|
Transports
L’UE appelle le Maghreb à plus d’efforts
Le
secteur joue un rôle fondamental dans le développement
économique d’investissements des pays Meda.
Une
enveloppe de 105 millions d’euros pour des aides non
remboursables en faveur de l’assistance technique d’ici
à 2007 aux pays du bassin méditerranéen a été mise à
leur disposition. Cette offre fait suite, en effet, aux
résultats d’une étude du secteur des transports dans les
pays du nord africain, qui ne prête pas à l’optimisme,
notamment ceux qui sont soutenus par le programme de
développement européen Meda, En conclusion, l’étude
d’investissement étranger dans le transport dans la
région Meda réalisée au courant de ce mois démontre
ainsi que le secteur des transports est toujours en
souffrance. Les pays cités sont, entre autres, l’Egypte,
le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Liban et la
Jordanie. En dépit de quelques réalisations notables, la
situation actuelle est à cet égard «loin d’être
satisfaisante et appelle dans les années à venir à un
effort accru d’investissement physique et de
modernisation des méthodes de gestion, qu’il s’agisse
d’infrastructures ou de réseaux logistiques».
Il est
souligné que le secteur joue un rôle fondamental dans le
développement économique d’investissements des pays Meda.
Ce document réalisé, en effet, dans le cadre de la
mission confiée par la Commission européenne à l’Agence
française pour les investisseurs multinationaux (AFII)
assistés de l’ICE (Italie) et DI (Maroc) pour développer
un réseau euro-méditerranéen des agences de promotion
des universités de la Méditerranée «Anima».
Dans
le cas de l’Algérie, l’on note qu’elle a lancé un
important programme de modernisation des infrastructures
de transport, dont le financement est facilité par les
recettes pétrolières. Cependant, l’état actuel des
infrastructures et surtout la qualité des services
rendus à l’utilisateur laissent encore à désirer (délais
de transport, absence d’intermodalité avec le rail,
coûts portuaires, formalités douanières...). Le
processus de réformes institutionnelles n’en est qu’à
ses débuts, malgré le lancement récent d’un programme de
privatisation et une volonté affichée de faire davantage
appel aux investisseurs étrangers. L’étude démontre que
le réseau routier demeure insuffisant par rapport aux
impératifs de développement. On estime qu’un quart du
réseau routier actuel est en mauvais état et se dégrade.
Quant au réseau autoroutier, il est embryonnaire, avec
seulement quelques centaines de kilomètres. Son
développement est considéré comme une priorité pour le
gouvernement algérien. Quant au réseau ferroviaire,
celui-ci est peu développé, cependant un contrat a été
récemment conclu avec Alstom pour l’électrification du
réseau ferroviaire algérien. Les projets du transport
maritime et de l’investissement étranger en transport
dans la région Meda, concernent la maintenance du
patrimoine existant, la modernisation et l’adaptation
des infrastructures aux modes de transport par
conteneurs, la modernisation ou la création de 10 ports
de pêche et d’un port de commerce destiné
essentiellement au trafic de conteneurs d’une capacité
de
4
milliards de tonnes ainsi que l’augmentation des
capacités de plusieurs ports pétroliers. S’agissant du
développement institutionnel et juridique, le
gouvernement, note l’étude, s’est engagé dans un coûteux
programme de modernisation. Malgré des progrès récents,
les infrastructures et les services de transport
continuent de présenter des déficiences importantes dans
la région Meda. Les difficultés sont le temps et les
conditions d’attente, de fiabilité, d’information de
l’usager. Tout obstacle dans le système de transport
(retard, annulation, service, inconfort, incertitude,
accidents, constitue une sorte d’impôts négatifs qui
freinent le développement économique. Si l’appareil de
transport des pays Meda n’est pas concurrentiel, cela
s’apparente à une pénalisation exactement identique à un
surcroît de production. Cela diminue donc directement la
compétition des pays de la région. En guise de
traitement l’on souligne l’urgence d’une politique de
développement, d’où la nécessité de faire évoluer la
conception des politiques locales de transport. Le Maroc
et la Tunisie, à titre d’exemple, mènent d’actives
politiques de modernisation des infrastructures de
transport visant à fluidifier le trafic international et
intérieur. Outre la modernisation du réseau existant, de
nombreux projets nouveaux sont en cours de réalisation
(port de Tanger- Méditerranée, Aéroport d’Enfidah)
construction programmée de plusieurs centaines de
kilomètres d’autoroutes et de liaisons ferroviaires.
Kahina B.
Zones
montagneuses
Rahmani installe un conseil national
Squattées
par des groupes terroristes au début de la crise,
devenues de véritables champs de bataille puis
abandonnées par les autorités, aux prises avec d’autres
priorités, que sont devenues aujourd’hui nos montagnes ?
