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Législatives en Kabylie

Les aârouch brouillent les cartes

Benyounès tient un meeting à Alger

«Pas d’alliance honteuse»

2e congrès du MDS sous haute tension

«Nous n’irons pas aux prochaines élections»

Le parquet général prendrait la relève

Les procès Khalifa ne font que commencer

Enquêtes en France

Brahimi dément le Canard enchaîné

Le verdict au plus tard mercredi

Abderrahmane Benkhalfa (ABEF)

«Une autre génération de fraudeurs est à craindre»

Le RCD évalue son 3e congrès

Satisfaction sur toute la ligne

Forum d’affaires algéro-allemand

Deux importants contrats conclus

RND

Chihab Seddik mobilise les troupes à Alger

Forum des chefs d’entreprises

Réda Hamiani nouveau président

Témoignage du moudjahid Hamoud Chaid

«Bouteflika était l’homme des missions difficiles»

Gestion des grands projets

Une solution logicielle qui vient a point nommé Par Sonia Dahbi

Système LMD

Les assises nationales en mai

L’hôtellerie  et le tourisme

Le Groupe «Star Invest» lance les Lounge Hôtels

Hypertension

Les spécialistes s’inquiètent

Grippe aviaire

Les éleveurs sensibilisés

 

 24/02/07

 

 Législatives en Kabylie

Les aârouch brouillent les cartes

L’aile Belaïd Abrika a finalement été mise en minorité et les aârouch ont décidé de bousculer les partis traditionnellement ancrés pour prétendre à des sièges à l’APN.

De nos correspondants

H.C/ Z.H./ H.M

C’était prévisible. Le mouvement citoyen des aârch éclate après la décision de la coordination intercommunale des aârchs de Béjaïa d’aller aux prochaines élections législatives faisant abstraction de l’opposition de la CADC de Tizi Ouzou dont la position n’a pas évolué depuis le conclave tenu au début du mois en cours dans la localité de Seddouk. En effet, réuni pour une deuxième fois consécutive la nuit de jeudi à vendredi à Akfadou pour trancher la participation ou non du mouvement au prochain rendez-vous électoral du 17 mai, le mouvement citoyen en est sorti divisé en deux tendances inconciliables pour le moment. La CIC/Béjaïa part aux élections, la CADC de Tizi Ouzou prend la distance et claque la porte avant la fin de la réunion, voyant la décision de la délégation de Béjaïa t définitivement tranchée d’une participation active et directe aux députations avec des listes de candidatures propres au mouvement. Une position confortée par une partie des aârchs de Bouira et la délégation de Boumerdès. Reste à savoir maintenant la tournure que prendra cette nouvelle donne dans les prochains jours et après notamment la tenue du conclave extraordinaire des âarchs de Béjaïa ce lundi qui vraisemblablement ne feront pas un pas en arrière si l’on croit certains délégués qui nous ont livré il y a quelques temps le fond de leurs pensées sur cette question et d’autres.

Un communiqué de presse de la CICB était attendu hier sous lequel devait apporter des éclairages sur des positions de l’ensemble des délégations. Du reste, la réunion qui a été suspendue sans qu’un consensus n’ait pu être trouvé a quand même abouti à la reprise du dialogue avec le gouvernement après l’invitation relancée par Abdelaziz Belkhadem non sans la conditionner avec une rencontre en premier lieu avec ce dernier pour remettre sur la table des discussions la question de l’officialisation de la langue amazigh et l’octroi d’une allocation chômage aux demandeurs d’emploi. La documentation de réflexion sur le fonctionnement du mouvement notamment la mise en place d’un conseil de wilaya à la place de la coordination intercommunale de wilaya a été aussi entérinée.

Et le code d’honneur ?

La CICB pour justifier sa position estime que «la participation aux élections, constitue un moyen de continuer le combat pour l’aboutissement de la plateforme d’El Kseur, en étant présents dans les Assemblées locales et nationales». Pour les contrer, des délégués de la CADC qui sont contre la participation, ont brandi le code d’honneur du mouvement (texte fondamental des aâouch, qui ont une sorte de serment à la mémoire des victimes du «Printemps noir» pour ne pas «trahir leur combat». Ce document est clair en la matière, ne laissant aucune place à une quelconque interprétation «tendancieuse». En effet, l’article 2 stipule «ne pas exploiter la mémoire des victimes à des fins lucratives ou partisanes», l’article 5 «ne pas utiliser le mouvement à des fins partisanes et ne pas l’entraîner dans des compétitions électorales, ou des options de prise de pouvoir» et enfin l’article 6 – tranche définitivement la question en stipulant «ne pas briguer un quelconque mandat électoral jusqu’à la satisfaction pleine et entière de la plateforme d’El Kseur». Aussi, il est évident, que toute participation des aâouch, en tant qu’organisation au sein des partis politiques, ou en qualité d’indépendants pour les délégués, à une quelconque élection avant l’aboutissement de leur combat, ce qui n’est pas le cas actuellement, constituerait un reniement des principes du Mouvement citoyen, pire, une trahison de la mémoire des victimes du Printemps noir….

Entre-temps à Tizi Ouzou, partis et des indépendants ont entamé les préparatifs pour ce rendez-vous électoral à Tizi-ouzou en lançant des consultations autour des listes de candidatures pour les 14 sièges de la même wilaya à l’Assemblée nationale. Mais depuis ce communiqué arrêtant le calendrier des ces législatives ces préparatifs chez les indépendants et les partis ont atteint une vitesse de croisière.

