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Tribunal
Deux prévenus s’évadent après l’audience
C’est au moment où les forces de l’ordre allaient reconduire 54
détenus vers les fourgons que ces derniers ont tenté de s’échapper
de la salle où ils étaient gardés, pour essayer de s’engouffrer vers
la porte de sortie. Deux d’entre eux ont réussi à s’échapper.
Deux individus condamnés se sont évadés dimanche soir du tribunal de
Relizane au terme de leur procès, a-t-on appris lundi de source
judiciaire. «Les faits se sont produits peu avant 18 heures, à la
fin de l’audience qui a eu à juger diverses affaires délictuelles»,
a précisé le procureur général du tribunal. «C’est au moment où les
forces de l’ordre allaient reconduire 54 détenus vers les fourgons
que ces derniers ont tenté de s’échapper de la salle où ils étaient
gardés, pour essayer de s’engouffrer vers la porte de sortie»,
a-t-il ajouté. Les policiers étaient parvenus, toutefois, à empêcher
cette tentative d’évasion collective de détenus, mais deux d’entre
eux avaient réussi à s’évader et sont activement recherchés, selon
le procureur. Les deux individus, âgés de 20 et 31 ans, venaient de
comparaître devant le tribunal de Relizane qui les a condamnés
respectivement à 18 mois et 3 années de prison ferme.
Par Ghani Y.
Panique au tribunal
de Rouiba
Un quadragénaire a provoqué, avant-hier, une panique
indescriptible au tribunal de Rouiba. Cet individu a profité d’un
relâchement des services de sécurité au niveau de l’entrée
principale de la structure pour s’infiltrer dans l’enceinte muni
d’un bidon plein d’essence avant de commencer par arroser le
parterre de l’enceinte. Il a fallu l’intervention rapide des
policiers pour appréhender cet individu et le présenter au
procureur. Lequel a aussitôt ordonné son incarcération à la prison
de Tidjelabine. Cet incident a provoqué une pa-nique dans le milieu
des robes noires, des greffiers et des citoyens présents qui ont
assisté à la scène. Des témoins oculaires affirment que le malfrat
s’est introduit à l‘heure de la pause, soit entre midi et treize
heures. Cet incident, faut-il le rappeler, est survenu à moins d’un
mois de celui qui a été signalé au tribunal de Dellys au cours
duquel un individu s’est introduit dans le tribunal avec une arme
blanche pour prendre en otage une greffière.
A. K.
Datant de
l'époque coloniale
Découverte d’un lot d’explosifs
Un lot de bombes datant de l’époque coloniale a été
découvert par les ouvriers d’une entreprise de bâtiment
qui effectuaient des travaux de terrassement dans un
chantier à Ighil Ouazoug, plus précisément à Bir Slem
dans la ville de Béjaïa. Les ouvriers ont alerté le
parton de l’entreprise qui a à son tour alerté les
services de la sûreté de wilaya qui ont dépêché une
équipe sur place. Les démineurs de l’armée ont été
appelés à la rescousse et le lot de bombes a été
récupéré et transféré vers une unité spécialisée en
désamorçage. Ce lot qui date de l’époque coloniale est
sans danger, dit-on. Il comprend 3 mines antipersonnel,
52 grenades défensives et 103 détonateurs. A noter aussi
que deux enfants, des frères, ont été touchés par
l’explosion d’un engin explosif qu’ils ont trouvé dans
une forêt à Imaghdassen dans la commune d’Akfadou. Ces
derniers ont été blessés en manipulant l’engin qu’ils
ont emporté à la maison. Le premier a perdu une jambe et
son frère est blessé à la main.
H. Cherfa
Au large
de Mostaganem
Onze harraga interceptés
Les éléments des gardes-côtes ont intercepté dans la
nuit de dimanche à lundi au large de Mostaganem onze
candidats à l’émigration clandestine dont deux mineurs,
a-t-on appris de source sécuritaire. Ces «haraga», tous
originaires de la wilaya de Mostaganem, naviguaient à
bord d’un zodiac monomoteur au nord de la plage «Benabdelmalek-
Ramdane». Les personnes arrêtées, âgées entre 17 et 28
ans, seront présentées ce lundi devant le procureur de
la République près le tribunal de Sidi Ali pour
émigration clandestine, a-t-on ajouté.
