Hommage à Mahmoudi

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24/01/12

 

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Sous le signe des «identités plurielles»

 

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Tribunal
Deux prévenus s’évadent après l’audience
C’est au moment où les forces de l’ordre allaient reconduire 54 détenus vers les fourgons que ces derniers ont tenté de s’échapper de la salle où ils étaient gardés, pour essayer de s’engouffrer vers la porte de sortie. Deux d’entre eux ont réussi à s’échapper.
Deux individus condamnés se sont évadés dimanche soir du tribunal de Relizane au terme de leur procès, a-t-on appris lundi de source judiciaire. «Les faits se sont produits peu avant 18 heures, à la fin de l’audience qui a eu à juger diverses affaires délictuelles», a précisé le procureur général du tribunal. «C’est au moment où les forces de l’ordre allaient reconduire 54 détenus vers les fourgons que ces derniers ont tenté de s’échapper de la salle où ils étaient gardés, pour essayer de s’engouffrer vers la porte de sortie», a-t-il ajouté. Les policiers étaient parvenus, toutefois, à empêcher cette tentative d’évasion collective de détenus, mais deux d’entre eux avaient réussi à s’évader et sont activement recherchés, selon le procureur. Les deux individus, âgés de 20 et 31 ans, venaient de comparaître devant le tribunal de Relizane qui les a condamnés respectivement à 18 mois et 3 années de prison ferme.
Par Ghani Y.

Panique au tribunal de Rouiba
Un quadragénaire a provoqué, avant-hier, une panique indescriptible au tribunal de Rouiba. Cet individu a profité d’un relâchement des services de sécurité au niveau de l’entrée principale de la structure pour s’infiltrer dans l’enceinte muni d’un bidon plein d’essence avant de commencer par arroser le parterre de l’enceinte. Il a fallu l’intervention rapide des policiers pour appréhender cet individu et le présenter au procureur. Lequel a aussitôt ordonné son incarcération à la prison de Tidjelabine. Cet incident a provoqué une pa-nique dans le milieu des robes noires, des greffiers et des citoyens présents qui ont assisté à la scène. Des témoins oculaires affirment que le malfrat s’est introduit à l‘heure de la pause, soit entre midi et treize heures. Cet incident, faut-il le rappeler, est survenu à moins d’un mois de celui qui a été signalé au tribunal de Dellys au cours duquel un individu s’est introduit dans le tribunal avec une arme blanche pour prendre en otage une greffière. 

A. K.

Datant de l'époque coloniale
Découverte d’un lot d’explosifs
Un lot de bombes datant de l’époque coloniale a été découvert par les ouvriers d’une entreprise de bâtiment qui effectuaient des travaux de terrassement dans un chantier à Ighil Ouazoug, plus précisément à Bir Slem dans la ville de Béjaïa. Les ouvriers ont alerté le parton de l’entreprise qui a à son tour alerté les services de la sûreté de wilaya qui ont dépêché une équipe sur place. Les démineurs de l’armée ont été appelés à la rescousse et le lot de bombes a été récupéré et transféré vers une unité spécialisée en désamorçage. Ce lot qui date de l’époque coloniale est sans danger, dit-on. Il comprend 3 mines antipersonnel, 52 grenades défensives et 103 détonateurs. A noter aussi que deux enfants, des frères, ont été touchés par l’explosion d’un engin explosif qu’ils ont trouvé dans une forêt à Imaghdassen dans la commune d’Akfadou. Ces derniers ont été blessés en manipulant l’engin qu’ils ont emporté à la maison. Le premier a perdu une jambe et son frère est blessé à la main. 
H. Cherfa

Au large de Mostaganem
Onze harraga interceptés
Les éléments des gardes-côtes ont intercepté dans la nuit de dimanche à lundi au large de Mostaganem onze candidats à l’émigration clandestine dont deux mineurs, a-t-on appris de source sécuritaire. Ces «haraga», tous originaires de la wilaya de Mostaganem, naviguaient à bord d’un zodiac monomoteur au nord de la plage «Benabdelmalek- Ramdane». Les personnes arrêtées, âgées entre 17 et 28 ans, seront présentées ce lundi devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi Ali pour émigration clandestine, a-t-on ajouté.

