Monde

Retour

Point chaud

Point chaud

Cliché

 

 24/02/07

 

Cliché

Les iraniens, dans leur ensemble, loin de ce que semble afficher le président iranien, sont loin d’être d’accord avec leur président en ce qui concerne le dossier du nucléaire. Bien au contraire. Car si tous sont d’accord pour dire que leur droit à maîtriser l’énergie nucléaire à des fins civiles est indéniable, une majorité s’accorde à penser que les méthodes de Mahmoud Ahmadinejad, pour faire admettre cette réalité, sont des plus maladroites et des plus mauvaises. En effet, voila aujourd’hui quelques mois déjà que des sanctions économiques ayant trait au programme nucléaire iranien pèsent sur le pays et les premières victimes de ces sanctions sont évidemment les Iraniens qui ne supportent plus de payer le prix des provocations stériles de leur président. Car, loin de la propagande déversée par les grands médias iraniens, le peuple lui se retrouve obligé de dépenser des sommes astronomique pour pouvoir subsister.

Du fait des sanctions économiques appliquées à leur pays, les prix des aliments de base ont été multipliés plusieurs fois. De plus, la perspective d’une attaque militaire américaine terrifie les Iraniens, dont le souvenir de la guerre Iran/Irak est encore dans toutes les mémoires. Actuellement, ils goûtent ainsi de moins en moins les envolées lyriques guerrières de leur dirigeant, qui, depuis quelques semaines, reçoit des avertissements de son supérieur l’ayatollah Khatami, qui peut décider à tout moment de le destituer.

Ainsi, les Iraniens loin des clichés que les Européens veulent faire circuler d’un peuple stupide, soumis et belliqueux, souhaitent aujourd’hui plus que tout autre chose avoir une place normale au sein de la communauté internationale et perdre avant tout leur statut de pestiférés. Aujourd’hui, Ahmadinejad, à coup de provocations, tente encore de garder un position forte dans son pays, mais à la moindre vraie incartade, son peuple (et cela ne pourra être qu’à son honneur) n’hésitera pas, avec l’aide du grand ayatollah, à le remercier et à le rejeter dans l’anonymat.

Fouzia Mahmoudi

 

    Haut

    

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche