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Accusé avec sa femme enceinte de trafic de faux billets
Un
immigré clandestin arrêté en possession de 100 000
dollars
Les
forces de sécurité ont arrêté un ressortissant africain,
le dénommé S.N., ainsi que sa femme. Il est accusé de
trafic de fausse monnaie et sa mise en circulation sur
le territoire national.
Les
éléments de la police qui ont arrêté le mis en cause au
niveau du marché Clauzel, à Alger, ont pu récupérer la
somme de 100 000 dollars américains. Selon l’arrêt de
renvoi, il s’agit de 121 faux billets de 100 dollars
américains. Les policiers ont découvert 60 billets de la
même monnaie dans le sac à main de l’épouse de l’accusé
principal dans cette affaire. Ce coup de filet a été
opéré suite à des informations parvenues à la salle des
opérations de la sûreté de la wilaya d’Alger. Aussitôt
arrêté, le mis en cause a été présenté devant le
procureur de la République du tribunal Abane- Ramdane de
Sidi M’hamed, Alger. Le mis en cause a indiqué qu’il
s’apprêtait à déménager de l’appartement qu’il avait
loué à Bordj El Bahri avec plusieurs autres colocataires
également originaires de pays africains subsahariens. Il
a déclaré que la décision a été prise à la hâte après
que des informations ont fait état de l’arrestation de
plusieurs de ses colocataires et de ses amis proches
pour trafic de monnaie, attestant qu’il n’y était
absolument pour rien dans cette affaire. Il a indiqué
qu’après l’arrestation de se amis pour trafic de fausse
monaie et vu qu’il était dans le besoin car sa femme est
enceinte, il a tenté le tout pour le tout pour échanger
la quantité de faux billets en dollars qu’il avait
trouvés dans l’appartement. L’épouse du mis en cause
principal, également accusée dans cette affaire, a
indiqué qu’elle n’avait rien à voir dans cette affaire.
Elle a indiqué que le jour de leur arrestation son mari
l’avait accompagnée à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger
pour accoucher. Elle a expliqué devant le juge que son
mari avait profité des quelques minutes qu’elle avait
passé aux toilettes, au niveau du marché Clauzel d’Alger-Centre,
pour mettre la soixantaine de faux billets que les
policiers avaient saisis dans son sac à main. «C’est à
ce moment là que je me suis mise à crier et que les
agents de police qui étaient juste à côté de nous sont
intervenus», a-t-elle indiqué. Pour ce qui du troisième
accusé dans cette affaire, K. Kamel, qui n’est autre que
le propriétaire du logement où habitait les deux
accusés, il est accusé d’avoir hébergé des immigrés
clandestins. Il a indiqué qu’il avait loué la chambre à
10 000 DA à ce couple parce que la femme était enceinte.
Le verdict sera rendu au cours de la semaine
prochaine.
Par
Salah Harirèche
Haut
Semaoune
Le
P/APC ferme un bar
Le
maire de la commune de Semaoune a adressé un préavis de
fermeture d’un bar ouvert illégalement à la sortie du
village. Ce commerce était fermé et son propriétaire se
trouve à l’étranger. Il a été rouvert illégalement par
le fils de ce dernier, sans autorisation des services
concernés. Le propriétaire est redevable d’une amende de
11 millions de centimes. Un délai a été fixé au concerné
par l’APC pour se conformer à la loi, c’est-à-dire
engager des procédures légales, condition pour la
réouverture de ce débit de boissons alcoolisé. Pour
rappel, un bar avait été incendié par des citoyens dans
la commune il y a quelques mois seulement. Une action
qui avait été motivée par «l’insécurité» générée par le
commerce en question. H.C.
Haut
Explosions de bonbonnes de gaz
Quatre victimes des flammes
Quatre
personnes ont été brûlées avant-hier par une bonbonne de
gaz qui a pris feu au niveau d’une maison située sur la
rue Belkacem Amar de la ville de Tizi Ouzou, a-t-on
appris de la Protection civile. Elles ont été évacuées
vers le CHU de Tizi Ouzou et leurs brûlures ont été
jugées légères puisqu’elles ont regagné leur domicile
après avoir reçu les premiers soins. Selon toujours la
même source, un appartement a pris feu dans l’après-midi
de mardi au chef-lieu de la commune de Ouacifs. Le salon
de la demeure en question a subi d’importants dégâts et
une femme a été choquée.
H.
M.
Haut
… et deux autres à Toudja
Une
bonbonne de gaz butane a explosé avant-hier vers 9h30
dans une maison à la cité dite «Lotissement», à Larbaâ,
dans la commune de Toudja. L’information nous a été
confirmée hier par le lieutenant Yacine Arbouche. Une
femme de 29 ans et son fils de 13 mois ont été blessés
et évacués à l’hôpital d’El-Kseur par des proches. On
ignore la cause de cette explosion qui serait due à un
manque de vérification des conditions de raccordement ou
un défaut de la bonbonne.
H.C.
