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LA UNE Le forcing du RND, mené par son secrétaire général pour contrer le FLN et diminuer de son influence au Conseil de la nation, a amené l’ex-parti unique à sonner le rappel de ses troupes. Avec pour principal enjeu de s’imposer dans la capitale, la course aux sénatoriales révèle déjà la diversité des ambitions personnelles au sein du FLN.

25/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

La police se polisse à Houari Boumediene

Beaucoup pensaient que ce ne serait qu’un petit feu de paille, quelques efforts consentis pour faire le passage en beauté vers les nouvelles structures du nouvel aéroport Houari Boumediene. Mais plus cela va, plus les passagers et les visiteurs de cette magnifique aérogare sont bien obligés de reconnaître que tout a changé, surtout dans le comportement de la police nationale, dont le comportement avec les usagers est de loin qualitativement supérieur à ce qui se pratique partout ailleurs dans le monde. Une courtoisie irréprochable, une prévenance de tous les instants envers les personnes faibles ou affaiblies, une célérité et un professionnalisme sans autoritarisme dans l’accomplissement de leurs tâches qui laisse souvent sans voix des voyageurs qui étaient plutôt habitués à être traités comme du bétail que de s’entendre dire : «Bon voyage Monsieur !» Cette extraordinaire transformation du comportement de la PAF à l’aéroport Houari Boumediene, ne pouvait évidemment que se répercuter sur celui des douaniers qui montrent là aussi un visage aussi humain qu’efficace et qui, agissant le plus souvent sur renseignement, savent exactement quand et où il faut intervenir pour ne pas alourdir inutilement des flux de marchandises généralement corrects.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sénatoriales

FLN-RND : le duel

Le forcing du RND, mené par son secrétaire général pour contrer le FLN et diminuer de son influence au Conseil de la nation, a amené l’ex-parti unique à sonner le rappel de ses troupes. Avec pour principal enjeu de s’imposer dans la capitale, la course aux sénatoriales révèle déjà la diversité des ambitions personnelles au sein du FLN.

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 Les Titres

 

Louiza Hanoune revient sur les privatisations

«Khelil et Temmar doivent partir»

 

Tension sur le marché du gaz

L’Europe veut briser l’accord algéro-russe

 

Pistolets neutralisateurs

Sale temps pour les délinquants

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Pour optimiser les capacités de mobilisation

L’Algérie aura plus de 170 barrages 

Dans quelques années, l’Algérie aura  plus de 170 barrages. Le ministère des Ressources en eau compte réaliser 57 barrages d’une capacité de 5,7 milliards de mètres cubes dont le lancement des travaux est prévu à la fin 2007 alors que 69 autres d’une capacité de 7 milliards de mètres cubes sont programmés à partir de 2009. C’est ce qu’a indiqué Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, dans sa réponse, jeudi, aux questions orales des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ces barrages sont inscrits dans le cadre des projets à court et moyen terme, a-t-il précisé. Cinq barrages (Sikkak/Tlemcen, Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt,  Tilesdi/Bouira et Sidi M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) ainsi que 16 petits autres ont  été réceptionnés à la fin de 2005. Il est prévu également  de réceptionner, avant fin 2008, 12 nouveaux barrages (Koudiat Acerdoune, Bougous,  Oued Athmania, Tichi Haf, Kerrada, Prise Chellif, Boussiaba, Ourkis, Kessir,  Safsaf, Kaf Eddir et Douéra), avait mentionné Abdelmalek Sellal, à l’occasion de son audition par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en octobre dernier. Le ministre a indiqué, à cette occasion, que la capacité totale de mobilisation des eaux superficielles passera de 5,2 à 7,4 milliards de m3. Par ailleurs, Abdelmalek Sellal a été interpellé par des députés sur le problème de l’érosion enregistré dans certaines wilayas du pays. En effet, les inondations ont causé dans la wilaya de M’sila l’érosion du sol. Dans sa réponse sur la prise en charge de ce problème, Abdelmalek  Sellal a annoncé la mise en place par les services concernés, en collaboration avec la direction locale des forêts, d’un programme à l’effet de protéger contre les inondations les villes et les grandes agglomérations à l’intérieur de cette wilaya, outre la construction de bassins autour des barrages. Il est question aussi de réaliser des retenues d’eau à Oued L’hem avec une capacité de