G. T.
Opération
de l’ANP
Deux terroristes abattus
Deux terroristes ont été abattus dans la nuit de
dimanche à lundi par des éléments de l’Armée nationale
populaire (ANP) près
de Zemmouri dans la wilaya de Boumerdès (Est d’Alger),
a-t-on appris de sources sécuritaires. «L’opération,
menée au lieudit Chouicha suite à des informations
faisant état de la présence d’un groupe terroriste, a
permis l’élimination de deux terroristes et la
récupération de deux armes de type kalachnikov ainsi que
des munitions», a précisé la même source. Pas moins de
six terroristes ont été abattus ces derniers temps par
les forces de sécurité dans différentes parties de la
région de Boumerdès, a-t-on indiqué.
R. T.
La
question du jour
Le contraste
S’il faut en croire les déclarations faites tant par
le Premier ministre que par le ministre de l’Intérieur,
la principale crainte des autorités, s’agissant des
élections de cette année, porte sur le taux
d’abstention, qui a été élevé dans le passé. On sait que
ni l’un ni l’autre responsable n’a fourni ne serait-ce
qu’un début d’explication de cette désaffection marquée
et réitérée des électeurs. En conséquence, ils ne se
sont pas engagés à lui trouver remède en prévision des
échéances prochaines.
En effet, apporter une explication à un phénomène jugé
indésirable, revient à en désigner la ou les causes, et
dans le même élan faire état de la façon dont on compte
se prendre en vue de l’annihiler, ou bien, à défaut,
d’en réduire autant que possible les effets dans
l’avenir. Tandis que faire l’impasse sur les causes,
soit parce qu’on les ignore, soit pour une tout autre
raison, c’est laisser entendre qu’elles seront à l’œuvre
la prochaine fois, et qu’elles produiront par conséquent
à cette occasion leurs effets attendus. Pour autant
d’ailleurs que ce ne soit pas là une manière de préparer
les esprits à l’aggravation de ces derniers.
Constater un phénomène dont on ignore à quoi il tient,
ce n’est pas seulement rester les bras ballants par
rapport à lui. Du moins ne fait-on rien dans ce cas qui
soit de nature à en amplifier les conséquences. On court
aussi le risque de faire quelque chose qu’il fallait
justement éviter, parce que grandement improductif. Mais
de ce genre d’erreur, peut-être fatale, ce n’est qu’une
fois le mal fait qu’on prend conscience.
Le gouvernement se trouve justement dans ce cas. Le fait
qu’il ne sache pas à quoi est due l’abstention élevée
aux élections depuis 1997, année du retour au processus
électoral, le met en situation de prendre une décision
catastrophique sous ce rapport. Ainsi en est-il de la
prime de fin de mandat, dont on dit qu’elle est déjà
accordée aux membres de l’Assemblée nationale.
En fait, on aurait voulu que l’abstention soit en mai
prochain plus élevée que lors des législatives passées
qu’on ne s’y serait pas pris autrement. S’il y a une
mesure abstentiogène, c’est bien celle-là. On se prend
même à se demander si ce n’est pas à cause de cela
qu’elle a été conçue.
Je dis «conçue» et non pas «prise», parce qu’on ne sait
toujours pas si c’est là une information, et donc une
décision déjà effective, ou si ce n’est au contraire
qu’une rumeur. Notons tout de même le silence observé à
ce sujet par les partis représentés à l’Assemblée. Ce
silence est d’autant plus parlant qu’il y a là un joli
coup de publicité à faire. Un parti qui fait savoir
qu’il refuse les 3 millions de dinars au profit de
chacun de ses députés gagnera à coup sûr beaucoup de
sympathie dans l’électorat, et sans doute aussi beaucoup
de voix dans la perspective des échéances de cette
année. Le fait qu’ils se taisent tous autant qu’ils sont
tend donc à prouver que cette histoire de 3 millions
n’est pas une plaisanterie.
Cela n’augure rien de bon en matière de participation.
Si jusque-là on redoutait une abstention élevée, et
qu’on semblait du moins désireux de créer les conditions
les meilleures pour l’amoindrir, ce n’est plus le cas
désormais.
