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Les pro-Benflis ne veulent pas lâcher prise

Les mouhafadhas bloquées

Suspension de la grève du Cnes

Une semaine pour valider l’année universitaire

Djiar rencontre la presse
Réhabiliter la communication institutionnelle

Le programme du Président durant ramadan

Après son retour tumultueux au pays

A quoi sert maintenant Rabah Kebir ?

Un ramadan sans augmentation de salaires

Les promesses non tenues de l’UGTA

Mouvement citoyen

Un mémorandum sur la révision de la Constitution

Blocage du dialogue gouvernement-aârouch

Pour une intervention urgente du Président Président

 

 24/09/06

 

Les pro-Benflis ne veulent pas lâcher prise

Les mouhafadhas bloquées

La feuille de route tracée est maintenant à l’origine de sérieux rebondissements.

Les craintes appréhendées avant lundi dernier, journée au cours de laquelle ont été distribués les ordres de mission par Abdelaziz Belkhadem aux superviseurs chargés de veiller sur l’ultime étape de renouvellement des mouhafadas, se sont vite matérialisées. La feuille de route tracée est maintenant à l’origine de sérieux rebondissements. En effet, on lui reproche une «anticipation aggravée par l’absence d’une approche consensuelle et une vision de monopole». Pour la première fois depuis le 8e congrès-bis, la discorde gagne le sommet de la hiérarchie du FLN. Et pour preuve, la répartition des tâches entre les six superviseurs, et néanmoins membres de l’instance exécutive du parti de la majorité ne garantit point, à en croire des sources autorisées,  le compromis, jusque-là affiché, par souci de rassembler les deux ailes en rivalité au sein de la formation de Abdelaziz Belkhadem. Les équilibres qui ont accompagné la phase de redressement semblent être déstabilisés de nouveau et risquent d’ébranler l’ordre établi et miner de manière préjudiciable la soi-disant stabilité retrouvée. On apprend que les Abada, Bounekraf, Goudjil contestent ouvertement «une répartition injuste et illogique» par rapport aux équilibres supposés représenter les tendances majeures du parti. Il est certain que les trois noms sus-cités ont déjà envisagé de «boycotter le processus du parachèvement de l’opération de  renouvellement des mouhafadas» prévu pour la fin de ramadan. Il était, par ailleurs, prévisible d’en arriver là. La répartition faite par le SG, dont  les membres de l’instance exécutive affirment qu’elle a été «établie à l’extérieur du parti» octroie 16 wilayas du centre (sur l’axe Tipaza-Alger-Sétif) au seul Saâdani et 8 mouhafadas à l’est, en plus des mouhafadas de Biskra et El Oued, toutes deux situées au Sud.

Le président de l’APN et responsable des élus, Amar Tou, chargé des programmes à l’instance exécutive ne souhaitaient pas mieux, alors que M. Abada s’est vu octroyer 8 mouhafadas du sud avec

MM. Bounekraf et Goudjil qui totalisent seulement 8 (donc 16 au total) contre 32 wilayas, si l’on compte le lot de

M. Bouhadja chargé de superviser 8 mouhafadas de l’ouest. Par extrapolation, il revient à dire que 1 041 kasmates, théoriquement affiliées, sont désormais contrôlées par les redresseurs, contre seulement 500 qui reviennent à leur collègues de l’instance exécutive. Avec cette nouvelle donne, le FLN est en passe de subir la logique de l’impasse si le SG ne respectera cet équilibre, si cher aux FLNistes des deux bords.

Voulant casser les velléités de monopole, M. Belkhadem se trouve piégé par son propre discours. Lui qui n’a pas caché «la difficulté de l’étape». Son dilemme ne fait qu’agrandir dès lors que la grogne de ses proches collaborateurs, longtemps tue, éclate maintenant au grand jour. Satisfaire tout un chacun est chose impossible certes, mais que fera-t-il devant cette nouvelle évidence, dont il faut tenir compte ! Mais comment cèdera-t-il à la logique des uns et des autres ? Et comment agira le SG pour épiloguer ce nouveau feuilleton qui s’annonce en ce mois de ramadan ?

