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LA UNE Brown & Root Condor est une compagnie pétrolière dont 51% des parts sont détenues par Sonatrach et 49% par la compagnie américaine Hulliburton, dont l'un des actionnaires et ex-P-dg n'est autre que Dick Cheney, le vice-président des Etats-Unis.

25/09/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

En retard d’une question

Lorsque au bout de deux mois de gestion chaotique du dossier dit de l’absence du Président de la République, durant cette année, les Algériens ont fini par complètement décrocher du sujet, il est pour le moins incompréhensible de vouloir relancer un débat clos de lui-même. Tant il est vrai que ce n’est pas aujourd’hui qu’il fallait faire cette heureuse annonce, mais lorsque les citoyens s’inquiétaient à juste titre de la santé de leur chef de l’Etat. Entre-temps, Abdelaziz Bouteflika s’est rendu jusqu’à la lointaine Cuba, sans que cela ne semble lui poser le moindre problème, il y a même prononcé deux longs discours, dont un au cours duquel il n’a pas manqué d’égratigner le puissant voisin et néanmoins ennemi mortel de Fidel Castro, qui lui, par contre, était bien malade. Il est vrai qu’en apportant cette non-information, le ministre de la Communication ne faisait que répondre aux questions des journalistes, mais est-il vraiment obligé de répondre à n’importe quelle question et prendre le risque d’en faire le sujet principal des éditions du lendemain ?

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filiale de Sonatrach et d’Halliburton

Brown Root & Condor dans l’œil du cyclone

Brown & Root Condor est une compagnie pétrolière dont 51% des parts sont détenues par Sonatrach et 49% par la compagnie américaine Hulliburton, dont l'un des actionnaires et ex-P-dg n'est autre que Dick Cheney, le vice-président des Etats-Unis.

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 Les Titres

 

Augmentation des salaires dans le secteur privé

Le patronat dément Sidi Saïd

 

Le comité de soutien du Président au prix Nobel dénonce

Des escrocs font la quête auprès des ministères

 

Protection sociale

Les nouveautés de Tayeb Louh

 

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Djezzy, un opérateur citoyen

 

 Le Trait d'Abi  

 

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 Mouvement citoyen

Un mémorandum sur la révision de la Constitution

La coordination interwilayas des aârouch réunie ce week-end à Aït Abdelmoumène dans la région des Ouadhias a adopté un document intitulé «Mémorandum pour une République démocratique et sociale en Algérie».

Un document où le mouvement citoyen se prononce sur la révision de la Constitution dans la «prétention de participer au débat politique et apporter la vision du mouvement sur cette question délicate» écrivent les rédacteurs du document.

Pour les délégués du mouvement citoyen, la prochaine révision de la Constitution «ne doit pas encore rater une autre occasion pour l’instauration d’une véritable République démocratique et sociale» et pour ce faire, les aârouch estiment que la révision de la Constitution ne doit pas passer outre les préoccupations nationales. Selon eux, la révision de la loi fondamentale «doit prendre en charge définitivement la question identitaire, notamment la langue amazigh de manière à réconcilier le peuple avec son histoire» et cela ne saura se faire sans la reconnaissance du statut de langue officielle à cette langue devenue nationale depuis 2002, souligne le mouvement citoyen qui estime également nécessaire de consacrer l’algérianité  comme personnalité du peuple algérien tout en n’omettant pas de faire référence à son appartenance nord-africaine, ce qui aura comme conséquence, expliquent les aârouch, la dilution de l’identité algérienne dans le moule arabo-islamique.

L’autre point que la prochaine révision aura à ne pas négliger, est celui des droits de la séparation entre la politique et le religieux. A ce propos, les délégués pensent que «la Constitution se doit de séparer nettement la religion qui relève du domaine privé, c’est-à-dire de la foi, de la politique, qui, elle, appartient au domaine public». Allant plus loin, ils suggèrent de «corriger» ce qu’ils appellent une contradiction entre «la liberté de conscience et garantie» et «l’islam est la religion de l’Etat». A propos de l’exercice de la démocratie les aârouch ajoutent que l’alternance au pouvoir doit être obligatoirement «assurée et de manière démocratique, en écartant toutes dispositions à même de l’accès à la magistrature suprême du pays». En ce qui concerne le combat du mouvement citoyen pour l’aboutissement de la plateforme d’El Kseur devenue après son explication notamment par le document de mise en œuvre, un projet de société, certaines des revendications qu’elle comporte ne peuvent être satisfaites s’il n’y aura pas révision de la loi fondamentale, et les aârouch soulignent que «les points 8, 9, 11 et 13 de leur document référentiel impliquent pour leur réalisation une somme de redressements politiques la plupart à caractère constitutionnel».

