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Affaire Khalifa Bank

La liste des inculpés ouverte à nouveau

FGAR

11 milliards investis en deux ans

Blocage entre la fédération des mécanos et les SGP

La balle est dans le camp de Belkhadem

La loi de finances 2007 prévoit un retour de l’inflation

Hausse des prix à la consommation en vue

Amendement de la loi sur les hydrocarbures

Khelil s’expliquera aujourd’hui

Dialogue des religions

«L’attitude du pape est une faute professionnelle»

Session criminelle à Oran

L’affaire BCIA revient

Indemnisation des familles de disparus  

Le ministre de la Solidarité désavoué

La FNTR s’insurge

«Pas de discrimination entre les catégories de retraités»

Statut particulier de l’enseignant

L’Unpef revendique un partenariat actif

Un réservoir de compétences marginalisées

Pourquoi l’Algérie est-elle privée de transfert de technologie

 

 26/09/06

 

Affaire Khalifa Bank

La liste des inculpés ouverte à nouveau

La liste des personnes accusées dans l'affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, un des procès de Khalifa, pourrait être allongée et présentée à la chambre d'accusation prés la cour de Blida.

Le délai de trois mois accordé par la loi à la Cour suprême pour répondre aux pourvois déposés par les avocats de la défense des 104 prévenus dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank a expiré, selon une source judiciaire. Ces réponses seront remises à ces avocats «peu après l’ouverture de l’année

judiciaire» qui aura lieu mercredi prochain à la Cour suprême. Abdelaziz Bouteflika, premier magistrat du pays, présidera l’ouverture de l’année judiciaire.

Ces pourvois qui constituent des recours formulés par les avocats des accusés par rapport aux chefs d’inculpation retenus par la chambre d’accusation près la cour de Blida à l’encontre de leurs clients ont, selon cette source, tous été définitivement étudiés par la Cour suprême. Celle-ci pourrait renvoyer le dossier de cette affaire à la chambre d’accusation près la cour de Blida pour complément d’informations. «Cela concernerait des aspects qui n’auraient pas été approfondis lors de l’instruction judiciaire», selon une source proche de cette cour. Ce qui explique, poursuit cette source, le fait que la date du procès n’a pas encore étéfixée, même si l’audience est programmée à la cour de Blida lors de la prochaine session criminelle qui débutera, dans cette cour, en octobre prochain. Cette date sera fixée en fonction de la réponse de la Cour suprême puisque si cette cour demande des compléments d’informations, la chambre d’accusation près la cour de Blida étudiera, une nouvelle fois, l’instruction judiciaire effectuée par le tribunal de Chéraga. La réponse de la Cour suprême aux pourvois déposés par les avocats de ces 104 accusés coïncidera, ajoute cette source, avec l’ouverture de l’année judiciaire qui aura lieu en présence du président de la République au siège de cette institution. Selon une source proche du dossier, la Cour suprême pourrait ordonner l’audition de personnes citées par l’instruction judiciaire mais non incriminées. «Cela est décidé à la lumière des faits contenus dans cette instruction», ajoute cette source. Ce qui signifie que la liste des personnes accusées dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, un des procès de Khalifa, pourrait être allongée et présentée à la chambre d’accusation près la cour de Blida. C’est ainsi, et selon cette source, que des personnes citées comme témoins, peuvent être accusées dans cette affaire. D’autres personnes dont la responsabilité dans des délits liés à cette affaire, peut être engagée, peuvent être auditionnées, prochainement, poursuit cette source. Il est à noter qu’environ 4 000 personnes avaient été auditionnées par les deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga chargé de l’instruction de cette affaire, aidés en cela par la Gendarmerie nationale pourvue de prérogatives d’audition, dans cette affaire, par une commission rogatoire. 124 de ces personnes auditionnées ont été retenues comme accusées par ce tribunal avant que la chambre d’accusation près la cour de Blida n’innocente une vingtaine. Même si elle va siéger pour les pourvois déposés par les avocats de ces 104 personnes accusées, la Cour suprême pourrait, selon une source judiciaire, demander à la chambre d’accusation près la cour de Blida de s’intéresser à certains aspects de cette affaire et inculper, par là, des personnes n’ayant jamais été auditionnées jusque-là dans cette affaire.

