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Marché d’El Hamiz

La caverne d’Ali Baba

El Hamiz

«Les commerçants exercent légalement», selon le P/APC

Loin des normes commerciales

Un marché formel sur fond d’informel

Le Hamiz 4

Eternelle pagaille

Face aux rumeurs sur la fin de sa mission

L’Alliance présidentielle défend sa place

Nouveau régime indemnitaire (primes)

Inquiétude chez les syndicats de l’éducation

Dangers de la route

Un mort et quatre blessés à Boumerdès

Terrorisme électronique

6 000 sites Internet exploités par Al Qaïda

Trois questions au docteur Ahmed Adhimi

TIZI OUZOU

20 ans de prison pour meurtre

APC de Tinebdar/Béjaïa

L’opposition installe son propre P/APC 

Réunion Opep-UE

Conflit d’intérêts

Malgré les nouvelles mesures sur les investissements étrangers

Les Allemands n’abdiquent pas

Assurances

Alliance Assurances augmente son capital social

 

 24/06/09

Marché d’El Hamiz

La caverne d’Ali Baba

Grossistes et détaillants, en majorité locataires chez des particuliers, exposent leurs marchandises allant jusqu’à squatter les trottoirs.

Il est treize heures. En ce début d’après-midi les clients se font rares, sans doute à cause de la chaleur accablante qui règne sur ce marché où les magasins, ne centaine, sont alignés sur deux côtés de l’artère principale. Des voitures et autres véhicules de transport sont garés devant les magasins. Des ordures sont entassées dans une multitude de décharges sauvages. Grossistes et détaillants, en majorité locataires chez des particuliers, exposent leurs marchandises, allant jusqu’à squatter les trottoirs. A ce sujet, Rabah, orginaire de Médéa, jeune vendeur de tapis et de literie depuis 1996, dira : «Je sais que c’est illégal, mais Allah ghaleb». «Souvent, je reçois des mises en demeure de la part de la police urbaine et de la commune mais on ne peut pas faire autrement», ajoutera-t-il. Interrogé sur la provenance de ses articles, il dira que «la marchandise locale ne représente que 30% de la marchandise globale qui se trouve au magasin», poursuivant que la majorité des articles, notamment ceux de qualité, proviennent des pays de l’Union européenne et de Turquie. Pour ceux contrefaits, ils proviennent de Chine ou de Dubai. L’affluence de la clientèle n’est plus celle des années passées, fera remarquer le jeune vendeur. «Cela fait plus de quinze minutes que vous êtes là, seules deux  clientes sont rentrées pour voir uniquement». Selon lui, le type de clientèle qui s’approvisionne à El Hamiz vient de toutes les classes sociales.

«Nos clients viennent aussi d’Hydra, Club des pins, et sont même de hauts responsables» dira-t-il avec fierté. Ce qu’il expliquera par les prix abordables et concurrentiels qu’il propose. Un client peut gagner jusqu’à 4 000 DA. Donnant l’exemple d’un matelas d’importation qu’il cède à 15 000 DA, alors qu’au centre-ville il est vendu à 20 000 DA. Ajoutant que «parfois, il m’arrive de prendre 100 DA de bénéfice sur un article tellement la concurrence est rude». Les clients, pour leur part, seront unanimes pour dire qu’«à Alger, c’est trop cher alors qu’ici les prix sont très abordables pour les moyennes et petites bourses». L’un d’eux poursuivra : «Je préfère acheter ici. Je trouve, en plus des prix, la bonne qualité ; on nous offre des garanties pour les produits que nous achetons».

Les clients se font rares

Mohamed, originaire de Bordj Bou Arréridj, est vendeur dans un magasin de quincaillerie dans lequel tous types d’équipements sont exposés, allant d’une simple perceuse au groupe électrogène en passant par nombre de pompes à eau et autres. Il s’approvisionne chez des importateurs et des revendeurs en 3e  main. Pour expliquer la différence de prix de ses articles par rapport à ceux pratiqués ailleurs, il dira que «c’est la liberté des prix» ! Lui aussi soulignera la rareté des clients durant ces dernières années, contrairement aux années 1990 où les clients se bousculaient en dépit de l’état d’El Hamiz qui à l’époque était difficile d’accès. Il ajoutera

qu’«actuellement, les gens ont orienté leurs dépenses  vers d’autres priorités comme la voiture et le logement». Il affirmera à propos des produits qu’il commercialise : «A El Hamiz, vous ne trouverez jamais une pièce d’origine». Il soulignera à ce sujet la qualité de certains produits nationaux tels que les chauffe- bains Eniem, les aspirateurs Cobra.  Poursuivant : «Vous savez, El Hamiz  est l’image même d’une pagaille économique qu’il faudra gérer en amont». Il déclarera verser, selon l’année, une contribution annelle de 12 millions de centimes  sur 100 millions de chiffre d’affaires. Par ailleurs, ce commerçant notera, à titre d’exemple, qu’il paye 17% de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui représente 17 millions, un bénéfice qu’il n’atteint pas.

