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Boussaâda

Au bon souvenir des autorités

Marché de fruits et légumes de Béjaïa

Les prix augmentent de 50%

Formation professionnelle à Blida 

16 nouvelles spécialités introduites

 

 24/09/06

 

 Boussaâda

Au bon souvenir des autorités

«Nous sommes confrontés aux plus dures réalités de la vie. Les responsables qui se sont succédé à la gestion des affaires publiques de notre localité sont là pour tout, sauf pour nous servir», s’accorde à dire la population de Boussaâda.

Ce cri de détresse et de désarroi explique à lui seul le ras-le-bol des Boussaâdis. Le constat n’est pas une simple vue de l’esprit. Bien au contraire, une amère réalité dénoncée d’ailleurs par bon nombre de citoyens que nous avons rencontrés.

Eclairage sur une circonscription réduite à sa plus simple expression.

Distante de 260 kilomètres au sud-est d’Alger et de 55 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, à laquelle appartient administrativement la daïra de Boussaâda, bien que dotée d’atouts non négligeables, elle reste l’exemple type de tous les dysfonctionnements, par une poignée de zélés en total déphasage avec la société. Voyons de près cet état des lieux scandaleux.

Sur le plan urbanistique, la ville de Boussaâda a pris certes des propensions, mais de manière anarchique. Tirée à hue et à dia, sa cité souffre encore de cette extension, de cet éclatement mal pensé. Cette triste réalité indique nostalgiquement que le temps de la belle ville agréable à vivre est bel et bien révolu, emportant avec lui l’émotionnel pour laisser place à une monotonie et morosité angoissantes. Les propos de ce quadragénaire illustrent clairement les faits : «Notre localité qui n’était pas plus loin qu’hier une ville, plutôt une grande famille où il faisait bon vivre, ne peut que recenser aujourd’hui ces multiples maux issus d’une gestion inadéquate». Pour le transport urbain, il faut repasser. Les souffrances quotidiennes des riverains ne sont pas prêtes de s’estomper. A en croire les dires des citoyens, le ramassage scolaire fait cruellement défaut. Selon eux, «les écoliers des différents villages de la circonscription font des kilomètres à pied, hiver comme été, pour rejoindre leur établissement scolaire». D’ailleurs, bon nombre d’échecs et d’abandons scolaires sont dus, confie-t-on, à ce problème, et particulièrement les filles.

Au menu culturel de Boussaâda, les structures socio-éducatives sont tellement insignifiantes qu’il vaut mieux ne pas en parler. Pas une salle de cinéma pour un chef-lieu de daïra. A cette tragique réalité, les problèmes sociaux ne peuvent que s’y ajouter. Ils ont pour nom : misère, mal de vivre,   exclusion, injustice, cherté de la vie, mendicité, délinquance, toxicomanie, prostitution et bien sûr chômage. Dépourvus de toute perspective d’avenir, les jeunes de cette localité n’ont d’autre alternative que de se lancer dans l’informel. Il suffit d’une simple virée au niveau des différentes ruelles de la ville pour constater cet état de fait. A titre d’illustration, voici un témoignage vivant qui reflète le triste sort de cette jeunesse.

Le jeune Tayeb H, 30 ans, qui s’est lancé dans le commerce informel (trabendiste), nous déclare : «Je suis ingénieur en génie civil. Je suis au chômage depuis cinq ans. Il faut être pistonné pour avoir un poste correspondant à mon diplôme. Croyez-moi, parfois il m’arrive de regretter toutes les années passées à l’université. Les sept ans passés à Bab-Ezzouar ont été, je dois le reconnaître, du temps perdu».

Désinformation

La population de cette contrée reculée du pays est exposée, pour ne point dire habituée, aux rumeurs semées par quelques cercles parfois officiels. Notre présence sur les lieux se traduit par l’information donnée par les services de la commune qui, dans un communiqué rendu public, qui annoncent des perturbations dans l’alimentation en gaz naturel, pendant quatre jours (du 20 au 23 septembre), dans la localité de Boussaâda, suite aux travaux de réparation d’un gazoduc.