M. Abi

 

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FGAR

11 milliards investis en deux ans

Invité, hier, à la Radio nationale, Chaîne II, le directeur général du Fonds de garantie de crédits aux PME  (FGAR),  Abdenour Houaoui, s’est étalé sur les différents rôles de son institution et son apport dans le développement de l’investissement économique. Répondant aux questions de journalistes, M. Houaoui indique que l’organisme du FGAR, créé en 2004, a investi jusqu’à présent pas moins de 11 milliards de centimes, ce qui a permis, poursuit-il, le financement de 130 projets d’investissement et la création de 5 435 emplois. Aux yeux  du premier responsable du FGAR, «ce chiffre est loin de toute évaluation puisqu’il nous reste beaucoup à faire. Nous asseyons d’ouvrir de nouvelles antennes pour nous rapprocher des investisseurs et d’avoir un ancrage efficace. La balle est désormais dans notre camp». Le FGAR, fait savoir l’invité de la Chaîne II, a bénéficié d’un fonds d’aide de l’Union européenne estimé à 20 millions euros, dans le cadre du programme MEDA.

S’agissant des secteurs d’activité économiques où le FGAR intervient,

M. Houaoui, souligne que son institution exerce dans différents domaines, même si celui de l’agroalimentaire reste prédominant. A ce propos, il précise que «notre priorité est d’intervenir dans les secteurs productifs. Nous soutenons tous les projets susceptibles de porter un nouveau savoir-faire». L’orateur souligne que son organisme créé en 2004, par décret ministériel n° 02-373 n’était opérationnel qu’à partir du mois de mars 2005.   Selon lui, le FGAR dispose de moyens permettant aux entrepreneurs algériens de réaliser leurs projets de démarrage et d’expansion.

M. K.

 

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Blocage entre la fédération des mécanos et les SGP

La balle est dans le camp de Belkhadem

La datte exacte de la tenue de la tripartite n’a pas encore été arrêtée mais cette rencontre, tant attendue, devrait se tenir au début de la semaine prochaine. C’est du moins ce qui ressort de la réunion tenue avant-hier soir entre les membres du secrétariat national de la Centrale syndicale.

Selon M. Malki, secrétaire national chargé des conflits sociaux, contacté hier, «cette réunion de travail a été consacrée à l’étude de tous les dossiers inscrits à l’ordre du jour de la tripartite.  Concernant les conventions de branches dans le secteur économique public, notre interlocuteur a affirmé que la majorité des fédérations de l’UGTA ont remis leurs conventions sauf celle des mécanique et métallurgie qui peinent toujours à trouver un consensus avec les SGP des différents secteurs qu’elles représentent». «En dépit de toutes les tentatives faites pour tenter de rapprocher les deux positions, aucune solution n’a été trouvéepour les travailleurs de ce secteur», expliquera M. Malki. Devant cette impasse, l’UGTA fera appel à l’arbitrage à  Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement pour débloquer la situation. «L’arbitrage sera effectué avant la tenue de la tripartite», précisera-t-il.

Le blocage persiste également pour certains syndicats d’entreprises, à l’exemple de celui d’Air Algérie, de Sonalgaz et de Sonatrach qui n’ont toujours pas paraphé les conventions d’entreprises. Pour ces cas, l’UGTA continue de solliciter les intervenants pour finir les conventions avant la semaine prochaine.

La commission installée pour mener les négociations entre l’UGTA et les cinq organisations patronales pour la signature d’une convention avec le secteur privé, poursuit son travail. «L’avant-projet de loi qu’avait remis l’UGTA au patronat contenant les articles de cette convention a été amendé par le patronat», précise

M. Malki, avant de poursuivre que «les négociations suivent leur cours concernant les augmentations des salaires. Nous avons proposé une augmentation entre 15 et 20% et les deux parties sont en train de débattre», a-t-il indiqué. Le groupe de travail, composé des représentants de l’UGTA, le patronat et le gouvernement,  chargé de l’élaboration de l’avant-projet de loi portant sur le pacte économique et social a achevé son travail. La première mouture a été discutée avant-hier entre les membres du secrétariat national de l’UGTA et les premiers amendements ont été déjà apportés. 

Tous ces points et bien d’autres seront à l’ordre du jour de la réunion prévue jeudi prochain. Cette rencontre qui regroupera les membres du bureau national de l’UGTA et de son secrétariat national, l’ensemble de ses fédérations et des syndicats d’entreprises en plus du patronat, sera consacrée à l’examen de tous les problèmes et aux dernières retouches à apporter avant la tripartite.   

Nouria B.

 

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La loi de finances 2007 prévoit un retour de l’inflation

Hausse des prix à la consommation en vue

L’année 2007 s’annonce difficile pour les ménages avec la prévision de la hausse du taux d’inflation.

