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Révision de
la Constitution
Le référendum dans les délais ?
La
tenue du référendum portant future Constitution, frappée jusque-là
par le sceau de la confidentialité, est accompagnée d’incertitudes,
alimentées par des signaux contradictoires.
Alors que la majorité de la classe politique est unanime quant à la
nécessité de la révision de la loi fondamentale du pays, rien,
hormis l’ouverture de la révision des listes électorales, ne plaide
pour l’organisation d’un référendum dans l’immédiat. C’est-à-dire
avant la fin de l’année, comme l’a annoncé le Président dans ses
différentes sorties après le discours du 4 juillet, prononcé devant
l’état-major de l’Armée nationale populaire et ses hauts cadres. Le
chef de l’Etat devait aborder le sujet à l’occasion de l’audition de
son ministre d’Etat et ministre de l’Intérieur. Les deux hommes
axeront, selon toute vraisemblance cette consultation autour des
échéances électorales, notamment le rendez-vous référendaire d’avant
la fin de l’année (?). A en croire une source parlementaire, un
budget spécial, alloué au financement du référendum, est inscrit
dans la loi de finances complémentaire 2006, adoptée par les deux
chambres du Parlement. Cependant, la présence de ce chapitre pour le
financement du volet «référendum» ne signifie pas pour autant que le
référendum se tiendra avant la fin de l’année 2006 sachant que
l’Etat dispose de la prérogative de procéder au transfert d’un
article vers un autre. Mais la date doit être tranchée au plus tard
le 10 novembre prochain, terme limite à la convocation du corps
électoral et qui doit intervenir à la faveur de l’article 174 de la
Constitution, dans les cinquante jours qui précèdent sa promulgation
par le chef de l’état. «La révision constitutionnelle est décidée à
l’initiative du président de la République. Elle est votée en termes
identiques par l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la
nation dans les mêmes conditions qu’un texte législatif. Elle est
soumise par référendum à l’approbation du peuple dans les cinquante
(50) jours qui suivent son adoption. La révision constitutionnelle,
approuvée par le peuple, est promulguée par le président de la
République», stipule l’article 174 dont dépend cette révision. A
noter aussi que la classe politique, qui a eu à débattre ces
dernières années de la question, a abandonné le débat sur les axes
d’une mouture qu’elle qualifie de «virtuelle» ou «venant d’un parti
politique». En attendant que le président de la République soumette
le nouveau texte à un large débat, le flou entoure encore cette
démarche qui ne suscite plus grand intérêt auprès de l’opinion. Même
le président n’évoque plus la question dans ses différentes sorties
publiques depuis le 30 mai, date de la remise officielle de la
mouture de la «nouvelle Constitution» confectionnée par le parti de
la majorité, le FLN. Les seules allusions ont été le fait du
président de l’Assemblée populaire nationale qui avait annoncé, à la
presse, la mi-novembre comme date probable de la tenue du
référendum. Le président devait donc intervenir dans les quelques
jours qui viennent pour confirmer la date du référendum, sinon son
report s’impose de fait car au-delà des dix prochains jours, il
devient impossible d’être dans les délais avancés par le chef de
l’Etat, appuyés par MM. Belkhadem et Saâdani, respectivement SG du
FLN et président de l’APN. Encore faut-il savoir que ce vote devait
intervenir après l’adoption conjointe de la nouvelle Constitution
par les deux chambres parlementaires. Si rien n’est prévu cette
semaine, cela offre au président deux opportunités pour ce faire. Il
serait plausible, dans ce cas de figure, d’affirmer que l’Algérie ne
verra pas sa nouvelle Constitution avant janvier 2007. Le silence du
président autour de la question n’accréditerait-il pas en soi la
thèse d’un report de la révision constitutionnelle, quitte à charger
le calendrier électoral de l’année prochaine ? La rencontre
Gouvernement-Walis, prévue le 29 septembre, laisse croire que ce
regroupement conforte l’éventualité d’un référendum imminent. A
défaut, la date du 1er novembre offre une dernière opportunité au
président pour trancher définitivement sur toutes ces
incertitudes ?