Moins de produits importés

Ali, 23 ans, de Bordj Bou Arérridj, est spécialisé dans la vente d’articles éléctroménagers qu’il achète auprès des usines mères ou chez des grossistes. Certains de ces produits sont importés souvent de Chine et d’ailleurs qu’on retrouve à des prix moins cher qu’au centre-ville d’Alger, à l’exemple des climatiseurs, très demandés en cette période de chaleur, qui se vendent entre 25 et 30 000 DA. Ali relèvera qu’il y a de moins en moins d’importations car les usines de montage sont installées en Algérie. De plus, il ajoutera que n’importe peut être importateur. Enfin, ce commerçant est locataire chez un particulier pour un loyer mensuel de 60 000 DA pour une durée de 3 ans.

Zinou, 40 ans, possède un magasin de lustres importés de Chine qu’il acquiert chez un même importateur et  qu’il cède à un prix différent de 20 à 30% moins cher qu’en ville. Ses prix varient entre 750  et 50 000 Da le lustre. Zinou est en fait, à l’origine, un artisan en céramique et fabrication des lustres qui a dû renoncer en 2003 à son don à cause de l’importation. Après avoir enregistré une perte de 150 millions de centimes, il a été contraint de brader son four pour 10 millions de centimes au lieu de 75 millions de centimes. Son associé, Smaïl, qui active dans un autre magasin ouvert depuis 2 ans à El Djorf a affirmé payer  l’impôt sur le revenu global (IRG) de plus 17 millions de centimes pour un chiffre d’affaires de 240 millions de centimes. Alors qu’en fait, il est de 60 millions de centimes. Ce qui montre que les charges sont plus importantes à El Hamiz.     

Par Hind Bensaid

 

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El Hamiz

«Les commerçants exercent légalement», selon le P/APC

La commune de Dar El Beida, selon Lyes Gamgani, président de l’Assemblée populaire communale,  relève le défi pour changer le visage de la localité d’El Hamiz d’ici à la fin 2010.

El Hamiz, longtemps considéré comme une circonscription où l’anarchie et l’informel règnent en maître, commence à être gagné ces derniers temps par un certain frémissement de développement et d’organisation. A ce sujet,  M. Gamgani déclarera que «121 milliards de centimes sont réservés à la localité d’El Hamiz qui, administrativement, dépend de la commune de Dar El Beida. Ce qui représente 53% du budget initial de la commune qui se chiffre à 307 milliards de centimes». La circonscription d’El Hamiz  est répartie en 27 lotissements et abrite plus de 35 000 âmes. Son P/APC affirmera que  dans le cadre du développement local de la localité, plusieurs projets sont soit en cours de réalisation, soit  en voie de l’être. A ce propos, il citera l’achèvement  des travaux d’assainissement, le raccordement des habitations aux réseaux d’aménagement en eau potable (AEP) l’achèvement des travaux de voiries au niveau de certains quartiers. Parmi ces quartiers, il citera El Hamiz 4, Les Mandariniers, El Hamiz 5 et sud, les Rosiers SNTP. Quant au  raccordement en gaz de ville, M. Gamgani dira que «la commune a signé un marché avec la Sonelgaz. Tout est prêt pour le démarrage de ces travaux». L’interlocuteur poursuivra pour dire que «119 millions de dinars ont été consacrés à l’AEP et 961 millions de dinars aux travaux publics». Le secteur de l’éducation, qui connaît un déficit important, verra la réalisation de 3 groupes scolaires de 12 classes pour le cycle primaire. Concernant le cycle moyen, le maire parlera de la réalisation en cours  d’un collège qui sera réceptionné à la rentrée prochaine. Le quartier du  11 Décembre connaîtra l’édification d’un lycée de 1000 places qui «prendra en charge la scolarité des élèves d’El Hamiz inscrits dans d’autres localités», affirmera le P/APC. Pour ce qui est du secteur de la santé, le premier magistrat de cette commune indiquera que la salle de soins d’El Hamiz a été réaménagée, et le quartier des Rosiers se verra bientôt doté d’une polyclinique. Un bureau de poste verra enfin le jour au niveau du centre-ville d’El Hamiz. A cela s’ajoutent la mise à niveau des aires de jeux se trouvant dans les écoles, l’aménagement des gradins du stade d’El Hamiz. Pour ce qui est de la réalisation des espaces verts, M. Gamgani dira qu’ils sont «subordonnés à d’autres réalisations. Dès leur achèvement, il sera procédé à la réalisation des espaces pour lesquels les cahiers des charges ont été prévus». D’autre part, 800 logements LSP en plus de 100 logements promotionnels sont prévus par la commune après une étude adoptée par le wali délégué. «Ces logements seront dotés de tous les équipements d’accompagnement susceptibles d’améliorer le cadre de vie des citoyens» soulignera le P/APC. Pour ce qui est des bidonvilles, M. Gamgani dira que des listes ont été arrêtées suite au recensement de 2007, et le recasement des familles se fera au courant de l’année, selon le programme initié à ce propos par le président de la République afin d’éradiquer ce phénomène.  Il a également été interrogé sur le marché informel d’El Hamiz, considéré comme le lieu du commerce informel par excellence, où l’aspect architectural des constructions ne répond à aucun ordre architectural établi. Ce marché réputé pour ces produits à des prix imbattables qui provoque ainsi des files interminables de voitures et d’inextricables bouchons sur les routes. Plus de 200 commerces occupent les grandes artères ou les ruelles adjacentes. Grossistes ou détaillants, tous scandent la même devise «le client est roi». Ils sont tous prêts à répondre à tous les besoins des ménages, offrant quantités de marchandises, et qui  par une forte concurrence qui y règne, chacun tente tant bien que mal d’attirer le maximum de clients en optant pour des remises alléchantes. A ce sujet, le P/APC rectifiera pour dire: «Je regrette, ce n’est pas un marché informel», ajoutant que : «La majorité des commerçants ont un registre du commerce et exercent d’une manière légale. Ils ont même des agréments avec les marques qu’ils vendent. Seulement, ils travaillent d’une manière désordonnée, dans le non-respect de l’environnement en occupant les trottoirs et les voies et déposent leurs ordures anarchiquement». Un parking a été aménagé, deux voies de servitude ont été réalisées pour les clients et les visiteurs. Reste le côté environnemental pour lequel un arrêté communal a été signé sommant les commerçants de ramasser leurs ordures, notamment les cartons considérés comme matière recyclable, sous peine d’être sanctionnés. Cependant, M. Gamgani  affirmera que seul le marché des fruits et légumes  est réellement considéré comme étant un marché informel et pour lequel il est prévu de réaliser 2 marchés de proximité, l’un au quartier dit Sofra et l’autre au quartier 11 Décembre. A ce propos, dans le cadre de l’aménagement du centre-ville, le maire a signifié aux commerçants de la ville à se conformer à la réglementation en vigueur en matière de respect de l’hygiène et de squattage des trottoirs. Pour conclure, le P/APC de Dar El Beida promet aux citoyens d’El Hamiz de donner une autre facette à la localité avant la fin 2010. En contrepartie, il les sollicitera pour une  «adhésion massive en matière d’environnement et pour faciliter la tâche aux techniciens de la commune et aux entreprises et ce, pour permettre le bon déroulement des travaux, le respect des aménagements de leurs constructions conformément au plan délivré».   

