SOMMAIRE

LA UNE Le délai de trois mois accordé par la loi à la Cour suprême pour répondre aux pourvois déposés par les avocats de la défense des 104 prévenus dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank a expiré, selon une source judiciaire. Ses réponses seront remises à la défense «peu après l’ouverture de l’année judiciaire» qui aura lieu mercredi prochain à la Cour suprême.

26/09/06

 

Evénement


Région


Alger


Monde


Culture


Sport


Automobile

 

 SAGA

CETTE SEMAINE

 

Hadidi Bouabdellah

Un entrepreneur à la campagne

 

 

Texte

de révision de la constitution

Le projet du FLN

 

SERVICES

 

  A propos 


  Archives


Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Un ministrable en danger

Est-ce raisonnablement avec une déclaration tous les huit mois et une activité militante fantomatique que le secrétaire général du CCDR espère s’imposer dans le débat politique en cours ? En tout cas pas à l’opinion dans son sens le plus large, nos hommes et femmes politiques ayant pris la mauvaise habitude de se signaler à des moments bien précis par des espèces de mémorandums destinés à attirer sur eux l’attention de gens qui ont quelque pouvoir de décision (et de nomination) entre leurs mains. Certains, qui possèdent encore leurs entrées dans le sérail, font parvenir leurs réflexions écrites par porteurs bienveillants, les autres par voie de presse. Le tout étant qu’on entende parler d’eux et qu’ils donnent l’illusion de pouvoir aider le système à mieux se perpétuer. A l’image d’un Abdelhak Brerhi dont la contribution, hier, sur le Soir d’Algérie, ne brille pas tant par une quelconque inventivité politique que par une espèce d’offre de service démocratique qui pourrait s’avérer fructueuse au moment où Rabah Kébir tente de forcer les portes de la République.

 

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire Khalifa Bank

La liste des inculpés ouverte

à nouveau

Le délai de trois mois accordé par la loi à la Cour suprême pour répondre aux pourvois déposés par les avocats de la défense des 104 prévenus dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank a expiré, selon une source judiciaire. Ses réponses seront remises à la défense «peu après l’ouverture de l’année judiciaire» qui aura lieu mercredi prochain à la Cour suprême.

Lire

hjghjghj

 Les Titres

 

Indemnisation des familles de disparus

Le ministre de la Solidarité désavoué

 

Blocage entre la fédération des mécanos et les SGP

La balle est dans le camp de Belkhadem

 

Amendement de la loi sur les hydrocarbures

Khelil s’expliquera aujourd’hui

 

Rumeurs au sujet de la mort du chef d’Al-Qaïda

Ben Laden serait gravement malade

 

Un réservoir de compétences marginalisées

Pourquoi l’Algérie est-elle privée de transfert technologie ?

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Transports

L’UE appelle le Maghreb à plus d’efforts

Le secteur joue un rôle fondamental dans le développement économique d’investissements des pays Meda.

Une enveloppe de 105 millions d’euros pour des aides non remboursables en faveur de l’assistance technique d’ici à 2007 aux pays du bassin méditerranéen a été mise à leur disposition. Cette offre fait suite, en effet, aux résultats d’une étude du secteur des transports dans les pays du nord africain, qui ne prête pas à l’optimisme, notamment ceux qui sont soutenus par le programme de développement européen Meda, En conclusion, l’étude d’investissement étranger dans le transport dans la région Meda réalisée au courant de ce mois démontre ainsi que le secteur des transports est toujours en souffrance. Les pays cités sont, entre autres, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Liban et la Jordanie. En dépit de quelques réalisations notables, la situation actuelle est à cet égard «loin d’être satisfaisante et appelle dans les années à venir à un effort accru d’investissement physique et de modernisation des méthodes de gestion, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de réseaux logistiques».

Il est souligné que le secteur joue un rôle fondamental dans le développement économique d’investissements des pays Meda. Ce document réalisé, en effet, dans le cadre de la mission confiée par la Commission européenne à l’Agence française pour les investisseurs multinationaux (AFII) assistés de l’ICE (Italie) et DI (Maroc) pour développer un réseau euro-méditerranéen des agences de promotion des universités de la Méditerranée «Anima».

