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Détournement du foncier agricole

Les grands procès ont commencé

Le directeur de l’agriculture de la capitale au Forum El Bahdja

«L’urbanisation des terres agricoles est un mal nécessaire»

Réconciliation nationale

Quelle place pour Belkhadem ?

Ouyahia anime un meeting à Annaba

«Les résultats de la réconciliation sont là»

Khelil rencontre les managers des firmes étrangères

Anadarko poursuivra ses activités en Algérie

Distribution de l’eau potable

Une crise pareille qu’en 2002 ?

Agroalimentaire

Cevital rachète une filiale d’Enajuc

A l’appel du CNAPEST

Journée de protestation ce dimanche

Ben Aknoun

Une étudiante amputée d’une jambe

1er séminaire international sur la Tariqa Tidjania

Coup d’envoi aujourd’hui à Laghouat

Le chef de la Zaouia Tidjania au Jour d’Algérie

«Le soufisme n’est pas de la religion musulmane»

Boumerdès

Des sinistrés relogés

Echanges commerciaux

25% des Américains consomment du pétrole algérien

Ressortissants algériens au Canada

Une intégration remarquable

Michaëlle Jean

«L’Algérie a tenu le pari»

Conférence de presse du P-DG d’Algérie Telecom

Le titre obligataire à la Bourse d’Alger

 

 23/11/06

 

 Détournement du foncier agricole

Les grands procès ont commencé

 «Certains dossiers ont été déférés au greffe, et sont actuellement entre les mains des juges d’instruction en vue de parachever les formalités de l’enquête».

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a annoncé, mardi, dernier, en marge d’une session du Conseil de la nation, que les procès des accusés dans les affaires de détournement de foncier agricole de sa vocation ont commencé devant plusieurs tribunaux. Le ministre a ajouté qu’au terme des enquêtes menées par les services de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales, «certains dossiers ont été déférés au greffe, et sont actuellement entre les mains des juges d’instruction en vue de parachever les formalités de l’enquête». Des enquêtes portant sur la dilapidation du foncier agricole du secteur public «sont en cours, notamment au niveau des grandes villes telles que Alger, Oran et Annaba, où certaines personnes ont accaparé des terres agricoles à des fins commerciales ou de courtage, voire même pour en faire des assiettes de logements».

«Aussi longtemps que puisse durer le traitement du dossier du foncier agricole, tous ceux qui ont illégalement obtenu ou exploité des terrains agricoles, les ont vendus directement ou par courtage seront poursuivis et jugés», a poursuivi le ministre qui a déclaré, à l’APS que sur les retards accusés dans le traitement des affaires de détournement du foncier agricole, bien que les investigations menées par les services de la police et de la Gendarmerie nationales aient démarré il y a deux ans, M. Belaïz a expliqué que «des milliers d’affaires sont instruites quotidiennement par la justice qui n’a pas que les dossiers du foncier agricole ou d’Al-Khalifa Bank à traiter». Les enquêtes sur la dilapidation du foncier agricole ont commencé après une instruction adressée par les procureurs généraux, sur instruction du ministère de la Justice, à la Gendarmerie nationale. La police, également, participe à ces enquêtes.

Ces enquêtes ont concerné des exploitations agricoles collectives (EAC) et des exploitations agricoles individuelles (EAI) dans plusieurs wilayas du pays. Des milliers d’EAC et d’EAI ont été concernées par ces enquêtes et plusieurs personnes ont été mises en détention préventive, en attendant leur procès. L’affaire de Mohamed Bouricha, ex-wali de Blida, est, en partie, concernée par ces enquête puisqu’il est accusé, notamment, de «dilapidation de foncier agricole». Il s’agit, notamment, de terres gérées par des EAC et, en partie, attribuées à des gérants de certaines entreprises privées sur la base de «désistements». Les désistements par des exploitants d’EAC ou d’EAI sont interdits par la loi. Il y a quelques semaines, les gendarmes se sont rendus dans plusieurs sites agricoles de la wilaya d’Alger pour recueillir des informations sur le devenir d’EAC et d’EAI. Des agriculteurs ont été entendus dans ce cadre. Ce qui n’a pas empêché la poursuite de travaux de construction sur ces terres pourtant à vocation agricole. Des coopératives immobilières continuent à ériger des bâtisses sur ces terres agricoles.

M. Abi

 

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Le directeur de l’agriculture de la capitale au Forum El Bahdja

«L’urbanisation des terres agricoles est un mal nécessaire»