S. B.

 

Affectations des six membres de l’instance exécutive

 

Abdelkrim Abada, chargé de l’organique, supervisera l’opération dans le grand sud (8 mouhafadas) : Tindouf, Adrar, El Bayadh, Tamanrasset, Illizi, Ouargla, Béchar et Ghardaïa.

 

Bouhadja Saïd, chargé de l’information,  supervisera les wilayas de l’Ouest (10 mouhafadhas), à savoir Oran, Tlemcen, Relizane, Mascara, Mostaganem, Saïda, Tiaret, Naâma, Aïn Defla et Aïn Témouchent.

 

Abdelkader Bounekraf sera dans les Hauts Plateaux pour superviser l’opération dans 5 mouhafadas, celles de Djelfa, Médéa, M’sila, Laghouat et Tissemsilt.

 

Tou Amar, chargé des programmes, affecté à l’Est pour superviser les AG électives (dans 10 mouhafadas) : Souk-Ahras, Tébessa, Guelma, Batna, Oum El Bouaghi, Mila, Aïn M’lila, Khenchela, et deux wilaya du sud à savoir Biskra et El Oued.

 

Goudjil Salah, chargé des relations extérieurs, affecté au Nord Constantinois avec (avec 5  wilayas) à savoir, Annaba, Constantine, El Tarf, Jijel et Skikda.

 

Amar Saâdani, responsable des élus, ratisse large en foulant 16 mouhafadas. Outre la capitale (avec ses sept mouhafadas), il supervisera celles de Béjaïa, Blida, Bordj Bou Arréridj, Boumerdès, Bouira, Chlef, Tizi Ouzou, et Sétif.

A noter qu’il a déjà accompli la mission de Tipaza, jeudi dernier.

 

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Suspension de la grève du Cnes

Une semaine pour valider l’année universitaire

Des assemblées générales du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) ont été tenues, hier, à travers les universités du pays. La suspension du mot d’ordre pour la grève illimitée suivie depuis le 13 mai dernier a été confirmée, après les engagements de la tutelle allant dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des enseignants du supérieur. Des engagements qui se traduisent, convient-il de rappeler, par le décret promulgué concernant l’attribution des logements au profit de cette catégorie de travailleurs, les augmentations annoncées pour le 31 juillet dernier et l’extinction des poursuites judiciaires contre un délégué du Cnes. Cette organisation syndicale qui «voit en ces engagements un signal d’apaisement de la part de la tutelle», attend cependant la concrétisation sur le terrain de ces promesses. Si la grève est suspendue à partir d’aujourd’hui, le préavis est toujours de vigueur «au cas où les pouvoirs publics ne se décident pas à concrétiser les promesses sur le terrain», nous rappelle un délégué du Cnes.  A souligner dans ce contexte que d’autres revendications n’ont pas été abordées par le département de Harraoubia, entre autres, la levée des poursuites judicaires contre neuf autres délégués, même si le ministre en a annoncé l’extinction.

A souligner que les enseignants affiliés à ce syndicat ont adopté, à l’unanimité, la résolution concernant la tenue d’une semaine de remise à niveau dans les universités concernées par la grève. «Les cours inachevés de l’année universitaire écoulée seront terminés. Les enseignants pourront se préparer pour les examens et les délibérations de fin d’année», explique-t-on au Cnes qui, pour rappel, a boycotté les examens de fin d’année et a procédé à la rétention des notes en guise de protestation contre le mutisme des pouvoirs publics quant aux revendications socioprofessionnelles de cette catégorie d’enseignants. «Le Cnes a préféré le refus de la politique de pourrissement dans les universités, en suspendant son action de protestation, mais reste mobilisé pour la protection des droits des enseignants».

Les revendications des enseignants universitaires, datant de 1996, concernent, entre autres, le statut de l’enseignant, l’augmentation des salaires et la démocratisation de la gestion de l’université à travers l’élection des recteurs et chefs de départements.