200 000 mètres cubes. Le ministre a annoncé également l’engagement des études pour la réalisation de cinq projets de retenues d’eau dans des régions différentes de la wilaya ainsi que pour la réalisation des projets de Sidi Sebla et de Mekerra.        

Karima Sebai

 

Maladies respiratoires

La tuberculose de retour

La politique de vaccination contre les maladies respiratoires est «largement insuffisante, vu la prévalence importante des infections respiratoires», a affirmé jeudi à Alger, le Pr Salim Nafti, spécialiste des maladies respiratoires au CHU Mustapha-Bacha, cité par l’APS. «Un Algérien sur trois souffre de problèmes et/ou d’infections respiratoires», a-t-il dit, en marge du Forum de l’omnipraticien consacré aux vaccins et vaccinations. Il a plaidé pour la mise en place d’une véritable stratégie de santé publique, en «consacrant un budget conséquent qui puisse répondre aux besoins réels des malades». Il est enregistré annuellement 20 000 nouveaux tuberculeux dont 9 000 contagieux. A côté, on recense 800 000 asthmatiques, dont 60% bénins, 20% modérés et 10% sévères. Ces malades nécessitent «un traitement régulier sans pénurie de médicaments pour leur éviter de rechuter», a-t-il dit. «En cas de rechute, le traitement est beaucoup plus cher, et il n’est pas disponible sur le marché local»,

a-t-il fait savoir. De même pour les asthmatiques, le Professeur préconise une meilleure prise en charge en mettant à leur disposition le traitement adéquat, appelant les pouvoirs publics à privilégier «une politique préventive et non curative, trop coûteuse». A propos du vaccin antigrippal, le Pr Nafti, a estimé qu’«il faut le généraliser à l’ensemble de la population, pour parer à toute éventualité d’épidémie».

Il a cité en exemple, la ville américaine du Dakota (Etats-Unis) qui a procédé à la vaccination de toute sa population contre la grippe. Cette initiative a permis à la ville d’économiser cinq milliards de dollars, a-t-il affirmé. «Il faut penser à une action ponctuelle sur une population ciblée», a-t-il dit, en rappelant que les 400 000 doses importées de vaccins antigrippaux sont insuffisantes. «Nous avons besoin entre 2 et 3 millions de doses annuellement», a-t-il estimé.

Le vaccin antigrippal est actuellement disponible en Algérie, il est remboursé pour les sujets à risques, les enfants et les personnes âgées (plus de 65ans). «Il faut une stratégie basée sur le long terme, fondée sur les principes de priorité, d’organisation, de budgétisation et d’évaluation», a-t-il encore souligné.

Amine B.

 

Nouvelle victoire pour la RASD

Soutien des parlementaires africains

La cause sahraouie vient de trouver un allié en puissance en le Parlement panafricain (PAP), a rapporté l’APS. Ce dernier a soutenu officiellement jeudi dernier à Midrand (Afrique du Sud) l’indépendance du Sahara occidental et tout en déclarant son appui au projet de «décolonisation, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Sahara occidental» il a appelé au «respect des résolutions onusiennes relatives au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance». Les résolutions sur les conflits en Afrique qui ont été adoptées en plénière par le PAP ont porté en plus du soutien total à la «la longue lutte du peuple de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pour obtenir son indépendance du Maroc», sur diverses recommandations à l’Union africaine (UA). Ie PAP a conseillé à cette dernière de «développer un partenariat plus fort avec les Nations unies pour contrôler le respect des diverses résolutions de l’Onu relatives à l’indépendance de la RASD» qui est «membre à part entière de l’UA». Il est aussi question que l’UA persuade le Maroc de respecter le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance afin de garantir le règlement pacifique du conflit du Sahara occidental. Un autre message a été adressé à l’ONU et à l’UA pour qu’elles «protègent l’intégrité territoriale, l’indépendance et l’unité nationale du peuple sahraoui dans les territoires occupés», «prennent des mesures pour résoudre la crise humanitaire qui affecte les populations sahraouies» et déclarent