«Si l’urbanisation des terres agricoles se poursuit de la cadence actuelle, il ne restera rien de la plaine de la Mitidja d’icià l’horizon 2050» a fait savoir le directeur de l’agriculture de la wilaya d’Alger, M. Hamdaoui. Mais «cela demeure un mal nécessaire, la wilaya se développe et s’élargit et le programme du président de la République doit être réalisé», a-t-il précisé. Ce qui fait, qu’en cas de non- existence d’alternative dans le choix des terrains, il est inéluctable de construire des bâtiments et autres infrastructures de base dans les terres agricoles d’Alger. Toute la problématique se pose dans ce point précis, a soutenu M. Hamdaoui, sinon «où voulez-vous qu’on construit le stade de Douéra, où voulez-vous qu’on construit l’Université de Ouled Fayet, etc. ?» s’est exclamé ce responsable en citant ces deux exemples de projets d’utilité publique bâtis sur des terres fertiles de la capitale. Malgré cette réalité des plus amères, le conférencier n’était pas allé sans promettre que les 20 000 hectares des terres fertiles de la Mitidja ne seront absolument pas touchés par l’urbanisation, et ce, tout en indiquant qu’à l’heure actuelle 20 cas d’atteinte sont recensés. «Nous possédons le droit de veto dans la gestion du foncier agricole de la capitale. C’est ce qui nous permettra de gérer avec adresse les terres agricoles d’Alger et ce, sans hypothéquer le programme du président de la République» a-t-il laissé entendre. Selon lui «les terres de hautes potentialités sont protégées par la loi». Pour appuyer ses dires, l’orateur a mis en exergue le dispositif législatif et administratif mis en place par les pouvoirs publics afin de protéger les terres agricoles. A ce titre, M. Hamdaoui a fait savoir qu’un comité ad hoc est installé au niveau de la wilaya d’Alger pour traiter les dossiers des infractions commises contre les terres agricoles. «Les plans d’occupation du sol (PDOS) sont soumis à l’adoption de la commission de wilaya». D’ailleurs a-t-il enchaîné, 407 terrains sont repris par l’Etat, grâce à cette nouvelle mesure.  «La plupart des infractions commises sur les terres agricoles découlent du phénomène des constructions illicites», a-t-il indiqué. Pour y faire face, la direction de l’agriculture de la wilaya d’Alger a mobilisé 70 agents de contrôle dans la totalité des communes de la capitale afin de faire des constats minutieux de l’état des lieux. L’invité du Forum El Bahdja a indiqué, en outre, que d’ici à 2015, 5 000 hectares de terres agricoles se trouvant au milieu de centres urbains seront intégrés dans le cadre du PDOS. Comme il est décidé des mesures de chute contre les propriétaires d’exploitations agricoles laissées à l’abandon ou négligées. Le conférencier a souligné, tout de même, que de nouveaux textes réglementaires pour mieux protéger le foncier agricole seront proposés à l’adoption à la prochaine session ordinaire de l’APW d’Alger. Abordant l’investissement et la production agricole dans la wilaya d’Alger,M. Hamdaoui a indiqué que la capitale produit 90 000 tonnes de fruits et légumes, 90 millions de litres de lait, 160 millions d’œufs ainsi que 37 mille tonnes de viandes blanches et 40 mille tonnes de viandes rouges par an. Quoique loin d’assurer la sécurité alimentaire, le conférencier a exprimé, néanmoins, sa satisfaction de ces résultats. Ces chiffres, il faut bien le préciser, entrent dans le cadre du Plan national de développement agricole (PNDA) mis en application en 2000. «1 280 exploitations agricoles de la capitale ont adhéré à ce programme soutenu d’une bagatelle de plus de 2 milliards de dinars» a fait savoir M. Hamdaoui. Ce dernier n’est pas allé, d’ailleurs, sans signaler que plus de 1 500 postes de travail permanent ont été créés dans le cadre de ce programme. D’après le premier responsable de l’agriculture de la wilaya d’Alger, les potentialités de cette dernière en matière de production agricole sont des plus importantes. «Alger dispose de plus de 35 000 hectares de terres agricoles, l’équivalent de 45% de sa superficie totale. Tout comme elle renferme 3 979 exploitations agricoles, 1 596 forages et 1 416 puits», a-t-il indiqué.  S’expliquant davantage, le directeur de l’agriculture de la wilaya d’Alger a indiqué que «la Banque africaine de développement (BAD) n’a pas joué son rôle dans le développement de l’agriculture dans la capitale», ce qui a ramené l’orateur à exprimer la nécessité de la création d’une Banque nationale d’agriculture.

Aomar Fekrache

 

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Réconciliation nationale

Quelle place pour Belkhadem ?

On imagine difficilement, à présent, le rôle que pourrait encore jouer A. Belkhadem à l’avenir dans le processus de réconciliation nationale.

Le revirement de Abdelaziz Belkhadem s’agissant de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale a de quoi étonner plus d’un. Aujourd’hui, c’est lui – et l’évènement était inattendu – qui estime que les anciens du Fis n’auront plus jamais le droit d’exercer la politique. Une affirmation faite non pas devant des délégations occidentales qui seraient frappées de paranoïa

antiterroriste, mais devant des hommes d’affaires arabes dont on peut bien deviner qu’il existe un bon nombre d’islamistes et de pro-islamistes parmi eux. Autant dire que dans une large mesure, Abdelaziz Belkhadem pensait ce qu’il disait, surtout qu’il avait largement le choix pour dire les choses avec un ton moins catégorique ou les enrober avec ce flou auquel nous sommes assez habitués. Reste que le revirement est de taille.

Car le Chef du gouvernement avait, en effet, fait quasiment campagne pour «l’amnistie générale» avant que le chef de l’Etat ne dévoile son projet et le décline à travers la charte et ses textes d’application. Une amnistie générale étant plus qu’une cessation des poursuites, un casier judiciaire vierge qui annule tout obstacle à l’égalité devant ses compatriotes. Et défendre une amnistie générale cela revient tout bonnement à œuvrer pour que la catégorie concernée par la mesure voulue n’ait plus jamais le moindre motif de subir une diminution de la moindre parcelle de ses droits, politiques s’entend. M. Belkhadem avait donc maintes fois estimé qu’il revenait au FLN de porter le projet parmi la société et qu’il n’attendait pour cela que le feu vert du Président. Et bien avant, le SG de l’ex-parti unique était déjà en campagne, tissant des alliances nécessaires afin d’isoler le RND et d’autres formations politiques hostiles à l’idée, pour frayer un boulevard devant le projet d’amnistie.

