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Marché d’El
Hamiz
La caverne
d’Ali Baba
Grossistes et
détaillants, en majorité locataires chez des particuliers, exposent
leurs marchandises allant jusqu’à squatter les trottoirs.
Il est treize
heures. En ce début d’après-midi les clients se font rares, sans
doute à cause de la chaleur accablante qui règne sur ce marché où
les magasins, ne centaine, sont alignés sur deux côtés de l’artère
principale. Des voitures et autres véhicules de transport sont garés
devant les magasins. Des ordures sont entassées dans une multitude
de décharges sauvages. Grossistes et détaillants, en majorité
locataires chez des particuliers, exposent leurs marchandises,
allant jusqu’à squatter les trottoirs. A ce sujet, Rabah, orginaire
de Médéa, jeune vendeur de tapis et de literie depuis 1996, dira :
«Je sais que c’est illégal, mais Allah ghaleb». «Souvent, je reçois
des mises en demeure de la part de la police urbaine et de la
commune mais on ne peut pas faire autrement», ajoutera-t-il.
Interrogé sur la provenance de ses articles, il dira que «la
marchandise locale ne représente que 30% de la marchandise globale
qui se trouve au magasin», poursuivant que la majorité des articles,
notamment ceux de qualité, proviennent des pays de l’Union
européenne et de Turquie. Pour ceux contrefaits, ils proviennent de
Chine ou de Dubai. L’affluence de la clientèle n’est plus celle des
années passées, fera remarquer le jeune vendeur. «Cela fait plus de
quinze minutes que vous êtes là, seules deux clientes sont rentrées
pour voir uniquement». Selon lui, le type de clientèle qui
s’approvisionne à El Hamiz vient de toutes les classes sociales.
«Nos clients
viennent aussi d’Hydra, Club des pins, et sont même de hauts
responsables» dira-t-il avec fierté. Ce qu’il expliquera par les
prix abordables et concurrentiels qu’il propose. Un client peut
gagner jusqu’à 4 000 DA. Donnant l’exemple d’un matelas
d’importation qu’il cède à 15 000 DA, alors qu’au centre-ville il
est vendu à 20 000 DA. Ajoutant que «parfois, il m’arrive de prendre
100 DA de bénéfice sur un article tellement la concurrence est
rude». Les clients, pour leur part, seront unanimes pour dire qu’«à
Alger, c’est trop cher alors qu’ici les prix sont très abordables
pour les moyennes et petites bourses». L’un d’eux poursuivra : «Je
préfère acheter ici. Je trouve, en plus des prix, la bonne qualité ;
on nous offre des garanties pour les produits que nous achetons».
Les clients se
font rares
Mohamed,
originaire de Bordj Bou Arréridj, est vendeur dans un magasin de
quincaillerie dans lequel tous types d’équipements sont exposés,
allant d’une simple perceuse au groupe électrogène en passant par
nombre de pompes à eau et autres. Il s’approvisionne chez des
importateurs et des revendeurs en 3e main. Pour expliquer la
différence de prix de ses articles par rapport à ceux pratiqués
ailleurs, il dira que «c’est la liberté des prix» ! Lui aussi
soulignera la rareté des clients durant ces dernières années,
contrairement aux années 1990 où les clients se bousculaient en
dépit de l’état d’El Hamiz qui à l’époque était difficile d’accès.
Il ajoutera
qu’«actuellement,
les gens ont orienté leurs dépenses vers d’autres priorités comme
la voiture et le logement». Il affirmera à propos des produits qu’il
commercialise : «A El Hamiz, vous ne trouverez jamais une pièce
d’origine». Il soulignera à ce sujet la qualité de certains produits
nationaux tels que les chauffe- bains Eniem, les aspirateurs Cobra.
Poursuivant : «Vous savez, El Hamiz est l’image même d’une pagaille
économique qu’il faudra gérer en amont». Il déclarera verser, selon
l’année, une contribution annelle de 12 millions de centimes sur
100 millions de chiffre d’affaires. Par ailleurs, ce commerçant
notera, à titre d’exemple, qu’il paye 17% de taxe sur la valeur
ajoutée (TVA) qui représente 17 millions, un bénéfice qu’il
n’atteint pas.
Moins de
produits importés
Ali, 23 ans, de
Bordj Bou Arérridj, est spécialisé dans la vente d’articles
éléctroménagers qu’il achète auprès des usines mères ou chez des
grossistes. Certains de ces produits sont importés souvent de Chine
et d’ailleurs qu’on retrouve à des prix moins cher qu’au
centre-ville d’Alger, à l’exemple des climatiseurs, très demandés en
cette période de chaleur, qui se vendent entre 25 et 30 000 DA. Ali
relèvera qu’il y a de moins en moins d’importations car les usines
de montage sont installées en Algérie. De plus, il ajoutera que
n’importe peut être importateur. Enfin, ce commerçant est locataire
chez un particulier pour un loyer mensuel de 60 000 DA pour une
durée de 3 ans.
