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LA UNE Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a annoncé, en marge d'une session du Conseil de la nation, que les procès des accusés dans les affaires de détournement du foncier agricole de sa vocation ont commencé devant plusieurs tribunaux.

23/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

«Maâza oualaou taret»

Cela en devient presque ridicule à force d’être simple et transparent, mais il faut dire à la décharge des antisyriens libanais, que la simplicité et la transparence ne sont plus de mise dès lors qu’il s’agit d’accabler Damas. Et pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué dans l’assassinat d’un Pierre Gemayel où la main des services secrets israéliens est omniprésente. Avec tout d’abord la mise en œuvre d’un remarquable professionnalisme dans la conduite des exécutions ciblées, ensuite dans le chronométrage à la minute près de cet odieux assassinat avec la signature des accords de normalisation diplomatiques entre la Syrie et l’Irak. La recherche de la paix et de la stabilité pour les deux pays est si évidente qu’il faudrait imaginer que Bachar El Assad soit subitement devenu complètement fou pour torpiller d’une main ce qu’il construit de l’autre.  Depuis l’assassinat de Rafik Harriri et la terrible agression israélienne contre le Liban, il était pourtant permis de savoir qui était l’ennemi.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détournement du foncier agricole

Les grands procès ont commencé

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a annoncé, en marge d'une session du Conseil de la nation, que les procès des accusés dans les affaires de détournement du foncier agricole de sa vocation ont commencé devant plusieurs tribunaux.

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 Les Titres

 

Ouyahia anime un meeting à Annaba

«Les résultas de la réconciliation sont là»

 

Energie

Anadarko poursuivra ses activités en Algérie

 

Ben Aknoun

Une étudiante amputée d’une jambe

 

Distribution de l'eau potable

Une crise pareille qu’en 2002 ?

 

Agroalimentaire

Cevital rachète une filiale d’Enajuc

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Célébration du 32e anniversaire de l’UNPA

Bouteflika à l’ouverture des travaux

L’UNPA pouvait, à un moment, se flatter de regrouper près de 1,5 million d’adhérents.

Quelque 2 500 agriculteurs des wilayas du centre du pays prendront part, dimanche prochain, aux cérémonies marquant le 32e anniversaire de la création de l’Union nationale des paysans algériens, (UNPA), que pourrait marquer de sa présence le Président de la République. Le secrétaire national de l’organisation paysanne, Harnane Rabah, rappelle que celle-ci avait été créée le 26 novembre 1974, à l’initiative du Président disparu, Houari Boumediene, pour soutenir la Révolution agraire, défendre les intérêts des agriculteurs et se faire leur interlocuteur auprès des pouvoir publics. Il indique que l’UNPA faisait partie, à ce moment, des cinq organisations de masse qui, avec l’UGTA, l’UNFA et l’UNJA et l’UNEA, activaient sous l’égide du parti unique du FLN. «Notre organisation, poursuit-il, a participé à toutes les étapes marquantes qu’a eu à connaître le monde agricole, depuis l’indépendance à ce jour, de même qu’elle a eu à jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation, la mobilisation et l’information de celui-

ci». M. Harnane précise, par ailleurs, que «l’UNPA pouvait, à un moment, se flatter de regrouper près de 1,5 million d’adhérents reconnaissant, au passage, que ce nombre avait, sensiblement, diminué en raison de divers facteurs liés, entre autres, au vent de libéralisme qui a soufflé, depuis, sur le pays, aux exactions terroristes ainsi qu’à la période de sécheresse qu’a eu, à un moment, à connaître le pays». Quand on lui demande pourquoi, à un moment, cette organisation syndicale avait déserté son champ d’intervention,

M. Harnane revient sur la période difficile qu’a traversée le pays et finit par admettre qu’il a existé, «durant un moment», des divergences d’idées avec le ministère de l’Agriculture «pour ce qui avait trait,  par exemple, aux conditions d’attribution de l’aide consentie par l’Etat aux agriculteurs, dont nous estimions être en droit de formuler notre avis sur la manière dont elle devait être effectuée et qui elle devait concerner, en priorité. Nos relations avec le ministère de l’Agriculture se sont, depuis, et fort heureusement, détendues».

