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Révision de la Constitution

Le référendum dans les délais ?

Le corps électoral sera convoqué incessamment

200 milliards seront débloqués

Détenus démunis

Des vêtements et 2 000 DA à la sortie

Frontière malienne

Affrontement entre GSPC et rebelles maliens

Bouteflika auditionne Louh

Le président veut un code du travail avant 2009

Rapport de RSF sur la presse mondiale

L’Algérie en nette amélioration

Pacte économique et social

Les syndicats autonomes rejettent l’appel de l’UGTA

Industrie

Objectif : 5,5% de croissance

Justice

Alger et Pekin signent un protocole d’entente

Commissariat général à la planification

L’ONS mis sous tutelle

Drame au large d’Oran

Six «harraga» morts et sept disparus

Monnaie

Emission d’une pièce de 10 DA en argent

Santé

Cas de méningite à Boumerdès

 

 26/10/06

 

Révision de la Constitution

Le référendum dans les délais ?

La  tenue du référendum portant future Constitution, frappée jusque-là par le sceau de la confidentialité, est accompagnée  d’incertitudes, alimentées par des signaux contradictoires.

Alors que la majorité de la classe politique est unanime  quant à la nécessité de la révision de la loi fondamentale du pays, rien, hormis l’ouverture de la révision des listes électorales, ne plaide pour l’organisation d’un référendum dans l’immédiat. C’est-à-dire avant la fin de l’année, comme l’a annoncé le Président dans ses différentes sorties après le discours du 4 juillet, prononcé devant l’état-major de l’Armée nationale populaire et ses hauts cadres. Le chef de l’Etat devait aborder le sujet à l’occasion de l’audition de son ministre d’Etat et ministre de l’Intérieur. Les deux hommes axeront, selon toute vraisemblance cette consultation autour des échéances électorales, notamment le rendez-vous référendaire d’avant la fin de l’année (?). A en croire une source parlementaire, un budget spécial, alloué au financement du référendum, est inscrit dans la loi de finances complémentaire 2006, adoptée  par les deux chambres du Parlement. Cependant, la présence de ce chapitre pour le financement du volet «référendum» ne signifie pas pour autant que le référendum se tiendra avant la fin de l’année 2006 sachant que l’Etat dispose de la prérogative de procéder au transfert d’un article vers un autre. Mais la date doit être tranchée au plus tard le 10 novembre prochain, terme limite à la convocation du corps électoral et qui doit intervenir à la faveur de l’article 174 de la Constitution, dans les cinquante jours qui précèdent sa promulgation par le chef de l’état. «La révision constitutionnelle est décidée à l’initiative du président de la République. Elle est votée en termes identiques par l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation dans les mêmes conditions qu’un texte législatif. Elle est soumise par référendum à l’approbation du peuple dans les cinquante (50) jours qui suivent son adoption. La révision constitutionnelle, approuvée par le peuple, est promulguée par le président de la République», stipule l’article 174 dont dépend cette révision. A noter aussi que la classe politique, qui a eu à débattre ces dernières années de la question,  a abandonné le débat sur les axes d’une mouture qu’elle qualifie de «virtuelle» ou «venant d’un parti politique». En attendant que le président de la République soumette le nouveau texte à un large débat, le flou entoure encore cette démarche qui ne suscite plus grand intérêt auprès de l’opinion. Même le président n’évoque plus la question dans ses différentes sorties publiques depuis le 30 mai, date de la remise officielle de la mouture de la «nouvelle Constitution» confectionnée par le parti de la majorité, le FLN. Les seules allusions ont été le fait du président de l’Assemblée populaire nationale qui avait annoncé, à la presse, la mi-novembre comme date probable de la tenue du référendum. Le président devait donc intervenir dans les quelques jours qui viennent pour confirmer la date du référendum, sinon son report s’impose de fait car au-delà des dix prochains jours, il devient impossible d’être dans les délais avancés par le chef de l’Etat, appuyés par MM. Belkhadem et Saâdani, respectivement SG du FLN et président de l’APN. Encore faut-il savoir que ce vote devait intervenir après l’adoption conjointe de la nouvelle Constitution par les deux chambres parlementaires. Si rien n’est prévu cette semaine, cela offre au président deux opportunités pour ce faire. Il serait plausible, dans ce cas de figure, d’affirmer que l’Algérie ne verra pas sa nouvelle Constitution avant janvier 2007. Le silence du président autour de la question n’accréditerait-il pas en soi la thèse d’un report de la révision constitutionnelle, quitte à charger le calendrier électoral de l’année prochaine ? La rencontre Gouvernement-Walis, prévue le 29 septembre, laisse croire que ce regroupement conforte l’éventualité d’un référendum imminent. A défaut, la date du 1er novembre offre une dernière opportunité au président pour trancher définitivement sur toutes ces incertitudes ?            