G. T.

Opération de l’ANP
Deux terroristes abattus
Deux terroristes ont été abattus dans la nuit de dimanche à lundi par des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) près
de Zemmouri dans la wilaya de Boumerdès (Est d’Alger), a-t-on appris de sources sécuritaires. «L’opération, menée au lieudit Chouicha suite à des informations faisant état de la présence d’un groupe terroriste, a permis l’élimination de deux terroristes et la récupération de deux armes de type kalachnikov ainsi que des munitions», a précisé la même source. Pas moins de six terroristes ont été abattus ces derniers temps par les forces de sécurité dans différentes parties de la région de Boumerdès, a-t-on indiqué.

R. T.

La question du jour
Le contraste
S’il faut en croire les déclarations faites tant par le Premier ministre que par le ministre de l’Intérieur, la principale crainte des autorités, s’agissant des élections de cette année, porte sur le taux d’abstention, qui a été élevé dans le passé. On sait que ni l’un ni l’autre responsable n’a fourni ne serait-ce qu’un début d’explication de cette désaffection marquée et réitérée des électeurs. En conséquence, ils ne se sont pas engagés à lui trouver remède en prévision des échéances prochaines.
En effet, apporter une explication à un phénomène jugé indésirable, revient à en désigner la ou les causes, et dans le même élan faire état de la façon dont on compte se prendre en vue de l’annihiler, ou bien, à défaut, d’en réduire autant que possible les effets dans l’avenir. Tandis que faire l’impasse sur les causes, soit parce qu’on les ignore, soit pour une tout autre raison, c’est laisser entendre qu’elles seront à l’œuvre la prochaine fois, et qu’elles produiront par conséquent à cette occasion leurs effets attendus. Pour autant d’ailleurs que ce ne soit pas là une manière de préparer les esprits à l’aggravation de ces derniers.
Constater un phénomène dont on ignore à quoi il tient, ce n’est pas seulement rester les bras ballants par rapport à lui. Du moins ne fait-on rien dans ce cas qui soit de nature à en amplifier les conséquences. On court aussi le risque de faire quelque chose qu’il fallait justement éviter, parce que grandement improductif. Mais de ce genre d’erreur, peut-être fatale, ce n’est qu’une fois le mal fait qu’on prend conscience.
Le gouvernement se trouve justement dans ce cas. Le fait qu’il ne sache pas à quoi est due l’abstention élevée aux élections depuis 1997, année du retour au processus électoral, le met en situation de prendre une décision catastrophique sous ce rapport. Ainsi en est-il de la prime de fin de mandat, dont on dit qu’elle est déjà accordée aux membres de l’Assemblée nationale.
En fait, on aurait voulu que l’abstention soit en mai prochain plus élevée que lors des législatives passées qu’on ne s’y serait pas pris autrement. S’il y a une mesure abstentiogène, c’est bien celle-là. On se prend même à se demander si ce n’est pas à cause de cela qu’elle a été conçue.
Je dis «conçue» et non pas «prise», parce qu’on ne sait toujours pas si c’est là une information, et donc une décision déjà effective, ou si ce n’est au contraire qu’une rumeur. Notons tout de même le silence observé à ce sujet par les partis représentés à l’Assemblée. Ce silence est d’autant plus parlant qu’il y a là un joli coup de publicité à faire. Un parti qui fait savoir qu’il refuse les 3 millions de dinars au profit de chacun de ses députés gagnera à coup sûr beaucoup de sympathie dans l’électorat, et sans doute aussi beaucoup de voix dans la perspective des échéances de cette année. Le fait qu’ils se taisent tous autant qu’ils sont tend donc à prouver que cette histoire de 3 millions n’est pas une plaisanterie.
Cela n’augure rien de bon en matière de participation. Si jusque-là on redoutait une abstention élevée, et qu’on semblait du moins désireux de créer les conditions les meilleures pour l’amoindrir, ce n’est plus le cas désormais.
De sorte que d’ici à quelques semaines, on verrait s’installer le même contraste que par le passé : une grande excitation au niveau de la classe politique, en particulier lors de la phase de confection des listes, et en face, une grande indifférence de l’opinion.
Transes du côté du microcosme médiatico-politique, et même foire d’empoignes, pour figurer sur les listes et en bonne place (au FLN, la force principale, cette séquence orageuse a commencé, comme de juste, depuis longtemps), et de l’autre, un électorat qui a bien d’autres chats à fouetter pour prêter vraiment attention à ce spectacle médiocre.
Par Mohamed Habili
 

