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Sénatoriales

FLN-RND : le duel

Béjaïa

Les sénatoriales divisent le FLN

Boumerdès

Le RND renouvelle ses structures

Louiza Hanoune revient sur les privatisations

«Khelil et Temmar doivent partir»

Questions orales à l’APN

La pomme de terre, l’université et l’AADL au menu

Chiffres sur la déperdition scolaire

La FOREM répond au ministère

Un Français parmi les accusés

Ils détournent les 5 milliards de l’ONU

Tension sur le marché du gaz

L’Europe veut briser l’accord algéro-russe

Contrats gaziers avec l’Algérie

Le Portugal emboîte le pas à l’Italie

Ouverture du 1er Séminaire international sur la Tariqa tidjania

Sous le sceau de la pérennité

M. Ghlamallah insiste

«Nous ne voulons plus d’imams fanatiques»

Le président de l’Union nationale des zaouïas algériennes

«Le wahhabisme est derrière le terrorisme en Algérie»

 

 25/11/06

 

 Sénatoriales

FLN-RND : le duel

Le duel sénatorial à Alger s’annonce rude entre le FLN et le RND. Il sent même l’odeur de la revanche sur celui de 2003 où le sénateur Mohamed Khoudja a ravi la vedette à son ex-concurent Aïssa Khellaf qu’il a distancé de 16 voix seulement pour lui couper la route vers le Sénat et décrocher le prestigieux siège du palais de l’ex-rue de la Liberté.

Si en 2003, c’est-à-dire une année après les élections locales, tout le monde était anonyme, la bataille de 2006 s’annonce entre de grosses pointures que sont le RND et le FLN. Chaque parti investit le maximum pour tirer profit et récupérer le siège représentant la capitale à la haute chambre. Sont prévus des critères pour le «joker» qui sert d’atout gagnant pour cette compétition. Coup pour coup, le FLN est décidé à mettre le paquet pour devancer son rival partout où ils sont en confrontation, surtout que la majorité détenue par le RND est mise en jeu avec le départ de bon nombre de sénateurs ayant accompli le mandat de six ans. La détermination pour «mater» le siège d’Alger est capitale, voire hautement symbolique pour affirmer la suprématie souhaitée. Les deux secrétaires généraux s’occupent personnellement de superviser l’opération de bout en bout. Les collèges des deux formations font leurs sagas dans une forte agitation préélectorale. Le jeu de coulisses a atteint son paroxysme et chacun y met de sa propre stratégie électorale pour décrocher la palme.

Si au RND les primaires semblent être visiblement moins encombrantes et décisives avec 17 prétendants, au FLN ce n’est pas le cas, faut-il le souligner, si la direction ne tranche pas sur les critères d’éligibilité ou imposer un candidat consensuel parmi les 17 potentiels qui ont exprimé le vœu de briguer un mandat sénatorial. Pour cette course au Sénat, le RND mise, à en croire une source parlementaire, sur un tandem de choc en la personne de Tayeb Zitouni et Boukhitine Dahmane, respectivement P/APC d’Alger-centre et vice-président du P/APW chargé de l’environnement, qui viennent en favoris, suivis de Rouibah Saïd, membre à l’APC de Mohammadia et Nennouche Mohamed P/APC de Tassala El Merdja. Des figures perçues comme des candidats ayant toutes les chances de l’emporter, estime-t-on du côté du bureau national au RND. Or au FLN, au risque de rééditer les causes de l’échec de 2003, la galerie est plus importante qu’au RND. On laisse entendre qu’outre l’imprévisible Mahmoud Zaïm, actuel P/APW, l’affiche apparaît meublée également de noms imposants sur la place d’Alger. Des élus, tous animés par le désir de postuler à un mandat alléchant en haute chambre et la détermination de l’emporter. En tête d’affiche, on retrouve le plus médiatisé des P/APC, Mokhtar Bourouina, secondé par Khellaf Aïssa, membre d’APW et ex-candidat aux sénatoriales de 2003. On retrouve aussi les deux vice-présidents du P/APW Belayat Sassi, fils du sénateur sortant Abderrahman et Kamel Rabhi, respectivement chargé de l’aménagement et l’urbanisme et chargé des finances et de l’investissement. Bon nombre d’autres postulants et non des moindres, à savoir le P/APC de Staouéli, Saïd Bouyeffer et le P/APC de Gué de Constantine, Touati Smain et Bouaâlleg Sadek et Hani Adda Kamel, tous deux membres de l’APW. Les calculs arithmétiques n’assurent rien, nous dit-on, d’autant que la carte établie au lendemain des élections de 2002 n’a pas changé et n’a pas pour autant favorisé le FLN, fort d’une majorité absolue de 44 APC sur les 57 que compte la capitale. Le jeu d’alliances et de contre-alliances est un facteur déterminant dans ce genre de joutes électorales. Mais que faire quand on sait que le MRN de Djaballah ne compte pas rééditer le tour de 2003.

El Islah, qui affiche son intention de rentrer en lice, est mal placé pour prétendre surclasser le duo FLN-RND et encore moins assurer un arbitrage très difficile à l’occasion de ce

«derby» politique où le FLN est en avance avec ses 273 voix contre 121 pour le RND. Mais avec le flou qui règne en maître entre les deux ailes dont celle de Djaballah proche de la ligne FLN et l’autre qui développe une affinité proche du RND, tout est jouable. Il reste à dire que la carrure du candidat, sa popularité et sa compétence compteront pour beaucoup dans cette bataille d’Alger qui promet des surprises.   

