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Affaire Khalifa Bank
La liste des
inculpés ouverte à nouveau
La liste des
personnes accusées dans l'affaire de la caisse principale de Khalifa
Bank, un des procès de Khalifa, pourrait être allongée et présentée
à la chambre d'accusation prés la cour de Blida.
Le délai de trois
mois accordé par la loi à la Cour suprême pour répondre aux pourvois
déposés par les avocats de la défense des 104 prévenus dans
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank a expiré, selon
une source judiciaire. Ces réponses seront remises à ces avocats
«peu après l’ouverture de l’année
judiciaire» qui
aura lieu mercredi prochain à la Cour suprême. Abdelaziz Bouteflika,
premier magistrat du pays, présidera l’ouverture de l’année
judiciaire.
Ces pourvois qui
constituent des recours formulés par les avocats des accusés par
rapport aux chefs d’inculpation retenus par la chambre d’accusation
près la cour de Blida à l’encontre de leurs clients ont, selon cette
source, tous été définitivement étudiés par la Cour suprême.
Celle-ci pourrait renvoyer le dossier de cette affaire à la chambre
d’accusation près la cour de Blida pour complément d’informations.
«Cela concernerait des aspects qui n’auraient pas été approfondis
lors de l’instruction judiciaire», selon une source proche de cette
cour. Ce qui explique, poursuit cette source, le fait que la date du
procès n’a pas encore étéfixée, même si l’audience est programmée à
la cour de Blida lors de la prochaine session criminelle qui
débutera, dans cette cour, en octobre prochain. Cette date sera
fixée en fonction de la réponse de la Cour suprême puisque si cette
cour demande des compléments d’informations, la chambre d’accusation
près la cour de Blida étudiera, une nouvelle fois, l’instruction
judiciaire effectuée par le tribunal de Chéraga. La réponse de la
Cour suprême aux pourvois déposés par les avocats de ces 104 accusés
coïncidera, ajoute cette source, avec l’ouverture de l’année
judiciaire qui aura lieu en présence du président de la République
au siège de cette institution. Selon une source proche du dossier,
la Cour suprême pourrait ordonner l’audition de personnes citées par
l’instruction judiciaire mais non incriminées. «Cela est décidé à la
lumière des faits contenus dans cette instruction», ajoute cette
source. Ce qui signifie que la liste des personnes accusées dans
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, un des procès de
Khalifa, pourrait être allongée et présentée à la chambre
d’accusation près la cour de Blida. C’est ainsi, et selon cette
source, que des personnes citées comme témoins, peuvent être
accusées dans cette affaire. D’autres personnes dont la
responsabilité dans des délits liés à cette affaire, peut être
engagée, peuvent être auditionnées, prochainement, poursuit cette
source. Il est à noter qu’environ 4 000 personnes avaient été
auditionnées par les deux juges d’instruction près le tribunal de
Chéraga chargé de l’instruction de cette affaire, aidés en cela par
la Gendarmerie nationale pourvue de prérogatives d’audition, dans
cette affaire, par une commission rogatoire. 124 de ces personnes
auditionnées ont été retenues comme accusées par ce tribunal avant
que la chambre d’accusation près la cour de Blida n’innocente une
vingtaine. Même si elle va siéger pour les pourvois déposés par les
avocats de ces 104 personnes accusées, la Cour suprême pourrait,
selon une source judiciaire, demander à la chambre d’accusation près
la cour de Blida de s’intéresser à certains aspects de cette affaire
et inculper, par là, des personnes n’ayant jamais été auditionnées
jusque-là dans cette affaire.
M. Abi
Haut
FGAR
11 milliards
investis en deux ans
Invité, hier, à la
Radio nationale, Chaîne II, le directeur général du Fonds de
garantie de crédits aux PME (FGAR), Abdenour Houaoui, s’est étalé
sur les différents rôles de son institution et son apport dans le
développement de l’investissement économique. Répondant aux
questions de journalistes, M. Houaoui indique que l’organisme du
FGAR, créé en 2004, a investi jusqu’à présent pas moins de 11
milliards de centimes, ce qui a permis, poursuit-il, le financement
de 130 projets d’investissement et la création de 5 435 emplois. Aux
yeux du premier responsable du FGAR, «ce chiffre est loin de toute
évaluation puisqu’il nous reste beaucoup à faire. Nous asseyons
d’ouvrir de nouvelles antennes pour nous rapprocher des
investisseurs et d’avoir un ancrage efficace. La balle est désormais
dans notre camp». Le FGAR, fait savoir l’invité de la Chaîne II, a
bénéficié d’un fonds d’aide de l’Union européenne estimé à 20
millions euros, dans le cadre du programme MEDA.