Fatima Arab

 

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Les pro-Benflis ne veulent pas lâcher prise

Les mouhafadhas bloquées

Même si El Hachemi Djiar se défend d’être le porte-parole du gouvernement, voire de la Présidence il n’en demeure pas moins qu’il agit de la sorte. Pour preuve, la rencontre qu’il a animée hier au siège de l’APS et celle que son département a organisée dernièrement avec d’autres ministres au profit des directeurs d’organe.

Une série de rencontres que le ministre de la Communication entend poursuivre tant à son niveau qu’avec ses collègues du gouvernement puisque promet-il ces derniers vont animer régulièrement des rencontres en vue d’informer la presse sur leurs projets.

En un mot, El Hachemi Djiar veut réhabiliter la communication institutionnelle. Louable initiative, d’autant tient-il à préciser, elle n’obéit à aucun autre calcul que celui de médiatiser le travail colossal qui est en train d’être accompli dans le pays par les différents départements ministériels. Ainsi donc «le porte-parole» improvisé tiendra à faire une sorte d’évaluation des activités gouvernementales durant la période estivale, avant de déborder sur celles qu’aura le chef de l’Etat durant le mois de ramadan. Il indiquera que le souci durant les trois mois de l’été aura été de mettre en exécution les cinq orientations données au début du mois de juin par le président de la République.

Orientations qui consistaient, a souligné l’orateur, en «la nécessité de passer à la vitesse supérieur dans le traitement des dossiers», «l’accélération du rythme de mise en œuvre des réformes», de «la nécessité de faire un suivi et une évaluation soutenus des programmes» et «de procéder à la mise en œuvre de la réconciliation nationale».

Il sera aussi souligné que le gouvernement n’a pas chômé durant cette période puisqu’ il a été procédé à l’élaboration de textes de loi, de schémas sectoriels, à la définition de nouveaux programmes dans le cadre du plan 2005-2009 et à l’examen et à l’évaluation sur toutes les coutures de 20 secteurs.

Aucun agrément ne sera délivré

S’agissant de son secteur, il précisera que ce laps de temps a été mis à profit pour faire une évaluation globale. Il ajoutera que les dossiers prioritaires ont été finalisés. Il se refusera toutefois à en dire davantage puisqu’il estimera qu’il «est prématuré d’en parler». Il annoncera cependant la création d’un centre multifonctions qui sera mis à la disposition des journalistes. Pour ce qui est du fonds d’aide à la presse, il indiquera qu’il «est difficile de donner de l’argent. C’est pourquoi le ministère a opté pour une voie intermédiaire. Celle qui consiste à investir cet argent sous la forme d’aide indirecte. La subvention du prix du papier et les ardoises impayées sur lesquelles les imprimeries ferment les yeux en sont les formes les plus connues. Reste, affirmera le ministre que l’Etat ne compte pas permettre la création de nouveaux titres puisqu’aucun nouvel agrément ne sera délivré, informe-t-il.

L’explication fournie est que «la parution de nouveaux journaux ne fera que compliquer la crise puisqu’elle nécessitera des crédits supplémentaires pour résorber le déficit en papier». L’argument convaincra-t-il ? Le ministre indiquera que la stratégie en cours vise au contraire «à assainir la situation pour assurer la viabilité des titres existant».

Il ajoutera pour lever toute équivoque que «le système est fragile et l’essentiel est de garantir le pluralisme de la presse» matérialisé par la présence sur le marché de 43 quotidiens et 80 périodiques. Le même niet est opposé à l’ouverture au privé du champ de l’audiovisuel. Pour ce qui de la loi sur l’information et notamment sur son côté pénalisant, il déclarera qu’il n’y a aucun amendement qui est prévu. Le ministre affirme qu’il n’est pas partisan du

«changement pour le changement». Et de préciser que «le changement intervient lorsqu’il y a problème». Or, indiquera-t-il, la loi 90 est «la plus libérale qui soit, n’est pas contraignante et ne pose aucun problème». Pour ce qui est de la pénalisation du délit de presse, il soutiendra que «toute activité sociale a besoin de règles». Et que ces dispositions ont été retenues à l’encontre «des gens qui abusent de cette liberté de la presse».