De sorte que d’ici à quelques semaines, on verrait
s’installer le même contraste que par le passé : une
grande excitation au niveau de la classe politique, en
particulier lors de la phase de confection des listes,
et en face, une grande indifférence de l’opinion.
Transes du côté du microcosme médiatico-politique, et
même foire d’empoignes, pour figurer sur les listes et
en bonne place (au FLN, la force principale, cette
séquence orageuse a commencé, comme de juste, depuis
longtemps), et de l’autre, un électorat qui a bien
d’autres chats à fouetter pour prêter vraiment attention
à ce spectacle médiocre.
Par Mohamed Habili
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Edito
Par
Nadjib Stambouli |
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L’art
de se tromper d’ennemi
Le
ministre des Affaires religieuses connaît le nombre des
églises «clandestines»
qui «activent» en Algérie, mais pas celui des églises
qui «activent» normalement. Ghlamallah décline par cette
déclaration le constat qu’il oublie (ou fait mine…)
qu’il a en charge l’ensemble du culte, églises comprises
évidemment, dont le nombre, à ce titre, ne devrait
évidemment pas lui échapper. A sa décharge, si tant est
qu’on puisse accorder des circonstances atténuantes à un
impair de cette gravité lorsqu’il est fait par un haut
commis de la République, il a dû confiner son approche
aux églises protestantes seulement, la confusion des
genres étant le propre de «celui qui veut noyer son
chien…». Sur le fond, il y a comme une mauvaise, autant
dire erronée, interprétation de l’article de la
Constitution instituant l’islam religion de l’Etat. Ce
statut confère à l’islam un rôle de protection des
autres religions, notamment celles révélées, et ne le
comprime pas dans une mission d’exclusion des autres
cultes, dans laquelle aimeraient et même s’attèlent
d’aucuns à le confiner. Partant, il est paradoxal qu’on
parle en même temps de liberté totale du culte, position
officielle et bien sûr partagée et ancrée dans les
esprits des Algériens, et de lieux où la foi se pratique
dans «la clandestinité». De plus, il y a quelque chose
de bizarre à brandir comme un haut fait d’armes le fait
que des concitoyens qui se sont convertis au
christianisme se soient reconvertis (entendre par là
sont revenus sur le droit chemin) à l’islam. Après tout,
dans un sens comme dans l’autre, ça les regarde, aller
et retour, dans leur foi et leur conviction de piété
intime, et eux seuls. Et c’est le bon sens populaire qui
édicte, dans sa clairvoyante spontanéité, que «chacun
sera seul dans sa tombe» et «rendra des comptes» en
conséquence. L’Algérien a de tout temps vécu dans des
relations d’excellent voisinage, voire de fraternité
avec chrétiens et juifs, également algériens, pour venir
casser ce rapport qui plonge ses racines dans notre
Histoire, en semant le trouble, la suspicion et la
zizanie, contrairement aux valeurs de l’islam. Au
demeurant, le pays a assez de problèmes à prendre en
charge, assez d’objectifs de développement à atteindre,
assez de défis à faire aboutir, bref, suffisamment de
chats à fouetter pour penser à le faire lester de tels
boulets de faux conflits. Le ministre devrait savoir que
l’ennemi véritable de l’islam en Algérie n’est pas le
chrétien, mais l’intégriste, qui a dévoyé la religion et
en donne une image pour le moins peu avenante. Et
lorsqu’on se complaît dans de tels abcès de fixation et
de tels moulins à vent comme de prétendus ennemis
internes que seraient les chrétiens «clandestins», non
seulement on fait diversion, mais l’on s’écarte de son
véritable cahier des charges. Tous les glissements
auraient été tolérés et même pardonnés si le secteur
était géré de façon convenable. Il n’est que de voir la
manière dont sont pris en charge les pauvres hadjis, en
réalité seule mission dudit ministère, le laxisme à
maîtriser les décibels des adhans (alors qu’une
commission planche sur le sujet depuis plus de deux ans)
et même la façon d’interdire la politique dans les
mosquées (chose noble et louable) tout en instruisant
les imams à appeler à un vote massif, pour dire qu’il
n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Encore moins de
chercher des boucs émissaires…
N.S.
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