La course est lancée

En effet, pour la dizaine de listes qui se préparent déjà, c’est presque la course contre la montre mais aussi pour asseoir le consensus parmi les militants de partis où le vent de la contestation souffle déjà depuis longtemps alors que cette nouvelle épreuve pourrait même  aggraver la crise qui secoue ces mêmes formations. Ainsi, à Tizi Ouzou la scène locale s’apprête  à découvrir plus d’une dizaine de listes pour la course des législatives du 17 mai prochain. Elles seront conduites par au moins 10 partis politiques, à savoir le RND, le FLN , le RCD, le PT, le FNA, l’UDL, AHD 54, le MSP, l’ANR et le FFS alors que les indépendants s’attellent à se lancer dans cette  course par seulement deux  listes eu égard aux difficultés pour rassembler les 6 000 signatures d’électeurs qu’exige le dossier de candidature de liste indépendante. Sinon les partis comme le FLN et le RND c’est la grande bataille dans les rangs des candidats potentiels y compris même les députés sortants en dépit de la note de leurs directions nationales respectives quant à la non-reconduction des listes de 2002. Et la bataille par exemple au parti de Ahmed Ouyahia est entre les partisans de la liste du Professeur Melbouci face à celle conduite par Dr Stiet, les deux ayant

 débarqué au sein du RND avec ce petit avantage pour le second connu pour son appartenance auparavant au FFS. Un avantage qui lui sera d’un apport considérable pour toute éventuelle intronisation à la tête de la liste du RND à Tizi Ouzou. Le Pr Melbouci pourrait aussi faire valoir ses relations très étroites avec le Mouvement citoyen durant la crise de Kabylie pour s’accréditer de la confiance du parti. Et face à ces deux nouveaux venus au RND de Tizi Ouzou les députés sortants comme Mokadem ou Afir et des cadres comme Chaâlal ne revoient pas leur ambition de briguer un mandat de députation à la baisse, au contraire leur ancienneté dans les rangs de leur parti peuvent bien la faire valoir. Le FLN pour sa part, si le problème de nouveaux débarqués ne se pose pas pour la députation mais une toute rivalité est au cœur des préparatifs de rendez-vous électoral entre les partisans d’une simple reconduction de députés sortants et ceux qui prônent une sorte de rupture et deux noms circulent déjà à Tizi Ouzou pour conduire la liste FLN, à savoir Aït Mirar et Kerrouche, tous deux élus à l’APW et vaincus aux sénatoriales de février et décembre de l’an dernier par les candidats du RCD. Alors que des députés sortants comme Arbouche et Bourkache n’ont pas dit leur dernier mot. Cette rivalité fait que depuis des mois la direction nationale du parti éprouve des difficultés à installer la mouhafadha qui aura un rôle capital justement pour la confection de la liste électorale et aux dernières nouvelles, nous apprenons que cela pourrait intervenir cette semaine.

H. C./ Z. H. / H. M.

 

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Benyounès tient un meeting à Alger

«Pas d’alliance honteuse»

En face des représentants des militants du centre du pays rencontrés hier à la Maison du peuple, Amara Benyounès, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la république (UDR) a annoncé le choix de son parti à participer dans les prochaines élections législatives sur des listes communes. Même s’il demande à ses militants d’attendre encore une semaine pour connaître les partenaires du parti pour cette expérience première pour la formation qui n’a pas encore obtenu son agrément, Amara Benyounès appellera ses interlocuteurs à se mobiliser pour la confection des listes électorales. C’est au courant de cette semaine prochaine que la commission nationale des candidatures sera installée.

«Le conseil national réuni l’an dernier a  mandaté le bureau national pour trouver une solution et entreprendre des alliances, chose que nous avons faite», explique-t-il.

«Vous allez être agréablement surpris, a-t-il dit». Les alliances «honteuses» ont constitué une grande partie de l’intervention  de M. Benyounès. Fustigeant les alliances faites par certains partis du courant dit démocratique avec des formations, dont les visions sont totalement divergentes aux leurs. «Ils font du bricolage politique», selon lui. «À l’UDR, ça ne marche pas comme ça». Revenant sur les élections partielles en Kabylie, Le patron de l’UDR estime que le FFS et le RCD qui ont le long de leur parcours politique critiqué les démarches du FLN et du RND, «et avec les alliances entreprises, le FLN et le RND sont représentés dans toutes les communes de la Kabylie».  Dans son intervention,

M. Benyounès critiquera les positions des partis qu’il qualifiera de «beni oui-oui». il citera ceux de l’alliance présidentielle qui sont partisans de toutes les démarches présidentielles avant même que le président ne prononce un mot sur ses projets, à l’exemple du projet de la révision de la Constitution. Il  se dit également s’opposer à l’autre catégorie des partis qui sont partisans du «non», à l’exemple du FFS du PT d’el Islah. L’ancien ministre du RCD laissera comprendre qu’aucune de ces formations citées ne sera sollicitée pour la confection des listes communes. «Même si on aura zéro député, c’est mieux que de contracter une telle alliance». M. Benyounès ne manquera pas de revenir sur le procès Khalifa. On peut y déduire des aspects positifs tels que l’ouverture de ce procès au public. Le SG de l’UDR regrettera le fait que «les déclarations de Khalifa Adelmoumène sur la prétendue détention de Belaïz d’un compte au niveau de l’agence de Koléa ne soient pas suivies d’une enquête. Ce n’est pas parce que ce dernier est ministre de la Justice qu’il ne doit pas y avoir d’enquête».

«Même si Khalifa est un escroc, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas trouver un peu de vérités dans ce qu’il dit», estime M. Benyounès. Le même locuteur estime aussi que cette affaire ne doit pas nuire à l’image du privé, qui après tout, est l’avenir du pays.

Fatima Arab

 

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2e congrès du MDS sous haute tension

«Nous n’irons pas aux prochaines élections»

Il s’est tenu enfin, le 2e congrès du Mouvement démocratique et social (MDS) jeudi dernier, dont la tenue à été ajournée à plusieurs reprises faute d’autorisation. Sa tenue s’est fait dans un climat de haute tension, que provoquait l’aile de Ali Hocine. Représentant 12 wilayas en plus des Fédérations de France, les congressistes ont, à la force des choses, dû chambouler l’ordre du jour de la rencontre et commencer par élire le bureau du congrès, les membres du nouveau conseil national du MSD en attendant l’élection dans la semaine qui suit du secrétaire général. Les informations circulant dans la salle désignent d’ores et déjà à ce poste Ahmed Meliani, l’actuel secrétaire général par intérim. Intervenant à l’occasion, ce dernier a déploré les «conditions désastreuses qui ont entouré ce congrès». 