Zinou, 40 ans,
possède un magasin de lustres importés de Chine qu’il acquiert chez
un même importateur et qu’il cède à un prix différent de 20 à 30%
moins cher qu’en ville. Ses prix varient entre 750 et 50 000 Da le
lustre. Zinou est en fait, à l’origine, un artisan en céramique et
fabrication des lustres qui a dû renoncer en 2003 à son don à cause
de l’importation. Après avoir enregistré une perte de 150 millions
de centimes, il a été contraint de brader son four pour 10 millions
de centimes au lieu de 75 millions de centimes. Son associé, Smaïl,
qui active dans un autre magasin ouvert depuis 2 ans à El Djorf a
affirmé payer l’impôt sur le revenu global (IRG) de plus 17
millions de centimes pour un chiffre d’affaires de 240 millions de
centimes. Alors qu’en fait, il est de 60 millions de centimes. Ce
qui montre que les charges sont plus importantes à El Hamiz.
Par Hind
Bensaid
Haut
El Hamiz
«Les
commerçants exercent légalement», selon le P/APC
La commune de Dar
El Beida, selon Lyes Gamgani, président de l’Assemblée populaire
communale, relève le défi pour changer le visage de la localité
d’El Hamiz d’ici à la fin 2010.
El Hamiz,
longtemps considéré comme une circonscription où l’anarchie et
l’informel règnent en maître, commence à être gagné ces derniers
temps par un certain frémissement de développement et
d’organisation. A ce sujet, M. Gamgani déclarera que «121 milliards
de centimes sont réservés à la localité d’El Hamiz qui,
administrativement, dépend de la commune de Dar El Beida. Ce qui
représente 53% du budget initial de la commune qui se chiffre à 307
milliards de centimes». La circonscription d’El Hamiz est répartie
en 27 lotissements et abrite plus de 35 000 âmes. Son P/APC
affirmera que dans le cadre du développement local de la localité,
plusieurs projets sont soit en cours de réalisation, soit en voie
de l’être. A ce propos, il citera l’achèvement des travaux
d’assainissement, le raccordement des habitations aux réseaux
d’aménagement en eau potable (AEP) l’achèvement des travaux de
voiries au niveau de certains quartiers. Parmi ces quartiers, il
citera El Hamiz 4, Les Mandariniers, El Hamiz 5 et sud, les Rosiers
SNTP. Quant au raccordement en gaz de ville, M. Gamgani dira que
«la commune a signé un marché avec la Sonelgaz. Tout est prêt pour
le démarrage de ces travaux». L’interlocuteur poursuivra pour dire
que «119 millions de dinars ont été consacrés à l’AEP et 961
millions de dinars aux travaux publics». Le secteur de l’éducation,
qui connaît un déficit important, verra la réalisation de 3 groupes
scolaires de 12 classes pour le cycle primaire. Concernant le cycle
moyen, le maire parlera de la réalisation en cours d’un collège qui
sera réceptionné à la rentrée prochaine. Le quartier du 11 Décembre
connaîtra l’édification d’un lycée de 1000 places qui «prendra en
charge la scolarité des élèves d’El Hamiz inscrits dans d’autres
localités», affirmera le P/APC. Pour ce qui est du secteur de la
santé, le premier magistrat de cette commune indiquera que la salle
de soins d’El Hamiz a été réaménagée, et le quartier des Rosiers se
verra bientôt doté d’une polyclinique. Un bureau de poste verra
enfin le jour au niveau du centre-ville d’El Hamiz. A cela
s’ajoutent la mise à niveau des aires de jeux se trouvant dans les
écoles, l’aménagement des gradins du stade d’El Hamiz. Pour ce qui
est de la réalisation des espaces verts, M. Gamgani dira qu’ils sont
«subordonnés à d’autres réalisations. Dès leur achèvement, il sera
procédé à la réalisation des espaces pour lesquels les cahiers des
charges ont été prévus». D’autre part, 800 logements LSP en plus de
100 logements promotionnels sont prévus par la commune après une
étude adoptée par le wali délégué. «Ces logements seront dotés de
tous les équipements d’accompagnement susceptibles d’améliorer le
cadre de vie des citoyens» soulignera le P/APC. Pour ce qui est des
bidonvilles, M. Gamgani dira que des listes ont été arrêtées suite
au recensement de 2007, et le recasement des familles se fera au
courant de l’année, selon le programme initié à ce propos par le
président de la République afin d’éradiquer ce phénomène. Il a
également été interrogé sur le marché informel d’El Hamiz, considéré
comme le lieu du commerce informel par excellence, où l’aspect
architectural des constructions ne répond à aucun ordre
architectural établi. Ce marché réputé pour ces produits à des prix
imbattables qui provoque ainsi des files interminables de voitures
et d’inextricables bouchons sur les routes. Plus de 200 commerces
occupent les grandes artères ou les ruelles adjacentes. Grossistes
ou détaillants, tous scandent la même devise «le client est roi».
Ils sont tous prêts à répondre à tous les besoins des ménages,
offrant quantités de marchandises, et qui par une forte concurrence
qui y règne, chacun tente tant bien que mal d’attirer le maximum de
clients en optant pour des remises alléchantes. A ce sujet, le P/APC
rectifiera pour dire: «Je regrette, ce n’est pas un marché
informel», ajoutant que : «La majorité des commerçants ont un
registre du commerce et exercent d’une manière légale. Ils ont même
des agréments avec les marques qu’ils vendent. Seulement, ils
travaillent d’une manière désordonnée, dans le non-respect de
l’environnement en occupant les trottoirs et les voies et déposent
leurs ordures anarchiquement». Un parking a été aménagé, deux voies
de servitude ont été réalisées pour les clients et les visiteurs.
