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Théâtre
Les
Prétendants, une nouvelle œuvre de Saïdi Merzouk
Les «Prétendants»
est le titre d’une nouvelle pièce théâtrale du dramaturge Saïdi
Merzouk, qui a animé un point de presse avant-hier à la salle El
Mouggar sur sa première expérience théâtrale.
La pièce traite,
dans un style comique, de la question du mariage et les problèmes
psychologiques qu’elle suscite auprès des jeunes. La générale de
cette pièce d’une heure et demie qui sera présentée demain à la
salle
El-Mouggar, est
adaptée par Malek Aggoun d’un texte de Nikolai Gogol. Elle a été
réalisée par l’association Arc-en-ciel, dira le dramaturge Saïdi
Merzouk lors d’un point de presse organisée avant-hier à la salle El
Mouggar en présence de la comédienne Saïda Zitouni qui campe le rôle
de la fiancée. Les principaux rôles sont interprétés par Mohamed
Abbas, Saïdi Merzouk, Rania Serouti, Saïda Zitouni et Fatiha Ouerrad.
Présente depuis 2001 sur la scène artistique algérienne,
l’association Arc-en-ciel a déjà réalisé de nombreuses pièces, a
indiqué le dramaturge, ajoutant qu’«en dépit des problèmes
financiers qu’elle rencontre, l’association ouvre ses portes à tous
les jeunes talents dans les différents domaines artistiques». Après
la représentation qui sera donnée devant le public demain à
El-Mouggar, cette pièce sera présentée à partir du 5 octobre, à
Béjaïa, Sétif, et Batna. Soulignons que l’association Arc-en-ciel
compte réaliser un monologue adapté de l’«Escargot entêté», une
œuvre du romancier Rachid Boudjedra, à l’image d’autres textes
portés déjà sur scène comme «Journal d’une femme insomniaque», a
relevé Merzouk Saïdi qui, après sa sortie en 2001 de l’Institut des
arts dramatiques, a commencé son parcours artistique comme comédien
avant de mener sa première expérience dans l’écriture théâtrale avec
la pièce «les Prétendants». Concernant sa participation à la
manifestation «Alger : capitale de la culture arabe 2007», Merzouk
Saïdi a précisé qu’il a présenté un texte théâtral intitulé «la
Fleur de la reine» et qu’il attend la réponse du comité exécutif qui
coiffe le volet du 4e art de l’événement.
R. C.
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Parution en Belgique du livre Al Adl Wal Ihssane
La mécanique
intégriste décortiquée
«Al Adl Wal
Ihssane»... «De la désobéissance civile à la terreur», est le nouvel
ouvrage publié en Belgique par le journaliste algérien Lakhdar
Ferrat. Dans cette étude, présentée récemment à la presse à
Bruxelles, l’auteur fait une analyse historique et une radioscopie
de «ce mouvement islamiste radical qui investit de plus en plus les
populations immigrées, maghrébines en général et marocaine en
particulier, à travers l’Europe». Il décortique également les
méthodes et objectifs de ce mouvement non reconnu, le discours
véhiculé par ses adeptes et son dirigeant Abdesslam Yassine, en
faisant le parallèle notamment avec le FIS-dissous et d’autres
mouvements d’obédience islamiste à travers le monde. Pour Lakhdar
Ferrat, spécialiste des mouvements islamistes au Maghreb, Al Adl Wal
Ihssane, qui se proclame «pacifiste» à travers ses discours,
n’écarte pas l’usage de la violence pour atteindre ses objectifs.
L’auteur estime que les différentes manifestations du bras de
fer entre ce mouvement et les autorités ne seraient autres
que des phases
d’«échauffement»
et de préparation des adeptes à toutes les éventualités. Ferrat
indique également que le mode de fonctionnement d’Al Adl Wal Ihssane,
à l’instar des autres mouvements islamistes radicaux, tourne autour
de «l’exclusion de l’autre et la réduction de l’action politique à
la violence», mettant en garde contre le risque de «minimiser le
danger que représente Al Adl Wal Ihssane surtout à travers
l’infiltration des différentes composantes de la société marocaine».
Après avoir évoqué les méthodes de «recrutement et d’embrigadement»
d’Al Adl Wal Ihssane, le livre de Ferrat revient sur le mode
d’entrisme adopté par ce mouvement pour «noyauter» les ONG et
notamment les syndicats et les organisations professionnelles. Et
l’auteur de souligner la nécessité d’une mobilisation de tous les
acteurs de la société et des institutions au Maroc pour éviter que
ce mouvement «continue à perpétuer une remise en cause du système
politique et de l’ensemble de la société marocaine réputée pour sa
tolérance séculaire». Né en Algérie, Lakhdar Ferrat est installé en
Belgique. Après des études en sciences politiques et en
communication à l’Université d’Alger, il a entamé sa carrière de
journaliste dans la presse écrite et à l’ENTV. Il est l’auteur de
plusieurs écrits sur la coopération euro-maghrébine et euro-arabe et
de contributions dans des journaux et magazines algériens et
internationaux.