Salah Bey
Haut
Le corps électoral sera convoqué incessamment
200 milliards seront débloqués
Le
budget qui sera débloquée pour l’organisation du référendum sur la
révision constitutionnelle tournera autour de la bagatelle de 200
milliards de centimes, selon une source proche du ministère de
l’Intérieur et des Collectivités locales qui parle de la
mobilisation de 200 000 personnes, entre chefs de bureaux, chefs de
centres et assesseurs, dans près de 20 000 centres et 200 000
bureaux, répartis à travers le territoire national.
La
révision des listes électorales, entamée il y a plusieurs semaines,
arrivera à sa fin, prochainement.
Le
président de la République annoncera la convocation du corps
électoral, au plus tard pour la mi-novembre prochain, ajoute cette
source. Suivra l’installation de différents modules, dont celui de
l’énergie, de l’environnement, de la restauration et du transport.
D’où la mobilisation de la somme d’argent nécessaire pour la prise
en charge des dépenses liées au fonctionnement de ces modules,
explique cette source. Les autorités feront, d’autre part, leur
choix sur les sites qui accueilleront des affichages pour ce
référendum. On ne sait pas si, pour ce référendum, la réglementation
régissant ces affichages, sera, oui ou non, respectée. Des
affichages anarchiques avaient caractérisé de précédents rendez-vous
électoraux. Ce qui a causé une augmentation des frais fixés
auparavant puisque se débarrasser de ces affichages anarchiques
nécessite des dépenses supplémentaires à l’Etat.
Des
observateurs ne manquent pas d’attirer l’attention sur la manière
avec laquelle sera gérée cette importante somme d’argent, notamment
dans l’octroi de marchés en matière de restauration des personnes en
charge de surveiller les bureaux et centres de vote. Un avis d’appel
d’offres sera-t-il lancé, conformément au code des marchés, pour la
location de véhicules (module transports) et l’achat de produits
alimentaires (module restauration) lorsque les sommes dépassent les
600 millions de centimes, pour ces
transactions ?
La
rétribution des chefs de centres, chefs de bureaux, assesseurs et
autres personnes mobilisées lors d’élections ou référendums est une
autre paire de manches puisque bon nombre d’entre eux, mobilisés
pour des rendez-vous électoraux, ont attendu longtemps pour
percevoir leur argent.
M. Abi
Haut
Détenus démunis
Des vêtements et 2 000 DA à la sortie
Dans
le souci de préserver la dignité des détenus après leur libération,
les procédures judiciaires en vigueur viennent d’être renforcées par
un arrêté interministériel déterminant les modalités de mise en
œuvre de la procédure d’attribution de l’aide sociale et financière
au profit des détenus démunis lors de leur libération. Mises en
place par le ministère de la Justice, ces dispositions, contenues
dans l’article 8 du décret exécutif 05-431, fixent les conditions
et les modalités d’attribution de cette aide sociale et financière.
Elles concernent ainsi l’aide matérielle couvrant les besoins du
détenu démuni lors de sa libération en effets vestimentaires
nécessaires et en médicaments. Une fois la peine de prison purgée,
les personnes détenues nécessiteuses auront un pécule qui leur
permette de prendre en charge les frais de transport. Cette aide
financière sera ainsi appliquée pour cette frange de société afin de
leur éviter peut- être de commettre un autre délit dès leur sortie
de prison, et ce, en couvrant les dépenses de transport et
d’accompagnement, par voie terrestre. Cette disposition permettra
aux détenus démunis de regagner leur domicile dans des conditions
favorables. Le plafond de cette allocation financière est fixé à
2000 DA. Le bénéfice de l’aide sociale et financière par le détenu
démuni lors de sa libération, est subordonné à la présentation d’un
dossier comportant des pièces justificatives.
Le
détenu démuni, lors de sa libération, peut bénéficier de tout ou
d’une partie des effets vestimentaires, selon les besoins qu’aura à
déterminer le directeur de l’établissement, après vérification de la
situation du détenu.
