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Détournement du foncier agricole
Les grands
procès ont commencé
«Certains
dossiers ont été déférés au greffe, et sont actuellement entre les
mains des juges d’instruction en vue de parachever les formalités de
l’enquête».
Le ministre de la
Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a annoncé, mardi, dernier,
en marge d’une session du Conseil de la nation, que les procès des
accusés dans les affaires de détournement de foncier agricole de sa
vocation ont commencé devant plusieurs tribunaux. Le ministre a
ajouté qu’au terme des enquêtes menées par les services de la
Gendarmerie et de la Sûreté nationales, «certains dossiers ont été
déférés au greffe, et sont actuellement entre les mains des juges
d’instruction en vue de parachever les formalités de l’enquête». Des
enquêtes portant sur la dilapidation du foncier agricole du secteur
public «sont en cours, notamment au niveau des grandes villes telles
que Alger, Oran et Annaba, où certaines personnes ont accaparé des
terres agricoles à des fins commerciales ou de courtage, voire même
pour en faire des assiettes de logements».
«Aussi longtemps
que puisse durer le traitement du dossier du foncier agricole, tous
ceux qui ont illégalement obtenu ou exploité des terrains agricoles,
les ont vendus directement ou par courtage seront poursuivis et
jugés», a poursuivi le ministre qui a déclaré, à l’APS que sur les
retards accusés dans le traitement des affaires de détournement du
foncier agricole, bien que les investigations menées par les
services de la police et de la Gendarmerie nationales aient démarré
il y a deux ans, M. Belaïz a expliqué que «des milliers d’affaires
sont instruites quotidiennement par la justice qui n’a pas que les
dossiers du foncier agricole ou d’Al-Khalifa Bank à traiter». Les
enquêtes sur la dilapidation du foncier agricole ont commencé après
une instruction adressée par les procureurs généraux, sur
instruction du ministère de la Justice, à la Gendarmerie nationale.
La police, également, participe à ces enquêtes.
Ces enquêtes ont
concerné des exploitations agricoles collectives (EAC) et des
exploitations agricoles individuelles (EAI) dans plusieurs wilayas
du pays. Des milliers d’EAC et d’EAI ont été concernées par ces
enquêtes et plusieurs personnes ont été mises en détention
préventive, en attendant leur procès. L’affaire de Mohamed Bouricha,
ex-wali de Blida, est, en partie, concernée par ces enquête
puisqu’il est accusé, notamment, de «dilapidation de foncier
agricole». Il s’agit, notamment, de terres gérées par des EAC et, en
partie, attribuées à des gérants de certaines entreprises privées
sur la base de «désistements». Les désistements par des exploitants
d’EAC ou d’EAI sont interdits par la loi. Il y a quelques semaines,
les gendarmes se sont rendus dans plusieurs sites agricoles de la
wilaya d’Alger pour recueillir des informations sur le devenir d’EAC
et d’EAI. Des agriculteurs ont été entendus dans ce cadre. Ce qui
n’a pas empêché la poursuite de travaux de construction sur ces
terres pourtant à vocation agricole. Des coopératives immobilières
continuent à ériger des bâtisses sur ces terres agricoles.
M. Abi
Haut
Le directeur de l’agriculture de la capitale au Forum El Bahdja
«L’urbanisation
des terres agricoles est un mal nécessaire»
«Si l’urbanisation
des terres agricoles se poursuit de la cadence actuelle, il ne
restera rien de la plaine de la Mitidja d’icià l’horizon 2050» a
fait savoir le directeur de l’agriculture de la wilaya d’Alger, M.
Hamdaoui. Mais «cela demeure un mal nécessaire, la wilaya se
développe et s’élargit et le programme du président de la République
doit être réalisé», a-t-il précisé. Ce qui fait, qu’en cas de non-
existence d’alternative dans le choix des terrains, il est
inéluctable de construire des bâtiments et autres infrastructures de
base dans les terres agricoles d’Alger. Toute la problématique se
pose dans ce point précis, a soutenu M. Hamdaoui, sinon «où
voulez-vous qu’on construit le stade de Douéra, où voulez-vous qu’on
construit l’Université de Ouled Fayet, etc. ?» s’est exclamé ce
responsable en citant ces deux exemples de projets d’utilité
publique bâtis sur des terres fertiles de la capitale. Malgré cette
réalité des plus amères, le conférencier n’était pas allé sans
promettre que les 20 000 hectares des terres fertiles de la Mitidja
ne seront absolument pas touchés par l’urbanisation, et ce, tout en
indiquant qu’à l’heure actuelle 20 cas d’atteinte sont recensés.
«Nous possédons le droit de veto dans la gestion du foncier agricole
de la capitale. C’est ce qui nous permettra de gérer avec adresse
les terres agricoles d’Alger et ce, sans hypothéquer le programme du
président de la République» a-t-il laissé entendre. Selon lui «les
terres de hautes potentialités sont protégées par la loi». Pour
appuyer ses dires, l’orateur a mis en exergue le dispositif
législatif et administratif mis en place par les pouvoirs publics
afin de protéger les terres agricoles. A ce titre, M. Hamdaoui a
fait savoir qu’un comité ad hoc est installé au niveau de la wilaya
d’Alger pour traiter les dossiers des infractions commises contre
les terres agricoles. «Les plans d’occupation du sol (PDOS) sont
soumis à l’adoption de la commission de wilaya». D’ailleurs a-t-il
enchaîné, 407 terrains sont repris par l’Etat, grâce à cette
nouvelle mesure. «La plupart des infractions commises sur les
terres agricoles découlent du phénomène des constructions
illicites», a-t-il indiqué. Pour y faire face, la direction de
l’agriculture de la wilaya d’Alger a mobilisé 70 agents de contrôle
dans la totalité des communes de la capitale afin de faire des
constats minutieux de l’état des lieux. L’invité du Forum El Bahdja
a indiqué, en outre, que d’ici à 2015, 5 000 hectares de terres
agricoles se trouvant au milieu de centres urbains seront intégrés
dans le cadre du PDOS. Comme il est décidé des mesures de chute
contre les propriétaires d’exploitations agricoles laissées à
l’abandon ou négligées. Le conférencier a souligné, tout de même,
que de nouveaux textes réglementaires pour mieux protéger le foncier
agricole seront proposés à l’adoption à la prochaine session
ordinaire de l’APW d’Alger. Abordant l’investissement et la
production agricole dans la wilaya d’Alger,M. Hamdaoui a indiqué que
la capitale produit 90 000 tonnes de fruits et légumes, 90 millions
de litres de lait, 160 millions d’œufs ainsi que 37 mille tonnes de
viandes blanches et 40 mille tonnes de viandes rouges par an.
