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Les pistolets neutralisateurs testés sur le terrain

Sale temps pour les délinquants

Accident de la circulation

Un vieillard gravement blessé à Ben Aknoun

Commune de Belouizdad

Quatre projets en perspective

 

 25/11/06

 

Les pistolets neutralisateurs testés sur le terrain

Sale temps pour les délinquants

Une première dans l’histoire de la police algérienne, celle-ci se dote de pistolets neutralisateurs (TASER X26) qui permettent d’interpeller les voleurs et les délinquants sans un risque aucun et pour eux, et pour les policiers.

Dorénavant, ceux qui sèment l’insécurité et la terreur dans les cœurs des citoyens devraient faire mille et un calculs avant de passer à l’acte. Une première dans l’histoire de la police algérienne, celle-ci se dote de pistolets neutralisateurs (TASER X26) qui permettent d’interpeller les voleurs et les délinquants sans un risque aucun et pour eux, et pour les policiers. «C’est une arme qui ne tue pas, qui ne blesse pas et qui n’a pas d’effets secondaires sur la santé de la personne ciblée même sur la femme enceinte. Elle permet à la police de neutraliser les individus violents et les voleurs en fuite sans subir leurs violentes réactions», a indiqué le commissaire principal de la division centre de la police judiciaire de la capitale. «C’est un produit américain qu’on a acquis il y a peu de temps.  Il permet de neutraliser les délinquants et les voleurs en fuite tout en économisant le temps, la force ainsi que le risque à nos agents» a-t-il expliqué tout en ajoutant qu’avec cette nouvelle arme «nous éviterons d’utiliser les armes à feu quand les agresseurs brandissent des armes blanches contre nos agents». En fait, c’est un pistolet électronique, qui neutralise en immobilisant l’être humain. Il est assisté d’une visée laser projetant dans un rayon d’environ 6,50 m avec deux dards reliés à des fils qui délivrent une décharge électrique. Ainsi, les policiers auront la possibilité de mettre hors d’état de nuire les délinquants avec efficacité et sans risquer absolument rien. «Révolue l’ère où nous courrions derrière les voleurs. Ceux-ci qui, à un passé très récent, profitent à merveille de l’avantage des petites ruelles qui leur permettent de se faufiler rapidement et se réfugier, des fois même, dans leur propre maison, auront la tâche très dure maintenant. Ils savaient bien qu’on n’a pas le droit de leur tirer dessus avec nos armes à feu, c’est pour cela qu’ils commettent leurs sales actes et des fois en présence même des policiers. Mais dorénavant, avec cette nouvelle arme, on  tirera» dira un officier de police.

Premiers tests

La place Audin, jeudi 23 novembre, temps beau, journée ensoleillée. Les Algérois donnent l’impression de penser et de se concentrer encore plus sur le comment profiter le mieux possible de cette journée de week-end. Nonchalamment et paisiblement, la journée suit son train habituel. Rien ne laisse à douter, à vrai dire, de quoi que ce soit, mais le regard d’un policier et celui d’un simple citoyen sont tout à fait différents. «Cette place grouille de voleurs de portables. Il est vrai qu’elle est le lieu le plus sécurisé de la capitale, mais c’est dans cet endroit justement que se produit le plus possible de cas de vols et d’agressions», a expliqué un officier de police qui était en notre compagnie. «Les voleurs profitent justement du manque d’attention des citoyens qui se croient en sécurité pour les délaisser de leurs appareils portables, et des fois même de leurs bijoux» a-t-il poursuivi. Sachant bien que les délinquants vont profiter du monde fou qui affluera sur la place Audin, en cette fin de semaine, pour exécuter leurs sales boulots, les policiers de la division centre ont occupé, en la circonstance, les lieux tôt le matin. Tout en faisant une tournée pédestre, notre accompagnateur nous les montre, qui en civil, qui en uniforme. Tout est calculé minutieusement. «Il ne faut rien laisser au hasard, les actes de vols se font rapidement que les passants, des fois, ne se rendent même pas compte qu’il s’agit d’un acte de vol quand la victime se met à crier» a-t-il précisé en connaissance de cause. Onze heures sonnèrent déjà, rien ne prédit une quelconque anomalie ou dépassement. On signale au commissaire une situation de RAS qui règne jusque-là sur la place Audin et ses environs; celui-ci, d’un sourire méfiant mais rassurant, croit dur comme fer que des dizaines de voleurs guettent en ce moment leurs cibles. «On est comme les pêcheurs, il faut toujours faire preuve de patience, le sang froid pour un policier est plus impor-tant que son arme. C’est une question de temps, il ne se passe pas une journée sans enregistrer des actes de vol dans cette zone» fait-il savoir. Notre sympathique accompagnateur, question de ne pas nous laisser tomber dans le stress et l’ennui nous retrace les longues années qu’il a passées dans la lutte contre le terrorisme. «C’est très dur mais c’est une question d’amour; j’aime ce métier» ne cesse-t-il de répéter. Les années du terrorisme qu’a vécues le pays ont beaucoup forgé ce corps de sécurité «l’expérience algérienne est réclamée et reconnue de par le monde», soulignera-t-il avec fierté.

Le piège se ferme !

