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Les pistolets neutralisateurs testés sur le terrain
Sale temps pour
les délinquants
Une première dans
l’histoire de la police algérienne, celle-ci se dote de pistolets
neutralisateurs (TASER X26) qui permettent d’interpeller les voleurs
et les délinquants sans un risque aucun et pour eux, et pour les
policiers.
Dorénavant, ceux
qui sèment l’insécurité et la terreur dans les cœurs des citoyens
devraient faire mille et un calculs avant de passer à l’acte. Une
première dans l’histoire de la police algérienne, celle-ci se dote
de pistolets neutralisateurs (TASER X26) qui permettent
d’interpeller les voleurs et les délinquants sans un risque aucun et
pour eux, et pour les policiers. «C’est une arme qui ne tue pas, qui
ne blesse pas et qui n’a pas d’effets secondaires sur la santé de la
personne ciblée même sur la femme enceinte. Elle permet à la police
de neutraliser les individus violents et les voleurs en fuite sans
subir leurs violentes réactions», a indiqué le commissaire principal
de la division centre de la police judiciaire de la capitale. «C’est
un produit américain qu’on a acquis il y a peu de temps. Il permet
de neutraliser les délinquants et les voleurs en fuite tout en
économisant le temps, la force ainsi que le risque à nos agents»
a-t-il expliqué tout en ajoutant qu’avec cette nouvelle arme «nous
éviterons d’utiliser les armes à feu quand les agresseurs
brandissent des armes blanches contre nos agents». En fait, c’est un
pistolet électronique, qui neutralise en immobilisant l’être humain.
Il est assisté d’une visée laser projetant dans un rayon d’environ
6,50 m avec deux dards reliés à des fils qui délivrent une décharge
électrique. Ainsi, les policiers auront la possibilité de mettre
hors d’état de nuire les délinquants avec efficacité et sans risquer
absolument rien. «Révolue l’ère où nous courrions derrière les
voleurs. Ceux-ci qui, à un passé très récent, profitent à merveille
de l’avantage des petites ruelles qui leur permettent de se faufiler
rapidement et se réfugier, des fois même, dans leur propre maison,
auront la tâche très dure maintenant. Ils savaient bien qu’on n’a
pas le droit de leur tirer dessus avec nos armes à feu, c’est pour
cela qu’ils commettent leurs sales actes et des fois en présence
même des policiers. Mais dorénavant, avec cette nouvelle arme, on
tirera» dira un officier de police.
Premiers tests
La place Audin,
jeudi 23 novembre, temps beau, journée ensoleillée. Les Algérois
donnent l’impression de penser et de se concentrer encore plus sur
le comment profiter le mieux possible de cette journée de week-end.
Nonchalamment et paisiblement, la journée suit son train habituel.
Rien ne laisse à douter, à vrai dire, de quoi que ce soit, mais le
regard d’un policier et celui d’un simple citoyen sont tout à fait
différents. «Cette place grouille de voleurs de portables. Il est
vrai qu’elle est le lieu le plus sécurisé de la capitale, mais c’est
dans cet endroit justement que se produit le plus possible de cas de
vols et d’agressions», a expliqué un officier de police qui était en
notre compagnie. «Les voleurs profitent justement du manque
d’attention des citoyens qui se croient en sécurité pour les
délaisser de leurs appareils portables, et des fois même de leurs
bijoux» a-t-il poursuivi. Sachant bien que les délinquants vont
profiter du monde fou qui affluera sur la place Audin, en cette fin
de semaine, pour exécuter leurs sales boulots, les policiers de la
division centre ont occupé, en la circonstance, les lieux tôt le
matin. Tout en faisant une tournée pédestre, notre accompagnateur
nous les montre, qui en civil, qui en uniforme. Tout est calculé
minutieusement. «Il ne faut rien laisser au hasard, les actes de
vols se font rapidement que les passants, des fois, ne se rendent
même pas compte qu’il s’agit d’un acte de vol quand la victime se
met à crier» a-t-il précisé en connaissance de cause. Onze heures
sonnèrent déjà, rien ne prédit une quelconque anomalie ou
dépassement. On signale au commissaire une situation de RAS qui
règne jusque-là sur la place Audin et ses environs; celui-ci, d’un
sourire méfiant mais rassurant, croit dur comme fer que des dizaines
de voleurs guettent en ce moment leurs cibles. «On est comme les
pêcheurs, il faut toujours faire preuve de patience, le sang froid
pour un policier est plus impor-tant que son arme. C’est une
question de temps, il ne se passe pas une journée sans enregistrer
des actes de vol dans cette zone» fait-il savoir. Notre sympathique
accompagnateur, question de ne pas nous laisser tomber dans le
stress et l’ennui nous retrace les longues années qu’il a passées
dans la lutte contre le terrorisme. «C’est très dur mais c’est une
question d’amour; j’aime ce métier» ne cesse-t-il de répéter. Les
années du terrorisme qu’a vécues le pays ont beaucoup forgé ce corps
de sécurité «l’expérience algérienne est réclamée et reconnue de par
le monde», soulignera-t-il avec fierté.
Le piège se
ferme !