S’agissant des
secteurs d’activité économiques où le FGAR intervient,
M. Houaoui,
souligne que son institution exerce dans différents domaines, même
si celui de l’agroalimentaire reste prédominant. A ce propos, il
précise que «notre priorité est d’intervenir dans les secteurs
productifs. Nous soutenons tous les projets susceptibles de porter
un nouveau savoir-faire». L’orateur souligne que son organisme créé
en 2004, par décret ministériel n° 02-373 n’était opérationnel qu’à
partir du mois de mars 2005. Selon lui, le FGAR dispose de moyens
permettant aux entrepreneurs algériens de réaliser leurs projets de
démarrage et d’expansion.
M. K.
Haut
Blocage entre la fédération des mécanos et les SGP
La balle est
dans le camp de Belkhadem
La datte exacte de
la tenue de la tripartite n’a pas encore été arrêtée mais cette
rencontre, tant attendue, devrait se tenir au début de la semaine
prochaine. C’est du moins ce qui ressort de la réunion tenue
avant-hier soir entre les membres du secrétariat national de la
Centrale syndicale.
Selon M. Malki,
secrétaire national chargé des conflits sociaux, contacté hier,
«cette réunion de travail a été consacrée à l’étude de tous les
dossiers inscrits à l’ordre du jour de la tripartite. Concernant
les conventions de branches dans le secteur économique public, notre
interlocuteur a affirmé que la majorité des fédérations de l’UGTA
ont remis leurs conventions sauf celle des mécanique et métallurgie
qui peinent toujours à trouver un consensus avec les SGP des
différents secteurs qu’elles représentent». «En dépit de toutes les
tentatives faites pour tenter de rapprocher les deux positions,
aucune solution n’a été trouvéepour les travailleurs de ce secteur»,
expliquera M. Malki. Devant cette impasse, l’UGTA fera appel à
l’arbitrage à Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement pour
débloquer la situation. «L’arbitrage sera effectué avant la tenue de
la tripartite», précisera-t-il.
Le blocage
persiste également pour certains syndicats d’entreprises, à
l’exemple de celui d’Air Algérie, de Sonalgaz et de Sonatrach qui
n’ont toujours pas paraphé les conventions d’entreprises. Pour ces
cas, l’UGTA continue de solliciter les intervenants pour finir les
conventions avant la semaine prochaine.
La commission
installée pour mener les négociations entre l’UGTA et les cinq
organisations patronales pour la signature d’une convention avec le
secteur privé, poursuit son travail. «L’avant-projet de loi qu’avait
remis l’UGTA au patronat contenant les articles de cette convention
a été amendé par le patronat», précise
M. Malki, avant de
poursuivre que «les négociations suivent leur cours concernant les
augmentations des salaires. Nous avons proposé une augmentation
entre 15 et 20% et les deux parties sont en train de débattre»,
a-t-il indiqué. Le groupe de travail, composé des représentants de
l’UGTA, le patronat et le gouvernement, chargé de l’élaboration de
l’avant-projet de loi portant sur le pacte économique et social a
achevé son travail. La première mouture a été discutée avant-hier
entre les membres du secrétariat national de l’UGTA et les premiers
amendements ont été déjà apportés.
Tous ces points et
bien d’autres seront à l’ordre du jour de la réunion prévue jeudi
prochain. Cette rencontre qui regroupera les membres du bureau
national de l’UGTA et de son secrétariat national, l’ensemble de ses
fédérations et des syndicats d’entreprises en plus du patronat, sera
consacrée à l’examen de tous les problèmes et aux dernières
retouches à apporter avant la tripartite.
Nouria B.
Haut
La loi de finances 2007 prévoit un retour de l’inflation
Hausse des prix
à la consommation en vue
L’année 2007
s’annonce difficile pour les ménages avec la prévision de la hausse
du taux d’inflation.
Selon le projet de
loi de finances pour 2007, ce taux sera de 3,5 %, alors qu’il devait
être inférieur de 2% en 2006. Ce taux était en 2005 de 1,6 % contre
3,6 % en 2004 et 2,6 % en 2003. Les auteurs du projet de loi de
finances, cités par l’APS, préviennent toutefois que «des facteurs
de risque inflationniste peuvent influer, en 2007, sur le niveau
général des prix à la consommation». Ces facteurs sont liés «au
niveau élevé de la dépense publique, au réajustement du niveau des
salaires et à la surliquidité générée principalement par une
conjoncture favorable du marché pétrolier». Le risque d’inflation a
été écarté par le ministre des Finances, Mourad Medelci, qui a
indiqué dans l’une de ses déclarations que l’augmentation des
salaires n’aura pas d’incidence directe sur l’inflation. Selon lui,
les Algériens n’auront pas à faire face à une hausse brutale des
prix. Il a expliqué que l’augmentation des salaires est couverte par
une enveloppe budgétaire prévisionnelle de 98 milliards de dinars,
ce qui éviterait d’entraîner une poussée inflationniste qui
viendrait en annuler les effets de cette hausse. Les arguments de M.