«illégales toutes les activités économiques exercées par des entreprises internationales et marocaines, dans ces mêmes territoires».

La 6e session du PAP s’est ouverte le 13 novembre dernier à Midrand et a pris fin hier. Ont participé 235 parlementaires de 47 pays africains. Le Parlement a pour but de «fournir une tribune commune aux peuples africains et à leurs organisations de base afin de s’impliquer davantage dans les débats et la prise des décisions sur les problèmes et les défis auxquels le continent est confronté».

Habiba Ghrib

 

Exercices militaires maritimes algéro-français

Le «Commandant Bouan» au port d’Oran

Un navire de la marine française, l’aviso «Commandant Bouan», a accosté jeudi matin au port d’Oran. La présence de ce navire à Oran s’inscrit au titre des exercices militaires visant à consolider la coopération entre les forces navales algériennes et françaises, prévus jusqu’à samedi prochain et figurant au programme de cette visite, a indiqué l’officier supérieur chargé de la cellule de communication des forces navales de l’ANP. Ces manœuvres, intitulées «Raïs Hamidou 6», porteront essentiellement sur la surveillance et la sécurité maritimes, intervenant au titre des exercices planifiés annuellement dans le bassin méditerranéen par le Groupe des

«5 + 5». L’escale d’Oran,

a-t-on expliqué de même source, constitue l’ultime étape des manœuvres entamées le

13 novembre dernier à Alger par des exercices sur quai et en mer, dans les eaux territoriales algériennes, françaises et internationales. Elle englobe une opération aéronautique commune de recherche et d’interception, sur la base d’un scénario préétabli supposant la présence d’un navire suspect transportant une marchandise prohibée. Le suivi de l’exécution de ce «jeu libre d’exercices» se fera sous le commandement du Centre national d’observation et de sauvetage (Cnos), signale la même source. Plusieurs navires algériens participeront à ces manœuvres, à savoir une corvette lance-missiles (Raïs Corso), un bâtiment de débarquement et de soutien logistique (le BDSL Qalaât Beni Rached), deux unités des garde-côtes, un avion de reconnaissance des forces aériennes et un groupe de fusiliers-marins. Le capitaine de frégate hôte, Dominique Caillé, a été accueilli au port d’Oran par le commandant du Groupement territorial des garde-côtes  (GTGC-Oran), puis à la Base navale de Mers-El-Kébir par le commandant de la Façade maritime ouest. Long de 80,5 m et large de 10,3 m, l’aviso «Commandant Bouan» compte un équipage de 94 personnes dont

7 officiers, un armement DCA (défense contre les avions) et des équipements électroniques,

note-t-on. Des activités culturelles et sportives seront également proposées aux hôtes de la capitale de l’Ouest, dont des visites au musée national Ahmed-Zabana, au Fort historique de Santa Cruz, au cimetière marin de Mers-El-Kébir, au cimetière chrétien de Haï Dhaya (ex-Petit Lac), et ce, en  présence du Consul général de France et des membres de la communauté française en Algérie.

