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Filiale de Sonatrach et d’Halliburton
Brown Root &
Condor dans l’œil du cyclone
Des cadres de la
compagnie pétrolière algéro-américaine Brown Root & Condor ont été
auditionnés par le procureur de la République près le tribunal de
Bir Mourad Raïs dans le cadre de l’enquête ordonnée par le président
de la République sur la passation de certains marchés.
L’enquête porte
sur des suspicions de surfacturations dans des marchés obtenus,
parfois au gré à gré, par cette compagnie algéro-américaine, en
Algérie. Plusieurs marchés ont été obtenus par cette compagnie avec,
notamment, le ministère de l’Energie et des Mines et Naftech.
L’enquête diligentée sur ces marchés concerne plusieurs projets
réalisés par cette compagnie algéro-américaine dans plusieurs sites
du pays. Les transactions relatives à ces marchés ont été passées au
peigne fin, selon une source judiciaire qu n’écarte pas
l’éventualité de la convocation, par le tribunal, de personnes
exerçant dans plusieurs secteurs concernés par ces marchés qui
auraient eu lieu, au gré à gré, sans qu’il n’ y ait recours à des
avis d’appel d’offres comme stipulé par le code des marchés qui
oblige le recours à des avis d’appel d’offres pour toute transaction
dont la somme dépasse les 500 millions de centimes. Une vingtaine de
personnes travaillant dans des sociétés seront entendues par le
procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs sur
les sous-traitances obtenues par l’intermédiaire de la BRC
concernant le nouveau siège du ministère de l’Energie. Plusieurs
cadres de BCR ont commencé à être auditionnés par le magistrat en
charge du dossier et le P-DG de cette compagnie sera entendu durant
la semaine en cours, selon une source judiciaire. «Je ne peux ni
vous confirmer ni vous infirmer ces informations», ajoute ce chargé
de communication. Notre tentative de joindre le
P-DG pour de plus
amples informations s’est avérée vaine puisque son secrétariat nous
a fait dire qu’ «il était absent et ne serait pas de retour à son
bureau avant demain (aujourd’hui ndlr)». Le procureur de la
République près le tribunal de Bir Mourad Raïs auditionnera,
également, d’autres personnes, dont des cadres de Sonatrach et du
ministère de l’Energie, dans le cadre de cette enquête. Ces
auditions seront achevées au mois d’octobre prochain et le dossier
sera transféré vers le juge d’instruction.
Il est à noter que
la compagnie pétrolière Brown & Root Condor, spéclalisée dans les
services pétroliers est une société mixte composée par la compagnie
algérienne Sonatrach et la compagnie américaine Hulliburton. Brown &
Root Condor est une compagnie pétrolière dont 51 % des parts sont
détenus par Sonatrach et 49 % détenus par la compagnie américaine
Hulliburton, dont l’un des actionnaires et ex-
P-DG n’est autre
que Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis. Brown & Root -
Condor est une société par actions de droit algérien. Elle a été
créée en 1994 après l’ouverture du capital social de «Condor
Engineering Spa» à «Brown & Root Ltd» qui est une entreprise
américaine. Cette société est spécialisée dans l’engineering, la
construction (EPC) et l’opérations & maintenance qui peuvent
concerner les secteurs du pétrole et gaz, de la pétrochimie et de la
protection de l’environnement.
M. A.
Haut
Le comité de soutien du Président au prix Nobel dénonce
Des escrocs
font la quête auprès des ministères
Des opportunistes
sans scrupules seraient tentés de faire du porte-à-porte pour
approcher des ministères, des institutions de l’Etat ou des
particuliers pour enquête mensongère de sponsors à la campagne de
collecte de signatures pour soutenir la candidature de M. Abdelaziz
Bouteflika au prix Nobel de la paix. On soupçonne déjà un escroc
notoire connu sur la place d’Alger. L’auteur et ses acolytes
auraient approché le ministère délégué à la Ville pour accomplir
leur forfaiture, si ce n’est la vigilance des hauts responsables du
département Boukarzaza qui ont eu l’ingénieux réflexe d’alerter la
commission et avorté ainsi la malheureuse tentation. Une enquête est
enclenchée pour identifier les faussaires. M. Mohamed Kermal, porte-
parole du comité ad hoc, a décliné, dans un entretien au Jour
d’Algérie (paru le mardi 18 septembre), toute offre de sponsoring et
exclut, par souci de crédibilité, toute autre forme de parrainage
en dehors de ce comité comprenant cinq membres. Mohamed Kermal
déplore tout acte similaire d’opportunisme ou de parasitage. Ainsi,
la démarche bénévole, précise-t-il, entamée depuis des mois, ne
requiert en aucune manière des moyens matériels ni un quelconque
besoin. «On avance dans la confidentialité», assure-t-il. Il tient à
dénoncer ces «mercenaires sans scrupules» qui agissent au nom du
«comité national de soutien au président de la République» à cette
distinction. Il se démarque en attirant l’attention de l’opinion
publique et les officiels en affirmant qu’ «aucune action de
sponsoring n’est engagée par le comité drivé par les cinq membres».
