Hommage à Mahmoudi

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25/04/10

 

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Un manager ambitieux et passionné

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Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

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Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

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Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

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Trafic de drogue, vols et agressions

250 étudiants arrêtés en trois mois

Ils ont été inculpés pour plusieurs délits, entre autres, trafic  de drogue, vols, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs.

 

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Les Titres A La Une

 

Paralysie de trois jours des communes à partir de demain

500 000 travailleurs communaux en colère

 

Cinq ans de prison pour un escroc

Il promettait l’Afrique du Sud à ses victimes

 

Mois du patrimoine et conservation du legs culturel algérien

Un héritage à sauvegarder

 

 Divers

 

Cinq ans de prison pour un escroc

Il promettait l’Afrique du Sud à ses victimes

Il faisait croire à ses victimes qu'il était en mesure de les transporter pour assister au match d'Oum Derman et autres qui seront disputés durant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud en contrepartie d'une somme d'argent «abordable».

Le tribunal pénal de Sidi M’hamed a condamné en fin de semaine un jeune homme d’une trentaine d’années à cinq ans de prison ferme pour avoir escroqué des supporteurs de l’équipe nationale de football à l’occasion du match décisif disputé par les Verts au Soudan. Le mis en cause faisait croire à ses victimes qu’il était en mesure de les transporter pour assister au match d’Oum Derman et autres qui seront disputés durant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud en contrepartie d’une somme d’argent abordable. Le mis en cause a embobiné de la sorte plusieurs victimes profitant de l’enthousiasme qui a gagné les supporteurs des Verts après la victoire de l’équipe nationale réalisée sur leur adversaire égyptien au Soudan. Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis une peine de huit ans de prison ferme pour escroquerie contre le prévenu dans cette affaire. Le mis en cause dans cette affaire n’est autre qu’un ex- travailleur de l’entreprise publique des offres et des appelles d’offres qui s’est d’ailleurs constituée partie civile dans ce procès. Le mis en cause a utilisé le nom de ladite entreprise pour louer plusieurs  espaces publicitaires dans la capitale dont 8 espaces d’affichage au niveau de l’hippodrome du Caroubier. Suite à cela, plusieurs jeunes désirant faire le voyage en Afrique du Sud pour soutenir l’équipe nationale se sont bousculés au portillon pour s’inscrire, en contrepartie de la somme de 40 000 Da. Le mis en cause ne s’est pas contenté de cela mais a même poussé l’outrecuidance jusqu’à demandé des subventions auprès de plusieurs grandes entreprises de droit algérien. Il a obtenu de la sorte une somme de 25 millions de centimes.       

S.H.

 

Emeutes de Zemmouri

Vingt manifestants arrêtés

Au troisième jour de la mort du jeune B. Moussa et les émeutes qui se sont produites, le calme semble revenir à Zemmouri. Aujourd’hui, l’on parle de bilan. Les dégâts occasionnés sont considérables et estimés à plusieurs centaines de millions de dinars. Pour ne citer que les édifices publics (l’agence commerciale de l’Algérienne des eaux, l’Inspection des contributions diverses, l’Agence payeur de la Cnas) qui ont été incendiés. L’actuel siège de l’APC, jadis maison des jeunes, n’a dû son salut qu’à la vigilance des forces de l’ordre, lesquels ont usé de tous les moyens pour sauvegarder aussi bien la structure que le parc automobile situé à l’intérieur. Dans la matinée d’hier, toutes les équipes de la voirie ont été mobilisées pour entreprendre les travaux de déblayage des routes.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les émeutiers ont pris à partie les forces de l’ordre. D’autres se sont attaqués à la caserne des gardes communaux, endommageant le portail de la caserne.  Hier, le calme régnait à Zemmouri. Il est à rappeler

qu’une commission composée de personnes âgées et d’émeutiers a été reçue par le chef de sûreté de la wilaya de Boumerès.

Selon des témoins, des jeunes individus dont l’âge ne dépasse guère les 25 ans, venus d’autres horizons, entre autres, Aïn-El-Hamra (Bordj Ménaiel) fief des groupes terroristes armés, des Issers, Dellys et d’autres régions avoisinantes sont venus renforcer les rangs des émeutiers.

A.K.