Les
effets vestimentaires nécessaires et les chaussures doivent être de
production nationale. Pour ce qui de l’octroi des médicaments, le
médecin de l’établissement détermine la nature et la quantité de
médicaments qu’exige l’état de santé du détenu démuni lors de sa
libération. Les directeurs des établissements pénitentiaires sont
tenus, par ailleurs, d’élaborer des rapports annuels détaillés
comportant le bilan des aides sociales et financières accordées au
titre de chaque année, lesquels rapports sont transmis à leur
autorité de tutelle.
Kahina. B.
Haut
Frontière malienne
Affrontement entre GSPC et rebelles maliens
De
violents affrontements ont eu lieu récemment entre les éléments du
groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et le
mouvement rebelle malien activant à la frontière algéro-malienne,
selon plusieurs agences de presse. «Nos éléments sont tombés lundi
matin dans une embuscade tendue par le GSPC dans le grand désert
malien. Il y a eu dans nos rangs au moins cinq morts, des blessés,
et deux de nos éléments ont été enlevés par le GSPC», a indiqué un
responsable dudit mouvement rebelle, cité par l’AFP. Cette source,
citée sous couvert de l’anonymat ajoute que «ce sont les hommes de
Mokhtar Belmokhtar, le chef du GSPC (pour le sud de l’Algérie) qui
ont fait le coup. Nous allons riposter».
Ces
affrontements démentent l’information colportée par quelques cercles
annonçant l’alliance des deux groupes. Cette soi-disant alliance
GSPC-rebelles maliens a été déjà démentie lorsque le colonel du
mouvement des Touaregs, Fagaga, annonçait sur son site, avoir tué,
lors d’affrontements violents, les principaux chefs sahariens du
GSPC. On dénombrerait parmi les morts Abdel Hamid, le successeur de
Abderrazak El Para. Il y a lieu de signaler que ces affrontements
sont intervenus au moment où le processus de désarmement des
ex-rebelles (des déserteurs de l’armée malienne) devrait commencer
la semaine prochaine.
M. K.
Haut
Bouteflika auditionne Louh
Le président veut un code du travail avant 2009
D'autres mesures prises ont concerné la révision du nombre
d'officines pharmaceutiques conventionnées qui est passé à 6 968 en
2005.
Le
ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh a
présenté au Chef de l’Etat, dans le cadre des auditions consacrées
aux membres du Gouvernement, la situation de son secteur, les
actions menées pour concrétiser les réformes et les perspectives
envisagées à l’horizon 2009. Dans le segment de la sécurité
sociale, les réformes menées pour la préservation des équilibres
financiers des caisses ont eu pour résultats une meilleure
rationalisation des dépenses, ce qui a permis de réaliser 321,5
milliards DA en 2005, soit une progression de 53,2 %. Ces réformes
ont permis de limiter les dépenses de médicaments grâce à la mise en
œuvre du tarif de référence pour 101 médicaments, l’actualisation de
la liste des produits remboursables, l’amélioration du système du
tiers payant destiné aux malades chroniques, aux retraités à faible
revenu dont le nombre a atteint 1 290 041 en 2005. D’autres mesures
prises ont concerné la révision du nombre d’officines
pharmaceutiques conventionnées qui est passé à
6
968 en 2005. Le ministre est revenu également sur les actions
entreprises par son secteur pour la préparation et de mise en œuvre
de la contractualisation des relations entre la sécurité sociale et
les établissements publics de soins, entre autres, la réalisation du
fichier national unique des assurés sociaux et de leurs ayants
droit. Ce système couvre près de 80% de la population résidante. Le
système de retraite a vu également la mise en œuvre de plusieurs
actions qui vont se traduire par le relèvement du taux global de
cotisation au titre de la branche retraite à 17,25% d’ici octobre
2006. Cette mesure va permettre au régime général de retraite de
bénéficier d’un apport additionnel de ressources estimé à près de
11
milliards de dinars en 2007 et pouvant atteindre plus de 18
milliards de dinars à l’horizon 2015. L’autre mesure concerne la
création du Fonds national de réserves des retraites dont le
financement est assuré essentiellement par l’affectation
annuellement de 2% du produit de la fiscalité pétrolière. Aussi, ils
étaient quelques 900 000 pensionnés qui ont bénéficié des dernières
mesures prises en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des
retraités titulaires de petites pensions consistant à porter à 10
000 le montant des pensions inférieures à ce seuil en plus de
l’institution d’une indemnité complémentaire pour les titulaires
d’une allocation de retraite d’un montant inférieur à 7 000 DA.
