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Législatives en Kabylie
Les aârouch brouillent les cartes
L’aile Belaïd
Abrika a finalement été mise en minorité et les aârouch ont décidé
de bousculer les partis traditionnellement ancrés pour prétendre à
des sièges à l’APN.
De nos
correspondants
H.C/ Z.H./ H.M
C’était
prévisible. Le mouvement citoyen des aârch éclate après la décision
de la coordination intercommunale des aârchs de Béjaïa d’aller aux
prochaines élections législatives faisant abstraction de
l’opposition de la CADC de Tizi Ouzou dont la position n’a pas
évolué depuis le conclave tenu au début du mois en cours dans la
localité de Seddouk. En effet, réuni pour une deuxième fois
consécutive la nuit de jeudi à vendredi à Akfadou pour trancher la
participation ou non du mouvement au prochain rendez-vous électoral
du 17 mai, le mouvement citoyen en est sorti divisé en deux
tendances inconciliables pour le moment. La CIC/Béjaïa part aux
élections, la CADC de Tizi Ouzou prend la distance et claque la
porte avant la fin de la réunion, voyant la décision de la
délégation de Béjaïa t définitivement tranchée d’une participation
active et directe aux députations avec des listes de candidatures
propres au mouvement. Une position confortée par une partie des
aârchs de Bouira et la délégation de Boumerdès. Reste à savoir
maintenant la tournure que prendra cette nouvelle donne dans les
prochains jours et après notamment la tenue du conclave
extraordinaire des âarchs de Béjaïa ce lundi qui vraisemblablement
ne feront pas un pas en arrière si l’on croit certains délégués qui
nous ont livré il y a quelques temps le fond de leurs pensées sur
cette question et d’autres.
Un communiqué de
presse de la CICB était attendu hier sous lequel devait apporter des
éclairages sur des positions de l’ensemble des délégations. Du
reste, la réunion qui a été suspendue sans qu’un consensus n’ait pu
être trouvé a quand même abouti à la reprise du dialogue avec le
gouvernement après l’invitation relancée par Abdelaziz Belkhadem non
sans la conditionner avec une rencontre en premier lieu avec ce
dernier pour remettre sur la table des discussions la question de
l’officialisation de la langue amazigh et l’octroi d’une allocation
chômage aux demandeurs d’emploi. La documentation de réflexion sur
le fonctionnement du mouvement notamment la mise en place d’un
conseil de wilaya à la place de la coordination intercommunale de
wilaya a été aussi entérinée.
Et le code
d’honneur ?
La CICB pour
justifier sa position estime que «la participation aux élections,
constitue un moyen de continuer le combat pour l’aboutissement de la
plateforme d’El Kseur, en étant présents dans les Assemblées locales
et nationales». Pour les contrer, des délégués de la CADC qui sont
contre la participation, ont brandi le code d’honneur du mouvement
(texte fondamental des aâouch, qui ont une sorte de serment à la
mémoire des victimes du «Printemps noir» pour ne pas «trahir leur
combat». Ce document est clair en la matière, ne laissant aucune
place à une quelconque interprétation «tendancieuse». En effet,
l’article 2 stipule «ne pas exploiter la mémoire des victimes à des
fins lucratives ou partisanes», l’article 5 «ne pas utiliser le
mouvement à des fins partisanes et ne pas l’entraîner dans des
compétitions électorales, ou des options de prise de pouvoir» et
enfin l’article 6 – tranche définitivement la question en stipulant
«ne pas briguer un quelconque mandat électoral jusqu’à la
satisfaction pleine et entière de la plateforme d’El Kseur». Aussi,
il est évident, que toute participation des aâouch, en tant
qu’organisation au sein des partis politiques, ou en qualité
d’indépendants pour les délégués, à une quelconque élection avant
l’aboutissement de leur combat, ce qui n’est pas le cas
actuellement, constituerait un reniement des principes du Mouvement
citoyen, pire, une trahison de la mémoire des victimes du Printemps
noir….
Entre-temps à Tizi
Ouzou, partis et des indépendants ont entamé les préparatifs pour ce
rendez-vous électoral à Tizi-ouzou en lançant des consultations
autour des listes de candidatures pour les 14 sièges de la même
wilaya à l’Assemblée nationale. Mais depuis ce communiqué arrêtant
le calendrier des ces législatives ces préparatifs chez les
indépendants et les partis ont atteint une vitesse de croisière.
La course est
lancée
En effet, pour la
dizaine de listes qui se préparent déjà, c’est presque la course
contre la montre mais aussi pour asseoir le consensus parmi les
militants de partis où le vent de la contestation souffle déjà
depuis longtemps alors que cette nouvelle épreuve pourrait même
aggraver la crise qui secoue ces mêmes formations. Ainsi, à Tizi
Ouzou la scène locale s’apprête à découvrir plus d’une dizaine de
listes pour la course des législatives du 17 mai prochain. Elles
seront conduites par au moins 10 partis politiques, à savoir le RND,
le FLN , le RCD, le PT, le FNA, l’UDL, AHD 54, le MSP, l’ANR et le
FFS alors que les indépendants s’attellent à se lancer dans cette
course par seulement deux listes eu égard aux difficultés pour
rassembler les 6 000 signatures d’électeurs qu’exige le dossier de
candidature de liste indépendante. Sinon les partis comme le FLN et
le RND c’est la grande bataille dans les rangs des candidats
potentiels y compris même les députés sortants en dépit de la note
de leurs directions nationales respectives quant à la
non-reconduction des listes de 2002. Et la bataille par exemple au
parti de Ahmed Ouyahia est entre les partisans de la liste du
Professeur Melbouci face à celle conduite par Dr Stiet, les deux
ayant
débarqué au sein
du RND avec ce petit avantage pour le second connu pour son
appartenance auparavant au FFS. Un avantage qui lui sera d’un apport
considérable pour toute éventuelle intronisation à la tête de la
liste du RND à Tizi Ouzou. Le Pr Melbouci pourrait aussi faire
valoir ses relations très étroites avec le Mouvement citoyen durant
la crise de Kabylie pour s’accréditer de la confiance du parti. Et
face à ces deux nouveaux venus au RND de Tizi Ouzou les députés
sortants comme Mokadem ou Afir et des cadres comme Chaâlal ne
revoient pas leur ambition de briguer un mandat de députation à la
baisse, au contraire leur ancienneté dans les rangs de leur parti
peuvent bien la faire valoir. Le FLN pour sa part, si le problème de
nouveaux débarqués ne se pose pas pour la députation mais une toute
rivalité est au cœur des préparatifs de rendez-vous électoral entre
les partisans d’une simple reconduction de députés sortants et ceux
qui prônent une sorte de rupture et deux noms circulent déjà à Tizi
Ouzou pour conduire la liste FLN, à savoir Aït Mirar et Kerrouche,
tous deux élus à l’APW et vaincus aux sénatoriales de février et
décembre de l’an dernier par les candidats du RCD. Alors que des
députés sortants comme Arbouche et Bourkache n’ont pas dit leur
dernier mot. Cette rivalité fait que depuis des mois la direction
nationale du parti éprouve des difficultés à installer la mouhafadha
qui aura un rôle capital justement pour la confection de la liste
électorale et aux dernières nouvelles, nous apprenons que cela
pourrait intervenir cette semaine.
