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Saha Ramdankoum
Le
Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce
mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les
Algériens.
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En
retard d’une question
Lorsque au
bout de deux mois de gestion chaotique du dossier dit de
l’absence du Président de la République, durant cette année,
les Algériens ont fini par complètement décrocher du sujet, il
est pour le moins incompréhensible de vouloir relancer un
débat clos de lui-même. Tant il est vrai que ce n’est pas
aujourd’hui qu’il fallait faire cette heureuse annonce, mais
lorsque les citoyens s’inquiétaient à juste titre de la santé
de leur chef de l’Etat. Entre-temps, Abdelaziz Bouteflika
s’est rendu jusqu’à la lointaine Cuba, sans que cela ne semble
lui poser le moindre problème, il y a même prononcé deux longs
discours, dont un au cours duquel il n’a pas manqué
d’égratigner le puissant voisin et néanmoins ennemi mortel de
Fidel Castro, qui lui, par contre, était bien malade. Il est
vrai qu’en apportant cette non-information, le ministre de la
Communication ne faisait que répondre aux questions des
journalistes, mais est-il vraiment obligé de répondre à
n’importe quelle question et prendre le risque d’en faire le
sujet principal des éditions du lendemain ?
Cheikh
Ezemli
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Filiale
de Sonatrach et d’Halliburton
Brown Root
& Condor dans l’œil du cyclone
Brown & Root
Condor est une compagnie pétrolière dont 51% des parts sont
détenues par Sonatrach et 49% par la compagnie américaine
Hulliburton, dont l'un des actionnaires et ex-P-dg n'est autre
que Dick Cheney, le vice-président des Etats-Unis.
Lire
hjghjghj
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Augmentation des salaires
dans le secteur privé
Le patronat
dément Sidi Saïd
Le comité de soutien du
Président au prix Nobel dénonce
Des escrocs font
la quête auprès des ministères
Protection sociale
Les nouveautés
de Tayeb Louh
Téléphonie mobile
Djezzy, un
opérateur citoyen
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Mouvement
citoyen
Un
mémorandum sur la révision de la Constitution
La
coordination interwilayas des aârouch réunie ce week-end
à Aït Abdelmoumène dans la région des Ouadhias a adopté
un document intitulé «Mémorandum pour une République
démocratique et sociale en Algérie».
Un
document où le mouvement citoyen se prononce sur la
révision de la Constitution dans la «prétention de
participer au débat politique et apporter la vision du
mouvement sur cette question délicate» écrivent les
rédacteurs du document.
Pour
les délégués du mouvement citoyen, la prochaine révision
de la Constitution «ne doit pas encore rater une autre
occasion pour l’instauration d’une véritable République
démocratique et sociale» et pour ce faire, les aârouch
estiment que la révision de la Constitution ne doit pas
passer outre les préoccupations nationales. Selon eux,
la révision de la loi fondamentale «doit prendre en
charge définitivement la question identitaire, notamment
la langue amazigh de manière à réconcilier le peuple
avec son histoire» et cela ne saura se faire sans la
reconnaissance du statut de langue officielle à cette
langue devenue nationale depuis 2002, souligne le
mouvement citoyen qui estime également nécessaire de
consacrer l’algérianité comme personnalité du peuple
algérien tout en n’omettant pas de faire référence à son
appartenance nord-africaine, ce qui aura comme
conséquence, expliquent les aârouch, la dilution de
l’identité algérienne dans le moule arabo-islamique.
L’autre point que la prochaine révision aura à ne pas
négliger, est celui des droits de la séparation entre la
politique et le religieux. A ce propos, les délégués
pensent que «la Constitution se doit de séparer
nettement la religion qui relève du domaine privé,
c’est-à-dire de la foi, de la politique, qui, elle,
appartient au domaine public». Allant plus loin, ils
suggèrent de «corriger» ce qu’ils appellent une
contradiction entre «la liberté de conscience et
garantie» et «l’islam est la religion de l’Etat». A
propos de l’exercice de la démocratie les aârouch
ajoutent que l’alternance au pouvoir doit être
obligatoirement «assurée et de manière démocratique, en
écartant toutes dispositions à même de l’accès à la
magistrature suprême du pays». En ce qui concerne le
combat du mouvement citoyen pour l’aboutissement de la
plateforme d’El Kseur devenue après son explication
notamment par le document de mise en œuvre, un projet de
société, certaines des revendications qu’elle comporte
ne peuvent être satisfaites s’il n’y aura pas révision
de la loi fondamentale, et les aârouch soulignent que
«les points 8, 9, 11 et 13 de leur document référentiel
impliquent pour leur réalisation une somme de
redressements politiques la plupart à caractère
constitutionnel».
A ce
titre, il est proposé entre autre, dans le document des
aârouch, pour garantir la séparation effective des
pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), de porter
à un quart au lieu d’un tiers le nombre des membres du
Conseil de la nation qui sont désignés par le président
de la République , la révision de la composition
actuelle du Conseil supérieur de la magistrature. Pour
l’institution d’un contrôle «réel, efficient et
permanent par des instruments indépendants», il est
proposé la révision des modalités de désignation des
composantes de la Cour des comptes, de la cour de l’Etat
du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, du
Conseil supérieur de la magistrature suprême, de la Cour
suprême et de la Haute cour d’Etat. Pour les aârouch,
ces organes «ne doivent pas dans être dans la composante
majoritaire, désignée directement ou indirectement par
l’Exécutif comme c’est le cas actuellement». Par
ailleurs, le mouvement citoyen juge utile d’introduire
des amendements aux articles 2, 3, 36, 42, 55,56,73 et
138 de la Constitution. En sus de cela, ils demandent la
levée de l’état d’urgence ou «sa prorogation de façon
légale» et la mise en place d’une large décentralisation
pour une démocratie participative» et proposent
«l’introduction d’une autre entité, à savoir une autre
collectivité élue et homogène qui sera intermédiaire
entre les collectivités locales et le pouvoir central».