Le
montant alloué à cette indemnité varie de 10% à 50%. Les
perspectives du secteur de la sécurité sociale seront consacrées
essentiellement au parachèvement du programme de réformes. Outre la
poursuite de la mise en œuvre de la contractualisation,
la
poursuite des travaux sur la révision de la tarification des actes
médicaux qui devront s’achever courant 2007, la poursuite des
travaux de réforme des instruments de recouvrement et de contrôle à
travers la mise en place de la nouvelle caisse chargée du
recouvrement des cotisations de sécurité sociale, ce programme verra
également le lancement de la carte à puce, dont la phase pilote est
prévue en mars 2007 dans cinq wilayas. Il sera également question de
l’élargissement du tarif de référence à d’autres médicaments
remboursables, la mise en place du conventionnement avec le médecin
traitant, et la réforme du système de retraite. Par ailleurs,
l’achèvement et la promulgation du code du travail sont prévus pour
2007. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la
mise en œuvre du programme de réforme qui concerne aussi la
réhabilitation et le renforcement de l’Inspection du travail, et de
l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Les observations du Président
de la République ont été centrées sur la nécessité de la poursuite
de la réforme des organes de contrôle et l’amélioration du système
de recouvrement de la sécurité sociale. Des actions qui auront comme
finalité, l’élimination de toute forme de fraude et de violation de
la législation sociale. Le chef de l’Etat a également évoqué la
nécessité d’accorder une attention particulière au système de
retraites. Ainsi, outre la mise en place du Fonds national de
réserve des retraites, le président Bouteflika a souligné la
nécessité de prendre toute mesure visant à préserver et à consolider
les équilibres financiers. Le président de la République a aussi
insisté sur le respect des délais de réalisation des projets en
cours notamment ceux de la modernisation de la sécurité sociale et
l’adaptation du code du travail qui doivent être concrétisés d’ici
2009.
Nouria B.
Haut
Rapport de RSF sur la presse mondiale
L’Algérie en nette amélioration
L’ONG regrette qu’aucune réforme structurelle n’a été mise en place
pour améliorer la situation de la liberté de la presse en dépit de
la grâce présidentielle décrétée par Bouteflika en juillet 2006 en
faveur des journalistes
L’Organisation
non gouvernementale Reporters sans frontières vient de publier sur
son site Web son cinquième classement mondial de la liberté de la
presse. Pour ce qui est de notre pays, l’Organisation de Robert
Menard considère que la situation s’est améliorée ainsi qu’au Maroc
où les pouvoirs en place se sont montrés «relativement plus
tolérants» envers la presse que lors des années précédentes. Par
ailleurs, pour la première fois depuis sa création, RSF a pu se
rendre en Libye afin d’y rencontrer des officiels. En progression,
l’Algérie (126e) et la Libye (152e) ont gagné respectivement trois
et dix places au classement mondial. Si les journalistes algériens
ont connu une trêve suite à la grâce présidentielle partielle
décrétée par Abdelaziz Bouteflika en juillet 2006, «aucune réforme
structurelle n’a été mise en place pour améliorer la situation de la
liberté de la presse». En Libye, les autorités ont permis un
meilleur accès à l’information, notamment à travers Internet et les
chaînes satellitaires arabes et étrangères. Toutefois le
gouvernement de Mouammar Kadhafi se montre toujours aussi répressif
envers les voix critiques. Le recul des lignes rouges imposées par
le Palais et l’ouverture du paysage audiovisuel ont permis au Maroc
(97e) de gagner vingt-trois places par rapport à l’an dernier.
