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Concert de Diana Haddad et Khaled 

Musique, bagarre et danse

Cérémonie de remise des trophées du Fennecs d’or :

Le jeune réalisateur Nazim Kaidi primé

Les 11 Fennec d’or récompensant les artistes algériens

 

 24/02/07

 

 Concert de Diana Haddad et Khaled 

Musique, bagarre et danse

Le concert programmé à 19 h, tel qu’indiqué dans le communiqué que nous avons reçu, ne commence qu’au environ de 21 h.

Deux heures auparavant, l’accès à aux complexe sportif Mohamed Boudiaf, Alger, est quasiment impossible. Une file de voitures attend depuis plus d’une demi heure, certains préfèrent s’y rendre à pied, c’est plus facile. Devant l’entrée principale, des gens implorent les agents de sécurité de les laisser entrer, ces derniers refusent, ils les repoussent et tentent de leur expliquer que l’entrée réservée au public est de l’autre côté du stade. « C’est n’est pas possible monsieur! Il y a une énorme bousculade ! Nous étions là-bas! », lance une mère de famille qui est venue avec ces deux filles. « Monsieur ! Nous avons des invitations, comment allons nous faire puisque des bagarres ont éclaté de l’autre côté ! Je suis en famille ! ». Les agents de l’ordre sont fermes, ils ont reçu des instructions, ils doivent les respecter. « Une bagarre a éclatée entre jeunes, certains voulaient rentrer et vraisemblablement ils n’avaient pas de billet, ni d’invitation. Les policiers les ont renvoyé et une bousculade s’en ai suivit, des femmes se sont retrouvées par terre !», confie Radia qui est venue assister au concert avec sa mère espérant passer un bon moment. « Nous avons attendus des heures sous la pluie. C’était pénible! », ajoute sa belle sœur. Une fois à l’intérieur de la Coupole, les spectateurs prennent place, ils patientent, sans entracte, jusqu’à 21 h avant que Diana Haddad, habillée en jean moulant et en pull décolleté beige, ne fasse son apparition sur scène. Les applaudissements et les sifflements fusent de partout. « Je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui! Merci pour votre amour. J’espère que nous allons partager de merveilleux moments ensemble !», lance-t-elle avant d’interpréter ses plus grands succès, entre autre, « Ya Asmar » (Oh ! Brun !), Soukar (Sucre). Le public se déchaîne déjà, il vibre sous sa musique orientale aux rythmes endiablés. La chanteuse libanaise interpelle sans cesse ses fans. « Yatikoum essaha bezaf (Merci beaucoup)», dit-elle en algérois. L’on applaudit. A un moment, Diana demande à ses fans de choisir les chansons qu’ils souhaitent qu’elle interprète pour eux, aucune réponse ne lui parvient. La présence masculine écrase la junte féminine, les passionnées de Diana et qui a du mal à se faire entendre. « Khaled, Khaled, Khaled », s’écrie le public. L’on ne sait pas si la chanteuse n’a pas vraiment compris ou a fait mine de ne pas entendre, la surprise qu’elle annonce ne fait pas taire le public, d’ailleurs elle ne tarde pas à quitter la scène après juste 45 minutes de musique. Une demi heure plus tard, elle apparaît avec Khaled, ils interprètent ensemble « Rohi ». Puis Khaled fera seul son entrée sur scène. Les spectateurs s’enflamment. Des jeunes, majoritairement des hommes, envahissent l’esplanade pour danser, d’autres accourent avec leur portable pour immortaliser ce moment. L’on ne voit plus la scène des gradins, impossible de suivre le concert tranquillement car des meutes des jeunes continuent d’envahir la place. Deux femmes se disputent, elles en reviennent aux mains, heureusement que les agents de sécurités les séparent à temps. Les policiers tentent de réorganiser les choses, ils demandent aux danseurs de s’agenouiller ou de regagner leurs places pour ne pas brouiller la vision aux spectateurs. Une tentative vaine puisque les jeunes reviennent en force, la tâche est pénible. Le roi du rai chante des extraits de son dernier album, un métissage de rythmes universels ou l’on a du mal à reconnaître le rai puis enchaîne avec Bakhta, Wahran, Trig elyci… La soirée se poursuit jusqu’après minuit. Pour rappel, ce gala a été organisé dans le cadre de la quatrième édition du Fennec d’or.       

Irane Belkhedim.