Le comité des cinq «décline toute responsabilité quant à l’usage
frauduleux du sigle du comité ou agir en son nom pour des desseins
lucratifs condamnables». Il appelle à la vigilance contre toute
forme d’usurpation d’identité, de profitage ou autres demandes
matérielles de quelque forme que ce soit.
Pour la précision,
le comité, issu de l’Union nationale des innovateurs et sociétés
innovantes (Unisi) qui est l’initiatrice de l’idée de porter la
candidature de Abdelaziz Bouteflika et la défendre, est une personne
morale qui s’active pour collecter des signatures de soutien (et
rien que des signatures sur un formulaire dûment rempli par les
signataires désireux sans autres requêtes). Ce comité est constitué,
pour rappel, de cinq membres dont MM. Mohamed Chérif Souami,
président, Tsouri Kadour, vice-président, Kermal Mohamed, SG et
porte- parole, Houam Nasreddine et Meberbèche Abdelkader; membres.
Par ailleurs, on
apprend que le SG de l’ONU serait favorable pour appuyer la
candidature du président de la République à cette nomination. Le
comité a déposé, hier, au niveau de la représentation onusienne
établie à Alger, l’imprimé pour recueillir la signature de M. Kofi
Annan.
S. B.
Haut
Algérie - Etats-Unis
Un ambassadeur
«très actif»
Quelques jours à
peine après avoir pris ses fonctions, Robert S. Ford, nouvel
ambassadeur des Etats-Unis à Alger semble multiplier les contacts
avec les responsables algériens. Samedi, le diplomate se rendait
chez le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib. Lors de cette
«visite de courtoisie» rendue par le diplomate nord-américain, M.
Khelil a donné à son hôte un large aperçu sur le secteur énergétique
algérien, ses potentialités et ses opportunités d’investissements,
précise un communiqué du ministère. La coopération énergétique entre
l’Algérie et les Etats-Unis est taxée par les observateurs de «très
dense» notamment en matière d’exploration pétrolière, visible de par
la présence en force de sociétés américaines dans le sud algérien.
Anadarko, Halillburton, Amerada Hess sont quelques-unes des
principales compagnies pétrolières n’ayant pas hésité à investir des
milliards de dollars (au moins quelque 5 milliards) depuis le milieu
des années 1990 dans l’exploration et la production pétrolières en
Algérie. D’autres activités, telles que la pétrochimie, semblent
intéresser les sociétés américaines à l’instar du géant «Exxon
mobil», déjà en course pour la réalisation d’un projet de
transformation de l’éthane à Arzew d’une capacité de 1,4 million de
tonnes/an. L’ouverture des offres financières pour ce projet
d’envergure devrait se dérouler avant la fin de l’année en cours.
Les Etats-Unis sont d’autre part devenus le premier client de
l’Algérie avec des achats de plus de 11 milliards de dollars en 2005
en majorité constituées d’hydrocarbures (pétrole et gaz). Pour sa
part, l’Algérie, qui fournit actuellement 5 % des besoins des
Etats-Unis en Gaz naturel liquéfié (GNL), envisage d’augmenter cette
part à plus de 20 % si ses négociations pour la participation dans
les terminaux gaziers américains aboutissent. A noter que quelques
jours auparavant, Robert S. Ford avait rencontré, tour à tour,
Chérif Rahmani, El Hachemi Djaâboub, Abdelkader Bensalah et
Boubekeur Benbouzid. Redouane
A.
Haut
Augmentation des salaires dans le secteur privé
Le patronat
dément Sidi Saïd
Tout sera peut-
être décidé ce mercredi entre l'UGTA et les cinq confédérations du
patronat en ce qui concerne la question des augmentations des
salaires.