 

Décédé jeudi à l’âge de 64 ans

Abdelkader Djeghloul inhumé hier au cimetière de Ben-Aknoun

Le conseiller auprès du président de la République, le sociologue Abdelkader Djeghloul, a été inhumé samedi au cimetière de Ben-Aknoun à Alger. Des membres du gouvernement, des responsables de partis politiques, des intellectuels, ainsi que les proches du défunt étaient présents à l’enterrement. Abdelkader Djeghloul est décédé jeudi à l’âge de 64 ans des suites d’une longue maladie. Sociologue, anthropologue et psychanalyste, il était l’un des universitaires pionniers qui ont contribué à faire connaître la sociologie et comptait parmi les intellectuels ayant permis une meilleure compréhension du phénomène sociétal, particulièrement durant la période où il animait le Centre de recherche et d’information documentaire en sciences sociales et humaines à l’université d’Oran. Homme de rigueur et de conviction, il avait incarné la nouvelle génération des sociologues ayant à cœur une réalité nationale ouverte sur l’autre. Le défunt était l’auteur de plusieurs ouvrages et de huit études sur l’Algérie, publiées respectivement par l’Enal et l’Anep en 1984, 1986 et 2004.

 

La question du jour

Les premières heures du premier jour de ramadhan

Le nombre et la diversité des mesures prises par le ministère du Commerce pour étouffer dans l’œuf la spéculation sur les produits alimentaires qui, traditionnellement, frappe fort dès les premières heures du premier jour du ramdhan, sont impressionnants. C’est bien la première fois que les autorités compétentes s’y prennent d’aussi loin, et de différents biais, pour contrecarrer une tendance qui semble irrépressible, compte tenu de tout ce qui a été accompli vainement dans  le passé pour faire en sorte que les prix restent au même niveau que la veille.

 La gageure n’est pas facile à tenir, même si les pouvoirs publics n’ont rien négligé dans cette optique. Leur tâche est d’autant plus malaisée qu’il ne s’agit pas non plus, à ce qu’ils disent en tout cas, de remettre en cause le sacro-saint principe de la liberté des prix. Cela veut dire qu’il n’entre pas dans leur intention de substituer leur diktat à ce régulateur «endogène» qu’est «l’équilibre» de l’offre et de la demande, autrement dit la main invisible d’Adam Smith. Celle-ci, assurent-ils, continuera de jouer pleinement son rôle.

Sauf que cette fois sa juridiction ne peut aller au-delà d’un certain plafond édicté par une instance supérieure à elle, celle du régulateur en dernier recours, le gouvernement.

D’où la première difficulté que ce dernier doit affronter. En réalité, il n’a le droit d’imposer une limite stricte  à ne pas dépasser, sous peine de sanctions, que pour les produits subventionnés par lui. Il va en étendre la liste justement, pour en porter le nombre à 15, à ce que l’on dit. Hors ces produits subventionnés, aux prix en réalité administrés, que compte-t-il faire pour tenir en respect les spéculateurs ? Ceci : amender la loi sur la concurrence, de sorte qu’elle l’autorise, sinon à fixer les prix eux-mêmes, du moins à délimiter les marges bénéficiaires prélevées par les intervenants aux différents stades de la commercialisation.

Si le gouvernement n’envisageait que ces deux types d’action, ressortant l’une et l’autre à la régulation au sens classique du terme, il serait facile de prédire son échec dès maintenant. Mais il envisage la mise en œuvre d’autres mesures, qui, elles, sont d’une autre inspiration. Ce sont elles qui en réalité trancheront l’explication à venir, entre lui et les autres protagonistes que sont les filières et les lobbies en charge des produits alimentaires, et qui s’ouvrira dans la deuxième semaine du mois d’août, le moins le plus chaud de l’année.

En effet, les pouvoirs publics envisagent d’importer en quantité suffisante, pour en inonder le marché, les produits dont les prix connaissent traditionnellement l’augmentation la plus importante et la plus immédiate, enclenchant la spirale inflationniste, dont on sait maintenant qu’elle ne retombe pas à la fin du ramadhan, mais au contraire poursuit sur sa lancée bien au-delà. Ainsi en est-il en particulier des légumes secs et des viandes. Peut-être même du citron, dont le prix est susceptible d’atteindre des sommets.