Le mouvement citoyen qualifie son mémorandum de
«proclamation de la base politique minimum nécessaire à
la promotion des droits fondamentaux et inaliénables du
citoyen».
Zahra H.
Blocage
du dialogue gouvernement-aârouch
Pour une intervention urgente du Président Président
Face à
la lenteur dans l’application des revendications
contenues dans la plate-forme d’El Kseur, le mouvement
citoyen des aârouch demande «l’intervention urgente du
président de la République afin que l’Etat algérien
honore ses engagements». En effet, dans une déclaration
rendue publique hier, la coordination interwilayas
constata à la lumière d’un bilan du processus de mise en
œuvre de la plate-forme d’El Keur qu’»il est évident que
beaucoup de chemin reste à faire pour la concrétisation
des revendications acceptées et consignées dans le
protocole d’accord du 15 janvier 2005». Aussi, face à ce
constat du dialogue gouvernement/aârouch, la
coordination interwilayas du mouvement citoyen qui cite
dans sa déclaration quelques-unes des revendications qui
n’ont pas connu d’application, tels l’officialisation de
tamazight, le jugement des auteurs des assassinats,
l’allocation chômage, la mise en place d’une large
décentralisation…, dénonce ce qu’elle qualifie de
«situation inadmissible, de lenteur et de blocage (qui)
complique davantage la politique de développement,
promise par l’Etat». Une situation qui a incité les
aârouch à interpeller le premier magistrat du pays à
propos des «manifestes blocages relatifs à la mise en
application des engagements pris au nom de l’Etat durant
le processus du dialogue () et à tirer la sonnette
d’alarme et demander l’intervention urgente du président
de la République afin que l’Etat algérien honore ses
engagements pour l’intérêt supérieur de la nation».
Zahra H.
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EDITORIAL
Par Abderrahmane Mahmoudi |
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Sale temps
pour les Ricains
Hormis Nicolas Sarkozy, le
ministre de l’Intérieur français, qui continue à croire au rêve américain, pour
le reste du monde c’est plutôt une grande déception, pour ne pas dire une grande
méfiance qu’inspire l’actuelle hyper-puissance mondiale. Violemment pris à
partie par Hugo Chavez et par Ahmedinedjad, du haut de la tribune des Nations
unies à New York même, le Président George Bush est en train de polariser sur sa
personne tous les mécontentements du monde. Pour un homme qui se croit investi
de la grâce divine, le choc est rude parce qu’il ne touche pas seulement par
ricochet au prestige de l’Amérique toute entière, mais parce qu’il remet en
cause tout un système de pensée et d’action qui se pense immuable.
L’ultralibéralisme triomphant et la mondialisation conquérante auront bien vite
marqué leurs limites face aux monstrueux désastres irakien, afghan et libanais.
Plus personne ne croit aux sornettes néo-conservatrices d’une administration qui
se propose de propager la démocratie par le fer, le feu, le mensonge et la
torture. Mis à part Nicolas Sarkozy, aucun homme politique au monde ne songe à
s’enorgueillir de l’amitié ni même de la proximité politique et idéologique avec
le dirigeant d’un pays dont les habitants lui témoignent de moins en moins leur
confiance. Jusqu’au parti au pouvoir en Egypte, dont les dernières assises ont
été l’occasion pour les militants de Hosni Moubarak de déclencher un véritable
feu nourri contre la politique outrancièrement pro-israélienne de Washington.
Nous aurons également enregistré le non-déplacement de notre propre chef de
l’Etat à New York, alors qu’il se faisait un point d’honneur à ne jamais rater
le rendez-vous annuel de septembre d’une organisation à qui il voue le plus
grand respect. Pour bien indiquer que ce ne sont pas des ennuis de santé qui
l’auraient convaincu de ne pas faire le voyage, il se sera rendu une semaine
auparavant, à deux miles des côtes américaines, pour y dénoncer lui aussi, à
partir de La Havane, «l’unilatéralisme américain» et «l’agression contre le
Liban». Pendant que de l’autre côté se renforce l’axe Paris-Berlin-Moscou, soudé
autour d’un ambitieux programme énergétique russe.
Et c’est dans ce contexte bien
particulier où l’Amérique n’en mène pas large, que les services de
renseignements français entrent dans la danse pour annoncer la mort du sunnite
Oussama Ben Laden, pendant que brille au firmament de l’islamisme, l’étoile du
chiite Nasrallah. Un nouveau partage des cartes serait donc en cours, qui
commence d’abord par priver George Bush de son jouet islamiste préféré et lui
enlever le prétexte de la lutte mondiale contre le terrorisme qui justifiait
jusque-là les pires aventures criminelles sur la scène internationale et les
incursions les plus brutales dans des régions du monde où il n’a rien à faire.
A. M.
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