D’une position à son extrême, le revirement est de taille, surtout que Belkhadem représentait le chef de file d’une démarche qui vise à recréer le Fis sous une nouvelle forme mais aussi et surtout le principal intermédiaire crédible entre la direction politique du pays et le camp partisan de la solution néo-Fis. On imagine difficilement, à présent, le rôle que pourrait encore jouer A. Belkhadem à l’avenir dans le processus de réconciliation nationale. Jusque-là, il a été quasiment au centre de moult consultations partisanes, avec notamment Louiza Hanoune ou Abdallah Djaballah et, tout dernièrement, il a reçu Rabah Kébir lors de sa tournée de prospection. Mais avec sa dernière sortie où il donne une interprétation inattendue de sa part à propos de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, on voit mal ce qu’il aurait encore à dire ou à promettre à ceux qui passaient pour ses alliés. Le problème peut se poser en ces mêmes termes au sein du FLN par rapport à la tendance qui avait soutenu fortement l’idée que le chef de l’Etat devait impérativement prendre de nouvelles mesures, «plus fortes», pour ancrer la réconciliation nationale. Il était question que le Président recoure à l’article 47 de l’ordonnance de mise en œuvre de la charte. Avec les derniers propos de M. Belkhadem, c’est plus d’un an de pratique politique qui tombe à l’eau. Et il n’est pas dit que cela ne contribuera pas à provoquer une nouvelle lame de fond au sein du FLN.

 Nabil Benali

 

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Ouyahia anime un meeting à Annaba

«Les résultats de la réconciliation sont là»

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a animé mercredi au Palais des arts et de la culture Mohamed-Boudiaf de Annaba, un meeting au cours duquel il a évoqué des questions d’actualité nationale et les positions de sa formation vis-à-vis de celles-ci.

Dans son intervention, devant une assistance nombreuse composée essentiellement de militants du RND, M. Ouyahia a souligné que «la situation en Algérie a connu une nette amélioration sur les plans économique, social et sécuritaire», en dépit de «certaines insuffisances» qui ne sont pas, selon lui, «difficiles à surmonter». Il a affirmé, à ce propos, que «le pays a besoin aujourd’hui de l’espoir et de la mobilisation de ses capacités pour relever les défis du développement et de l’édification d’une économie durable». Le volume d’investissement de 100 milliards de dollars au titre du plan quinquennal 2005-2009 est, a-t-il soutenu, «un indicateur fort qui démontre que l’Algérie n’est pas en panne». Le secrétaire général du RND, qui a réitéré le soutien de son parti au programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, du fait, a-t-il précisé, «qu’il répond aux préoccupations du pays», a ensuite évoqué les bienfaits de la réconciliation nationale qui constitue, a-t-il dit, «un choix incontournable ayant permis la consolidation du retour de la paix et de la stabilité dans le pays».

M. Ouyahia a appelé les Algériens à être «vigilants» et à «donner un contenu concret à l’unité des rangs», afin de préserver les acquis de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Le secrétaire général du RND a abordé, d’autre part, la question relative à la privatisation des entreprises, qu’il a qualifiée «de choix stratégique irréversible» pour l’économie nationale, citant à ce titre les exemples des groupes «Sider» et

«Asmidal» dans le domaine du partenariat avec l’étranger. «La lutte contre la corruption», «les détournements des deniers publics» et «la criminalité», sont autant de points développés par le secrétaire général du RND, qui a appelé, à ce propos, à une mobilisation du peuple algérien, par le truchement des associations notamment, pour le recul de ces fléaux.

R. N.

 

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Khelil rencontre les managerS des firmes étrangères

Anadarko poursuivra ses activités en Algérie

Anadarko, la compagnie pétrolière américaine ne quittera pas le pays, a déclaré hier le vice-président des opérations internationales de cette compagnie,  Dick Holmes, en marge de la rencontre-débat qui l’a réuni avec le ministre de l’Energie et des Mines. «Nous poursuivrons nos activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en Algérie et nous ne vendrons pas nos actifs en Algérie. Nous restons ici et nous escomptons un bon avenir dans votre pays», souligne-t-il. Ces déclarations viennent mettre fin aux spéculations qui ont prédit le départ de cette compagnie présente dans deux puits pétroliers de l’erg oriental algérien dans lesquels elle totalise une production journalière de 60 000 barils de brut et l’arrêt de ses activités en Algérie. «Anadarko s’apprête à participer aux prochains appels d’offres que lancerait Sonatrach», insiste M. Holmes, rappelant dans la foulée que le P-DG de cette compagnie avait déclaré vendredi dernier en Floride que l’Algérie était tout simplement «l’atout» d’Anadarko. Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khalil, qui a invité les responsables des compagnies pétrolières étrangères à une rencontre explication-débat portant sur les amendements relatifs aux lois sur les hydrocarbures, a expliqué aux partenaires de Sonatrcah que l’augmentation des taxes induite par les amendements introduits aux lois 86-14 et 05-07 relatives aux hydrocarbures s’explique par la hausse des prix du baril de pétrole, car la première taxe était fixée sur la base de 15 dollars/baril. Aujourd’hui, les prix ont évolué et ont même dépassé les 30 dollars/baril, ce qui induit logiquement le changement des taxes. Dans ce sens, il ajoute que «c’est une décision souveraine» et que l’Algérie s’est inspirée des expériences du Venezuela et de la Bolivie qui ont porté leurs fruits. Le ministre argue encore que ces nouvelles taxes rapporteront 1 milliard de dollars/an au Trésor public et que ces mesures permettront de préserver les ressources naturelles pour les futures générations et d’augmenter la part de l’Algérie de la forte hausse de prix du pétrole sur le marché international, enregistrée ces dernières années.

Irane Belkhedim

 

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Distribution de l’eau potable

Une crise pareille qu’en 2002 ?

Un nouveau programme de distribution de l’eau est en réflexion au niveau de l’Algérienne des eaux (ADE) et sera probablement annoncé en début de semaine prochaine.

