|
Concert de Diana Haddad et Khaled
Musique,
bagarre et danse
Le concert
programmé à 19 h, tel qu’indiqué dans le communiqué que nous avons
reçu, ne commence qu’au environ de 21 h.
Deux heures
auparavant, l’accès à aux complexe sportif Mohamed Boudiaf, Alger,
est quasiment impossible. Une file de voitures attend depuis plus
d’une demi heure, certains préfèrent s’y rendre à pied, c’est plus
facile. Devant l’entrée principale, des gens implorent les agents de
sécurité de les laisser entrer, ces derniers refusent, ils les
repoussent et tentent de leur expliquer que l’entrée réservée au
public est de l’autre côté du stade. « C’est n’est pas
possible monsieur! Il y a une énorme bousculade ! Nous étions
là-bas! », lance une mère de famille qui est venue avec ces deux
filles. « Monsieur ! Nous avons des invitations, comment allons nous
faire puisque des bagarres ont éclaté de l’autre côté ! Je suis en
famille ! ». Les agents de l’ordre sont fermes, ils ont reçu des
instructions, ils doivent les respecter. « Une bagarre a éclatée
entre jeunes, certains voulaient rentrer et vraisemblablement ils
n’avaient pas de billet, ni d’invitation. Les policiers les ont
renvoyé et une bousculade s’en ai suivit, des femmes se sont
retrouvées par terre !», confie Radia qui est venue assister au
concert avec sa mère espérant passer un bon moment. « Nous avons
attendus des heures sous la pluie. C’était pénible! », ajoute sa
belle sœur. Une fois à l’intérieur de la Coupole, les spectateurs
prennent place, ils patientent, sans entracte, jusqu’à 21 h avant
que Diana Haddad, habillée en jean moulant et en pull décolleté
beige, ne fasse son apparition sur scène. Les applaudissements et
les sifflements fusent de partout. « Je suis très heureuse d’être
parmi vous aujourd’hui! Merci pour votre amour. J’espère que nous
allons partager de merveilleux moments ensemble !», lance-t-elle
avant d’interpréter ses plus grands succès, entre autre, « Ya Asmar »
(Oh ! Brun !), Soukar (Sucre). Le public se déchaîne déjà, il vibre
sous sa musique orientale aux rythmes endiablés. La chanteuse
libanaise interpelle sans cesse ses fans. « Yatikoum essaha bezaf
(Merci beaucoup)», dit-elle en algérois. L’on applaudit. A un
moment, Diana demande à ses fans de choisir les chansons qu’ils
souhaitent qu’elle interprète pour eux, aucune réponse ne lui
parvient. La présence masculine écrase la junte féminine, les
passionnées de Diana et qui a du mal à se faire entendre. « Khaled,
Khaled, Khaled », s’écrie le public. L’on ne sait pas si la
chanteuse n’a pas vraiment compris ou a fait mine de ne pas
entendre, la surprise qu’elle annonce ne fait pas taire le public,
d’ailleurs elle ne tarde pas à quitter la scène après juste 45
minutes de musique. Une demi heure plus tard, elle apparaît avec
Khaled, ils interprètent ensemble « Rohi ». Puis Khaled fera seul
son entrée sur scène. Les spectateurs s’enflamment. Des jeunes,
majoritairement des hommes, envahissent l’esplanade pour danser,
d’autres accourent avec leur portable pour immortaliser ce moment.
L’on ne voit plus la scène des gradins, impossible de suivre le
concert tranquillement car des meutes des jeunes continuent
d’envahir la place. Deux femmes se disputent, elles en reviennent
aux mains, heureusement que les agents de sécurités les séparent à
temps. Les policiers tentent de réorganiser les choses, ils
demandent aux danseurs de s’agenouiller ou de regagner leurs places
pour ne pas brouiller la vision aux spectateurs. Une tentative vaine
puisque les jeunes reviennent en force, la tâche est pénible. Le roi
du rai chante des extraits de son dernier album, un métissage de
rythmes universels ou l’on a du mal à reconnaître le rai puis
enchaîne avec Bakhta, Wahran, Trig elyci… La soirée se poursuit
jusqu’après minuit. Pour rappel, ce gala a été organisé dans le
cadre de la quatrième édition du Fennec d’or.
Irane Belkhedim.