H. C./ Z. H. /
H. M.
Haut
Benyounès tient un meeting à Alger
«Pas d’alliance
honteuse»
En face des
représentants des militants du centre du pays rencontrés hier à la
Maison du peuple, Amara Benyounès, secrétaire général de l’Union
pour la démocratie et la république (UDR) a annoncé le choix de son
parti à participer dans les prochaines élections législatives sur
des listes communes. Même s’il demande à ses militants d’attendre
encore une semaine pour connaître les partenaires du parti pour
cette expérience première pour la formation qui n’a pas encore
obtenu son agrément, Amara Benyounès appellera ses interlocuteurs à
se mobiliser pour la confection des listes électorales. C’est au
courant de cette semaine prochaine que la commission nationale des
candidatures sera installée.
«Le conseil
national réuni l’an dernier a mandaté le bureau national pour
trouver une solution et entreprendre des alliances, chose que nous
avons faite», explique-t-il.
«Vous allez être
agréablement surpris, a-t-il dit». Les alliances «honteuses» ont
constitué une grande partie de l’intervention de M. Benyounès.
Fustigeant les alliances faites par certains partis du courant dit
démocratique avec des formations, dont les visions sont totalement
divergentes aux leurs. «Ils font du bricolage politique», selon lui.
«À l’UDR, ça ne marche pas comme ça». Revenant sur les élections
partielles en Kabylie, Le patron de l’UDR estime que le FFS et le
RCD qui ont le long de leur parcours politique critiqué les
démarches du FLN et du RND, «et avec les alliances entreprises, le
FLN et le RND sont représentés dans toutes les communes de la
Kabylie». Dans son intervention,
M. Benyounès
critiquera les positions des partis qu’il qualifiera de «beni
oui-oui». il citera ceux de l’alliance présidentielle qui sont
partisans de toutes les démarches présidentielles avant même que le
président ne prononce un mot sur ses projets, à l’exemple du projet
de la révision de la Constitution. Il se dit également s’opposer à
l’autre catégorie des partis qui sont partisans du «non», à
l’exemple du FFS du PT d’el Islah. L’ancien ministre du RCD laissera
comprendre qu’aucune de ces formations citées ne sera sollicitée
pour la confection des listes communes. «Même si on aura zéro
député, c’est mieux que de contracter une telle alliance». M.
Benyounès ne manquera pas de revenir sur le procès Khalifa. On peut
y déduire des aspects positifs tels que l’ouverture de ce procès au
public. Le SG de l’UDR regrettera le fait que «les déclarations de
Khalifa Adelmoumène sur la prétendue détention de Belaïz d’un compte
au niveau de l’agence de Koléa ne soient pas suivies d’une enquête.
Ce n’est pas parce que ce dernier est ministre de la Justice qu’il
ne doit pas y avoir d’enquête».
«Même si Khalifa
est un escroc, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas trouver un
peu de vérités dans ce qu’il dit», estime M. Benyounès. Le même
locuteur estime aussi que cette affaire ne doit pas nuire à l’image
du privé, qui après tout, est l’avenir du pays.
Fatima Arab
Haut
2e congrès du MDS sous haute tension
«Nous n’irons
pas aux prochaines élections»
Il s’est tenu
enfin, le 2e congrès du Mouvement démocratique et social (MDS) jeudi
dernier, dont la tenue à été ajournée à plusieurs reprises faute
d’autorisation. Sa tenue s’est fait dans un climat de haute tension,
que provoquait l’aile de Ali Hocine. Représentant 12 wilayas en plus
des Fédérations de France, les congressistes ont, à la force des
choses, dû chambouler l’ordre du jour de la rencontre et commencer
par élire le bureau du congrès, les membres du nouveau conseil
national du MSD en attendant l’élection dans la semaine qui suit du
secrétaire général. Les informations circulant dans la salle
désignent d’ores et déjà à ce poste Ahmed Meliani, l’actuel
secrétaire général par intérim. Intervenant à l’occasion, ce dernier
a déploré les «conditions désastreuses qui ont entouré ce congrès».
«Lequel n’est pas
double» a-t-il précisé en rejetant l’action menée par Ali Hocine.