Les cérémonies marquant l’anniversaire de l’UNPA se dérouleront, cette année, dans le centre du pays, plus précisément, au chef-lieu de la wilaya de Tipaza. Outre les

cadres des secteurs de l’agriculture et des forêts, y prendront part des représentants d’agriculteurs des wilayas d’Alger, Boumerdès, Blida, Médéa, Tizi Ouzou, Bouira, Aïn Defla, Chlef, Tipaza et Relizane.  

Ahmed Mahieddine

 

Les destinations touristiques en débat au Sheraton

L’OMT pour un centre d’excellence

Les travaux de la 79e session du conseil exécutif de l’OMT se sont clôturés hier à l’hôtel Sheraton par la tenue d’un séminaire technique sur la «Gestion des destinations touristiques- Voies de réussite ». «Un thème qui a été choisi par l’Algérie et non par l’OMT» a déclaré hier, Franseco frangialli le SG de OMT. L’intervenant a souligné que le «programme de travail de 2007-2008 axe ses priorités sur la problématique de la qualité du produit touristique et la compétitivité des destinations», ajoutant que ces derniers ne sont pas devenus des concepts à la mode, mais des éléments concurrents. Il a insisté qu’il «est important qu’une coopération s’établisse entre les opérateurs touristiques afin d’arriver à une meilleure qualité de produits. D’un autre point dans le monde du tourisme, le partenariat est la clé du succès. Il doit se faire entre les 150 pays membres de l’OMT». Pour réaliser de tels objectifs, le SG de l’OMT a proposé «la création d’un cen-tre de destination d’excellence». Revenant au cas Algérie, M Frangialli a rappelé que cette dernière «s’est engagée aujourd’hui dans le processus de décollage de son tourisme et elle ne doit pas copier l’expérience des autres pays. Elle doit définir sa propre voie de développement». Dans son allocution, le ministre du Tourisme, Nouredine Moussa, a souligné que de telles rencontres de haut niveau sont des occasions pour «l’Algérie de s’ouvrir sur le monde et d’aller de pair avec l’évolution du tourisme mondial  et aspirer à tirer profit des expériences internationales en les exploitant au service de la promotion du tourisme». Il est aussi question de s’imprégner «des expériences types (pilote) de nombreux Etats en matière de gestion des destinations touristiques». Cela repose sur toute une stratégie tracée par le ministère du Tourisme et qui sera, a-t-il expliqué «réalisée en coopération avec les instances internationales spécialisées telles que l’ OMT, le Pnud, la Cnuced»   Et à Nouredine Moussa de rappeler que la stratégie de son secteur reposera éventuellement sur «l’amélioration des services touristiques, la publicité et la commercialisation touristiques, l’utilisation des nouvelles technologies de communication et d’inclure par conséquent les secteurs touristiques du secteur privé et public et à toutes les instances en rapport direct et indirect avec l’activité touristique». Plusieurs communications ont été au programme du séminaire technique sur les destinations touristiques, à retenir celles présentant les expériences égyptienne et tunisienne dans ce domaine et celle portant sur le développement des destinations et des produits.  Signalons par ailleurs que la Fédération nationale des agences touristiques et de voyages a tenu une rencontre en marge du séminaire avec pour ordre du jour de «débattre de la position qu’est censé occuper aujourd’hui cet opérateur actif qui est l’agence touristique dans ce type de rencontre internationale et surtout dans la stratégie de développement du secteur du tourisme», a déclaré un membre de cette fédération.           