En effet, contrairement au communiqué diffusé par ladite société, aucune perturbation en la matière n’a été signalée.

Le chef du service commercial de l’agence Sonelgaz de la daïra de Boussaâda, Taleb Messaoud, qui nous a reçus dans son bureau, a indiqué qu’aucune interruption de la fourniture de gaz n’est jusqu’à présent signalée au niveau des deux communes de la daïra dotées de gaz naturel, à savoir Boussaâda et El Hamel. Le même responsable nous a fait savoir qu’un communiqué similaire a été rendu public, au cours de la semaine précédente, par la même agence Sonelgaz, sans pour autant enregistrer des désagréments. «A cause des conditions climatiques difficiles qu’a

connues le pays, la semaine écoulée, les travaux de réparation sur un gazoduc ont été reportés pour ce week-end. Or, jusqu’à présent, nous n’avons rien signalé d’anormal dans la distribution», souligne M. Taleb. Le même constat a été fait par le secrétaire général de ladite daïra, Sbaâ Ahmed, qui nous a reçus dans son bureau. Cependant, ce dernier a donné une lecture claire quant au communiqué que les services de Sonelgaz de la wilaya de M’sila lui avaient transmis. «Le télégramme qui nous est parvenu précise que des perturbations pourraient être engendrées au niveau de notre localité, par les travaux de réparation qui s’effectuent ces jours-ci sur un gazoduc dans la région de Hassi R’mel. Donc, vraisemblablement, les travaux en question se déroulent dans de bonnes conditions puisqu’aucune perturbation n’est encore enregistrée», nous a expliqué le SG de la daïra, avant d’ajouter que «dans tous les cas, nous avons pris, à notre niveau, toutes les précautions nécessaires pour faire face aux éventuelles contraintes liées à l’alimentation en gaz naturel».

En revanche, du côté de la population du chef-lieu de Boussaâda, c’est le rush sur le gaz butane. «On ne sait jamais, je dois  m’approvisionner. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on attend la veille du mois de ramadan pour faire ces travauxx», avoue un citoyen, visiblement paniqué. Première conséquence: le prix d’une bouteille de gaz butane est passé de 200 à 250 DA. Celle-ci, indiquent les riverains, enregistre des pics durant la période hivernale pour atteindre les

300 DA. Or, d’autres citoyens restent méfiants quant aux nouvelles colportées par-ci et par-là. En clair, ils font savoir que «nous avons l’habitude d’entendre de telles rumeurs à chaque fois qu’une occasion importante se présente. Ce sont les distributeurs du gaz butane qui sont derrière cette histoire, car leurs recettes ont diminué depuis l’installation du gaz de ville en 2004». Notons au passage que seuls le chef-lieu de la daïra et la commune d’El Hamel sont dotés en gaz naturel. La circonscription de Boussaâda dispose de 12 APC avec, au total, 150 000 habitants.