Medelci pour justifier cette prévision optimiste sont liés au fait
que «l’économie algérienne était certes marquée par un manque de
productivité, ce qui est source d’inflation des prix, mais elle
reste caractérisée par une fluidité commerciale totale, avec une
large ouverture sur les importations et une disponibilité de
produits qui rend les évolutions inflationnistes moins importantes
que dans une économie fermée et un marché rigide».
Pour M. Medelci,
la préoccupation du gouvernement est de maintenir ce taux stable.
Cependant, lors
d’une récente visite en Algérie, des experts du FMI avaient soutenu
qu’une nouvelle augmentation des salaires risquerait de mettre en
péril la compétitivité de l’économie nationale.
Le projet de loi
de finances pour 2007, qui sera examiné dans les prochains jours en
session plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit
la mobilisation d’une importante enveloppe budgétaire pour la
poursuite de la réalisation du Programme complémentaire de soutien à
la croissance (PCSC) et introduit de nouvelles mesures de réduction
de la pression fiscale et de réorganisation de certaines activités
de commerce extérieur. Bien que toutes les prévisions pétrolières
tablent sur un baril de pétrole beaucoup plus cher, le projet de loi
a maintenu un prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars
pour l’établissement du budget de l’Etat. Pour cette troisième
année de mise en œuvre du PCSC, il est prévu un PIB de 6.233
milliards de dinars, une croissance économique globale de 5,2 % et
6,1% hors hydrocarbures, une progression de la valeur des
exportations de marchandises de 2,1 %, un taux de change à 74 DA
pour un dollar et un accroissement de 8% des importations de
marchandises. Pour ce qui est des principales dispositions fiscales
et douanières proposées par le projet de loi de finances 2007, les
entreprises créatrices d’emplois bénéficient d’une réduction sur l’IRG
et l’IBS sur une période de 3 ans à partir du 1er janvier 2007.
Cette réduction est fixée à 50% du montant des salaires versés au
titre des emplois créés, et à 5% du bénéfice imposable sans que
cette réduction ne dépasse 1 million de dinars. Il est établi
également un impôt forfaitaire unique (en remplacement de l’IRG, de
la TVA et de la TAP) pour les activités dont le chiffre d’affaires
annuel ne dépasse pas 3 millions de dinars. Dix catégories
d’activités commerciales sont exclues de ce régime (ventes en gros,
concessionnaires, grandes surfaces, vente de médicaments, stations
de services, chantiers de construction...).
K. S.
Haut
Amendement de la loi sur les hydrocarbures
Khelil
s’expliquera aujourd’hui
Le ministre de
l’Energie et des Mines se présentera aujourd’hui devant la
commission économique de l’APN pour défendre le projet de texte
législatif portant amendement de la loi 05-07 relative aux
hydrocarbures. Le 9 juillet dernier, le Conseil des ministres,
présidé par Abdelaziz Bouteflika, avait examiné l’avant-projet.
L’adoption de la loi, en 2005, après avoir été gelée pendant
plusieurs mois, n’avait pas pour autant mis un terme à la
controverse qui l’avait entourée. Car si l’UGTA avait fini par
donner sa caution au projet du gouvernement, le PT de Louisa Hanoune
avait continué à dénoncer le projet en militant pour son abrogation.
Le temps a fini par lui donner raison. Presque une année après, le
gouvernement décide d’abroger certaines dispositions de cette loi.
Pourquoi ce revirement et à quels desseins obéit cette nouvelle
démarche des pouvoirs publics ? C’est ce que tentera d’expliciter
Chakib Khelil devant les membres de la commission de l’Assemblée. Le
ministre va certainement puiser son argumentaire dans le communiqué
du Conseil de gouvernement tenu le 4 juillet et dans lequel il était
affirmé que les amendements proposés visent «à rationaliser
l’exploitation des ressources en hydrocarbures afin de répondre,
d’une part, aux besoins induits par le développement national et de
préserver, d’autre part, les richesses naturelles de notre pays au
profit des générations futures». Cette mesure de «préservation et de
conservation» des ressources en hydrocarbures s’effectuera notamment
sur «la base d’une participation conséquente et systématique de
Sonatrach dans les opérations de recherche et/ou d’exploitation». De
même qu’il ne manquera pas de repren-dre les raisons objectives
qu’il a livrées à la presse à l’occasion de la conférence de presse
qu’il a tenue le 15 juillet 2005.