 

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Cérémonie de remise des trophées du Fennecs d’or :

Le jeune réalisateur Nazim Kaidi primé

La quatrième édition de la soirée du Fennec d’or qui a récompensé les vingt meilleures productions algériennes télévisuelles de fiction (feuilletons, sitcoms, séries humoristiques et téléfilms) s’est déroulée jeudi soir au Théâtre national algérien (TNA). Au total, onze Fennec d’or ont récompensé plusieurs artistes algériens pour leurs différents travaux (voir encadré). « Nous avons reçu un nombre important de  produits mais nous n’avions pas eu beaucoup de temps. Je tiens à préciser que nos décisions ont été prises dans la transparence et en toute honnêteté. Pour la prochaine année, nous espérons que les travaux soient d’un meilleur niveau», indique Inaam Bayoud, présidente du jury. Le prix du jury a été accordé au jeune réalisateur Nazim Kaidi pour son premier produit le feuilleton « El Imtihane Esâabe ». « Nos débats ont été interminables mais nous avons accepté de remettre ce prix au plus jeune réalisateur», explique-t-elle ce choix. Un prix a été décerné à titre posthume au défunt réalisateur Mohamed Bouamari. Sa veuve, Fettouma Bouamari qui est venue prendre le trophée a été très émue, elle a fondu en larme. « Je n’ai rien à dire ! J’aurais souhaité seulement qu’il soit là», soutient-t-elle. Pour sa part, l’acteur et producteur syrien Aymen Zeydane a eu le prix d’honneur spécial de la fondation « Fennec d’or » en guise de reconnaissance à son parcours artistique dans la dramaturgie.D’autre part, des défaillances ont constatées au niveau de l’organisation. Ainsi les invités ont été nombreux et les places limités, des journalistes, entre autre, ont du revenir bredouille n’ayant pas de badges, pourtant, ils ont été conviés à couvrir cet évènement ! Des confrères se sont vus fermés la porte d’accès au nez « sur instructions des organisateurs » ! Certains citoyens ont été repoussés même munis d’invitations. « Nous sommes désolés Mesdames, sortez ! Vous n’avez pas le droit de rentrer », nous lance un agent de sécurité. Il nous a fallu le convaincre pour rentrer au bout de 20 minutes de pourparler!  Avant 20h, les places été toutes prises alors que les invités affluaient encore. Le premier balcon a été réservé exclusivement aux étrangers, l’on nous a interdit d’y accéder alors que plusieurs places été inoccupés ! Le programme n’était pas aussi riche que prévue. La troupe théâtrale « Les folies berbères » a égayé le TNA avec sa merveilleuse présentation de music hall, sans plus, ni musique, ni autre animation ! La soirée s’est clôturée aux environs de 23h avec le passage sur scène de la troupe Aïssaoua de Constantine.           

 

Les 11 Fennec d’or récompensantles artistes algériens

lMeilleur décor : Abdelkader Boulghichi pour son feuilleton « Rachid K’sentini », Rachid le constantinois.

lMeilleur montage : Meliani El Hachemi et Zoheir Lourari pour le feuilleton « El Imtihane Esâabe » (La dure épreuve).

lMeilleur son : Farid Kortbi et Mohamed Ziouani pour la série « Binatna » (Entre nous). Les deux lauréats étaient absents à la cérémonie de remise des récompenses.

lMeilleure image :  Ahmed Messaad et Bachir Selami pour la série « Binatna » (Entre nous).

Meilleure musique : Noubli Fadhel pour la musique du feuilleton « Rachid K’sentini ».

Meilleur second rôle féminin : Bouchra Okbi pour son rôle dans le feuilleton « Daouamate El Hayate »

Meilleur second rôle masculin : Mustapha Laaribi qui a joué le rôle de «Lamdjed» dans le feuilleton «El Imtihane Esâabe» (Dure épreuve).

Meilleure interprétation féminine : Fatima H’lilou dans « Gourbi Palace ».

Meilleure interprétation masculine : Madani Naâmoun pour son rôle dans le feuilleton «El Imtihane Esâabe» (Dure épreuve) et Rachid Farès dans le feuilleton «El Aouda» (Le retour).

Meilleur scénario : Merzak Bagtache pour «El Aouda»

Meilleure réalisation : Dahmane Ouzid pour son feuilleton «El Aouda» (Le retour).      

Irane Belkhedim.

 

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