Dans le cas de l’Algérie, l’on note qu’elle a lancé un important programme de modernisation des infrastructures de transport, dont le financement est facilité par les recettes pétrolières. Cependant, l’état actuel des infrastructures et surtout la qualité des services rendus à l’utilisateur laissent encore à désirer (délais de transport, absence d’intermodalité avec le rail, coûts portuaires, formalités douanières...). Le processus de réformes institutionnelles n’en est qu’à ses débuts, malgré le lancement récent d’un programme de privatisation et une volonté affichée de faire davantage appel aux investisseurs étrangers. L’étude démontre que le réseau routier demeure insuffisant par rapport aux impératifs de développement. On estime qu’un quart du réseau routier actuel est en mauvais état et se dégrade. Quant au réseau autoroutier, il est embryonnaire, avec seulement quelques centaines de kilomètres. Son développement est considéré comme une priorité pour le gouvernement algérien. Quant au réseau ferroviaire, celui-ci est peu développé, cependant un contrat a été récemment conclu avec Alstom pour l’électrification du réseau ferroviaire algérien. Les projets du transport maritime et de l’investissement étranger en transport dans la région Meda, concernent la maintenance du patrimoine existant, la modernisation et l’adaptation des infrastructures aux modes de transport par conteneurs, la modernisation ou la création de 10 ports de pêche et d’un port de commerce destiné essentiellement au trafic de conteneurs d’une capacité de

4 milliards de tonnes ainsi que l’augmentation des capacités de plusieurs ports pétroliers.  S’agissant du développement institutionnel et juridique, le gouvernement, note l’étude, s’est engagé dans un coûteux programme de modernisation. Malgré des progrès récents, les infrastructures et les services de transport continuent de présenter des déficiences importantes dans la région Meda. Les difficultés sont le temps et les conditions d’attente, de fiabilité, d’information de l’usager. Tout obstacle dans le système de transport (retard, annulation, service, inconfort, incertitude, accidents, constitue une sorte d’impôts négatifs qui freinent le développement économique. Si l’appareil de transport des pays Meda n’est pas concurrentiel, cela s’apparente à une pénalisation exactement identique à un surcroît de production. Cela diminue donc directement la compétition des pays de la région. En guise de traitement l’on souligne l’urgence d’une politique de développement, d’où la nécessité de faire évoluer la conception des politiques locales de transport. Le Maroc et la Tunisie, à titre d’exemple, mènent d’actives politiques de modernisation des infrastructures de transport visant à fluidifier le trafic international et intérieur. Outre la modernisation du réseau existant, de nombreux projets nouveaux sont en cours de réalisation (port de Tanger- Méditerranée, Aéroport d’Enfidah) construction programmée de plusieurs centaines de kilomètres d’autoroutes et de liaisons ferroviaires.     

Kahina B.

 

 Zones montagneuses

Rahmani installe un conseil national

Squattées par des groupes terroristes au début de la crise, devenues de véritables champs de bataille puis abandonnées par les autorités, aux prises avec d’autres priorités, que sont devenues aujourd’hui nos montagnes ? On ne le sait plus. Aujourd’hui, le département de Chérif Rahmani a décidé de «redonner vie» à l’ensemble des montagnes du massif algérien qui ont tant perdu de leur vocation. Ainsi, un conseil national de la montagne a été installé hier par le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire , visant la promotion des aspects socio-économiques des territoires montagneux. Un intérêt qui fait suite, en effet, à la mise en application de la loi 04-03 du 23 juin 2004 relative à la protection des zones de montagne dans le cadre du développement durable et son intégration dans le processus général d’élaboration et de mise en œuvre des instruments du territoire (SNAT, SRATS…).  La loi en question, a souligné Chérif Rahmani, vise, entre autres, à structurer l’occupation et l’utilisation rationnelle des territoires en zone de montagnes, de veiller à l’exploitation durable des ressources naturelles et à promouvoir les aspects socio-économiques des populations (routes, transport, éducation, santé). Et d’ajouter, par ailleurs, que la loi est également «un instrument d’ordre institutionnel (conseil national de la montagne) financier (Fonds de la montagne) et réglementaire règlement d’aménagement du territoire des massifs montagneux». 

Le premier responsable a précisé que ces études serviront comme base d’information dans le processus d’élaboration d’un règlement d’aménagement du territoire qui est spécifique à chaque massif montagneux identifié.

Avant de faire l’état des lieux du plan géographique et des zones de montagne algériennes, qui représentent plus de 65 % de l’espace dans la région nord et en bordure des hautes plaines steppiques du pays. Elles sont caractérisées par des altitudes relativement importantes mais également par des dénivelés et des pentes accentuées. Selon le dernier recensement de 1998, la population des zones de montagne était de 9 613 778 habitants, soit 32,7% du total national. Le ministre dressera toutefois un tableau noir sur l’état des agro-écosystèmes montagneux qui «sont pratiquement dans un état de dégradation alarmant». Provoqué par des pratiques agricoles et pastorales ruineuses, tels le surpâturage des piémonts, le surpâturage des maquis, des sous-bois et des jachères, de la pression humaine sur les ressources végétales et de la déforestation (feux de forêts, défrichement et labours en zones de pente). S’agissant de l’économie des zones de montagne, il notera qu’elle reste très peu développée en dehors de certaines activités ancestrales telles que l’agriculture, le pastoralisme, la poterie, l’argenterie et la vannerie).