C’est en application des nouvelles orientations du ministère des Ressources en eau, annoncées lundi depuis M’sila par Abdelmalek Sellal, ministre du secteur, qu’il sera procédé à la révision du programme de distribution. D’ailleurs, avant cette déclaration du ministre, l’ADE n’avait pas élaboré de nouveaux programmes de distribution de l’eau, affirme une source du secteur. Certes, les restrictions dans la distribution de l’eau décidées par le ministère des Ressources en eau sont expliquées par le souci de rationaliser l’utilisation de l’eau. Dans une déclaration à la presse, le ministre avait expliqué que les nouvelles restrictions ont pour principal objectif d’éviter à l’Algérie «la crise de l’eau» connue en 2002 qui a conduit au lancement d’un programme d’urgence pour alimenter la population de la capitale après l’importante baisse du volume des barrages. Cependant, le programme de distribution actuel, que ce soit dans la capitale ou dans les autres wilayas, est déjà appliqué de façon à rationaliser l’utilisation de l’eau. Hormis quelques communes qui sont alimentées en continu, le programme de distribution de l’eau dans les autres villes est appliqué selon des plages horaires, qui ne sont  pas respectées dans certains cas, alors que la population espérait une amélioration à la faveur du lancement des différents projets tels les stations de dessalement d’eau de mer. L’absence de précipitations ces deux derniers mois vient dissuader cet espoir d’avoir l’eau à n’importe quelle heure de la journée. A cet effet, on s’attendra à la réduction des plages horaires. Mais, ceux qui étaient déjà alimentés à raison d’un jour sur trois, par exemple, ne connaîtront aucun changement, rassure-t-on. Ce que la population n’arrivera pas à comprendre, c’est les assurances du ministre, il y a juste quelques semaines, que même s’il ne pleuvait pas en 2007, l’Algérie ne connaîtrait pas de problème de manque d’eau. Il serait plus opportun d’accélérer les travaux de raccordement du barrage de Taksebt, qui emmagasine un volume important d’eau sans pouvoir l’utiliser à cause de l’absence des canalisations. Le stress hydrique est une réalité admise depuis longtemps, comme pour toute la région méditerranéenne. L’absence de précipitations, pendant une année, n’est pas pour autant un problème pour les intervenants du secteur de l’hydraulique.

«On est habitué», disent-ils. Cependant, ce sont les problèmes des canalisations qu’il faut régler , notamment pour ce qui est lié à la réhabilitation des vieux réseaux, afin de ramener le taux de fuites à un niveau inférieur à celui enregistré jusque là. L’autre souci est relatif à l’inégalité enregistrée dans la répartition des volumes à distribuer. La plus importante préoccupation, c’est d’achever l’intégration des entreprises de distribution de l’eau (Epedemia) et de l’ensemble des communes à l’Algérienne des eaux (ADE). Le problème de la faiblesse de la ressource serait accentué dans les communes qui ne sont pas gérées par l’ADE. En cas de manque d’eau, l’ADE pourra recourir à une distribution par camions-citernes. Or, les problèmes de distribution seront plus accrus dans les communes qui ont un faible taux de recouvrement et de volume d’eau distribué et qui ne sont, en plus de tout cela, pas gérées par l’ADE. A ce titre, ces communes ont besoin, en premier lieu, d’un plan pour les mettre au même niveau que les autres et soient gérées selon les normes adoptées par l’ADE. «A terme, nous ambitionnons de donner de l’eau aux Algériens H24 jusqu’au 26e étage, notamment pour la capitale, comme première étape», avait annoncé le ministre à plusieurs reprises. Bien qu’en termes de mobilisation de l’eau, on a opté pour la mobilisation de l’eau, dite non conventionnelle, comme le dessalement et la réutilisation des eaux usées après épuration, mais le programme de distribution ne risque pas de connaître une amélioration. L’important programme de réalisation des barrages n’aura pas servi à grand-chose. Lors de son audition par le président de la République, Abdelmalek Sellal avait annoncé la réception, à la fin de 2005, de cinq barrages (Sikkak/Tlemcen, Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt, Tilesdi/Bouira et Sidi M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) et 16 petits barrages. L’ensemble du programme de construction de barrages est en cours de réalisation et 12 nouveaux barrages (Koudiat Acerdoune, Bougous, Oued Athmania, Tichi Haf, Kerrada, Prise Chellif, Boussiaba, Ourkis, Kessir, Safsaf, Kaf Eddir et Douéra) seront réceptionnés à fin 2008, avait avancé le ministre. Ainsi, l’Algérie disposera de 69 barrages, avec 26 grands transferts, ce qui fera passer la capacité totale de mobilisation des eaux superficielles de 5,2 à 7,4 milliards de m3.                    

K. S.

 

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Agroalimentaire

Cevital rachète une filiale d’Enajuc

Le groupe agroalimentaire Cevital a racheté hier pour 1,07 milliard de dinars l’entreprise Cojek d’El Kseur (conserves et jus), filiale de l’Entreprise nationale des jus et boissons (Enajuc). L’accord  de cession des actions a été signé par le

P-DG du groupe Cevital, Issad Rebrab et le président du directoire du groupe Enajuc, Kerbaa Mustafa, en présence du président  du directoire de la SGP des conserves, jus et boissons (Cojub), Sebbah Ahmed. Selon les termes de cette cession, le groupe Cevital paiera au comptant la totalité de la valeur de la transaction (1,07 milliard de dinars hors taxes) et jouira de la sorte de tous ses droits sur la totalité des actions de Cojek. Cette modalité de paiement a été le fruit de rudes négociations car le projet du contrat stipulait un règlement en deux versements, a-t-on constaté sur place. Le groupe Cevital s’engage à maintenir les emplois existants à la date de cession et à investir pour créer trente (30) autres emplois, un chiffre minimum au regard des nouvelles activités que M. Rebrab dit vouloir développer dans l’unité qu’il vient d’acquérir. L’acquéreur s’engage aussi à mener un programme d’investissements détaillé de 1,4 milliard de dinars sur trois ans, et ce, à compter de la date de cession de l’entreprise. Pour M. Rebrab, cette acquisition, qu’il inscrit dans le processus de «croissance externe» du groupe Cevital, n’est intéressante que par les nouvelles activités (élargissement de la gamme de produits, amélioration du réseau de distribution ...) qu’il envisage de développer dans l’entreprise. «Si nous devions la garder telle quelle, elle ne nous aurait pas intéressés», a-t-il insisté. Malgré une demande jugée considérable sur les produits Cojek, l’entreprise peinait à se positionner sur le marché national, notamment en raison d’importantes défaillances dans son système de distribution. L’usine rachetée, basée à Bejaïa, est une SPA au capital social de 45 millions de dinars, produit des eaux fruitées, des confitures de fruits, du concentré de tomate et des produits semi-finis. Son chiffre d’affaires a atteint 10,11 millions d’euros en 2004. A noter aussi que c’est sans doute la première fois qu’une opération de privatisation est communiquée avec tous ses chiffres, montant de la transaction compris, ce qui entre bien dans la tradition Cevital, inscrite au sommet depuis le lancement de son emprunt obligataire.