Ouyahia réunit ses élus à Alger

C’est certainement à l’optique des primaires des sénatoriales fixés au 30 novembre courant que le SG du RND convoque ses 121 membres du 1er collège de la wilaya Alger pour une réunion purement organique. La réunion prévue après-demain à l’hôtel Es Safir, ex-Aletti, sera l’occasion pour les élus RND pour amorcer officiellement la campagne électorale pour les sénatoriales du 28 décembre prochain. M. Ouyahia qui a entamé son périple dans les quatre coins du pays pour mobiliser ses troupes, est attendu ce lundi à Alger pour faire le point sur les préparatifs en vue de mettre sa stratégie électorale dans la capitale et donner les orientations nécessaires afin d’optimiser les chances du candidat RND vainqueur des prochaines primaires. Le SG qui envisage de sillonner les wilayas dans le but d’inspecter et serrer les rangs du parti par ces temps d’agitation tous azimuts de ses détracteurs qui continuent l’illusoire campagne d’installation de bureaux virtuels du mouvement de redressement, devra trancher dans son sillage le nombre des postulants au niveau des wilayas pour sauvegarder la majorité qu’il détient à la faveur du renouvellement partiel du sénat en 2003. Après Boumerdès, Annaba et Sétif, Ahmed Ouyahia sera à Oran et Aïn Témouchent ce week-end, apprend-on de sources autorisées.       

Salah Bey

 

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Béjaïa

Les sénatoriales divisent le FLN

Le Front de libération nationale (FLN) de Béjaïa enregistre sa première division à la faveur des prochaines échéances électorales qui bousculent le parti en sus de l’attente de désignation du nouveau mouhafedh. En effet, le coup est parti, jeudi dernier lorsque, sur initiative d’un membre du nouveau bureau de l’instance wilayale du parti, une rencontre a été tenue à l’hôtel Tabet Iryachen (Béjaïa).

Selon un militant du FLN, environ 45 élus dont une dizaine d’indépendants y ont pris part aux côtés également de militants et cadres du parti et des représentants d’organisation de masse dont l’UNJA. L’initiateur de la rencontre, en l’occurrence

M. Bourouih, serait chargé par Belkhadem de tenir cette rencontre dont les discussions ont été centrées autour des questions intéressant la vie du parti et surtout aux élections électorales futures dont les sénatoriales, si l’on croit les propos de l’initiateur du regroupement. Un regroupement qui n’a pas été du goût du nouveau bureau de la mouhafadha et des dizaines d’autres élus qui ont boycotté la rencontre qualifiée de «fraction et d’agissement irresponsable» par la mouhafadha dont la majorité des membres a tenu en parallèle une réunion pour discuter des moyens pour contrecarrer la nouvelle donne. «La rencontre n’est qu’un moment de prise de contact sans plus», se défend notre interlocuteur qui soulignera que tous les nouveaux membres de la nouvelle représentation de wilaya du parti sont informés de la préparation de ce regroupement provoqué sur instruction de la direction nationale du parti.

Pour faire échec à la rencontre, nous avons appris que tous les membres influents et élus du parti ont été contactés par la mouhafadha pour décliner l’invitation et refuser la participation. Par ailleurs, il y a lieu de noter la présence du député de Béjaïa, M. Oumbiche et même du P/APC de Oued Ghir, Nacer Moukrani qui jouit pourtant du soutien d’un nombre important d’élus et du soutien de la direction nationale du parti qui souhaiterait le propulser au rang de sénateur le 28 décembre prochain.

Du reste, le conclave de M. Bourouih a été marqué par des interventions qui ont toutes insisté sur la nécessité de multiplier ce genre de rencontres à l’avenir dans le souci de «renforcer la cohésion du parti pour faire face aux nombreuses échéances qui pointent le nez», faisant observer toutefois que cette initiative aurait pu être l’œuvre de la mouhafadha sortante sans pour autant sortir par une résolution de soutien aux élus qui ambitionnent de briguer un mandat au Conseil de la nation.

Hocine Cherfa

 

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Boumerdès

Le RND renouvelle ses structures

La formation d’Ahmed Ouyahia, le Rassemblement national démocratique (RND) a connu ces dernières semaines une forte adhésion de militants venus s’intégrer au sein du parti et notamment des jeunes issus de diverses localités. Le renouvellement des structures du parti au sein de la base a débuté jeudi dernier à la salle polyvalente de Tidjelabine qui s’est avérée exiguë, vu l’énorme engouement populaire où près de 1 000 militants RND de la localité se sont présentés aux urnes pour élire leurs représentants communaux. Pour la circonstance, Rekkas Djemaâ député et coordinateur du parti au niveau de la wilaya a usé de tous ses moyens et de tout son savoir pour parfaire leur organisation (élections) et faciliter la tâche aux militants (électeurs) en créant 3 bureaux de vote dans la même localité de Tidjelabine. Le dépouillement a duré jusqu’en début de soirée où les résultats du scrutin ont été annoncés par l’élection de M. Kahouadji Mohamed qui devance son rival Loubar Rabah de 10 voix. Cette adhésion en très grand nombre est certainement due aux dernières déclarations du secrétaire général du parti Ahmed Ouyahia à Boumerdès et à Annaba et à l’œuvre de son coordinateur de la wilaya, Rekkas Djemaâ. De nouveaux militants que nous avons abordés estiment que «cette commune a vécu des moments difficiles dans un passé récent. Notre adhésion à ce parti est due essentiellement aux positions de son secrétaire général Ahmed Ouyahia qui a soutenu depuis le temps la politique du Président Bouteflika ayant trait au retour à la paix et à la stabilité du pays». Le coordinateur du parti de la wilaya de Boumerdès nous a déclarés que «ces élections se sont déroulées dans de très bonnes conditions, un climat familial, sans aucune ambiguïté et incident grâce à la maturité de nos militants. L’échec des élections de 2002 nous a permis d’en tirer des conclusions. Malgré les circonstances, nous nous sommes rapprochés du peuple, du mouvement associatif et des couches sociales les plus démunies. Le résultat, comme chacun peut le constater, est là». Abordant les prochaines échéances et notamment sénatoriales, il dira : «Nous sommes optimistes pour l’avenir du parti. Des contacts permanents sont entrepris avec quelques partis avec lesquels nous avons établi une alliance». Quant aux législatives, APW et communales, il dira : «Nous avons établi un programme qui sera concrétisé par nos militants au niveau des 32 communes de la wilaya. Le coordinateur du parti RND nous a affirmés que l’opération de renouvellement se poursuit et qu’hier devait avoir lieu des opérations similaires à Ouled-Heddadj et à Dellys.          