«Lequel n’est pas double» a-t-il précisé en rejetant l’action menée par Ali Hocine. Aussi et tout en prenant à témoins l’opinion publique et la presse, il a incriminé «les déstabilisateurs» qui se trouvaient à chahuter en dehors de la salle et «dont la majorité, a-t-il dit, ne sont pas militants du parti et ceux qui en font partie ont déserté les rangs depuis

9 mois, ont boycotté toutes les rencontres et réunions et ont refusé de payer leurs cotisations». Les congressistes ont voulu faire du 2e congrès une occasion pour redéployer l’action interne du parti, renforcer les efforts des militants et lancer un projet portant sur les principes d’organisation et de fonctionnement. Des statuts à débattre et à soumettre pour enrichissement aux différentes fédérations. Si la crise du MDS tourne autour de la participation ou pas du parti aux prochaines législatives, la question a été tranchée hier, lors du congrès. «Nous n’irons pas aux prochaines élections, non pas parce que nous sommes contre le suffrage universel, mais parce que nous nous positionnons contre les lois discriminatoires dans ce pays, et parce que ce sont les lois en vigueur et le type de constitutions qui  prédéterminent  les élections», a déclaré Miliani en soulignant que c’est «un leurre  de croire que la démocratie se limite à un acte de vote» et au SG par intérim du MDS de conclure sur le même chapitre : «Ceux qui ont créé une aile pour y aller veulent présenter le MDS en offrande au pouvoir. Ce sont ceux qui croient déjà que le programme présidentiel est la solution pour le pays et que ni l’islam politique ni le système des rentes ne présentent plus de danger».

Habiba Ghrib

 

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Le parquet général prendrait la relève

Les procès Khalifa ne font que commencer

Le procès relatif à la caisse principale de Khalifa Bank touche à sa fin. D’autres procès ou, du moins, l’ouverture d’instructions judiciaires s’annonce à la luimiere des «révélations» faites au cours de ce procès et, également, à la lumière de la demande exprimée par certains avocats de se constituer partie civile.

C’est le cas par exemple de l’affaire du dépôt de 10 milliards de dinars de la Caisse nationale d’assurances sociales (Cnas) dans la banque du milliardaire en fuite. L’avocate de ces caisses a, lors de sa plaidoirie de mercredi dernier, exprimé la demande de constitution comme partie civile à l’encontre de Abdelmadjid Sidi Saïd, actuel secrétaire général de l’UGTA et Aboudjerra Soltani, actuel ministre d’Etat. Ces deux responsables occupaient respectivement les postes de président du conseil d’administration des Cnas et ministre du Travail et de la Protection sociale. Abdelmadjid Sidi Saïd n’a pas été interrogé par le tribunal, sur la Master Card offerte par Khalifa Bank, pour la simple raison qu’il a été auditionné en tant que témoin. Tout comme Abdelmadjid Tebboune, qui nous a déclaré, récemment, en réponse à notre question, qu’il a effectivement bénéficié d’une Master Card, qu’il a utilisée pour le payement de frais d’hôtel et de soins à l’hôpital américain de Paris et qu’il ne lui restait que 10 millions à 15 millions de centimes à payer au liquidateur. Si pour cet ancien ministre délégué aux Collectivités locales puis ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, la question se rapportant à cette carte de crédit pourrait lu être posée par la Cour suprême qui l’entend actuellement en tant que témoin, Abdelmadjid Sidi Said, lui, pourrait se voir demander des «éclaircissements», à propos de ce «privilège» par un tribunal qui pourrait statuer après la fin du procès relatif à la caisse principale de Khalifa Bank. Ce dernier avait annoncé au juge d’instruction près le tribunal de Chéraga ne pas avoir reçu de Master Card de Khalifa, mais le magistrat a écrit que le nom de l’actuel secrétaire général de l’UGTA figure dans la liste des bénéficiaires. Abdelmadjid Sidi Saïd a par ailleurs reconnu avoir fait une «promesse de vente» du siège de Révolution et Travail (revue syndicale) à Rafik Abdelmoumen Khalifa, au prix de 17 milliards de centimes. Cette vente n’a jamais été régularisée et une importante somme de ce produit de vente n’a pas été perçue. Abdelmadjid Sidi Saïd pourrait en outre être poursuivi pour «fausses déclarations» à la justice puisqu’il avait répondu au magistrat que les membres du conseil d’administration des Cnas s’étaient réunis pour avaliser le dépôt d’argent de ces caisses dans la banque de Rafik Abdelmoumène Khalifa, comme il pourrait être poursuivi pour «faux et usage de faux» après avoir reconnu, face aux témoignages de membres de ce conseil d’administration, que ceux-ci ne se sont pas réunis et qu’il a produit un faux PV de réunion.