C’est ce que nous
ont déclaré hier, le président de la CAP et le président de la Cipa,
lesquels ont formellement démenti l’information communiquée par
Abdelmadjid Sidi Saïd faisant état de l’accord du patronat pour une
hausse de 20% sur les salaires tels que demandées par l’UGTA. Encore
une des promesses faite par le chef de la Centrale syndicale aux
travailleurs qui tombe à l’eau, lui qui n’a même pas eu le courage
de la soutenir jusqu’au bout, puisque et comme nous l’a confié hier
le président de la CAP, «M.Sidi Saïd a retiré sa proposition des 20
% d’augmentation, en déclarant lors de la réunion de samedi dernier
qu’il avait fait dans la provocation délibérée et a opté pour le
travail de la commission». Cette dernière a été installée dans le
but de travailler sur le moyen de trouver des assouplissements aux
positions de l’une et de l’autre des deux parties, apprend-on. Pour
le président de la CAP comme pour celui de la CIPA, le patronat a
bel et bien et dès le départ, été pour une revalorisation des
salaires conditionnée par la prise en considération de la situation
de l’entreprise et de son entourage. «Nous disons que l’entreprise
qui regroupe tout le monde génère des emplois et c’est autour de cet
axe (celui de l’entreprise et de son environnement) qu’il faut
reconsidérer le problème et non à la base des déclarations qui ont
été faites comme», a déclaré Boualem M’rakech
«Les choses ne
sont pas aussi faciles que l’on croit. Il faut savoir que les
conventions de branches n’ont pas été enregistrées au greffe du
tribunal. Toujours est-il que les 20 % d’augmentation demandés par
l’UGTA ne sont jusque-là, que de simples paroles. L’UGTA n’a pas
fait de propositions écrite à ce sujet», a avancé de son côté le
président de la CIPA, Abdelaziz M’Heni. Ce dernier trouve par
ailleurs, qu’«il est aberrant de parler d’augmentation de salaires
de l’ordre de 20%, alors qu’il reste des arriérés à payer et que le
blocage persiste encore en ce qui concerne les négociations entre
les fédérations et les SGP». Cela dit, il a ajouté : «si nous étions
d’accord, pour quelle raison avons-nous installé la commission ?».
Il est clair qu’il reviendra alors à ladite commission dont les
membres se sont réunis hier, de trouver des assouplissements et un
terrain d’entente pouvant servir les intérêts des travailleurs du
secteur privé et de l’entreprise, comme le soutient le patronat.
Ainsi, il s’avère
selon les déclarations du président de la CAP, que «la commission
installée va travailler sur la proposition émise par la fédération
nationale des cuirs et des peaux», a affirmé M. M’Rakeche en
soutenant que seule la CAP avait un dossier à présenter, lors de la
rencontre de samedi, et qu’il n’était pas possible de discuter sur
des points aussi brûlants, de façon aussi légère. Cela dit, le
président de la CAP a affirmé «qu’il y avait des disfonctionnement
dans certains articles et qu’il faut du temps pour étudier les 138
articles de branches. Pour ce mercredi on préconise une analyse
sereine et durable dans le temps. Nous sommes certes pour une
augmentations des salaires mais jamais pour 20 %». Le pacte
économique et social est en bonne voie, ont confirmé nos deux
interlocuteurs. «Il assure une bonne gestion des problèmes, vu qu’il
est en liaison directe avec l’ensemble des processus économiques du
pays. Mais cela n’est possible que s’il bénéficie d’une bonne
application sur le terrain. Je soutiens qu’il va dans le sens que
souhaite le gouvernement et les opérateurs économiques et encore
plus les travailleurs», a tenu à préciser
M M’Rakech,
président de la CAP. Et à Abdelaziz M’Heni, président de la CIPA de
déclarer que «les grandes lignes du pacte sont arrêtées et acceptées
par sa confédération et que les grands points ont été élaborés comme
il l’espérait». Enfin, nous deux interlocuteurs ont avancé qu’il
était probable que la tripartite se tienne à la fin du mois courant,
mais que comme l’a précisé le président de la CAP : «aucune décision
officielle n’a été émise jusqu’à présent à ce sujet».
Habiba Ghrib
Haut
Le SG contredit par ses secrétaires nationaux
La vérité n’est
pas chez l’UGTA
Que se passe à l’UGTA ?