K. A.

 

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Louiza Hanoune revient sur les privatisations

«Khelil et Temmar doivent partir»

«Ces deux-là sont dangereux» a déclaré, hier, la secrétaire générale du Parti des travailleurs en faisant référence au ministre de l’Energie et des Mines et à celui de la Participation et de la Promotion des investissements.

Elle les a accusés, tous deux, de brader les intérêts du pays. Elle a considéré que la mise à l’écart de ces deux hommes, du gouvernement, serait un signal fort de la part de l’Etat.

Dans un point de presse organisé au siège de son parti et s’en prenant, en premier, à

M. Chakib Khelil, elle a déclaré ne pas comprendre que celui qui avait tant œuvré à la nationalisation de Sonatrach, soit toujours au même poste après que cette mesure eut été, depuis, remise en question et que ce dernier eut été «éclaboussé» par le scandales de BRC. Elle a accusé le ministre de l’Energie de continuer à gérer le secteur des hydrocarbures et celui des mines comme s’il s’agit de ses biens propres.

Quoique que l’Etat, au titre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qu’il assimile à une renationalisation, possède, désormais, 51% des ressources pétrolières, Mme Louiza Hanoune n’en estime pas moins que Sonatrach reste en danger. «C’est la raison pour laquelle, a-t-elle ajouté, nous demandons qu’elle redevienne une entreprise publique».

La secrétaire du PT a, ensuite, pris dans son collimateur, M. Abdelhamid Temmar qu’elle a accusé de brader le patrimoine économique national avant d’affirmer que sa stratégie industrielle a été «catastrophique» et que sa politique de l’emploi n’est rien d’autre qu’«une gabegie». Elle a relevé que la politique de privatisation, tous azimuts, menée par le ministre, s’était traduite, à ce jour, par la fermeture de 1 500 entreprises et la mise au chômage de 1,5 million de travailleurs. «A un moment où, a-t-elle dit, il est, de plus en plus question d’assurer la protection du tissu industriel national, celui-ci invite les Canadiens à venir «se marier» avec l’Algérie et y trouver toutes les facilités pour faire des bénéfices en 24 heures». «C’est comme si nous n’avions ni Etat ni syndicats. C’est grave. Ce n’est pas de la privatisation, c’est de la liquidation pure et simple.»

Mme Hanoune s’est, d’autre part, déclarée hostile à l’ouverture des banques aux capitaux étrangers. Elle a considéré que si une telle idée venait à voir le jour, l’Algérie n’aurait aucune possibilité de maîtriser les rouages de son développement. «Ce sont les banques étrangères qui décideront, pour nous de ce qui doit être réalisé et dans quelles conditions». «L’exemples de la Russie, ce qu’il est advenu dans certains pays d’Asie, la situation créée en Argentine, après que les banques et les ressources du sous-sol eurent été privatisées, devrait nous inciter à la prudence, d’autant que l’Algérie ne manque pas de fonds financiers pour pouvoir mener son entreprise de développement». Pour l’oratrice, «l’Etat a mis en œuvre les opérations de privatisation et c’est à lui maintenant de les stopper».

Le leader du Parti des travailleurs s’est, également, interrogée sur les raisons qui poussent à une remise en cause la pérennité des lycées techniques en Algérie. «Bien sûr, nous avons besoin de maçons, d’électriciens, de peintres, mais si nous voulons assurer le développement de notre pays, nous devons, aussi, maîtriser la technologie, à moins que nous ne décidions de rester une sorte de grand marché où d’autres pays viendraient écouler leurs produits. On ne peut comprendre que l’Etat consente de considérables moyens pour élever le niveau de l’enseignement et que d’un autre coté l’on pense à fermer ces types d’établissements». A de multiples reprises, Mme Hanoune parlera de contradictions et de paradoxes dans la conduite des affaires du pays.

Evoquant, d’une manière générale, la situation sociale que traverse la Nation avec le développement de la délinquance et de la criminalité, des enlèvements, des braquages, du chômage, de la perte des valeurs et de celle des repères, elle a estimé que l’Algérie était confronté à une «guerre de décomposition sociale». «La réalité est devenue plus évidente que la fiction. Il faut faire en sorte d’arrêter cette spirale violente en faisant en sorte d’assainir le climat social et politique, en mettant un terme à la répression socioéconomique et en promouvant les libertés syndicales et démocratiques».

Dans sa conférence de presse, la secrétaire générale du Parti des travailleurs a, d’autre part, longuement évoqué la tenue, les 9, 10 et 11 décembre prochain, de la Conférence internationale d’Alger en soutien aux femmes palestiniennes.