Amine B.
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Publication
«Quelle Unesco
pour l’avenir», une réflexion audacieuse
«Quelle Unesco
pour l’avenir» est le titre d’une publication que l’Unesco vient de
publier. Cet ouvrage est le résultat d’une compilation
d’interventions effectuées, dans le cadre des débats de l’Unesco,
par seize personnalités dont l’Egyptien Boutros-Boutros Ghali, le
philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, la Tunisienne Fatma
Haddad-Chamakh, les Français Jacques Attali et Robert Badinter.
Cette publication se veut, ainsi, une réflexion sur les tendances et
les discontinuités possibles, et sur les «scénarios d’avenir», avec
une préface par M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Unesco,
et une introduction par M. Pierre Sané, sous-directeur général de
l’Unesco pour les sciences sociales et humaines. Le Forum de
réflexion «Quelle Unesco pour l’avenir ?», lancé par le Secteur des
sciences sociales et humaines de l’Unesco le 18 novembre 2004 à
l’occasion de la troisième Journée de la philosophie, s’est
poursuivi tout au long de 2005. Il a été conçu comme un cycle de
débats dont l’objectif principal était de susciter une réflexion
audacieuse et sans tabou au sein des Délégations permanentes, des
Commissions nationales et du Secrétariat sur les orientations
futures de l’Organisation. En invitant des penseurs, des
philosophes, des responsables politiques et des experts de
différentes régions du monde, il s’agissait avant tout de stimuler
notre réflexion commune et de nourrir nos efforts grâce à des
perspectives hors des sentiers battus. «Quelle Unesco pour l’avenir
?» procède avant tout d’une réflexion sur les tendances et les
discontinuités possibles, sur les «scénarios d’avenir» et sur
«quelle
Unesco ?» en tant
qu’acteur pouvant influer aujourd’hui sur ces processus de
transformation globale. Ainsi, «Quelle Unesco pour l’avenir ?» est
un questionnement sur la ou les réponses possibles de l’Unesco face
à la montée des enjeux planétaires. En d’autres termes, quel peut
être le rôle de l’Organisation dans le système des Nations unies et
sa contribution à la résolution des enjeux du XXIe siècle ? Quelle
relation entre les domaines de compétence et les fonctions de
l’Organisation ? Quelles modalités pour atteindre effectivement les
populations les plus vulnérables dans le cadre d’une coopération
intellectuelle digne de ce nom? Autant d’interrogations qui nous
permettront d’affronter l’avenir.
H. K.
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Indigènes à la cinémathèque d’Oran
Le réveil d’une
certaine mémoire
Le dernier film de
Rachid Bouchareb, primé au dernier festival de Cannes, a été
présenté en avant-première nationale dimanche en soirée à la
cinémathèque d’Oran. «Indigènes» se veut un témoignage de la
contribution, trop souvent méconnue et passée sous silence, de
milliers de soldats maghrébins engagés dans l’armée française
pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film retrace le destin de
quatre soldats oubliés, Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir, pris
dans la tournante de la guerre. La Seconde Guerre mondiale vue du
côté des soldats étrangers, ceux qui provenaient des nombreuses
colonies françaises (Algérie, Tunisie, Maroc, Afrique noire…),
enrôlés afin de combattre l’ennemi nazi et sauver la mère Patrie.
Totalement invisibles pour le cinéma français jusqu’ici, ces
tirailleurs et autres goumiers se sont très vite retrouvés dans la
case politiquement incorrecte. Il ne faisait pas bon de retracer
cette époque de l’Histoire de France, de peur de déclencher un
changement radical dans la conscience des nouvelles générations.
Depuis quelques années, on assiste à un réveil sociétal, un pardon
plus ou moins avoué. Des figures sont montrées, un bouillonnement
artistique se fait sentir, la présence de ces soldats oubliés
redevient fondamentale. Dernièrement, le cinéaste Pierre Javaux,
pour n’en citer qu’un, nous donnait son point de vue dans Les
Enfants du pays. Le résultat, quoique maladroit, avait le mérite
d’éclaircir quelques zones d’ombre (méconnaissance des fonctions
premières de ces soldats, présents dans toutes les guerres depuis
1870). Bouchareb ainsi que le producteur Jamel Debbouze, ont réalisé
ce film afin de clamer à tous ces enfants d’immigrés nés en France
qu’ils sont fondamentalement français. L’intention est
indispensable, donc louable. Mais est-il possible de concilier deux
époques, deux notions d’identité et surtout deux générations
différentes dans un même film ? Prendre à partie un microcosme et
lui donner des arguments antinomiques ne peut que donner un résultat
invraisemblable, voire trompeur. Ces nombreuses pistes de lecture
déréalisent l’œuvre escomptée, l’enfermant dans une bulle
patriotique où le manque de distance affaiblit la vision finale.
Indigènes sera uniquement utilisé comme un outil pédagogique,
réveillant une certaine mémoire pour les générations
futures.
R. C.
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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