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El Achour
Six familles
expulsées de leur demeure
Six familles
résidant dans la commune d’El Achour occupent, depuis le 19 février
dernier, la voie publique.
Femmes, personnes
âgées et enfants se sont retrouvés en un laps de temps très court
SDF en ces nuits glaciales de février. Mobiliers, ustensiles et
autres articles ménagers sont entassés, pêle-mêle, au niveau d’une
placette, pas loin du commissariat et du siège de l’APC. Cette
situation ne semble déranger personne d’autant plus que les
autorités compétentes, à savoir l’APC et la wilaya déléguée sont au
courant de cette situation. «Nous avons contacté les autorités
communales pour venir à notre rescousse, mais le maire nous a
indiqué que notre cas dépasse le cadre de ses prérogatives», nous a
informé, les larmes aux les yeux, un père de famille rencontré sur
place. «De son côté, le wali délégué n’a affiché aucune volonté de
nous recevoir pour trouver une solution à notre calvaire», a ajouté
notre interlocuteur. En fait, ces familles occupaient, depuis des
années, des logements se trouvant à l’intérieur de l’entreprise de
construction d’Alger, ECRA. Ayant été employés de cette société
étatique, ces pères de famille ont occupé des appartements qu’aucun
ne leur a contestés par le passé. Mais en 1997, cette société a fait
faillite. Un état de fait qui a mis ces citoyens dans la détresse
puisqu’ils se sont retrouvés au chômage. Comme un malheur ne vient
jamais seul, quelques années plus tard, soit en 2003, les pouvoirs
publics procèdent à la privatisation de ladite société. Ainsi, leurs
maisons et toute l’usine deviennent propriété privée. Le nouveau
propriétaire a, dès lors, intenté une action en justice afin de les
expulser. Ayant eu gain de cause, celui-ci fera appel. Outrés, ces
citoyens se sont demandés, tout au long de notre entretien, s’ils
sont algériens ou non. «C’est de la hogra. Expulser des familles de
leur demeure, en plein hiver, c’est le summum de la mesquinerie»,
dira, sans cacher sa colère, un autre citoyen. En guise de solution,
les services communaux de la municipalité d’El Achour ont relogé,
provisoirement, les femmes, les personnes âgées et les enfants dans
les vestiaires du stade communal. Quant aux hommes, ils veillaient
nuit et jour sur leurs affaires.
Aomar Fekrache
Haut
Lycée Emir-Abdelkader
C’est le
pourrissement !
«La grève se
poursuivra jusqu’au départ définitif de la directrice du lycée», a
affirmé hier lors d’une conférence de presse animée au siège du
Snapap à El Harrach, le porte-parole des enseignants du lycée
Emir-Abdelkader Redouane Osmane. «La balle est dans le camp du
ministère de l’Education nationale pour mettre un terme à cette
situation qui ne profite ni aux élèves ni aux enseignants», a-t-il
ajouté. Rejetant toute responsabilité de la tournure prise par cette
grève, celui-ci fera savoir que c’est le ministère de l’Education
nationale qui a laissé la situation pourrir en optant pour la
défense de la directrice au lieu de satisfaire les revendications
légitimes des enseignants. Il n’a pas cessé de clamer que la
directrice, depuis son installation à la tête de cet établissement,
a rendu impossibles les conditions pédagogiques d’exercice pour les
enseignants.
«Nous avons déposé
des préavis de grève avant de passer à l’action, mais rien n’a été
fait pour régler la situation», a-t-il souligné. Tout en précisant
que les entrevues des enseignants avec les responsables de
l’académie d’Alger ont été mal organisées, celui-ci a ajouté qu’«il
revient aux enseignants de préparer la mouture du protocole d’accord
et non pas à l’académie, comme c’est le cas». Insistant sur la
réussite de la grève générale à laquelle avait appelé, le 19 février
passé, le Conseil des lycées d’Algérie, CLA, et ce, en guise de
soutien à leurs collègues du lycée Emir-Abdelkader, l’orateur fera
savoir que les propos de M. Mesbah de l’académie d’Alger, minimisant
le taux de suivi sont infondés. Se voulant rassurant, l’orateur
s’est montré favorable à une solution, car cette grève n’a que trop
duré.
«Nous proposons la
mise en place de médiateurs afin de faire avancer les négociations
avec les autorités compétentes», a-t-il proposé. Pour ce faire, le
conférencier proposera une partie apolitique, tel que le Cnes ou
l’une des organisations des droits de l’homme.
A. F.
Haut
Ain Benian
Arrestation
d’un meurtrier en fuite
La cavale du
meurtrier d’un jeune chauffeur de taxi clandestin qui résidait de
son vivant à El Beldj, une localité côtière située aux pieds du mont
Chenoua, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la
wilaya de Tipasa (voir notre édition de jeudi 11.01.2007) a pris fin
il y a quelques jours à Aïn Benian, dans la wilaya d’Alger. Le 18 du
mois en cours, des éléments du groupement de la Gendarmerie
nationale de Tipasa, dûment mandatés pour ce faire par le procureur
de la République près le tribunal de Tipasa, l’ont en effet
appréhendé alors qu’il se trouvait à l’intérieur d’une pizzeria de
cette ville. Selon nos sources, l’arrestation de ce meurtrier, âgé
d’une vingtaine d’années, s’est faite sur la base d’informations que
les enquêteurs ont patiemment collectées depuis la découverte du
crime. Des informations qui ont permis à ceux-ci, dans un premier
temps, de le localiser et par la suite, de lui tendre une souricière
dans laquelle il a fini par tomber. Pour rappel, le meurtrier en
question a, dans la nuit du 7 au 8 janvier écoulé, alors qu’il se
trouvait en compagnie d’une jeune fille, sauvagement assassiné un
chauffeur de taxi clandestin en lui portant plusieurs coups de
couteau. Il avait sollicité la vicitime pour les transporter (sa
compagne et lui) de la localité d’El Beldj à la ville de Tipasa. Un
«voyage» qui s’est achevé pour des raisons qui demeurent toujours
obscures, à hauteur du carrefour du Chenoua, de la manière
dramatique que l’on connaît. Il faut savoir également que la jeune
fille qui accompagnait cette nuit-là le meurtrier a été, entre temps
arrêtée, et que le téléphone portable de l’assassin a été retrouvé à
l’intérieur du véhicule de la victime. Deux éléments qui ont
grandement participé, nous a-t-on dit, à la localisation puis à
l’arrestation du fuyard.
Mohamed Amine
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