Redouane A.

 

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A l’appel du CNAPEST

Journée de protestation ce dimanche

Les enseignants des établissements secondaire d’Alger sont appelés a manifester leur solidarité et soutien, dimanche prochain, au profit de leur collègue, Lemdani Ali, membre du bureau national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest). En effet, indique-t-on dans un communiqué rendu public à l’issue du conseil de la wilaya d’Alger, parvenu hier à notre rédaction, ce dernier est appelé à comparaître, une fois de plus, ce dimanche, auprès de la cour d’appel d’Alger. Ce membre actif du Cnapest n’est pas à sa première comparution devant la justice, puisque il a été traduit plusieurs fois devant les tribunaux depuis 2004. On  reproche à M. Lemdani les griefs d’«incitation à la grève, attroupement, rassemblements non autorisés» d’un «syndicat non encore agréé». Actuellement, il est sous contrôle judicaire depuis avril 2005, «avec six de ses collègues du bureau national du Cnapest», note t-on aussi. Il sera rappelé que les causes de cette comparution en appel, concernent aussi des faits qui remontent à la grève nationale d’octobre 2003, observée par les professeurs suite à «la décision prise souverainement et démocratiquement dans leurs assemblées générales tenues dans les lycées à travers le territoire national», et d’ajouter en outre que ce membre est élu parmi les représentants du syndicat du Cnapest. Le conseil appelle les membres de la corporation travaillant dans l’Algérois à être nombreux ce jour parce que «en réalité, ce procès est celui de tous les professeurs, dont les revendications légitimes socioprofessionnelles n’ont pas été prises en charge par la tutelle».

Ils tiennent cependant l’opinion publique comme témoin : «Ces poursuites judiciaires qui s’ajoutent aux exaction

s administratives à l’encontre des professeurs créent un climat défavorable à la sérénité nécessaire dans les lycées». Et d’encourager les professeurs dans leurs actions revendicatrices,  les invitant à «être conscients et solidaires, et ce, en participant à la journée de protestation de ce dimanche 26 dans tous les lycées de la wilaya d’Alger». Il faut rappeler que l’ensemble des syndicats autonomes de l’éducation et les représentants des enseignants sont conviés par le ministère de l’Education nationale à débattre du statut particulier dans quelques jours.                                                                                                                                                                                                                

Kahina Benarab

 

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Ben Aknoun

Une étudiante amputée d’une jambe

Un terrible accident de circulation s’est produit il y a quelques jours devant la station de bus de l’Onou au niveau de la résidence universitaire de Ben Aknoun. Une jeune étudiante s’est vue, après la débandade qui a suivi l’arrivée d’un bus de transport des étudiants, glisser sous les grands pneus de l’engin qui l’a écrasé. Malgré les cris et les vociférations de la malheureuse victime, le chauffeur ne s’est pas rendu compte qu’un être humain se trouvait au dessous de son engin. A son grand malheur, la victime a assisté impuissante à ce qui lui arrivait. Evacuée vers la cité universitaire pour recevoir les premiers soins, la victime a été transférée de toute urgence vers l’hôpital, où, d’après de sources de bonne foi, elle a du être amputée de sa jambe. Selon des témoins oculaires, la faute ne revient ni au chauffeur, ni à l’étudiante puisque des bousculades et des bagarres se répètent à chaque jour que Dieu fait dans les stations de bus des étudiants. «Je ne sais pas comment cela est arrivé. Les étudiants se regroupent pèle-mêle à chaque fois qu’un bus arrive, en plus de la promiscuité, ceux-ci créent un désordre indescriptible où les plus faibles, particulièrement les filles se retrouvent exposés à tous les dangers» a raconté un étudiant.           

  1. F.

 

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1er séminaire international sur la Tariqa Tidjania

Coup d’envoi aujourd’hui à Laghouat

C’est à partir de l’Université de Laghouat que le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, procédera, aujourd’hui, à l’ouverture du Premier séminaire international sur la tariqa (voie) tidjania.

Séminaire placé sous le haut patronage du président de la République, auquel prendront part 640 personnalités représentant 29 pays sur les 37 prévus initialement. Des personnalités religieuses très influentes et des sociologues se déplaceront à la wilaya de Laghouat, précisément dans la circonscription de Aïn Madhi, berceau de la voie Tidjania, où fut fondée la confrérie par Sidi Mahmoud El Tedjani, au XVIIIe siècle.

