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Pour optimiser les capacités de
mobilisation
L’Algérie aura plus de 170 barrages
Dans
quelques années, l’Algérie aura plus de 170 barrages.
Le ministère des Ressources en eau compte réaliser 57
barrages d’une capacité de 5,7 milliards de mètres cubes
dont le lancement des travaux est prévu à la fin 2007
alors que 69 autres d’une capacité de 7 milliards de
mètres cubes sont programmés à partir de 2009. C’est ce
qu’a indiqué Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources
en eau, dans sa réponse, jeudi, aux questions orales des
députés de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ces
barrages sont inscrits dans le cadre des projets à court
et moyen terme, a-t-il précisé. Cinq barrages (Sikkak/Tlemcen,
Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt, Tilesdi/Bouira
et Sidi M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) ainsi que 16 petits
autres ont été réceptionnés à la fin de 2005. Il est
prévu également de réceptionner, avant fin 2008, 12
nouveaux barrages (Koudiat Acerdoune, Bougous, Oued
Athmania, Tichi Haf, Kerrada, Prise Chellif, Boussiaba,
Ourkis, Kessir, Safsaf, Kaf Eddir et Douéra), avait
mentionné Abdelmalek Sellal, à l’occasion de son
audition par le président de la République, Abdelaziz
Bouteflika, en octobre dernier. Le ministre a indiqué, à
cette occasion, que la capacité totale de mobilisation
des eaux superficielles passera de 5,2 à 7,4 milliards
de m3. Par ailleurs, Abdelmalek Sellal a été interpellé
par des députés sur le problème de l’érosion enregistré
dans certaines wilayas du pays. En effet, les
inondations ont causé dans la wilaya de M’sila l’érosion
du sol. Dans sa réponse sur la prise en charge de ce
problème, Abdelmalek Sellal a annoncé la mise en place
par les services concernés, en collaboration avec la
direction locale des forêts, d’un programme à l’effet de
protéger contre les inondations les villes et les
grandes agglomérations à l’intérieur de cette wilaya,
outre la construction de bassins autour des barrages. Il
est question aussi de réaliser des retenues d’eau à Oued
L’hem avec une capacité de
200 000 mètres cubes. Le ministre a annoncé également
l’engagement des études pour la réalisation de cinq
projets de retenues d’eau dans des régions différentes
de la wilaya ainsi que pour la réalisation des projets
de Sidi Sebla et de Mekerra.
Karima Sebai
Maladies respiratoires
La
tuberculose de retour
La
politique de vaccination contre les maladies
respiratoires est «largement insuffisante, vu la
prévalence importante des infections respiratoires», a
affirmé jeudi à Alger, le Pr Salim Nafti, spécialiste
des maladies respiratoires au CHU Mustapha-Bacha, cité
par l’APS. «Un Algérien sur trois souffre de problèmes
et/ou d’infections respiratoires», a-t-il dit, en marge
du Forum de l’omnipraticien consacré aux vaccins et
vaccinations. Il a plaidé pour la mise en place d’une
véritable stratégie de santé publique, en «consacrant un
budget conséquent qui puisse répondre aux besoins réels
des malades». Il est enregistré annuellement 20 000
nouveaux tuberculeux dont 9 000 contagieux. A côté, on
recense 800 000 asthmatiques, dont 60% bénins, 20%
modérés et 10% sévères. Ces malades nécessitent «un
traitement régulier sans pénurie de médicaments pour
leur éviter de rechuter», a-t-il dit. «En cas de
rechute, le traitement est beaucoup plus cher, et il
n’est pas disponible sur le marché local»,
a-t-il
fait savoir. De même pour les asthmatiques, le
Professeur préconise une meilleure prise en charge en
mettant à leur disposition le traitement adéquat,
appelant les pouvoirs publics à privilégier «une
politique préventive et non curative, trop coûteuse». A
propos du vaccin antigrippal, le Pr Nafti, a estimé
qu’«il faut le généraliser à l’ensemble de la
population, pour parer à toute éventualité d’épidémie».
Il a
cité en exemple, la ville américaine du Dakota
(Etats-Unis) qui a procédé à la vaccination de toute sa
population contre la grippe. Cette initiative a permis à
la ville d’économiser cinq milliards de dollars, a-t-il
affirmé. «Il faut penser à une action ponctuelle sur une
population ciblée», a-t-il dit, en rappelant que les 400
000 doses importées de vaccins antigrippaux sont
insuffisantes. «Nous avons besoin entre 2 et 3 millions
de doses annuellement», a-t-il estimé.
Le
vaccin antigrippal est actuellement disponible en
Algérie, il est remboursé pour les sujets à risques, les
enfants et les personnes âgées (plus de 65ans). «Il faut
une stratégie basée sur le long terme, fondée sur les
principes de priorité, d’organisation, de budgétisation
et d’évaluation», a-t-il encore souligné.
Amine B.