Il est fort possible que le parquet général saisisse le juge d’instruction à la fin du procès en cours pour l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de l’actuel SG de l’UGTA, d’autant plus que ce dernier a reconnu devant le tribunal avoir produit ce «faux» et qu’il en assume la responsabilité. Une instruction judiciaire, dont l’ouverture est davantage plausible à la lumière de la demande présentée par l’avocate des Cnas de se constituer partie civile à l’encontre de cet ancien président du conseil d’administration des Cnas et à l’encontre de Aboudjerra Soltani qui, selon cette avocate, ne pouvait pas ignorer que ces caisses ont déposé cette somme d’argent dans la banque du golden boy. La demande exprimée par certains avocats défendant les intérêts de déposants publics et particuliers de constituer la Banque d’Algérie comme responsable civile, pourrait ne pas seulement charger cette banque du remboursement de ces déposants, mais, en outre, engager la responsabilité de certains responsables de cette institution par rapport aux «défaillances» enregistrées dans l’application des lois sur la banque de Rafik Abdelmoumène, à la lumière des dix rapports d’inspection effectués dans Khalifa Bank. Même l’avocat chargé de la liquidation, Me Meziane, qui a minimisé quelque peu la responsabilité de la Banque d’Algérie, a écorché la Banque centrale en s’interrogeant : «Pourquoi la Banque d’Algérie n’a pas déclaré Khalifa Bank en faillite avec 95% d’insuffisance d’actifs». C’est dire que les choses sont loin d’être fixées et, par conséquent, les responsabilités loin d’être totalement éloignées.     

 M. Abi

 

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Enquêtes en France

Brahimi dément le Canard enchaîné

En 2002, le journal satirique français Le Canard enchaîné a publié un rapport «confidentiel» de la Direction générale de la sécurité extérieure (services secrets français) dans lequel ces services estiment que «le maintien en vie et la bonne santé financière apparente du groupe Khalifa ne doivent s’expliquer que par un soutien financier extérieur ou par une activité autre que celle mentionnée». Cela a été suffisant, pour certains cercles français, pour accuser les autorités algériennes de soutenir le milliardaire en fuite «pour organiser des sponsorings en France, dans le but d’améliorer l’image de l’Algérie, faussée par la guerre qui y sévit». Une accusation démentie par le procès en cours au tribunal criminel près la cour de Blida où la vérité toute crue a éclaté, comme l’a souligné le tribunal : on sait maintenant de quelle façon Rafik Abdelmoumène Khalifa sortait des sommes d’argent, en devises, pour investir en France, dont le sponsoring de l’Olympique de Marseille et le club de rugby de Bègles. Des sommes d’argent transférées sur la base de faux dossiers d’importation, comme l’a révélé Me Meziane, avocat de la liquidation, ainsi qu’à bord d’avions de Khalifa Airways.          

M. A.

 

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Le verdict au plus tard mercredi

Le procès de l’affaire  Khalifa Ban, qui se tient au tribunal criminel de Blida depuis le 8 janvier dernier, tire à sa fin. D’ailleurs, la séance de ce samedi sera consacrée au réquisitoire du procureur général et aux plaidoiries des avocats de la défense.

En effet, après avoir fait couler beaucoup d’encre sur sa tenue, depuis l’instruction  au niveau du tribunal de Chéraga, le procès dit de la caisse principale de Khalifa Bank a bel et bien eu lieu. Pour ce procès hors du commun, les responsables de la cour de justice de Blida, chargés de son organisation, ont mis les bouchées doubles pour permettre son bon déroulement.

Tout au long des 36 séances qui s’y sont tenues, le tribunal, qui a auditionné l’ensemble des inculpés, de même que les témoins, n’a pas manqué de faire appel à des techniciens en matière de finances, dont l’expert,  dans le seul but était de mieux cerner les problèmes. Il faut dire qu’en matière de jurisprudence, ce procès n’a pas connu de divergences entre les avocats de la défense et ceux de la partie civile ou encore entre le tribunal et les avocats dans leur ensemble. Le seul petit incident relevé et qui s’est vite dissipé, a eu lieu mardi dans la matinée, quand la liquidation s’est constituée partie civile et que des voix de certains avocats de cette même partie civile se sont élevées pour la récuser,  estimant que la liquidation ne peut être à la fois juge et partie, néanmoins après que la présidente du tribunal ait donné son point de vue, tout est rentré dans l’ordre. On ne manquera pas de rappeler, que tout au long des 36 séances que le public a suivies de près, le tribunal a vu défiler quatre ministres, le secrétaire  général de l’UGTA, mais aussi des P-DG et des DG  d’OPGI, d’entreprises publiques, de caisses d’Assurances sociales et de mutualité, dont les fonds, déposés à terme, ont disparu dans le sillage de Khalifa Rafik Abdelmoumène. L’un de ces responsables nous a affirmé que son objectif principal était de permettre à son entreprise de bénéficier d’un taux conséquent en matière d’intérêts. D’ailleurs, bien que les plaidoiries n’avaient pas encore commencé, certains avocats avaient souligné la  démarche de leurs clients qui avait un caractère purement de bonne gestion mais leur confiance a été trahie. Dans ce même contexte, plusieurs avocats ont désigné du doigt la Banque d’Algérie, la commission bancaire et l’inspection générale du ministère des Finances, dont la rigueur leur a fait défaut durant leur mission. Dans les coulisses du tribunal, plusieurs avocats n’ont pas manqué de souligner que ce procès devrait servir d’exemple, à l’avenir, dans le domaine du contrôle et du suivi.

Ainsi, la matinée de ce samedi sera marquée d’abord par le réquisitoire tant attendu du représentant du ministère public qui, tout en rappelant l’historique douloureux de la banque Khalifa, ne manquera sans doute pas d’évoquer le volet escroquerie qui a été  la principale action à travers laquelle l’empire Khalifa a été constitué. Le procureur général sera relayé par les plaidoiries du collectif des avocats de la défense qui auront la lourde tâche de «sauver» leurs clients en écartant le chef d’inculpation  d’association de malfaiteurs, tout en faisant ressortir les circonstances atténuantes pour certains. Il n’est pas exclu que le verdict sera connu au plus tard mercredi prochain, après les délibérations du tribunal.