Par Hind Bensaid

 

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Loin des normes commerciales

Un marché formel sur fond d’informel

Il est possible de trouver dans un quartier commercial comme El Hamiz  tous types de marchandises, allant de la pièce détachée d’origine à celle contrefaite et en passant par celle produite dans les ateliers clandestins et enfin celle réglementaire qui possède sa facture et sa  marque déposée.  Les commerçants, et quoiqu’ils possèdent  pratiquement tous des registres du commerce, proposent beaucoup de marchandises d’importation et de marques connues à des prix en deçà de la normale. Ils parlent alors de marchandises de premier et de second choix et jurent même que les deux se valent  en qualité et qu’ils rendent service au client «zaouali». Ce charisme est vite émoussé par le fait que «la garantie sur le produit s’arrête au seuil du magasin, que le produit n’est ni remboursé ni échangé et encore qu’il faut vraiment un miracle pour avoir un bon d’achat». Pour la conformité et la traçabilité de la marchandise et le respect de la réglementation, les services de contrôle tels que les impôts, la DCP, la santé et l’inspection du travail ont vraiment du pain sur la planche. Il n’est un secret pour personne que ce marché-là est  considéré en grande partie comme une plaque tournante de la pièce contrefaite et de l’informel. Le fait est même reconnu officiellement par les autorités et est actuellement au centre de débats autour de la lutte contre ces deux fléaux.  Si les textes de loi sont mis en place, proposés, discutés et adoptés, il n’en demeure pas moins que leur mise en application demandera un travail de titan mais aussi des décisions radicales pour pouvoir régulariser l’activité commerciale dans ce type de marché.  Il y a lieu de rappeler dans ce sens le dernier texte de loi portant

«protection du consommateur et répression des fraudes». Une loi censée protéger en premier lieu le consommateur algérien de l’informel et de la contrefaçon, mais aussi aligner le marché algérien aux normes internationales. Un autre fait très caractéristique  au marché d’El Hamiz : l’emploi de jeunes vendeurs à peine émergeants de l’enfance. Ils sont là,  très alertes, très malins, baratineurs à outrance à draguer les clients, à marchander habilement et à surveiller en même temps les marchandises qui squattent les trottoirs et une bonne partie des chaussées. Sont-ils déclarés à la Cnas, sont-ils payés en conséquence de l’effort qu’ils déploient et des risques qu’ils prennent ? La question reste posée.        