Selon le projet de loi de finances pour 2007, ce taux sera de 3,5 %, alors qu’il devait être inférieur de 2% en 2006. Ce taux était en 2005 de 1,6 % contre 3,6 % en 2004 et 2,6 % en 2003. Les auteurs du  projet de loi de finances, cités par l’APS, préviennent toutefois que «des facteurs de risque inflationniste peuvent influer, en 2007, sur le niveau général des prix à la consommation». Ces facteurs sont liés «au niveau élevé de la dépense publique, au réajustement du niveau des salaires et à la surliquidité générée principalement par une conjoncture favorable du marché pétrolier». Le risque d’inflation a été écarté par le ministre des Finances, Mourad Medelci, qui a indiqué dans l’une de ses déclarations que l’augmentation des salaires n’aura pas d’incidence directe sur l’inflation. Selon lui, les Algériens n’auront pas à faire face à une hausse brutale des prix. Il a expliqué que l’augmentation des salaires est couverte par une enveloppe budgétaire prévisionnelle de 98 milliards de dinars, ce qui éviterait d’entraîner une poussée inflationniste qui viendrait en annuler les effets de cette hausse. Les arguments de M. Medelci pour justifier cette prévision optimiste sont liés au fait que «l’économie algérienne était certes marquée par un manque de productivité, ce qui est source d’inflation des prix, mais elle reste caractérisée par une fluidité commerciale totale, avec une large ouverture sur les importations et une disponibilité de produits qui rend les évolutions inflationnistes moins importantes que dans une économie fermée et un marché rigide».

Pour M. Medelci, la préoccupation du  gouvernement est de maintenir ce taux stable.

Cependant, lors d’une récente visite en Algérie, des experts du FMI avaient soutenu qu’une nouvelle augmentation des salaires risquerait de mettre en péril la compétitivité de l’économie nationale.

Le projet de loi de finances pour 2007, qui sera examiné dans les prochains jours en session plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit la mobilisation d’une importante enveloppe budgétaire pour la poursuite de la réalisation du Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) et introduit de nouvelles mesures de réduction de la pression fiscale et de réorganisation de certaines activités de commerce extérieur. Bien que toutes les prévisions pétrolières tablent sur un baril de pétrole beaucoup plus cher, le projet de loi a maintenu un prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars pour   l’établissement du budget de l’Etat. Pour cette troisième année de mise en œuvre du PCSC, il est prévu un PIB de 6.233 milliards de dinars, une croissance économique globale de  5,2 % et  6,1% hors hydrocarbures, une progression de la valeur des exportations de marchandises de 2,1 %, un taux de change à 74 DA pour un dollar et un accroissement de 8% des importations de marchandises. Pour ce qui est des principales dispositions fiscales et douanières proposées par le projet de loi de finances 2007, les entreprises créatrices d’emplois bénéficient d’une réduction sur l’IRG et l’IBS sur une période de 3 ans à partir du 1er janvier 2007. Cette réduction est fixée à 50% du montant des salaires versés au titre des emplois créés, et à 5% du bénéfice imposable sans que cette réduction ne dépasse 1 million de dinars. Il est établi également un impôt forfaitaire unique (en remplacement de l’IRG, de la TVA et de la TAP) pour les activités dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 3 millions de dinars. Dix catégories d’activités commerciales sont exclues de ce régime (ventes en gros, concessionnaires, grandes surfaces, vente de médicaments, stations de services, chantiers de construction...).           

K. S.

 

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Amendement de la loi sur les hydrocarbures

Khelil s’expliquera aujourd’hui

Le ministre de l’Energie et des Mines se présentera aujourd’hui devant la commission économique de l’APN pour défendre le projet de texte législatif portant amendement de la loi 05-07 relative aux hydrocarbures. Le 9 juillet dernier, le Conseil des ministres, présidé par Abdelaziz Bouteflika, avait examiné l’avant-projet. L’adoption de la loi, en 2005, après avoir été gelée pendant plusieurs mois, n’avait pas pour autant mis un terme à la controverse qui l’avait entourée. Car si l’UGTA avait fini par donner sa caution au projet du gouvernement, le PT de Louisa Hanoune avait continué à dénoncer le projet en militant pour son abrogation. Le temps a fini par lui donner raison. Presque une année après, le gouvernement décide d’abroger certaines dispositions de cette loi. Pourquoi ce revirement et à quels desseins obéit cette nouvelle démarche des pouvoirs publics ? C’est ce que tentera d’expliciter Chakib Khelil devant les membres de la commission de l’Assemblée. Le ministre va certainement puiser son argumentaire dans le communiqué du Conseil de gouvernement tenu le 4 juillet et dans lequel il était affirmé que les amendements proposés visent «à rationaliser l’exploitation des ressources en hydrocarbures afin de répondre, d’une part, aux besoins induits par le développement national et de préserver, d’autre part, les richesses naturelles de notre pays au profit des générations futures». Cette mesure de «préservation et de conservation» des ressources en hydrocarbures s’effectuera notamment sur «la base d’une participation conséquente et systématique de Sonatrach dans les opérations de recherche et/ou d’exploitation». De même qu’il ne manquera pas de repren-dre les raisons objectives qu’il a livrées à la presse à l’occasion de la conférence de presse qu’il a tenue le 15 juillet 2005.