Quoique loin d’assurer la sécurité alimentaire, le conférencier a
exprimé, néanmoins, sa satisfaction de ces résultats. Ces chiffres,
il faut bien le préciser, entrent dans le cadre du Plan national de
développement agricole (PNDA) mis en application en 2000. «1 280
exploitations agricoles de la capitale ont adhéré à ce programme
soutenu d’une bagatelle de plus de 2 milliards de dinars» a fait
savoir M. Hamdaoui. Ce dernier n’est pas allé, d’ailleurs, sans
signaler que plus de 1 500 postes de travail permanent ont été créés
dans le cadre de ce programme. D’après le premier responsable de
l’agriculture de la wilaya d’Alger, les potentialités de cette
dernière en matière de production agricole sont des plus
importantes. «Alger dispose de plus de 35 000 hectares de terres
agricoles, l’équivalent de 45% de sa superficie totale. Tout comme
elle renferme 3 979 exploitations agricoles, 1 596 forages et 1 416
puits», a-t-il indiqué. S’expliquant davantage, le directeur de
l’agriculture de la wilaya d’Alger a indiqué que «la Banque
africaine de développement (BAD) n’a pas joué son rôle dans le
développement de l’agriculture dans la capitale», ce qui a ramené
l’orateur à exprimer la nécessité de la création d’une Banque
nationale d’agriculture.
Aomar Fekrache
Haut
Réconciliation nationale
Quelle place pour Belkhadem ?
On imagine
difficilement, à présent, le rôle que pourrait encore jouer A.
Belkhadem à l’avenir dans le processus de réconciliation nationale.
Le revirement de
Abdelaziz Belkhadem s’agissant de la mise en œuvre de la charte pour
la paix et la réconciliation nationale a de quoi étonner plus d’un.
Aujourd’hui, c’est lui – et l’évènement était inattendu – qui estime
que les anciens du Fis n’auront plus jamais le droit d’exercer la
politique. Une affirmation faite non pas devant des délégations
occidentales qui seraient frappées de paranoïa
antiterroriste,
mais devant des hommes d’affaires arabes dont on peut bien deviner
qu’il existe un bon nombre d’islamistes et de pro-islamistes parmi
eux. Autant dire que dans une large mesure, Abdelaziz Belkhadem
pensait ce qu’il disait, surtout qu’il avait largement le choix pour
dire les choses avec un ton moins catégorique ou les enrober avec ce
flou auquel nous sommes assez habitués. Reste que le revirement est
de taille.
Car le Chef du
gouvernement avait, en effet, fait quasiment campagne pour
«l’amnistie générale» avant que le chef de l’Etat ne dévoile son
projet et le décline à travers la charte et ses textes
d’application. Une amnistie générale étant plus qu’une cessation des
poursuites, un casier judiciaire vierge qui annule tout obstacle à
l’égalité devant ses compatriotes. Et défendre une amnistie générale
cela revient tout bonnement à œuvrer pour que la catégorie concernée
par la mesure voulue n’ait plus jamais le moindre motif de subir une
diminution de la moindre parcelle de ses droits, politiques
s’entend. M. Belkhadem avait donc maintes fois estimé qu’il revenait
au FLN de porter le projet parmi la société et qu’il n’attendait
pour cela que le feu vert du Président. Et bien avant, le SG de
l’ex-parti unique était déjà en campagne, tissant des alliances
nécessaires afin d’isoler le RND et d’autres formations politiques
hostiles à l’idée, pour frayer un boulevard devant le projet
d’amnistie.
D’une position à
son extrême, le revirement est de taille, surtout que Belkhadem
représentait le chef de file d’une démarche qui vise à recréer le
Fis sous une nouvelle forme mais aussi et surtout le principal
intermédiaire crédible entre la direction politique du pays et le
camp partisan de la solution néo-Fis. On imagine difficilement, à
présent, le rôle que pourrait encore jouer A. Belkhadem à l’avenir
dans le processus de réconciliation nationale. Jusque-là, il a été
quasiment au centre de moult consultations partisanes, avec
notamment Louiza Hanoune ou Abdallah Djaballah et, tout
dernièrement, il a reçu Rabah Kébir lors de sa tournée de
prospection. Mais avec sa dernière sortie où il donne une
interprétation inattendue de sa part à propos de la charte pour la
paix et la réconciliation nationale, on voit mal ce qu’il aurait
encore à dire ou à promettre à ceux qui passaient pour ses alliés.
Le problème peut se poser en ces mêmes termes au sein du FLN par
rapport à la tendance qui avait soutenu fortement l’idée que le chef
de l’Etat devait impérativement prendre de nouvelles mesures, «plus
fortes», pour ancrer la réconciliation nationale. Il était question
que le Président recoure à l’article 47 de l’ordonnance de mise en
œuvre de la charte. Avec les derniers propos de M. Belkhadem, c’est
plus d’un an de pratique politique qui tombe à l’eau. Et il n’est
pas dit que cela ne contribuera pas à provoquer une nouvelle lame de
fond au sein du FLN.
Nabil Benali
Haut
Ouyahia anime un meeting à Annaba
«Les résultats
de la réconciliation sont là»
Le secrétaire
général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia,
a animé mercredi au Palais des arts et de la culture Mohamed-Boudiaf
de Annaba, un meeting au cours duquel il a évoqué des questions
d’actualité nationale et les positions de sa formation vis-à-vis de
celles-ci.