Aussi et tout en prenant à témoins l’opinion publique et la presse,
il a incriminé «les déstabilisateurs» qui se trouvaient à chahuter
en dehors de la salle et «dont la majorité, a-t-il dit, ne sont pas
militants du parti et ceux qui en font partie ont déserté les rangs
depuis
9 mois, ont
boycotté toutes les rencontres et réunions et ont refusé de payer
leurs cotisations». Les congressistes ont voulu faire du 2e congrès
une occasion pour redéployer l’action interne du parti, renforcer
les efforts des militants et lancer un projet portant sur les
principes d’organisation et de fonctionnement. Des statuts à
débattre et à soumettre pour enrichissement aux différentes
fédérations. Si la crise du MDS tourne autour de la participation ou
pas du parti aux prochaines législatives, la question a été tranchée
hier, lors du congrès. «Nous n’irons pas aux prochaines élections,
non pas parce que nous sommes contre le suffrage universel, mais
parce que nous nous positionnons contre les lois discriminatoires
dans ce pays, et parce que ce sont les lois en vigueur et le type de
constitutions qui prédéterminent les élections», a déclaré Miliani
en soulignant que c’est «un leurre de croire que la démocratie se
limite à un acte de vote» et au SG par intérim du MDS de conclure
sur le même chapitre : «Ceux qui ont créé une aile pour y aller
veulent présenter le MDS en offrande au pouvoir. Ce sont ceux qui
croient déjà que le programme présidentiel est la solution pour le
pays et que ni l’islam politique ni le système des rentes ne
présentent plus de danger».
Habiba Ghrib
Haut
Le parquet général prendrait la relève
Les procès Khalifa ne font que commencer
Le procès relatif
à la caisse principale de Khalifa Bank touche à sa fin. D’autres
procès ou, du moins, l’ouverture d’instructions judiciaires
s’annonce à la luimiere des «révélations» faites au cours de ce
procès et, également, à la lumière de la demande exprimée par
certains avocats de se constituer partie civile.
C’est le cas par
exemple de l’affaire du dépôt de 10 milliards de dinars de la Caisse
nationale d’assurances sociales (Cnas) dans la banque du
milliardaire en fuite. L’avocate de ces caisses a, lors de sa
plaidoirie de mercredi dernier, exprimé la demande de constitution
comme partie civile à l’encontre de Abdelmadjid Sidi Saïd, actuel
secrétaire général de l’UGTA et Aboudjerra Soltani, actuel ministre
d’Etat. Ces deux responsables occupaient respectivement les postes
de président du conseil d’administration des Cnas et ministre du
Travail et de la Protection sociale. Abdelmadjid Sidi Saïd n’a pas
été interrogé par le tribunal, sur la Master Card offerte par
Khalifa Bank, pour la simple raison qu’il a été auditionné en tant
que témoin. Tout comme Abdelmadjid Tebboune, qui nous a déclaré,
récemment, en réponse à notre question, qu’il a effectivement
bénéficié d’une Master Card, qu’il a utilisée pour le payement de
frais d’hôtel et de soins à l’hôpital américain de Paris et qu’il ne
lui restait que 10 millions à 15 millions de centimes à payer au
liquidateur. Si pour cet ancien ministre délégué aux Collectivités
locales puis ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, la question se
rapportant à cette carte de crédit pourrait lu être posée par la
Cour suprême qui l’entend actuellement en tant que témoin,
Abdelmadjid Sidi Said, lui, pourrait se voir demander des
«éclaircissements», à propos de ce «privilège» par un tribunal qui
pourrait statuer après la fin du procès relatif à la caisse
principale de Khalifa Bank. Ce dernier avait annoncé au juge
d’instruction près le tribunal de Chéraga ne pas avoir reçu de
Master Card de Khalifa, mais le magistrat a écrit que le nom de
l’actuel secrétaire général de l’UGTA figure dans la liste des
bénéficiaires. Abdelmadjid Sidi Saïd a par ailleurs reconnu avoir
fait une «promesse de vente» du siège de Révolution et Travail
(revue syndicale) à Rafik Abdelmoumen Khalifa, au prix de 17
milliards de centimes. Cette vente n’a jamais été régularisée et une
importante somme de ce produit de vente n’a pas été perçue.
Abdelmadjid Sidi Saïd pourrait en outre être poursuivi pour «fausses
déclarations» à la justice puisqu’il avait répondu au magistrat que
les membres du conseil d’administration des Cnas s’étaient réunis
pour avaliser le dépôt d’argent de ces caisses dans la banque de
Rafik Abdelmoumène Khalifa, comme il pourrait être poursuivi pour
«faux et usage de faux» après avoir reconnu, face aux témoignages de
membres de ce conseil d’administration, que ceux-ci ne se sont pas
réunis et qu’il a produit un faux PV de réunion.
Il est fort
possible que le parquet général saisisse le juge d’instruction à la
fin du procès en cours pour l’ouverture d’une instruction judiciaire
à l’encontre de l’actuel SG de l’UGTA, d’autant plus que ce dernier
a reconnu devant le tribunal avoir produit ce «faux» et qu’il en
assume la responsabilité. Une instruction judiciaire, dont
l’ouverture est davantage plausible à la lumière de la demande
présentée par l’avocate des Cnas de se constituer partie civile à
l’encontre de cet ancien président du conseil d’administration des
Cnas et à l’encontre de Aboudjerra Soltani qui, selon cette avocate,
ne pouvait pas ignorer que ces caisses ont déposé cette somme
d’argent dans la banque du golden boy. La demande exprimée par
certains avocats défendant les intérêts de déposants publics et
particuliers de constituer la Banque d’Algérie comme responsable
civile, pourrait ne pas seulement charger cette banque du
remboursement de ces déposants, mais, en outre, engager la
responsabilité de certains responsables de cette institution par
rapport aux «défaillances» enregistrées dans l’application des lois
sur la banque de Rafik Abdelmoumène, à la lumière des dix rapports
d’inspection effectués dans Khalifa Bank. Même l’avocat chargé de la
liquidation, Me Meziane, qui a minimisé quelque peu la
responsabilité de la Banque d’Algérie, a écorché la Banque centrale
en s’interrogeant : «Pourquoi la Banque d’Algérie n’a pas déclaré
Khalifa Bank en faillite avec 95% d’insuffisance d’actifs». C’est
dire que les choses sont loin d’être fixées et, par conséquent, les
responsabilités loin d’être totalement éloignées.
