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Théâtre

Les Prétendants, une nouvelle œuvre de Saïdi Merzouk

Parution en Belgique du livre Al Adl Wal Ihssane

La mécanique intégriste décortiquée

Publication

«Quelle Unesco pour l’avenir», une réflexion audacieuse

Indigènes à la cinémathèque d’Oran

Le réveil d’une certaine mémoire

 

 26/09/06

 

 Théâtre

Les Prétendants, une nouvelle œuvre de Saïdi Merzouk

Les «Prétendants» est le titre d’une nouvelle pièce théâtrale du dramaturge Saïdi Merzouk, qui a animé un point de presse avant-hier à la salle El Mouggar sur sa première expérience théâtrale.

La pièce traite, dans un style comique, de la question du mariage et les problèmes psychologiques qu’elle suscite auprès des jeunes. La générale de cette pièce d’une heure et demie qui sera présentée demain à la salle

El-Mouggar, est adaptée par Malek Aggoun d’un texte de Nikolai Gogol. Elle a été réalisée par l’association Arc-en-ciel, dira le dramaturge Saïdi Merzouk lors d’un point de presse organisée avant-hier à la salle El Mouggar en présence de la comédienne Saïda Zitouni qui campe le rôle de la fiancée. Les principaux rôles sont interprétés par Mohamed Abbas, Saïdi Merzouk, Rania Serouti, Saïda Zitouni et Fatiha Ouerrad. Présente depuis 2001 sur la scène artistique algérienne, l’association Arc-en-ciel a déjà réalisé de nombreuses pièces, a indiqué le dramaturge, ajoutant qu’«en dépit des problèmes financiers qu’elle rencontre, l’association ouvre ses portes à tous les jeunes talents dans les différents domaines artistiques». Après la représentation qui sera donnée devant le public demain à El-Mouggar, cette pièce sera présentée à partir du 5 octobre, à Béjaïa, Sétif, et Batna. Soulignons que l’association Arc-en-ciel compte réaliser un monologue adapté de l’«Escargot entêté», une œuvre du romancier Rachid Boudjedra, à l’image d’autres textes portés déjà sur scène comme «Journal d’une femme insomniaque», a relevé Merzouk Saïdi qui, après sa sortie en 2001 de l’Institut des arts dramatiques, a commencé son parcours artistique comme comédien avant de mener sa première expérience dans l’écriture théâtrale avec la pièce «les Prétendants».  Concernant sa participation à la manifestation «Alger : capitale de la culture arabe 2007», Merzouk Saïdi a précisé qu’il a présenté un texte théâtral intitulé «la Fleur de la reine» et qu’il attend la réponse du comité exécutif qui coiffe le volet du 4e art de l’événement.         

R. C.

 

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Parution en Belgique du livre Al Adl Wal Ihssane

La mécanique intégriste décortiquée

«Al Adl Wal Ihssane»... «De la désobéissance civile à la terreur», est le nouvel ouvrage publié en Belgique par le journaliste algérien Lakhdar Ferrat.  Dans cette étude, présentée récemment à la presse à Bruxelles, l’auteur fait une analyse historique et une radioscopie de «ce mouvement islamiste radical qui investit de plus en plus les populations immigrées, maghrébines en général et marocaine en particulier, à travers l’Europe». Il décortique également les méthodes et objectifs de ce mouvement non reconnu, le discours véhiculé par ses adeptes et son dirigeant Abdesslam Yassine, en faisant le parallèle notamment avec le FIS-dissous et d’autres mouvements d’obédience islamiste à travers le monde. Pour Lakhdar Ferrat, spécialiste des mouvements islamistes au Maghreb, Al Adl Wal Ihssane, qui se proclame «pacifiste» à travers ses discours, n’écarte pas l’usage de la violence pour atteindre ses objectifs. L’auteur estime que les différentes manifestations  du bras  de  fer  entre  ce mouvement  et  les  autorités  ne  seraient autres que des phases

d’«échauffement» et de préparation des adeptes à toutes les éventualités. Ferrat indique également que le mode de fonctionnement d’Al Adl Wal Ihssane, à l’instar des autres mouvements islamistes radicaux, tourne autour de «l’exclusion de l’autre et la réduction de l’action politique à la violence», mettant en garde contre le risque de «minimiser le danger que représente Al Adl Wal Ihssane surtout à travers l’infiltration des différentes composantes de la société marocaine». Après avoir évoqué les méthodes de «recrutement et d’embrigadement» d’Al Adl Wal Ihssane, le livre de Ferrat revient sur le mode d’entrisme adopté par ce mouvement pour «noyauter» les ONG et notamment les syndicats et les organisations professionnelles. Et l’auteur de souligner la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs de la société et des institutions au Maroc pour éviter que ce mouvement «continue à perpétuer une remise en cause du système politique et de l’ensemble de la société marocaine réputée pour sa tolérance séculaire».  Né en Algérie, Lakhdar Ferrat est installé en Belgique. Après des études en sciences politiques et en communication à l’Université d’Alger, il a entamé sa carrière de journaliste dans la presse écrite et à l’ENTV. Il est l’auteur de plusieurs écrits sur la coopération euro-maghrébine et euro-arabe et de contributions dans des journaux et magazines algériens et internationaux.                              