Dans son
intervention, devant une assistance nombreuse composée
essentiellement de militants du RND, M. Ouyahia a souligné que «la
situation en Algérie a connu une nette amélioration sur les plans
économique, social et sécuritaire», en dépit de «certaines
insuffisances» qui ne sont pas, selon lui, «difficiles à surmonter».
Il a affirmé, à ce propos, que «le pays a besoin aujourd’hui de
l’espoir et de la mobilisation de ses capacités pour relever les
défis du développement et de l’édification d’une économie durable».
Le volume d’investissement de 100 milliards de dollars au titre du
plan quinquennal 2005-2009 est, a-t-il soutenu, «un indicateur fort
qui démontre que l’Algérie n’est pas en panne». Le secrétaire
général du RND, qui a réitéré le soutien de son parti au programme
du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, du fait, a-t-il
précisé, «qu’il répond aux préoccupations du pays», a ensuite évoqué
les bienfaits de la réconciliation nationale qui constitue, a-t-il
dit, «un choix incontournable ayant permis la consolidation du
retour de la paix et de la stabilité dans le pays».
M. Ouyahia a
appelé les Algériens à être «vigilants» et à «donner un contenu
concret à l’unité des rangs», afin de préserver les acquis de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale. Le secrétaire
général du RND a abordé, d’autre part, la question relative à la
privatisation des entreprises, qu’il a qualifiée «de choix
stratégique irréversible» pour l’économie nationale, citant à ce
titre les exemples des groupes «Sider» et
«Asmidal» dans le
domaine du partenariat avec l’étranger. «La lutte contre la
corruption», «les détournements des deniers publics» et «la
criminalité», sont autant de points développés par le secrétaire
général du RND, qui a appelé, à ce propos, à une mobilisation du
peuple algérien, par le truchement des associations notamment, pour
le recul de ces fléaux.
R. N.
Haut
Khelil rencontre les managerS des firmes étrangères
Anadarko
poursuivra ses activités en Algérie
Anadarko, la
compagnie pétrolière américaine ne quittera pas le pays, a déclaré
hier le vice-président des opérations internationales de cette
compagnie, Dick Holmes, en marge de la rencontre-débat qui l’a
réuni avec le ministre de l’Energie et des Mines. «Nous poursuivrons
nos activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en
Algérie et nous ne vendrons pas nos actifs en Algérie. Nous restons
ici et nous escomptons un bon avenir dans votre pays»,
souligne-t-il. Ces déclarations viennent mettre fin aux spéculations
qui ont prédit le départ de cette compagnie présente dans deux puits
pétroliers de l’erg oriental algérien dans lesquels elle totalise
une production journalière de 60 000 barils de brut et l’arrêt de
ses activités en Algérie. «Anadarko s’apprête à participer aux
prochains appels d’offres que lancerait Sonatrach», insiste M.
Holmes, rappelant dans la foulée que le P-DG de cette compagnie
avait déclaré vendredi dernier en Floride que l’Algérie était tout
simplement «l’atout» d’Anadarko. Le ministre de l’Energie et des
Mines, Chakib Khalil, qui a invité les responsables des compagnies
pétrolières étrangères à une rencontre explication-débat portant sur
les amendements relatifs aux lois sur les hydrocarbures, a expliqué
aux partenaires de Sonatrcah que l’augmentation des taxes induite
par les amendements introduits aux lois 86-14 et 05-07 relatives aux
hydrocarbures s’explique par la hausse des prix du baril de pétrole,
car la première taxe était fixée sur la base de 15 dollars/baril.
Aujourd’hui, les prix ont évolué et ont même dépassé les 30
dollars/baril, ce qui induit logiquement le changement des taxes.
Dans ce sens, il ajoute que «c’est une décision souveraine» et que
l’Algérie s’est inspirée des expériences du Venezuela et de la
Bolivie qui ont porté leurs fruits. Le ministre argue encore que ces
nouvelles taxes rapporteront 1 milliard de dollars/an au Trésor
public et que ces mesures permettront de préserver les ressources
naturelles pour les futures générations et d’augmenter la part de
l’Algérie de la forte hausse de prix du pétrole sur le marché
international, enregistrée ces dernières années.
Irane Belkhedim
Haut
Distribution de l’eau potable
Une crise
pareille qu’en 2002 ?
Un nouveau
programme de distribution de l’eau est en réflexion au niveau de
l’Algérienne des eaux (ADE) et sera probablement annoncé en début de
semaine prochaine.
C’est en
application des nouvelles orientations du ministère des Ressources
en eau, annoncées lundi depuis M’sila par Abdelmalek Sellal,
ministre du secteur, qu’il sera procédé à la révision du programme
de distribution. D’ailleurs, avant cette déclaration du ministre, l’ADE
n’avait pas élaboré de nouveaux programmes de distribution de l’eau,
affirme une source du secteur. Certes, les restrictions dans la
distribution de l’eau décidées par le ministère des Ressources en
eau sont expliquées par le souci de rationaliser l’utilisation de
l’eau. Dans une déclaration à la presse, le ministre avait expliqué
que les nouvelles restrictions ont pour principal objectif d’éviter
à l’Algérie «la crise de l’eau» connue en 2002 qui a conduit au
lancement d’un programme d’urgence pour alimenter la population de
la capitale après l’importante baisse du volume des barrages.