Habiba Ghrib   

 

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Le Hamiz 4

Eternelle pagaille

Le Hamiz 4 est considéré comme une zone d’habitation où sont bâties des villas et quelques constructions à usage commercial et industriel. Les villas implantées face à de vastes champs agricoles, sont alimentées en électricité par des fils piratés installés sur des troncs d’arbres ou toutes autres poutres de fortune, renvoyant ainsi à un paysage purement tiers-mondiste. A ce jour, ce quartier demeure une zone impraticable en raison de l’état des routes. Ainsi, en période de fortes pluies, les routes sont embourbées et inondées de flaques d’eau faisant fuir les clients des quelques usines et fabriques qui se trouvent dans ce quartier. Ce qui paralyse l’activité des investisseurs qui, à la longue, sont découragés. Certains pensent même à changer d’activité ou vendre leur propriété, s’ils pouvaient le faire. En effet, ne possédant que la décision administrative délivrée par la commune lors de l’achat du terrain durant les 1990, ces derniers ne sont en mesure ni de vendre leurs biens ni le léguer à leurs héritiers, le transfert de propriété n’ayant pas été fait à ce jour.  Interrogé à ce sujet, le P/APC de Dar El Beida rassurera ces citoyens que «tous ces problèmes seront réglés d’ici à la rentrée sociale». Qui vivra verra ! 

H. B.

 

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Face aux rumeurs sur la fin de sa mission

L’Alliance présidentielle défend sa place

A l’heure actuelle, l’Alliance a la mission d’exécuter le programme du président de la République. C’est ainsi que Ahmed Ouyahia a voulu répondre à ceux qui s’interrogent sur le rôle de l’Alliance et ne manquent pas de parler de sa disparition en raison notamment des divergences entre les trois partenaires.

Le Sommet de l’Alliance présidentielle tenu ce lundi au siège du Mouvement pour la société et la paix était une occasion pour les leaders des trois partis, en l’occurrence le SG de l’instance exécutive du FLN, Abdelaziz Belkhadem, le président du MSP, Bouguerra Soltani et le SG du RND, Ahmed Ouyahia, de défendre la place de ce groupement, notamment en ce qui concerne sa mission principale relative au soutien des actions du Président Bouteflika. Cette mission est remise en cause par les rumeurs qui circulent sur la création d’un nouveau parti politique proche du chef de l’Etat qui sera créé par son frère Saïd Bouteflika. Pour  le SG du Rassemblement national démocratique (RND), l’Alliance présidentielle va bien et est toujours là. Pour preuve, celle-ci, après le succès de la présidentielle d’avril, a confirmé son efficacité au sein du Parlement en adoptant le plan d’action du gouvernement. Toutefois, à l’heure actuelle, l’Alliance a la mission d’exécuter le programme du président de la République. C’est ainsi que Ahmed Ouyahia a voulu répondre à ceux qui s’interrogent sur le rôle de l’Alliance et ne manquent pas de parler de sa disparition en raison notamment des divergences entre les trois partenaires et les crises internes que vivent le MSP et le FLN. De son côté, le SG de l’instance exécutive du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem a souligné, à cette occasion, que l’Alliance présidentielle a réalisé sous la présidence du FLN «des pas positifs au niveau de l’action  politique coordonnée, qui n’était pas seulement limitée aux dirigeants et autres  responsables, mais qui a aussi prévalu au niveau des deux Chambres du Parlement  et de la base des partis constituant l’Alliance». Il a également noté que l’Alliance «reste une expérience démocratique qui peut servir de base à un véritable multipartisme». Dans une conférence de presse qu’il a tenue à l’issue de ce Sommet, le président du MSP n’a pas ménagé ses efforts pour qualifier ceux qui parlent d’un nouveau parti proche de Bouteflika «d’opportunistes» et qui cherchent, selon lui, à «se cacher derrière le président de la République et son frère».  Dans ce sens, il a ajouté qu’«il n’y a pas un parti du frère du Président ni du Président, il s’agit des personnes qui cherchent à se rapprocher du président de la République» avant de conclure : «En réalité, il n’y a pas d’origine à ce projet». Il y a lieu de souligner que  la présidence tournante de l’Alliance présidentielle est passée du FLN au MSP  qui souffre d’une forte crise interne, d’autant que le mouvement des dissidents, dirigé par le rival de Bouguerra Soltani, l’ex-ministre de l’Industrie Abdelmadjid Menasra, est soutenu par la famille de cheikh Mahfoudh Nahnah. Car malgré la démonstration de force de la direction actuelle du MSP avec le meeting qu’il a tenu au stade de 20-Août à Alger, Soltani ne pourra jamais remplir la place du défunt Nahnah, selon son entourage. C’est ainsi que si le FLN a assuré la révision de la Constitution et les élections présidentielles, la mission du MSP s’avère difficile même si Soltani a quitté le gouvernement pour s’occuper du parti. En tout cas, le SG du RND n’a pas manqué d’affirmer le soutien total à la présidence du MSP mais est-ce suffisant ? Sachant que la proposition relative à la promotion de l’Alliance à un partenariat politique n’a toujours pas trouvé le soutien de ses alliés.

Par Nacera C.