Ou plus exactement qu’arrive-t-il à sa direction ? En effet,
l’observateur le moins averti aura fini par remarquer l’absence
d’homogénéité et de cohésion dans les déclarations des principaux
responsables de la Centrale syndicale. Si Djenouhet qui, faut-il le
rappeler, aura été le premier à prendre ses distances par rapport au
discours optimiste à la limite triomphaliste de Sidi Saïd sur la
délicate question des salaires, puisque le chargé de l’organique
aura fait preuve dès le début d’une certaine prudence verbale, force
est de souligner que l’unanimité affichée par les autres secrétaires
nationaux qui épousaient le discours de leur SG a fini par céder le
pas devant la réalité du terrain. Ainsi, les Malki et Badredine ne
se gênent plus pour faire des déclarations totalement
contradictoires avec celles de leur SG Sidi Saïd. Les exemples sont
légion. Mais l’on se contentera d’en citer deux. Le premier a trait
à la certitude de ce dernier quant à l’obtention d’une
revalorisation des salaires tant pour le secteur économique public
et privé, allant, pour démontrer sa maîtrise de la question, jusqu’à
annoncer les taux d’augmentation. Certitude démentie en définitive
par les résultats auxquels ont abouti les négociations entre les
fédérations et les SGP, d’une part et les propos des patrons,
d’autre part, qui ont annoncé n’avoir jamais été d’accord sur la
proposition formulée par la Centrale. Et on comprend mieux pourquoi
au moment où Sidi Saïd fanfaronnait devant les journalistes en
déclarant à qui veut bien le reprendre qu’il avait obtenu gain de
cause et que Belkhadem avait répondu favorablement à la
revendication du monde du travail, ses secrétaires nationaux
donnaient l’impression de ne pas vouloir être gagnés par le
triomphalisme ambiant. Le second tout aussi récent est celui de la
tenue de la tripartite. Ainsi, alors que le patron de l’UGTA
persiste et signe en affirmant que cette rencontre se tiendra avant
la fin du mois de septembre, Lakhdar Badredine le secrétaire
national chargé des affaires économiques déclare sur les colonnes de
la presse que cette réunion gouvernement-UGTA-patronat ne se tiendra
pas à la date annoncée. Il semble difficile à croire que l’auteur de
ces propos soit juste mu par une prudence excessive au regard de
l’enjeu véhiculé pour les travailleurs et, partant, l’organisation
syndicale, par cette tripartie. En effet, la réunion devrait donner
lieu à la signature des conventions de branches, à celle du pacte
économique et social ainsi qu’à l’annonce de la revalorisation du
SNMG. Autant dire que cette tripartite est décisive pour la
direction de l’UGTA qui ne pourra pas reporter indéfiniment la tenue
de son congrès.
C’est dire aussi
qu’elle aura tout à gagner si elle se présente devant la base
auréolée de quelques nouveaux acquis qui seront brandis comme des
trophées de chasse à même de justifier une reconduction du même
staff.
Nadia Kerraz
Haut
L’indemnisation des familles de la tragédie nationale a débuté
hier
2,6 milliards
de DA pour 2 640 familles
«L’enquête sociale
pour reconnaître les familles nécessiteuses est toujours en cours»
Quelque 2 640
familles touchées par la tragédie nationale ont commencé à percevoir
leurs indemnités à partir d’hier, a annoncé M. Djamel Ould Abbès,
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, lors de on
passage hier à l’émission «En toute franchise» de la radio chaîne 3.
Le ministre indiquera que sur les 51 000 dossiers reçus dans le
cadre de l’application de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, 6 952 dossiers relèvent de prérogatives de
son département. Il s’agit, selon lui, de dossiers de familles de
terroristes abattus, de disparus ou de victimes de terrorisme qui
vivent dans le dénuement. «Pour le moment, seules ces 2 640 sont
éligibles à l’indemnisation mensuelle ou à l’aide de l’Etat.
L’enquête sociale pour reconnaître les familles nécessiteuses est
toujours en cours», explique M.Ould Abbès qui souligne que les
familles concernées par la tragédie nationale et qui sont dans une
situation financière aisée ne sont pas concernées par cette aide. En
tout, 2,6 milliards de dinars sont alloués à l’opération
d’indemnisation des familles ainsi que des salariés exclus de leur
poste de travail. Ces indemnisations ont été attribuées
conformément aux dispositions de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, adoptée par référendum du 29 septembre
2005, explique l’invité de l’émission qui dit avoir demandé une
enveloppe de 15,6 milliards de dinars pour mener à bien l’opération.
M. Ould Abbès
explique par ailleurs qu’«à l’exception d’une partie infime des
familles, la majorité de familles des disparus ont accepté les
indemnités de l’Etat après l’attribution des PV de décès». Le
ministre ne donne cependant pas de chiffres appuyant ses dires. «L’Etat
a assumé ses responsabilité en ce qui concerne le dossier des
disparus», rappelle le ministre, qui ajoute que «les membres du
comité de suivi et d’application de la charte ont exprimé leur
sérénité à propos du traitement réservé au dossier des disparus».