A cette occasion, le ministre était sorti de son silence que d’aucuns avaient assimilé à une gêne en raison du revers que lui faisait subir le Président de la République pour livrer quelques détails sur la modification de son projet de loi. Il dira, d’entrée que «le fondamental de la loi 05-07 a été maintenu». Le changement apporté avait trait, selon les comptes rendus qui ont été faits de cette conférence au système fiscal qui est très attrayant par rapport à l’ancien et qui offre à l’Etat une part importante estimée à 62% contre 48% de l’ancien modèle. En plus des revenus, le système permet à l’Etat de tirer des dividendes plus importants, avait plaidé Chakib Khelil. Il sera également indiqué, que les modifications portent sur la part de Sonatrach dans les blocs d’exploration qui dépassent les 51% ainsi que sur les contrats de partage de production dont l’amendement impose une taxe sur les surprofits lorsque les prix du pétrole dépassent la barre des 30 dollars le baril. «Ces amendements interviennent dans un contexte national et international sans cesse changeant et vont nous permettre de valoriser nos ressources ainsi que de créer une industrie pétrochimique solide», a-t-il affirmé par ailleurs. Les membres de la commission qui ont été sensibles à son exposé de motif en 2005 témoigneront sans nul doute la même disponibilité à son égard.

Nadia Kerraz

 

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Dialogue des religions

«L’attitude du pape est une faute professionnelle»

Les convives ont plaidé unanimement pour un dialogue fécond, profond et culturel qui doit s’instaurer entre les deux religions mais aussi entre les cultures mondiales, cependant, la définition de ce dialogue et ses mécanismes ne semble pas être partagée par tous. Pour le père Thierry Becker du Centre diocésain des Glycines, le premier défi qui doit être relevé aujourd’hui c’est l’ignorance des traditions et des cultures de l’autre, ainsi, il faut se connaître pour se comprendre et la meilleure façon de se comprendre c’est de créer des liens et d’avoir des échanges. «Chacun doit sortir de son for, mains nues, vers les vastes champs pour parler et présenter ses arguments, c’est l’une des conditions essentielles pour un véritable dialogue». Tentant d’expliquer les dires du Pape, il ajoute que l’Occident a toujours été porté sur les débats dont le thème est la raison et la religion car «s’interroger sur les autres religions (Pourquoi crois-tu en

cela ? Pourquoi cela a été écrit ?...) permet de mieux se comprendre et d’avancer».

Prenant la parole à son tour, le père John Thossan du Centre diocésain d’Alger, affirme que les paroles du Pape ne sont pas sacrées et peuvent donc être rejetées par toute église chrétienne qui ne partage pas son avis. «Le Pape a illustré son intervention avec un ancien dialogue, c’est une faute professionnelle, chacun est libre d’interpréter ces paroles mais je crois personnellement que ce n’est pas un complot contre les Musulmans, nous avons toujours eu de très bons rapports avec la communauté musulmane et j’espère que cet incident ne va pas influer négativement sur nos rapports», souligne- t-il, indiquant dans le même contexte que le président américain Bush n’est pas le représentant de la chrétienté et que ce n’est pas un chef religieux, comme quoi les paroles n’engagent que leurs auteurs.

Par ailleurs, le président du Haut conseil islamique, Cheikh Bouamrane dira que ce qui est inadmissible c’est que des Chrétiens se mêlent des affaires des Musulmans. «Cela ne le regarde pas, il doit respecter les autres et leurs religions. Qu’on nous laisse régler nos problèmes». Mohamed Benbrika, professeur en philosophie islamique à l’Université d’Alger, appuiera ses dires en assurant que le jour, la date et l’endroit d’où ses propos sont sortis ont été choisis et que rien n’a été laissé au hasard.

B. I.

 

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Session criminelle à Oran

L’affaire BCIA revient

La session criminelle d’automne, ouverte à Oran samedi et devant se poursuivre jusqu’au 6 novembre prochain, devra traiter 64 affaires, dont celle dite de la banque BCIA, ayant éclaté il y a trois ans, en octobre 2003, est très attendue par les observateurs. Il y a de quoi quand on sait que 53 personnes y sont impliquées -alors qu’elles étaient 68 au début- dont 33 sont sous mandat de dépôt pour détournement de deniers publics et complicité, 11 sont placées sous contrôle judiciaire et 8 laissées en liberté provisoire tandis que l’un des mis en cause demeure toujours en fuite. Il y a lieu de noter ici que la somme détournée dans cette affaire est estimée à plus de 130 milliards de dinars. L’affaire en question, qui clôturera la présente session, a été reportée plusieurs fois après le pourvoi en cassation interjeté par certains mis en cause auprès de la Cour suprême. A noter aussi que parmi les mis en cause qui vont être jugés dans cette affaire -connue également sous «l’affaire des traites avalisées»-, une personne qui était en fuite à l’étranger et qui a fini par être extradée vers l’Algérie.

