Région

Retour

Tipasa

Les pêcheurs de port décidés à rester sur place

Le miel naturel à M’kira

Près de quatre mille dinars le litre

Gaz de ville à Tizi Gheniff

Raccordement au réseau

Timezrit (Boumerdès)

Un chauffeur de bus blessé à l’arme blanche

 

 24/02/07

 

Tipasa

Les pêcheurs de port décidés à rester sur place

Les pêcheurs du port de Tipasa sont plus que jamais décidés à ne pas quitter les lieux.

Cette détermination, ils nous l’ont dit, de nouveau, exprimée dans la matinée du mercredi 21 février quand nous sommes allés  nous enquérir de leur situation après avoir que des informations nous soient parvenues sur la décision des autorités de procéder à leur évacuation sus-indiquée. Une détermination qu’ils ont du reste clairement affichée dans la let-re qu’ils ont adressée aussi bien aux plus hautes autorités du pays qu’à celles de la wilaya. Une lettre qu’ils ont rédigée à l’issue de la réunion qu’ils ont tenue, dans le cadre de l’association des pêcheurs du port de Tipasa, le 17 février dernier.

Selon M. Mesbah Laïd, le président de ladite association, les pêcheurs qu’ils représentent ont décodé, clairement, de négocier avec les autorités de la wilaya sur la seule base des propositions contenues dans la lettre en question. Au nombre de deux, celles-ci écartent toute idée de transfert vers d’autres ports de la wilaya, de Gouraya et de Cherchell notamment.

Dans leur lettre, les pêcheurs ont, en effet, proposé de rester dans le port de «Tipasa, à charge pour les autorités publiques de leur aménager un abri dans un endroit de port non encore touché par les travaux, un endroit qu’ils quitteront pour s’installer dans la partie réaménagée du port et ce, dès que les travaux y seront lancés.

Dans un souci de faciliter la tâche auxdites autorités, ils leur ont proposé, à cet effet, deux sites à l’intérieur du port : la plage située en contrebas de l’édifice abritant les services de la douane, et un bassin mitoyen de celui qu’ils occupent actuellement.

Il y a lieu de signaler, toutefois, que cette éventualité est, toujours selon le président de l’association des pêcheurs de port de Tipasa «catégoriquement rejetée et par le directeur des travaux publics de la wilaya de par le chef de service de Tipasa». Une attitude qu’il a déclaré ne pas comprendre et ce, d’autant plus a-t-il expliqué, que «le chef de projet, qui suit actuellement les travaux d’aménagement en cours, leur a déclaré lors de la réunion qui s’est tenue au site, mercredi dernier, que cela était tout à fait possible» et «leur présence ne gênerait nullement le déroulement des travaux».

Il y a lieu de préciser que, entre les représentants des pêcheurs et le chef de projet, des représentants de la direction de la pêche, de la Chambre de la pêche de la wilaya de Tipasa, ainsi que ceux des services des garde-côtes, ont également participé à ladite réunion. Une réunion suivie par une autre qui s’est tenue au siège de la direction de la pêche, mais qui, à l’instar de sa devancière, n’a abouti à rien de con-cret. Sauf à fixer la date d’une autre rencontre. Celle-ci qui aura lieu samedi prochain, 24 février, regroupera, selon notre interlocuteur, en plus des participants aux deux réunions du mercredi 21 février, les représentants de la direction des travaux publics et de la daïra de Tipasa. Une réunion qui s’annonce décisive, puisque, selon les informations qui nous sont parvenues, les deux patrons sont décidés à camper sur leurs positions respectives.

Mohamed Amine

 

  Haut

Le miel naturel à M’kira

Près de quatre mille dinars le litre

On NE le dit jamais assez, le miel naturel se raréfie de plus en plus et devient par conséquent inaccessible aux petites bourses, voire un produit de luxe. Les quelques rares apiculteurs de la région incombent cela au fait que les belles saisons, ces dernières années, ne sont plus florissantes comme autrefois, sachant que la plus grande quantité de cet aliment édulcorant est produit au printemps grâce au nectar de fleurs variées. Ainsi, un litre de ce liquide succulent est cédé couramment entre 3 000,00 et 3 800,00 DA à entendre O. Ziani, un apiculteur arboriculteur entretenant une vingtaine de ruches dont la production actuelle varie entre quinze et vingt litres annuellement alors que la récolte d’un tel rucher, si les conditions appropriées s’y prêtent, pourraient atteindre les cent litres, selon toujours notre même interlocuteur. Celui-ci n’a pas manqué de vanter les vertus thérapeutiques et même culinaires de cette richesse naturelle qui existe, d’après les spécialistes, depuis des dizaines de millions d’années.        

Mazouni

 

  Haut

Gaz de ville à Tizi Gheniff

Raccordement au réseau

Le raccordement au réseau gaz de ville d’autres villages et hameaux périphériques de la ville de Tizi Gheniff se poursuit. Ainsi, Ouled Meriem et ses environs distants de trois à quatre kilomètres au nord-est du chef-lieu communal, abritent depuis plusieurs jours les travaux de canalisation. D’autres localités du côté ouest à l’exemple d’Ouled Ahmed, sont retenues également pour bénéficier de ce précieux combustible, si l’on croit les habitants qui, d’ailleurs, cachent déjà mal leur satisfaction. Quant à la contribution financière exigée auparavant avant tout raccordement de tout foyer, elle n’est plus en vigueur. Le futur abonné, indiquent nos sources, la réglera partiellement au fur et à mesure qu’il s’acquittera de ses factures de consommation. Par ailleurs, la grogne est de mise chez la population de l’autre commune, à savoir M’kira, qui relève de la daïra de Tizi Gheniff. Bien qu’un gazoduc traverse une bonne partie de son territoire, aucun foyer jusqu’à preuve du contraire, n’est raccordé au réseau. «Pis encore, nous payons le gaz butane 40,00 DA plus cher», s’indigne un citoyen.

Mazouni

 

  Haut

Timezrit (Boumerdès)

Un chauffeur de bus blessé à l’arme blanche

Un transporteur privé de voyageurs a été victime d’une agression sur la route d’Azazna, village relevant de la commune de Timezrit, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Boumerdès. Cela s’est passé jeudi dernier, aux environs de six heures du matin. Le malheureux a été surpris par deux individus qui tentèrent de le déposséder de son véhicule, un minibus alors qu’il roulait seul avec son jeune receveur. Habitant un patelin des hauteurs de M’kira, la victime assure la ligne Tizi Gheniff-Issers. Cela l’oblige à être à chaque fois matinal pour regagner Tizi Gheniff, son lieu de départ, sis à 15 km de son domicile. En résistant à ces deux agresseurs qui cherchaient à le tirer de son siège, le chauffeur a été blessé au visage à l’aide d’une arme blanche. Il n’a dû son salut qu’aux usagers de la même route qui arrivèrent quelques instants après. Les deux malfaiteurs n’avaient ainsi d’autres issues que de disparaître dans l’obscurité. Ce cas d’agression démontre à quel point l’insécurité s’installe sur les routes de ces zones rurales enclavées.

Mazouni

  Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche