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Ecole de commerce des Pins maritimes
Des diplômes
d’Etat non homologués
Les étudiants de
l’Ecole de la chambre de commerce et d’industrie Algérienne des Pins
maritimes se sont vu frappés en leur amour propre après la
confirmation de la non- reconnaissance de leurs diplômes.
Ceux-ci ont
pourtant reçu des promesses formelles du directeur de l’école de
régler, le plus tôt possible, ce problème et venir à bout de cette
faille. Mais, depuis, rien de concret n’est fait, si ce n’est une
volonté encore plus démagogique qu’effective de «contenir la révolte
des étudiants en leur faisant de fosses promesses» a indiqué un
étudiant de cette école. Celui-ci qui ne voulait pas se voir
décerner un bout de papier en guise de diplôme à la fin de son
cursus, n’a pas hésité de menacer de recourir aux plus hautes
autorités de l’Etat pour faire prévaloir ses droits. «Je compte, et
au nom de mes collègues, m’adresser à travers une lettre ouverte aux
ministres du Commerce et de l’Enseignement supérieur pour venir à
notre rescousse». Convaincu plus que jamais de la justesse de cette
revendication, celui-ci n’a pas écarté, tout de même, la possibilité
d’ester en justice le directeur de cette école. «Est-ce que nous
n’avons pas le droit d’être reconnus comme tous les étudiants
algériens ?», s’est exclamé cet étudiant qui ne comprend pas les
intentions de son directeur en mentant à ses étudiants. «Je me suis
présenté à la direction générale de la Fonction publique pour
m’assurer que nos dossiers sont transférés dans cet organisme comme
c’était prévu. A mon grand étonnement, les responsables de la DGFP
m’ont expliqué qu’aucun dossier d’homologation ne se trouvait à leur
niveau» a raconté l’orateur. Le pire dans toute cette affaire c’est
que l’accès à cette école n’a de tout temps pas été une tâche aisée.
« En plus de nous avoir soumis à un test de sélection avant d’être
acceptés, les études à l’école de la chambre de commerce et
d’industrie algérienne sont payantes», a expliqué cet étudiant. En
fait, il est à signaler que suivre ses études dans cette école,
étatique pourtant, se fait en contrepartie d’une lourde somme de 11
millions de centimes. «Après le chemin de combattant que nous avons
parcouru pour décrocher un banc au sein de cette école, nous ne
comptons pas hypothéquer notre carrière par cette histoire
d’homologation qui est un droit absolu» s’est indigné notre
interlocuteur. Celui-ci a ajouté que cette école est, à sa
connaissance, «la seule école étatique qui décerne des diplômes non
reconnus par les institutions de l’Etat». D’ailleurs, a-t-il
expliqué, en demandant au directeur de régler cette situation
pénalisante pour les étudiants, celui-ci s’est montré compréhensif.
«On aurait pu éviter d’arriver à ce stade d’indignation et de
mécontentement si le directeur a daigné appliquer les promesses
qu’il nous a faites» a précisé le même étudiant. En attendant que
les promesses faites soient tenues par le directeur, les étudiants
de l’école de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne, tout
en rejetant la balle dans le camp de l’administration pour résoudre
ce probleme, se disent déterminés à monter au créneau dans les
quelques jours à venir.
Aomar Fekrache
Haut
Bâtonnat d’Alger
Ultime recours
pour de milliers de stagiaires
Le bâtonnat
d’Alger se réunit aujourd’hui pour faire le point de la situation
qui prévaut à la veille de l’ouverture de l’année judiciaire. L’état
des lieux n’est pas reluisant. C’est le cas de le dire, car l’année
judiciaire s’annonce difficile surtout pour les milliers de nouveaux
diplômés du Capa en vaine quête de se «débrouiller» un stage, eu
égard à la forte demande d’une part et les exigences drastiques
requises de l’autre. Ces nouveaux diplômés sont en effet obligés de
trouver chacun un cabinet d’avocat afin de passer le stage souhaité.
Les futurs stagiaires, faut-il le souligner, doivent leur salut à la
compréhension de la chancellerie qui a prorogé les délais d’octroi
d’autorisation fixés à la date butoir du 1er octobre. Mais que
faire ? Aussi les avocats obéissent à de nouvelles contraintes qui
entravent l’offre de dispenser le stage requis aux jeunes futures
robes noires. Soucieux de respecter des normes dites virtuelles, les
cabinets qui souscrivent doivent disposer d’un F3 et n’accepter,
sauf dérogation, qu’un stagiaire par avocat. Les candidats en galère
entre les frais dus pour effectuer la cérémonie de prestation de
serment, estimés à 50 000 DA et l’incapacité d’accéder au fameux
stage qui ouvre droit à l’exercice d’auxiliaires de la justice et
plaider pour les causes défendables, ne peuvent rien devant une
situation kafkaïenne. Un membre du bâtonnat rencontré à la cour
d’Alger rassure que «les délais pourraient être ouvrables» et qu’«en
tous les cas de figure, le bâtonnier est obligé de caser tout
demandeur de stage, serait-ce par le recours aux dérogations». Du
coté des jeunes recrues, aura-t-on droit à un stage ?
Le bâtonnier
Sellini plaidera-t-il la cause de ces jeunes désemparés ne savant
plus à quel «maître» se vouer ?
S. B.
Haut
Belcourt
Les voleurs au
grand jour
Cela se passe à
moins d’une centaine de mètres d’un carrefour contrôlé par la
police à Belcourt : des jeunes, au nombre de cinq ou six par groupes
se tiennent, sur la chaussée même, à l’affût du moindre objet à
voler qui serait à l’intérieur des voitures qui passent. Profitant
dès que la circulation se ralentit ou s’arrête, surtout en fin
d’après-midi à cause de la cohue ramadanesque, ces jeunes voyous
préfèrent sauter sur les téléphones portables et les sacs à main
pour s’en fuir par petites foulées et disparaître dans l’une des
ruelles du quartier. Et tout le problème, c’est que ces voleurs
«travaillent» au su et au vu de tous, avec en prime la panoplie de
l’emploi : survet, basket et Dieu sait quoi d’autres dans les
poches…
R. A.
Haut
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