E. Ikram

 

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Indemnisation des familles de disparus  

Le ministre de la Solidarité désavoué

«Pas d'indemnisation sans la vérité sur les disparus».Les familles de disparus sont unanimes. La majorité d’entre elles n’a pas accepté les indemnisations accordées par l’Etat dans le cadre de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, contrairement à ce qu’a affirmé M. Ould Abbès, avant-hier sur les ondes de la chaîne 3, en expliquant que 2 640 familles recensées dans le cadre de la tragédie nationale, (ayant un membre terroriste, victime de terrorisme ou disparus) ont commencé à percevoir leurs indemnités à partir du premier jour du mois de ramadan. Pour rappel, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité a affirmé que le dossier des disparus est complètement traité, du fait que la majorité des familles de disparus a accepté les indemnisations proposées dans le cadre de la charte.  M. Merabet, président de l’association Soumoud, regroupant quelque 400 adhérents parmi les familles de disparus nous a affirmé hier qu’«au contraire, si certaines familles ont été contraintes d’accepter les indemnités, c’est dû au fait de la situation catastrophique dans laquelle elles se trouvent, mais ces familles ne constituent pas la majorité». Soumoud «a au contraire refusé le retrait des Procès verbaux de décès, vue la procédure suivie pour leur livraison». M. Merabet explique en effet, qu’avant la mise en application de la charte, les formulaires que remplissaient les familles de disparus indiquaient explicitement les circonstances de(s) disparition(s) et les familles mentionnaient le fait que le parent recherché a été enlevé par les services de sécurité. Ceux proposés dans le cadre de la charte, ajoute M. Merabet, attribuent toutes les disparitions à des enlèvements par les groupes terroristes. Soumoud est donc intransigeante, selon notre interlocuteur : «pas d’indemnisations sans la vérité sur les disparus», d’ailleurs, explique t-il, «les familles ne se rapprochent pas des tribunaux pour le retrait des jugements de décès». Concernant les affirmations de Ould Abbès,

M. Merabet estime qu’«il y a une volonté délibérée d’effacer certaines vérités» et d’enchaîner que «les montants annoncés auraient pu être versés sous forme d’aide et non d’indemnisation, car il faut déclarer le préjudice, si indemnisation il y a». De son coté, Mme Ighil, de l’Association nationale des familles de disparus (ANFD), estime que ce qu’a avancé le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale sont des «mensonges». «Les familles ne se sont pas rapprochées des tribunaux pour le retrait des fameux PV mais continuent à observer des sit-in hebdomadaires pour exiger toute la vérité sur la disparition des leurs». «Nous leur conseillons,

a-t-elle précisé, de poursuivre leur parcours pour la recherche de la vérité», ajoute Mme Ighil. Cette dernière confirmera les déclarations de M. Merabet concernant la procédure d’octroi des PV de décès et des circonstances de la disparition de personnes en question. Quant au lancement du processus d’indemnisation  que M. Ould Abbès dit avoir entamé avant-hier, des représentants des familles de terroristes expliquent que «ce ne sont pas toutes les APC qui ont décidé à faire le nécessaire», selon Mme Flici  de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT). «A peine 5% des APC de la capitale se rapprochent des familles des victimes afin de s’enquérir des procédures d’octroi de  cette aide», affirme-t-elle. «Même si ce ne sont pas toutes les familles des victimes qui nécessitent cette aide, nous n’avons rien constaté en ce qui est des familles qui l’attendent» a-t-elle ajouté.     

Fatima Arab

 

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La FNTR s’insurge

«Pas de discrimination entre les catégories de retraités»

La Fédération nationale des travailleurs retraités n’en démord pas : «Tous les retraités dont le niveau de pension se situe en deçà de 10 000 dinars doivent bénéficier des mesures de relèvement annoncées par le président Bouteflika en faveur de cette catégorie d’Algériens». Le secrétaire général de la FNTR,

M. Abdelmadjid Azzi, indique que tout de suite après que cette mesure de relèvement ait été annoncée par le Président de la République, «nous nous sommes rendus compte que les allocataires qui avaient moins de 15 années de cotisations validées, n’avaient pas été pris en compte». M. Azzi rappelle que la fédération a, récemment, rendue publique une déclaration dans laquelle elle exigeait que cette catégorie de retraités puisse, elle aussi, bénéficier d’un redressement de leur pension. «A partir de là, ajoute-t-il, et au titre de la loi de finances complémentaire, 1 800 000 000 de dinars avaient été débloqués pour la faire bénéficier de cette mesure. Malheureusement, après coup, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de personnes avaient été omise. Beaucoup de  retraités nous ont appelé, de diverses régions du pays, pour nous informer qu’ils n’avaient pas été pris en compte par les augmentations des pensions en dépit du fait qu’ils perçoivent moins de 10 000 dinars. Il s’agit principalement des pensionnés ayant quitté leur emploi pour bénéficier d’une retraite proportionnelle ou sans condition d’âge». «Ce que nous demandons, déclare