 

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Nouveau régime indemnitaire (primes)

Inquiétude chez les syndicats de l’éducation

Des syndicats de l’éducation sont toujours sur leurs gardes malgré l’installation par la tutelle de la commission nationale de mise en œuvre du nouveau régime indemnitaire. Si les négociations n’ont pas encore commencé, des syndicalistes se disent «inquiets» suite aux dernières déclarations du ministre. Benbouzid a, en effet, affirmé que «les moyens financiers sont limités» et rappelé que l’Algérie «traverse une conjoncture caractérisée par la crise financière mondiale». Des arguments qui ne semblent pas tenir la route pour les syndicalistes qui exigent «des augmentations conséquentes et à la hauteur des attentes des travailleurs du secteur». Bien que les négociations n’ont pas encore commencé et que les deux parties sont en train de préparer la mouture définitive avant de prendre langue avec les pouvoirs publics, des syndicalistes mettent en garde contre toute marche arrière. Contacté, Meziane Meriane, secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) dira qu’«il réfute l’argument de la crise mondiale» et s’oppose à «la politique de deux poids deux mesures». «Il est inconcevable d’accorder des augmentations astronomiques aux députés et hauts cadres de l’Etat et évoquer la situation de crise quand il s’agit des enseignants» souligne-t-il. M. Meriane indique qu’il est en contact avec d’autres syndicats et n’hésitera pas «à déterrer la hache de guerre en cas de nécessité». Même son de cloche du côté de la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), dont le coordinateur, Nouar El Arbi, a expliqué qu’il est encore prématuré de parler «d’aboutissement des négociations». L’orateur estime que le fait que le ministère de l’Education soit le premier département à ouvrir le dossier du régime indemnitaire «est déjà une réussite pour les travailleurs» et précise que «la balle est dans le camp du gouvernement». Lors des travaux d’installation de la commission, plusieurs syndicats, réagissant aux déclarations du ministre, ont eux aussi exprimé leurs craintes. En attendant le début des négociations, le ministère et les syndicats de l’éducation sont en train de préparer la mouture définitive à suivre et à étudier. Les syndicats, afin d’éviter toute équivoque, exigent la participation de tous les départements et responsables concernés, à savoir les ministères des Finances, du Travail, et des représentants de la direction générale de la Fonction publique. Il est à rappeler que les conditions de la rentrée scolaire prochaine dépendent, à plus d’un titre, des augmentations des primes et indemnités à accorder aux  personnels du secteur de l’éducation. Cela d’autant que tous les mouvements de protestation ayant caractérisé l’année écoulée avaient pour cause la revendication portant application du nouveau régime indemnitaire susceptible, selon les enseignants, d’augmenter leurs salaires précaires.

Aomar Fekrache

 

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Dangers de la route

Un mort et quatre blessés à Boumerdès

Un grave accident a eu lieu avant-hier à l’est de Boumerdès, a-t-on annoncé au niveau des services de la Protection civile. Il est fait état de cinq blessés graves, quatre dames âgées et une fillette de 5 ans, renversées par un véhicule de transport de voyageurs conduit par un jeune ne dépassant pas les 30 ans. Selon des témoins, l’accident est survenu au niveau d’un virage dangereux sur la route nationale 24 au lieudit Benyounès (Zemmouri). Le chauffeur aurait tenté de doubler un autre véhicule de transport avant de perdre le contrôle de son véhicule. Les personnes blessées ont été transportées à l’unité médico-chirurgica-le de Boumerdès par la Protection civile. Une enquête est ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les causes de l’accident. Par ailleurs, l’on signale un autre accident à Chouicha, située à l’est du chef-lieu communal Zemmouri. Le bilan de ce dernier fait état d’un mort. Un cycliste a été heurté de plein fouet par un camion gros cylindre transportant du sable de mer. Selon des sources, le pilleur de sable aurait pris la fuite. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux de l’accident, ont relevé tous les indices et ouvert une enquête pour identifier l’auteur et propriétaire du camion, a-t-on annoncé.

A. Kichni

 

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Terrorisme électronique

6 000 sites Internet exploités par Al Qaïda

 «Il est très difficile à l’ère actuelle de définir le concept du terrorisme du fait que les grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis, continuent à ne pas distinguer les résistances légitimes des organisations terroristes».