L’autre question
évoquée lors de cette émission est le chômage. Le ministre annoncera
que le taux de chômage est appelé à baisser pour atteindre 8% en
2010. Ayant été de 32,5% en 1999, ce taux est passé à 15,3% en
2005 et à 13,8% au premier semestre 2006. Se voulant plus
convaincant, le ministre explique cette baisse par l’amélioration
des indicateurs économiques en Algérie. Il annoncera par la même
occasion l’organisation d’une rencontre avec les ministères
concernés ainsi que la désignation d’experts afin de faire le point
sur la situation sociale en Algérie et le recul de la pauvreté.
Défendant ses chiffres, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité
nationale a mis l’accent sur le fait que le Bureau international du
Travail (BIT) a confirmé la prévision de 8% de taux de chômage à
l’horizon 2010 et que les organismes de statistiques rencontrent
énormément de difficultés à établir des statistiques fiables.
Pour les
travailleurs en contrat pré- emploi (CPE), M. Ould Abbès annoncera
que leurs salaires seront alignés sur le SNMG augmenté et ce, dès
la prochaine adoption de la loi de finances 2007.
Concernant
l’opération du couffin de ramadan, 39 milliards de centimes ont été
alloués pour la distribution de 165 000 colis de denrées
alimentaires. Des dons sont par ailleurs récoltés dans le même
cadre.
Fatima Arab
Haut
Trafic de drogue à Alger
100 kg de
cannabis saisis en 10 jours
La tendance
exponentielle du trafic de drogue demeure de mise, en dépit des
moyens colossaux déployés pour juguler le phénomène. Si les
quantités de produits stupéfiants qui circulent dans le pays
demeurent difficilement chiffrables, celles recensées par les
services de sécurité sont en constante augmentation. La conférence
de presse organisée, hier, par la cellule de communication et
relations publiques de la Sûreté de wilaya d’Alger, au commissariat
central, manifeste amplement ce constat.
Boualem Belahcene,
commissaire principal, chef de la division ouest de la police
judiciaire relevant de la wilaya d’Alger, a fait savoir que ses
services ont mis la main, au courant de la semaine écoulée, sur 75,5
kg de cannabis, au niveau de la circonscription de Bir Mourad Raïs.
Agissant à base de renseignements fournis par des personnes
impliquées même dans cette affaire, les investigations y afférentes
poussées par les éléments de la police judiciaires se sont soldées,
indique le conférencier, par l’arrestation de sept (7) personnes. Le
baron identifié sous les initiales L. R., 35 ans, originaire de la
ville frontalière de Maghnia, est appréhendé par les agents de
police, à l’ouest de la capitale, alors qu’il s’apprêtait à
rejoindre ses acolytes d’Alger, avec son véhicule «de luxe» équipé
d’une fausse immatriculation. «Le conducteur est un récidiviste
connu des services de police», souligne le commissaire principal.
Après un contrôle minutieux du véhicule, les agents de police ont
saisi la marchandise prohibée dissimulée dans réservoir du véhicule.
«C’est son ami le tôlier d’Alger qui se charge de bien enfermer les
produits dans le véhicule», précise M Belahcene, qui ajoute que le
garage du tôlier «complice» servait de lieu de recel. L’identité des
cinq autres personnes impliquées n’est pas révélée car l’enquête est
en cours. Présentées devant le parquet de Bir Mourad Raïs,
territorialement compétent, quatre personnes ont été mises sous
mandat de dépôt, deux sous contrôle judiciaire et une personne en
laissée en liberté provisoire.
Pour sa part, le
responsable de la cellule de communication précitée a souligné, dans
la même optique, que les services de police de la wilaya d’Alger ont
saisi, au total, pas moins de 100 kilogrammes de produits
stupéfiants, au cours de ces dix derniers jours.
Par ailleurs,
voulant se montrer rassurant, le commissaire principal soutient,
lors de la conférence qu’il a animée, que les services de police
disposent d’une brigade spécialisée dans la lutte contre le trafic
de stupéfiants. Cette dernière tente d’affaiblir un tant soit peu le
phénomène, comme l’a avoué le conférencier, visiblement conscient de
la gravité de l’ampleur prise par ce fléau.
M. Kechad
Haut
Téléphonie mobile
Djezzy, un
opérateur citoyen
Sur chaque appel
de ses abonnés à travers le pays durant le ramadhan, Djezzy
prélèvera 10 DA sur sa marge pour financer des actions de
solidarité.
Intitulée
«opération solidarité ramadan d’un opérateur citoyen», la nouvelle
initiative de Djezzy ne vise pas à doubler ses ventes, mais à
ancrer une solidarité franche par des actions concrètes. Dans un,
communiqué rendu public hier, Orascom Telecom Algérie indique que
«comme chaque année au mois de ramadan, chaque client d’OTA Djezzy
ou Allo peut contribuer à la chaîne de la solidarité en effectuant
les gestes de tous les jours». Au fil des ramadans, la chaîne de
solidarité lancée par OTA est devenue une tradition attendue par
tous. «Pas de ramadan sans actions solidaires», tel est le leitmotiv
du leader de la téléphonie mobile en Algérie dont les valeurs sont
«celles de ses abonnés : générosité, entraide, écoute et partage».