Haut
Cérémonie de remise des trophées du Fennecs d’or :
Le jeune
réalisateur Nazim Kaidi primé
La quatrième
édition de la soirée du Fennec d’or qui a récompensé les vingt
meilleures productions algériennes télévisuelles de fiction
(feuilletons, sitcoms, séries humoristiques et téléfilms) s’est
déroulée jeudi soir au Théâtre national algérien (TNA). Au total,
onze Fennec d’or ont récompensé plusieurs artistes algériens pour
leurs différents travaux (voir encadré). « Nous avons reçu un nombre
important de produits mais nous n’avions pas eu beaucoup de temps.
Je tiens à préciser que nos décisions ont été prises dans la
transparence et en toute honnêteté. Pour la prochaine année, nous
espérons que les travaux soient d’un meilleur niveau», indique Inaam
Bayoud, présidente du jury. Le prix du jury a été accordé au jeune
réalisateur Nazim Kaidi pour son premier produit le feuilleton « El
Imtihane Esâabe ». « Nos débats ont été interminables mais nous
avons accepté de remettre ce prix au plus jeune réalisateur»,
explique-t-elle ce choix. Un prix a été décerné à titre posthume au
défunt réalisateur Mohamed Bouamari. Sa veuve, Fettouma Bouamari qui
est venue prendre le trophée a été très émue, elle a fondu en larme.
« Je n’ai rien à dire ! J’aurais souhaité seulement qu’il soit là»,
soutient-t-elle. Pour sa part, l’acteur et producteur syrien Aymen
Zeydane a eu le prix d’honneur spécial de la fondation « Fennec
d’or » en guise de reconnaissance à son parcours artistique dans la
dramaturgie.D’autre part, des défaillances ont constatées au niveau
de l’organisation. Ainsi les invités ont été nombreux et les places
limités, des journalistes, entre autre, ont du revenir bredouille
n’ayant pas de badges, pourtant, ils ont été conviés à couvrir cet
évènement ! Des confrères se sont vus fermés la porte d’accès au nez
« sur instructions des organisateurs » ! Certains citoyens ont été
repoussés même munis d’invitations. « Nous sommes désolés Mesdames,
sortez ! Vous n’avez pas le droit de rentrer », nous lance un agent
de sécurité. Il nous a fallu le convaincre pour rentrer au bout de
20 minutes de pourparler! Avant 20h, les places été toutes prises
alors que les invités affluaient encore. Le premier balcon a été
réservé exclusivement aux étrangers, l’on nous a interdit d’y
accéder alors que plusieurs places été inoccupés ! Le programme
n’était pas aussi riche que prévue. La troupe théâtrale « Les folies
berbères » a égayé le TNA avec sa merveilleuse présentation de music
hall, sans plus, ni musique, ni autre animation ! La soirée s’est
clôturée aux environs de 23h avec le passage sur scène de la troupe
Aïssaoua de Constantine.
Les 11 Fennec d’or récompensantles artistes algériens
lMeilleur décor :
Abdelkader Boulghichi pour son feuilleton « Rachid K’sentini »,
Rachid le constantinois.
lMeilleur
montage : Meliani El Hachemi et Zoheir Lourari pour le feuilleton
« El Imtihane Esâabe » (La dure épreuve).
lMeilleur son :
Farid Kortbi et Mohamed Ziouani pour la série « Binatna » (Entre
nous). Les deux lauréats étaient absents à la cérémonie de remise
des récompenses.
lMeilleure
image : Ahmed Messaad et Bachir Selami pour la série « Binatna »
(Entre nous).
Meilleure
musique : Noubli Fadhel pour la musique du feuilleton « Rachid K’sentini ».
Meilleur second
rôle féminin : Bouchra Okbi pour son rôle dans le feuilleton « Daouamate
El Hayate »
Meilleur second
rôle masculin : Mustapha Laaribi qui a joué le rôle de «Lamdjed»
dans le feuilleton «El Imtihane Esâabe» (Dure épreuve).
Meilleure
interprétation féminine : Fatima H’lilou dans « Gourbi Palace ».
Meilleure
interprétation masculine : Madani Naâmoun pour son rôle dans le
feuilleton «El Imtihane Esâabe» (Dure épreuve) et Rachid Farès dans
le feuilleton «El Aouda» (Le retour).
Meilleur
scénario : Merzak Bagtache pour «El Aouda»
Meilleure
réalisation : Dahmane Ouzid pour son feuilleton «El Aouda» (Le
retour).
Irane Belkhedim.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|