«Terrorisme électronique : cas d’Al Qaïda» est le thème de la conférence-débat organisée par le centre d’El Chaâb des études stratégiques, avec comme conférencier le Dr Ahmed Adhimi, officier de l’ANP à la retraite, docteur en communication et maître de conférences à l’Institut de l’information et de la communication. Pressé par le temps, le docteur a tenté de donner, au maximum, les grands enjeux qui s’articulent autour de la question du terrorisme en général et celui de l’électronique en particulier. Dans son allocution, l’invité du centre d’El Chaâb a mis l’accent sur la confusion de la définition du mot terrorisme. «Il est très difficile à l’ère actuelle de définir le concept du terrorisme du fait que les grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis, continuent à ne pas distinguer les résistances légitimes des organisations terroristes», dira-t-il. Sur le terrorisme électronique, sujet du débat, selon le Dr Adhimi «c’est la violence exercée au nom de la religion, de l’opinion, de race, par des moyens technologiques». Pour le conférencier, il existe actuellement 6 000 sites Internet dans le monde exploités par Al Qaïda. Le premier site Internet terroriste a été créé en septembre 2001, juste après les attentats qui ont visé les deux tours jumelles de New York et le Pentagone. Pour bien investir la technologie de pointe au profit de leur idéologie, un front islamique d’information internationale a été constitué en 2003. Ce front est composé de terroristes concepteurs de sites Internet et de spécialistes dans le domaine de la commination et de l’information. Al Qaïda, selon l’orateur, s’est rendu compte ces dernières années du rôle que peut jouer Internet dans leur propagande médiatique. «Les terroristes visent à partir de ces sites, de faire des investigations sur les moyens militaires et nucléaires des pays considérés ennemis, de recruter de nouveaux et potentiels kamikazes, la diffusion des communiqués et les informations, la formation de leur effectif sur la fabrication des explosifs et enfin de légitimer leur djihad par des fatwa et des vidéos montrant des images de leurs batailles», indique le conférencier. Ce dernier affirme également qu’Al Qaïda s’est lancée dernièrement dans la production de films. Les films sont diffusés actuellement sur des sites Internet. Il a cité, entre autres, le film «Djihad  Acadimy», qui a été réalisé par des terroristes comme une réponse à la série arabe de «Star Acadimy». En montrant des images horribles, Al Qaïda tente de justifier son combat religieusement, légitimer son mouvement et diaboliser l’Occident. Une chaîne de télévision «El Firdous», transmise par la toile, a été également créée. Le Dr Adhimi a attiré l’attention de l’assistance en disant que le terrorisme électronique est en continuelle expansion. «Chaque minute, les terroristes créent de nouveaux sites Internet, c’est un phénomène très inquiétant», a averti le docteur. Que faire alors ? Sur le plan international, le conférencier estime qu’une coopération entre tous les pays est inévitable pour faire face à ce phénomène. Comment ? «Cela n’est possible que par le dialogue des civilisations dont l’Occident ne cesse de faire des appels», répondra l’orateur. Sur le plan national et pour le cas de l’Algérie, le docteur affirme que pour une lutte efficace, trois institutions doivent s’impliquer, l’école, la mosquée, et la télévision.        

Par Hocine Larabi

 

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Trois questions au docteur Ahmed Adhimi

 

Dans vos propositions, vous n’avez pas cité le projet de loi sur la lutte contre la cybercriminalité qui a été présenté à l’APN. N’avez-vous pas amoindri le rôle éventuel de cette loi pour faire face au phénomène du terrorisme électronique ?

Non, je pense que cette loi est très importante dans la mesure où elle vise dans sa globalité à protéger les enfants contre les prêches des terroristes. Mais si l’objectif de la loi est de censurer ou de surveiller, il sera voué automatiquement à l’échec. J’ai insisté tout à l’heure sur le rôle que peut apporter l’école dans cette lutte. Il faut assurer une bonne éducation pour les enfants en semant en lui les graines de l’amour du pays, de fraternité, de conscience même, pour qu’ils ne soient pas, à l’avenir, une proie pour les djihadistes. Le discours des imams est aussi à corriger. Il n’est pas adapté aux mutations du monde actuel. La télévision et les médias lourds en général ont un rôle à jouer.  

 

Tous les pays du monde préconisent une coopération, mais cela ne s’est jamais réalisé. Quelles en sont les raisons, selon vous ?

Jusqu’à maintenant il n’y a pas une véritable coopération à l’échelle mondiale pour lutter ensemble contre le phénomène du terrorisme. Sans doute, cette situation va dans l’intérêt des Etats-Unis. Ce pays déclare des guerres au nom du terrorisme, comme c’est le cas en Irak et en Afghanistan, pour faire marcher sa machine économique, d’autant plus qu’ils continuent de considérer des mouvements de résistance légitime (Hamas et Hezbollah) comme des organisations terroristes. Alors, l’existence du terrorisme dans le monde est vital pour les Etats-Unis. Ce n’est pas un secret qu’Al Qaïda est une fabrique de ce pays. Des sites Internet de terrorisme sont hébergés également aux Etats-Unis.

Et le monde arabe dans tout cela ?

Le terrorisme a été créé par les Etats-Unis, financé par l’Arabie saoudite. Au lieu de faire face à cette menace terroriste, les pays arabes continuent à l’encourager. Des chaînes de télévision ont été créées pour ce motif. Leurs programmes ne font que promouvoir l’idéologie intégriste de l’organisation terroriste Al Qaïda. De plus, les régimes arabes ont facilité la tâche des terroristes pour recruter de nouveaux djihadistes. Ils ont semé le désespoir dans leurs esprits, par le partage inégal des richesses et avec toutes sortes de pressions et de dictatures. Les terroristes, pour leur part, ont trouvé un terrain propice pour propager leurs idées extrémistes.  H. L.