Pour ce mois
sacré, OTA s’implique à fond dans le secteur de la santé. En effet,
les fonds récoltés permettront de financer l’achat de cliniques
mobiles qui permettront à tous les Algériens, même ceux des zones
les plus reculées, de bénéficier de soins dans les meilleures
conditions sanitaires. Cette initiative d’OTA, en collaboration avec
le ministère de la Santé, s’inscrit dans le cadre citoyen
d’amélioration des conditions de vie de tous les Algériens.
Le principe de
l’opération solidarité est simple : chaque client d’OTA peut
participer à cette chaîne de solidarité. Il suffit qu’il effectue
les mêmes gestes de tous les jours : qu’il active ou recharge sa
ligne, paye sa facture, envoie un SMS, achète un produit d’OTA (Djezzy
ou Allo-OTA), ou tout simplement téléphone.
Pour chaque action
citée, OTA prélève 10 DA de sa recette pour financer l’achat de 10
cliniques mobiles équipées. «Il est important de préciser que le
prélèvement de cette somme se fait, bien entendu, sur la marge d’OTA»,
indique encore l’opérateur. Par ce geste qui va soulager ceux qui
souffrent, OTA traduit «son engagement pour une société toujours
plus solidaire». OTA, le leader aux 10 millions d’abonnés, est fier
de servir encore et toujours l’Algérie.
Amine B.
Haut
Pensions des anciens combattants
Paris rattrape
ses injustices
Les pensions des
anciens combattants des colonies qui servaient sous le drapeau
tricolore pendant la Guerre mondiale devraient être revalorisées et
alignées sur celles des vétérans français, a annoncé hier à Paris
l’hebdomadaire français «Le Journal du dimanche» qui cite Hamlaoui
Mekachera, le ministre français délégué aux Anciens combattants. La
décision officielle devrait être annoncée dans les 15 jours qui
viennent.
Le député
socialiste du
Pas-de-Calais,
Michel Lefait, avait posé en juillet dernier à M. Mekachera la
question de l’application de la décristallisation des pensions des
combattants de l’Union française en attirant l’attention du ministre
délégué aux Anciens combattants sur la vive attente des «tirailleurs
sénégalais» à propos de la revalorisation de leurs pensions
militaires. «Or, il se pose aujourd’hui un véritable problème
d’injustice entre tirailleurs sénégalais et leurs frères d’armes de
la Métropole. Alors qu’ils se sont tous vaillamment battus pour la
défense de notre pays, il est difficilement concevable de traiter
différemment ces frères d’armes et de laisser subsister une telle
injustice», indiquera M. Lefait. La source de cette injustice vient
de l’indexation des pensions des tirailleurs sénégalais sur le PIB
des pays africains et aucune solution à la «décristallisation» n’a
jusqu’alors été apportée, malgré de multiples effets d’annonce. M.
Mekachera avait répondu que «le processus de décristallisation des
droits à pension des anciens combattants des pays anciennement
placés sous souveraineté française, et de leurs ayants droit, est
désormais effectif. Les versements correspondants ont eu lieu dans
chacun des pays concernés (...)». «Les anciens combattants africains
doivent être traités comme nous», soutient pour sa part le colonel
Pierre Bovy, vice-président délégué de l’Union fédérale des
associations françaises d’anciens combattants, qui dénonce
l’injustice faite aux anciens combattants d’Afrique subsaharienne et
du Maghreb.
Il se bat pour que
leurs retraites et pensions soient revalorisées.
«En tout cas, tous
les pays d’Afrique concernés seront augmentés, de Madagascar au
Maghreb, d’au moins
20%. Vous voyez
que des mesures ont quand même été prises : cette augmentation et le
rappel sur quatre ans. Ils ont aussi la possibilité de faire réviser
leur pension d’invalidité. Ils peuvent également faire transformer
ces pensions en un pécule (...).
Mais il reste
encore beaucoup à faire !», a conclu M. Bovy.