Elle a rappelé que plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, à travers le monde, des représentants des Nations unies, de l’Organisation internationale du travail et de nombreuses Organisations syndicales et non gouvernementales, prendront part à cette rencontre pour apporter leur soutien au peuple palestinien, «confronté à l’une des plus impitoyables barbaries que le monde ait jamais connues». Elle a comparé Israël à «une bête blessée qui, lorsqu’elle est blessée à mort, tue sauvagement». Elle en veut pour preuve, le dernier massacre commis par l’armée israélienne de femmes et d’enfants palestiniens à Beït Hanoune.

Ahmed Mahieddine

 

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Questions orales à l’APN

La pomme de terre, l’université et l’AADL au menu

La pénurie de la pomme de terre qui a eu par conséquent la flambée des prix de cette tubercule durant le mois de ramadan a constitué une partie des questions orales posées jeudi  lors d’une séance plénière de l’APN au ministre de l’Agriculture et du Développement rura, Saïd Barkat. Ce dernier a répondu en effet que «cette hausse est due essentiellement au caractère saisonnier de ce produit et au manque de marchés de proximité et de gros à travers le territoire national». Cette hausse ajoutera le ministre est due  également au «monopole sauvage» exercé par des intermédiaires sans scrupules, ceci en précisant que la lutte contre ce phénomène passe par la mise en place de mécanismes de stockage en cas de forte production, afin de réguler le marché en temps de pénurie, relevant que le prix de la pomme de terre importée est exubérant, notamment sur le marché européen où il varie entre 2.5 et 3 euros le kg, soit 250 à 300 DA. «La régulation du marché, la répression du monopole et le contrôle des chambres frigorifiques incombent aux services du ministère du Commerce» a conclu Barkat. De son côté, M. Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été saisi à propos du retour des professeurs ayant bénéficié de bourses d’études à l’étranger.  M. Harraoubia, a souligné que «tous les 10 professeurs ayant bénéficié de bourses d’études à l’étranger», durant les quatre dernières années, grâce à «la réorientation de la politique de la formation et aux mesures incitatives». Et d’ajouter  «tous les professeurs, au nombre de 360, ayant bénéficié, entre 2002 et 2005, d’une bourse d’études à l’étranger ont regagné le pays». Concernant la décision présidentielle stipulant l’octroi de 500 bourses annuelles à l’étranger au profit des chercheurs universitaires, le nombre des maîtres assistants bénéficiant, annuellement, de bourses à l’étranger a atteint «520 professeurs, alors qu’il ne dépassait pas 30 professeurs par an». 100 bourses ont également été accordées aux profit des étudiants de post-graduation poursuivant leurs études dans les filières enregistrant un manque d’encadrement», explique le ministre devant les élus de la chambre basse du Parlement.

Concernant le choix des critères d’orientation des étudiants universitaires, le minis-tre a souligné que cette opération est soumise à quatre critères, à savoir le désir exprimé par  l’étudiant, les résultats obtenus à l’examen du baccalauréat, les capacités d’accueil des établissements universitaires , et enfin le lieu de résidence de l’étudiant. «Une carte nationale de  formation est en cours d’élaboration, et devrait permettre à l’étudiant de s’inscrire dans d’autres universités jouissant des compétences et des spécialités qu’il désire, quelle que soit la wilaya de sa résidence. Cette catégorie d’étudiants sera prioritaire et bénéficiera de la prise en charge nécessaire», a-t-il soutenu.

En marge des travaux de la session, le ministre de l’Enseignement supérieur a tenu à rassurer les étudiants universitaires, dans des déclarations à la presse, que l’enseignement supérieur «demeurera toujours public», excluant de manière catégorique son élargissement au secteur privé «à l’exception de certains établissements qui sont soumis à des cahiers des charges auxquels les privés sont tenus de répon-dre en investissant dans ce secteur», a-t-il souligné. En réponse à une question sur «la mixité» dans certaines résidences universitaires, le ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que «ce problème a été réglé, mettant l’accent sur le respect réciproque qui doit présider dans les relations entre les étudiants».  Quant à

M. Hamimid, ministre de l’Habitat, il fera remarquer que le programme AADL «tourne bien et ira jusqu’à son terme»  Et de confirmer  que le prix de cession des biens de l’Etat a été ramené de 18 000 à 14 000 DA le m2 avec une évaluation différenciée selon les zones et les niveaux des revenus des familles. «Avec ce nouveau barème, au moins 700 000 logements auront été vendus», a-t-il estimé.

Synthèse : F. Arab

 

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Chiffres sur la déperdition scolaire

La FOREM répond au ministère

La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) a réagi hier au démenti de la tutelle sur les chiffres de la déperdition scolaire en Algérie. En effet, la semaine dernière, M. Khiati, président de cette association, a affirmé lors d’un séminaire sur le devenir de l’école algérienne que de 2,2 millions d’enfants ont abandonné l’école ces cinq dernières années. Deux jours plus tard, le secrétaire général du ministère, M. Khaldi, rejette ces statistiques qu’il qualifie même de scandaleuses. Dans un long communiqué parvenu à notre rédaction, la FOREM souligne que le département de Ben Bouzid «dément ses propres chiffres contenus dans les indicateurs statistiques, publiés par la sous- direction des statistiques du même ministère annuellement (n° 37 à 41) et le n° 39  (année 2000-01)». La fondation va plus loin en affirmant que «jeter l’opprobre sur  toute critique traduit une mentalité bureaucratique» car le débat «touche un secteur éminemment sensible», qui «intéresse tous les citoyens» et «ne peut être le monopole ni d’une seule personne, ni celui d’une institution». «Le système éducatif se caractérise par des performances très faibles : sur 100 enfants qui rentrent en première année fondamentale, seulement 33 arrivent en 3e année secondaire et à peine huit réussissent au baccalauréat. De surcroît, quinze redoublent tous les ans», ajoute la FOREM avant de préciser que la formation professionnelle ne prend en charge que 48 %. «Même si l’on suit le raisonnement du secrétaire général du ministère de l’Education, ce sont toujours un million et demi d’enfants qui ont abandonné l’école de 1999-2003 dans uniquement l’école fondamentale. Nous sommes très loin du chiffre de 100 000 enfants avancé par le ministère, ce chiffre ne concerne en fait que les déperditions annuelles enregistrées dans les six premières années fondamentales chez des enfants âgés entre 6 et 12 ans. Ce qui constitue une grave atteinte à l’un des droits fondamentaux des enfants dans notre pays».