 

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TIZI OUZOU

20 ans de prison pour meurtre

Le tribunal criminel de Tizi Ouzou a condamné hier S.Z (26 ans) à 20 ans de prison pour homicide volontaire avec préméditation sur la victime K.A. Les faits remontent, selon l’arrêt du renvoi de la chambre d’accusation, au 3 octobre 2007 quand la victime, une mère, a été découverte morte par son fils de retour de l’école dans son domicile sis à  Redjaouna sur les hauteurs de la ville de Tizi Ouzou. Le prévenu a quitté le village le jour même de cet assassinat pour se refugier dans un hôtel dans la wilaya de Ghardaïa. Mais des habitants du village, témoins dans cette affaire,  l’avaient vu, le jour où la malheureuse mère fut tuée, s’approcher de la maison de la victime.  Interrogé hier par le jury, le mis en cause a nié les charges retenues contre lui alors que le procureur de la République avait, lors de son réquisitoire, demandé la peine capitale.           

HAMID M.  

 

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APC de Tinebdar/Béjaïa

L’opposition installe son propre P/APC 

La situation de crise que vit l’APC de Tinebdar depuis le renouvellement des Assemblées élues il y a près de deux années s’est amplifiée cette semaine avec l’action menée par l’opposition en installant un P/APC, les commissions et les deux adjoints issus du bloc. En effet, une réunion a été tenue samedi au cours de laquelle  Hadjal Mustapha a été désigné maire de Tinebdar après un vote de défiance intervenu le 10 du mois en cours en présence d’un huissier de justice. L’opposition s’est «engagée publiquement à mettre tout en œuvre pour le développement de la commune» lit-on dans une déclaration qui nous a été envoyée. Pour le P/APC, Brahim Benadji «l’opposition qui n’a rien contre moi a été mise en quarantaine par la population qui me soutient et adhère à ma démarche». Il nous dira que «les élus de l’opposition se sont affolés jusqu’à ignorer la réglementation en vigueur en s’auto-installant». Cependant, l’opposition évoque

«l’absence de réponse du chef de daïra à qui il est demandé la convocation d’une session extraordinaire et le verrouillage de toute issue de sortie de crise» pour justifier ce qu’elle vient d’entreprendre tout en parlant de son souci de «débloquer la situation de blocage orchestrée par le P/APC» qui pour elle «refuse toute initiative de sortie de crise et aussi l’application des directives du wali mentionnées dans les deux mises en demeure en vue de prendre toutes les dispositions requises pour assurer le bon fonctionnement de l’Assemblée». Pour les signataires de la déclaration, «ces directives ont été substituées par onze points et le P/APC a rejeté les propositions des six élus qui accusent ce dernier, notamment d’abus dans l’utilisation des biens de la commune en créant un site Internet et une revue pour promouvoir sa politique clanique et dénigrer tout le monde». Et à Benadji de trouver les accusations infantiles puisque pour lui le site Internet qu’il a créé «est gratuit». Enfin M. Benadji n’hésite pas à défier l’opposition pour une confrontation publique.

Hocine Cherfa

 

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Réunion Opep-UE

Conflit d’intérêts

La réunion des pays membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep)

et ceux de l’Union européenne (UE) s’est penchée hier sur l’état de l’économie mondiale et les perspectives économiques de l’UE, réalisées sur le marché pétrolier, les changements de l’UE sur les cibles et politiques publiques pour l’énergie.

Elle abordera également  les perspectives mondiales de l’Opep sur le pétrole et les investissements. Elle examinera aussi le résumé du rapport de la table ronde sur  le stockage du dioxyde de carbone, le rapport et conclusions de l’étude et du séminaire sur l’impact des marchés financiers sur le prix et la volatilité de pétrole. Deux rapports sur l’état de l’étude sur les biocarburants et le centre technologique de l’énergie de l’Opep-UE seront également examinés. A quelques jours de la réu-nion de l’Opep, du 28 mai dernier, sur la situation du marché pétrolier et le sens à lui donner pour garder le cap sur des prix avantageux pour les énormes investissements consentis par les pays producteurs, dont ceux de l’Opep, des voix issues des grands pays industrialisés s’inquiétaient soudain de la volatilité des prix, des investissements pétroliers et de la stabilité du marché. D’ailleurs à l’issue de cette réunion, l’Opep a maintenu son quota de production. A Rome et ailleurs, présidents de grands groupes pétroliers mondiaux et chefs d’Etat se sont concertés sur le prix du brut, réclamant sa maîtrise et son accès à des prix relativement bas pour satisfaire les exigences de la reprise économique mondiale. C’est suite à cette réunion que l’Organisation des pays producteurs ont convenu de maintenir leur production d’or noir à 24,84 millions de barils par jour. Les deux parties se sont entendues, à l’occasion de la réunion des ministres de l’Energie des pays membres du G8 avec ceux des pays mem-bres de l’Opep, à œuvrer ensemble pour stabiliser ainsi le marché pétrolier pour que la demande des pays consommateurs soit boostée avec la relance de leurs économies et pour que les investissements des pays producteurs se poursuivent. Sauf que pour les pays industrialisés, le seuil admis des hausses des cours du brut ne saurait dépasser les 60 dollars, sinon moins que cette fourchette, pour ne pas pénaliser les pays consommateurs. Par contre, les pays producteurs estiment qu’un prix oscillant entre 75 et 80 dollars serait acceptable pour continuer leurs investissements pétroliers. Par ailleurs, «l’impact de la récession actuelle sur la demande de pétrole et les  investissements dans le secteur pétrolier étant assez prononcé, l’offre pourrait  ne pas être en mesure de répondre à la demande une fois que l’économie repartira», a indiqué la Commission européenne dans son communiqué. La question principale qui se pose dans le cadre du dialogue énergétique UE-Opep est de savoir comment, dans le cadre de discussions et d’une entente,  atténuer ces effets négatifs, a-t-elle précisé. Fin 2004, la présidence de l’UE, soutenue par tous les Etats membres  et la Commission européenne, a proposé d’instaurer ce dialogue, qui a été accepté  avec enthousiasme par l’Opep. Depuis lors, des réunions annuelles au niveau de la troïka de l’UE (ministres  de l’Energie de la présidence et de la prochaine présidence et commissaire européen  à l’énergie) sont consacrées à l’examen des marchés pétroliers et au lancement  d’activités conjointes.                       