M. Abi
Haut
Enquêtes en France
Brahimi dément
le Canard enchaîné
En 2002, le
journal satirique français Le Canard enchaîné a publié un rapport
«confidentiel» de la Direction générale de la sécurité extérieure
(services secrets français) dans lequel ces services estiment que
«le maintien en vie et la bonne santé financière apparente du groupe
Khalifa ne doivent s’expliquer que par un soutien financier
extérieur ou par une activité autre que celle mentionnée». Cela a
été suffisant, pour certains cercles français, pour accuser les
autorités algériennes de soutenir le milliardaire en fuite «pour
organiser des sponsorings en France, dans le but d’améliorer l’image
de l’Algérie, faussée par la guerre qui y sévit». Une accusation
démentie par le procès en cours au tribunal criminel près la cour de
Blida où la vérité toute crue a éclaté, comme l’a souligné le
tribunal : on sait maintenant de quelle façon Rafik Abdelmoumène
Khalifa sortait des sommes d’argent, en devises, pour investir en
France, dont le sponsoring de l’Olympique de Marseille et le club de
rugby de Bègles. Des sommes d’argent transférées sur la base de faux
dossiers d’importation, comme l’a révélé Me Meziane, avocat de la
liquidation, ainsi qu’à bord d’avions de Khalifa Airways.
M. A.
Haut
Le verdict au plus tard mercredi
Le procès de
l’affaire Khalifa Ban, qui se tient au tribunal criminel de Blida
depuis le 8 janvier dernier, tire à sa fin. D’ailleurs, la séance de
ce samedi sera consacrée au réquisitoire du procureur général et aux
plaidoiries des avocats de la défense.
En effet, après
avoir fait couler beaucoup d’encre sur sa tenue, depuis
l’instruction au niveau du tribunal de Chéraga, le procès dit de la
caisse principale de Khalifa Bank a bel et bien eu lieu. Pour ce
procès hors du commun, les responsables de la cour de justice de
Blida, chargés de son organisation, ont mis les bouchées doubles
pour permettre son bon déroulement.
Tout au long des
36 séances qui s’y sont tenues, le tribunal, qui a auditionné
l’ensemble des inculpés, de même que les témoins, n’a pas manqué de
faire appel à des techniciens en matière de finances, dont
l’expert, dans le seul but était de mieux cerner les problèmes. Il
faut dire qu’en matière de jurisprudence, ce procès n’a pas connu de
divergences entre les avocats de la défense et ceux de la partie
civile ou encore entre le tribunal et les avocats dans leur
ensemble. Le seul petit incident relevé et qui s’est vite dissipé, a
eu lieu mardi dans la matinée, quand la liquidation s’est constituée
partie civile et que des voix de certains avocats de cette même
partie civile se sont élevées pour la récuser, estimant que la
liquidation ne peut être à la fois juge et partie, néanmoins après
que la présidente du tribunal ait donné son point de vue, tout est
rentré dans l’ordre. On ne manquera pas de rappeler, que tout au
long des 36 séances que le public a suivies de près, le tribunal a
vu défiler quatre ministres, le secrétaire général de l’UGTA, mais
aussi des P-DG et des DG d’OPGI, d’entreprises publiques, de
caisses d’Assurances sociales et de mutualité, dont les fonds,
déposés à terme, ont disparu dans le sillage de Khalifa Rafik
Abdelmoumène. L’un de ces responsables nous a affirmé que son
objectif principal était de permettre à son entreprise de bénéficier
d’un taux conséquent en matière d’intérêts. D’ailleurs, bien que les
plaidoiries n’avaient pas encore commencé, certains avocats avaient
souligné la démarche de leurs clients qui avait un caractère
purement de bonne gestion mais leur confiance a été trahie. Dans ce
même contexte, plusieurs avocats ont désigné du doigt la Banque
d’Algérie, la commission bancaire et l’inspection générale du
ministère des Finances, dont la rigueur leur a fait défaut durant
leur mission. Dans les coulisses du tribunal, plusieurs avocats
n’ont pas manqué de souligner que ce procès devrait servir
d’exemple, à l’avenir, dans le domaine du contrôle et du suivi.
Ainsi, la matinée
de ce samedi sera marquée d’abord par le réquisitoire tant attendu
du représentant du ministère public qui, tout en rappelant
l’historique douloureux de la banque Khalifa, ne manquera sans doute
pas d’évoquer le volet escroquerie qui a été la principale action à
travers laquelle l’empire Khalifa a été constitué. Le procureur
général sera relayé par les plaidoiries du collectif des avocats de
la défense qui auront la lourde tâche de «sauver» leurs clients en
écartant le chef d’inculpation d’association de malfaiteurs, tout
en faisant ressortir les circonstances atténuantes pour certains. Il
n’est pas exclu que le verdict sera connu au plus tard mercredi
prochain, après les délibérations du tribunal.
A. B.
M.
Haut
Abderrahmane Benkhalfa (ABEF)
«Une autre
génération de fraudeurs est à craindre»
Le dElEguE général
de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF),
Abderrahmane Benkhelfa, a été l’invité, jeudi après-midi de la
chaîne II de la Radio nationale. Interrogé sur les mesures prises
par le système bancaire pour éviter, à l’avenir, les détournements
de fonds et autres malversations qui ont secoué la place ces
dernières années, il a fait savoir que des «cellules de vigilance»
existaient actuellement tant au niveau de l’association que dans les
différentes banques, dans le cadre des nouvelles mesures de contrôle
interne. «L’ouverture du marché va nous permettre de développer un
esprit d’alerte», a-t-il dit, en affirmant que «la catégorie de
personnes éprise de gain facile» était «en voie d’extinction, sur
les plans professionnel et judiciaire». Le premier responsable de l’Abef
a ajouté qu’il existait actuellement une «véritable industrie du
contrôle» qui s’installe peu à peu et s’étalant du contrôle de la
qualité du chèque au contrôle des antécédents.