Toutefois, deux hebdomadaires indépendants, Tel Quel et Le Journal
hebdo ont été condamnés en 2006 à payer des amendes exorbitantes
suite à des condamnations pour diffamation. En Tunisie (148e), la
situation de la presse est des plus critiques. Les saisies de
journaux, les licenciements abusifs et suspensions de salaires font
partie du lot quotidien des journalistes. Le Sommet mondial sur la
liberté de l’information, organisé à Tunis en novembre 2005, a été
une véritable mascarade, selon RSF. Plusieurs journalistes étrangers
présents ont été étroitement et ouvertement surveillés pas les
services de renseignements. À la veille de l’ouverture du sommet, un
journaliste du quotidien Libération a été passé à tabac et
poignardé, une équipe de la télévision belge RTBF a été molestée et
deux journalistes de TV5 ont été harcelés.
Amine G.
Haut
Pacte économique et social
Les syndicats autonomes rejettent l’appel de l’UGTA
Les
syndicats autonomes ne se sentent pas «concernés» par l’appel que
leur a lancé le numéro deux de l’UGTA, Mohamed Lakhdar Badreddine,
les sommant de travailler dans le cadre du nouveau pacte économique
et social. Premier à ouvrir le feu, Ali Lamdani, porte-parole du
Cnapest que nous avons joint hier par téléphone : «L’appel et
l’accord n’engagent que l’UGTA et nous ne sentons nullement
concernés», a-t-il déclaré. A ses yeux, il est inconcevable de
parler de pacte au moment où les représentants des travailleurs sont
devant les tribunaux, où les élus syndicaux se trouvent sous la
coupe du contrôle judiciaire, à l’heure aussi où les travailleurs
sont en train de se faire licencier, «il faut qu’il y ait des
engagement avant de pactiser sur quoi que soit», tranchera-t-il. Et
de s’étonner encore sur l’utilité de ce cadre juridique qui
intervient dans un contexte marqué par un pouvoir d’achat en chute
vertigineuse. Sans parler de l’exercice même de droit syndical :
«Comment vanter un accord social si les libertés syndicales sont
piétinées, quand le droit à la grève n’est pas garanti ? »
s’interroge M.Lamdani qui d’ailleurs, ne va pas par trente six
chemins pour dire ses quatre vérités : «Le but de ce pacte est
d’acheter la paix sociale» et de décréter :
«Le
Gouvernement a pactisé avec lui-même», façon d’écorcher l’UGTA,
laquelle se trouve, dit-il, en trêve non pour les quatre années à
venir, «mais elle est en trêve depuis 1963».
Du
coté du Snapap, la tonalité est la même. L’appel de Badreddine, pas
plus qu’il n’est venu tard – c’est-à-dire après la signature du
pacte – mais qu’il s’est fait sans l’avis et encore moins l’accord
des syndicats autonomes. «On a souhaité que cet appel se fasse avant
la signature du pacte. Nous n’avons pas été associés. L’appel de l’UGTA
ne s’est pas fait dans les règles de l’éthique syndicale», nous a
affirmé hier Hadj Djilani qui accuse ni plus ni moins l’organisation
de Sidi Saïd de torpiller le pluralisme syndical. Ce que souhaite le
Snapap, si c’est le vœu du Gouvernement et de l’UGTA, c’est l’aval
des syndicats
autonomes : «Une réconciliation syndicale qui passe par le
rétablissement des droits de tous les travailleurs sanctionnés et
ceux poursuivis par la justice».
Ali Dey
Haut
Industrie
Objectif : 5,5% de croissance
Un
programme national de développement industriel (PNDI) et une
politique industrielle, la réalisation, à l’horizon 2017, d’un taux
de croissance moyen de 5,5% par an, apprend-on à l’issue de la
dernière audition du chef de l’Etat des membres du gouvernement. En
ce qui concerne le bilan du secteur,
il
est fait état d’abord du renforcement de la métrologie légale, de la
normalisation, de la promotion de la qualité, de la propriété
industrielle et de l’accréditation, et ce, dans le cadre des
missions de régulation et de contrôle exercées par le ministère de
l’Industrie. Dans le domaine de l’amélioration de l’environnement
immédiat des entreprises, l’Etat a consacré à la réhabilitation des
zones industrielles et zones d’activités, depuis 1999 et jusqu’au
parachèvement du programme complémentaire de soutien à la croissance
en 2009, 25 milliards de dinars. Pour rappel, 81 opérations de
réhabilitation ont été réalisées, en plus des 14 opérations en cours
d’exécution, alors que 20 autres opérations de réhabilitation seront
lancées prochainement.