M. Azzi, c’est que l’on dise clairement et publiquement si cette catégorie de retraités ouvre, ou non droit au relèvement de sa pension à 10 000 dinars. Dans le cas contraire, il faut expliquer à ces personnes pourquoi elles sont exclues d’une mesure devenue légale dès lors qu’elle elle a été prise en compte par la loi de finances complémentaire, laquelle n’introduit aucune discrimination entre les retraités».

En annonçant, samedi dernier, que 900 000 retraité avaient perçu une pension minimale de 10 000 dinars, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale avait, dans le même temps, laissé entendre que les 120 000 retraités totalisant moins de 15 années de cotisations validées et perçoivent une pension inférieure à 7 500 dinars et les 300 000 bénéficiaires d’une allocation de retraite proportionnelle, sans condition d’âge, ne sont pas concernés par la mesure annoncée par le Chef de l’Etat.

Ahmed Mahieddine

 

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Statut particulier de l’enseignant

L’Unpef revendique un partenariat actif

Dans le cadre des consultations avec les syndicats activant dans le secteur de l’éducation, le ministre de l’Education a reçu hier le bureau national de l’Unpef. La discussion a porté sur l’évaluation de la mise en œuvre des doléances inscrite sur le PV de la réunion du 16 mars 2006. L’Unpef s’est, dans une déclaration, réjoui de la satisfaction quant à la prise en charge de certaines préoccupations exprimées par ce syndicat par la tutelle. Le communiqué indique que la réunion a porté sur l’action syndicale, le volet socioprofessionnel, l’aspect matériel et l’épineux dossier des œuvres sociales. L’Unpef saisit l’occasion pour insister sur la continuité du dialogue franc en appelant à l’abrogation de la circulaire 2046/05 qui entrave l’action syndicale dans certaines wilayas.

Concernant l’axe professionnel, le syndicat de Mohamed Ider refuse «un statut particulier de l’enseignant concocté à huis clos» et tient à être un partenaire actif dans son élaboration pour éviter, ajoute le communiqué, les insuffisances de la loi 49/90. L’Unpef s’est interrogé par ailleurs sur le sort des lauréats des différents concours et interpelle le ministre pour rendre publiques leurs listes entre autres revendications comme la promotion des enseignants licenciés et l’appui matériel de la formation académique. L’exclusion selon la décision 3003/06 de certaines filières du recrutement reste également une anomalie à corriger, souligne-t-on. L’aspect matériel a fait, à en croire le communiqué, l’essentiel des discussions bilatérales. L’Unpef a inventorié toute une noria d’observations qu’elle a étayées devant le cabinet du ministre, axées particulièrement autour de différentes rétributions qui concernent les enseignants (surveillants et correcteurs), les primes du sud et de recouvrement de frais de transport ou de mission au profit des inspecteurs, l’abrogation du salaire référentiel de

15 000 DA et le calcul de la prime de rendement sur la base du salaire brut au lieu du salaire net. La généralisation des dispositions de cession de logement de fonction. L’Unpef revient encore à la charge pour plaider pour un nouveau mode de gestion des œuvres sociales qui doivent être à l’abri de tout monopole syndical.          

S. B.

 

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Un réservoir de compétences marginalisées

Pourquoi l’Algérie est-elle privée de transfert de technologie

Faut-il désespérer de l'Algérie ? Doté de capacités humaines et naturelles considérables et comme frappé par quelque malédiction, le pays est-il voué à n'être qu'une sorte d'immense machine à consommer de ce qui est produit ailleurs ? Mohamed Damou, président de l'Association nationale du transfert technologique nous apprend des choses inédites quant au fameux débat de «la fuite des cerveaux».

N’est-il pas temps pour ceux qui ont l’immense privilège de diriger la nation, de méditer l’exemple de pays voisins qui, sans posséder les extraordinaires ressources que recèle l’Algérie ont, cependant, réussi le pari de maîtriser les outils du développement et pour commencer à se projeter dans l’avenir ? N’est-il pas temps que le pays prenne enfin conscience de son mortel immobilisme pour se poser la question de savoir vers quels horizons il entend se projeter. Les Algériens, soucieux de leur futur et de celui des générations à venir, devraient-ils, pendant longtemps encore, se satisfaire de slogans vides de sens, distillés par un pays, apparemment, en panne de projet ?

