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El Achour

Six familles expulsées de leur demeure

Lycée Emir-Abdelkader

C’est le pourrissement !

Ain Benian

Arrestation d’un meurtrier en fuite

 

 24/02/07

 

 El Achour

Six familles expulsées de leur demeure

Six familles résidant dans la commune d’El Achour occupent, depuis le 19 février dernier, la voie publique.

Femmes, personnes âgées et enfants se sont retrouvés en un laps de temps très court SDF en ces nuits glaciales de  février. Mobiliers, ustensiles et autres articles ménagers sont entassés, pêle-mêle, au niveau d’une placette, pas loin du commissariat et du siège de l’APC. Cette situation ne semble déranger personne d’autant plus que les autorités compétentes, à savoir l’APC et la wilaya déléguée sont au courant de cette situation. «Nous avons contacté les autorités communales pour venir à notre rescousse, mais le maire nous a indiqué que notre cas dépasse le cadre de ses prérogatives», nous a informé, les larmes aux les yeux, un père de famille rencontré sur place. «De son côté, le wali délégué n’a affiché aucune volonté de nous recevoir pour trouver une solution à notre calvaire», a ajouté notre interlocuteur. En fait, ces familles occupaient, depuis des années, des logements se trouvant à l’intérieur de l’entreprise de construction d’Alger, ECRA. Ayant été employés de cette société étatique, ces pères de famille ont occupé des appartements qu’aucun ne leur a contestés par le passé. Mais en 1997, cette société a fait faillite. Un état de fait qui a mis ces citoyens dans la détresse  puisqu’ils se sont retrouvés au chômage. Comme un malheur ne vient jamais seul, quelques années plus tard, soit en 2003, les pouvoirs publics procèdent à la privatisation de ladite société. Ainsi, leurs maisons et toute l’usine deviennent propriété privée. Le nouveau propriétaire a, dès lors, intenté une action en justice afin de les expulser. Ayant eu gain de cause, celui-ci fera appel. Outrés, ces citoyens se sont demandés, tout au long de notre entretien, s’ils sont algériens ou non. «C’est de la hogra. Expulser des familles de leur demeure, en plein hiver, c’est le summum de la mesquinerie», dira, sans cacher sa colère, un autre citoyen. En guise de solution, les services communaux de la municipalité d’El Achour ont relogé, provisoirement, les femmes, les personnes âgées et les enfants dans les vestiaires du stade communal. Quant aux hommes, ils veillaient nuit et jour sur leurs affaires.     

Aomar Fekrache

 

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Lycée Emir-Abdelkader

C’est le pourrissement !

«La grève se poursuivra jusqu’au départ définitif de la directrice du lycée», a affirmé hier lors d’une conférence de presse animée au siège du Snapap à El Harrach, le porte-parole des enseignants du lycée Emir-Abdelkader  Redouane Osmane. «La balle est dans le camp du ministère de l’Education nationale pour mettre un terme à cette situation qui ne profite ni aux élèves ni aux enseignants», a-t-il ajouté. Rejetant toute responsabilité de la tournure prise par cette grève, celui-ci fera savoir que c’est le ministère de l’Education nationale qui a laissé la situation pourrir en optant pour la défense de la directrice au lieu de satisfaire les revendications légitimes des enseignants. Il n’a pas cessé de clamer que la directrice, depuis son installation à la tête de cet établissement, a rendu impossibles  les conditions pédagogiques d’exercice pour les enseignants.

«Nous avons déposé des préavis de grève avant de passer à l’action, mais rien n’a été fait pour régler la situation», a-t-il souligné. Tout en précisant que les entrevues des enseignants avec les responsables de l’académie d’Alger ont été mal organisées, celui-ci a ajouté qu’«il revient aux enseignants de préparer la mouture du protocole d’accord et non pas à l’académie, comme c’est le cas». Insistant sur la réussite de la grève générale à laquelle avait appelé, le 19 février passé, le Conseil des lycées d’Algérie, CLA, et ce, en guise de soutien à leurs collègues du lycée Emir-Abdelkader, l’orateur fera savoir que les propos de M. Mesbah de l’académie d’Alger, minimisant le taux de suivi sont infondés. Se voulant rassurant, l’orateur s’est montré favorable à une solution, car cette grève n’a que trop duré.

«Nous proposons la mise en place de médiateurs afin de faire avancer les négociations avec les autorités compétentes», a-t-il proposé. Pour ce faire, le conférencier proposera une partie apolitique, tel que le Cnes ou l’une des organisations des droits de l’homme.

A. F.

 

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Ain Benian

Arrestation d’un meurtrier en fuite

La cavale du meurtrier d’un jeune chauffeur de taxi clandestin qui résidait de son vivant à El Beldj, une localité côtière située aux pieds du mont Chenoua, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Tipasa (voir notre édition de jeudi 11.01.2007) a pris fin il y a quelques jours à Aïn Benian, dans la wilaya d’Alger. Le 18 du mois en cours, des éléments du groupement de la Gendarmerie nationale de Tipasa, dûment mandatés pour ce faire par le procureur de la République près le tribunal de Tipasa, l’ont en effet appréhendé alors qu’il se trouvait à l’intérieur d’une pizzeria de cette ville. Selon nos sources, l’arrestation de ce meurtrier, âgé d’une vingtaine d’années, s’est faite sur la base d’informations que les enquêteurs ont patiemment collectées depuis la découverte du crime. Des informations qui ont permis à ceux-ci, dans un premier temps, de le localiser et par la suite, de lui tendre une souricière dans laquelle il a fini par tomber. Pour rappel, le meurtrier en question a, dans la nuit du 7 au 8 janvier écoulé, alors qu’il se trouvait en compagnie d’une jeune fille, sauvagement assassiné un chauffeur de taxi clandestin en lui portant plusieurs coups de couteau. Il avait sollicité la vicitime pour les transporter (sa compagne et lui) de la localité d’El Beldj à la ville de Tipasa. Un «voyage» qui s’est achevé pour des raisons qui demeurent toujours obscures, à hauteur du carrefour du Chenoua, de la manière dramatique que l’on connaît. Il faut savoir également que la jeune fille qui accompagnait cette nuit-là le meurtrier a été, entre temps arrêtée, et que le téléphone portable de l’assassin a été retrouvé à l’intérieur du véhicule de la victime. Deux éléments qui ont grandement participé, nous a-t-on dit, à la localisation puis à l’arrestation du fuyard.

Mohamed Amine

 

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