-
B.
Haut
Justice
Alger et Pekin signent un protocole d’entente
nDes experts des deux pays ont
finalisé, dans le cadre de la globalisation des échanges, deux
projets de conventions judiciaires portant respectivement sur
l'extradition et sur l'entraide judiciaire».
Un
protocole d’entente dans le domaine de la justice a été signé mardi
soir à Pékin entre l’Algérie et la Chine, a appris hier l’APS auprès
de la délégation algérienne présente à la première Conférence
annuelle et l’Assemblée générale de l’Association internationale
des autorités anticorruption. «Dans le cadre de la coopération
juridique et judiciaire entre l’Algérie et la Chine, Tayeb Belaïz,
ministre de la Justice, garde des Sceaux, a procédé, mardi soir à
Pékin, à la signature d’un protocole d’entente avec la Chine portant
notamment sur l’échange d’expériences, d’informations d’intérêt
commun et l’organisation de rencontres scientifiques», a-t-on
affirmé de même source. Il y a lieu de relever que cet accord de
coopération signé par le ministre de la Justice et le procureur
général du parquet populaire suprême de Chine, Jia Chunwang, «sera
le prélude à la signature d’autres accords. Des experts des deux
pays ont finalisé, dans le cadre de la globalisation des échanges,
deux projets de conventions judiciaires portant respectivement sur
l’extradition et sur l’entraide judiciaire». La rencontre à Pékin,
entre les experts algériens et chinois, a été «marquée par une
volonté commune de consolider et promouvoir les relations
historiques exceptionnelles existant entre les deux pays»,
indique-t-on de même source. Dans son intervention,
M.
Belaïz a souligné que la signature de ce protocole «ne pourrait que
raffermir les relations de fraternité et le partenariat existant
entre les deux pays en élargissant le champ de la coopération au
domaine juridique et judiciaire». «Un aspect qui ne peut être que
satisfaisant lorsqu’on sait, a-t-il encore indiqué, que le peuple
chinois s’est tenu aux côtés du peuple algérien durant la lutte de
Libération nationale et lui a assuré un soutien et une assistance,
notamment à travers la reconnaissance de son gouvernement
provisoire». Le ministre a également annoncé que le protocole signé
à Pékin devra être suivi par la signature, durant la visite du
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de deux
conventions judiciaires: l’une portera sur l’extradition et l’autre
sur l’entraide judiciaire en matière pénale. De son côté, Jia
Hunwang a insisté sur «la profonde amitié» qui lie les deux peuples
et le soutien de la Chine à l’indépendance de l’Algérie, rappelant
que la Chine a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de
l’Algérie. Il a indiqué, par ailleurs, que les efforts menés par la
Chine dans le cadre de la lutte contre la corruption émanent de «sa
profonde conviction» de la nécessité de «mettre fin aux effets
négatifs de ce phénomène», estimant que l’expérience algérienne dans
ce domaine, notamment par l’élaboration d’un mécanisme «pertinent» à
travers des textes, «gagnerait à être élargie». A noter que
l’Algérie a élaboré quelque
75
textes tendant à non seulement améliorer le fonctionnement de la
justice et à renforcer le respect des droits de l’homme, mais aussi
à lutter contre le crimes transnationaux. Ainsi, en plus de la loi
relative à la lutte contre la corruption, il y a lieu de citer la
loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment
d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que celui relatif à
la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites
de stupéfiants et de substances psychotropes. Pour rappel, M. Belaïz
se trouve actuellement en Chine à l’invitation du procureur général
du parquet populaire suprême de la République populaire de Chine
afin de prendre part à la première Conférence annuelle de
l’Association internationale des autorités
anticorruption.