Par Fella M.

 

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Malgré les nouvelles mesures sur les investissements étrangers

Les Allemands n’abdiquent pas

Même si les dernières mesures relatives à l’investissement étranger en Algérie, décidées par le gouvernement à la fin 2008, obligeant les entreprises algériennes à détenir au moins 51% des projets de partenariat avec des firmes étrangères et contraignant les sociétés étrangères d’importation à céder 30% de leur capital à un partenaire algérien, n’ont pas été du goût de la plupart des chancelleries et investisseurs étrangers déjà en place, les Allemands ne semblent pas prêts à lâcher prise pour autant. Au contraire, un calendrier économique très élaboré a été tracé par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK) afin de permettre aux entreprises d’Outre-Rhin de mieux évaluer le climat des affaires en Algérie et de prendre des parts de marché, notamment dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014 pour lequel l’Etat a mobilisé la somme de 150 milliards de dollars. Ainsi, et pour ne pas perdre de temps et éviter d’être à la traîne par rapport aux autres puissances économiques européennes, nord-américaines et asiatiques qui se disputent des projets à coups de milliards, les Allemands vont organiser un forum économique Algérie-Allemagne, qui aura lieu du 25 au 27 juin à Berlin, au sein de la Fédération allemande des Chambres de commerce et d’industrie (DIHK/Ghorfa).

Cinq jours plus tard, soit le 2 juillet, c’est une autre journée économique sur l’Algérie qui sera éditée par la Chambre de commerce et d’industrie de Trier et qui réunira plus de 40 entreprises allemandes qui ont pris part à la dernière Foire internationale d’Alger pour faire un compte rendu de la manifestation et parler des opportunités de commerce et d’investissement en Algérie. A l’heure actuelle, on dénombre quelque 200 entreprises allemandes présentes en Algérie activant dans la pétrochimie, les énergies renouvelables, les infrastructures, la mécanique, les détergents, l’hydraulique, etc. Des secteurs d’activité qui témoignent de l’intention des Allemands de faire dans l’investissement à long terme, comme avait pris le soin de le souligner, Andreas Hergenröther, directeur général de AHK lors d’une rencontre organisée à Alger à l’occasion de la visite d’une dizaine de patrons d’entreprises allemandes dans le pays afin de prospecter des opportunités d’investissements en Algérie «Ce n’est pas le montant des investissements qui compte mais son impact sur le développement durable du pays.» Le responsable de l’AHK avait rappelé à ce sujet que la société Dywidag, pour ne citer que celle-ci, qui est chargée en groupement avec Cosider et Infrafer de construire la première phase du métro d’Alger, a créé à elle seule plus de 2 200 emplois en Algérie. Selon des chiffres communiqués par les services de l’ambassade d’Allemagne, les exportations allemandes vers l’Algérie ont atteint 1,491 milliard d’euros, soit en hausse de 24 %, alors que les Allemands nous ont acheté pour 1,735 milliard d’euros, en hausse de 75,4 %.     

Par Hafid M.

 

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Assurances

Alliance Assurances augmente son capital social

L’assureur «Alliance Assurances» a augmenté son capital pour passer de 500 000 000 DA à 800 000 000 DA, selon un communiqué rendu public, hier par la compagnie. «Cette augmentation de capital est à même de permettre une meilleure assise financière à la compagnie, renforcer sa dynamique et conforter ses perspectives de développement», a-t-on indiqué de même source.

Alliance Assurances est une Spa à capital 100% algérien, qui a réalisé un chiffre d’affaires, à fin 2008, de plus d’un milliard et demi de dinars (1,6 milliard DA). Le bénéfice net de l’exercice 2008 est de 125 836 445,28 DA. Pour 2009, la compagnie prévoit une conséquente hausse de son chiffre d’affaires qui dépassera les deux milliards de dinars (2,2 milliards de dinars). En moins de quatre années de présence sur le marché national (depuis fin 2005), Alliance Assurances a su fidéliser des centaines de milliers de clients, soit des milliers de PME/PMI et plus de 250 000 particuliers (dont 75 000 contrats d’assistance automobile gérés par la filiale Algérie Touring Assistance, ATA), ajoute le même communiqué.  

 

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