Irane Belkhedim

 

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Un Français parmi les accusés

Ils détournent les 5 milliards de l’ONU

Le tribunal criminel de Sidi-M’hamed a jugé, jeudi dernier, une affaire liée au détournement de l’équivalent de 5 milliards de centimes obtenus par l’Algérie de l’ONU pour aider le secteur de la formation professionnelle en Algérie. Trois personnes, deux Algériens et un Français, sont accusés dans cette affaire. Un de ces deux Algériens a été arrêté et mis en détention préventive. Ce français a, quant à lui, été extradé vers l’Algérie et mis en détention préventive. Le troisième accusé qui serait, selon l’accusation, l’auteur du transfert de cet argent vers l’étranger, est en fuite et a, selon une source judiciaire, quitté le territoire national. Ces transferts ont été effectués via Société Générale. Le directeur de l’agence de cette banque d’où ont été effectués ces transfert a été innocenté par la justice puisque ces transferts d’argent ont été effectués à son insu. Le système de fonctionnement de cette banque étant tel que l’opération de transfert peut être effectuée de concert avec un responsable de la direction générale sans en référer au directeur de l’agence.

 

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Tension sur le marché du gaz

L’Europe veut briser l’accord algéro-russe

Les pays membres de l'Union européenne semblent avoir adopté une nouvelle stratégie pour contourner l'accord gazier conclu entre l'Algérie et la Russie, avec pour objectif direct premier de sécuriser leur approvisionnement énergétique.

L’autre objectif, à plus long terme, est de court-circuiter, dès à présent, l’éventualité d’une cartellisation des fournisseurs de l’Europe dans ce qui a été appelé une Opep du gaz, hypothèse formellement démentie autant par Moscou que par Alger. On comprend donc que l’enjeu n’est pas des moindres, et qu’il est de nature à pousser les Etats européens à verrouiller au plus tôt ses relations avec l’Algérie, pays le plus attentif des deux nouveaux alliés stratégiques, en raison de l’existence de l’Accord d’association, mais aussi de la forte dépendance de l’Algérie de ses exportations en hydrocarbures.

Déjà, à l’occasion de la visite de Romano Prodi à Alger, cinq accords de commercialisation de gaz ont été signés entre Sonatrach et des entreprises italiennes (Enel, Edison, World Energy, Hera et Ascopiav), outre l’accélération de la réalisation du Galsi, le deuxième gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie. L’accord porte sur la commercialisation vers l’Italie de 6 milliards de m3 par an, à raison de 2 milliards de m3 pour chacune des compagnies. Edison pour 2 milliards de m3/an, Enel 2 milliards de m3/an, Hera 1 milliard de m3/an, Ascopiave 500 millions de m3/an et Worldenergy 500 millions de m3/an, selon Sonatrach. Pour le P-DG de Sonatrach, Mohamed Méziane, «ces accords s’inscrivent dans le prolongement de la coopération développée depuis trois décennies entre Sonatrach et les compagnies italiennes et sont le reflet de la volonté de la compagnie algérienne de participer activement à la satisfaction des besoins croissants de l’Europe et de l’Italie en gaz naturel». Ils «contribuent à la concrétisation de l’objectif d’exportation de 85 milliards de m3/an, à compter de 2010, et consolider la stratégie de renforcement de la position de Sonatrach sur le marché européen du gaz naturel». L’Italie est en avance sur ses pairs européens dans sa politique énergétique avec Alger, mais aussi avec Moscou. La mi-novembre a vu, en effet, la firme italienne Eni conclure un accord historique avec Gazprom. Le géant russe va désormais pouvoir vendre directement son gaz en Italie à partir de 2007 pour un volume qui atteindra 3 milliards de m3 à partir de 2010 et pour toute la durée du contrat. Pourquoi cet empresse-

ment ? C’est que l’Italie constitue le 3e plus grand marché européen du gaz naturel, après la Grande-Bretagne et l’Allemagne, cette source d’énergie représentant plus de 30% du bilan énergétique italien. Les importations assurent près de 86% des besoins italiens en gaz naturel, l’Algérie et la Russie étant les principaux fournisseurs. L’Italie est le 2e importateur européen de gaz russe. Ce dernier lui est livré par Gazprom dans le cadre de cinq contrats à long terme. En 2005, les approvisionnements russes se sont élevés à 21,85 milliards de m3 de gaz naturel.

Il y a moins de dix jours, c’était à l’Allemagne de franchir le pas vers Alger avec la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) entre Sonatrach et Eon Rhurgaz, même si l’Allemagne n’achète pas, pour l’instant, de gaz algérien, ni liquéfié ni sous sa forme naturelle. En attendant, Eon Rhurgaz devient partenaire dans Medgaz (devant relier l’Algérie à l’Espagne) après avoir racheté le groupe espagnol Endesa. Un autre groupe allemand, Wintershall, est lui aussi partenaire dans le projet de gazoduc devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne (projet Galsi).