Odeur du désert

A vocation agropastorale, la région de Boussaâda offre de réelles potentialités d’investissement dans différents secteurs d’activité économique. La position géographique (Hauts Plateaux) confère à cette contrée un aspect écologique unifié représenté par la prédominance de la steppe. Par ailleurs, aucun projet d’investissement digne de ce nom n’est, jusqu’ici, réalisé. Le site touristique de Boussaâda avec ses dunes, le vieux ksar et la zaouïa d’El Hamel, lieu des sanctuaires où repose Mohammed Ben Belgacem, fondateur de la zaouïa Rahmania, pour ne citer que ceux-ci, permet pourtant le développement du tourisme susceptible de tirer la région de sa léthargie. Cependant, il ne faut pas se rendre jusqu’au grand Sud dans l’objectif d’admirer le désert. Celui-ci est désormais présent aux portes même de la ville. L’avancée du sable vers le Nord, ce fléau insidieux, est plus que jamais persistante.  Dès qu’on parle de désertification, on fait directement un lien avec le projet du barrage vert, projet-pilote de la révolution agraire, dont la réalisation a été confiée, en 1974, aux appelés du Service national. Certes, le projet n’a pas été abandonné, mais actuellement, il tente tant bien que mal de résister aux affres de dame nature et notamment aux atteintes de l’homme:  les coupes illicites du bois, le dépérissement des pins d’Alep et le pacage illicite. Du point de vue des citoyens de Boussaâda, l’administration de la wilaya de M’sila a, elle aussi, sa part de responsabilité. Bounif Salah, président de l’association des agriculteurs de la région, que nous avons, par coïncidence, rencontré au siège de la daïra, nous a confié les entraves administratives auxquelles les fellahs sont confrontés. D’après lui, les jeunes agriculteurs attendent depuis de longues années, l’introduction de l’énergie électrique en milieu rural afin de pouvoir mettre en œuvre leurs projets.  «C’est la énième fois que je me présente ici. Toutes nos démarches visant la concrétisation de nos projets n’ont pas abouti. Nous ne savons plus à quel saint nous  vouer», s’indigne notre interlocuteur. Et comment pourrait-il être autrement, quand, à quelque niveau qu’il soit, aucun des responsables appelés à la gestion de cette ville n’a été, selon la majorité des citoyens que nous avons rencontrés, à la hauteur de la confiance placée en lui. Par leur faute ou pratiques malsaines, Boussaâda peut aisément se situer dans un roman de Kafka.           

Mourad Kechad

 

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Marché de fruits et légumes de Béjaïa

Les prix augmentent de 50%

les prix n'ont pas résisté à la spéculation en dépit de l'abondance des produits très demandés par les ménagères dans les marchés.

Les prix des fruits et légumes qui ont connu il y a quelques jours une faible augmentation comme on a eu à le constater il y a plus d’une semaine au marché de l’Edimco à Ihaddaden, connaissent encore une nouvelle flambée, mais cette fois-ci très sensible. A la veille du ramadan, les prix n’ont pas résisté à la spéculation en dépit de l’abondance des produits très demandés par les ménagères, à savoir la pomme de terre, les haricots, la salade, la tomate, la courgette qui se négociaient hier au prix double, par rapport à la veille, au marché des Babors d’El Khemis (centre-ville de Béjaïa), suscitant l’ire des consommateurs, «hallucinés» par l’instabilité des prix. Ceci, d’autant qu’il est attendu que ceux-ci s’envolent encore à compter d’aujourd’hui, selon des marchands et commerçants qui inbcombent la responsabilité aux intermédiaires qui ont pris le monopole de l’approvisionnement des marchés La courgette qui était cédée il y a à peine dix jours à moins de 40 DA le kilogramme, se négociait hier à 90 DA le kilo, prix de gros au marché des Babors. Même chose pour les haricots qui connaissent un prix stable depuis plusieurs semaines, alors qu’il y a moins de 15 jours, le prix de ce produit n’était que de 60 DA. Hier, il était fixé à 75 et 80 DA le kilo, prix de gros, à prendre ou à laisser. La carotte, la laitue sont cotées à 80 et 60 DA, prix des plus élevés depuis plus d’un an pour ces deux produits. Au petit marché des légumes et fruits de la ville de Tazmalt, le mouvement était inhabituel hier. Tout le monde faisait ses courses en même temps. Des étals ont été nettoyés. Ce qui n’est pas pour maintenir et garantir la stabilité des prix en plus de la spéculation. La salade était affichée à 60 DA, la tomate à 55 DA, alors qu’il y a 5 jours, les prix de ces deux produits ne dépassaient pas 40 DA. La courgette a atteint les 60 DA ainsi que la carotte. Côté fruits, seuls les raisins sont maintenus à leur coût habituel, soit entre 50 et 60 DA, selon la qualité. Cependant, il reste que certains commerçants osent les afficher à 70 DA, voire des prix défiant toute éthique.