Habiba Ghrib

 

Immobilier en zones touristiques

L’ANDT prioritaire

Publié récemment dans le Journal officiel, le décret exécutif n° 06-385 du 28 octobre 2006 fixe les modalités d’exercice, par l’Agence nationale de développement du tourisme, du droit de préemption à l’intérieur des zones d’expansion et sites touristiques. C’est donc en application des dispositions de l’article 21 de la loi n° 03-03, que l’agence exerce son droit de préemption sur tout immeuble ou construction, situés dans la partie constructible d’une zone d’expansion touristique telle que prévue par le plan d’aménagement touristique approuvé et réalisé dans le cadre des objectifs de la loi n° 03-03 qui ferait l’objet d’une cession à titre onéreux ou gratuit. Lorsqu’un propriétaire d’un immeuble ou d’une construction réalisés dans le cadre du plan d’aménagement touristique, décide de mettre en vente son bien, il est tenu d’en faire déclaration préalable, au ministre du Tourisme, établie conformément au modèle-type défini par arrêté du ministre. Ce dernier saisi d’une déclaration de vente notifie celle-ci, dans un délai de quinze (15) jours, à l’agence pour lui permettre de se prononcer sur l’exercice de son droit de préemption. L’agence dispose d’un délai de trois (3) mois, à compter de la date de saisine par le ministre du Tourisme, à l’effet de se prononcer, conformément à ses statuts, sur l’acquisition des biens en question. Dans le cadre des délais impartis à l’agence, celle-ci est tenue de dresser une étude technique faisant ressortir la description, la consistante, l’évaluation et les moyens financiers nécessaires à l’acquisition des biens en question. Lorsque l’agence décide de mettre en œuvre son droit de préemption, elle en informe, dans les délais requis, le ministre en motivant sa réponse. Passé ce délai et faute de réponse de l’agence, celle-ci est réputée avoir renoncé à l’exercice de son droit de préemption. En cas d’exercice du droit de préemption par l’agence, le ministre tient informé le propriétaire dans un délai de quinze (15) jours, à compter de la date d’expiration du délai précité. Passé le délai de quatre (4) mois et à défaut de réponse du ministre du Tourisme, le propriétaire peut valablement effectuer la vente envisagée. A défaut d’accord amiable avec le propriétaire, le prix d’acquisition du bien objet de droit de préemption est déterminé par la juridiction compétente.           

Amine B.

 

Chasse

Les permis et les licences réactivés

Deux décrets exécutifs ont été signés récemment pour redéfinir le régime des permis et des licences de chasse. Une bonne nouvelle pour les amateurs qui attendent cela depuis l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays.

Le premier décret fixe les conditions et les modalités d’obtention et de délivrance du permis de chasse. Il stipule que le postulant au permis de chasse remplissant les conditions prévues par la réglementation  (loi n° 04 -07), susvisée, doit s’inscrire auprès de l’administration chargée de la chasse territorialement compétente pour effectuer le stage en vue de l’obtention de l’attestation l’habilitant à être titulaire d’un permis de chasse. Le dossier d’inscription au stage comporte une demande de participation établie et mise à la disposition par l’administration chargée de la chasse et une copie certifiée conforme de la carte nationale d’identité. L’administration chargée de la chasse reçoit les candidatures et adresse les convocations pour la participation au stage qui est organisé chaque année en plusieurs sessions. Les centres de stage, les périodes de leur déroulement, leur durée, ainsi que leurs programmes et les modalités de leur organisation sont précisés par arrêté du ministre chargé de la Chasse. Le programme du stage porte sur la connaissance du gibier, la connaissance de la législation et de la réglementation applicables à la chasse, l’éthique de la chasse, le maniement des armes et la connaissance des munitions et les notions de secourisme.

Dès son inscription au stage, le postulant reçoit une documentation sur le programme du stage par l’administration chargée de la chasse territorialement compétente ainsi que des informations par l’association de chasseurs à laquelle il désire s’affilier. La participation au stage, après évaluation par un jury présidé par un représentant qualifié de l’administration chargée de la chasse, est sanctionnée par une attestation d’habilitation à être titulaire d’un permis de chasse délivré par l’administration chargée de la chasse territorialement compétente. La délivrance du permis de chasse est subordonnée à la présentation d’une demande de délivrance du permis de chasse, de l’attestation d’habilitation à être titulaire d’un permis de chasse délivré à l’issue du stage, l’acquittement des droits prévus, un certificat médical attestant que le candidat n’est affecté d’aucun handicap incompatible avec l’exercice de la chasse, une attestation d’affiliation à une association de chasse et un extrait d’acte de naissance.