La France aussi

Ce jeudi, c’était au tour des Portugais, via la visite du ministre portugais de l’Economie et de l’Innovation, Manuel Pilho, de discuter des «moyens de renforcer davantage les relations de coopération de l’Algérie avec le Portugal dans le domaine de l’énergie et particulièrement en matière d’approvisionnement en gaz naturel et en GNL». Le Portugal, dont les besoins en gaz naturel sont satisfaits par l’Algérie, reçoit 2,5 milliards de m3/an, selon l’accord gazier signé en 1993 par les deux parties et ce, sur une période de 20 ans. Mais le Portugal souhaite augmenter ces quantités pour les porter à 3,5 milliards de m3/an. Les exportations gazières vers le Portugal se font par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) mis en service en 1996 via l’Espagne et le Maroc. Enfin, le mois de décembre verra les Français, lors de la visite du ministre Thierry Breton, reconduire l’accord d’approvisionnement en gaz naturel via GDF.

Le contrat d’approvisionnement en gaz devrait être reconduit entre la Sonatrach et GDF pour une durée de 20 ans. Une augmentation du volume de gaz transitant par les gazoducs actuels mais aussi par le futur gazoduc Medgaz est également prévue. Gaz de France devrait prendre une participation de 12% dans ce futur gazoduc reliant directement l’Algérie à l’Espagne, puis à la France. Le plus important est que la part des importations gazières avec l’Algérie passera de 12 à 15%.

La réalité de l’accord

Pour comprendre le sentiment de menace qui agite les Européens depuis l’accord Sonatrach-Gazprom, il faut savoir que l’idée d’une Opep du gaz a été évoquée par le comité économique de l’Otan, prêtant pareille intention aux Russes et à divers pays arabes, dont l’Algérie, le Qatar et la Libye ; bref, «un cartel capable de régir et de contrôler le marché du gaz». Un rapport pris avec beaucoup de moquerie par le très sérieux Financial Times. Car s’il est très facile d’agiter l’accord algéro-russe comme un épouvantail aux yeux d’une opinion européenne sensible à la question de la sécurité de l’approvisionnement énergétique, l’on ecamote le fait que ledit accord est parfaitement comparable à ceux qu’a conclus dans un passé récent, Sonatrach avec Shell et Statoil. Il semble aussi régler un différend vieux de près de deux décennies relatif au remboursement par l’Algérie de sa dette vis-à-vis de l’ex-URSS.

Dans une récente conférence animée à Rabat et reprise par le quotidien spécialisé l’Economiste, Francis Ghilès, chercheur et spécialiste des questions Euromed, (qui a tenu des positions rarement favorables à l’Algérie) faisait remarquer tout de même que «la coopération entre l’Algérie et la Russie dans le domaine des hydrocarbures est bien ancienne».

«De nombreux ingénieurs russes ont aidé Sonatrach à développer le Centre de recherches en exploration et à former des ingénieurs à Boumerdès, près d’Alger, depuis 1962», a-t-il affirmé. Et d’ajouter que «la coopération qui se développe aujourd’hui est à double sens. Gazprom fait appel à l’expérience de Sonatrach pour développer ses projets de gaz naturel liquéfié (GNL), la compagnie algérienne étant le deuxième producteur de GNL au monde».

Le fait est que la véritable crainte des Européens devrait se concentrer en toute objectivité vers Moscou. Le géant gazier russe Gazprom a mis en garde l’Europe contre «toute tentative de freiner ses ambitions dans la région». Gazprom souligne, telle une menace, que la «concurrence pour les ressources énergétiques augmente» et qu’il pourrait rediriger ses exportations, essentiellement axées sur l’Europe actuellement, vers d’autres régions. L’empressement des Européens à se tourner vers Alger est donc bien compréhensible. La nouveauté, cela dit, est qu’ils lui demandent de leur vendre non plus du gaz seulement, mais un peu plus de sécurité.

N. B.

 

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Contrats gaziers avec l’Algérie

Le Portugal emboîte le pas à l’Italie

Le renforcement de la coopération algéro-portugaise dans le domaine de l’énergie était au centre des entretiens, jeudi à Alger, entre le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et le ministre portugais de l’Economie et de l’Innovation, Manuel Pilho. Les discussions avec le ministre portugais ont porté sur «les moyens de renforcer davantage les relations de coopération avec le Portugal dans le domaine de l’énergie, particulièrement en matière d’approvisionnement en gaz naturel et en GNL», a indiqué M. Khelil à la presse à l’issue des entretiens élargis aux deux délégations. L’examen des possibilités de partenariat entre les sociétés algériennes et portugaises dans ce domaine a été également à l’ordre du jour de ces entretiens, a ajouté le ministre. «Bientôt, nous aurons l’occasion de parvenir à des résultats positifs (...) avec ce grand client de l’Algérie», a-t-il déclaré, confiant, mais sans fournir plus de précisions. Pour sa part, le ministre portugais qui visite l’Algérie pour la quatrième fois, s’est dit «satisfait» de ces entretiens qui ont porté notamment, a-t-il dit, sur l’approvisionnement du Portugal en gaz et aussi les possibilités des compagnies portugaises de collaborer avec les entreprises algériennes. Interrogé sur la faiblesse de la présence des entreprises portugaises en Algérie dans le domaine de l’énergie, le ministre prévoit que cette présence «sera de plus en plus visible». «Il y a un nombre important de compagnies portugaises qui sont installées physiquement ici avec la volonté de faire des affaires mais qui ont besoin d’une période d’adaptation pour gagner la confiance», a-t-il observé. «J’imagine que dans cette situation de prospérité, vous avez beaucoup de gens qui vous approchent mais il faut bien faire la différence entre ceux qui veulent rester dans le long terme et ceux qui cherchent des occasions plus opportunistes. Il y a des compagnies portugaises qui espèrent gagner cette confiance», a commenté le ministre portugais. L’Algérie fournit au Portugal  quelque 85% de ses besoins en gaz naturel, avec 2,5 milliards de m3 par an, conformément à l’accord gazier signé en 1993 pour une période de 20 ans avec l’entreprise portugaise Transgas. Ces quantités sont fournies à travers le gazoduc Maghreb-Europe mis en service en 1995 et reliant l’Algérie à l’Espagne pour desservir plusieurs autres pays de l’Europe occidentale. Les Portugais demandent à augmenter cette quantité de 1 milliard de m3/an pour atteindre les 3,5 milliards de m3/an.