Le référendum en temps opportun

Mais si El Hachemi Djiar a montré une certaine aisance lorsqu’il s’est agi d’évoquer les problèmes relevant de son secteur, il l’aura été moins dès qu’il aura fallu répondre aux autres sollicitations des journalistes. Interpellé sur les questions politiques, il fera de son mieux pour ne pas y répondre.

Sur l’absence d’un bilan de la charte, il dira que «ce bilan sera présenté», rappelant au passage la «pertinence» de ce choix politique, et le succès «incontestable» de la démarche. Reste, précisera le conférencier que «le dossier est en cours, et qu’il est prématuré de l’évoquer», pour ce qui est du projet de la révision de la loi fondamentale et sur l’élaboration de la copie, il se contentera d’indiquer que «le référendum se tiendra en temps opportun».

Pour les négociations sur les salaires, il éludera le sujet en déclarant ne pas «vouloir empiéter sur les prérogatives» de son collègue en charge du dossier.

Nadia Kerraz

 

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Le programme du Président durant ramadan

«Bouteflika est en excellente santé et il travaille normalement». Ce n’est pas son médecin qui le dit mais son ministre de la Communication. Il a fait cette déclaration lors de sa rencontre hier avec les journalistes. El Hachemi Djiar ira jusqu’à dévoiler une partie de l’agenda du président pour les 30 prochains jours. Ainsi, il déclarera que Abdelaziz Bouteflika a décidé de tenir des séances de travail, des sortes de conseils ministériels restreints pour passer en revue l’ensemble des secteurs. Pour ce qui est de son absence à l’Assemblée générale de l’ONU, il fera remarquer que «tous les chefs d’Etat ne vont pas à l’ONU».         

N. K.

 

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Après son retour tumultueux au pays

A quoi sert maintenant Rabah Kebir ?

On a beau faire valoir la «force de frappe» de Kebir, une prétendue agilité politique qui manquait terriblement à ses acolytes du FIS. Rien de tout cela. Son retour a vite tourné au show et n’a été qu’une manœuvre parmi tant d’autres. Voilà tout.

Maintenant que le «Messie» est rentré au bercail. Maintenant que son intention de reprendre la politique sous la coupe d’une nouvelle formation est connue de tous. Maintenant que son soutien à la charte pour la paix et de la réconciliation nationale est officiellement annoncé et assumé. Maintenant aussi que sa volonté de prêter main forte au gouvernement pour convaincre les terroristes du GSPC de rendre les armes est enfin acquise. Maintenant que plusieurs partis politiques, islamistes ou non, applaudissent ses déclarations et ses intentions pacifiques. Maintenant que ses anciens alter ego au FIS le savent «neutralisé», voire «normalisé» et donc, pas du tout apte à rendre au parti dissous ses lettres de tristesse. Maintenant alors, posons-nous la question suivante : est-il capable, Rabah Kebir, de joindre l’acte à la parole et faire preuve, comme le souhaitent ceux qui l’ont fait rentrer au pays, en violation des dispositions de la charte, d’efficacité dans le règlement définitif de la situation sécuritaire ? Là est tout le dilemme et nul, à proprement parler, ne parierait un sou sur la réussite d’une mission aussi délicate. Quel poids reste-t-il à cet ex-dur à cuire du FIS pour peser de tout son poids «supposé» sur les troupes armées du GSPC ? Comment un homme qui a passé quatorze années loin du pays et de la réalité du terrain– et surtout celle des maquis– puisse jouer un quelconque rôle ? On voit très mal Rabah Kebir réussir là où son ex-maître à penser, Abassi Madani, a lamentablement échoué. Même Ali Benhadj, le Fisiste aux dents longues, n’est en mesure de remplir une telle tâche tant les choses sur le terrain se sont compliquées. Et sur quel registre devrait-il jouer pour faire convaincre une organisation qui rejette dans le fond et dans la forme toutes les mains tendues du pouvoir ?