Reste le côté environnemental pour lequel un arrêté communal a été
signé sommant les commerçants de ramasser leurs ordures, notamment
les cartons considérés comme matière recyclable, sous peine d’être
sanctionnés. Cependant, M. Gamgani affirmera que seul le marché des
fruits et légumes est réellement considéré comme étant un marché
informel et pour lequel il est prévu de réaliser 2 marchés de
proximité, l’un au quartier dit Sofra et l’autre au quartier 11
Décembre. A ce propos, dans le cadre de l’aménagement du
centre-ville, le maire a signifié aux commerçants de la ville à se
conformer à la réglementation en vigueur en matière de respect de
l’hygiène et de squattage des trottoirs. Pour conclure, le P/APC de
Dar El Beida promet aux citoyens d’El Hamiz de donner une autre
facette à la localité avant la fin 2010. En contrepartie, il les
sollicitera pour une «adhésion massive en matière d’environnement
et pour faciliter la tâche aux techniciens de la commune et aux
entreprises et ce, pour permettre le bon déroulement des travaux, le
respect des aménagements de leurs constructions conformément au plan
délivré».
Par Hind
Bensaid
Haut
Loin des normes commerciales
Un marché
formel sur fond d’informel
Il est possible de
trouver dans un quartier commercial comme El Hamiz tous types de
marchandises, allant de la pièce détachée d’origine à celle
contrefaite et en passant par celle produite dans les ateliers
clandestins et enfin celle réglementaire qui possède sa facture et
sa marque déposée. Les commerçants, et quoiqu’ils possèdent
pratiquement tous des registres du commerce, proposent beaucoup de
marchandises d’importation et de marques connues à des prix en deçà
de la normale. Ils parlent alors de marchandises de premier et de
second choix et jurent même que les deux se valent en qualité et
qu’ils rendent service au client «zaouali». Ce charisme est vite
émoussé par le fait que «la garantie sur le produit s’arrête au
seuil du magasin, que le produit n’est ni remboursé ni échangé et
encore qu’il faut vraiment un miracle pour avoir un bon d’achat».
Pour la conformité et la traçabilité de la marchandise et le respect
de la réglementation, les services de contrôle tels que les impôts,
la DCP, la santé et l’inspection du travail ont vraiment du pain sur
la planche. Il n’est un secret pour personne que ce marché-là est
considéré en grande partie comme une plaque tournante de la pièce
contrefaite et de l’informel. Le fait est même reconnu
officiellement par les autorités et est actuellement au centre de
débats autour de la lutte contre ces deux fléaux. Si les textes de
loi sont mis en place, proposés, discutés et adoptés, il n’en
demeure pas moins que leur mise en application demandera un travail
de titan mais aussi des décisions radicales pour pouvoir régulariser
l’activité commerciale dans ce type de marché. Il y a lieu de
rappeler dans ce sens le dernier texte de loi portant
«protection du
consommateur et répression des fraudes». Une loi censée protéger en
premier lieu le consommateur algérien de l’informel et de la
contrefaçon, mais aussi aligner le marché algérien aux normes
internationales. Un autre fait très caractéristique au marché d’El
Hamiz : l’emploi de jeunes vendeurs à peine émergeants de l’enfance.
Ils sont là, très alertes, très malins, baratineurs à outrance à
draguer les clients, à marchander habilement et à surveiller en même
temps les marchandises qui squattent les trottoirs et une bonne
partie des chaussées. Sont-ils déclarés à la Cnas, sont-ils payés en
conséquence de l’effort qu’ils déploient et des risques qu’ils
prennent ? La question reste posée.
Habiba Ghrib
Haut
Le Hamiz 4
Eternelle
pagaille
Le Hamiz 4 est
considéré comme une zone d’habitation où sont bâties des villas et
quelques constructions à usage commercial et industriel. Les villas
implantées face à de vastes champs agricoles, sont alimentées en
électricité par des fils piratés installés sur des troncs d’arbres
ou toutes autres poutres de fortune, renvoyant ainsi à un paysage
purement tiers-mondiste. A ce jour, ce quartier demeure une zone
impraticable en raison de l’état des routes. Ainsi, en période de
fortes pluies, les routes sont embourbées et inondées de flaques
d’eau faisant fuir les clients des quelques usines et fabriques qui
se trouvent dans ce quartier. Ce qui paralyse l’activité des
investisseurs qui, à la longue, sont découragés. Certains pensent
même à changer d’activité ou vendre leur propriété, s’ils pouvaient
le faire. En effet, ne possédant que la décision administrative
délivrée par la commune lors de l’achat du terrain durant les 1990,
ces derniers ne sont en mesure ni de vendre leurs biens ni le léguer
à leurs héritiers, le transfert de propriété n’ayant pas été fait à
ce jour. Interrogé à ce sujet, le P/APC de Dar El Beida rassurera
ces citoyens que «tous ces problèmes seront réglés d’ici à la
rentrée sociale». Qui vivra verra !