A 11 heures 23 minutes tout est dans l’ordre. Brusquement, de par la cohue de citadins qui rôdaient autour de la place Audin, des cris de femme fusent d’où on ne sait où. Un brouhaha s’élève, un bonhomme dont l’âge varie entre 25  et 30 ans court en se frayant de force un passage parmi les passants. Robuste et vigoureux qu’on n’aurait jamais pu l’appréhender facilement. Du moins, sans un pistolet neutralisateur. Celui-ci ne savait guère ce qu’on lui réserve. Se trouver à l’endroit qu’il faut au moment qu’il faut n’est pas donné à n’importe qui, seulement et au grand dam du voleur, l’agent de police, et sans se déranger outre mesure, l’attendait déjà au détour d’une ruelle. Il tire une volée de… volts. Le voleur paralysé, ne pouvant plus bouger tombe dans les filets des forces de l’ordre. En nous faisant un clin d’œil complice, le commissaire de police nous explique qu’il s’agit du premier voleur algérien à être arrêté par cette arme.

Les centaines de passagers qui assistaient à cette opération sont restés bouche bée. La quasi-totalité n’a vu l’arme que dans quelques films. «Les voleurs de nos temps s’inspirent des scènes héroïques de Hollywood, donc ils auront des moyens de répression de Hollywood», commente un agent de sécurité se trouvant sur les lieux. Au bout de quelques secondes, la voiture d’évacuation de la police arrive et le voleur se fait conduire à la brigade de police.

Nous quittons les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de la division centre qui achèvent cette mission bien accomplie. Eux, par contre, nous expliquent que leur travail est loin d’être fini. Beaucoup reste à faire et la mobilisation de tous est encore de mise

Aomar Fekrache

 

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Accident de la circulation

Un vieillard gravement blessé à Ben Aknoun

Un grave accident de la circulation s’est produit, hier matin, à Ben Aknoun, près du lycée El Mokrani. Cet accident aurait fait plusieurs victimes s’il s’était produit en journée ouvrable. Heureusement qu’il est survenu le vendredi, jour de repos, dans cette commune qui, d’habitude, grouille de monde. Un jeune adolescent, conduisant à grande vitesse une voiture de marque Mégane, a percuté de plein fouet un vieillard. Perdant le contrôle de sa voiture, le conducteur a foncé droit sur la victime qui n’a pas eu ni le réflexe ni le temps nécessaire pour éviter la voiture. Le choc étant foudroyant, la victime s’est affaissée sur le sol. Elle s’en est sortie avec des blessures au niveau du visage, de la tête, et probablement aux côtes puisqu’elle ne pouvait pas se mouvoir. Les éléments de la Protection civile sont, enfin, arrivés et ont transporté la victime à l’hôpital. Il est à souligner que cet accident est le deuxième du genre après celui dont était victime une étudiante qui a été amputée d’une jambe.

Djamel Oukali

 

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Commune de Belouizdad

Quatre projets en perspective

La commune de Belouizdad s’apprête à lancer quatre projets à caractère socioculturel, nous a déclaré un responsable de cette circonscription administrative. En effet, quatre projets figurent sur l’agenda des responsables de la mairie de Belouizdad. Parmi lesdits projets, figure la réhabilitation de deux salles de cinéma, Ritz et le centre des arts-salle de cinéma Stella. Cette initiative, d’après ces responsables, aura pour objectif de rehausser l’activité culturelle dans cette commune.  La première salle de cinéma, sérieusement endommagée par le séisme de 2003, est actuellement en pleine démolition, pour sa reconstruction par le maître d’œuvre BET  Selmaoui en une salle d’une capacité de  250 places. Cette infrastructure sera aménagée pour pouvoir abriter des activités  théâtrales. Par ailleurs, les autorités compétentes attendent la fin des travaux de démolition pour procéder au lancement d’un appel d’offres d’une durée d’un mois. Le chef du cabinet de la commune de Belouizdad a souligné également que le coût de ce projet est estimé à 78 millions de dinars. Quant au deuxième projet, celui de la réalisation d’un complexe des arts, composé d’une salle de cinéma de 450 places et d’un centre des arts, il sera bâti  à la place de l’ancienne salle de cinéma Stella située à Ruisseau.  Cette dernière, faut-il le souligner, se trouve dans le même état de dégradation que la précédente, dû à sa vétusté et aux sinistres naturels. D’autre part, ces travaux tiendront compte de la conception architecturale de

l’ex-cinéma Stella. Ce projet sera entrepris sur un terrain relativement plat  de 650 m2 (32 mètres sur 17).

Par ailleurs, les services publics de cette commune envisagent l’extension et la couverture du complexe omnisports Aït Saâda situé à la sortie-est du chef-lieu de la commune. Cet ouvrage, d’après ce qui est énoncé dans le cahier des charges,  sera doté d’ une tribune, d’un bloc sanitaire, d’une salle de réunion, d’un bureau de direction ainsi que deux autres bureaux.  Un centre commercial portant le nom de Mohamed Bouguerfa figure  parmi les projets à réaliser dans cette agglomération, avec comme maître d’œuvre BET Barka Mustapha. Cette nouvelle bâtisse qui devra suppléer l’ancien marché communément appelé «marché tnache», situé en plein centre de ce quartier populaire, aura pour objectif principal de phagocyter tous les marchés informels de ce secteur. Ce dernier projet, nous a-t-on indiqué, coûtera environ 120 millions de dinars.

Salah Harirèche

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