Cependant, le programme de distribution actuel, que ce soit dans la
capitale ou dans les autres wilayas, est déjà appliqué de façon à
rationaliser l’utilisation de l’eau. Hormis quelques communes qui
sont alimentées en continu, le programme de distribution de l’eau
dans les autres villes est appliqué selon des plages horaires, qui
ne sont pas respectées dans certains cas, alors que la population
espérait une amélioration à la faveur du lancement des différents
projets tels les stations de dessalement d’eau de mer. L’absence de
précipitations ces deux derniers mois vient dissuader cet espoir
d’avoir l’eau à n’importe quelle heure de la journée. A cet effet,
on s’attendra à la réduction des plages horaires. Mais, ceux qui
étaient déjà alimentés à raison d’un jour sur trois, par exemple, ne
connaîtront aucun changement, rassure-t-on. Ce que la population
n’arrivera pas à comprendre, c’est les assurances du ministre, il y
a juste quelques semaines, que même s’il ne pleuvait pas en 2007,
l’Algérie ne connaîtrait pas de problème de manque d’eau. Il serait
plus opportun d’accélérer les travaux de raccordement du barrage de
Taksebt, qui emmagasine un volume important d’eau sans pouvoir
l’utiliser à cause de l’absence des canalisations. Le stress
hydrique est une réalité admise depuis longtemps, comme pour toute
la région méditerranéenne. L’absence de précipitations, pendant une
année, n’est pas pour autant un problème pour les intervenants du
secteur de l’hydraulique.
«On est habitué»,
disent-ils. Cependant, ce sont les problèmes des canalisations qu’il
faut régler , notamment pour ce qui est lié à la réhabilitation des
vieux réseaux, afin de ramener le taux de fuites à un niveau
inférieur à celui enregistré jusque là. L’autre souci est relatif à
l’inégalité enregistrée dans la répartition des volumes à
distribuer. La plus importante préoccupation, c’est d’achever
l’intégration des entreprises de distribution de l’eau (Epedemia) et
de l’ensemble des communes à l’Algérienne des eaux (ADE). Le
problème de la faiblesse de la ressource serait accentué dans les
communes qui ne sont pas gérées par l’ADE. En cas de manque d’eau,
l’ADE pourra recourir à une distribution par camions-citernes. Or,
les problèmes de distribution seront plus accrus dans les communes
qui ont un faible taux de recouvrement et de volume d’eau distribué
et qui ne sont, en plus de tout cela, pas gérées par l’ADE. A ce
titre, ces communes ont besoin, en premier lieu, d’un plan pour les
mettre au même niveau que les autres et soient gérées selon les
normes adoptées par l’ADE. «A terme, nous ambitionnons de donner de
l’eau aux Algériens H24 jusqu’au 26e étage, notamment pour la
capitale, comme première étape», avait annoncé le ministre à
plusieurs reprises. Bien qu’en termes de mobilisation de l’eau, on a
opté pour la mobilisation de l’eau, dite non conventionnelle, comme
le dessalement et la réutilisation des eaux usées après épuration,
mais le programme de distribution ne risque pas de connaître une
amélioration. L’important programme de réalisation des barrages
n’aura pas servi à grand-chose. Lors de son audition par le
président de la République, Abdelmalek Sellal avait annoncé la
réception, à la fin de 2005, de cinq barrages (Sikkak/Tlemcen,
Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt, Tilesdi/Bouira et Sidi
M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) et 16 petits barrages. L’ensemble du
programme de construction de barrages est en cours de réalisation et
12 nouveaux barrages (Koudiat Acerdoune, Bougous, Oued Athmania,
Tichi Haf, Kerrada, Prise Chellif, Boussiaba, Ourkis, Kessir, Safsaf,
Kaf Eddir et Douéra) seront réceptionnés à fin 2008, avait avancé le
ministre. Ainsi, l’Algérie disposera de 69 barrages, avec 26 grands
transferts, ce qui fera passer la capacité totale de mobilisation
des eaux superficielles de 5,2 à 7,4 milliards de m3.
K. S.
Haut
Agroalimentaire
Cevital rachète
une filiale d’Enajuc
Le groupe
agroalimentaire Cevital a racheté hier pour 1,07 milliard de dinars
l’entreprise Cojek d’El Kseur (conserves et jus), filiale de
l’Entreprise nationale des jus et boissons (Enajuc). L’accord de
cession des actions a été signé par le
P-DG du groupe
Cevital, Issad Rebrab et le président du directoire du groupe Enajuc,
Kerbaa Mustafa, en présence du président du directoire de la SGP
des conserves, jus et boissons (Cojub), Sebbah Ahmed. Selon les
termes de cette cession, le groupe Cevital paiera au comptant la
totalité de la valeur de la transaction (1,07 milliard de dinars
hors taxes) et jouira de la sorte de tous ses droits sur la totalité
des actions de Cojek. Cette modalité de paiement a été le fruit de
rudes négociations car le projet du contrat stipulait un règlement
en deux versements, a-t-on constaté sur place. Le groupe Cevital
s’engage à maintenir les emplois existants à la date de cession et à
investir pour créer trente (30) autres emplois, un chiffre minimum
au regard des nouvelles activités que M. Rebrab dit vouloir
développer dans l’unité qu’il vient d’acquérir. L’acquéreur s’engage
aussi à mener un programme d’investissements détaillé de 1,4
milliard de dinars sur trois ans, et ce, à compter de la date de
cession de l’entreprise. Pour M. Rebrab, cette acquisition, qu’il
inscrit dans le processus de «croissance externe» du groupe Cevital,
n’est intéressante que par les nouvelles activités (élargissement de
la gamme de produits, amélioration du réseau de distribution ...)
qu’il envisage de développer dans l’entreprise. «Si nous devions la
garder telle quelle, elle ne nous aurait pas intéressés», a-t-il
insisté. Malgré une demande jugée considérable sur les produits
Cojek, l’entreprise peinait à se positionner sur le marché national,
notamment en raison d’importantes défaillances dans son système de
distribution. L’usine rachetée, basée à Bejaïa, est une SPA au
capital social de 45 millions de dinars, produit des eaux fruitées,
des confitures de fruits, du concentré de tomate et des produits
semi-finis. Son chiffre d’affaires a atteint 10,11 millions d’euros
en 2004. A noter aussi que c’est sans doute la première fois qu’une
opération de privatisation est communiquée avec tous ses chiffres,
montant de la transaction compris, ce qui entre bien dans la
tradition Cevital, inscrite au sommet depuis le lancement de son
emprunt obligataire.