Amine B.

 

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Publication

«Quelle Unesco pour l’avenir», une réflexion audacieuse

«Quelle Unesco pour l’avenir» est le titre d’une publication que l’Unesco vient de publier. Cet ouvrage est le résultat d’une compilation d’interventions effectuées, dans le cadre des débats de l’Unesco, par seize personnalités dont l’Egyptien Boutros-Boutros Ghali, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, la Tunisienne Fatma Haddad-Chamakh, les Français Jacques Attali et Robert Badinter. Cette publication se veut, ainsi, une réflexion sur les tendances et les discontinuités possibles, et sur les «scénarios d’avenir», avec une préface par M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Unesco, et une introduction par M. Pierre Sané, sous-directeur général de l’Unesco pour les sciences sociales et humaines. Le Forum de réflexion «Quelle Unesco pour l’avenir ?», lancé par le Secteur des sciences sociales et humaines de l’Unesco le 18 novembre 2004 à l’occasion de la troisième Journée de la philosophie, s’est poursuivi tout au long de 2005. Il a été conçu comme un cycle de débats dont l’objectif principal était de susciter une réflexion audacieuse et sans tabou au sein des Délégations permanentes, des Commissions nationales et du Secrétariat sur les orientations futures de l’Organisation. En invitant des penseurs, des philosophes, des responsables politiques et des experts de différentes régions du monde, il s’agissait avant tout de stimuler notre réflexion commune et de nourrir nos efforts grâce à des perspectives hors des sentiers battus. «Quelle Unesco pour l’avenir ?» procède avant tout d’une réflexion sur les tendances et les discontinuités possibles, sur les «scénarios d’avenir» et sur «quelle

Unesco ?» en tant qu’acteur pouvant influer aujourd’hui sur ces processus de transformation globale. Ainsi, «Quelle Unesco pour l’avenir ?» est un questionnement sur la ou les réponses possibles de l’Unesco face à la montée des enjeux planétaires. En d’autres termes, quel peut être le rôle de l’Organisation dans le système des Nations unies et sa contribution à la résolution des enjeux du XXIe siècle ? Quelle relation entre les domaines de compétence et les fonctions de l’Organisation ? Quelles modalités pour atteindre effectivement les populations les plus vulnérables dans le cadre d’une coopération intellectuelle digne de ce nom? Autant d’interrogations qui nous permettront d’affronter l’avenir.

H. K.

 

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Indigènes à la cinémathèque d’Oran

Le réveil d’une certaine mémoire

Le dernier film de Rachid Bouchareb, primé au dernier festival de Cannes, a été présenté en avant-première nationale dimanche en soirée à la cinémathèque d’Oran. «Indigènes» se veut un témoignage de la contribution, trop souvent méconnue et passée sous silence, de milliers de soldats maghrébins engagés dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film retrace le destin de quatre soldats oubliés, Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir, pris dans la tournante de la guerre. La Seconde Guerre mondiale vue du côté des soldats étrangers, ceux qui provenaient des nombreuses colonies françaises (Algérie, Tunisie, Maroc, Afrique noire…), enrôlés afin de combattre l’ennemi nazi et sauver la mère Patrie. Totalement invisibles pour le cinéma français jusqu’ici, ces tirailleurs et autres goumiers se sont très vite retrouvés dans la case politiquement incorrecte. Il ne faisait pas bon de retracer cette époque de l’Histoire de France, de peur de déclencher un changement radical dans la conscience des nouvelles générations. Depuis quelques années, on assiste à un réveil sociétal, un pardon plus ou moins avoué. Des figures sont montrées, un bouillonnement artistique se fait sentir, la présence de ces soldats oubliés redevient fondamentale. Dernièrement, le cinéaste Pierre Javaux, pour n’en citer qu’un, nous donnait son point de vue dans Les Enfants du pays. Le résultat, quoique maladroit, avait le mérite d’éclaircir quelques zones d’ombre (méconnaissance des fonctions premières de ces soldats, présents dans toutes les guerres depuis 1870). Bouchareb ainsi que le producteur Jamel Debbouze, ont réalisé ce film afin de clamer à tous ces enfants d’immigrés nés en France qu’ils sont fondamentalement français. L’intention est indispensable, donc louable. Mais est-il possible de concilier deux époques, deux notions d’identité et surtout deux générations différentes dans un même film ? Prendre à partie un microcosme et lui donner des arguments antinomiques ne peut que donner un résultat invraisemblable, voire trompeur. Ces nombreuses pistes de lecture déréalisent l’œuvre escomptée, l’enfermant dans une bulle patriotique où le manque de distance affaiblit la vision finale. Indigènes sera uniquement utilisé comme un outil pédagogique, réveillant une certaine mémoire pour les générations futures.         

 R. C.

 

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