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Boussaâda
Au bon souvenir
des autorités
«Nous sommes
confrontés aux plus dures réalités de la vie. Les responsables qui
se sont succédé à la gestion des affaires publiques de notre
localité sont là pour tout, sauf pour nous servir», s’accorde à dire
la population de Boussaâda.
Ce cri de détresse
et de désarroi explique à lui seul le ras-le-bol des Boussaâdis. Le
constat n’est pas une simple vue de l’esprit. Bien au contraire, une
amère réalité dénoncée d’ailleurs par bon nombre de citoyens que
nous avons rencontrés.
Eclairage sur une
circonscription réduite à sa plus simple expression.
Distante de 260
kilomètres au sud-est d’Alger et de 55 km du chef-lieu de la wilaya
de M’sila, à laquelle appartient administrativement la daïra de
Boussaâda, bien que dotée d’atouts non négligeables, elle reste
l’exemple type de tous les dysfonctionnements, par une poignée de
zélés en total déphasage avec la société. Voyons de près cet état
des lieux scandaleux.
Sur le plan
urbanistique, la ville de Boussaâda a pris certes des propensions,
mais de manière anarchique. Tirée à hue et à dia, sa cité souffre
encore de cette extension, de cet éclatement mal pensé. Cette triste
réalité indique nostalgiquement que le temps de la belle ville
agréable à vivre est bel et bien révolu, emportant avec lui
l’émotionnel pour laisser place à une monotonie et morosité
angoissantes. Les propos de ce quadragénaire illustrent clairement
les faits : «Notre localité qui n’était pas plus loin qu’hier une
ville, plutôt une grande famille où il faisait bon vivre, ne peut
que recenser aujourd’hui ces multiples maux issus d’une gestion
inadéquate». Pour le transport urbain, il faut repasser. Les
souffrances quotidiennes des riverains ne sont pas prêtes de
s’estomper. A en croire les dires des citoyens, le ramassage
scolaire fait cruellement défaut. Selon eux, «les écoliers des
différents villages de la circonscription font des kilomètres à
pied, hiver comme été, pour rejoindre leur établissement scolaire».
D’ailleurs, bon nombre d’échecs et d’abandons scolaires sont dus,
confie-t-on, à ce problème, et particulièrement les filles.
Au menu culturel
de Boussaâda, les structures socio-éducatives sont tellement
insignifiantes qu’il vaut mieux ne pas en parler. Pas une salle de
cinéma pour un chef-lieu de daïra. A cette tragique réalité, les
problèmes sociaux ne peuvent que s’y ajouter. Ils ont pour nom :
misère, mal de vivre, exclusion, injustice, cherté de la vie,
mendicité, délinquance, toxicomanie, prostitution et bien sûr
chômage. Dépourvus de toute perspective d’avenir, les jeunes de
cette localité n’ont d’autre alternative que de se lancer dans
l’informel. Il suffit d’une simple virée au niveau des différentes
ruelles de la ville pour constater cet état de fait. A titre
d’illustration, voici un témoignage vivant qui reflète le triste
sort de cette jeunesse.
Le jeune Tayeb H,
30 ans, qui s’est lancé dans le commerce informel (trabendiste),
nous déclare : «Je suis ingénieur en génie civil. Je suis au chômage
depuis cinq ans. Il faut être pistonné pour avoir un poste
correspondant à mon diplôme. Croyez-moi, parfois il m’arrive de
regretter toutes les années passées à l’université. Les sept ans
passés à Bab-Ezzouar ont été, je dois le reconnaître, du temps
perdu».
Désinformation
La population de
cette contrée reculée du pays est exposée, pour ne point dire
habituée, aux rumeurs semées par quelques cercles parfois officiels.
Notre présence sur les lieux se traduit par l’information donnée par
les services de la commune qui, dans un communiqué rendu public, qui
annoncent des perturbations dans l’alimentation en gaz naturel,
pendant quatre jours (du 20 au 23 septembre), dans la localité de
Boussaâda, suite aux travaux de réparation d’un gazoduc.