A 11 heures 23
minutes tout est dans l’ordre. Brusquement, de par la cohue de
citadins qui rôdaient autour de la place Audin, des cris de femme
fusent d’où on ne sait où. Un brouhaha s’élève, un bonhomme dont
l’âge varie entre 25 et 30 ans court en se frayant de force un
passage parmi les passants. Robuste et vigoureux qu’on n’aurait
jamais pu l’appréhender facilement. Du moins, sans un pistolet
neutralisateur. Celui-ci ne savait guère ce qu’on lui réserve. Se
trouver à l’endroit qu’il faut au moment qu’il faut n’est pas donné
à n’importe qui, seulement et au grand dam du voleur, l’agent de
police, et sans se déranger outre mesure, l’attendait déjà au détour
d’une ruelle. Il tire une volée de… volts. Le voleur paralysé, ne
pouvant plus bouger tombe dans les filets des forces de l’ordre. En
nous faisant un clin d’œil complice, le commissaire de police nous
explique qu’il s’agit du premier voleur algérien à être arrêté par
cette arme.
Les centaines de
passagers qui assistaient à cette opération sont restés bouche bée.
La quasi-totalité n’a vu l’arme que dans quelques films. «Les
voleurs de nos temps s’inspirent des scènes héroïques de Hollywood,
donc ils auront des moyens de répression de Hollywood», commente un
agent de sécurité se trouvant sur les lieux. Au bout de quelques
secondes, la voiture d’évacuation de la police arrive et le voleur
se fait conduire à la brigade de police.
Nous quittons les
éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de la division
centre qui achèvent cette mission bien accomplie. Eux, par contre,
nous expliquent que leur travail est loin d’être fini. Beaucoup
reste à faire et la mobilisation de tous est encore de mise
Aomar Fekrache
Haut
Accident de la circulation
Un vieillard
gravement blessé à Ben Aknoun
Un grave accident
de la circulation s’est produit, hier matin, à Ben Aknoun, près du
lycée El Mokrani. Cet accident aurait fait plusieurs victimes s’il
s’était produit en journée ouvrable. Heureusement qu’il est survenu
le vendredi, jour de repos, dans cette commune qui, d’habitude,
grouille de monde. Un jeune adolescent, conduisant à grande vitesse
une voiture de marque Mégane, a percuté de plein fouet un vieillard.
Perdant le contrôle de sa voiture, le conducteur a foncé droit sur
la victime qui n’a pas eu ni le réflexe ni le temps nécessaire pour
éviter la voiture. Le choc étant foudroyant, la victime s’est
affaissée sur le sol. Elle s’en est sortie avec des blessures au
niveau du visage, de la tête, et probablement aux côtes puisqu’elle
ne pouvait pas se mouvoir. Les éléments de la Protection civile
sont, enfin, arrivés et ont transporté la victime à l’hôpital. Il
est à souligner que cet accident est le deuxième du genre après
celui dont était victime une étudiante qui a été amputée d’une
jambe.
Djamel Oukali
Haut
Commune de Belouizdad
Quatre projets
en perspective
La commune de
Belouizdad s’apprête à lancer quatre projets à caractère
socioculturel, nous a déclaré un responsable de cette
circonscription administrative. En effet, quatre projets figurent
sur l’agenda des responsables de la mairie de Belouizdad. Parmi
lesdits projets, figure la réhabilitation de deux salles de cinéma,
Ritz et le centre des arts-salle de cinéma Stella. Cette initiative,
d’après ces responsables, aura pour objectif de rehausser l’activité
culturelle dans cette commune. La première salle de cinéma,
sérieusement endommagée par le séisme de 2003, est actuellement en
pleine démolition, pour sa reconstruction par le maître d’œuvre BET
Selmaoui en une salle d’une capacité de 250 places. Cette
infrastructure sera aménagée pour pouvoir abriter des activités
théâtrales. Par ailleurs, les autorités compétentes attendent la fin
des travaux de démolition pour procéder au lancement d’un appel
d’offres d’une durée d’un mois. Le chef du cabinet de la commune de
Belouizdad a souligné également que le coût de ce projet est estimé
à 78 millions de dinars. Quant au deuxième projet, celui de la
réalisation d’un complexe des arts, composé d’une salle de cinéma de
450 places et d’un centre des arts, il sera bâti à la place de
l’ancienne salle de cinéma Stella située à Ruisseau. Cette
dernière, faut-il le souligner, se trouve dans le même état de
dégradation que la précédente, dû à sa vétusté et aux sinistres
naturels. D’autre part, ces travaux tiendront compte de la
conception architecturale de
l’ex-cinéma
Stella. Ce projet sera entrepris sur un terrain relativement plat
de 650 m2 (32 mètres sur 17).
Par ailleurs, les
services publics de cette commune envisagent l’extension et la
couverture du complexe omnisports Aït Saâda situé à la sortie-est du
chef-lieu de la commune. Cet ouvrage, d’après ce qui est énoncé dans
le cahier des charges, sera doté d’ une tribune, d’un bloc
sanitaire, d’une salle de réunion, d’un bureau de direction ainsi
que deux autres bureaux. Un centre commercial portant le nom de
Mohamed Bouguerfa figure parmi les projets à réaliser dans cette
agglomération, avec comme maître d’œuvre BET Barka Mustapha. Cette
nouvelle bâtisse qui devra suppléer l’ancien marché communément
appelé «marché tnache», situé en plein centre de ce quartier
populaire, aura pour objectif principal de phagocyter tous les
marchés informels de ce secteur. Ce dernier projet, nous a-t-on
indiqué, coûtera environ 120 millions de dinars.
Salah Harirèche
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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