 

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Edito

Par

Nadjib Stambouli

L’art

de se tromper d’ennemi

Le ministre des Affaires religieuses connaît le nombre des églises «clandestines»             qui «activent» en Algérie, mais pas celui des églises qui «activent» normalement. Ghlamallah décline par cette déclaration le constat qu’il oublie (ou fait mine…) qu’il a en charge l’ensemble du culte, églises comprises évidemment, dont le nombre, à ce titre, ne devrait évidemment pas lui échapper. A sa décharge, si tant est qu’on puisse accorder des circonstances atténuantes à un impair de cette gravité lorsqu’il est fait par un haut commis de la République, il a dû confiner son approche aux églises protestantes seulement, la confusion des genres étant le propre de «celui qui veut noyer son chien…». Sur le fond, il y a comme une mauvaise, autant dire erronée, interprétation de l’article de la Constitution instituant l’islam religion de l’Etat. Ce statut confère à l’islam un rôle de protection des autres religions, notamment celles révélées, et ne le comprime pas dans une mission d’exclusion des autres cultes, dans laquelle aimeraient et même s’attèlent d’aucuns à le confiner. Partant, il est paradoxal qu’on parle en même temps de liberté totale du culte, position officielle et bien sûr partagée et ancrée dans les esprits des Algériens, et de lieux où la foi se pratique dans «la clandestinité». De plus, il y a quelque chose de bizarre à brandir comme un haut fait d’armes le fait que des concitoyens qui se sont convertis au christianisme se soient reconvertis (entendre par là sont revenus sur le droit chemin) à l’islam. Après tout, dans un sens comme dans l’autre, ça les regarde, aller et retour, dans leur foi et leur conviction de piété intime, et eux seuls. Et c’est le bon sens populaire qui édicte, dans sa clairvoyante spontanéité, que «chacun sera seul dans sa tombe» et «rendra des comptes» en conséquence. L’Algérien a de tout temps vécu dans des relations d’excellent voisinage, voire de fraternité avec chrétiens et juifs, également algériens, pour venir casser ce rapport qui plonge ses racines dans notre Histoire, en semant le trouble, la suspicion et la zizanie, contrairement aux valeurs de l’islam. Au demeurant, le pays a assez de problèmes à prendre en charge, assez d’objectifs de développement à atteindre, assez de défis à faire aboutir, bref, suffisamment de chats à fouetter pour penser à le faire lester de tels boulets de faux conflits. Le ministre devrait savoir que l’ennemi véritable de l’islam en Algérie n’est pas le chrétien, mais l’intégriste, qui a dévoyé la religion et en donne une image pour le moins peu avenante. Et lorsqu’on se complaît dans de tels abcès de fixation et de tels moulins à vent comme de prétendus ennemis internes que seraient les chrétiens «clandestins», non seulement on fait diversion, mais l’on s’écarte de son véritable cahier des charges. Tous les glissements auraient été tolérés et même pardonnés si le secteur était géré de façon convenable. Il n’est que de voir la manière dont sont pris en charge les pauvres hadjis, en réalité seule mission dudit ministère, le laxisme à maîtriser les décibels des adhans (alors qu’une commission planche sur le sujet depuis plus de deux ans) et même la façon d’interdire la politique dans les mosquées (chose noble et louable) tout en instruisant les imams à appeler à un vote massif, pour dire qu’il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Encore moins de chercher des boucs émissaires…

N.S.

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