En effet,
contrairement au communiqué diffusé par ladite société, aucune
perturbation en la matière n’a été signalée.
Le chef du service
commercial de l’agence Sonelgaz de la daïra de Boussaâda, Taleb
Messaoud, qui nous a reçus dans son bureau, a indiqué qu’aucune
interruption de la fourniture de gaz n’est jusqu’à présent
signalée au niveau des deux communes de la daïra dotées de gaz
naturel, à savoir Boussaâda et El Hamel. Le même responsable nous a
fait savoir qu’un communiqué similaire a été rendu public, au cours
de la semaine précédente, par la même agence Sonelgaz, sans pour
autant enregistrer des désagréments. «A cause des conditions
climatiques difficiles qu’a
connues le
pays, la semaine écoulée, les travaux de réparation sur un gazoduc
ont été reportés pour ce week-end. Or, jusqu’à présent, nous n’avons
rien signalé d’anormal dans la distribution», souligne M. Taleb. Le
même constat a été fait par le secrétaire général de ladite daïra,
Sbaâ Ahmed, qui nous a reçus dans son bureau. Cependant, ce dernier
a donné une lecture claire quant au communiqué que les services de
Sonelgaz de la wilaya de M’sila lui avaient transmis. «Le télégramme
qui nous est parvenu précise que des perturbations pourraient être
engendrées au niveau de notre localité, par les travaux de
réparation qui s’effectuent ces jours-ci sur un gazoduc dans
la région de Hassi R’mel. Donc, vraisemblablement, les travaux en
question se déroulent dans de bonnes conditions puisqu’aucune
perturbation n’est encore enregistrée», nous a expliqué le SG de la
daïra, avant d’ajouter que «dans tous les cas, nous avons pris, à
notre niveau, toutes les précautions nécessaires pour faire face aux
éventuelles contraintes liées à l’alimentation en gaz naturel».
En revanche, du
côté de la population du chef-lieu de Boussaâda, c’est le rush sur
le gaz butane. «On ne sait jamais, je dois m’approvisionner. Je
n’arrive pas à comprendre pourquoi on attend la veille du mois de
ramadan pour faire ces travauxx», avoue un citoyen, visiblement
paniqué. Première conséquence: le prix d’une bouteille de gaz butane
est passé de 200 à 250 DA. Celle-ci, indiquent les riverains,
enregistre des pics durant la période hivernale pour atteindre les
300 DA. Or,
d’autres citoyens restent méfiants quant aux nouvelles colportées
par-ci et par-là. En clair, ils font savoir que «nous avons
l’habitude d’entendre de telles rumeurs à chaque fois qu’une
occasion importante se présente. Ce sont les distributeurs du gaz
butane qui sont derrière cette histoire, car leurs recettes ont
diminué depuis l’installation du gaz de ville en 2004». Notons au
passage que seuls le chef-lieu de la daïra et la commune d’El Hamel
sont dotés en gaz naturel. La circonscription de Boussaâda dispose
de 12 APC avec, au total, 150 000 habitants.
Odeur du désert
A vocation
agropastorale, la région de Boussaâda offre de réelles potentialités
d’investissement dans différents secteurs d’activité économique. La
position géographique (Hauts Plateaux) confère à cette contrée un
aspect écologique unifié représenté par la prédominance de la
steppe. Par ailleurs, aucun projet d’investissement digne de ce nom
n’est, jusqu’ici, réalisé. Le site touristique de Boussaâda avec ses
dunes, le vieux ksar et la zaouïa d’El Hamel, lieu des sanctuaires
où repose Mohammed Ben Belgacem, fondateur de la zaouïa Rahmania,
pour ne citer que ceux-ci, permet pourtant le développement du
tourisme susceptible de tirer la région de sa léthargie. Cependant,
il ne faut pas se rendre jusqu’au grand Sud dans l’objectif
d’admirer le désert. Celui-ci est désormais présent aux portes même
de la ville. L’avancée du sable vers le Nord, ce fléau insidieux,
est plus que jamais persistante. Dès qu’on parle de
désertification, on fait directement un lien avec le projet du
barrage vert, projet-pilote de la révolution agraire, dont la
réalisation a été confiée, en 1974, aux appelés du Service national.