Avec qui en plus négocier, si le groupe terroriste qui continue à ce jour à tuer et à massacrer, active officiellement, depuis quelque temps, sous les ordres d’Oussama Ben Laden. Kebir autour d’une table dans les grottes de Tora Bora, avec l’homme le plus recherché de la planète ? Soyons un peu sérieux. Une blague que même George W. Bush trouvera de mauvais goût.

On a beau  faire valoir la «force de frappe» de Kebir. A lui trouver des vertus surnaturelles. Une prétendue agilité politique qui manquait terriblement à un Ali Benhadj ou Anouar Haddam. Rien de tout cela. Force est justement de constater que son retour au pays a vite tourné au show et n’a été, au bout du compte, qu’une manœuvre parmi tant d’autres visant à faire croire à une opinion nationale et internationale les mérites de la charte et de la politique réconciliatrice dont le Président Bouteflika s’est fait le principal, pour ne pas dire, l’unique auteur.

Amine Goutali

 

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Un ramadan sans augmentation de salaires

Les promesses non tenues de l’UGTA

Voila que le mois sacré du ramadan est  là et rien ne pointe  à l’horizon,  pour ne pas dire que rien n’a été fait au sujet des multiples promesses émises par l’UGTA en direction des travailleurs. De  nombreuses et grandes  promesses en fait, qui concernent les augmentations de salaires pour l’ensemble des travailleurs  et le paiement des arriérés de salaires  pour 37 000 travailleurs. Aussi, il faut le dire, on  assiste depuis le début de cette histoire à une série de déclarations et de «vente de vent» sans plus. De «l’accord des SGP sur l’idée de l’augmentation, aux 200 milliards de centimes de salaires impayés, en passant par les 15 000 DA de SMIG,  sans oublier pour autant  la  tenue de la fameuse tripartite  au mois de ramadan et enfin  les 20 % d’augmentation au profit des travailleurs du secteur public», rien n’a été omis pour redonner de nouveau de faux espoirs à des milliers de travailleurs, qui devaient faire les frais d’une rentrée sociale des plus difficiles.  Ainsi, c’est une rencontre UGTA-Patronat portant conventions collectives de branches dans le secteur économique privé, qui  prend les devants de la scène à la veille du mois de ramadan. Avant cette réunion, les représentants de l’UGTA se disent optimistes quand à la réaction des représentants du patronat, lesquels sont pour le principe d’augmentation des salaires.  Donc et contrairement au secteur économique public où l’on a assisté à un bras de fer entre  les fédérations et  les SGP, on observe cette fois-ci,  à un bon début pour ce volet des négociations entre le partenaire social et  les cinq organisations patronales, en l’occurrence la Confédération nationale du patronat privé (CNFPA), la Confédération algérienne du patronat (CAP), la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) et Savoir et vouloir entreprendre (SEVE) des entrepreneurs femmes. A ces dernières, l’UGTA avait transmis le 26 août dernier toute une série de propositions auxquelles les organisations patronales devaient répondre.   D’un autre côté, la réunion de jeudi dernier, de la commission chargée de l’élaboration du dossier du pacte économique et social, présidée par  le ministre du Travail et  de la Sécurité sociale s’est  soldée par une esquisse consensuelle englobant les visions des partenaires de la tripartite. La copie finale a été revue et corrigée. De même que le ministre a donné «des instructions strictes pour que le pacte économique et social soit signé dans les tout prochains jours en présence de M. Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement  lors de la tripartite», selon ce qu’à rapporté hier, notre confrère El Moudjahid. Voilà encore une nouvelle  information  portant sur la tenue d’une tripartite dans les prochains jours, qui vient s’ajouter à celle faite dernièrement par le ministre des Participations et de la Promotion des  investissements qui a assuré de son côté que les salaires des 37 000 travailleurs seraient payés dans les prochains jours.  Ce sont aussi dans ces «prochains jours» qu’il était question de  voir le conflit Fédérations-SGP aboutir un dénouement heureux, celui d’une augmentation des salaires  tournant autour de 30 à 35 %. Cependant, cela s’est terminé sur un total blocage et le campement des  représentants des SGP sur le fait qu’ils n’étaient disposés à accorder  que 15% au maximum. Une proposition qui a déçu plus que jamais les représentants des Fédérations, qui avaient fini par  faire dans la concession en faisant baisser le taux revendiqué jusqu’à 24%. Et alors  que de part et d’autre, il a été fait allusion au recours à l’arbitrage de Belkhadem comme dernière étape, la fédération des travailleurs de la mécanique et de la  métallurgie a  opté pour le rassemblement devant le siège des SGP à Hydra, tout en promettant une récidive le 27 septembre, au cas où aucune mesure positive n’est décidée en leur faveur dans «les prochains jours». Aussi, il  ne reste alors qu’à attendre  ce qu’il y aura  comme nouvelles promesses, ou comme solution miracle, toujours dans les «prochains jours». Mais en attendant, il est demandé aux travailleurs de prendre leur mal en patience et d’espérer des jours meilleurs. 