Pour tenter d’arracher l’Algérie de l’état de torpeur dans lequel elle est plongée, des Algériens, doués d’expérience et regroupés au sein d’associations tentent d’attirer l’attention des pouvoirs publics quant à la nécessité de maîtriser les outils permettant de capter le flux des connaissances technologiques et de hâter le développement du pays, en prévision des mutations profondes qu’il est appelé à connaître dans les prochaines années, «s’il veut faire partie de la Société de l’information».

Désireux d’apporter leur petite pierre à l’édifice «Algérie du XXIe siècle », certains, parmi eux, se sont regroupés au sein de l’Association algérienne de transfert de technologie avec l’ambition d’élargir les échanges entre les nationaux résidents ou expatriés et partageant les mêmes idéaux, pour créer des liens horizontaux, d’un secteur vers un autre, de l’université vers l’industrie ainsi que des liens verticaux Nord - Sud, Sud - Sud et Sud - Nord.

Le président de cette association, Mohamed Damou, indique que cette dernière entend jouer un rôle de passerelle entre détenteurs et utilisateurs de savoir et de savoir-faire dans le domaine technologique. «Pour cela, souligne-t-il, elle se fixe deux objectifs : il s’agit, d’une part, de faire en sorte de faciliter des transferts entre les réservoirs de connaissance situés dans les universités et les centres de recherche, vers l’industrie et les services et, d’autre part, de faire en sorte que ceux-ci puissent se faire de l’extérieur vers l’intérieur, en s’appuyant, essentiellement, sur la diaspora algérienne à l’étranger. Pour cela, il faudrait, au préalable, que les membres de cette diaspora soient identifiés et, surtout, que l’on sache ce que l’on attend d’eux».

Des réservoirs de connaissances ignorés

M. Damou rappelle que dans le courant des années I990, l’Algérie avait organisé un regroupement des compétences nationales résidant à l’étranger. «A un moment de la rencontre, ajoute-t-il, ceux-ci ont demandé ce que leur pays attendait d’eux. Ils ont été, profondément, étonnés de ne recevoir aucune réponse». Citant un autre exemple, il rappelle que le Programme des Nation unies pour le développement, (Pnud), finance un projet baptisé, TokTen, permettant aux pays qui le souhaitaient, de profiter des compétences de leurs ressortissants installés à l’étranger. «Ce programme a fonctionné avec plus ou moins de succès, pendant un certain temps en Algérie. Il a fini par être gelé par suite de l’absence d’un organisme de gestion», déclare-t-il avec quelque amertume. «Nous sommes prêts, pour ce qui nous concerne, à le gérer».

«Dans le nouveau monde qui s’installe, déclare encore M. Doumi, l’économie va être, de plus en plus, fondée sur la connaissance. Partant de là, l’objectif sera de s’inscrire dans cette logique et de considérer la formation de l’élite comme une perspective primordiale. Pour parvenir à ce but, nous avons à notre disposition un réservoir de connaissances dans lequel il nous est possible de puiser à profusion pour pouvoir développer notre pays. Au lieu de nous dire qu’il y a tant de milliards à dépenser qui, en réalité, sont engloutis dans des opérations d’import – export, il aurait été plus judicieux d’initier une réflexion nationale quant à la place qu’occupera l’Algérie dans le monde de demain. Malheureusement, ceux qui vivent de la rente continuent à négliger les compétences et à considérer qu’il n’y a pas lieu d’aller vers autre chose».

Le président de l’association, pour donner plus de corps à ses propos, tient à citer un pays de l’ex-bloc soviétique qui s’est fixé comme objectif de figurer parmi les 50 pays les plus développés, dans les dix prochaines années. «Voilà, note-t-il, l’exemple d’objectifs tangibles pouvant structurer tout le développement, pouvant être pris pour modèle, et pour lequel l’Algérie ne s’est, encore, pas déterminée». Il estime que tout projet réalisé par un pays peut être vecteur de transfert de technologie. «Celui-ci est réel et peut répondre à ce qu’on attend de lui à condition, toutefois qu’on en saisisse l’opportunité. Notre pays aurait pu profité d’un tel transfert. Il ne l’a pas fait en raison de divers blocages. Parce qu’ils n’ont pas été encouragés dans ce sens, nos chercheurs continuent d’orienter leurs travaux vers les besoins des pays développés ou les laboratoires dans lesquels ils ont fait leur thèse. Ils font cela parce que c’est le seul moyen qui leur permet d’avancer dans leur carrière, en publiant leurs résultats dans les revues étrangères. Si leurs brevets étaient valorisés en Algérie, si des entreprises venaient à solliciter leurs compétences, nul doute qu’ils seraient tentés de les déposer ici et de les utiliser comme preuve de leurs compétences pour évoluer dans leurs carrières. C’est, il faut le regretter, bien loin d’être le cas».