R. N.

 

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Ouverture du 1er Séminaire international sur la Tariqa tidjania

Sous le sceau de la pérennité

Ce séminaire auquel prennent part plus de 600 personnalités représentant 29 pays musulmans se veut, selon ces organisateurs, une occasion de regrouper, pour la première fois, les prédicateurs de cette voie exemplaire et de faire rapprocher leurs points de vue.

De notre envoyé spécial  à Laghouat

Mourad Kechad

La grande salle des conférences de l’Université Amar Tledji, de Laghouat, a semblé bien exiguë, jeudi dernier, pour contenir l’ensemble des participants au 1er Séminaire international sur la Tariqa tidjania. Cette manifestation, placée sous le haut patronage du président de la République, a été inaugurée, ce week-end, par le Chef de gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, en compagnie de deux ministres de son staff, Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des wakfs et Boudjemaâ Haichour, ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication. Dans son message adressé aux participants à cette manifestation religieuse, prononcé par le professeur El Okbi Haba, le chef de l’Etat, en rappelant le parcours du fondateur de la voie tidjania et la contribution de cette dernière dans la propagation de la religion musulmane de par le monde, a souligné que la Tariqa, prônée par Sid Ahmed Tidjani a fait connaître aux peuples des cinq continents, les vraies valeurs de la religion, celles de la tolérance et de la fraternité, «loin de toute idée fanatique ou extrémiste», écrit le président dans son message. Ce séminaire, auquel prennent part plus de 600 personnalités représentant 29 pays musulmans, se veut, selon ses organisateurs, une occasion de regrouper, pour la première fois, les prédicateurs de cette voie exemplaire et de faire rapprocher leurs points de vue. Pour le Dr Mohamed Benbrika, professeur à l’université d’Alger, l’«objectif principal, visé à travers l’organisation de cette manifestation, est d’exposer la tariqa tidjaina dans ses différents volets : spirituel, éducatif, social et pourquoi pas politique, puisque ce séminaire permettra à l’Algérie d’exploiter l’envergure de la Tariqa tidjania dans ses rapports diplomatiques avec les différents pays du continent africain et de résoudre certains problèmes dans le continent à travers la voie tidjanie et aussi par les autres voies existantes au pays», nous a indiqué cet expert et coordinateur de la Tariqa kadiria, en Algérie et en Afrique. La majorité des participants étrangers que nous avons rencontrés se sont accordés à dire, eux aussi, que l’initiative d’organiser pareille manifestation est bénéfique à plus d’un titre. Le Sénégalais, Aiane Techam, président du Centre islamique du Sénégal et chef de file de la voie tidjania dans son pays, indique que «ce séminaire est intervenu au moment opportun du fait que l’humanité entière a, plus que jamais, besoin de tisser les liens de fraternité et de fonder des relations basées sur le respect d’autrui. Cette manifestation renforcera, à ne point en douter, la fraternité existante entre l’Algérie et le Sénégal, voire avec les autres pays de l’Afrique de l’ouest». Interrogé sur le nombre de disciples de la voie dans son pays, notre interlocuteur, qui souligne l’efficacité de la confrérie dans la protection et la propagation de la religion, a estimé que «si la population sénégalaise est de 10 millions âmes, 6 millions d’entre elle sont des tidjanis».

Absence du Maroc

Outre les organes d’informations nationaux  et locaux, ce séminaire, le premier du genre, a enregistré une forte médiatisation marquée principalement par la présence de nombreuses chaînes de télévision et radios étrangères pour ne citer que celles d’El Arabia, El Alam et de la télévision nationale du Sénégal, venues couvrir l’événement. Brahim Dieoujo, animateur de l’émission «Club de presse», diffusée par la radio nationale du Sénégal nous