Redouane A.
Haut
A l’appel du CNAPEST
Journée de
protestation ce dimanche
Les enseignants
des établissements secondaire d’Alger sont appelés a manifester leur
solidarité et soutien, dimanche prochain, au profit de leur
collègue, Lemdani Ali, membre du bureau national du Conseil national
autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest).
En effet, indique-t-on dans un communiqué rendu public à l’issue du
conseil de la wilaya d’Alger, parvenu hier à notre rédaction, ce
dernier est appelé à comparaître, une fois de plus, ce dimanche,
auprès de la cour d’appel d’Alger. Ce membre actif du Cnapest n’est
pas à sa première comparution devant la justice, puisque il a été
traduit plusieurs fois devant les tribunaux depuis 2004. On
reproche à M. Lemdani les griefs d’«incitation à la grève,
attroupement, rassemblements non autorisés» d’un «syndicat non
encore agréé». Actuellement, il est sous contrôle judicaire depuis
avril 2005, «avec six de ses collègues du bureau national du Cnapest»,
note t-on aussi. Il sera rappelé que les causes de cette comparution
en appel, concernent aussi des faits qui remontent à la grève
nationale d’octobre 2003, observée par les professeurs suite à «la
décision prise souverainement et démocratiquement dans leurs
assemblées générales tenues dans les lycées à travers le territoire
national», et d’ajouter en outre que ce membre est élu parmi les
représentants du syndicat du Cnapest. Le conseil appelle les membres
de la corporation travaillant dans l’Algérois à être nombreux ce
jour parce que «en réalité, ce procès est celui de tous les
professeurs, dont les revendications légitimes socioprofessionnelles
n’ont pas été prises en charge par la tutelle».
Ils tiennent
cependant l’opinion publique comme témoin : «Ces poursuites
judiciaires qui s’ajoutent aux exaction
s administratives
à l’encontre des professeurs créent un climat défavorable à la
sérénité nécessaire dans les lycées». Et d’encourager les
professeurs dans leurs actions revendicatrices, les invitant à
«être conscients et solidaires, et ce, en participant à la journée
de protestation de ce dimanche 26 dans tous les lycées de la wilaya
d’Alger». Il faut rappeler que l’ensemble des syndicats autonomes de
l’éducation et les représentants des enseignants sont conviés par le
ministère de l’Education nationale à débattre du statut particulier
dans quelques
jours.
Kahina Benarab
Haut
Ben Aknoun
Une étudiante
amputée d’une jambe
Un terrible
accident de circulation s’est produit il y a quelques jours devant
la station de bus de l’Onou au niveau de la résidence universitaire
de Ben Aknoun. Une jeune étudiante s’est vue, après la débandade qui
a suivi l’arrivée d’un bus de transport des étudiants, glisser sous
les grands pneus de l’engin qui l’a écrasé. Malgré les cris et les
vociférations de la malheureuse victime, le chauffeur ne s’est pas
rendu compte qu’un être humain se trouvait au dessous de son engin.
A son grand malheur, la victime a assisté impuissante à ce qui lui
arrivait. Evacuée vers la cité universitaire pour recevoir les
premiers soins, la victime a été transférée de toute urgence vers
l’hôpital, où, d’après de sources de bonne foi, elle a du être
amputée de sa jambe. Selon des témoins oculaires, la faute ne
revient ni au chauffeur, ni à l’étudiante puisque des bousculades et
des bagarres se répètent à chaque jour que Dieu fait dans les
stations de bus des étudiants. «Je ne sais pas comment cela est
arrivé. Les étudiants se regroupent pèle-mêle à chaque fois qu’un
bus arrive, en plus de la promiscuité, ceux-ci créent un désordre
indescriptible où les plus faibles, particulièrement les filles se
retrouvent exposés à tous les dangers» a raconté un étudiant.
-
F.
Haut
1er séminaire international sur la Tariqa Tidjania
Coup d’envoi
aujourd’hui à Laghouat
C’est à partir de
l’Université de Laghouat que le ministre des Affaires religieuses et
des wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, procédera, aujourd’hui, à
l’ouverture du Premier séminaire international sur la tariqa (voie)
tidjania.
Séminaire placé
sous le haut patronage du président de la République, auquel
prendront part 640 personnalités représentant 29 pays sur les 37
prévus initialement. Des personnalités religieuses très influentes
et des sociologues se déplaceront à la wilaya de Laghouat,
précisément dans la circonscription de Aïn Madhi, berceau de la voie
Tidjania, où fut fondée la confrérie par Sidi Mahmoud El Tedjani, au
XVIIIe siècle.
Cette importante
manifestation qui regroupera les prédicateurs de la Tariqa de part
le monde est appelée, indique une source du département de
Bouabdellah Ghlamallah, à devenir un rendez-vous périodique de la
confrérie. Le séminaire sera une occasion de rapprocher les points
de vue des dirigeants de la confrérie et d’examiner la situation de
la nation musulmane. Le porte-parole du ministère, initiateur du
séminaire en question, Abdellah Tamine, nous a indiqué, hier, à son
arrivée dans la ville de Laghouat, que l’objectif principal de ce
rendez-vous est «de faire connaître le rôle efficace joué par la
voie Tidjania dans l’enseignement et l’éducation spirituelle». Selon
notre interlocuteur, le séminaire a trois dimensions : nationale,
internationale et musulmane. Nationale, parce que, indique M.Tamine,
la voie Tidjania a des origines proprement algériennes.
Internationale, puisque la tariqa est répondue dans bon nombre de
pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Pour ce qui est de la
dimension musulmane du séminaire, le représentant du ministère
souligne que la voie ne sort pas des principes et pratique de la
religion. Les préparatifs de ce rendez-vous qu’on a qualifié
d’«historique» ont débuté depuis bien longtemps, comme il nous a été
confié par le chargé à la communication du département de Ghlamallah.