H. B.
Haut
Face aux rumeurs sur la fin de sa mission
L’Alliance
présidentielle défend sa place
A l’heure
actuelle, l’Alliance a la mission d’exécuter le programme du
président de la République. C’est ainsi que Ahmed Ouyahia a voulu
répondre à ceux qui s’interrogent sur le rôle de l’Alliance et ne
manquent pas de parler de sa disparition en raison notamment des
divergences entre les trois partenaires.
Le Sommet de
l’Alliance présidentielle tenu ce lundi au siège du Mouvement pour
la société et la paix était une occasion pour les leaders des trois
partis, en l’occurrence le SG de l’instance exécutive du FLN,
Abdelaziz Belkhadem, le président du MSP, Bouguerra Soltani et le SG
du RND, Ahmed Ouyahia, de défendre la place de ce groupement,
notamment en ce qui concerne sa mission principale relative au
soutien des actions du Président Bouteflika. Cette mission est
remise en cause par les rumeurs qui circulent sur la création d’un
nouveau parti politique proche du chef de l’Etat qui sera créé par
son frère Saïd Bouteflika. Pour le SG du Rassemblement national
démocratique (RND), l’Alliance présidentielle va bien et est
toujours là. Pour preuve, celle-ci, après le succès de la
présidentielle d’avril, a confirmé son efficacité au sein du
Parlement en adoptant le plan d’action du gouvernement. Toutefois, à
l’heure actuelle, l’Alliance a la mission d’exécuter le programme du
président de la République. C’est ainsi que Ahmed Ouyahia a voulu
répondre à ceux qui s’interrogent sur le rôle de l’Alliance et ne
manquent pas de parler de sa disparition en raison notamment des
divergences entre les trois partenaires et les crises internes que
vivent le MSP et le FLN. De son côté, le SG de l’instance exécutive
du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem a souligné, à cette occasion,
que l’Alliance présidentielle a réalisé sous la présidence du FLN
«des pas positifs au niveau de l’action politique coordonnée, qui
n’était pas seulement limitée aux dirigeants et autres
responsables, mais qui a aussi prévalu au niveau des deux Chambres
du Parlement et de la base des partis constituant l’Alliance». Il a
également noté que l’Alliance «reste une expérience démocratique qui
peut servir de base à un véritable multipartisme». Dans une
conférence de presse qu’il a tenue à l’issue de ce Sommet, le
président du MSP n’a pas ménagé ses efforts pour qualifier ceux qui
parlent d’un nouveau parti proche de Bouteflika «d’opportunistes» et
qui cherchent, selon lui, à «se cacher derrière le président de la
République et son frère». Dans ce sens, il a ajouté qu’«il n’y a
pas un parti du frère du Président ni du Président, il s’agit des
personnes qui cherchent à se rapprocher du président de la
République» avant de conclure : «En réalité, il n’y a pas d’origine
à ce projet». Il y a lieu de souligner que la présidence tournante
de l’Alliance présidentielle est passée du FLN au MSP qui souffre
d’une forte crise interne, d’autant que le mouvement des dissidents,
dirigé par le rival de Bouguerra Soltani, l’ex-ministre de
l’Industrie Abdelmadjid Menasra, est soutenu par la famille de
cheikh Mahfoudh Nahnah. Car malgré la démonstration de force de la
direction actuelle du MSP avec le meeting qu’il a tenu au stade de
20-Août à Alger, Soltani ne pourra jamais remplir la place du défunt
Nahnah, selon son entourage. C’est ainsi que si le FLN a assuré la
révision de la Constitution et les élections présidentielles, la
mission du MSP s’avère difficile même si Soltani a quitté le
gouvernement pour s’occuper du parti. En tout cas, le SG du RND n’a
pas manqué d’affirmer le soutien total à la présidence du MSP mais
est-ce suffisant ? Sachant que la proposition relative à la
promotion de l’Alliance à un partenariat politique n’a toujours pas
trouvé le soutien de ses alliés.
Par Nacera C.
Haut
Nouveau régime indemnitaire (primes)
Inquiétude chez
les syndicats de l’éducation
Des syndicats de
l’éducation sont toujours sur leurs gardes malgré l’installation par
la tutelle de la commission nationale de mise en œuvre du nouveau
régime indemnitaire. Si les négociations n’ont pas encore commencé,
des syndicalistes se disent «inquiets» suite aux dernières
déclarations du ministre. Benbouzid a, en effet, affirmé que «les
moyens financiers sont limités» et rappelé que l’Algérie «traverse
une conjoncture caractérisée par la crise financière mondiale». Des
arguments qui ne semblent pas tenir la route pour les syndicalistes
qui exigent «des augmentations conséquentes et à la hauteur des
attentes des travailleurs du secteur». Bien que les négociations
n’ont pas encore commencé et que les deux parties sont en train de
préparer la mouture définitive avant de prendre langue avec les
pouvoirs publics, des syndicalistes mettent en garde contre toute
marche arrière. Contacté, Meziane Meriane, secrétaire général du
Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (Snapest) dira qu’«il réfute l’argument de
la crise mondiale» et s’oppose à «la politique de deux poids deux
mesures». «Il est inconcevable d’accorder des augmentations
astronomiques aux députés et hauts cadres de l’Etat et évoquer la
situation de crise quand il s’agit des enseignants» souligne-t-il.