Nouvelle victoire pour
la RASD
Soutien des parlementaires africains
La
cause sahraouie vient de trouver un allié en puissance
en le Parlement panafricain (PAP), a rapporté l’APS. Ce
dernier a soutenu officiellement jeudi dernier à Midrand
(Afrique du Sud) l’indépendance du Sahara occidental et
tout en déclarant son appui au projet de
«décolonisation, l’indépendance et l’intégrité
territoriale du Sahara occidental» il a appelé au
«respect des résolutions onusiennes relatives au droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination et à
l’indépendance». Les résolutions sur les conflits en
Afrique qui ont été adoptées en plénière par le PAP ont
porté en plus du soutien total à la «la longue lutte du
peuple de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD) pour obtenir son indépendance du Maroc», sur
diverses recommandations à l’Union africaine (UA). Ie
PAP a conseillé à cette dernière de «développer un
partenariat plus fort avec les Nations unies pour
contrôler le respect des diverses résolutions de l’Onu
relatives à l’indépendance de la RASD» qui est «membre à
part entière de l’UA». Il est aussi question que l’UA
persuade le Maroc de respecter le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance afin
de garantir le règlement pacifique du conflit du Sahara
occidental. Un autre message a été adressé à l’ONU et à
l’UA pour qu’elles «protègent l’intégrité territoriale,
l’indépendance et l’unité nationale du peuple sahraoui
dans les territoires occupés», «prennent des mesures
pour résoudre la crise humanitaire qui affecte les
populations sahraouies» et déclarent
«illégales toutes les activités économiques exercées par
des entreprises internationales et marocaines, dans ces
mêmes territoires».
La 6e
session du PAP s’est ouverte le 13 novembre dernier à
Midrand et a pris fin hier. Ont participé 235
parlementaires de 47 pays africains. Le Parlement a pour
but de «fournir une tribune commune aux peuples
africains et à leurs organisations de base afin de
s’impliquer davantage dans les débats et la prise des
décisions sur les problèmes et les défis auxquels le
continent est confronté».
Habiba Ghrib
Exercices militaires
maritimes algéro-français
Le
«Commandant Bouan» au port d’Oran
Un
navire de la marine française, l’aviso «Commandant Bouan»,
a accosté jeudi matin au port d’Oran. La présence de ce
navire à Oran s’inscrit au titre des exercices
militaires visant à consolider la coopération entre les
forces navales algériennes et françaises, prévus jusqu’à
samedi prochain et figurant au programme de cette
visite, a indiqué l’officier supérieur chargé de la
cellule de communication des forces navales de l’ANP.
Ces manœuvres, intitulées «Raïs Hamidou 6», porteront
essentiellement sur la surveillance et la sécurité
maritimes, intervenant au titre des exercices planifiés
annuellement dans le bassin méditerranéen par le Groupe
des
«5 +
5». L’escale d’Oran,
a-t-on
expliqué de même source, constitue l’ultime étape des
manœuvres entamées le
13
novembre dernier à Alger par des exercices sur quai et
en mer, dans les eaux territoriales algériennes,
françaises et internationales. Elle englobe une
opération aéronautique commune de recherche et
d’interception, sur la base d’un scénario préétabli
supposant la présence d’un navire suspect transportant
une marchandise prohibée. Le suivi de l’exécution de ce
«jeu libre d’exercices» se fera sous le commandement du
Centre national d’observation et de sauvetage (Cnos),
signale la même source. Plusieurs navires algériens
participeront à ces manœuvres, à savoir une corvette
lance-missiles (Raïs Corso), un bâtiment de débarquement
et de soutien logistique (le BDSL Qalaât Beni Rached),
deux unités des garde-côtes, un avion de reconnaissance
des forces aériennes et un groupe de fusiliers-marins.
Le capitaine de frégate hôte, Dominique Caillé, a été
accueilli au port d’Oran par le commandant du Groupement
territorial des garde-côtes (GTGC-Oran), puis à la Base
navale de Mers-El-Kébir par le commandant de la Façade
maritime ouest. Long de 80,5 m et large de 10,3 m,
l’aviso «Commandant Bouan» compte un équipage de 94
personnes dont
7
officiers, un armement DCA (défense contre les avions)
et des équipements électroniques,
note-t-on. Des activités culturelles et sportives seront
également proposées aux hôtes de la capitale de l’Ouest,
dont des visites au musée national Ahmed-Zabana, au Fort
historique de Santa Cruz, au cimetière marin de
Mers-El-Kébir, au cimetière chrétien de Haï Dhaya
(ex-Petit Lac), et ce, en présence du Consul général de
France et des membres de la communauté française en
Algérie.
Réunion des «5+5» à
Rabat
Les
parlementaires débattent terrorisme
Les
travaux de la 3e réunion des présidents de Parlements
des pays membres du dialogue euroméditerranéen des «5+5»
ont été focalisés sur le terrorisme, l’immigration et le
processus de paix au Proche-Orient, a-t-on constaté. Les
présidents de Parlements ou leurs représentants des pays
membres des «5+5» ont, durant les travaux en plénière ou
en commissions, abordé les défis posés aux pays de la
région que sont l’immigration, le terrorisme et les
moyens de règlement du conflit israélo-arabe. Selon le
président du Parlement français J.L. Debré, «le conflit
irsaélo-palestinien est au cœur des problèmes de
sécurité, de paix et de stabilité dans la région»,
préconisant que «toutes les parties concernées
retournent aux accords d’Oslo et les recommandations du
Quartette pour réengager le processus de paix». Mais
des divergences sont apparues lors de cette rencontre
sur la perception du terrorisme entre les pays des
«5+5»
: les pays du nord de la méditerranée «ont tendance,
trop souvent, à faire l’amalgame entre Islam et
terrorisme», estiment dans leurs interventions des
délégués des pays arabes. Les représentants des
Parlements d’Algérie, de Libye et de Tunisie ont, durant
leurs interventions, dénoncé les «courtes vues
européennes» sur le terrorisme et l’Islam, ainsi que
«les injustices, les inégalités, l’exclusion ou le déni
de droit, terreau des extrémismes de tous bords».
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