R. N.
Haut
BLIDA
Démantèlement
d’un réseau de trafiquants de fausse monnaie
Un réseau de
trafiquants spécialisés dans la fausse monnaie vient d’être mis hors
d’état de nuire par les services de la gendarmerie. Composé de six
membres, deux originaires d’El Affroun et quatre autres résident à
Oran, le réseau avait choisi la ville d’El Affroun, localité située
à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya,
pour écouler les faux billets. Agissant sur information indiquant
que des faux billets circulaient en ville, la brigade de recherche
relevant du groupement de la gendarmerie de Blida a aussitôt
entrepris son enquête qui a permis l’arrestation des nommés B.S., 33
ans et B.T. 28 ans, demeurant à El Affroun,
B.F., 30 ans et
T.S., 32 ans, demeurant à Ben Fréha (Oran) et la découverte de deux
cent mille (200 000) dinars en vraies coupures de mille dinars.
L’enquête et les aveux ont déterminé qu’un cinquième malfaiteur
dénommé B.K., 29 ans, résidant à Oran et un autre compagnon B.M.A.K.,
âgé de 37 ans sont actuellement en fuite.
B. M.
Haut
Cession des logements de l’OPGI
Le délai
prorogé à 2010
L'acquisition des
biens immobiliers à usage d'habitation peut être effectuée au
comptant ou à tempérament.
C’est quasiment à
la surenchère que semble s’adonner le FLN et ce, à tous les plans,
afin d’effacer la moindre petite initiative venue d’autrui. Face au
RND, c’est par le dossier de la cession des logements sociaux que le
parti de Belkhadem semble entrer en campagne.
Alors qu’elle
devait prendre fin le 31 décembre 2007, la cession des biens
immobiliers appartenant à l’Etat et aux offices de promotion et de
gestion immobilière (OPGI), mis en exploitation avant le 1er janvier
2004 a été prorogée jusqu’au 31 décembre 2010. Selon le décret
exécutif n° 06-296 du 2 septembre 2006 modifiant le décret exécutif
n° 03-269 du 7 août 2003 signé par Ouyahia et fixant les conditions
et les modalités de cession des biens immobiliers appartenant à
l’Etat et aux Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI)
mis en exploitation avant le 1er janvier 2004, l’article 18 du
précédant décret a été modifié en ce qui concerne la fin de la date
des effets des dispositions. La prolongation, a été décidée par
Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement, suite au «rapport du
ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme», un document que l’Exécutif
ne juge pas nécessaire de rendre public, ne serait-ce que dans ses
grandes lignes. Pour rappel, la cession des biens de l’Etat vient en
application des dispositions de l’article 41 de la loi de finances
pour 2001 et des dispositions de l’article 209 de la loi de finances
pour 2002. Les biens immobiliers en question «sont cédés à leurs
occupants réguliers, personnes physiques de nationalité algérienne
ou morales de droit algérien, sur la base de leur valeur vénale».
Quant aux paramètres de détermination de la valeur vénale des biens
immobiliers, ils sont fixés par arrêté conjoint des ministres
chargés des Collectivités locales, des Finances et de l’Habitat.
L’acquisition des biens immobiliers à usage d’habitation peut être
effectuée au comptant ou à tempérament. Les occupants de ces
logements peuvent bénéficier de la défalcation du montant des loyers
payés depuis la date d’occupation du bien en question. Lorsque
l’achat est effectué au comptant, le postulant à l’acquisition du
logement bénéficie d’un abattement de 10% sur le prix de cession,
alors qu’un délai de paiement de 20 ans est accordé pour ceux qui
optent pour l’option d’achat à tempérament.
Dans ce cas, un
apport initial de 5 % du prix de cession, comprenant le montant de
la caution versée, doit être payé à la conclusion du contrat de
vente. Le capital restant est soumis à l’application d’un taux
d’intérêt fixé à 1 % l’an. Le postulant bénéficie, par ailleurs,
d’un abattement sur le prix de cession de 7 % lorsque la période
convenue est inférieure ou égale à trois (3) ans, de 5 % lorsque la
période convenue est supérieure à trois (3) ans et inférieure ou
égale à cinq (5) ans. Cependant, lorsque l’échéance mensuelle n’est
pas honorée un (1) mois après son arrivée à terme, une majoration de
0,5 % sera décidée. A défaut de paiement de six (6) mensualités
consécutives par l’acquéreur, il est appliqué les sanctions prévues
par la législation en vigueur, notamment l’annulation de la vente.
Dans ce cas, les mensualités déjà versées sont acquises au service
cessionnaire. Avant de pouvoir revendre son logement, l’acquéreur
doit payer l’intégralité du prix de cession. La demande
d’acquisition des biens immobiliers doit être déposée par le
postulant auprès de la commission de daïra, créée à cet effet par le
wali territorialement compétent. La commission de daïra est tenue de
se prononcer sur toute demande d’acquisition dans un délai de trois
(3) mois à compter de la date de dépôt de la demande.
K.S.