Devant cette situation, le contrôle tant promis par la DCP il y a quelques jours, par la voie d’un de ses responsables à Béjaïa, qui intervenait sur les fréquences de Radio Soummam, ce n’est que de la poudre aux yeux devant la détresse des consommateurs qui assistent impuissants une fois de plus à cette situation, sinon comment expliquer que la viande bovine est cédée à 540 et 700 DA chez certains bouchers, alors que chez d’autres elle est affichée à 650 et 700 DA. Comment expliquer que la viande congelée est cotée  entre 300 et 320 DA chez certains bouchers alors que d’autres n’hésitent pas à l’exposer dans les présentoirs au vu et au su de tout le monde à 390 DA le kilo. Heureusement que certains bouchers honnêtes ne cèdent pas à la tentation du gain facile et à la tricherie. En effet, selon un boucher à la cité Djama, près du stade de l’Unité magrébine, dans la ville de Béjaïa, les prix resteront toujours les mêmes, soit 540 DA le kilogramme pour la viande bovine. Notre interlocuteur déplore le manque d’abattoirs à Béjaïa ainsi que les conditions d’hygiène qui ne plaident pas, selon lui, à la commercialisation de la viande, selon les normes.    

Hocine Cherfa

 

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Formation professionnelle à Blida 

16 nouvelles spécialités introduites

Au cours des visites de chantiers par les autorités locales, la plupart des chefs d’entreprises de bâtiment se plaignaient du manque de main-d’œuvre, ce qui, disent-ils, les exclut de participer aux offres qui sont faites en matière d’adjudication. Au vu du programme complémentaire de relance économique initié par le président de la République, un million de logements, tous programmes confondus, doit être réceptionné d’ici 2009 à travers le pays, auquel il y a lieu d’ajouter d’autres équipements à caractère économique, social, culturel et éducatif. Pour sa part, la wilaya de Blida qui a bénéficié de

9 400 logements connaît un problème de manque de main-d’œuvre dans le secteur du BTPH, malgré la formation de centaines de jeunes à chaque promotion. Le directeur de la formation professionnelle de la wilaya de Blida nous a affirmé qu’en moyenne 300 stagiaires sont formés annuellement dans cette spécialité par les différents centres de formation. L’ouverture samedi dernier de l’année de la formation professionnelle a été marquée par l’introduction de 16 nouvelles spécialités. Celles-ci constitueront une réelle nouveauté dans le secteur de la formation et concerneront notamment les industries d’art graphique, la maintenance industrielle des équipements électroniques, la réseautique pour laquelle des enseignants ont subi une formation en plus des métiers qui relèvent de la filière de l’agriculture. Au vu des vœux de certains jeunes, il ressort que certains disposent d’un niveau d’instruction assez faible et que le secteur de la formation professionnelle a pris en charge tout en les répartissant à travers les 76 spécialités qui s’adaptent à leur niveau scolaire. Ainsi, à Blida, le secteur de la formation professionnelle qui forme annuellement quelque

2 000 stagiaires dans plus de 80 spécialités, dispose de 10 centres de formation, 4 instituts supérieurs et

5 annexes. Au vu des statistiques, il ressort que plus de 300 jeunes disposent d’ un niveau d’ instruction assez faible et pour lequel le secteur de la formation professionnelle a pris en charge ces jeunes pour les répartir à travers 76 spécialités qui s’adaptent à leur niveau scolaire. S’agissant de la femme au foyer, un programme de formation est élaboré en direction de cette frange de la population.

2 000 femmes seront formées dans 14 spécialités qui relèvent surtout de la confection, la cuisine, la poterie céramique, des spécialités qui pourront aider les femmes à gérer leur foyer.

Ahmed B. Mohamed

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