A cette occasion,
le ministre était sorti de son silence que d’aucuns avaient assimilé
à une gêne en raison du revers que lui faisait subir le Président de
la République pour livrer quelques détails sur la modification de
son projet de loi. Il dira, d’entrée que «le fondamental de la loi
05-07 a été maintenu». Le changement apporté avait trait, selon les
comptes rendus qui ont été faits de cette conférence au système
fiscal qui est très attrayant par rapport à l’ancien et qui offre à
l’Etat une part importante estimée à 62% contre 48% de l’ancien
modèle. En plus des revenus, le système permet à l’Etat de tirer des
dividendes plus importants, avait plaidé Chakib Khelil. Il sera
également indiqué, que les modifications portent sur la part de
Sonatrach dans les blocs d’exploration qui dépassent les 51% ainsi
que sur les contrats de partage de production dont l’amendement
impose une taxe sur les surprofits lorsque les prix du pétrole
dépassent la barre des 30 dollars le baril. «Ces amendements
interviennent dans un contexte national et international sans cesse
changeant et vont nous permettre de valoriser nos ressources ainsi
que de créer une industrie pétrochimique solide», a-t-il affirmé par
ailleurs. Les membres de la commission qui ont été sensibles à son
exposé de motif en 2005 témoigneront sans nul doute la même
disponibilité à son égard.
Nadia Kerraz
Haut
Dialogue des religions
«L’attitude du
pape est une faute professionnelle»
Les convives ont
plaidé unanimement pour un dialogue fécond, profond et culturel qui
doit s’instaurer entre les deux religions mais aussi entre les
cultures mondiales, cependant, la définition de ce dialogue et ses
mécanismes ne semble pas être partagée par tous. Pour le père
Thierry Becker du Centre diocésain des Glycines, le premier défi qui
doit être relevé aujourd’hui c’est l’ignorance des traditions et des
cultures de l’autre, ainsi, il faut se connaître pour se comprendre
et la meilleure façon de se comprendre c’est de créer des liens et
d’avoir des échanges. «Chacun doit sortir de son for, mains nues,
vers les vastes champs pour parler et présenter ses arguments, c’est
l’une des conditions essentielles pour un véritable dialogue».
Tentant d’expliquer les dires du Pape, il ajoute que l’Occident a
toujours été porté sur les débats dont le thème est la raison et la
religion car «s’interroger sur les autres religions (Pourquoi
crois-tu en
cela ? Pourquoi
cela a été écrit ?...) permet de mieux se comprendre et d’avancer».
Prenant la parole
à son tour, le père John Thossan du Centre diocésain d’Alger,
affirme que les paroles du Pape ne sont pas sacrées et peuvent donc
être rejetées par toute église chrétienne qui ne partage pas son
avis. «Le Pape a illustré son intervention avec un ancien dialogue,
c’est une faute professionnelle, chacun est libre d’interpréter ces
paroles mais je crois personnellement que ce n’est pas un complot
contre les Musulmans, nous avons toujours eu de très bons rapports
avec la communauté musulmane et j’espère que cet incident ne va pas
influer négativement sur nos rapports», souligne- t-il, indiquant
dans le même contexte que le président américain Bush n’est pas le
représentant de la chrétienté et que ce n’est pas un chef religieux,
comme quoi les paroles n’engagent que leurs auteurs.
Par ailleurs, le
président du Haut conseil islamique, Cheikh Bouamrane dira que ce
qui est inadmissible c’est que des Chrétiens se mêlent des affaires
des Musulmans. «Cela ne le regarde pas, il doit respecter les autres
et leurs religions. Qu’on nous laisse régler nos problèmes». Mohamed
Benbrika, professeur en philosophie islamique à l’Université
d’Alger, appuiera ses dires en assurant que le jour, la date et
l’endroit d’où ses propos sont sortis ont été choisis et que rien
n’a été laissé au hasard.
B. I.
Haut
Session criminelle à Oran
L’affaire BCIA
revient
La session
criminelle d’automne, ouverte à Oran samedi et devant se poursuivre
jusqu’au 6 novembre prochain, devra traiter 64 affaires, dont celle
dite de la banque BCIA, ayant éclaté il y a trois ans, en octobre
2003, est très attendue par les observateurs. Il y a de quoi quand
on sait que 53 personnes y sont impliquées -alors qu’elles étaient
68 au début- dont 33 sont sous mandat de dépôt pour détournement de
deniers publics et complicité, 11 sont placées sous contrôle
judiciaire et 8 laissées en liberté provisoire tandis que l’un des
mis en cause demeure toujours en fuite. Il y a lieu de noter ici que
la somme détournée dans cette affaire est estimée à plus de 130
milliards de dinars. L’affaire en question, qui clôturera la
présente session, a été reportée plusieurs fois après le pourvoi en
cassation interjeté par certains mis en cause auprès de la Cour
suprême. A noter aussi que parmi les mis en cause qui vont être
jugés dans cette affaire -connue également sous «l’affaire des
traites avalisées»-, une personne qui était en fuite à l’étranger et
qui a fini par être extradée vers l’Algérie.