A. B. M.

 

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Abderrahmane Benkhalfa (ABEF)

«Une autre génération de fraudeurs est à craindre»

Le dElEguE général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhelfa, a été l’invité, jeudi après-midi de la chaîne II de la Radio nationale. Interrogé sur les mesures prises par le système bancaire pour éviter, à l’avenir, les détournements de fonds et autres malversations qui ont secoué la place ces dernières années, il a fait savoir que des «cellules de vigilance» existaient actuellement tant au niveau de l’association que dans les différentes banques, dans le cadre des nouvelles mesures de contrôle interne. «L’ouverture du marché va nous permettre de développer un esprit d’alerte», a-t-il dit, en affirmant que «la catégorie de personnes éprise de gain facile» était «en voie d’extinction, sur les plans professionnel et judiciaire». Le premier responsable de l’Abef a ajouté qu’il existait actuellement une «véritable industrie du contrôle» qui s’installe peu à peu et s’étalant du contrôle de la qualité du chèque au contrôle des antécédents.

Il a fait savoir que trois à quatre centrales de risque étaient en train d’être montées. Il s’agit de «grandes machines informatisées dans lesquelles sont concentrées toutes les informations concernant la clientèle». Mais selon lui, une autre génération de fraudeurs «technologiques» peut naître et les autorités bancaires «sont en train d’investir dans la sécurité des systèmes d’information pour pouvoir s’adapter en permanence aux changements de tactique des fraudeurs». «Les précautions déjà prises et celles qui sont en cours d’élaboration vont permettre de diminuer l’ampleur du phénomène et d’en anticiper les  manifestations», a-t-il assuré, en faisant savoir qu’un code de déontologie était en cours d’élaboration pour venir s’ajouter au «comité de discipline et d’éthique professionnelle». Les banques algériennes ont octroyé en 2006 plus de

1 800 milliards de dinars de crédits et elles ont collecté plus de 2 500 milliards de dinars de ressources, a-t-il fait savoir également. «Les crédits octroyés à la fois aux entreprises et aux ménages ont dépassé 1 800 milliards de dinars en 2006 et les banques ont amassé plus de 2 500 milliards de ressources», a déclaré

M. Benkhalfa lors d’une émission de la Radio nationale chaîne II. Selon lui, les portefeuilles de ces banques ont augmenté de 15% entre 2005 et 2006, malgré «une bancarisation limitée», a-t-il dit.

R. A.

 

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Le RCD évalue son 3e congrès

Satisfaction sur toute la ligne

Dans sa première réunion post-3e congrès, tenue le 21 février courant, le secrétariat national du RCD, a réitéré sa «disponibilité à étudier toutes les propositions susceptibles de renforcer la dynamique de rassemblement des forces républicaines et démocratiques pour clarifier la scène politique nationale» et «donner au pays les instruments les plus crédibles et les plus performants pour asseoir la stabilité de ses institutions et amorcer le projet d’Etat démocratique et social». Ce rappel est la preuve que pour l’heure aucune adhésion n’a été enregistrée. Toutefois, on ne désespère, puisque, il semblerait à croire le communiqué du RCD, que depuis la tenue du congrès, «les adhésions s’amplifient» et «les rapprochements se précisent». Sur un autre registre, le parti confirme sa participation aux prochaines législatives. La formation de Sadi, est-il indiqué dans le communiqué, «a opté pour la réitération des institutions».Une option mise en exécution dès les élections partielles de novembre 2005. Mais le scrutin de 2007 revêt pour cette formation une importance particulière puisque le RCD s’emploie à faire de ce rendez-vous «un moment d’évolution qualitative privilégié dans le processus de la représentation nationale».

Selma M.

 

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Forum d’affaires algéro-allemand

Deux importants contrats conclus

Hamid Temmar a appelé les entreprises et les hommes d’affaires allemands à s’installer en tant qu’investisseurs directs en Algérie et à renforcer le partenariat.

Cet appel a été lancé, avant-hier, à l’ouverture des travaux du Forum d’affaires algéro-allemand. Le ministre a sollicité l’exportation des investissements et du savoir-faire allemands vers l’Algérie, comme cela se fait par ailleurs dans d’autres pays. Pour tenter de les convaincre de l’importance d’une telle décision, Temmar a fait un exposé sur les avantages, les atouts et les potentialités dont dispose l’Algérie pour accueillir les investisseurs. Le ministre de la Participation et de la Promotion des investissements citera, dans ce contexte, le projet de stratégie industrielle. «Ce projet concerne plusieurs filières importantes et porteuses comme la pétrochimie, les engrais, l’acier, la mécanique et l’agroalimentaire», dira le ministre. Et de poursuivre: «Ces filières peuvent intéresser les opérateurs allemands qui ont une bonne maîtrise en la matière», a-t-il indiqué. Le ministre fédéral allemand de l’Economie et de la Technologie, Michael Glos, a souligné l’importance de cette rencontre qui devrait permettre d’intensifier les relations économiques avec les opérateurs algériens considérés comme «l’un de nos importants partenaires». Le ministre allemand s’est même dit disponible ainsi que tous les opérateurs de son pays à contribuer aux efforts consentis par l’Algérie qui a franchi d’importants pas en matière de réformes tous azimuts et l’engagement de projets ambitieux dans le domaine économique.

C’est pour cela que «les entreprises allemandes ont exprimé leur volonté à contribuer activement à l’ouverture, la modernisation et la diversification de l’économie algérienne en y apportant leur technologie, leur savoir-faire et leur expertise technique», a affirmé M. Glos.

Le ministre allemand a souligné que les échanges économiques entre les deux pays ont augmenté d’une année à une autre. Il a indiqué, en outre, que les entreprises allemandes activant dans le secteur de l’énergie ont manifesté leur intention à renforcer et diversifier leur présence en Algérie. M. Glos a exprimé son souhait pour que les opérateurs allemands puissent saisir cette chance qui se présente à eux dans le sens de consolider leurs relations avec leurs homologues algériens pour créer les bases d’un partenariat à long terme.