Selon lui, dans l’objectif de faire réussir cette manifestation
religieuse, une commission de préparation était mise sur pied, l’été
dernier, au niveau du département des Affaires religieuses. La
commission en question, poursuit
M. Tamine,
renferme tous les secteurs concernés : les Affaires étrangères, le
Tourisme, la Communication, la Culture, la Santé, le Transport, les
Finances, les Collectivités locales et bien sûr les Affaires
religieuses. Pour ce qui est des institutions mobilisées pour la
circonstance, le porte-parole du ministère cite l’Entreprise de
gestion des aéroports, Air Algérie, les Douanes, l’ONAT, la
Gendarmerie nationale, la Sûreté nationale et la Protection civile.
Les délégations étrangères, arrivées au pays, ces deux derniers
jours, ont élu domicile dans les différentes structures hôtelières
de la ville de Laghouat, celles de Marhaba, Seischel et de Sahraoui
en particulier, mais aussi au sein même de quelques zaouias relevant
de la wilaya. Outre la visite spéciale au berceau de la confrérie
tidjania à Aïn Madhi, ainsi que des visites guidées aux sections
d’El-Oued, El-Bayadh et Ouargla,
le programme de
cette manifestation comprend la tenue d’un important séminaire à
Laghouat portant sur les confréries en Algérie, ainsi que sur la
propagation de la voie Tidjania dans le monde musulman. Notre
déplacement, tôt dans la matinée d’hier, à la circonscription de Aïn
Madhi, localité distante de 75 km, du chef lieu de wilaya, nous a
permis de rencontrer, au siège de la Zaouia tidjania, le premier
responsable, «Khalifa», de la tariqa, dont le nom est Hadj Mohammed
Ben Sidi Mahmoud El Tidjani, l’un des descendants directs du
fondateur de la voie. D’après cet homme de culte, la fondation de la
voie Tidjania remonte à 1204 de l’Hégire (1789). Elle a été fondée
par son aïeul, Sidi Ahmed Tedjani. Ce dernier, indique-t-on, né en
1737, à Aïn Madhi. A en croire ses dires, «une vision révèle à Ahmed
Al Tidjani qu’il a été choisi comme guide spirituel et lui enseigne
le rituel religieux de sa confrérie». La spécificité de cette voie
consiste, grosso modo, dans la «salat al-fateh». Celle-ci, explique
le Cheikh, est la méthode de réciter la salat sur le prophète (QSSSL).
Méthode que Sidi Mahmoud El Tidjani (avait) résumé des 25 autres
existaient avant lui. La voie de la Tidjania est actuellement
appliquée, souligne notre interlocuteur, par environ 350 millions de
musulmans.
Mourad Kechad
Haut
Le chef de la Zaouia Tidjania au Jour d’Algérie
«Le soufisme
n’est pas de la religion musulmane»
Le Jour
d’Algérie : La Tidjania est une secte ou une doctrine ?
Ben Sidi
Mahmoud El Tidjani : Elle
n’est ni l’un eni l’autre. La Tidjania est une voie qui respecte à
la lettre les pratiques de la religions musulmane. Quant à ce que
vous dites, ça existe dans les autres religions, pas dans l’Islam.
C’est quoi
donc ?
C’est une manière
ou bien une méthode de réciter la çalat sur le prophète, que le
salut soit sur lui, à la fin de chaque prière, voire même en dehors
des horaires des cinq prières.
Cette méthode
était appliquée par les disciples de notre ancêtre. A cela s’ajoute
bien sûr d’autres pratiques qui ne s’opposent pas à la religion.
Donc, selon vous,
il n’existe pas de secte ou de doctrine musulmane ?
Le monde musulman
ne connaît pas en réalité une prolifération aussi excessive des
sectes, comme c’est le cas des autres religions.
La clarté du texte
coranique, son discours pertinent sur le sens de la vie et son
caractère exhaustif ont permis d’apporter une réponse suffisante aux
attentes des musulmans.
Cependant, il y
a de divergences d’opinions dans la religion musulmane ?
Oui, cela n’exclut
pas l’existence de divergences doctrinales en islam, lesquelles
divergences ont donné lieu à des écoles de pensée, à des opinions
doctrinales différentes (madhahib). Or, on ne peut pas assimiler ces
doctrines à des sectes étant donné leur accord sur les fondements de
la religion. C’est pourquoi, à de rares exceptions près, il n’existe
pas de sectes typiquement islamiques.
Il y a aussi
des tendances religieuses fanatiques ?
Les sectes
pseudo-islamiques que l’on connaît actuellement sont pour la plupart
le produit d’une invention ou d’une implication étrangère.
Le soufisme, par
exemple, n’est pas d’origine islamique. N’ayant pas existé du temps
du prophète Mohammed (QSSSL) ni des quatre califes successeurs, il
tire son origine des philosophies grecques, hindouistes et persanes.
Ces philosophies furent introduites dans le monde musulman par les
nouveaux convertis.
Les prétendants
du soufisme sont-ils, dans ce cas, des non-musulmans ?
Certains d’entre
eux ont sombré dans la sorcellerie, le charlatanisme ou le culte des
saints.
Les autres ne font
même pas cas des obligations cultuelles, croyant avoir atteint un
niveau tel qu’ils en aient obtenu la dispense ainsi que le pardon de
tous les péchés qu’ils ont commis ou à commettre. Selon eux, les
actes extérieurs, que ce soit un péché ou une bonne action, n’ont
aucune importance ; ce qui compte, disent-ils, c’est le cœur.