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Protection sociale
Les nouveautés
de Tayeb Louh
Le vaccin
antigrippal a été introduit dans la nouvelle nomenclature des
médicaments remboursables Du nouveau du côté de la sécurité sociale
: le système de contractualisation entre la sécurité sociale et les
établissements de santé publique entrera prochainement en
vigueur. L’annonce a été faite samedi dernier par le ministre du
Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh au cours d’une
cérémonie organisée en l’honneur de cadres, travailleurs et
retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnas). Le
ministre a, dans ce sens, indiqué que la nomenclature générale des
actes professionnels des médecins, pharmaciens,
chirurgiens-dentistes et auxiliaires médicaux, a été finalisée dans
le cadre d’un travail commun entre les ministères de la Santé et du
Travail et de la Sécurité sociale, introduisant, entre autres, le
vaccin antigrippal dans la nouvelle nomenclature des médicaments
remboursables. Politiquement, à propos de la tripartie, le ministre
a annoncé que celle-ci se tiendra fin septembre pour examiner les
dossiers du pacte national social, du salaire national minimum
garantie (SNMG) ainsi que la signature des conventions collectives.
Il a ajouté dans le même sillage que 900 000 retraités ont perçu
depuis juillet une pension minimale de 10 000 DA.
«Cette mesure a
été appliquée depuis le premier juillet dernier et la totalité des
retraités ont perçu leurs pensions», a-t-il expliqué. Faisant une
sorte de bilan de son secteur, M. Louh, a révélé que la sécurité
sociale prend en charge quelque 1 200 000 bénéficiaires du tiers
payant dont le nombre ne dépassait pas les 500 000 il y a quatre
ans. Sur la question de la carte magnétique, il affirme ceci : «Le
dossier entrera en vigueur à partir de la fin du mois de mars 2007
au niveau de cinq wilayas, avant d’être généralisé à l’ensemble des
wilayas du pays», ajoutant que l’enveloppe financière allouée à
cette opération est de 16 millions d’euros. Par ailleurs, M. Louh a
indiqué que le Fonds national de collecte des ressources de la
sécurité sociale sera opérationnel prochainement, et ce, à travers
l’ouverture des sièges du Fonds au niveau des différentes wilayas,
dans le cadre des réformes engagées par le secteur.
A. G.
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Le dossier AADL/Cnep débloqué
900 logements
seront réalisés à Tipasa
La wilaya de
Tipasa vient de bénéficier, après Oran, d’un quota de 900 logements
de la formule location-vente Cnep/Immo. Cette nouvelle qui sera, à
n’en pas douter, accueillie avec enthousiasme, par les souscripteurs
à cette formule, a été annoncée par cette wilaya après la visite
effectuée par le wali de Tipasa dans la daïra de Fouka. Ce wali a
décidé de renforcer les projets de réalisation de logements dans
cette wilaya côtière avec, notamment, le lancement d’un projet de
réalisation de 300 logements supplémentaires au site Bendoumi, dans
la commune de Fouka où s’est rendu le responsable de l’exécutif pour
superviser le projet de réalisation de 340 logements qui seront
bâtis sur un terrain occupé, dans un passé récent, par des
bidonvilles. Cet habitat précaire a été éradiqué au mois de juillet
de l’année en cours et 245 familles ont bénéficié d’un relogement
dans des logements neufs sociaux locatifs. Le wali a sommé les
bureaux d’études de respecter la dimension architecturale des
logements dans le strict respect du plan d’occupation du sol
intercommunal, annonce la wilaya de Tipasa. Le wali a insisté sur le
respect des délais de livraison et sur la recherche architecturale
des façades extérieures qui doit s’adapter au milieu urbain de la
commune de Douaouda concernant trois chantiers de réalisation de 226
logements sociaux locatifs et 40 locaux à usage professionnel.
Cette visite de
travail et d’inspection a conduit ce wali sur plusieurs sites
accueillant divers projets, comme celui de la restructuration de la
cité Houari- Boumediène, un quartier périphérique complètement isolé
de la ville de Fouka. «Cette opération qui a nécessité une enveloppe
budgétaire de 20 millions de dinars a été entamée en février 2005 et
s’est déroulée en deux phases», ajoute la wilaya de Tipasa. Le wali
a également donné le coup d’envoi de la mise en service du premier
tronçon de la voie express reliant le pont Mazafran à la localité de
Khemisti, soit un linéaire de 7,5 km «afin d’éviter aux usagers qui
affluent vers la wilaya de Tipasa pendant le mois de ramadan, les
embouteillages au niveau des localités côtières», explique cette
wilaya.
M. Abi
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M.Merkouche
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