A cette occasion,  M. Glos a annoncé que l’Algérie avait été choisie pour être «le pays partenaire» de la 10e édition du Forum arabo-allemand qui se tiendra du 11 au 13 juillet prochain à Berlin. En marge de cette rencontre, deux contrats de partenariat ont été conclus entre les opérateurs privés algériens et allemands. Le premier accord, signé entre le groupe Dalhi et l’allemand Siemens, porte sur la fourniture clé en main d’un poste haute et moyenne tension pour le projet «Alger Médina», qui englobe notamment un centre commercial et un port de plaisance donnant sur la baie d’Alger. D’un montant de 300 millions de dinars, la réalisation de ce projet, selon le P-DG de Siemens Algérie,  Peter Donnerbauer, doit s’achever dans un délai de 9 mois. Le second accord a été signé entre l’entreprise de service maritime AMS et l’allemand Sloman Neptun. Il concerne la création d’un joint-venture en matière de transport maritime.    

Nouria B.

 

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RND

Chihab Seddik mobilise les troupes à Alger

Le Rassemblement national démocratique (RND) a été créé en 1997 pour «renforcer la République et ses institutions», a indiqué, jeudi à Alger, Chihab Seddik, membre du bureau national et secrétaire du parti à Alger.

Le RND a été créé «pour assurer la pérennité de la République et défendre les institutions de l’Etat», répondant ainsi à «l’appel de la patrie à combattre l’extrémisme et l’obscurantisme», a affirmé Chihab Seddik, lors d’un meeting animé à l’occasion du 10e anniversaire de la création du parti. Le RND fait partie du «courant national du renouveau». Il n’est pas «sorti du néant mais ses racines sont ancrées au sein de la nation algérienne et du mouvement nationaliste», a-t-il souligné. M. Chihab a réitéré, par ailleurs, le «soutien» de son parti à la démarche du président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour la consécration de la réconciliation nationale, affirmant être «convaincu qu’elle (la réconciliation) demeure l’unique voie pour la concrétisation de la cohésion et la solidarité nationales». Le «fanatisme et l’extrémisme n’ont plus de place en Algérie», a-t-il dit, ajoutant que «grâce à cette réconciliation», le pays est «en voie de consacrer sa stabilité et son développement et c’est là l’objectif de notre soutien au président de la République».

Le secrétaire du RND à Alger a mis l’accent sur la nécessité de «redonner espoir à la jeunesse algérienne», mais celle-ci, a-t-il insisté, doit à son tour «faire preuve de nationalisme, se montrer fière d’appartenir à cette nation et œuvrer sans relâche à donner forme à cet espoir». L’intervenant a appelé les militantes et militants du parti à «se mobiliser et se préparer aux échéances électorales prévues durant l’année en cours». La rencontre était aussi une occasion pour M. Chihab d’exprimer «la fidélité» du parti à tous ceux qui se sont sacrifiés pour que vive l’Algérie, notamment les éléments de la police, de la Gendarmerie nationale et de l’Armée nationale populaire (ANP) ainsi que toutes les victimes du terrorisme. Il a tenu, à cette occasion, à rendre hommage au défunt Abdelhak Benhamouda lâchement assassiné par les terroristes, rappelant que ce «grand homme était membre fondateur du Rassemblement».

Amine B.

 

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Forum des chefs d’entreprises

Réda Hamiani nouveau président

Reda Hamiani a été élu à l’unanimité, jeudi, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) au cours de l’assemblée générale annuelle qui s’est déroulée à l’hôtel

El Aurassi (Alger). Il succède à cette fonction à Omar Ramdane qui ne s’est pas représenté mais qui a été élu à la présidence d’honneur du FCE. En remerciant ses pairs pour leur confiance, Réda Hamiani a tenu à rendre hommage à son prédécesseur pour l’action inlassable qu’il a menée à la tête de cette organisation depuis sa naissance voici six années et a prôné la continuité pour que «le FCE demeure une force de propositions pour apporter sa contribution à l’œuvre de développement de l’entreprise algérienne dans le contexte nouveau de réforme et de compétitivité». Selon un communiqué du FCE, «comme annoncé lors de la précédente assemblée générale,  Omar Ramdane n’a pas sollicité un nouveau mandat. Il a été contre contre et selon les vœux des membres du Forum, élu à l’unanimité, président d’honneur du FCE». Le communiqué indique que c’est

M. Ramdane qui a proposé la candidature de Réda Hamiani au poste de président, «proposition qui a été approuvée par acclamation». Ce dernier occupait jusque- là le poste de vice-président du FCE et s’est toujours montré très offensif et disponible pour défendre les intérêts des opérateurs et des entreprises algériennes. A noter qu’au cours de la rencontre, les Chefs d’Entreprises ont débattu du bilan de l’association et esquissé le plan d’action pour l’année 2007. L’assemblée générale a par ailleurs procédé au renouvellement des membres du conseil exécutif qui a enregistré l’entrée de plusieurs jeunes chefs d’entreprises.

Redouane A.

 

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Témoignage du moudjahid Hamoud Chaid

«Bouteflika était l’homme des missions difficiles»

Devant initialement parler de son livre intitulé «Sans haine ni passion», dans lequel il retrace son vécu durant la guerre de Libération nationale, Hamoud Chaid, officier de l’ALN, a finalement consacré l’essentiel de ses propos à défendre Abdelaziz Bouteflika.

Non pas le président de la République qu’il est mais le moudjahid qu’il était. Ce moudjahid de la première heure, qui dit avoir vu pour la première fois Bouteflika au maquis au tout début du mois de janvier de l’année 1958, ne comprend pas comment l’on veuille porter atteinte à l’image de «cet authentique moudjahid, de surcroît officier supérieur de l’ALN» et mettre en doute son engagement pour la libération du pays. Il s’est montré outré par les déclarations de Rafik Abdelmoumène Khalifa sur la chaîne de télévision Al Djazerra, selon lesquelles son père, Khalifa Laroussi, aurait volé au secours de Abdelaziz Bouteflika. «C’est de la fabulation pure et simple», souligne Hamoud Chaid devant un groupe de journalistes estimant que ces propos sont «un non-sens». Chaid, qui siège depuis 2001 au Conseil de la nation, s’étonne de cette sortie de l’ex-golden boy en fuite à Londres, en révélant que le père de ce dernier n’était pas membre du FLN, encore moins de l’ALN.