M. Meriane indique qu’il est en contact avec d’autres syndicats et
n’hésitera pas «à déterrer la hache de guerre en cas de nécessité».
Même son de cloche du côté de la Coordination nationale des
professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest),
dont le coordinateur, Nouar El Arbi, a expliqué qu’il est encore
prématuré de parler «d’aboutissement des négociations». L’orateur
estime que le fait que le ministère de l’Education soit le premier
département à ouvrir le dossier du régime indemnitaire «est déjà une
réussite pour les travailleurs» et précise que «la balle est dans le
camp du gouvernement». Lors des travaux d’installation de la
commission, plusieurs syndicats, réagissant aux déclarations du
ministre, ont eux aussi exprimé leurs craintes. En attendant le
début des négociations, le ministère et les syndicats de l’éducation
sont en train de préparer la mouture définitive à suivre et à
étudier. Les syndicats, afin d’éviter toute équivoque, exigent la
participation de tous les départements et responsables concernés, à
savoir les ministères des Finances, du Travail, et des représentants
de la direction générale de la Fonction publique. Il est à rappeler
que les conditions de la rentrée scolaire prochaine dépendent, à
plus d’un titre, des augmentations des primes et indemnités à
accorder aux personnels du secteur de l’éducation. Cela d’autant
que tous les mouvements de protestation ayant caractérisé l’année
écoulée avaient pour cause la revendication portant application du
nouveau régime indemnitaire susceptible, selon les enseignants,
d’augmenter leurs salaires précaires.
Aomar Fekrache
Haut
Dangers de la route
Un mort et
quatre blessés à Boumerdès
Un grave accident
a eu lieu avant-hier à l’est de Boumerdès, a-t-on annoncé au niveau
des services de la Protection civile. Il est fait état de cinq
blessés graves, quatre dames âgées et une fillette de 5 ans,
renversées par un véhicule de transport de voyageurs conduit par un
jeune ne dépassant pas les 30 ans. Selon des témoins, l’accident est
survenu au niveau d’un virage dangereux sur la route nationale 24 au
lieudit Benyounès (Zemmouri). Le chauffeur aurait tenté de doubler
un autre véhicule de transport avant de perdre le contrôle de son
véhicule. Les personnes blessées ont été transportées à l’unité
médico-chirurgica-le de Boumerdès par la Protection civile. Une
enquête est ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les
causes de l’accident. Par ailleurs, l’on signale un autre accident à
Chouicha, située à l’est du chef-lieu communal Zemmouri. Le bilan de
ce dernier fait état d’un mort. Un cycliste a été heurté de plein
fouet par un camion gros cylindre transportant du sable de mer.
Selon des sources, le pilleur de sable aurait pris la fuite. Les
gendarmes se sont rendus sur les lieux de l’accident, ont relevé
tous les indices et ouvert une enquête pour identifier l’auteur et
propriétaire du camion, a-t-on annoncé.
A. Kichni
Haut
Terrorisme électronique
6 000 sites
Internet exploités par Al Qaïda
«Il est très
difficile à l’ère actuelle de définir le concept du terrorisme du
fait que les grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis,
continuent à ne pas distinguer les résistances légitimes des
organisations terroristes».
«Terrorisme
électronique : cas d’Al Qaïda» est le thème de la conférence-débat
organisée par le centre d’El Chaâb des études stratégiques, avec
comme conférencier le Dr Ahmed Adhimi, officier de l’ANP à la
retraite, docteur en communication et maître de conférences à
l’Institut de l’information et de la communication. Pressé par le
temps, le docteur a tenté de donner, au maximum, les grands enjeux
qui s’articulent autour de la question du terrorisme en général et
celui de l’électronique en particulier. Dans son allocution,
l’invité du centre d’El Chaâb a mis l’accent sur la confusion de la
définition du mot terrorisme. «Il est très difficile à l’ère
actuelle de définir le concept du terrorisme du fait que les grandes
puissances, à leur tête les Etats-Unis, continuent à ne pas
distinguer les résistances légitimes des organisations terroristes»,
dira-t-il. Sur le terrorisme électronique, sujet du débat, selon le
Dr Adhimi «c’est la violence exercée au nom de la religion, de
l’opinion, de race, par des moyens technologiques». Pour le
conférencier, il existe actuellement 6 000 sites Internet dans le
monde exploités par Al Qaïda. Le premier site Internet terroriste a
été créé en septembre 2001, juste après les attentats qui ont visé
les deux tours jumelles de New York et le Pentagone. Pour bien
investir la technologie de pointe au profit de leur idéologie, un
front islamique d’information internationale a été constitué en
2003. Ce front est composé de terroristes concepteurs de sites
Internet et de spécialistes dans le domaine de la commination et de
l’information. Al Qaïda, selon l’orateur, s’est rendu compte ces
dernières années du rôle que peut jouer Internet dans leur
propagande médiatique. «Les terroristes visent à partir de ces
sites, de faire des investigations sur les moyens militaires et
nucléaires des pays considérés ennemis, de recruter de nouveaux et
potentiels kamikazes, la diffusion des communiqués et les
informations, la formation de leur effectif sur la fabrication des
explosifs et enfin de légitimer leur djihad par des fatwa et des
vidéos montrant des images de leurs batailles», indique le
conférencier. Ce dernier affirme également qu’Al Qaïda s’est lancée
dernièrement dans la production de films. Les films sont diffusés
actuellement sur des sites Internet. Il a cité, entre autres, le
film «Djihad Acadimy», qui a été réalisé par des terroristes comme
une réponse à la série arabe de «Star Acadimy». En montrant des
images horribles, Al Qaïda tente de justifier son combat
religieusement, légitimer son mouvement et diaboliser l’Occident.