Cette importante manifestation qui regroupera les prédicateurs de la Tariqa de part le monde est appelée, indique une source du département de Bouabdellah Ghlamallah, à devenir un rendez-vous périodique de la confrérie. Le séminaire sera une occasion de rapprocher les points de vue des dirigeants de la confrérie et d’examiner la situation de la nation musulmane. Le porte-parole du ministère, initiateur du séminaire en question, Abdellah Tamine, nous a indiqué, hier, à son arrivée dans la ville de Laghouat, que l’objectif principal de ce rendez-vous est «de faire connaître le rôle efficace joué par la voie Tidjania dans l’enseignement et l’éducation spirituelle». Selon notre interlocuteur, le séminaire a trois dimensions : nationale, internationale et musulmane. Nationale, parce que, indique M.Tamine, la voie Tidjania a des origines proprement algériennes. Internationale, puisque la tariqa est répondue dans bon nombre de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Pour ce qui est de la dimension musulmane du séminaire, le représentant du ministère souligne que la voie ne sort pas des principes et pratique de la religion. Les préparatifs de ce rendez-vous qu’on a qualifié d’«historique» ont débuté depuis bien longtemps, comme il nous a été confié par le chargé à la communication du département de Ghlamallah. Selon lui, dans l’objectif de faire réussir cette manifestation religieuse, une commission de préparation était mise sur pied, l’été dernier, au niveau du département des Affaires religieuses. La commission en question, poursuit

M. Tamine, renferme tous les secteurs concernés : les Affaires étrangères, le Tourisme, la Communication, la Culture, la Santé, le Transport, les Finances, les Collectivités locales et bien sûr les Affaires religieuses. Pour ce qui est des institutions mobilisées pour la circonstance, le porte-parole du ministère cite l’Entreprise de gestion des aéroports, Air Algérie, les Douanes, l’ONAT, la Gendarmerie nationale, la Sûreté nationale et la Protection civile. Les délégations étrangères, arrivées au pays, ces deux derniers jours, ont élu domicile dans les différentes structures hôtelières de la ville de Laghouat, celles de Marhaba, Seischel et de Sahraoui en particulier, mais aussi au sein même de quelques zaouias relevant de la wilaya. Outre la visite spéciale au berceau de la confrérie tidjania à Aïn Madhi, ainsi que des visites guidées aux sections d’El-Oued, El-Bayadh et Ouargla,

le programme de cette manifestation comprend la tenue d’un important séminaire à Laghouat portant sur les confréries en Algérie, ainsi que sur la propagation de la voie Tidjania dans le monde musulman. Notre déplacement, tôt dans la matinée d’hier, à la circonscription de Aïn Madhi, localité distante de 75 km, du chef lieu de wilaya, nous a permis de rencontrer, au siège de la Zaouia tidjania, le premier responsable, «Khalifa», de la tariqa, dont le nom est Hadj Mohammed Ben Sidi Mahmoud El Tidjani, l’un des descendants directs du fondateur de la voie. D’après cet homme de culte, la fondation de la voie Tidjania remonte à 1204 de l’Hégire (1789). Elle a été fondée par son aïeul, Sidi Ahmed Tedjani. Ce dernier, indique-t-on, né en 1737, à Aïn Madhi. A en croire ses dires, «une vision révèle à Ahmed Al Tidjani qu’il a été choisi comme guide spirituel et lui enseigne le rituel religieux de sa confrérie». La spécificité de cette voie consiste, grosso modo, dans la «salat al-fateh». Celle-ci, explique le Cheikh, est la méthode de réciter la salat sur le prophète (QSSSL). Méthode que Sidi Mahmoud El Tidjani (avait) résumé des 25 autres existaient avant lui. La voie de la Tidjania est actuellement appliquée, souligne notre interlocuteur, par environ 350 millions de musulmans.

Mourad Kechad

 

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Le chef de la Zaouia Tidjania au Jour d’Algérie

«Le soufisme n’est pas de la religion musulmane»

 

Le Jour d’Algérie : La Tidjania est une secte ou une doctrine ?

Ben Sidi Mahmoud El Tidjani : Elle n’est ni l’un eni l’autre. La Tidjania est une voie qui respecte à la lettre les pratiques de la religions musulmane. Quant à ce que vous dites, ça existe dans les autres religions, pas dans l’Islam.

 

C’est quoi donc ?

C’est une manière ou bien une méthode de réciter la çalat sur le prophète, que le salut soit sur lui, à la fin de chaque prière, voire même en dehors des horaires des cinq prières.

Cette méthode était appliquée par les disciples de notre ancêtre. A cela s’ajoute bien sûr d’autres pratiques qui ne s’opposent pas à la religion.

Donc, selon vous, il n’existe pas de secte ou de doctrine musulmane ?

Le monde musulman ne connaît pas en réalité une prolifération aussi excessive des sectes, comme c’est le cas des autres religions.

La clarté du texte coranique, son discours pertinent sur le sens de la vie et son caractère exhaustif ont permis d’apporter une réponse suffisante aux attentes des musulmans.

 

Cependant, il y a de divergences d’opinions dans la religion musulmane ?

Oui, cela n’exclut pas l’existence de divergences doctrinales en islam, lesquelles divergences ont donné lieu à des écoles de pensée, à des opinions doctrinales différentes (madhahib). Or, on ne peut pas assimiler ces doctrines à des sectes étant donné leur accord sur les fondements de la religion. C’est pourquoi, à de rares exceptions près, il n’existe pas de sectes typiquement islamiques.

 

Il y a aussi des tendances religieuses fanatiques ?

Les sectes pseudo-islamiques que l’on connaît actuellement sont pour la plupart le produit d’une invention ou d’une implication étrangère.

Le soufisme, par exemple, n’est pas d’origine islamique. N’ayant pas existé du temps du prophète Mohammed (QSSSL) ni des quatre califes successeurs, il tire son origine des philosophies grecques, hindouistes et persanes. Ces philosophies furent introduites dans le monde musulman par les nouveaux convertis.

 

Les prétendants du soufisme sont-ils, dans ce cas, des non-musulmans ?

Certains d’entre eux ont sombré dans la sorcellerie, le charlatanisme ou le culte des saints.

Les autres ne font même pas cas des obligations cultuelles, croyant avoir atteint un niveau tel qu’ils en aient obtenu la dispense ainsi que le pardon de tous les péchés qu’ils ont commis ou à commettre. Selon eux, les actes extérieurs, que ce soit un péché ou une bonne action, n’ont aucune importance ; ce qui compte, disent-ils, c’est le cœur.