Certes, le projet n’a pas été abandonné, mais actuellement, il tente
tant bien que mal de résister aux affres de dame nature et notamment
aux atteintes de l’homme: les coupes illicites du bois, le
dépérissement des pins d’Alep et le pacage illicite. Du point de vue
des citoyens de Boussaâda, l’administration de la wilaya de M’sila
a, elle aussi, sa part de responsabilité. Bounif Salah, président de
l’association des agriculteurs de la région, que nous avons, par
coïncidence, rencontré au siège de la daïra, nous a confié les
entraves administratives auxquelles les fellahs sont confrontés.
D’après lui, les jeunes agriculteurs attendent depuis de longues
années, l’introduction de l’énergie électrique en milieu rural afin
de pouvoir mettre en œuvre leurs projets. «C’est la énième fois que
je me présente ici. Toutes nos démarches visant la concrétisation de
nos projets n’ont pas abouti. Nous ne savons plus à quel saint nous
vouer», s’indigne notre interlocuteur. Et comment pourrait-il être
autrement, quand, à quelque niveau qu’il soit, aucun des
responsables appelés à la gestion de cette ville n’a été, selon la
majorité des citoyens que nous avons rencontrés, à la hauteur de la
confiance placée en lui. Par leur faute ou pratiques malsaines,
Boussaâda peut aisément se situer dans un roman de Kafka.
Mourad Kechad
Haut
Marché de fruits et légumes de Béjaïa
Les prix
augmentent de 50%
les prix n'ont pas
résisté à la spéculation en dépit de l'abondance des produits très
demandés par les ménagères dans les marchés.
Les prix des
fruits et légumes qui ont connu il y a quelques jours une faible
augmentation comme on a eu à le constater il y a plus d’une semaine
au marché de l’Edimco à Ihaddaden, connaissent encore une nouvelle
flambée, mais cette fois-ci très sensible. A la veille du ramadan,
les prix n’ont pas résisté à la spéculation en dépit de l’abondance
des produits très demandés par les ménagères, à savoir la pomme de
terre, les haricots, la salade, la tomate, la courgette qui se
négociaient hier au prix double, par rapport à la veille, au marché
des Babors d’El Khemis (centre-ville de Béjaïa), suscitant l’ire des
consommateurs, «hallucinés» par l’instabilité des prix. Ceci,
d’autant qu’il est attendu que ceux-ci s’envolent encore à compter
d’aujourd’hui, selon des marchands et commerçants qui inbcombent la
responsabilité aux intermédiaires qui ont pris le monopole de
l’approvisionnement des marchés La courgette qui était cédée il y a
à peine dix jours à moins de 40 DA le kilogramme, se négociait hier
à 90 DA le kilo, prix de gros au marché des Babors. Même chose pour
les haricots qui connaissent un prix stable depuis plusieurs
semaines, alors qu’il y a moins de 15 jours, le prix de ce produit
n’était que de 60 DA. Hier, il était fixé à 75 et 80 DA le kilo,
prix de gros, à prendre ou à laisser. La carotte, la laitue sont
cotées à 80 et 60 DA, prix des plus élevés depuis plus d’un an pour
ces deux produits. Au petit marché des légumes et fruits de la ville
de Tazmalt, le mouvement était inhabituel hier. Tout le monde
faisait ses courses en même temps. Des étals ont été nettoyés. Ce
qui n’est pas pour maintenir et garantir la stabilité des prix en
plus de la spéculation. La salade était affichée à 60 DA, la tomate
à 55 DA, alors qu’il y a 5 jours, les prix de ces deux produits ne
dépassaient pas 40 DA. La courgette a atteint les 60 DA ainsi que la
carotte. Côté fruits, seuls les raisins sont maintenus à leur coût
habituel, soit entre 50 et 60 DA, selon la qualité. Cependant, il
reste que certains commerçants osent les afficher à 70 DA, voire des
prix défiant toute éthique.
