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Renouvellement
Le parti
travailliste britannique a tenu, il y a quelques jours, son congrès
annuel, au cours duquel beaucoup pensaient que Tony Blair
présenterait sa démission.
Il n’en fut rien
car, visiblement, le Premier ministre britannique compte bien tenir
jusqu’à la date qu’il s’est fixée pour quitter son poste,
c’est-à-dire mai 2007. Le départ de Blair est attendu par tout un
pays ainsi que par tous les partenaires européens de la
Grande-Bretagne et ainsi, c’est toute la politique de l’Europe qui
pourrait se voir bouleversée. Depuis plusieurs années, la politique
foncièrement pro-américaine de Tony Blair empêche les autres pays de
l’Union européenne d’adopter une politique indépendante des
Etats-Unis qui pourrait les faire peser davantage sur le plan
international. L’exemple le plus flagrant a été enregistré durant la
phase précédant la guerre en Irak et durant laquelle la
Grande-Bretagne, sous l’impulsion de Tony Blair, s’est totalement
désolidarisé de ses alliés européens pour suivre la route tracée par
le président Bush. La décision de suivre Washington lui a également
valu la désapprobation de la grande majorité des Britanniques qui
étaient plus de 90% à désapprouver la guerre. La politique étrangère
de Tony Blair a été l’une des causes principales de sa chute. Les
multiples scandales liés à la guerre en Irak qui surgirent au cours
des mois ayant succédé à son déclenchement n’ont pas été pour calmer
l’ire des sujets britanniques qui avaient, selon plusieurs sondages,
de moins en moins confiance en leur Premier ministre. Pour la
politique intérieure de la Grande-Bretagne, tout risque également de
changer si le Labour était reconduit avec son nouveau leader ; un
programme plus à gauche pourrait être, cette fois, appliqué et
changer beaucoup de choses, notamment le dossier des privatisations.
Avec le départ de Blair, la Grande-Bretagne pourrait ainsi s’offrir
une nouvelle image aux yeux du monde.
Fouzia Mahmoudi
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Rumeurs au sujet de la mort du chef d’Al-Qaïda
Ben Laden
serait gravement malade
La mort d’Oussama
ben Laden, évoquée dans une note des services secrets français,
n’avait pas trouvé dimanche de confirmation à Ryad, Washington,
Islamabad ou Paris, mais le magazine américain Time citait à son
tour une source saoudienne disant le chef d’Al-Qaïda «gravement
malade».
Reproduite samedi
par le quotidien régional L’Est Républicain, cette note de la DGSE
(Direction générale des services extérieurs) datée du 21 septembre,
assure que les renseignements saoudiens ont «acquis la conviction
qu’Oussama ben Laden est mort». Le terroriste de 49 ans aurait été
atteint le 23 août «d’une très forte crise de typhoïde ayant
entraîné une paralysie partielle de ses membres inférieurs». Censé
se cacher dans les montagnes frontalières entre l’Afghanistan et la
Pakistan, le milliardaire d’origine saoudienne aurait été victime de
son «isolement géographique» empêchant «toute assistance médicale».
Les Saoudiens «attendraient d’obtenir davantage de détails et,
notamment, le lieu exact de son inhumation, pour annoncer
officiellement la nouvelle», écrit cette note, dont l’authenticité
ne fait pas de doute puisque la ministre française de la Défense,
Michèle Alliot-Marie, a ordonné l’ouverture d’une enquête sur la
«fuite» de ce document classé «confidentiel défense». De la
«conviction» à la confirmation, il y a un pas que les Saoudiens
n’ont pas franchi. «Le royaume d’Arabie Saoudite n’a aucune preuve
permettant d’étayer de récentes affirmations de la presse, selon
lesquelles Ben Laden est mort. Toute autre information est purement
spéculative et ne peut être confirmée de source indépendante», a
commenté son ambassade aux Etats-Unis. Au Pakistan, le ministre de
l’Intérieur, Aftab Sherpao, a déclaré à l’AFP qu’Islamabad ne
disposait non plus d’aucune confirmation. La mort de l’instigateur
déclaré des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait 2 973 morts
aux Etats-Unis, «serait une bonne nouvelle», a lancé le président
afghan Hamid Karzaï, à Montréal. «Il s’agit seulement de
spéculations. Attendons de voir si c’est vrai ou non», a-t-il
cependant ajouté. Citant «une source bien placée à Washington», le
magazine américain Time écrivait sur son site internet qu’«aucun
haut responsable ne croit que c’est vrai», pensant plutôt que la
mort de Ben Laden n’est qu’une «hypothèse formulée par des analystes
des services saoudiens sans preuve solide pour l’étayer». Pour
autant, le magazine cite aussi une source saoudienne qui, «sous
couvert de l’anonymat», assure que Ryad a reçu ces dernières
semaines de nombreuses informations faisant état d’une grave maladie
de l’islamiste. «Ce n’est pas une rumeur. Il est très malade. Il a
attrapé une maladie transmise par l’eau et elle pourrait être
fatale. Mais nous n’avons pas d’information concrète nous permettant
de dire qu’il est mort», affirme cette source. Traitée par
antibiotiques, la fièvre typhoïde, caractérisée par de fortes
fièvres et des diarrhées, se transmet notamment par l’ingestion
d’eau ou d’aliments cuits dans de l’eau souillée. Elle peut être
accompagnée de troubles neurologiques. En septembre 2005, un
responsable militaire américain en Afghanistan avait déjà affirmé
que Ben Laden était malade et cherchait à recevoir des soins.
Auparavant, des responsables pakistanais avaient assuré qu’il
souffrait de problèmes rénaux et devait subir des dialyses
régulières. En 2002, sa mort avait été annoncée trois fois, démentie
ensuite par des images vidéo diffusées sur Al-Jazira.
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