Il a fait savoir
que trois à quatre centrales de risque étaient en train d’être
montées. Il s’agit de «grandes machines informatisées dans
lesquelles sont concentrées toutes les informations concernant la
clientèle». Mais selon lui, une autre génération de fraudeurs
«technologiques» peut naître et les autorités bancaires «sont en
train d’investir dans la sécurité des systèmes d’information pour
pouvoir s’adapter en permanence aux changements de tactique des
fraudeurs». «Les précautions déjà prises et celles qui sont en cours
d’élaboration vont permettre de diminuer l’ampleur du phénomène et
d’en anticiper les manifestations», a-t-il assuré, en faisant
savoir qu’un code de déontologie était en cours d’élaboration pour
venir s’ajouter au «comité de discipline et d’éthique
professionnelle». Les banques algériennes ont octroyé en 2006 plus
de
1 800 milliards de
dinars de crédits et elles ont collecté plus de 2 500 milliards de
dinars de ressources, a-t-il fait savoir également. «Les crédits
octroyés à la fois aux entreprises et aux ménages ont dépassé 1 800
milliards de dinars en 2006 et les banques ont amassé plus de 2 500
milliards de ressources», a déclaré
M. Benkhalfa lors
d’une émission de la Radio nationale chaîne II. Selon lui, les
portefeuilles de ces banques ont augmenté de 15% entre 2005 et 2006,
malgré «une bancarisation limitée», a-t-il dit.
R. A.
Haut
Le RCD évalue son 3e congrès
Satisfaction
sur toute la ligne
Dans sa première
réunion post-3e congrès, tenue le 21 février courant, le secrétariat
national du RCD, a réitéré sa «disponibilité à étudier toutes les
propositions susceptibles de renforcer la dynamique de rassemblement
des forces républicaines et démocratiques pour clarifier la scène
politique nationale» et «donner au pays les instruments les plus
crédibles et les plus performants pour asseoir la stabilité de ses
institutions et amorcer le projet d’Etat démocratique et social». Ce
rappel est la preuve que pour l’heure aucune adhésion n’a été
enregistrée. Toutefois, on ne désespère, puisque, il semblerait à
croire le communiqué du RCD, que depuis la tenue du congrès, «les
adhésions s’amplifient» et «les rapprochements se précisent». Sur un
autre registre, le parti confirme sa participation aux prochaines
législatives. La formation de Sadi, est-il indiqué dans le
communiqué, «a opté pour la réitération des institutions».Une option
mise en exécution dès les élections partielles de novembre 2005.
Mais le scrutin de 2007 revêt pour cette formation une importance
particulière puisque le RCD s’emploie à faire de ce rendez-vous «un
moment d’évolution qualitative privilégié dans le processus de la
représentation nationale».
Selma M.
Haut
Forum d’affaires algéro-allemand
Deux importants
contrats conclus
Hamid Temmar a
appelé les entreprises et les hommes d’affaires allemands à
s’installer en tant qu’investisseurs directs en Algérie et à
renforcer le partenariat.
Cet appel a été
lancé, avant-hier, à l’ouverture des travaux du Forum d’affaires
algéro-allemand. Le ministre a sollicité l’exportation des
investissements et du savoir-faire allemands vers l’Algérie, comme
cela se fait par ailleurs dans d’autres pays. Pour tenter de les
convaincre de l’importance d’une telle décision, Temmar a fait un
exposé sur les avantages, les atouts et les potentialités dont
dispose l’Algérie pour accueillir les investisseurs. Le ministre de
la Participation et de la Promotion des investissements citera, dans
ce contexte, le projet de stratégie industrielle. «Ce projet
concerne plusieurs filières importantes et porteuses comme la
pétrochimie, les engrais, l’acier, la mécanique et
l’agroalimentaire», dira le ministre. Et de poursuivre: «Ces
filières peuvent intéresser les opérateurs allemands qui ont une
bonne maîtrise en la matière», a-t-il indiqué. Le ministre fédéral
allemand de l’Economie et de la Technologie, Michael Glos, a
souligné l’importance de cette rencontre qui devrait permettre
d’intensifier les relations économiques avec les opérateurs
algériens considérés comme «l’un de nos importants partenaires». Le
ministre allemand s’est même dit disponible ainsi que tous les
opérateurs de son pays à contribuer aux efforts consentis par
l’Algérie qui a franchi d’importants pas en matière de réformes tous
azimuts et l’engagement de projets ambitieux dans le domaine
économique.
C’est pour cela
que «les entreprises allemandes ont exprimé leur volonté à
contribuer activement à l’ouverture, la modernisation et la
diversification de l’économie algérienne en y apportant leur
technologie, leur savoir-faire et leur expertise technique», a
affirmé M. Glos.
Le ministre
allemand a souligné que les échanges économiques entre les deux pays
ont augmenté d’une année à une autre. Il a indiqué, en outre, que
les entreprises allemandes activant dans le secteur de l’énergie ont
manifesté leur intention à renforcer et diversifier leur présence en
Algérie. M. Glos a exprimé son souhait pour que les opérateurs
allemands puissent saisir cette chance qui se présente à eux dans le
sens de consolider leurs relations avec leurs homologues algériens
pour créer les bases d’un partenariat à long terme.
A cette occasion,
M. Glos a annoncé que l’Algérie avait été choisie pour être «le pays
partenaire» de la 10e édition du Forum arabo-allemand qui se tiendra
du 11 au 13 juillet prochain à Berlin. En marge de cette rencontre,
deux contrats de partenariat ont été conclus entre les opérateurs
privés algériens et allemands. Le premier accord, signé entre le
groupe Dalhi et l’allemand Siemens, porte sur la fourniture clé en
main d’un poste haute et moyenne tension pour le projet «Alger
Médina», qui englobe notamment un centre commercial et un port de
plaisance donnant sur la baie d’Alger. D’un montant de 300 millions
de dinars, la réalisation de ce projet, selon le P-DG de Siemens
Algérie, Peter Donnerbauer, doit s’achever dans un délai de 9 mois.
