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Tipasa
Les pêcheurs de
port décidés à rester sur place
Les pêcheurs du
port de Tipasa sont plus que jamais décidés à ne pas quitter les
lieux.
Cette
détermination, ils nous l’ont dit, de nouveau, exprimée dans la
matinée du mercredi 21 février quand nous sommes allés nous
enquérir de leur situation après avoir que des informations nous
soient parvenues sur la décision des autorités de procéder à leur
évacuation sus-indiquée. Une détermination qu’ils ont du reste
clairement affichée dans la let-re qu’ils ont adressée aussi bien
aux plus hautes autorités du pays qu’à celles de la wilaya. Une
lettre qu’ils ont rédigée à l’issue de la réunion qu’ils ont tenue,
dans le cadre de l’association des pêcheurs du port de Tipasa, le 17
février dernier.
Selon M. Mesbah
Laïd, le président de ladite association, les pêcheurs qu’ils
représentent ont décodé, clairement, de négocier avec les autorités
de la wilaya sur la seule base des propositions contenues dans la
lettre en question. Au nombre de deux, celles-ci écartent toute idée
de transfert vers d’autres ports de la wilaya, de Gouraya et de
Cherchell notamment.
Dans leur lettre,
les pêcheurs ont, en effet, proposé de rester dans le port de
«Tipasa, à charge pour les autorités publiques de leur aménager un
abri dans un endroit de port non encore touché par les travaux, un
endroit qu’ils quitteront pour s’installer dans la partie réaménagée
du port et ce, dès que les travaux y seront lancés.
Dans un souci de
faciliter la tâche auxdites autorités, ils leur ont proposé, à cet
effet, deux sites à l’intérieur du port : la plage située en
contrebas de l’édifice abritant les services de la douane, et un
bassin mitoyen de celui qu’ils occupent actuellement.
Il y a lieu de
signaler, toutefois, que cette éventualité est, toujours selon le
président de l’association des pêcheurs de port de Tipasa
«catégoriquement rejetée et par le directeur des travaux publics de
la wilaya de par le chef de service de Tipasa». Une attitude qu’il a
déclaré ne pas comprendre et ce, d’autant plus a-t-il expliqué, que
«le chef de projet, qui suit actuellement les travaux d’aménagement
en cours, leur a déclaré lors de la réunion qui s’est tenue au site,
mercredi dernier, que cela était tout à fait possible» et «leur
présence ne gênerait nullement le déroulement des travaux».
Il y a lieu de
préciser que, entre les représentants des pêcheurs et le chef de
projet, des représentants de la direction de la pêche, de la Chambre
de la pêche de la wilaya de Tipasa, ainsi que ceux des services des
garde-côtes, ont également participé à ladite réunion. Une réunion
suivie par une autre qui s’est tenue au siège de la direction de la
pêche, mais qui, à l’instar de sa devancière, n’a abouti à rien de
con-cret. Sauf à fixer la date d’une autre rencontre. Celle-ci qui
aura lieu samedi prochain, 24 février, regroupera, selon notre
interlocuteur, en plus des participants aux deux réunions du
mercredi 21 février, les représentants de la direction des travaux
publics et de la daïra de Tipasa. Une réunion qui s’annonce
décisive, puisque, selon les informations qui nous sont parvenues,
les deux patrons sont décidés à camper sur leurs positions
respectives.
Mohamed Amine
Haut
Le miel naturel à M’kira
Près de quatre
mille dinars le litre
On NE le dit
jamais assez, le miel naturel se raréfie de plus en plus et devient
par conséquent inaccessible aux petites bourses, voire un produit de
luxe. Les quelques rares apiculteurs de la région incombent cela au
fait que les belles saisons, ces dernières années, ne sont plus
florissantes comme autrefois, sachant que la plus grande quantité de
cet aliment édulcorant est produit au printemps grâce au nectar de
fleurs variées. Ainsi, un litre de ce liquide succulent est cédé
couramment entre 3 000,00 et 3 800,00 DA à entendre O. Ziani, un
apiculteur arboriculteur entretenant une vingtaine de ruches dont la
production actuelle varie entre quinze et vingt litres annuellement
alors que la récolte d’un tel rucher, si les conditions appropriées
s’y prêtent, pourraient atteindre les cent litres, selon toujours
notre même interlocuteur. Celui-ci n’a pas manqué de vanter les
vertus thérapeutiques et même culinaires de cette richesse naturelle
qui existe, d’après les spécialistes, depuis des dizaines de
millions d’années.
Mazouni
Haut
Gaz de ville à Tizi Gheniff
Raccordement au
réseau
Le raccordement au
réseau gaz de ville d’autres villages et hameaux périphériques de la
ville de Tizi Gheniff se poursuit. Ainsi, Ouled Meriem et ses
environs distants de trois à quatre kilomètres au nord-est du
chef-lieu communal, abritent depuis plusieurs jours les travaux de
canalisation. D’autres localités du côté ouest à l’exemple d’Ouled
Ahmed, sont retenues également pour bénéficier de ce précieux
combustible, si l’on croit les habitants qui, d’ailleurs, cachent
déjà mal leur satisfaction. Quant à la contribution financière
exigée auparavant avant tout raccordement de tout foyer, elle n’est
plus en vigueur. Le futur abonné, indiquent nos sources, la réglera
partiellement au fur et à mesure qu’il s’acquittera de ses factures
de consommation. Par ailleurs, la grogne est de mise chez la
population de l’autre commune, à savoir M’kira, qui relève de la
daïra de Tizi Gheniff. Bien qu’un gazoduc traverse une bonne partie
de son territoire, aucun foyer jusqu’à preuve du contraire, n’est
raccordé au réseau. «Pis encore, nous payons le gaz butane 40,00 DA
plus cher», s’indigne un citoyen.
Mazouni
Haut
Timezrit (Boumerdès)
Un chauffeur de
bus blessé à l’arme blanche
Un transporteur
privé de voyageurs a été victime d’une agression sur la route d’Azazna,
village relevant de la commune de Timezrit, à une quarantaine de
kilomètres à l’est de Boumerdès. Cela s’est passé jeudi dernier, aux
environs de six heures du matin. Le malheureux a été surpris par
deux individus qui tentèrent de le déposséder de son véhicule, un
minibus alors qu’il roulait seul avec son jeune receveur. Habitant
un patelin des hauteurs de M’kira, la victime assure la ligne Tizi
Gheniff-Issers. Cela l’oblige à être à chaque fois matinal pour
regagner Tizi Gheniff, son lieu de départ, sis à 15 km de son
domicile. En résistant à ces deux agresseurs qui cherchaient à le
tirer de son siège, le chauffeur a été blessé au visage à l’aide
d’une arme blanche. Il n’a dû son salut qu’aux usagers de la même
route qui arrivèrent quelques instants après. Les deux malfaiteurs
n’avaient ainsi d’autres issues que de disparaître dans l’obscurité.
Ce cas d’agression démontre à quel point l’insécurité s’installe sur
les routes de ces zones rurales enclavées.
Mazouni
Haut
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M.Merkouche
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