Les patrons d’accord pour une hausse de 20%

Les représentants de et des organisations patronales ont convenu, hier, de se revoir ce mercredi pour «adopter définitivement le document de l’avant-projet de la convention de branche et des augmentations salariales dans le secteur économique privé». Un groupe de travail, issue de cette bipartite, a été mis en place afin de s’atteler, dès aujourd’hui, à «l’enrichissement et la révision dans la forme des articles de l’avant-projet de la convention de branche qui en compte 138 et qui sera définitivement adopté mercredi», a indiqué M. Sidi Saïd, ajoutant que «le document sera soumis à la tripartite prévue à la fin du mois de septembre et à l’issue de laquelle la convention sera signée de manière solennelle». Ce groupe de travail est composé de deux représentants de chaque organisation patronale, au nombre de cinq, et de deux représentants de l’UGTA. Lors de la première séance de samedi, M. Sidi Saïd s’est «félicité» du «consensus» entre les différentes parties, ajoutant que cette convention vise à «normaliser les relations de travail au sein des entreprises économiques du secteur privé», qualifiant cela «de première en Algérie». M Sidi Saïd a, en outre, précisé, que «les organisations patronales sont d’accord pour le principe des augmentations salariales», rappelant que l’UGTA a proposé de relever les salaires à hauteur de 20%».

Habiba Ghrib

 

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Mouvement citoyen

Un mémorandum sur la révision de la Constitution

La coordination interwilayas des aârouch réunie ce week-end à Aït Abdelmoumène dans la région des Ouadhias a adopté un document intitulé «Mémorandum pour une République démocratique et sociale en Algérie».

Un document où le mouvement citoyen se prononce sur la révision de la Constitution dans la «prétention de participer au débat politique et apporter la vision du mouvement sur cette question délicate» écrivent les rédacteurs du document.

Pour les délégués du mouvement citoyen, la prochaine révision de la Constitution «ne doit pas encore rater une autre occasion pour l’instauration d’une véritable République démocratique et sociale» et pour ce faire, les aârouch estiment que la révision de la Constitution ne doit pas passer outre les préoccupations nationales. Selon eux, la révision de la loi fondamentale «doit prendre en charge définitivement la question identitaire, notamment la langue amazigh de manière à réconcilier le peuple avec son histoire» et cela ne saura se faire sans la reconnaissance du statut de langue officielle à cette langue devenue nationale depuis 2002, souligne le mouvement citoyen qui estime également nécessaire de consacrer l’algérianité  comme personnalité du peuple algérien tout en n’omettant pas de faire référence à son appartenance nord-africaine, ce qui aura comme conséquence, expliquent les aârouch, la dilution de l’identité algérienne dans le moule arabo-islamique.