E. Ikram
Haut
Indemnisation des familles de disparus
Le ministre de
la Solidarité désavoué
«Pas
d'indemnisation sans la vérité sur les disparus».Les familles de
disparus sont unanimes. La majorité d’entre elles n’a pas accepté
les indemnisations accordées par l’Etat dans le cadre de
l’application de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale, contrairement à ce qu’a affirmé M. Ould Abbès, avant-hier
sur les ondes de la chaîne 3, en expliquant que 2 640 familles
recensées dans le cadre de la tragédie nationale, (ayant un membre
terroriste, victime de terrorisme ou disparus) ont commencé à
percevoir leurs indemnités à partir du premier jour du mois de
ramadan. Pour rappel, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité a
affirmé que le dossier des disparus est complètement traité, du fait
que la majorité des familles de disparus a accepté les
indemnisations proposées dans le cadre de la charte. M. Merabet,
président de l’association Soumoud, regroupant quelque 400 adhérents
parmi les familles de disparus nous a affirmé hier qu’«au contraire,
si certaines familles ont été contraintes d’accepter les indemnités,
c’est dû au fait de la situation catastrophique dans laquelle elles
se trouvent, mais ces familles ne constituent pas la majorité».
Soumoud «a au contraire refusé le retrait des Procès verbaux de
décès, vue la procédure suivie pour leur livraison». M. Merabet
explique en effet, qu’avant la mise en application de la charte, les
formulaires que remplissaient les familles de disparus indiquaient
explicitement les circonstances de(s) disparition(s) et les familles
mentionnaient le fait que le parent recherché a été enlevé par les
services de sécurité. Ceux proposés dans le cadre de la charte,
ajoute M. Merabet, attribuent toutes les disparitions à des
enlèvements par les groupes terroristes. Soumoud est donc
intransigeante, selon notre interlocuteur : «pas d’indemnisations
sans la vérité sur les disparus», d’ailleurs, explique t-il, «les
familles ne se rapprochent pas des tribunaux pour le retrait des
jugements de décès». Concernant les affirmations de Ould Abbès,
M. Merabet estime
qu’«il y a une volonté délibérée d’effacer certaines vérités» et
d’enchaîner que «les montants annoncés auraient pu être versés sous
forme d’aide et non d’indemnisation, car il faut déclarer le
préjudice, si indemnisation il y a». De son coté, Mme Ighil, de
l’Association nationale des familles de disparus (ANFD), estime que
ce qu’a avancé le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale
sont des «mensonges». «Les familles ne se sont pas rapprochées des
tribunaux pour le retrait des fameux PV mais continuent à observer
des sit-in hebdomadaires pour exiger toute la vérité sur la
disparition des leurs». «Nous leur conseillons,
a-t-elle précisé,
de poursuivre leur parcours pour la recherche de la vérité», ajoute
Mme Ighil. Cette dernière confirmera les déclarations de M. Merabet
concernant la procédure d’octroi des PV de décès et des
circonstances de la disparition de personnes en question. Quant au
lancement du processus d’indemnisation que M. Ould Abbès dit avoir
entamé avant-hier, des représentants des familles de terroristes
expliquent que «ce ne sont pas toutes les APC qui ont décidé à faire
le nécessaire», selon Mme Flici de l’Organisation nationale des
victimes du terrorisme (ONVT). «A peine 5% des APC de la capitale se
rapprochent des familles des victimes afin de s’enquérir des
procédures d’octroi de cette aide», affirme-t-elle. «Même si ce ne
sont pas toutes les familles des victimes qui nécessitent cette
aide, nous n’avons rien constaté en ce qui est des familles qui
l’attendent» a-t-elle ajouté.
Fatima Arab
Haut
La FNTR s’insurge
«Pas de
discrimination entre les catégories de retraités»
La Fédération
nationale des travailleurs retraités n’en démord pas : «Tous les
retraités dont le niveau de pension se situe en deçà de 10 000
dinars doivent bénéficier des mesures de relèvement annoncées par le
président Bouteflika en faveur de cette catégorie d’Algériens». Le
secrétaire général de la FNTR,
M. Abdelmadjid
Azzi, indique que tout de suite après que cette mesure de relèvement
ait été annoncée par le Président de la République, «nous nous
sommes rendus compte que les allocataires qui avaient moins de 15
années de cotisations validées, n’avaient pas été pris en compte».
M. Azzi rappelle que la fédération a, récemment, rendue publique une
déclaration dans laquelle elle exigeait que cette catégorie de
retraités puisse, elle aussi, bénéficier d’un redressement de leur
pension. «A partir de là, ajoute-t-il, et au titre de la loi de
finances complémentaire, 1 800 000 000 de dinars avaient été
débloqués pour la faire bénéficier de cette mesure. Malheureusement,
après coup, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de personnes
avaient été omise. Beaucoup de retraités nous ont appelé, de
diverses régions du pays, pour nous informer qu’ils n’avaient pas
été pris en compte par les augmentations des pensions en dépit du
fait qu’ils perçoivent moins de 10 000 dinars. Il s’agit
principalement des pensionnés ayant quitté leur emploi pour
bénéficier d’une retraite proportionnelle ou sans condition d’âge».