Une chaîne de télévision «El Firdous», transmise par la toile, a été
également créée. Le Dr Adhimi a attiré l’attention de l’assistance
en disant que le terrorisme électronique est en continuelle
expansion. «Chaque minute, les terroristes créent de nouveaux sites
Internet, c’est un phénomène très inquiétant», a averti le docteur.
Que faire alors ? Sur le plan international, le conférencier estime
qu’une coopération entre tous les pays est inévitable pour faire
face à ce phénomène. Comment ? «Cela n’est possible que par le
dialogue des civilisations dont l’Occident ne cesse de faire des
appels», répondra l’orateur. Sur le plan national et pour le cas de
l’Algérie, le docteur affirme que pour une lutte efficace, trois
institutions doivent s’impliquer, l’école, la mosquée, et la
télévision.
Par Hocine
Larabi
Haut
Trois questions au docteur Ahmed Adhimi
Dans vos
propositions, vous n’avez pas cité le projet de loi sur la lutte
contre la cybercriminalité qui a été présenté à l’APN. N’avez-vous
pas amoindri le rôle éventuel de cette loi pour faire face au
phénomène du terrorisme électronique ?
Non, je pense que
cette loi est très importante dans la mesure où elle vise dans sa
globalité à protéger les enfants contre les prêches des terroristes.
Mais si l’objectif de la loi est de censurer ou de surveiller, il
sera voué automatiquement à l’échec. J’ai insisté tout à l’heure sur
le rôle que peut apporter l’école dans cette lutte. Il faut assurer
une bonne éducation pour les enfants en semant en lui les graines de
l’amour du pays, de fraternité, de conscience même, pour qu’ils ne
soient pas, à l’avenir, une proie pour les djihadistes. Le discours
des imams est aussi à corriger. Il n’est pas adapté aux mutations du
monde actuel. La télévision et les médias lourds en général ont un
rôle à jouer.
Tous les pays
du monde préconisent une coopération, mais cela ne s’est jamais
réalisé. Quelles en sont les raisons, selon vous ?
Jusqu’à maintenant
il n’y a pas une véritable coopération à l’échelle mondiale pour
lutter ensemble contre le phénomène du terrorisme. Sans doute, cette
situation va dans l’intérêt des Etats-Unis. Ce pays déclare des
guerres au nom du terrorisme, comme c’est le cas en Irak et en
Afghanistan, pour faire marcher sa machine économique, d’autant plus
qu’ils continuent de considérer des mouvements de résistance
légitime (Hamas et Hezbollah) comme des organisations terroristes.
Alors, l’existence du terrorisme dans le monde est vital pour les
Etats-Unis. Ce n’est pas un secret qu’Al Qaïda est une fabrique de
ce pays. Des sites Internet de terrorisme sont hébergés également
aux Etats-Unis.
Et le monde
arabe dans tout cela ?
Le terrorisme a
été créé par les Etats-Unis, financé par l’Arabie saoudite. Au lieu
de faire face à cette menace terroriste, les pays arabes continuent
à l’encourager. Des chaînes de télévision ont été créées pour ce
motif. Leurs programmes ne font que promouvoir l’idéologie
intégriste de l’organisation terroriste Al Qaïda. De plus, les
régimes arabes ont facilité la tâche des terroristes pour recruter
de nouveaux djihadistes. Ils ont semé le désespoir dans leurs
esprits, par le partage inégal des richesses et avec toutes sortes
de pressions et de dictatures. Les terroristes, pour leur part, ont
trouvé un terrain propice pour propager leurs idées extrémistes.
H. L.
Haut
TIZI OUZOU
20 ans de
prison pour meurtre
Le tribunal
criminel de Tizi Ouzou a condamné hier S.Z (26 ans) à 20 ans de
prison pour homicide volontaire avec préméditation sur la victime
K.A. Les faits remontent, selon l’arrêt du renvoi de la chambre
d’accusation, au 3 octobre 2007 quand la victime, une mère, a été
découverte morte par son fils de retour de l’école dans son domicile
sis à Redjaouna sur les hauteurs de la ville de Tizi Ouzou. Le
prévenu a quitté le village le jour même de cet assassinat pour se
refugier dans un hôtel dans la wilaya de Ghardaïa. Mais des
habitants du village, témoins dans cette affaire, l’avaient vu, le
jour où la malheureuse mère fut tuée, s’approcher de la maison de la
victime. Interrogé hier par le jury, le mis en cause a nié les
charges retenues contre lui alors que le procureur de la République
avait, lors de son réquisitoire, demandé la peine
capitale.