L’autre point que la prochaine révision aura à ne pas négliger, est celui des droits de la séparation entre la politique et le religieux. A ce propos, les délégués pensent que «la Constitution se doit de séparer nettement la religion qui relève du domaine privé, c’est-à-dire de la foi, de la politique, qui, elle, appartient au domaine public». Allant plus loin, ils suggèrent de «corriger» ce qu’ils appellent une contradiction entre «la liberté de conscience et garantie» et «l’islam est la religion de l’Etat». A propos de l’exercice de la démocratie les aârouch ajoutent que l’alternance au pouvoir doit être obligatoirement «assurée et de manière démocratique, en écartant toutes dispositions à même de l’accès à la magistrature suprême du pays». En ce qui concerne le combat du mouvement citoyen pour l’aboutissement de la plateforme d’El Kseur devenue après son explication notamment par le document de mise en œuvre, un projet de société, certaines des revendications qu’elle comporte ne peuvent être satisfaites s’il n’y aura pas révision de la loi fondamentale, et les aârouch soulignent que «les points 8, 9, 11 et 13 de leur document référentiel impliquent pour leur réalisation une somme de redressements politiques la plupart à caractère constitutionnel».

A ce titre, il est proposé entre autre, dans le document des aârouch, pour garantir la séparation effective des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), de porter à un quart au lieu d’un tiers le nombre des membres du Conseil de la nation qui sont désignés par le président de la République , la révision de la composition actuelle du Conseil supérieur de la magistrature. Pour l’institution d’un contrôle «réel, efficient et permanent par des instruments indépendants», il est proposé la révision des modalités de désignation des composantes de la Cour des comptes, de la cour de l’Etat du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, du Conseil supérieur de la magistrature suprême, de la Cour suprême et de la Haute cour d’Etat. Pour les aârouch, ces organes «ne doivent pas dans être dans la composante majoritaire, désignée directement ou indirectement par l’Exécutif comme c’est le cas actuellement». Par ailleurs, le mouvement citoyen juge utile d’introduire des amendements aux articles 2, 3, 36, 42, 55,56,73 et 138 de la Constitution. En sus de cela, ils demandent la levée de l’état d’urgence ou «sa prorogation de façon légale» et la mise en place d’une large décentralisation pour une démocratie participative» et proposent «l’introduction d’une autre entité, à savoir une autre collectivité élue et homogène qui sera intermédiaire entre les collectivités locales et le pouvoir central». Le mouvement citoyen qualifie son mémorandum de «proclamation de la base politique minimum nécessaire à la promotion des droits fondamentaux et inaliénables du citoyen».            

Zahra H.

 

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Blocage du dialogue gouvernement-aârouch

Pour une intervention urgente du Président Président

Face à la lenteur dans l’application des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur, le mouvement citoyen des aârouch demande «l’intervention urgente du président de la République afin que l’Etat algérien honore ses engagements». En effet, dans une déclaration rendue publique hier, la coordination interwilayas constata à la lumière d’un bilan du processus de mise en œuvre de la plate-forme d’El Keur qu’»il est évident que beaucoup de chemin reste à faire pour la concrétisation des revendications acceptées et consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005». Aussi, face à ce constat du dialogue gouvernement/aârouch, la coordination interwilayas du mouvement citoyen qui cite dans sa déclaration quelques-unes des revendications qui n’ont pas connu d’application, tels l’officialisation de tamazight, le jugement des auteurs des assassinats, l’allocation chômage, la mise en place d’une large décentralisation…, dénonce ce qu’elle qualifie de «situation inadmissible, de lenteur et de blocage (qui) complique davantage la politique de développement, promise par l’Etat». Une situation qui a incité les aârouch à interpeller le premier magistrat du pays à propos des «manifestes blocages relatifs à la mise en application des engagements pris au nom de l’Etat durant le processus du dialogue () et à tirer la sonnette d’alarme et demander l’intervention urgente du président de la République afin que l’Etat algérien honore ses engagements pour l’intérêt supérieur de la nation».

Zahra H.

 

 

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