«Ce que nous demandons, déclare
M. Azzi, c’est que
l’on dise clairement et publiquement si cette catégorie de retraités
ouvre, ou non droit au relèvement de sa pension à 10 000 dinars.
Dans le cas contraire, il faut expliquer à ces personnes pourquoi
elles sont exclues d’une mesure devenue légale dès lors qu’elle elle
a été prise en compte par la loi de finances complémentaire,
laquelle n’introduit aucune discrimination entre les retraités».
En annonçant,
samedi dernier, que 900 000 retraité avaient perçu une pension
minimale de 10 000 dinars, le ministre du Travail et de la Sécurité
sociale avait, dans le même temps, laissé entendre que les 120 000
retraités totalisant moins de 15 années de cotisations validées et
perçoivent une pension inférieure à 7 500 dinars et les 300 000
bénéficiaires d’une allocation de retraite proportionnelle, sans
condition d’âge, ne sont pas concernés par la mesure annoncée par le
Chef de l’Etat.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Statut particulier de l’enseignant
L’Unpef
revendique un partenariat actif
Dans le cadre des
consultations avec les syndicats activant dans le secteur de
l’éducation, le ministre de l’Education a reçu hier le bureau
national de l’Unpef. La discussion a porté sur l’évaluation de la
mise en œuvre des doléances inscrite sur le PV de la réunion du 16
mars 2006. L’Unpef s’est, dans une déclaration, réjoui de la
satisfaction quant à la prise en charge de certaines préoccupations
exprimées par ce syndicat par la tutelle. Le communiqué indique que
la réunion a porté sur l’action syndicale, le volet
socioprofessionnel, l’aspect matériel et l’épineux dossier des
œuvres sociales. L’Unpef saisit l’occasion pour insister sur la
continuité du dialogue franc en appelant à l’abrogation de la
circulaire 2046/05 qui entrave l’action syndicale dans certaines
wilayas.
Concernant l’axe
professionnel, le syndicat de Mohamed Ider refuse «un statut
particulier de l’enseignant concocté à huis clos» et tient à être un
partenaire actif dans son élaboration pour éviter, ajoute le
communiqué, les insuffisances de la loi 49/90. L’Unpef s’est
interrogé par ailleurs sur le sort des lauréats des différents
concours et interpelle le ministre pour rendre publiques leurs
listes entre autres revendications comme la promotion des
enseignants licenciés et l’appui matériel de la formation
académique. L’exclusion selon la décision 3003/06 de certaines
filières du recrutement reste également une anomalie à corriger,
souligne-t-on. L’aspect matériel a fait, à en croire le communiqué,
l’essentiel des discussions bilatérales. L’Unpef a inventorié toute
une noria d’observations qu’elle a étayées devant le cabinet du
ministre, axées particulièrement autour de différentes rétributions
qui concernent les enseignants (surveillants et correcteurs), les
primes du sud et de recouvrement de frais de transport ou de mission
au profit des inspecteurs, l’abrogation du salaire référentiel de
15 000 DA et le
calcul de la prime de rendement sur la base du salaire brut au lieu
du salaire net. La généralisation des dispositions de cession de
logement de fonction. L’Unpef revient encore à la charge pour
plaider pour un nouveau mode de gestion des œuvres sociales qui
doivent être à l’abri de tout monopole syndical.
S. B.
Haut
Un réservoir de compétences marginalisées
Pourquoi
l’Algérie est-elle privée de transfert de technologie
Faut-il désespérer
de l'Algérie ? Doté de capacités humaines et naturelles
considérables et comme frappé par quelque malédiction, le pays
est-il voué à n'être qu'une sorte d'immense machine à consommer de
ce qui est produit ailleurs ? Mohamed Damou, président de
l'Association nationale du transfert technologique nous apprend des
choses inédites quant au fameux débat de «la fuite des cerveaux».
N’est-il pas temps
pour ceux qui ont l’immense privilège de diriger la nation, de
méditer l’exemple de pays voisins qui, sans posséder les
extraordinaires ressources que recèle l’Algérie ont, cependant,
réussi le pari de maîtriser les outils du développement et pour
commencer à se projeter dans l’avenir ? N’est-il pas temps que le
pays prenne enfin conscience de son mortel immobilisme pour se poser
la question de savoir vers quels horizons il entend se projeter. Les
Algériens, soucieux de leur futur et de celui des générations à
venir, devraient-ils, pendant longtemps encore, se satisfaire de
slogans vides de sens, distillés par un pays, apparemment, en panne
de projet ?