Il s’est en outre étalé, avec parfois force détails, sur les qualités et le parcours du moudjahid Bouteflika, lequel, dira-t-il, «était l’homme des missions difficiles et délicates». C’est ainsi qu’il a fait partie très jeune du commandement de la wilaya 5 historique avant de rejoindre par la suite l’état major général dirigé alors par Houari Boumediène, dont il était très proche. Bouteflika, alors jeune officier de l’ALN, avant de gravir les échelons pour atteindre le grade de commandant, faisait partie du CCI (comité de coordination et d’investigation) une des structure de la wilaya 5 qui avait pour mission de garder le contact avec les chefs de zones de cette wilaya de l’Oranie. Selon Chaid, les officiers du CCI, au nombre très réduit, contrôlaient pour ainsi dire une vaste région, ce qui est loin d’être une simple sinécure. L’auteur de «Sans haine ni passion» a aussi évoqué la délicate mission confiée par le commandement de la révolution au commandant Si Abdelkader, (nom de guerre de Bouteflika), en vue d’ouvrir un nouveau front à l’extrême sud du pays, aux frontières du Mali plus exactement. C’est à la suite de cette mission, assez importante du reste, au moment où la France ambitionnait de séparer le Sahara du Nord du pays, que les compagnons de lutte de l’actuel chef de l’Etat lui donnèrent le surnom de Abdelkader Mali. Le conférencier a aussi évoqué l’épisode de la rencontre entre Abane Ramdane, qui quittait le territoire national par la frontière Ouest, avec Bouteflika, disant que l’architecte du Congrès de la Soummam a été «impressionné» par Si Abdelkader. Mais il reste que la plus grande mission et sans doute la plus délicate

qu’a eu à accomplir le moudjahid Bouteflika reste, aux yeux de Hamoud Chaid, sa rencontre avec les cinq dirigeants de la Révolution emprisonnés au château d’Aulnoy en France, mission au terme de laquelle il a rendu compte aux dirigeants historiques des positions de l’etat major au plus fort des négociations avec la France. A travers ces exemples, Chaid tenait à mettre en exergue les grandes qualités de Bouteflika, contrairement à ce que tente de faire accroire certaines voix, dont celle de Abdelmoumène Khalifa. Cela dit, à propos de son livre édité pour la première fois en 1992 et réédité en 2004, Chaid Hamoud affirme : «Je n n’ai pas la prétention d’écrire l’histoire, c’était juste un témoignage,car l’écriture de l’histoire est l’affaire des historiens». 

B. Zoheir

 

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Gestion des grands projets

Une solution logicielle qui vient a point nommé Par Sonia Dahbi

Une solution logicielle pour évaluer les coûts, les délais et la qualité des grands projets est présentée par Eurosys-Prima France. La société Prima France, spécialisée dans la gestion de projets, qui se charge également des outils Primavera (solution logicielle de gestion de projet), en association avec Eurosys une entreprise algérienne d’ingénierie en systèmes d’information, se propose d’apporter du savoir-faire en gestion de projet aux entreprises et ce, sur l’ensemble du territoire algérien. La solution de gestion des projets proposée par EuroSys-Prima France est le logiciel Primavera. Cette solution s’articule autour des composantes induites par ce partenariat, en lui-même, à savoir permettre de faire accéder les clients de EuroSys à des conditions privilégiées pour l’acquisition de licences Primavera. Faire bénéficier des consultants locaux et internationaux pouvant accompagner le client dans la mise en place de la solution Primavera. La disponibilité des commerciaux présents en permanence aux côtés des clients pour écouter leurs besoins et y répondre. EuroSys-Primafrance se veut une entreprise à l’écoute de ses clients pour leur apporter la compétence, la proximité et la réactivité dans la mise en œuvre des solutions de gestion de projets. L’accompagnement sur le terrain des clients sur leurs premiers projets, ainsi que le développement logiciel pour intégrer Primavera dans le système d’information du client demeure l’une de leur préoccupation première. La formation aux logiciels reste de loin, leur cheval de bataille. En marge de cette journée, Robert Such, consultant senior au sein de cette entreprise, notera que «l’important pour un projet, ce sont les enjeux et pour le régler, il faut user de bon sens». Pour lui, «les techniques, les méthodologies, les outils et les hommes qui doivent être formés, sont primordiales», renchérit-il. D’ailleurs, une équipe de consultants accompagne les projets sur le terrain en offrant assistance et conseil à la planification. La gestion des grands projets, entre coûts, délais et qualité a donc fait l’objet d’un débat, hier à l’hôtel Sofitel. Autour de ce thème, des spécialistes du monde industriel, énergétique, de la construction et des services se sont retrouvés, dans une dynamique d’information et de convivialité.         

S. D.

 

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Système LMD

Les assises nationales en mai

Les assises nationales sur le système LMD se dérouleront au mois de mai prochain. Des experts internationaux prendront part à cette rencontre portant sur l’évaluation de l’efficacité de ce système appliqué depuis trois ans au sein de l’Université algérienne. C’est ce qu’a indiqué hier M. Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en marge d’une rencontre nationale sur l’évaluation des reformes du secteur de l’Enseignement supérieur scientifique, organisée jeudi à Alger. Ces assises interviendront la veille de la sortie de la première promotion de formation en licence dans le cadre du système «LMD», en vigueur depuis la rentrée universitaire 2004-2005. La seconde étape de la formation, c’est-à-dire le master sera effective à partir de la prochaine rentrée universitaire.