Propos recueillis par

Mourad Kechad

 

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Boumerdès

Des sinistrés relogés

152 familles sinistrées émanant de 19 communes de la wilaya de Boumerdès ont été relogées hier diverses localités, dont 24 logements à Naciria, 16 à Bordj-Ménaïel, 25 à Corso, 57 à Boudouaou, 24 à Ouled-Moussa et 6 à Khemis El Khechna. Cette opération entre dans le cadre du relogement des sinistrés «rouge 5» du séisme du 21 mai 2003 édicté par les hautes instances du pays. Ainsi, par cette mesure «3 707 familles sinistrées sont relogées à ce jour et l’opération se poursuit à mesure de la livraison des logements par les entreprises réalisatrices des projets jusqu’à son achèvement», a déclaré le chef du cabinet du wali, Mouloud Cherifi, lors du point de presse qu’il a animé hier à la salle de réunion de la wilaya.

Abordant le projet de loi sur l’attribution et la gestion des chalets, le chef de cabinet du wali dira que «les bénéficiaires ne peuvent prétendre à aucune attribution de logement s’ils ne se soumettent pas aux conditions prescrits par la loi relative à la restitution du chalet. Quant à son attribution, c’est du ressort d’une commission ad-hoc de daira». Et d’ajouter «la gestion des chalets est confiée à l’OPGI». Concernant l’aspect touristique et la prétention des investisseurs étrangers, notamment dans le secteur du tourisme, «les sites des chalets implantés en ces endroits de la côte n’influent en aucun cas sur la zone touristique qui s’étend de la plage de Seghirat à Zemmouri», a-t-il confirmé. Abordant le cas des commerçants sinistrés, «tous les locaux commerciaux seront attribués en priorité à cette catégorie de sinistrés». Quant aux chiffres exacts des familles sinistrés à reloger «nous ne pouvons avancer un chiffre pour diverses raisons. Des sinistrés ont bénéficié d’une aide de l’Etat pour la reconstruction de leur logements, d’autres ont restitué cette somme pour une éventuelle acquisition d’un logement etc…». Evoquant la cité de la sablière où seulement 550 logements sur le 850 ont été attribués, il a affirmé que «ce reliquat est destiné aux habitants de la ville de Boumerdès qui résident encore dans des chalets». Ainsi donc, l’opération de relogement se poursuit progressivement jusqu’à son achèvement.

K. A.

 

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Echanges commerciaux

25% des Américains consomment du pétrole algérien

Les échanges commerciaux entre  l’Algérie et les Etats-Unis ont totalisé environ 11,220 milliards de dollars, entre janvier et septembre 2006, contre 9,507 milliards de dollars pour la  même période de 2005, selon des statistiques du ministère américain du Commerce.

Selon la même source, les exportations algériennes sur le marché  américain pour les neuf premiers mois de l’année en cours, ont atteint les 10,488 milliards de dollars contre

8,5 milliards pour la même période en 2005, 6,7 milliards celle de 2004 et

4,3 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de 2003. Les exportations algériennes aux Etats-Unis restent toutefois dominées par les hydrocarbures, constituant environ 5% de la consommation  énergétique américaine mais représentant 25% des ventes algériennes d’hydrocarbures à l’étranger. Outre les 95% des ventes d’hydrocarbures, les ventes algériennes  comprennent également des produits chimiques, des matières premières et  des produits agroalimentaires. Les importations algériennes ont, quant à elles, enregistré un montant de près de 731 millions de dollars, en légère baisse par rapport aux chiffres de 2005 pour la même période (971,7 millions de dollars), couvrant une vaste gamme de produits allant des équipements industriels, des produits agricoles (céréales), des produits pharmaceutiques, électroniques, machinerie et produits agro-industriels.

En nette croissance par rapport aux quatre dernières années, les échanges commerciaux algéro-américains connaissent une réelle dynamisation et un renforcement appréciable dus en grande majorité à l’instauration d’un climat de confiance et à l’existence d’opportunités de partenariats, d’investissements et d’échanges entre les deux économies, expliquent des  spécialistes à Washington. L’Algérie devient ainsi l’un des premiers partenaires économiques des Etats-Unis dans le monde arabe et en Afrique, note un responsable du département américain du Commerce, indiquant que les Etats-Unis  encouragent la communauté d’affaires américaine à investir en Algérie, en leur facilitant notamment l’accès aux crédits. «L’ouverture économique de l’Algérie, l’amélioration du cadre institutionnel, réglementaire et administratif, le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique, la mise en place d’un train de réformes et le lancement d’importants programmes de développement sont autant de raisons pour lesquelles les Etats-Unis cherchent à accroître leurs investissements en Algérie», fait-on remarquer au même ministère. La dominante des échanges entre l’Algérie et les Etats-Unis reste les hydrocarbures, les autorités algériennes autant qu’américaines ont appelé, à diverses occasions, à l’élargissement de la gamme des produits commercialisés et à l’intéressement de la communauté d’affaires américaine aux opportunités d’investissement qui existent dans les secteurs hors hydrocarbures. «La balance commerciale enregistre un solde positif en faveur de l’Algérie, il reste que les secteurs productifs algériens devraient varier leurs exportations sur le marché américain, notamment les produits agricoles et agroalimentaires, l’artisanat et une varieté de produits industriels», souligne le président du Conseil d’affaires Etats-Unis-Algerie (US ABC), qui a organisé, le 13 novembre dernier, à Houston (Texas), en collaboration avec l’ambassade d’Algérie aux Etats-Unis,  une journée d’information sur le climat des affaires en Algérie. Il existe de nombreuses facilités commerciales entre les deux pays qu’il suffit juste d’exploiter de manière judicieuse, estime Smaïl Chikhoun, notant par exemple qu’il existe une ligne maritime Alger-Houston qui n’est nullement exploitée pour promouvoir les exportations algériennes hors hydrocarbures. «Nous espérons qu’une fois conclu l’accord Open Sky, actuellement en discussion entre les deux pays, nous pourrons assister à un développement plus substantiel des échanges entre les deux pays qui possèdent d’importantes complémentarités», souligne-t-il, rappelant que les deux pays n’ont aucun contentieux et qu’ils viennent de conclure un accord pour le remboursement anticipé de la dette algérienne avoisinant le 1,2 milliard de dollars.            