Le transfert, concept, autrefois, très médiatisé

Revenant sur les tentatives de transfert de technologie, «un concept très médiatise durant les années 1970» et les échecs auxquels elles ont donné lieu en Algérie,

M. Doumi les explique par deux raisons : «D’abord des pays comme le nôtre, censés en tirer profit, ne se sont pas organisés de manière suffisante pour en capter les bienfaits, ensuite, les pays détenteurs de technologie ont pris le soin d’utiliser tous les moyens pour limiter ce transfert vers les pays demandeurs. L’un des atouts de pays comme la Chine, c’est qu’ils ont développé des réserves d’engineering leur permettant de faire le chemin inverse, (reverse engineering), en d’autres termes, reconstituer la machine ou l’équipement livré afin d’examiner les moyens de la réaliser tout ou en partie. Dans une première phase un pays, qui sait ce qu’il veut, achète la machine, dans une seconde, seulement une partie, avant de la réaliser entièrement avec ses propres moyens». Pour M. Douni, on ne doit plus importer de maisons, de ponts, de machines, de voitures, sans se poser la question de savoir quelle est la part de transfert dont il est possible de bénéficier. «Nous importons, chaque année, 300 000 véhicules pour une valeur globale d’environ

3 milliards de dollars. A un certain seuil de  rentabilité estimé à 100 000 véhicules, la réalisation, dans le pays importateur, d’une usine de montage s’impose d’elle-même. Qu’avons-nous fait en ce sens, ne serait-ce que pour procurer de l’emploi à nos nationaux ?»

Quand on lui demande ce qu’il y a lieu de faire pour redresser la situation, M. Mohamed Damou estime qu’avant toute chose, il nous faut savoir quelle est notre juste place dans le concert des nations, qu’est-ce que nous représentons dans le monde et comment sommes-nous perçus. Il est primordial, selon lui, d’avoir confiance en nous-mêmes, croire en ses propres capacités et se définir des objectifs réalistes. «L’idée que la maîtrise de la connaissance est du seul ressort des étrangers doit être cassée. Nous ne sommes pas condamnés à rester des acheteurs. On doit se convaincre qu’on est capables de maîtriser la technologie, de nous l’approprier pour l’adapter à notre environnement et à notre contexte. Pour cela, il faut redonner confiance, en elles-mêmes, aux compétences nationales en les impliquant, systématiquement, dans toutes les phases des projets de quelque dimension qu’ils soient.

L’embellie financière devrait pouvoir être utilisée en axant l’effort sur les compétences et leurs implications dans la définition et le choix des technologies à maîtriser. Dans cette perspective, l’une des premières actions à entreprendre est de constituer des «Thinks Tank» ou réservoirs de connaissances auxquels sera confiée la tâche d’analyser les forces et les faiblesses de l’Algérie, de définir les opportunités dans certains domaines particuliers, d’examiner les conditions à la suite desquelles certains pays ont pu réussir leur essor de développement et d’autres non, délimiter les secteurs où le pays a le plus de possibilités d’être compétitif, qu’il s’agisse de l’industrie, des hydrocarbures, de l’agroalimentaire ou de l’électronique et de ses chances d’être le meilleur parmi les meilleurs.

Encore 25 ans d’espérance

«Nous aurions, par exemple, pu profiter d’un intéressant transfert de technologie, dans le secteur du bâtiment, si l’on avait pris la précaution d’exiger du partenaire qu’il intègre des équipes pluridisciplinaires d’Algériens au sein des équipes de constructeurs chinois venus réaliser des projets grandioses dans notre pays. Dans un certain nombre d’années, nous n’aurons plus, ainsi, à faire venir des étrangers pour construire nos maisons. Cette idée pourrait être concrétisée, pleinement, à travers la réalisation de l’immense chantier de l’autoroute Est -Ouest et bien d’autres encore. Quand on importe pour 20 milliards de dollars de produits divers, on peut faire l’effort de consentir 1 milliard pour la formation».

Le président de l’Association algérienne de transfert de technologie considère primordial de donner aux Algériens une chance d’espérer en leur permettant de donner le meilleur d’eux-mêmes, chacun dans son secteur d’activité. «Cela doit se faire dans un cadre concerté et une visibilité pour tous. Il prévient que dans le contexte mondial actuel, il y a une fenêtre d’opportunité de 25 années, pour un pays comme l’Algérie. Si rien n’est fait d’ici-là, on aura, définitivement, raté le train du développement» Et de conclure par une citation de Louis Pasteur : «Le hasard ne favorise que les esprits biens préparés».

Ahmed Mahieddine

 

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