Il se trouve, enfin, que cette année-ci, le ramadhan survient à un moment faste de l’année : celui des récoltes. Cette conjonction astrale devrait aussi profiter au gouvernement.

Pour autant, il ne convient pas de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

La partie s’annonce rude, car, bien que cernés de toutes parts, les spéculateurs n’ont pas encore dit leur dernier mot. En fait, ils ne risquent  pas de le dire. Pour eux, dire c’est agir.

De sorte qu’on ne saura vraiment de quel bois ils se chaufferont  que lorsque les fers seront croisés, les premières heures du premier jour de ramadhan.

C’est le gouvernement, et notamment le ministre du Commerce, qui a à prouver quelque chose, pas eux. Le luxe des moyens qu’on se prépare à déployer pour les mettre en échec dit assez cependant qu’ils ne sont pas sous-estimés.

Mais si, d’aventure, ils remportent la partie, si, autrement dit, la stabilité des prix n’est pas au rendez-vous en dépit de tout ce qui est entrepris pour ce faire, alors de deux choses l’une : ou le gouvernement s’avoue vaincu en se repliant sur ses fonctions de régulateur au sens classique, et donc en leur laissant le champ libre, ou bien il achève de descendre dans l’arène en se faisant un opérateur  à peu de chose près au même titre que ceux à qui il veut se colleter.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

 Aïssa Khelladi

Du temps au temps

La lutte contre la corruption se poursuit. Les commentaires médiatiques restent à peu près toujours les mêmes. Chaque cas débusqué, le dernier en date étant le P-DG du port d’Alger et ses acolytes, c’est «une preuve supplémentaire» que l’Etat algérien est en crise au sommet. Le pays est démantelé – décapité, déboussolé – lit-on sous la plume d’analystes experts en la

matière –  dans le domaine du démantèlement s’entend. Les arguments fusent : «Le pays est corrompu, on vous l’a bien dit !» ou encore : «Ce ne sont que des lampistes, ceux qu’on arrête !» Les vrais coupables, sorti du cercle présidentiel, ne seront jamais que des lampistes. On veut bien, l’argument serait tout à fait recevable si, par un retournement inouï, on ne visait pas celui-là même qui a ordonné la lutte contre la corruption. Comment peut-on aspirer à éradiquer un phénomène aussi grave que la corruption et vouloir discréditer la propre personne, voire toute l’institution, qui s’y attaque, et ce, par divers biais. Particulièrement en dévalorisant l’importance de chaque prise dans le même souffle où on lui reconnaît paradoxalement une valeur symbole que tout va mal au sommet, c’est-à-dire en dramatisant son importance au bout du compte. La lutte anti-corruption est connectée à la propre «absence» de la scène médiatique de Bouteflika, et même celle, plus relative, du Premier ministre Ouyahia. La «communication» dite moderne n’étant pas le fort de nos dirigeants actuels, admettons qu’il existe là un style de la communication par le silence. Bouteflika surtout, a par le passé usé de ce style. Jusqu’à preuve du contraire, on peut donc penser que nous sommes dans une situation qui, vue par lui, nécessite un retrait jusqu’à décantation. Par quoi serait alors caractérisée cette situation ? Faire aboutir les enquêtes en cours, en établir éventuellement le premier bilan – avec, derrière tout cela, un message politique en direction de tous les responsables en proie à la tentation. Achever autant que possible les gros chantiers en retard (là aussi dresser un diagnostic) pour permettre le lancement des nouveaux chantiers dans la clarté et non dans la confusion. Enfin, déterminer sur une année (c’est-à-dire jusqu’en juin prochain ou jusqu’en décembre, c’est selon) ce que la LFC, complétée et confirmée par la loi de finances 2010, a permis et n’a pas permis. Ce dernier point nous ramène à une plus juste évaluation de la situation à la fois économique et géopolitique,             sachant que les orientations contenues dans les nouvelles lois ont indiscutablement des portées d’ordre politique avec nos partenaires étrangers. D’ici la fin de l’été prochain, la vision serait dégagée. En mal ou en bien, on saura s’il faut maintenir le cap actuel, et inscrire donc le programme dans 2010-2014 en conséquence. Peut-être le président est-il dans d’autres préoccupations encore, mais celles-là au moins s’imposent à lui. Son silence actuel peut alors signifier simplement : donner du temps au temps.          

A. K.

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