Synthèse : R. A.

 

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Ressortissants algériens au Canada

Une intégration remarquable

Abdelaziz Sbaâ, Consul général d’Algérie à Montréal, a déclaré que «ses services encouragent les associations algériennes au Canada à créer et à densifier un réseau de solidarité et d’entraide pour aider les Algériens établis dans ce pays à prendre en charge leurs problèmes d’intégration et à s’affirmer en tant que minorité visible». Notre immigration est jeune, selon le représentant diplomatique algérien au Canada qui estime qu’elle est constituée dans les années 1990. Dans le volet culturel, le consulat général d’Algérie a investi du fait de la spécificité de la ville de Montréal, une métropole culturelle. C’est pourquoi, fait savoir Abdelaziz Sbaâ, les services consulaires «assurent  une participation régulière de l’Algérie au Festival du monde arabe, organisent des manifestations pour une visibilité du cinéma algérien et encouragent les artistes algériens, notamment à travers des expositions». Il cite, à ce titre, l’exemple du peintre M’hand Sanci qui se tient actuellement dans les locaux du poste consulaire. Ces activités facilitent l’intégration de la communauté algérienne établie au Canada qui se rend utile au pays d’origine, en assumant sa pleine citoyenneté canadienne. Visible, cette intégration se voit à Jean Talon, un quartier de Montréal où vivent de nombreux Algériens. Cette idée d’intégration par la compétence est la ligne de conduite d’une immigration algérienne qualifiée qui apporte un bagage de savoir-faire. Des Algériens ont connu la réussite dans les radios et les télévisions communautaires grâce à des émissions comme Taxi-Maghreb ou Caravane du Maghreb ou dans le domaine de l’informatique. Les animateurs de vie associative, eux, affichent leur volonté à s’intégrer pleinement dans leur pays d’adoption sans pour autant renier leur spécificité culturelle en occupant le terrain. L’enjeu est ainsi cadré pour ces migrants et les responsables d’associations activant dans différentes villes canadiennes comme Calgary, Beaconsfield, Bizard,

Saint-Léonard, Saint-Laurent ou encore Ottawa, mais en grande majorité à Montréal, qui soutiennent le principe que «l’intégration réussie au Canada par une pleine citoyenneté permettrait de mieux être utile au pays d’origine». L’exercice de la citoyenneté, selon ces bénévoles,  devrait aussi s’exprimer sur le terrain du social et du culturel en contribuant à la cohésion de la société canadienne. Dans une déclaration à l’APS, lors de son investiture à la députation au comté de Crémazie, Lisette Lapointe a salué «l’apport de la communauté d’origine algérienne à la société québécoise».            

Djamel Oukali

 

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Michaëlle Jean

«L’Algérie a tenu le pari»

La Gouverneure générale et commandante en chef du Canada, Michaëlle Jean, qui a quitté l’Algérie hier, a déclaré à Alger que «l’Algérie est vivante et a tenu le pari de la réconciliation, de la stabilité et de la paix en ajoutant qu’il y a vraiment en Algérie un pari pour la vie contre les forces de destruction» en marge de sa visite du Centre psychopédagogique pour adolescents de Bourouba, Alger. L’invité de l’Algérie a estimé que sa visite lui permettra  «une vue différente, à la hauteur de ses aspirations et de ses réalisations.» Michaëlle Jean a appelé qu’il faut «se débarrasser des stigmates dans la vision que l’on a de l’Algérie» en rappelant que «son pays n’a jamais quitté l’Algérie dans ses moments difficiles». En quittant le Centre psychopédagogique pour adolescents, l’hôte de l’Algérie a eu droit à un bain de foule.           

D. O.

 

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Conférence de presse du P-DG d’Algérie Telecom

Le titre obligataire à la Bourse d’Alger

Le titre obligataire du groupe Algérie Télécom (AT) a été officiellement admis mercredi en Bourse d’Alger, clôturant ainsi la campagne relative à l’émission obligataire qui avait débuté en septembre dernier.

A cette occasion,  Slimane Kheireddine, Président-directeur général d’Algérie Télécom, s’est félicité de cet événement qu’il a qualifié de «succès total». «Un succès qui a même dépassé nos prévisions», s’est-il réjoui. M. Kheireddine a ajouté, à ce propos, que «l’objectif escompté de 20 milliards de dinars, a été dépassé», précisant que «le montant levé par le groupe AT est, à ce titre, le plus important jamais réalisé dans ce genre d’opération en Algérie». «Le groupe a réuni toutes les conditions pour que ses obligations puissent être vendues ou achetées; elles le sont aujourd’hui en Bourse. Ceci constitue un motif de grande fierté pour le groupe», a-t-il expliqué. Pour le premier responsable d’Algérie Télécom, son groupe «consolide de plus en plus son rôle dynamique dans l’économie nationale et contribue, d’une manière efficace, en tant que premier partenaire national et opérateur incontournable pour le développement des technologies de l’information et de la communication en Algérie».

Pour sa part,  Makhlouf Rahni, directeur général de la Bourse d’Alger, a indiqué que «l’encours des obligations Algérie Télécom, admis aux échanges sur le parquet de la Bourse, s’élève à

21 598 560 000 dinars, portant ainsi le flottant des titres de créances inscrits à la cote à plus de 37 milliards de dinars».Il s’agit là, selon lui, d’un «record enregistré en matière d’encours introduit en Bourse depuis sa mise en place» et a attribué ce «succès» à l’«engagement sans faille» de tous les acteurs et à la «confiance» des investisseurs».

Amine B.

 

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