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Echéance
Pour
les politiques français, la future élection présidentielle va leur
mettre les nerfs à vif. Le scrutin présidentiel de 2002 avait
déchaîné les passions et les ardeurs; ces élections avaient
également connu le record pour le nombre de candidatures. Dix-sept
candidats s’étaient en effet présentés devant les Français pour
tenter d’obtenir le poste suprême au sein de l’Etat. Aujourd’hui, on
en compte près de trente-sept. Mais évidemment certains auront plus
de chance que d’autres. Les plus en vue seront évidemment ceux issus
des grands partis tels que le Parti socialiste et l’UMP. Mais s’il
est probable qu’un seul candidat représentera le PS après un vote
interne des militants pour désigner leur porte-drapeau officiel du
côté de l’UMP les choses ne seront assurément pas aussi simple et
déjà une scission (que certains soupçonnaient depuis plusieurs mois)
est en train de partager le parti de la majorité en deux clans bien
distincts. Les gaullistes et les libéraux devraient ainsi en effet
en avril 2007 avoir chacun leur candidat. Nicholas Sarkozy étant
sans conteste le candidat des libéraux, il reste désormais à savoir
qui de de Villepin ou de Alliot-Marie représentera la branche
gaulliste du parti de droite. Pour les partisans de Sarkozy une
seconde candidature dans le camp UMP serait une trahison faite aux
militants, pour les autres ce ne serait que l’_expression du
pluralisme (somme toute positive) qui peut exister au sein de la
droite.
Nicholas Sarkozy qui revendique le
droit de pouvoir s’exprimer en toute liberté bafoue toutefois ce
droit pour les autres. Depuis plusieurs années il carressait
l’espoir d’être le grand candidat de la droite qui l’emportertait
sans aucun doute face à une gauche faible et sans vigueur.
Aujourd’hui il se rend compte que la bataille sera bien plus rude
qu’il ne l’avait pensé et cette idée comme à ses partisans est loin
de le réjouir.
Fouzia Mahmoudi
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