Le second accord a été signé entre l’entreprise de service maritime
AMS et l’allemand Sloman Neptun. Il concerne la création d’un
joint-venture en matière de transport maritime.
Nouria B.
Haut
RND
Chihab Seddik
mobilise les troupes à Alger
Le Rassemblement
national démocratique (RND) a été créé en 1997 pour «renforcer la
République et ses institutions», a indiqué, jeudi à Alger, Chihab
Seddik, membre du bureau national et secrétaire du parti à Alger.
Le RND a été créé
«pour assurer la pérennité de la République et défendre les
institutions de l’Etat», répondant ainsi à «l’appel de la patrie à
combattre l’extrémisme et l’obscurantisme», a affirmé Chihab Seddik,
lors d’un meeting animé à l’occasion du 10e anniversaire de la
création du parti. Le RND fait partie du «courant national du
renouveau». Il n’est pas «sorti du néant mais ses racines sont
ancrées au sein de la nation algérienne et du mouvement
nationaliste», a-t-il souligné. M. Chihab a réitéré, par ailleurs,
le «soutien» de son parti à la démarche du président de la
République, Abdelaziz Bouteflika pour la consécration de la
réconciliation nationale, affirmant être «convaincu qu’elle (la
réconciliation) demeure l’unique voie pour la concrétisation de la
cohésion et la solidarité nationales». Le «fanatisme et l’extrémisme
n’ont plus de place en Algérie», a-t-il dit, ajoutant que «grâce à
cette réconciliation», le pays est «en voie de consacrer sa
stabilité et son développement et c’est là l’objectif de notre
soutien au président de la République».
Le secrétaire du
RND à Alger a mis l’accent sur la nécessité de «redonner espoir à la
jeunesse algérienne», mais celle-ci, a-t-il insisté, doit à son tour
«faire preuve de nationalisme, se montrer fière d’appartenir à cette
nation et œuvrer sans relâche à donner forme à cet espoir».
L’intervenant a appelé les militantes et militants du parti à «se
mobiliser et se préparer aux échéances électorales prévues durant
l’année en cours». La rencontre était aussi une occasion pour M.
Chihab d’exprimer «la fidélité» du parti à tous ceux qui se sont
sacrifiés pour que vive l’Algérie, notamment les éléments de la
police, de la Gendarmerie nationale et de l’Armée nationale
populaire (ANP) ainsi que toutes les victimes du terrorisme. Il a
tenu, à cette occasion, à rendre hommage au défunt Abdelhak
Benhamouda lâchement assassiné par les terroristes, rappelant que ce
«grand homme était membre fondateur du Rassemblement».
Amine B.
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Forum des chefs d’entreprises
Réda Hamiani
nouveau président
Reda Hamiani a été
élu à l’unanimité, jeudi, président du Forum des chefs d’entreprises
(FCE) au cours de l’assemblée générale annuelle qui s’est déroulée à
l’hôtel
El Aurassi
(Alger). Il succède à cette fonction à Omar Ramdane qui ne s’est pas
représenté mais qui a été élu à la présidence d’honneur du FCE. En
remerciant ses pairs pour leur confiance, Réda Hamiani a tenu à
rendre hommage à son prédécesseur pour l’action inlassable qu’il a
menée à la tête de cette organisation depuis sa naissance voici six
années et a prôné la continuité pour que «le FCE demeure une force
de propositions pour apporter sa contribution à l’œuvre de
développement de l’entreprise algérienne dans le contexte nouveau de
réforme et de compétitivité». Selon un communiqué du FCE, «comme
annoncé lors de la précédente assemblée générale, Omar Ramdane n’a
pas sollicité un nouveau mandat. Il a été contre contre et selon les
vœux des membres du Forum, élu à l’unanimité, président d’honneur du
FCE». Le communiqué indique que c’est
M. Ramdane qui a
proposé la candidature de Réda Hamiani au poste de président,
«proposition qui a été approuvée par acclamation». Ce dernier
occupait jusque- là le poste de vice-président du FCE et s’est
toujours montré très offensif et disponible pour défendre les
intérêts des opérateurs et des entreprises algériennes. A noter
qu’au cours de la rencontre, les Chefs d’Entreprises ont débattu du
bilan de l’association et esquissé le plan d’action pour l’année
2007. L’assemblée générale a par ailleurs procédé au renouvellement
des membres du conseil exécutif qui a enregistré l’entrée de
plusieurs jeunes chefs d’entreprises.
Redouane A.
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Témoignage du moudjahid Hamoud Chaid
«Bouteflika
était l’homme des missions difficiles»
Devant
initialement parler de son livre intitulé «Sans haine ni passion»,
dans lequel il retrace son vécu durant la guerre de Libération
nationale, Hamoud Chaid, officier de l’ALN, a finalement consacré
l’essentiel de ses propos à défendre Abdelaziz Bouteflika.
Non pas le
président de la République qu’il est mais le moudjahid qu’il était.
Ce moudjahid de la première heure, qui dit avoir vu pour la première
fois Bouteflika au maquis au tout début du mois de janvier de
l’année 1958, ne comprend pas comment l’on veuille porter atteinte à
l’image de «cet authentique moudjahid, de surcroît officier
supérieur de l’ALN» et mettre en doute son engagement pour la
libération du pays. Il s’est montré outré par les déclarations de
Rafik Abdelmoumène Khalifa sur la chaîne de télévision Al Djazerra,
selon lesquelles son père, Khalifa Laroussi, aurait volé au secours
de Abdelaziz Bouteflika. «C’est de la fabulation pure et simple»,
souligne Hamoud Chaid devant un groupe de journalistes estimant que
ces propos sont «un non-sens». Chaid, qui siège depuis 2001 au
Conseil de la nation, s’étonne de cette sortie de l’ex-golden boy en
fuite à Londres, en révélant que le père de ce dernier n’était pas
membre du FLN, encore moins de l’ALN.