R.N
Haut
Commissariat général à la planification
L’ONS mis sous tutelle
Un
nouvel organisme chargé d’assister le gouvernement dans le choix et
l’élaboration de sa stratégie dans les domaines du développement
économique, social et spatial vient d’être créé. Il s’agit du
Commissariat général à la planification et à la prospective qui
devra élaborer et soumettre au gouvernement un rapport annuel sur la
situation économique et sociale et prévoir les perspectives de
développement à moyen et long terme de la nation. Placé auprès du
ministre des Finances et doté de l’autonomie financière, parmi les
missions, le Commissariat devra procéder, entre autres missions, à
l’analyse de la cohérence d’ensemble des politiques de
développement. Créé par décret présidentiel
n°
06-346 du 2 octobre 2006 portant création, missions et organisation
du Commissariat général à la planification et à la prospective, paru
dans le Journal officiel n° 62, le Commissariat assurera le suivi,
l’analyse et la prévision de l’évolution socio-économique et de la
prospective et l’élaboration d’une réflexion prospective sur les
facteurs susceptibles d’affecter l’évolution sociale, économique et
spatiale à long terme de la nation. Formuler des recommandations
opérationnelles de politique publique, mettre en œuvre un système
national d’information statistique et développer les instruments de
simulation et de prévision macroéconomiques sont aussi des activités
qui seront assurées par le Commissariat. Pour l’accomplissement de
ses missions, cet organisme peut requérir toute information qu’il
estime nécessaire auprès de toute administration, organisme et
entreprise. Il est doté, par ailleurs, de divisions des études de
prospective et de développement durable, d’analyse et de la
conjoncture, d’évaluation des politiques économiques et d’évaluation
des politiques sociales et la direction de l’administration
générale. La division des études de prospective et de développement
durable est chargée, selon le décret, de l’élaboration d’études
portant sur la prospective, de l’élaboration d’études sur le
développement humain et durable et du développement des instruments
d’analyse et de prospective. Outre le rapport à présenter au
gouvernement, la division de l’analyse et de la conjoncture est
appelée, quant à elle, à élaborer périodiquement un tableau de bord
économique et social. La division de l’évaluation des politiques
économiques est chargée «d’étudier la cohérence macroéconomique des
politiques économiques et d’évaluer leur efficacité et l’impact de
la mise en œuvre des politiques publiques par rapport aux objectifs
fixés en matière de développement économique et spatial», indique la
même source. Parmi les missions de la division de l’évaluation des
politiques sociales figurent l’étude de la cohérence et l’efficacité
des politiques sociales et l’analyse transversale portant sur les
grands enjeux de la société. Selon le décret, le commissaire général
à la planification et à la prospective exerce des prérogatives de
tutelle sur l’Office national des statistiques ainsi que la
présidence du Conseil national de la statistique.
Karima Sebai
Haut
Drame au large d’Oran
Six «harraga» morts et sept disparus
Rien
ne les arrête. De plus en plus de jeunes tentent la traversée
aventureuse de la Méditerranée, alors qu’ils connaissent
parfaitement les risques encourus, du moins pour être au fait des
tentatives qui ont mal tourné ces derniers temps, plus
particulièrement durant le mois de ramadan. Le premier jour de l’Aïd
El-Fitr a été donc dramatique pour six familles qui devaient pleurer
les leurs, morts en mer, après avoir tenté de rallier les côtes
espagnoles. D’autres familles, sept plus exactement, ne savent plus
où donner de la tête sachant que les corps des leurs n’ont pu encore
être trouvés. Les éléments de la Protection civile sont partis à
leur recherche en pleine mer, notamment à l’endroit où le malheur a
eu lieu, suivant les témoignages de deux rescapés, soit à environ
500 mètres seulement de la côte. Toujours selon les deux rescapés,
le groupe, composé de 15 personnes, est parti dimanche de Coralès.