Propos
recueillis par
Mourad Kechad
Haut
Boumerdès
Des sinistrés
relogés
152 familles
sinistrées émanant de 19 communes de la wilaya de Boumerdès ont été
relogées hier diverses localités, dont 24 logements à Naciria, 16 à
Bordj-Ménaïel, 25 à Corso, 57 à Boudouaou, 24 à Ouled-Moussa et 6 à
Khemis El Khechna. Cette opération entre dans le cadre du relogement
des sinistrés «rouge 5» du séisme du 21 mai 2003 édicté par les
hautes instances du pays. Ainsi, par cette mesure «3 707 familles
sinistrées sont relogées à ce jour et l’opération se poursuit à
mesure de la livraison des logements par les entreprises
réalisatrices des projets jusqu’à son achèvement», a déclaré le chef
du cabinet du wali, Mouloud Cherifi, lors du point de presse qu’il a
animé hier à la salle de réunion de la wilaya.
Abordant le projet
de loi sur l’attribution et la gestion des chalets, le chef de
cabinet du wali dira que «les bénéficiaires ne peuvent prétendre à
aucune attribution de logement s’ils ne se soumettent pas aux
conditions prescrits par la loi relative à la restitution du chalet.
Quant à son attribution, c’est du ressort d’une commission ad-hoc de
daira». Et d’ajouter «la gestion des chalets est confiée à l’OPGI».
Concernant l’aspect touristique et la prétention des investisseurs
étrangers, notamment dans le secteur du tourisme, «les sites des
chalets implantés en ces endroits de la côte n’influent en aucun cas
sur la zone touristique qui s’étend de la plage de Seghirat à
Zemmouri», a-t-il confirmé. Abordant le cas des commerçants
sinistrés, «tous les locaux commerciaux seront attribués en priorité
à cette catégorie de sinistrés». Quant aux chiffres exacts des
familles sinistrés à reloger «nous ne pouvons avancer un chiffre
pour diverses raisons. Des sinistrés ont bénéficié d’une aide de
l’Etat pour la reconstruction de leur logements, d’autres ont
restitué cette somme pour une éventuelle acquisition d’un logement
etc…». Evoquant la cité de la sablière où seulement 550 logements
sur le 850 ont été attribués, il a affirmé que «ce reliquat est
destiné aux habitants de la ville de Boumerdès qui résident encore
dans des chalets». Ainsi donc, l’opération de relogement se poursuit
progressivement jusqu’à son achèvement.
K. A.
Haut
Echanges commerciaux
25% des
Américains consomment du pétrole algérien
Les échanges
commerciaux entre l’Algérie et les Etats-Unis ont totalisé environ
11,220 milliards de dollars, entre janvier et septembre 2006, contre
9,507 milliards de dollars pour la même période de 2005, selon des
statistiques du ministère américain du Commerce.
Selon la même
source, les exportations algériennes sur le marché américain pour
les neuf premiers mois de l’année en cours, ont atteint les 10,488
milliards de dollars contre
8,5 milliards pour
la même période en 2005, 6,7 milliards celle de 2004 et
4,3 milliards de
dollars pour les neuf premiers mois de 2003. Les exportations
algériennes aux Etats-Unis restent toutefois dominées par les
hydrocarbures, constituant environ 5% de la consommation
énergétique américaine mais représentant 25% des ventes algériennes
d’hydrocarbures à l’étranger. Outre les 95% des ventes
d’hydrocarbures, les ventes algériennes comprennent également des
produits chimiques, des matières premières et des produits
agroalimentaires. Les importations algériennes ont, quant à elles,
enregistré un montant de près de 731 millions de dollars, en légère
baisse par rapport aux chiffres de 2005 pour la même période (971,7
millions de dollars), couvrant une vaste gamme de produits allant
des équipements industriels, des produits agricoles (céréales), des
produits pharmaceutiques, électroniques, machinerie et produits
agro-industriels.
En nette
croissance par rapport aux quatre dernières années, les échanges
commerciaux algéro-américains connaissent une réelle dynamisation et
un renforcement appréciable dus en grande majorité à l’instauration
d’un climat de confiance et à l’existence d’opportunités de
partenariats, d’investissements et d’échanges entre les deux
économies, expliquent des spécialistes à Washington. L’Algérie
devient ainsi l’un des premiers partenaires économiques des
Etats-Unis dans le monde arabe et en Afrique, note un responsable du
département américain du Commerce, indiquant que les Etats-Unis
encouragent la communauté d’affaires américaine à investir en
Algérie, en leur facilitant notamment l’accès aux crédits.
«L’ouverture économique de l’Algérie, l’amélioration du cadre
institutionnel, réglementaire et administratif, le rétablissement de
la sécurité et de la stabilité politique, la mise en place d’un
train de réformes et le lancement d’importants programmes de
développement sont autant de raisons pour lesquelles les Etats-Unis
cherchent à accroître leurs investissements en Algérie», fait-on
remarquer au même ministère. La dominante des échanges entre
l’Algérie et les Etats-Unis reste les hydrocarbures, les autorités
algériennes autant qu’américaines ont appelé, à diverses occasions,
à l’élargissement de la gamme des produits commercialisés et à
l’intéressement de la communauté d’affaires américaine aux
opportunités d’investissement qui existent dans les secteurs hors
hydrocarbures. «La balance commerciale enregistre un solde positif
en faveur de l’Algérie, il reste que les secteurs productifs
algériens devraient varier leurs exportations sur le marché
américain, notamment les produits agricoles et agroalimentaires,
l’artisanat et une varieté de produits industriels», souligne le
président du Conseil d’affaires Etats-Unis-Algerie (US ABC), qui a
organisé, le 13 novembre dernier, à Houston (Texas), en
collaboration avec l’ambassade d’Algérie aux Etats-Unis, une
journée d’information sur le climat des affaires en Algérie. Il
existe de nombreuses facilités commerciales entre les deux pays
qu’il suffit juste d’exploiter de manière judicieuse, estime Smaïl
Chikhoun, notant par exemple qu’il existe une ligne maritime
Alger-Houston qui n’est nullement exploitée pour promouvoir les
exportations algériennes hors hydrocarbures. «Nous espérons qu’une
fois conclu l’accord Open Sky, actuellement en discussion entre les
deux pays, nous pourrons assister à un développement plus
substantiel des échanges entre les deux pays qui possèdent
d’importantes complémentarités», souligne-t-il, rappelant que les
deux pays n’ont aucun contentieux et qu’ils viennent de conclure un
accord pour le remboursement anticipé de la dette algérienne
avoisinant le 1,2 milliard de dollars.