Pour tenter
d’arracher l’Algérie de l’état de torpeur dans lequel elle est
plongée, des Algériens, doués d’expérience et regroupés au sein
d’associations tentent d’attirer l’attention des pouvoirs publics
quant à la nécessité de maîtriser les outils permettant de capter le
flux des connaissances technologiques et de hâter le développement
du pays, en prévision des mutations profondes qu’il est appelé à
connaître dans les prochaines années, «s’il veut faire partie de la
Société de l’information».
Désireux
d’apporter leur petite pierre à l’édifice «Algérie du XXIe siècle »,
certains, parmi eux, se sont regroupés au sein de l’Association
algérienne de transfert de technologie avec l’ambition d’élargir les
échanges entre les nationaux résidents ou expatriés et partageant
les mêmes idéaux, pour créer des liens horizontaux, d’un secteur
vers un autre, de l’université vers l’industrie ainsi que des liens
verticaux Nord - Sud, Sud - Sud et Sud - Nord.
Le président de
cette association, Mohamed Damou, indique que cette dernière entend
jouer un rôle de passerelle entre détenteurs et utilisateurs de
savoir et de savoir-faire dans le domaine technologique. «Pour cela,
souligne-t-il, elle se fixe deux objectifs : il s’agit, d’une part,
de faire en sorte de faciliter des transferts entre les réservoirs
de connaissance situés dans les universités et les centres de
recherche, vers l’industrie et les services et, d’autre part, de
faire en sorte que ceux-ci puissent se faire de l’extérieur vers
l’intérieur, en s’appuyant, essentiellement, sur la diaspora
algérienne à l’étranger. Pour cela, il faudrait, au préalable, que
les membres de cette diaspora soient identifiés et, surtout, que
l’on sache ce que l’on attend d’eux».
Des réservoirs
de connaissances ignorés
M. Damou rappelle
que dans le courant des années I990, l’Algérie avait organisé un
regroupement des compétences nationales résidant à l’étranger. «A un
moment de la rencontre, ajoute-t-il, ceux-ci ont demandé ce que leur
pays attendait d’eux. Ils ont été, profondément, étonnés de ne
recevoir aucune réponse». Citant un autre exemple, il rappelle que
le Programme des Nation unies pour le développement, (Pnud), finance
un projet baptisé, TokTen, permettant aux pays qui le souhaitaient,
de profiter des compétences de leurs ressortissants installés à
l’étranger. «Ce programme a fonctionné avec plus ou moins de succès,
pendant un certain temps en Algérie. Il a fini par être gelé par
suite de l’absence d’un organisme de gestion», déclare-t-il avec
quelque amertume. «Nous sommes prêts, pour ce qui nous concerne, à
le gérer».
«Dans le nouveau
monde qui s’installe, déclare encore M. Doumi, l’économie va être,
de plus en plus, fondée sur la connaissance. Partant de là,
l’objectif sera de s’inscrire dans cette logique et de considérer la
formation de l’élite comme une perspective primordiale. Pour
parvenir à ce but, nous avons à notre disposition un réservoir de
connaissances dans lequel il nous est possible de puiser à profusion
pour pouvoir développer notre pays. Au lieu de nous dire qu’il y a
tant de milliards à dépenser qui, en réalité, sont engloutis dans
des opérations d’import – export, il aurait été plus judicieux
d’initier une réflexion nationale quant à la place qu’occupera
l’Algérie dans le monde de demain. Malheureusement, ceux qui vivent
de la rente continuent à négliger les compétences et à considérer
qu’il n’y a pas lieu d’aller vers autre chose».
Le président de
l’association, pour donner plus de corps à ses propos, tient à citer
un pays de l’ex-bloc soviétique qui s’est fixé comme objectif de
figurer parmi les 50 pays les plus développés, dans les dix
prochaines années. «Voilà, note-t-il, l’exemple d’objectifs
tangibles pouvant structurer tout le développement, pouvant être
pris pour modèle, et pour lequel l’Algérie ne s’est, encore, pas
déterminée». Il estime que tout projet réalisé par un pays peut être
vecteur de transfert de technologie. «Celui-ci est réel et peut
répondre à ce qu’on attend de lui à condition, toutefois qu’on en
saisisse l’opportunité. Notre pays aurait pu profité d’un tel
transfert. Il ne l’a pas fait en raison de divers blocages. Parce
qu’ils n’ont pas été encouragés dans ce sens, nos chercheurs
continuent d’orienter leurs travaux vers les besoins des pays
développés ou les laboratoires dans lesquels ils ont fait leur
thèse. Ils font cela parce que c’est le seul moyen qui leur permet
d’avancer dans leur carrière, en publiant leurs résultats dans les
revues étrangères. Si leurs brevets étaient valorisés en Algérie, si
des entreprises venaient à solliciter leurs compétences, nul doute
qu’ils seraient tentés de les déposer ici et de les utiliser comme
preuve de leurs compétences pour évoluer dans leurs carrières.