HAMID M.
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APC de Tinebdar/Béjaïa
L’opposition
installe son propre P/APC
La situation de
crise que vit l’APC de Tinebdar depuis le renouvellement des
Assemblées élues il y a près de deux années s’est amplifiée cette
semaine avec l’action menée par l’opposition en installant un P/APC,
les commissions et les deux adjoints issus du bloc. En effet, une
réunion a été tenue samedi au cours de laquelle Hadjal Mustapha a
été désigné maire de Tinebdar après un vote de défiance intervenu le
10 du mois en cours en présence d’un huissier de justice.
L’opposition s’est «engagée publiquement à mettre tout en œuvre pour
le développement de la commune» lit-on dans une déclaration qui nous
a été envoyée. Pour le P/APC, Brahim Benadji «l’opposition qui n’a
rien contre moi a été mise en quarantaine par la population qui me
soutient et adhère à ma démarche». Il nous dira que «les élus de
l’opposition se sont affolés jusqu’à ignorer la réglementation en
vigueur en s’auto-installant». Cependant, l’opposition évoque
«l’absence de
réponse du chef de daïra à qui il est demandé la convocation d’une
session extraordinaire et le verrouillage de toute issue de sortie
de crise» pour justifier ce qu’elle vient d’entreprendre tout en
parlant de son souci de «débloquer la situation de blocage
orchestrée par le P/APC» qui pour elle «refuse toute initiative de
sortie de crise et aussi l’application des directives du wali
mentionnées dans les deux mises en demeure en vue de prendre toutes
les dispositions requises pour assurer le bon fonctionnement de
l’Assemblée». Pour les signataires de la déclaration, «ces
directives ont été substituées par onze points et le P/APC a rejeté
les propositions des six élus qui accusent ce dernier, notamment
d’abus dans l’utilisation des biens de la commune en créant un site
Internet et une revue pour promouvoir sa politique clanique et
dénigrer tout le monde». Et à Benadji de trouver les accusations
infantiles puisque pour lui le site Internet qu’il a créé «est
gratuit». Enfin M. Benadji n’hésite pas à défier l’opposition pour
une confrontation publique.
Hocine Cherfa
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Réunion Opep-UE
Conflit
d’intérêts
La réunion des
pays membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep)
et ceux de l’Union
européenne (UE) s’est penchée hier sur l’état de l’économie mondiale
et les perspectives économiques de l’UE, réalisées sur le marché
pétrolier, les changements de l’UE sur les cibles et politiques
publiques pour l’énergie.
Elle abordera
également les perspectives mondiales de l’Opep sur le pétrole et
les investissements. Elle examinera aussi le résumé du rapport de la
table ronde sur le stockage du dioxyde de carbone, le rapport et
conclusions de l’étude et du séminaire sur l’impact des marchés
financiers sur le prix et la volatilité de pétrole. Deux rapports
sur l’état de l’étude sur les biocarburants et le centre
technologique de l’énergie de l’Opep-UE seront également examinés. A
quelques jours de la réu-nion de l’Opep, du 28 mai dernier, sur la
situation du marché pétrolier et le sens à lui donner pour garder le
cap sur des prix avantageux pour les énormes investissements
consentis par les pays producteurs, dont ceux de l’Opep, des voix
issues des grands pays industrialisés s’inquiétaient soudain de la
volatilité des prix, des investissements pétroliers et de la
stabilité du marché. D’ailleurs à l’issue de cette réunion, l’Opep a
maintenu son quota de production. A Rome et ailleurs, présidents de
grands groupes pétroliers mondiaux et chefs d’Etat se sont concertés
sur le prix du brut, réclamant sa maîtrise et son accès à des prix
relativement bas pour satisfaire les exigences de la reprise
économique mondiale. C’est suite à cette réunion que l’Organisation
des pays producteurs ont convenu de maintenir leur production d’or
noir à 24,84 millions de barils par jour. Les deux parties se sont
entendues, à l’occasion de la réunion des ministres de l’Energie des
pays membres du G8 avec ceux des pays mem-bres de l’Opep, à œuvrer
ensemble pour stabiliser ainsi le marché pétrolier pour que la
demande des pays consommateurs soit boostée avec la relance de leurs
économies et pour que les investissements des pays producteurs se
poursuivent. Sauf que pour les pays industrialisés, le seuil admis
des hausses des cours du brut ne saurait dépasser les 60 dollars,
sinon moins que cette fourchette, pour ne pas pénaliser les pays
consommateurs. Par contre, les pays producteurs estiment qu’un prix
oscillant entre 75 et 80 dollars serait acceptable pour continuer
leurs investissements pétroliers. Par ailleurs, «l’impact de la
récession actuelle sur la demande de pétrole et les investissements
dans le secteur pétrolier étant assez prononcé, l’offre pourrait ne
pas être en mesure de répondre à la demande une fois que l’économie
repartira», a indiqué la Commission européenne dans son communiqué.