Devant cette
situation, le contrôle tant promis par la DCP il y a quelques jours,
par la voie d’un de ses responsables à Béjaïa, qui intervenait sur
les fréquences de Radio Soummam, ce n’est que de la poudre aux yeux
devant la détresse des consommateurs qui assistent impuissants une
fois de plus à cette situation, sinon comment expliquer que la
viande bovine est cédée à 540 et 700 DA chez certains bouchers,
alors que chez d’autres elle est affichée à 650 et 700 DA. Comment
expliquer que la viande congelée est cotée entre 300 et 320 DA chez
certains bouchers alors que d’autres n’hésitent pas à l’exposer dans
les présentoirs au vu et au su de tout le monde à 390 DA le kilo.
Heureusement que certains bouchers honnêtes ne cèdent pas à la
tentation du gain facile et à la tricherie. En effet, selon un
boucher à la cité Djama, près du stade de l’Unité magrébine, dans la
ville de Béjaïa, les prix resteront toujours les mêmes, soit 540 DA
le kilogramme pour la viande bovine. Notre interlocuteur déplore le
manque d’abattoirs à Béjaïa ainsi que les conditions d’hygiène qui
ne plaident pas, selon lui, à la commercialisation de la viande,
selon les normes.
Hocine Cherfa
Haut
Formation professionnelle à Blida
16 nouvelles
spécialités introduites
Au cours des
visites de chantiers par les autorités locales, la plupart des chefs
d’entreprises de bâtiment se plaignaient du manque de main-d’œuvre,
ce qui, disent-ils, les exclut de participer aux offres qui sont
faites en matière d’adjudication. Au vu du programme complémentaire
de relance économique initié par le président de la République, un
million de logements, tous programmes confondus, doit être
réceptionné d’ici 2009 à travers le pays, auquel il y a lieu
d’ajouter d’autres équipements à caractère économique, social,
culturel et éducatif. Pour sa part, la wilaya de Blida qui a
bénéficié de
9 400 logements
connaît un problème de manque de main-d’œuvre dans le secteur du
BTPH, malgré la formation de centaines de jeunes à chaque promotion.
Le directeur de la formation professionnelle de la wilaya de Blida
nous a affirmé qu’en moyenne 300 stagiaires sont formés annuellement
dans cette spécialité par les différents centres de formation.
L’ouverture samedi dernier de l’année de la formation
professionnelle a été marquée par l’introduction de 16 nouvelles
spécialités. Celles-ci constitueront une réelle nouveauté dans le
secteur de la formation et concerneront notamment les industries
d’art graphique, la maintenance industrielle des équipements
électroniques, la réseautique pour laquelle des enseignants ont subi
une formation en plus des métiers qui relèvent de la filière de
l’agriculture. Au vu des vœux de certains jeunes, il ressort que
certains disposent d’un niveau d’instruction assez faible et que le
secteur de la formation professionnelle a pris en charge tout en les
répartissant à travers les 76 spécialités qui s’adaptent à leur
niveau scolaire. Ainsi, à Blida, le secteur de la formation
professionnelle qui forme annuellement quelque
2 000 stagiaires
dans plus de 80 spécialités, dispose de 10 centres de formation, 4
instituts supérieurs et
5 annexes. Au vu
des statistiques, il ressort que plus de 300 jeunes disposent d’ un
niveau d’ instruction assez faible et pour lequel le secteur de la
formation professionnelle a pris en charge ces jeunes pour les
répartir à travers 76 spécialités qui s’adaptent à leur niveau
scolaire. S’agissant de la femme au foyer, un programme de formation
est élaboré en direction de cette frange de la population.
2 000 femmes
seront formées dans 14 spécialités qui relèvent surtout de la
confection, la cuisine, la poterie céramique, des spécialités qui
pourront aider les femmes à gérer leur foyer.
Ahmed B.
Mohamed
Haut
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