dira : «C’est la première fois que j’assiste à un séminaire de cette importance, qui donne une occasion à tous les coreligionnaires partageant la confrérie de la tidjania, l’une des plus grandes voies de la Oumma islamiya, de consolider leur fraternité. Donc, c’est un événement mondial qui mérite d’être médiatisé». On relève, cependant, l’absence des délégations de huit pays musulmans invitées à prendre part aux travaux de cette manifestation religieuse. Si la non présence au séminaire des pays du Golfe, s’est traduite, à en croire les dires de quelques participants, par leur tendance wahhabite, est passée presque inaperçue, l’absence de représentants du royaume chérifien a suscité moult interrogations, aussi bien chez les journalistes présents qu’au sein même des organisateurs. Le Maroc qui, faut-il le dire, réclame la «khilafa» de cette filiale, justifiant sa position par le fait que le fondateur de la confrérie tidjania est enterré à Fès, projette, indique-t-on, d’organiser un séminaire similaire au Maroc, l’année prochaine, comme pour faire montrer la «marocanité» de la voie tidjania. Questionné sur ce point précis, lors d’un point de presse donné en marge du séminaire en question, le chef du département des Affaires religieuses, a soutenu que l’«Algérie n’est pas contre l’organisation d’un tel séminaire au Maroc». Et le ministre d’ajouter : «La tariqa tidjania ne s’est pas répandue uniquement dans le royaume, elle est appliquée partout et que tout pays qui envisage de la célébrer est le bienvenu, puisque ça va dans le bien de cette voie avant tout autre objectif visé». Pour rappel, Sid Ahmed Tidjani, natif de Aïn Madhi (Laghouat), en 1737, s’est réfugié au Maroc, suite aux pressions ottomanes exercées sur lui. Peu avant sa mort, ce maître spirituel conseilla aux membres de sa famille de rejoindre leur terre natale. Terre où fut fondée la confrérie Tedjani, au XVIIIe siècle. Notons que plusieurs activités ont marqué la première manifestation internationale des frères tidjanis. A ce propos, outre les conférences animées par d’éminents professeurs universitaires et autres hommes de culte, le programme tracé pour la circonstance comprend plusieurs visites guidées aux sections de la confrérie implantées dans le pays. Hier, les séminaristes ont accompli la prière du vendredi à la mosquée du «califat général de la voie tidjania» de Aïn Madhi, localité distante de 75 km du chef lieu de wilaya, Laghouat. «Le Séminaire international sur la Tariqa tidjania est appelée à devenir un rendez-vous périodique de la confrérie», telle est la principale recommandation du séminaire qui prendra fin aujourd’hui.       

M. K.

 

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M. Ghlamallah insiste

«Nous ne voulons plus d’imams fanatiques»

Les origines de la voie tidjania, le fanatisme religieux et les effets de la mondialisation sonts entre autres, les principaux point abordés par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, au cours d’une rencontre avec les journalistes, organisée, tard dans la soirée de jeudi passé, au salon d’honneur de l’Université Amar Tledji, de Laghouat.

«La voie tidjania a été fondée en Algérie, grâce à la bénédiction de Sidi Ahmed Tedjani. Avant son départ forcé au Maroc, les rites de la tariqa avaient déjà été répandus dans la société», a-t-il soutenu. Bouabdellah Ghlamallah ajoute que son département ne s’opposera pas à la création d’un institut national spécialisé dans l’enseignement de la filiale tidjanie, proposition faite, ces derniers temps, par ses prédicateurs. A une question inhérente aux comportements fanatiques émanant de certains imams, le ministre répondra : «Nous procéderons à la mise à l’écart de tout imam qui prêche des discours extrémistes ou tente d’imposer ses propres idées». Par ailleurs, évoquant la mondialisation prônée par l’Occident, il indique que le modèle de vie «unifiant» charrié par la globalisation n’est pas au diapason des principes de la religion musulmane. «Si nous arrivons à bien tenir notre confession, la mondialisation qu’on veut nous imposer n’aura aucun effet sur nous», dira le ministre.          

M. K.

 

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Le président de l’Union nationale des zaouïas algériennes

«Le wahhabisme est derrière le terrorisme en Algérie»

 

Rencontré au séminaire international qui se tient depuis jeudi dernier dans la wilaya de Laghouat, le président de l’Union nationale des zaouïas algériennes (UNZA), le docteur Challal Mahmoud Omar, nous a accordé ce bref entretien dans lequel il évoque la situation des zaouïas et l’apparition des idées fanatiques au pays.

 

Le Jour d’Algérie : trois ans après la création de l’organisation que vous présidée, où est-ce qu’on est de la situation des zaouïas au pays ?

Dr Challal : La situation des zaouïas en Algérie se dégrade de plus en plus, en raison de l’absence d’une vision adéquate susceptible de redonner à ces écoles leurs lettres de noblesse.

 

N’en n’avez-vous pas une ?

Nous avons élaboré notre plan d’action que le ministère continue malheureusement d’ignorer. L’UNZA ne suffit pas à elle seule de régler tous les problèmes qui s’y posent.

 

De quoi manquent ces zaouïas au juste ?

Elles manquent de tout. J’ai vu des élèves qui suivent des cours coraniques habiter des casemates au niveau de ces écoles. Leurs conditions de vie sont délicates. Aucune subvention étatique n’est destinée à ces écoles. A cela s’ajoute le programme chargé de leur formation qui atteint parfois 15 heures/jour. Ce qui est pire est l’absence d’une méthode pédagogique dans l’enseignement des programmes, ce qui rend les élèves exposés à toutes les  idées ou tendances fanatiques.

 

Pouvez-vous être plus clair ?

Je peux vous dire, et ce n’est un secret pour personne d’ailleurs, qu’un bon nombre d’élèves ont été, faute d’encadrement, emportés par les tendances extrémistes du wahhabisme et sont devenus par la suite des terroristes.

 

Peut-on connaître votre plan d’action ?

Nous sommes en train de recenser tous les wakfs que le ministère a accaparés. Nous voulons les récupérer ou, du moins, avoir des échanges. De plus, nous plaidons pour un programme unifié dans toutes les écoles coraniques du pays enseigné par des personnes qualifiées. Nous plaidons aussi pour l’octroi d’un statut particulier pour les élèves des zaouïas car, à la fin de leur formation, ils se retrouvent carrément livrés à eux mêmes.

Propos recueillis par M. K.

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