K. B.

 

 L’ambassadeur saoudien chez Saâdani

Promesses d’investissement

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Amar Saâdani, a reçu dimanche l’ambassadeur d’Arabie Saoudite,   Sami Ben Abdellah Al-Salah, qui lui a rendu une visite de courtoisie à l’occasion de sa prise de fonctions officielles en Algérie. Selon un communiqué de l’APN, les entretiens entre les deux parties ont porté sur «la situation prévalant dans le monde arabe, notamment en Irak et en Palestine ainsi que les récentes déclarations du Pape Benoît XVI du Vatican attentatoires à l’Islam». Pour sa part, M. Saâdani a précisé que le terrorisme, «dont l’Algérie a souffert des années durant, est un phénomène étranger au monde arabe et à l’Islam», ajoutant qu’une «position arabe commune est la seule issue pour le règlement de ces problèmes». Il a rappelé, dans ce contexte, que «les réformes proposées à la Ligue arabe visent à atteindre cet objectif unitaire d’autant plus qu’elles répondent aux exigences de l’étape actuelle et aux aspirations et revendications des peuples arabes». A cette occasion, M. Saâdani a appelé au «rapprochement entre l’Algérie et le Royaume d’Arabie Saoudite et à l’intensification de la coopération législative entre l’APN et le Conseil consultatif saoudien», réitérant son invitation au président du Conseil consultatif saoudien (Madjlis Echoura), Al-Cheikh Salah ben Abdellah ben Hamed, à venir visiter l’Algérie. De son côté, le diplomate saoudien a présenté au président de l’APN «une vue d’ensemble sur les projets d’investissements que l’Arabie saoudite compte réaliser en Algérie. Il a indiqué, dans ce sens, qu’une société saoudienne a proposé sept projets dans le domaine de la pétrochimie, du gaz et autres. Les autorités saoudiennes ont, de leur côté, donné des orientations aux entreprises du Royaume pour qu’elles viennent investir leurs capitaux en Algérie», a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Il y a un problème

Les efforts louables déployés par le ministre de la Communication, Hachemi Djiar, pour informer et rassurer les Algériens, à un moment où peu de choses sont de nature à les rendre confiants en l’avenir, sont à prendre très au sérieux. Parce qu’après un passage à vide de plusieurs mois durant lequel le sort du pays a été pour le moins incertain, il était bon qu’un responsable montre le bout de son nez et parle à ses concitoyens, même si c’est juste pour maintenir le contact.

Au moment où le gouvernement patine plus que jamais, avec une rentrée sociale et économique plus qu’incertaine et au moment où le spectre d’un retour du Fis-dissous nourrit les plus grandes inquiétudes, il fallait bien que quelqu’un d’autorisé parle. Encore faut-il espérer que Djiar ait été effectivement mandaté pour parler, ce qui ne semble pas être tout à fait le cas, puisqu’il a jugé utile de préciser qu’il n’agissait pas en tant que porte-parole du gouvernement mais simplement en tant que ministre de la Communication. Il ne parle donc pas au nom de tous. Et c’est là que se pose le problème. Nous nous retrouvons donc, pour des raisons diverses, face à un remake de l’avant élection présidentielle de 2004, avec un pouvoir, encore une fois, en proie à des contradictions internes, difficiles à résoudre. Sans entrer dans le détail ni dans le fond de ces contradictions, elles semblent en tout cas assez sérieuses pour contraindre Hachemi Djiar à jouer le rôle de pompier médiateur et Ahmed Ouyahia celui de caution républicaine à la marche de l’Etat. Cela n’a peut-être rien à voir, mais ces deux hommes sont les deux seuls membres de l’Exécutif sortant et entrant à avoir éprouvé le besoin de faire leur déclaration de patrimoine au même moment. Un trait commun qui n’est guère de nature à pousser à tirer des conclusions hâtives autant que hasardeuses, mais qui ouvre une piste sérieuse, celle de l’existence d’un courant qui, au sein du pouvoir, tente, tant bien que mal, d’empêcher que ne s’installent dans l’opinion, le doute et la rumeur, propices à toutes les aventures. Ce qui signifie a contrario qu’un autre courant au sein de ce même pouvoir, favorise par ses silences et ses manœuvres dilatoires la mise en place d’un climat délétère susceptible de permettre les retournements politiques les plus dangereux, à l’image de l’instauration d’un débat fisso-fissiste public en pleine phase d’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Plutôt que ces manœuvres souterraines qui sapent les fondements de la République, aussi sûrement que ne peut le faire le terrorisme le plus destructeur, il serait peut-être plus utile d’instaurer un vrai débat public autour de tous les sujets qui fâchent. Mais pour cela, il faudrait un minimum d’ouverture dans les grands médias publics…

 A. M.

Copyright 2003 -2006

Le Jour d'Algérie

Conception M.Merkouche