Il s’est en outre
étalé, avec parfois force détails, sur les qualités et le parcours
du moudjahid Bouteflika, lequel, dira-t-il, «était l’homme des
missions difficiles et délicates». C’est ainsi qu’il a fait partie
très jeune du commandement de la wilaya 5 historique avant de
rejoindre par la suite l’état major général dirigé alors par Houari
Boumediène, dont il était très proche. Bouteflika, alors jeune
officier de l’ALN, avant de gravir les échelons pour atteindre le
grade de commandant, faisait partie du CCI (comité de coordination
et d’investigation) une des structure de la wilaya 5 qui avait pour
mission de garder le contact avec les chefs de zones de cette wilaya
de l’Oranie. Selon Chaid, les officiers du CCI, au nombre très
réduit, contrôlaient pour ainsi dire une vaste région, ce qui est
loin d’être une simple sinécure. L’auteur de «Sans haine ni passion»
a aussi évoqué la délicate mission confiée par le commandement de la
révolution au commandant Si Abdelkader, (nom de guerre de Bouteflika),
en vue d’ouvrir un nouveau front à l’extrême sud du pays, aux
frontières du Mali plus exactement. C’est à la suite de cette
mission, assez importante du reste, au moment où la France
ambitionnait de séparer le Sahara du Nord du pays, que les
compagnons de lutte de l’actuel chef de l’Etat lui donnèrent le
surnom de Abdelkader Mali. Le conférencier a aussi évoqué l’épisode
de la rencontre entre Abane Ramdane, qui quittait le territoire
national par la frontière Ouest, avec Bouteflika, disant que
l’architecte du Congrès de la Soummam a été «impressionné» par Si
Abdelkader. Mais il reste que la plus grande mission et sans doute
la plus délicate
qu’a eu à
accomplir le moudjahid Bouteflika reste, aux yeux de Hamoud Chaid,
sa rencontre avec les cinq dirigeants de la Révolution emprisonnés
au château d’Aulnoy en France, mission au terme de laquelle il a
rendu compte aux dirigeants historiques des positions de l’etat
major au plus fort des négociations avec la France. A travers ces
exemples, Chaid tenait à mettre en exergue les grandes qualités de
Bouteflika, contrairement à ce que tente de faire accroire certaines
voix, dont celle de Abdelmoumène Khalifa. Cela dit, à propos de son
livre édité pour la première fois en 1992 et réédité en 2004, Chaid
Hamoud affirme : «Je n n’ai pas la prétention d’écrire l’histoire,
c’était juste un témoignage,car l’écriture de l’histoire est
l’affaire des historiens».
B. Zoheir
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Gestion des grands projets
Une solution
logicielle qui vient a point nommé Par Sonia Dahbi
Une solution
logicielle pour évaluer les coûts, les délais et la qualité des
grands projets est présentée par Eurosys-Prima France. La société
Prima France, spécialisée dans la gestion de projets, qui se charge
également des outils Primavera (solution logicielle de gestion de
projet), en association avec Eurosys une entreprise algérienne
d’ingénierie en systèmes d’information, se propose d’apporter du
savoir-faire en gestion de projet aux entreprises et ce, sur
l’ensemble du territoire algérien. La solution de gestion des
projets proposée par EuroSys-Prima France est le logiciel Primavera.
Cette solution s’articule autour des composantes induites par ce
partenariat, en lui-même, à savoir permettre de faire accéder les
clients de EuroSys à des conditions privilégiées pour l’acquisition
de licences Primavera. Faire bénéficier des consultants locaux et
internationaux pouvant accompagner le client dans la mise en place
de la solution Primavera. La disponibilité des commerciaux présents
en permanence aux côtés des clients pour écouter leurs besoins et y
répondre. EuroSys-Primafrance se veut une entreprise à l’écoute de
ses clients pour leur apporter la compétence, la proximité et la
réactivité dans la mise en œuvre des solutions de gestion de
projets. L’accompagnement sur le terrain des clients sur leurs
premiers projets, ainsi que le développement logiciel pour intégrer
Primavera dans le système d’information du client demeure l’une de
leur préoccupation première. La formation aux logiciels reste de
loin, leur cheval de bataille. En marge de cette journée, Robert
Such, consultant senior au sein de cette entreprise, notera que
«l’important pour un projet, ce sont les enjeux et pour le régler,
il faut user de bon sens». Pour lui, «les techniques, les
méthodologies, les outils et les hommes qui doivent être formés,
sont primordiales», renchérit-il. D’ailleurs, une équipe de
consultants accompagne les projets sur le terrain en offrant
assistance et conseil à la planification. La gestion des grands
projets, entre coûts, délais et qualité a donc fait l’objet d’un
débat, hier à l’hôtel Sofitel. Autour de ce thème, des spécialistes
du monde industriel, énergétique, de la construction et des services
se sont retrouvés, dans une dynamique d’information et de
convivialité.
S. D.
Haut
Système LMD
Les assises
nationales en mai
Les assises
nationales sur le système LMD se dérouleront au mois de mai
prochain. Des experts internationaux prendront part à cette
rencontre portant sur l’évaluation de l’efficacité de ce système
appliqué depuis trois ans au sein de l’Université algérienne. C’est
ce qu’a indiqué hier M. Rachid Harraoubia, ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en marge
d’une rencontre nationale sur l’évaluation des reformes du secteur
de l’Enseignement supérieur scientifique, organisée jeudi à Alger.
Ces assises interviendront la veille de la sortie de la première
promotion de formation en licence dans le cadre du système «LMD», en
vigueur depuis la rentrée universitaire 2004-2005. La seconde étape
de la formation, c’est-à-dire le master sera effective à partir de
la prochaine rentrée universitaire.
Le ministre est
revenu dans son allocution sur les avantages du système «LMD» et a
souligné que l’Université algérienne enregistre un retard en matière
d’application de ce système. Le système LMD, faut-il le noter,
est mis en œuvre dans 39 universités algériennes et est enseigné
dans 12 spécialités.