Synthèse : R.
A.
Haut
Ressortissants algériens au Canada
Une intégration
remarquable
Abdelaziz Sbaâ,
Consul général d’Algérie à Montréal, a déclaré que «ses services
encouragent les associations algériennes au Canada à créer et à
densifier un réseau de solidarité et d’entraide pour aider les
Algériens établis dans ce pays à prendre en charge leurs problèmes
d’intégration et à s’affirmer en tant que minorité visible». Notre
immigration est jeune, selon le représentant diplomatique algérien
au Canada qui estime qu’elle est constituée dans les années 1990.
Dans le volet culturel, le consulat général d’Algérie a investi du
fait de la spécificité de la ville de Montréal, une métropole
culturelle. C’est pourquoi, fait savoir Abdelaziz Sbaâ, les services
consulaires «assurent une participation régulière de l’Algérie au
Festival du monde arabe, organisent des manifestations pour une
visibilité du cinéma algérien et encouragent les artistes algériens,
notamment à travers des expositions». Il cite, à ce titre, l’exemple
du peintre M’hand Sanci qui se tient actuellement dans les locaux du
poste consulaire. Ces activités facilitent l’intégration de la
communauté algérienne établie au Canada qui se rend utile au pays
d’origine, en assumant sa pleine citoyenneté canadienne. Visible,
cette intégration se voit à Jean Talon, un quartier de Montréal où
vivent de nombreux Algériens. Cette idée d’intégration par la
compétence est la ligne de conduite d’une immigration algérienne
qualifiée qui apporte un bagage de savoir-faire. Des Algériens ont
connu la réussite dans les radios et les télévisions communautaires
grâce à des émissions comme Taxi-Maghreb ou Caravane du Maghreb ou
dans le domaine de l’informatique. Les animateurs de vie
associative, eux, affichent leur volonté à s’intégrer pleinement
dans leur pays d’adoption sans pour autant renier leur spécificité
culturelle en occupant le terrain. L’enjeu est ainsi cadré pour ces
migrants et les responsables d’associations activant dans
différentes villes canadiennes comme Calgary, Beaconsfield, Bizard,
Saint-Léonard,
Saint-Laurent ou encore Ottawa, mais en grande majorité à Montréal,
qui soutiennent le principe que «l’intégration réussie au Canada par
une pleine citoyenneté permettrait de mieux être utile au pays
d’origine». L’exercice de la citoyenneté, selon ces bénévoles,
devrait aussi s’exprimer sur le terrain du social et du culturel en
contribuant à la cohésion de la société canadienne. Dans une
déclaration à l’APS, lors de son investiture à la députation au
comté de Crémazie, Lisette Lapointe a salué «l’apport de la
communauté d’origine algérienne à la société
québécoise».
Djamel Oukali
Haut
Michaëlle Jean
«L’Algérie a
tenu le pari»
La Gouverneure
générale et commandante en chef du Canada, Michaëlle Jean, qui a
quitté l’Algérie hier, a déclaré à Alger que «l’Algérie est vivante
et a tenu le pari de la réconciliation, de la stabilité et de la
paix en ajoutant qu’il y a vraiment en Algérie un pari pour la vie
contre les forces de destruction» en marge de sa visite du Centre
psychopédagogique pour adolescents de Bourouba, Alger. L’invité de
l’Algérie a estimé que sa visite lui permettra «une vue différente,
à la hauteur de ses aspirations et de ses réalisations.» Michaëlle
Jean a appelé qu’il faut «se débarrasser des stigmates dans la
vision que l’on a de l’Algérie» en rappelant que «son pays n’a
jamais quitté l’Algérie dans ses moments difficiles». En quittant le
Centre psychopédagogique pour adolescents, l’hôte de l’Algérie a eu
droit à un bain de foule.
D. O.
Haut
Conférence de presse du P-DG d’Algérie Telecom
Le titre
obligataire à la Bourse d’Alger
Le titre
obligataire du groupe Algérie Télécom (AT) a été officiellement
admis mercredi en Bourse d’Alger, clôturant ainsi la campagne
relative à l’émission obligataire qui avait débuté en septembre
dernier.
A cette occasion,
Slimane Kheireddine, Président-directeur général d’Algérie Télécom,
s’est félicité de cet événement qu’il a qualifié de «succès total».
«Un succès qui a même dépassé nos prévisions», s’est-il réjoui. M.
Kheireddine a ajouté, à ce propos, que «l’objectif escompté de 20
milliards de dinars, a été dépassé», précisant que «le montant levé
par le groupe AT est, à ce titre, le plus important jamais réalisé
dans ce genre d’opération en Algérie». «Le groupe a réuni toutes les
conditions pour que ses obligations puissent être vendues ou
achetées; elles le sont aujourd’hui en Bourse. Ceci constitue un
motif de grande fierté pour le groupe», a-t-il expliqué. Pour le
premier responsable d’Algérie Télécom, son groupe «consolide de plus
en plus son rôle dynamique dans l’économie nationale et contribue,
d’une manière efficace, en tant que premier partenaire national et
opérateur incontournable pour le développement des technologies de
l’information et de la communication en Algérie».
Pour sa part,
Makhlouf Rahni, directeur général de la Bourse d’Alger, a indiqué
que «l’encours des obligations Algérie Télécom, admis aux échanges
sur le parquet de la Bourse, s’élève à
21 598 560 000
dinars, portant ainsi le flottant des titres de créances inscrits à
la cote à plus de 37 milliards de dinars».Il s’agit là, selon lui,
d’un «record enregistré en matière d’encours introduit en Bourse
depuis sa mise en place» et a attribué ce «succès» à l’«engagement
sans faille» de tous les acteurs et à la «confiance» des
investisseurs».
Amine B.
Haut
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