C’est, il faut le regretter, bien loin d’être le cas».
Le transfert,
concept, autrefois, très médiatisé
Revenant sur les
tentatives de transfert de technologie, «un concept très médiatise
durant les années 1970» et les échecs auxquels elles ont donné lieu
en Algérie,
M. Doumi les
explique par deux raisons : «D’abord des pays comme le nôtre, censés
en tirer profit, ne se sont pas organisés de manière suffisante pour
en capter les bienfaits, ensuite, les pays détenteurs de technologie
ont pris le soin d’utiliser tous les moyens pour limiter ce
transfert vers les pays demandeurs. L’un des atouts de pays comme la
Chine, c’est qu’ils ont développé des réserves d’engineering leur
permettant de faire le chemin inverse, (reverse engineering), en
d’autres termes, reconstituer la machine ou l’équipement livré afin
d’examiner les moyens de la réaliser tout ou en partie. Dans une
première phase un pays, qui sait ce qu’il veut, achète la machine,
dans une seconde, seulement une partie, avant de la réaliser
entièrement avec ses propres moyens». Pour M. Douni, on ne doit plus
importer de maisons, de ponts, de machines, de voitures, sans se
poser la question de savoir quelle est la part de transfert dont il
est possible de bénéficier. «Nous importons, chaque année, 300 000
véhicules pour une valeur globale d’environ
3 milliards de
dollars. A un certain seuil de rentabilité estimé à 100 000
véhicules, la réalisation, dans le pays importateur, d’une usine de
montage s’impose d’elle-même. Qu’avons-nous fait en ce sens, ne
serait-ce que pour procurer de l’emploi à nos nationaux ?»
Quand on lui
demande ce qu’il y a lieu de faire pour redresser la situation, M.
Mohamed Damou estime qu’avant toute chose, il nous faut savoir
quelle est notre juste place dans le concert des nations, qu’est-ce
que nous représentons dans le monde et comment sommes-nous perçus.
Il est primordial, selon lui, d’avoir confiance en nous-mêmes,
croire en ses propres capacités et se définir des objectifs
réalistes. «L’idée que la maîtrise de la connaissance est du seul
ressort des étrangers doit être cassée. Nous ne sommes pas condamnés
à rester des acheteurs. On doit se convaincre qu’on est capables de
maîtriser la technologie, de nous l’approprier pour l’adapter à
notre environnement et à notre contexte. Pour cela, il faut redonner
confiance, en elles-mêmes, aux compétences nationales en les
impliquant, systématiquement, dans toutes les phases des projets de
quelque dimension qu’ils soient.
L’embellie
financière devrait pouvoir être utilisée en axant l’effort sur les
compétences et leurs implications dans la définition et le choix des
technologies à maîtriser. Dans cette perspective, l’une des
premières actions à entreprendre est de constituer des «Thinks Tank»
ou réservoirs de connaissances auxquels sera confiée la tâche
d’analyser les forces et les faiblesses de l’Algérie, de définir les
opportunités dans certains domaines particuliers, d’examiner les
conditions à la suite desquelles certains pays ont pu réussir leur
essor de développement et d’autres non, délimiter les secteurs où le
pays a le plus de possibilités d’être compétitif, qu’il s’agisse de
l’industrie, des hydrocarbures, de l’agroalimentaire ou de
l’électronique et de ses chances d’être le meilleur parmi les
meilleurs.
Encore 25 ans
d’espérance
«Nous aurions, par
exemple, pu profiter d’un intéressant transfert de technologie, dans
le secteur du bâtiment, si l’on avait pris la précaution d’exiger du
partenaire qu’il intègre des équipes pluridisciplinaires d’Algériens
au sein des équipes de constructeurs chinois venus réaliser des
projets grandioses dans notre pays. Dans un certain nombre d’années,
nous n’aurons plus, ainsi, à faire venir des étrangers pour
construire nos maisons. Cette idée pourrait être concrétisée,
pleinement, à travers la réalisation de l’immense chantier de
l’autoroute Est -Ouest et bien d’autres encore. Quand on importe
pour 20 milliards de dollars de produits divers, on peut faire
l’effort de consentir 1 milliard pour la formation».
Le président de
l’Association algérienne de transfert de technologie considère
primordial de donner aux Algériens une chance d’espérer en leur
permettant de donner le meilleur d’eux-mêmes, chacun dans son
secteur d’activité. «Cela doit se faire dans un cadre concerté et
une visibilité pour tous. Il prévient que dans le contexte mondial
actuel, il y a une fenêtre d’opportunité de 25 années, pour un pays
comme l’Algérie. Si rien n’est fait d’ici-là, on aura,
définitivement, raté le train du développement» Et de conclure par
une citation de Louis Pasteur : «Le hasard ne favorise que les
esprits biens préparés».
Ahmed
Mahieddine
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