y compris les grands noms du Chaâbi
comme Guerouabi, Ezzahi, El Ankis et avec tout leur talent, n’ont pu
supplanter. Pour lui rendre hommage, comme c’est devenu une
coutume, l’Etablissement Arts et Culture a organisé hier à Alger une
rencontre-débat- intitulée le Chaâbi, Patrimoine, ville et
perspective »-autour d’un certain nombre de sujet, tous relatifs à
la chanson Chaâbi. Dans une salle où l’on pouvait apercevoir des
têtes bien faites de la musique dont Abderahmane El Kobbi, Boualem
Rahma, Nassima et bien d’autres noms connus de la scène, chercheurs,
universitaires et spécialistes de la musique Chaâbi ont défilé sur
la tribune et dont le débat avec les participants ont été
passionnants à plus d’un titre. Abdelkader Bendameche, spécialiste
de la musique du terroir et commissaire général du Festival national
de la chanson Chaâbi a ouvert le bal avec une rétrospective sur la
genèse et l’évolution jusqu’à nos jours de cet art musical auquel
Boudali Safir donna en 1946 le nom de Chaâbi. M.Bendameche est
revenu sur les principales figures, féminines aussi, qui ont marqué
le Chaâbi dont Nador, Maâlma Yamna, Khlifa Belkacem, El Anka, El
Hadj M’rizek…
De son coté,
Abdelhalim Tobbal, chercheur dans la poésie traditionnelle le « Melhoun »,
a plongé l’assistance dans une profonde réflexion sur la poésie
populaire, soit, en autres, les qacidates chantés par les
interprètes du Chaâbi. A ceux qui s’inquiètent sur la régression ou
plutôt le déclin pur et simple de cette musique, l’intervenant a
lâché ceci : « Le Chaâbi se porte bien. Même très bien du fait de la
pérennité de ses textes qui datent des siècles précédents ».
M.Tobbal, évoquant la vie d’El Anka, a révélé quelques détails qu’il
connaît du cheikh comme les déplacements de ce dernier notamment au
Marco, des les grandes villes, Fes et Meknes à la recherches des
textes du Melhoun qu’il chantaient une fois revenu au pays.
A. G.
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M.Merkouche
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