La validation du permis de chasse est annuelle. Elle est effectuée par l’autorité ayant délivré le permis de chasse sur la base du paiement de la redevance fixée par la loi de finances.

S’agissant des licences pour la chasse, le deuxième décret stipule qu’elles concernent les associations et suivant des modalités administratives similaires, la licence est octroyée ou non, avec ceci de particulier que le président de l’association doit fournir l’extrait du bail d’amodiation ou de location du ou des terrains de chasse contracté par l’association de chasse concernée.

Du fait des prescriptions applicables au gibier d’eau et aux lieux sur lesquels s’exerce la chasse à cette catégorie de gibier, les licences de chasse au gibier d’eau sont établies par l’administration. A l’issue de chaque campagne cynégétique, la licence de chasser doit être restituée, dûment complétée et visée par le président de l’association de chasse concernée.

Redouane A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le défi de Chakib Khelil

En prenant la responsabilité d’adopter une nouvelle loi sur les hydrocarbures en 2005, puis celle de l’amender moins d’une année plus tard, pour la rendre moins «libérale», le gouvernement algérien devait bien se douter que les choses ne seraient pas simples face à des compagnies étrangères, américaines essentiellement, qui ont pour habitude de prendre très au sérieux une loi, surtout lorsqu’elle organise un secteur aussi sensible que celui du pétrole et du gaz.

Il est peut-être bon de rappeler à ce propos que le socle même de la politique étrangère américaine est presque entièrement constitué sur la nécessité de protéger des sources d’approvisionnement énergétiques sûres et les investissements qui vont avec.

Plus de 90% des conflits armés ou non dans le monde, dans lesquels sont engagés les Américains, ont pour origine le pétrole. C’est dire l’importance de la chose. Tout comme il faut relever quelques éléments nouveaux que n’avaient pas pris en compte les concepteurs de la loi de 2005 et qui la rendent inadaptée dans une conjoncture internationale toute particulière.

Le premier de ces éléments étant la montée en puissance d’une demande d’énergie très importante de la part des grands pays émergents que sont le Brésil, l’Inde, mais surtout la Chine, dont les demandes en hydrocarbures pourraient avoisiner dans quelques années la moitié de la production mondiale. Une demande qui ne pourra évidemment que se répercuter sur les prix et rendre la position des grandes compagnies internationales de plus en plus délicate face à un second élément nouveau qui est celui de la vague de renationalisations du secteur énergétique et minier de la part des nouveaux régimes politiques d’Amérique latine. Des renationalisations qui ne manqueront évidemment pas de bouleverser les actuels rapports de force sur le marché pétrolier mondial et qui mettront un peu plus en difficulté les grandes majors occidentales. Etant évident que les régimes socialisants d’Amérique latine chercheront par tous les moyens à tirer le maximum de leurs ressources naturelles pour financer un développement qui n’est toujours pas au rendez-vous en l’absence des masses financières importantes qu’il lui faut mobiliser. Le troisième élément nouveau que semble ne pas avoir intégré Chakib Khelil en élaborant sa loi, est le rôle de leadership que compte faire jouer à l’Algérie, l’équipe dirigeante à Moscou. Un rôle évidemment fondé sur le fait que notre pays possède le deuxième rang des plus grandes réserves de gaz au monde. Ce qui devrait en faire un interlocuteur de poids sur le marché mondial des hydrocarbures et qu’elle n’est toujours pas. Toute la question étant de savoir si Chakib Khelil est en mesure de faire face à tous ces défis mondiaux en ne trahissant toujours pas sa volonté de soustraire nos ressources naturelles nationales aux fourches caudines de la rente.

A. M.

 

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