On ne le sait plus. Aujourd’hui, le département de
Chérif Rahmani a décidé de «redonner vie» à l’ensemble
des montagnes du massif algérien qui ont tant perdu de
leur vocation. Ainsi, un conseil national de la montagne
a été installé hier par le ministre de l’Environnement
et de l’Aménagement du territoire , visant la promotion
des aspects socio-économiques des territoires
montagneux. Un intérêt qui fait suite, en effet, à la
mise en application de la loi 04-03 du 23 juin 2004
relative à la protection des zones de montagne dans le
cadre du développement durable et son intégration dans
le processus général d’élaboration et de mise en œuvre
des instruments du territoire (SNAT, SRATS…). La loi en
question, a souligné Chérif Rahmani, vise, entre autres,
à structurer l’occupation et l’utilisation rationnelle
des territoires en zone de montagnes, de veiller à
l’exploitation durable des ressources naturelles et à
promouvoir les aspects socio-économiques des populations
(routes, transport, éducation, santé). Et d’ajouter, par
ailleurs, que la loi est également «un instrument
d’ordre institutionnel (conseil national de la montagne)
financier (Fonds de la montagne) et réglementaire
règlement d’aménagement du territoire des massifs
montagneux».
Le
premier responsable a précisé que ces études serviront
comme base d’information dans le processus d’élaboration
d’un règlement d’aménagement du territoire qui est
spécifique à chaque massif montagneux identifié.
Avant
de faire l’état des lieux du plan géographique et des
zones de montagne algériennes, qui représentent plus de
65 % de l’espace dans la région nord et en bordure des
hautes plaines steppiques du pays. Elles sont
caractérisées par des altitudes relativement importantes
mais également par des dénivelés et des pentes
accentuées. Selon le dernier recensement de 1998, la
population des zones de montagne était de 9 613 778
habitants, soit 32,7% du total national. Le ministre
dressera toutefois un tableau noir sur l’état des
agro-écosystèmes montagneux qui «sont pratiquement dans
un état de dégradation alarmant». Provoqué par des
pratiques agricoles et pastorales ruineuses, tels le
surpâturage des piémonts, le surpâturage des maquis, des
sous-bois et des jachères, de la pression humaine sur
les ressources végétales et de la déforestation (feux de
forêts, défrichement et labours en zones de pente).
S’agissant de l’économie des zones de montagne, il
notera qu’elle reste très peu développée en dehors de
certaines activités ancestrales telles que
l’agriculture, le pastoralisme, la poterie, l’argenterie
et la vannerie).
K.
B.
L’ambassadeur
saoudien chez Saâdani
Promesses d’investissement
Le
président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Amar
Saâdani, a reçu dimanche l’ambassadeur d’Arabie
Saoudite, Sami Ben Abdellah Al-Salah, qui lui a rendu
une visite de courtoisie à l’occasion de sa prise de
fonctions officielles en Algérie. Selon un communiqué de
l’APN, les entretiens entre les deux parties ont porté
sur «la situation prévalant dans le monde arabe,
notamment en Irak et en Palestine ainsi que les récentes
déclarations du Pape Benoît XVI du Vatican attentatoires
à l’Islam». Pour sa part, M. Saâdani a précisé que le
terrorisme, «dont l’Algérie a souffert des années
durant, est un phénomène étranger au monde arabe et à
l’Islam», ajoutant qu’une «position arabe commune est la
seule issue pour le règlement de ces problèmes». Il a
rappelé, dans ce contexte, que «les réformes proposées à
la Ligue arabe visent à atteindre cet objectif unitaire
d’autant plus qu’elles répondent aux exigences de
l’étape actuelle et aux aspirations et revendications
des peuples arabes». A cette occasion, M. Saâdani a
appelé au «rapprochement entre l’Algérie et le Royaume
d’Arabie Saoudite et à l’intensification de la
coopération législative entre l’APN et le Conseil
consultatif saoudien», réitérant son invitation au
président du Conseil consultatif saoudien (Madjlis
Echoura), Al-Cheikh Salah ben Abdellah ben Hamed, à
venir visiter l’Algérie. De son côté, le diplomate
saoudien a présenté au président de l’APN «une vue
d’ensemble sur les projets d’investissements que
l’Arabie saoudite compte réaliser en Algérie. Il a
indiqué, dans ce sens, qu’une société saoudienne a
proposé sept projets dans le domaine de la pétrochimie,
du gaz et autres. Les autorités saoudiennes ont, de leur
côté, donné des orientations aux entreprises du Royaume
pour qu’elles viennent investir leurs capitaux en
Algérie», a-t-il ajouté.
|