A ce titre, il est proposé entre autre, dans le document des aârouch, pour garantir la séparation effective des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), de porter à un quart au lieu d’un tiers le nombre des membres du Conseil de la nation qui sont désignés par le président de la République , la révision de la composition actuelle du Conseil supérieur de la magistrature. Pour l’institution d’un contrôle «réel, efficient et permanent par des instruments indépendants», il est proposé la révision des modalités de désignation des composantes de la Cour des comptes, de la cour de l’Etat du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, du Conseil supérieur de la magistrature suprême, de la Cour suprême et de la Haute cour d’Etat. Pour les aârouch, ces organes «ne doivent pas dans être dans la composante majoritaire, désignée directement ou indirectement par l’Exécutif comme c’est le cas actuellement». Par ailleurs, le mouvement citoyen juge utile d’introduire des amendements aux articles 2, 3, 36, 42, 55,56,73 et 138 de la Constitution. En sus de cela, ils demandent la levée de l’état d’urgence ou «sa prorogation de façon légale» et la mise en place d’une large décentralisation pour une démocratie participative» et proposent «l’introduction d’une autre entité, à savoir une autre collectivité élue et homogène qui sera intermédiaire entre les collectivités locales et le pouvoir central». Le mouvement citoyen qualifie son mémorandum de «proclamation de la base politique minimum nécessaire à la promotion des droits fondamentaux et inaliénables du citoyen».            

Zahra H.

 

    

 Blocage du dialogue gouvernement-aârouch

Pour une intervention urgente du Président Président

Face à la lenteur dans l’application des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur, le mouvement citoyen des aârouch demande «l’intervention urgente du président de la République afin que l’Etat algérien honore ses engagements». En effet, dans une déclaration rendue publique hier, la coordination interwilayas constata à la lumière d’un bilan du processus de mise en œuvre de la plate-forme d’El Keur qu’»il est évident que beaucoup de chemin reste à faire pour la concrétisation des revendications acceptées et consignées dans le protocole d’accord du 15 janvier 2005». Aussi, face à ce constat du dialogue gouvernement/aârouch, la coordination interwilayas du mouvement citoyen qui cite dans sa déclaration quelques-unes des revendications qui n’ont pas connu d’application, tels l’officialisation de tamazight, le jugement des auteurs des assassinats, l’allocation chômage, la mise en place d’une large décentralisation…, dénonce ce qu’elle qualifie de «situation inadmissible, de lenteur et de blocage (qui) complique davantage la politique de développement, promise par l’Etat». Une situation qui a incité les aârouch à interpeller le premier magistrat du pays à propos des «manifestes blocages relatifs à la mise en application des engagements pris au nom de l’Etat durant le processus du dialogue () et à tirer la sonnette d’alarme et demander l’intervention urgente du président de la République afin que l’Etat algérien honore ses engagements pour l’intérêt supérieur de la nation».

Zahra H.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Sale temps pour les Ricains

Hormis Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur français, qui continue à croire au rêve américain, pour le reste du monde c’est plutôt une grande déception, pour ne pas dire une grande méfiance qu’inspire l’actuelle hyper-puissance mondiale. Violemment pris à partie par Hugo Chavez et par Ahmedinedjad, du haut de la tribune des Nations unies à New York même, le Président George Bush est en train de polariser sur sa personne tous les mécontentements du monde. Pour un homme qui se croit investi de la grâce divine, le choc est rude parce qu’il ne touche pas seulement par ricochet au prestige de l’Amérique toute entière, mais parce qu’il remet en cause tout un système de pensée et d’action qui se pense immuable. L’ultralibéralisme triomphant et la mondialisation conquérante auront bien vite marqué leurs limites face aux monstrueux désastres irakien, afghan et libanais. Plus personne ne croit aux sornettes néo-conservatrices d’une administration qui se propose de propager la démocratie par le fer, le feu, le mensonge et la torture. Mis à part Nicolas Sarkozy, aucun homme politique au monde ne songe à s’enorgueillir de l’amitié ni même de la proximité politique et idéologique avec le dirigeant d’un pays dont les habitants lui témoignent de moins en moins leur confiance. Jusqu’au parti au pouvoir en Egypte, dont les dernières assises ont été l’occasion pour les militants de Hosni Moubarak de déclencher un véritable feu nourri contre la politique outrancièrement pro-israélienne de Washington. Nous aurons également enregistré le non-déplacement de notre propre chef de l’Etat à New York, alors qu’il se faisait un point d’honneur à ne jamais rater le rendez-vous annuel de septembre d’une organisation à qui il voue le plus grand respect. Pour bien indiquer que ce ne sont pas des ennuis de santé qui l’auraient convaincu de ne pas faire le voyage, il se sera rendu une semaine auparavant, à deux miles des côtes américaines, pour y dénoncer lui aussi, à partir de La Havane, «l’unilatéralisme américain» et «l’agression contre le Liban». Pendant que de l’autre côté se renforce l’axe Paris-Berlin-Moscou, soudé autour d’un ambitieux programme énergétique russe.

Et c’est dans ce contexte bien particulier où l’Amérique n’en mène pas large, que les services de renseignements français entrent dans la danse pour annoncer la mort du sunnite Oussama Ben Laden, pendant que brille au firmament de l’islamisme, l’étoile du chiite Nasrallah. Un nouveau partage des cartes serait donc en cours, qui commence d’abord par priver George Bush de son jouet islamiste préféré et lui enlever le prétexte de la lutte mondiale contre le terrorisme qui justifiait jusque-là les pires aventures criminelles sur la scène internationale et les incursions les plus brutales dans des régions du monde où il n’a rien à faire.

 

 A. M.

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