Les «harraga» ont été surpris par les vents qui s’étaient subitement
levés. «Le temps s’est gâté et les vagues commençaient à grossir
jusqu’à renverser notre embarcation dont le moteur est tombé
également en panne», raconte l’un des «aventuriers de la mer» qui
explique encore que les jeunes «harraga» sont originaires d’Oran,
Alger et Tizi Ouzou. Pour rappel, et alors que neuf «harraga» (6 de
Nedroma, une de Ghazaouet, une de Hennaya et la dernière d’Oran,
âgées entre 21 et 36 ans), parties dix jours auparavant de la plage
de Sidi Ouchaâ dans la wilaya de Tlemcen, étaient sauvées le 10 du
mois en cours par un navire de guerre US qui les a remis aux
garde-côtes de Mostaganem, neuf autres étaient repêchés trois jours
après par un navire battant pavillon helvétique. Les jeunes
aventuriers, qui étaient ainsi sauvés d’une mort certaine, ont été
remis aux mains des garde-côtes qui les ont évacués vers le CHU
d’Oran où ils ont été pris en charge, plus particulièrement la jeune
femme enceinte qui les accompagnait. Les «harraga», âgés de 23 à 32
ans, étaient partis de la plage d’Aïn El-Turck à bord d’un
pneumatique et, alors qu’ils étaient au large, les conditions
climatiques se sont gâtées et leur rêve s’est brusquement brisé. Il
faut aussi rappeler qu’au début du mois, le lundi 2 plus
précisément, 13 jeunes qui étaient en difficulté au large de Kristel
étaient sauvés par les garde-côtes d’Oran. Ceux-là devaient
expliquer qu’ils ont payé 80 000 DA chacun pour cette aventure qui a
tourné court. La moitié était versée à l’avance pour l’achat de
l’embarcation et des moteurs, et le reste remis au passeur le jour
même du départ à partir de la plage de Aïn Defla dans la commune de
Kristel. Ces «harraga» avaient eu plus de chance puisque quand le
moteur était tombé en panne, l’alerte était donnée par téléphone par
l’un des aventuriers à leur contact qui devait, à son tour, aviser
les garde-côtes. La veille, c’était encore onze «harraga», âgés
entre 19 et 27 ans et tous originaires de Tiaret, qui étaient
repêchés au large de Kristel après s’être trouvés en difficulté du
fait que le moteur de leur embarcation avait pris feu.
E. Ikram
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Monnaie
Emission d’une pièce de 10 DA en argent
Après délibération du Conseil de la monnaie et du crédit en date du
14 mai 2006, la Banque d’Algérie frappe et émet une pièce de monnaie
métallique de dix (10) DA en argent au titre de 835/1000. Selon le
règlement n° 06-01 du 14 mai 2006 portant frappe et émission d’une
pièce de monnaie métallique de dix (10) DA en argent, l’avers de
cette pièce comporte la valeur faciale de dix DA en argent alors que
le revers représente l’effigie de l’Emir Abdelkader. De type
monométallique en argent et de couleur blanchâtre, elle porte «des
mentions en toutes lettres et en langue nationale». L’émission de la
pièce susvisée en quantité et qualité (B.U) ainsi que son prix et
les modalités de sa distribution seront fixés par instruction de la
Banque d’Algérie.
K.S.
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Santé
Cas de méningite à Boumerdès
La
ville de Boumerdès a connu à la fin du mois de ramadan un évènement
sans précédant, par la mort mystérieuse d’un enfant de 5 ans et
l’hospitalisation de deux fillettes, de 12 et 3 ans, selon toute
vraisemblance dues à un cas de maladie infectieuses. Tout a commencé
la veille par une fièvre, suivie de vomissements et de diarrhée,
nous a-t-on dit dans la famille où l’enfant dans un état grave fut
aussitôt transporté dans un premier temps au service des urgences de
la ville, puis évacué à l’hôpital de Thénia où il rendit l’âme. Dans
le milieu boumerdassi et d’après les symptômes recueillis, il s’agit
d’un cas de typhoïde, nous dit-on et dans le milieu hospitalier et
notamment à l’hôpital de Thénia il a été confirmé qu’il s’agit bel
et bien d’un cas de méningite. Si le jeune Tarik n’a pas échappé à
la mort, lui qui s’attendait à être circoncis le 27e jour du
ramadan, sa sœur Yasmine âgée de 12 ans et sa cousine Mounia 3 ans
furent transférées en urgence de l’hopital de Thénia vers celui d’El-Kettar
où ils furent pris en charge par des médecins spécialisés. Selon les
parents des malades, les deux patientes sont hors de danger. Ainsi
donc, la fête tant attendue de la circoncision que la famille
Hadhoum s’apprêtait à célébrer n’a pas eu lieu et les préparatifs
ont été annulés.
K. A.
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