 

Réunion des «5+5» à Rabat

Les parlementaires débattent terrorisme

Les travaux de la 3e réunion des présidents de Parlements des pays membres du dialogue euroméditerranéen des «5+5» ont été focalisés sur le terrorisme, l’immigration et le processus de paix au Proche-Orient, a-t-on constaté. Les présidents de Parlements ou leurs représentants des pays membres des «5+5» ont, durant les travaux en plénière ou en commissions, abordé les défis posés aux pays de la région que sont l’immigration, le terrorisme et les moyens de règlement du conflit israélo-arabe. Selon le président du Parlement français J.L. Debré, «le conflit irsaélo-palestinien est au cœur des problèmes de sécurité, de paix et de stabilité dans la région», préconisant que «toutes les parties concernées retournent aux accords d’Oslo et les recommandations du Quartette pour réengager le processus de paix».  Mais des divergences sont apparues lors de cette rencontre sur la perception du terrorisme entre les pays des

«5+5» : les pays du nord de la méditerranée «ont tendance, trop souvent, à faire l’amalgame entre Islam et terrorisme», estiment dans leurs interventions des délégués des pays arabes. Les représentants des Parlements d’Algérie, de Libye et de Tunisie ont, durant leurs interventions, dénoncé les «courtes vues européennes» sur le terrorisme et l’Islam, ainsi que «les injustices, les inégalités, l’exclusion ou le déni de droit, terreau des extrémismes de tous bords».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Ouyahia mène sa barque

S’il est vrai que leur appartenance à une même alliance présidentielle, chargée de mettre en œuvre un seul programme présidentiel astreint le FLN, le RND et le MSP à des rapports pour le moins conviviaux sur la scène publique, il faut aussi reconnaître à ces trois partis le mérite de jouer le rôle historique qui leur est dévolu. Rôle que nous avons eu à rappeler à maintes reprises et qui consiste à placer au cœur du pouvoir, une instance de régulation politique suffisamment solide pour contenir toutes les dérives, qui d’incidents en accidents graves ont entaché le parcours de l’Etat algérien à nos jours. Au point qu’un lexique particulier a ainsi fleuri dans les pages de nos journaux ou sous les plumes de nos intellectuels pour fustiger d’abord l’unanimisme de façade, puis le bicéphalisme du pouvoir, puis la dychotomie qui caractérise le fonctionnement de nos institutions. Sans oublier d’évoquer, bien entendu, la classification qui a vu le jour au moment de l’interruption du processus électoral, avec les faucons de l’armée et les colombes. Autant de qualificatifs réducteurs que destructeurs qui connurent leur apogée avec le polissage d’un véritable bijou de désinformation et de propagande, probablement taillé dans une bijouterie de Beni Yenni installée à Lausanne qui devait jeter les Algériens les uns contre les autres au nom de cette fumeuse opposition entre éradicateurs et réconciliateurs.

De nombreuses années durant, les Algériens vécurent donc avec cette idée que leurs dirigeants étaient profondément divisés, au moins sur trois points : idéologiques, politiques et économiques. Modernistes d’un côté, islamo-conservateurs de l’autre. Théocratiques et autocratiques d’un côté et démocrates de l’autre. Mais surtout adeptes d’une réconciliation sans principes avec le Fis dissous pour les uns et destruction totale et sans concessions de ce dernier pour les autres. Sans compter que ces supposées contradictions au sommet versaient carrément dans la caricature et portaient un rude coup à la légitimité et à l’autorité morale de l’Etat. Plutôt que de poursuivre sa course folle sur deux roues n’allant pas dans la même direction, les dirigeants clairvoyants de ce pays, ont donc songé à une solution de stabilisation politique qui s’inspire, à peu de détails près, des différentes expériences de guerre d’indépendance qui connut aussi bien le CCE d’Abane Ramdane, que l’EMG de Boumediene que les «trois B» de Boussouf pour mieux encadrer la guerre d’indépendance et lui éviter de subir les graves crises qui secouaient ses instances gouvernementales. Exactement ce que fait aujourd’hui Ahmed Ouyahia qui, tout en faisant avancer la barque gouvernante du pouvoir, l’empêche en même temps de devenir le radeau de la méduse.

A. M.

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