Le ministre est revenu dans son allocution sur les avantages du système «LMD» et a souligné que l’Université algérienne enregistre un retard en matière d’application de ce système.       Le système LMD, faut-il le noter, est mis en œuvre dans 39 universités algériennes et est enseigné dans 12 spécialités.

Le ministre a par ailleurs passé en revue les résultats de la reforme du système universitaire qui a fait de l’étudiant l’axe de l’opération et de l’enseignant le moteur principal de sa réussite. M. Harraoubia est revenu sur les moyens considérables engagés dans les réformes, ce qui a permis d’améliorer la situation sociale de l’enseignant universitaire qui a bénéficié, à la faveur de la décision de revalorisation des salaires de la hausse la plus importante, tout en se voyant doubler sa prime de rendement. «Le problème du logement a été réglé définitivement. Jusqu’à janvier passé, 600 logements avaient été distribués au profit des établissements universitaires de l’ensemble du territoire national», dira-t-il. Pour ce qui est du projet portant statut de l’enseignant universitaire, le ministre a affirmé qu’il est entré dans sa phase finale. Il sera prêt en juin 2007.

Nouria B.

 

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L’hôtellerie  et le tourisme

Le Groupe «Star Invest» lance les Lounge Hôtels

Le Lounge Hôtel, le premier d’une chaîne d’hôtellerie d’affaires que projette de lancer en Algérie le groupe mixte Star Invest a ouvert officiellement ses portes mercredi dernier. «Nous ouvrons aujourd’hui le premier Lounge Hôtel à Alger. Avec ses 18 chambres et ses 24 lits répondant aux standards d’exigence élevés, notre établissement  offre des prestations de service très personnalisées», a expliqué à cet effet, Hamoud Behiri directeur général de l’hôtel. Le  Lounge Hôtel de Dely Brahim dont la réalisation a couté 2,5 millions de dollars sera le «premier d’une chaîne de  4 ou 5 établissements situés dans les quartiers stratégiques d’Alger et qui seront ouverts dans les mois à venir. Ce seront  entre autres :  The Oriental à Club des Pins, The Coast à la corniche Raïs Hamidou et The Fair aux Pins Maritimes. Deux autres chaînes du même  type sont à envisager  à Skikda et à Mostaganem», a ajouté M Behiri. Ce nouvel établissement hôtelier accueillera ses premiers clients le 27 du mois courant.

«Il emploie à l’heure actuelle 35 agents hautement qualifiés, dont certains ont été formés sur place par nos soins», a assuré le directeur général, précisant que «la norme internationale est de 1,2 emplois par lit et que  le volet formation continue est pris très au sérieux». L’investissement du Groupe  Star Invest en Algérie, estimé à 700 millions de dollars sur 5 ans, vise la création de 700 emplois. En plus du tourisme de luxe et d’affaires, le groupe Star Invest s’intéresse aussi au  tourisme du Sud et au Sahara. Dans ce volet, le directeur financier du groupe, Jean Michel Tarin, dira : «Nous allons procéder au lancement d’une série d’hôtels de tourisme haut de gamme et un plan de développement soutenu par la création d’une compagnie charter ‘Des’Air’». Il s’agit de la création d’une compagnie charter qui effectuera un vol hebdomadaire Europe-Sahara et de l’insllation en rapport d’un réseau d’agences de voyages en Europe pour le tourisme du Sud  : Algeria Lounge Travel et enfin du lancement d’une agence de Trecking Lounge Desert Treck, la création d’un centre de remise en forme physique et morale en plein désert. M. Tarin a jouté  que le groupe «prévoit également des vols réguliers entre le Sud algérien et Houston (USA) pour les pétroliers». Constitué de capitaux français, anglais et du Golfe persique, le groupe Start Invest compte  s’investir de façon plus large dans le tourisme et l’hôtellerie, des créneaux très porteurs en Algérie.

Habiba Ghrib

 

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Hypertension

Les spécialistes s’inquiètent

Les spécialistes de la santé ont tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur les risques d’extension de l’hypertension, maladie chronique, si elle n’est pas prise en charge d’une façon efficace, soulignant qu’ils sont catégoriques : l’hypertendu algérien est un sujet à haut risque. Pour ces spécialistes qui intervenaient jeudi lors des travaux du 5e congrès de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (Saha), les chiffres parlent d’eux-mêmes : 35% de la population algérienne sont des hypertendus. Un taux important des hypertendus est diabétique et plus de la moitié souffrent d’obésité. Ces données ont été obtenues suite à une enquête nationale sur l’HTA et autres facteurs de risques cardiovasculaires majeurs en Algérie, réalisée par la Saha en 2004. Le professeur Salim Benkhedda, SG de cette société savante, a brossé jeudi matin un tableau de la situation de cette maladie en Algérie, soulignant, entre autres, les risques auxquels sont exposés les personnes souffrant de cette pathologie qualifiée par les Américains de «Silent killer» (assassin silencieux).

N. B.

 

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Grippe aviaire

Les éleveurs sensibilisés

La prévention du risque de la grippe aviaire s’appuie à 100% sur la sensibilisation des éleveurs et des collectivités locales, a indiqué le docteur Karim Boughanem, directeur adjoint de la santé animale au ministère de l’Agriculture. Lors d’une conférence de presse sur la prévention de la grippe aviaire, le docteur Boughanem a souligné «l’insuffisance des opérations de saisie effectuées par les services vétérinaires et du contrôle des éleveurs de volaille, au nombre par ailleurs très élevé et dont une partie n’est pas déclarée», a t-il indiqué.

«Exposés à l’air libre, les élevages familiaux traditionnels, qui représentent 20% de l’activité nationale, sont les plus exposés au risque de contamination à la souche pathogène», a-t-il relevé. Et de rappeler que 80% des poulaillers restants sont protégés, car installés dans des structures couvertes.

N. B.

 

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