La question principale qui se pose dans le cadre du dialogue
énergétique UE-Opep est de savoir comment, dans le cadre de
discussions et d’une entente, atténuer ces effets négatifs,
a-t-elle précisé. Fin 2004, la présidence de l’UE, soutenue par tous
les Etats membres et la Commission européenne, a proposé
d’instaurer ce dialogue, qui a été accepté avec enthousiasme par l’Opep. Depuis
lors, des réunions annuelles au niveau de la troïka de l’UE
(ministres de l’Energie de la présidence et de la prochaine
présidence et commissaire européen à l’énergie) sont consacrées à
l’examen des marchés pétroliers et au lancement d’activités
conjointes.
Par Fella M.
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Malgré les nouvelles mesures sur les investissements étrangers
Les Allemands
n’abdiquent pas
Même si les
dernières mesures relatives à l’investissement étranger en Algérie,
décidées par le gouvernement à la fin 2008, obligeant les
entreprises algériennes à détenir au moins 51% des projets de
partenariat avec des firmes étrangères et contraignant les sociétés
étrangères d’importation à céder 30% de leur capital à un partenaire
algérien, n’ont pas été du goût de la plupart des chancelleries et
investisseurs étrangers déjà en place, les Allemands ne semblent pas
prêts à lâcher prise pour autant. Au contraire, un calendrier
économique très élaboré a été tracé par la Chambre algéro-allemande
de commerce et d’industrie (AHK) afin de permettre aux entreprises
d’Outre-Rhin de mieux évaluer le climat des affaires en Algérie et
de prendre des parts de marché, notamment dans le cadre du plan
quinquennal 2009-2014 pour lequel l’Etat a mobilisé la somme de 150
milliards de dollars. Ainsi, et pour ne pas perdre de temps et
éviter d’être à la traîne par rapport aux autres puissances
économiques européennes, nord-américaines et asiatiques qui se
disputent des projets à coups de milliards, les Allemands vont
organiser un forum économique Algérie-Allemagne, qui aura lieu du 25
au 27 juin à Berlin, au sein de la Fédération allemande des Chambres
de commerce et d’industrie (DIHK/Ghorfa).
Cinq jours plus
tard, soit le 2 juillet, c’est une autre journée économique sur
l’Algérie qui sera éditée par la Chambre de commerce et d’industrie
de Trier et qui réunira plus de 40 entreprises allemandes qui ont
pris part à la dernière Foire internationale d’Alger pour faire un
compte rendu de la manifestation et parler des opportunités de
commerce et d’investissement en Algérie. A l’heure actuelle, on
dénombre quelque 200 entreprises allemandes présentes en Algérie
activant dans la pétrochimie, les énergies renouvelables, les
infrastructures, la mécanique, les détergents, l’hydraulique, etc.
Des secteurs d’activité qui témoignent de l’intention des Allemands
de faire dans l’investissement à long terme, comme avait pris le
soin de le souligner, Andreas Hergenröther, directeur général de AHK
lors d’une rencontre organisée à Alger à l’occasion de la visite
d’une dizaine de patrons d’entreprises allemandes dans le pays afin
de prospecter des opportunités d’investissements en Algérie «Ce
n’est pas le montant des investissements qui compte mais son impact
sur le développement durable du pays.» Le responsable de l’AHK avait
rappelé à ce sujet que la société Dywidag, pour ne citer que
celle-ci, qui est chargée en groupement avec Cosider et Infrafer de
construire la première phase du métro d’Alger, a créé à elle seule
plus de 2 200 emplois en Algérie. Selon des chiffres communiqués par
les services de l’ambassade d’Allemagne, les exportations allemandes
vers l’Algérie ont atteint 1,491 milliard d’euros, soit en hausse de
24 %, alors que les Allemands nous ont acheté pour 1,735 milliard
d’euros, en hausse de 75,4 %.
Par Hafid M.
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Assurances
Alliance
Assurances augmente son capital social
L’assureur
«Alliance Assurances» a augmenté son capital pour passer de
500 000 000 DA à 800 000 000 DA, selon un communiqué rendu public,
hier par la compagnie. «Cette augmentation de capital est à même de
permettre une meilleure assise financière à la compagnie, renforcer
sa dynamique et conforter ses perspectives de développement», a-t-on
indiqué de même source.
Alliance
Assurances est une Spa à capital 100% algérien, qui a réalisé un
chiffre d’affaires, à fin 2008, de plus d’un milliard et demi de
dinars (1,6 milliard DA). Le bénéfice net de l’exercice 2008 est de
125 836 445,28 DA. Pour 2009, la compagnie prévoit une conséquente
hausse de son chiffre d’affaires qui dépassera les deux milliards de
dinars (2,2 milliards de dinars). En moins de quatre années de
présence sur le marché national (depuis fin 2005), Alliance
Assurances a su fidéliser des centaines de milliers de clients, soit
des milliers de PME/PMI et plus de 250 000 particuliers (dont 75 000
contrats d’assistance automobile gérés par la filiale Algérie
Touring Assistance, ATA), ajoute le même communiqué.
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