Le ministre a par
ailleurs passé en revue les résultats de la reforme du système
universitaire qui a fait de l’étudiant l’axe de l’opération et de
l’enseignant le moteur principal de sa réussite. M. Harraoubia est
revenu sur les moyens considérables engagés dans les réformes, ce
qui a permis d’améliorer la situation sociale de l’enseignant
universitaire qui a bénéficié, à la faveur de la décision de
revalorisation des salaires de la hausse la plus importante, tout en
se voyant doubler sa prime de rendement. «Le problème du logement a
été réglé définitivement. Jusqu’à janvier passé, 600 logements
avaient été distribués au profit des établissements universitaires
de l’ensemble du territoire national», dira-t-il. Pour ce qui est du
projet portant statut de l’enseignant universitaire, le ministre a
affirmé qu’il est entré dans sa phase finale. Il sera prêt en juin
2007.
Nouria B.
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L’hôtellerie et le tourisme
Le Groupe «Star
Invest» lance les Lounge Hôtels
Le Lounge Hôtel,
le premier d’une chaîne d’hôtellerie d’affaires que projette de
lancer en Algérie le groupe mixte Star Invest a ouvert
officiellement ses portes mercredi dernier. «Nous ouvrons
aujourd’hui le premier Lounge Hôtel à Alger. Avec ses 18 chambres et
ses 24 lits répondant aux standards d’exigence élevés, notre
établissement offre des prestations de service très
personnalisées», a expliqué à cet effet, Hamoud Behiri directeur
général de l’hôtel. Le Lounge Hôtel de Dely Brahim dont la
réalisation a couté 2,5 millions de dollars sera le «premier d’une
chaîne de 4 ou 5 établissements situés dans les quartiers
stratégiques d’Alger et qui seront ouverts dans les mois à venir. Ce
seront entre autres : The Oriental à Club des Pins, The Coast à la
corniche Raïs Hamidou et The Fair aux Pins Maritimes. Deux autres
chaînes du même type sont à envisager à Skikda et à Mostaganem», a
ajouté M Behiri. Ce nouvel établissement hôtelier accueillera ses
premiers clients le 27 du mois courant.
«Il emploie à
l’heure actuelle 35 agents hautement qualifiés, dont certains ont
été formés sur place par nos soins», a assuré le directeur général,
précisant que «la norme internationale est de 1,2 emplois par lit et
que le volet formation continue est pris très au sérieux».
L’investissement du Groupe Star Invest en Algérie, estimé à 700
millions de dollars sur 5 ans, vise la création de 700 emplois. En
plus du tourisme de luxe et d’affaires, le groupe Star Invest
s’intéresse aussi au tourisme du Sud et au Sahara. Dans ce volet,
le directeur financier du groupe, Jean Michel Tarin, dira : «Nous
allons procéder au lancement d’une série d’hôtels de tourisme haut
de gamme et un plan de développement soutenu par la création d’une
compagnie charter ‘Des’Air’». Il s’agit de la création d’une
compagnie charter qui effectuera un vol hebdomadaire Europe-Sahara
et de l’insllation en rapport d’un réseau d’agences de voyages en
Europe pour le tourisme du Sud : Algeria Lounge Travel et enfin du
lancement d’une agence de Trecking Lounge Desert Treck, la création
d’un centre de remise en forme physique et morale en plein désert.
M. Tarin a jouté que le groupe «prévoit également des vols
réguliers entre le Sud algérien et Houston (USA) pour les
pétroliers». Constitué de capitaux français, anglais et du Golfe
persique, le groupe Start Invest compte s’investir de façon plus
large dans le tourisme et l’hôtellerie, des créneaux très porteurs
en Algérie.
Habiba Ghrib
Haut
Hypertension
Les
spécialistes s’inquiètent
Les spécialistes
de la santé ont tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention
sur les risques d’extension de l’hypertension, maladie chronique, si
elle n’est pas prise en charge d’une façon efficace, soulignant
qu’ils sont catégoriques : l’hypertendu algérien est un sujet à haut
risque. Pour ces spécialistes qui intervenaient jeudi lors des
travaux du 5e congrès de la Société algérienne de l’hypertension
artérielle (Saha), les chiffres parlent d’eux-mêmes : 35% de la
population algérienne sont des hypertendus. Un taux important des
hypertendus est diabétique et plus de la moitié souffrent d’obésité.
Ces données ont été obtenues suite à une enquête nationale sur l’HTA
et autres facteurs de risques cardiovasculaires majeurs en Algérie,
réalisée par la Saha en 2004. Le professeur Salim Benkhedda, SG de
cette société savante, a brossé jeudi matin un tableau de la
situation de cette maladie en Algérie, soulignant, entre autres, les
risques auxquels sont exposés les personnes souffrant de cette
pathologie qualifiée par les Américains de «Silent killer» (assassin
silencieux).
N. B.
Haut
Grippe aviaire
Les éleveurs
sensibilisés
La prévention du
risque de la grippe aviaire s’appuie à 100% sur la sensibilisation
des éleveurs et des collectivités locales, a indiqué le docteur
Karim Boughanem, directeur adjoint de la santé animale au ministère
de l’Agriculture. Lors d’une conférence de presse sur la prévention
de la grippe aviaire, le docteur Boughanem a souligné
«l’insuffisance des opérations de saisie effectuées par les services
vétérinaires et du contrôle des éleveurs de volaille, au nombre par
ailleurs très élevé et dont une partie n’est pas déclarée», a t-il
indiqué.
«Exposés à l’air
libre, les élevages familiaux traditionnels, qui représentent 20% de
l’activité nationale, sont les plus exposés au risque de
contamination à la souche pathogène», a-t-il relevé. Et de rappeler
que 80% des poulaillers restants sont protégés, car installés dans
des structures couvertes.
N. B.
Haut
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