Haut
Le dégel se poursuit
L’Algérie d’accord pour la participation du Maroc aux
«pays du champ»
Le
Maroc participera pour la première fois à la réunion des
pays du champ (Algérie, Mali, Niger et Mauritanie) sur
la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel
prévue à Bamako durant le 1er trimestre 2012, a indiqué
mardi à Nouakchott, en Mauritanie, le ministre délégué
chargé des Affaires maghrébines et africaines,
Abdelkader Messahel. «Cette rencontre est ouverte à nos
partenaires en dehors de la région du Sahel. Il n’y a
aucun problème pour se réunir avec tous ceux qui sont
prêts à participer à la lutte contre le terrorisme»,
a-t-il dit, rapporte ce mercredi 25 janvier Al Jazeera
sur son site internet. Les relations algéro-marocaines
connaissent un réchauffement ces derniers mois. Le
ministre des Affaires étrangères marocain Saâd Eddine El
Othmani a choisi l’Algérie pour son premier déplacement
au Maghreb. Les pays du champ ont tenu plusieurs
réunions en 2011 pour coordonner la lutte contre
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En avril 2011,
Alger avait abrité une conférence régionale de deux
jours sur cette question, avec la participation des
ministres des Affaires étrangères de Mauritanie, du
Niger et du Mali ainsi que des experts de l’Union
européenne et des représentants des pays membres du
Conseil de sécurité de l’Onu. Le Maroc n’était pas
présent ainsi que la Libye où la révolution anti-Kaddafi
venait d’éclater.
G.
F.
Haut
La question du jour
Troublant parallèle
Les
partisans de Kaddafi, dont on pensait jusque-là qu’ils
sont soit décimés, soit passés à la clandestinité, ne
demandant pas mieux dans ce dernier cas qu’à se faire
oublier, du moins aussi longtemps que les temps restent
durs envers eux, font tout à coup parler d’eux. Et de
quelle manière, en reprenant, à ce qui s’est d’abord
dit, l’un de leurs anciens bastions, Bani Walid, où,
a-t-on tenu à préciser, ils auraient hissé la bannière
verte ! Depuis Benghazi, où ils se trouvent aujourd’hui
comme encerclés par leurs propres troupes, le CNT
victorieux, par la bouche de son président, mais aussi
par celle du ministre de la Défense, a nié que cette
ville soit retombée entre les mains des pro-Kaddafi. En
fait, ont-ils expliqué tous les deux, c’est un conflit
opposant une tribu des environs avec un détachement de
rebelles, qui y a éclaté, au cours duquel, les gens
armés qui se sont attaqués à ces derniers, pour libérer
un des leurs, ont scandé, en quelque sorte par
plaisanterie, ou par haine des rebelles – des
occupants ? – des mots d’ordre pro-Kaddafi.
A les
en croire donc, rien de bien sérieux ne s’était passé à
Bani Walid, même si l’incident s’était soldé par des
morts et des blessés. Il est vrai que dans un pays où à
peu près tout le monde est armé, et où nulle autorité
nationale ne s’est encore imposée, des morts et des
blessés, c’est quasiment tous les jours qu’on en déplore
à travers le pays.
Cette
version officielle fleure l’invraisemblance. Certes, il
se peut très bien que l’ordre soit déjà rétabli à Bani
Walid. Cela n’implique pas pour autant que la ville
n’ait pas d’abord subi un assaut d’un groupe armé venu
d’on ne sait où et se réclamant de Kaddafi. Il faudra
néanmoins attendre la suite des événements pour savoir
ce qui s’était réellement passé dans Bani Walid.
En
attendant, relevons tout de même que cette péripétie
n’est pas isolée. Elle survient en même temps que le
désordre s’accroît dans le pays, et que le nouveau
pouvoir fait quotidiennement la preuve de son
impuissance. Non seulement il n’est pas obéi, non
seulement il est contesté, mais les populations, les
unes aussi armées que les autres, tendent de plus en
plus à s’en prendre à lui directement.
Une
cascade de démissions, qu’on serait tenté de qualifier
de préventives, comme celle du vice-président du CNT,
Abdelhafidh Ghoga, qui avait porté les accusations les
plus directes contre l’Algérie, comme quoi elle
fournissait en mercenaires le régime de Kaddafi,
interviendrait en ce moment même. Trois ou quatre
ambassadeurs auraient donné la leur, au premier rang le
représentant à l’ONU, dont on rapporte le propos suivant
lequel des pro-Kaddafi se seraient disséminés dans le
monde à l’effet de liquider les gens qui avaient trahi.
Autant de défections qu’il reste à confirmer ou à
infirmer, mais qui ne sont pas sans rappeler celles qui
avaient préludé à la chute de Kaddafi. A cette époque
aussi, les premiers rats à quitter le navire se sont
recrutés dans le corps diplomatique.
Néanmoins, il existe une différence entre les anciennes
et les nouvelles démissions-défections. Les premières
étaient en réalité des ralliements – au futur vainqueur
naturellement, c’est-à-dire au CNT. Si on abandonnait
un camp, c’était pour en rallier un autre, et c’était
surtout pour conserver son poste. Mais là, on quitte
son poste sans demander son reste, comme on s’enfuit.
Non pour demeurer sur place mais pour se perdre dans la
nature. Comme s’il s’agissait par-dessus tout d’échapper
aux mânes vengeurs de Kaddafi.
Mais à
ne considérer les choses que sous l’angle politique,
sans préjuger en particulier de la résurgence du
kaddafisme, ce qui se passe aujourd’hui en Libye relève
de l’évidence. C’est un pays sans hégémonie, sans même
de crise hégémonique. Si on en est là, c’est parce qu’il
n’y a pas eu de révolution, mais une intervention
militaire étrangère, qui a certes renversé l’ordre
ancien, mais à qui n’appartenait pas d’en élever un
nouveau à sa place.
Par
Mohamed Habili
Haut
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