Salah Bey

 

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Le corps électoral sera convoqué incessamment

200 milliards seront débloqués

Le budget qui sera débloquée pour l’organisation du référendum sur la révision constitutionnelle tournera autour de la bagatelle de 200 milliards de centimes, selon une source proche du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales qui parle de la mobilisation de 200 000 personnes, entre chefs de bureaux, chefs de centres et assesseurs, dans près de 20 000 centres et 200 000 bureaux, répartis à travers le territoire national.

La révision des listes électorales, entamée il y a plusieurs semaines, arrivera à sa fin, prochainement.

Le président de la République annoncera la convocation du corps électoral, au plus tard pour la mi-novembre prochain, ajoute cette source. Suivra l’installation de différents modules, dont celui de l’énergie, de l’environnement, de la restauration et du transport. D’où la mobilisation de la somme d’argent nécessaire pour la prise en charge des dépenses liées au fonctionnement de ces modules, explique cette source. Les autorités feront, d’autre part, leur choix sur les sites qui accueilleront des affichages pour ce référendum. On ne sait pas si, pour ce référendum, la réglementation régissant ces affichages, sera, oui ou non, respectée. Des affichages anarchiques avaient caractérisé de précédents rendez-vous électoraux. Ce qui a causé une augmentation des frais fixés auparavant puisque se débarrasser de ces affichages anarchiques nécessite des dépenses supplémentaires à l’Etat.

Des observateurs ne manquent pas d’attirer l’attention sur la manière avec laquelle sera gérée cette importante somme d’argent, notamment dans l’octroi de marchés en matière de restauration des personnes en charge de surveiller les bureaux et centres de vote. Un avis d’appel d’offres sera-t-il lancé, conformément au code des marchés, pour la location de véhicules (module transports) et l’achat de produits alimentaires (module restauration) lorsque les sommes dépassent les 600 millions de centimes, pour ces

transactions ?

La rétribution des chefs de centres, chefs de bureaux, assesseurs et autres personnes mobilisées lors d’élections ou référendums est une autre paire de manches puisque bon nombre d’entre eux, mobilisés pour des rendez-vous électoraux, ont attendu longtemps pour percevoir leur argent.       

M. Abi

 

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Détenus démunis

Des vêtements et 2 000 DA à la sortie

Dans le souci de préserver la dignité des détenus après leur libération, les procédures judiciaires en vigueur viennent d’être renforcées par un arrêté interministériel déterminant les modalités de mise en œuvre de la procédure d’attribution de l’aide sociale et financière au profit des détenus démunis lors de leur libération. Mises en place par le ministère de la Justice, ces dispositions, contenues dans  l’article 8 du décret exécutif 05-431, fixent les conditions et les modalités d’attribution de cette aide sociale et financière. Elles concernent ainsi l’aide matérielle couvrant les besoins du détenu démuni lors de sa libération en effets vestimentaires nécessaires et en médicaments. Une fois la peine de prison purgée, les personnes détenues nécessiteuses auront un pécule  qui leur permette de  prendre en charge les frais de transport. Cette aide financière sera ainsi appliquée pour cette frange de société afin de leur éviter peut- être de commettre un autre délit dès leur sortie de prison, et ce, en couvrant les dépenses de transport et d’accompagnement, par voie terrestre. Cette disposition permettra aux détenus démunis de regagner leur domicile dans des conditions favorables. Le plafond de cette allocation financière est fixé à 2000 DA. Le bénéfice de l’aide sociale et financière par le détenu démuni lors de sa libération, est subordonné à la présentation d’un dossier comportant des pièces justificatives.

Le détenu démuni, lors de sa libération, peut bénéficier de tout ou d’une partie des effets vestimentaires, selon les besoins qu’aura à déterminer le directeur de l’établissement, après vérification de la situation du détenu.

Les effets vestimentaires nécessaires et les chaussures doivent être de production nationale. Pour ce qui de l’octroi des médicaments, le médecin de l’établissement détermine la nature et la quantité de médicaments qu’exige l’état de santé du détenu démuni lors de sa libération. Les directeurs des établissements pénitentiaires sont tenus, par ailleurs, d’élaborer des rapports annuels détaillés comportant le bilan des aides sociales et financières accordées au titre de chaque année, lesquels rapports sont transmis à leur autorité de tutelle.

Kahina. B.

 

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Frontière malienne

Affrontement entre GSPC et rebelles maliens

De violents affrontements ont eu lieu récemment entre les éléments du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et le mouvement rebelle malien activant à la frontière algéro-malienne, selon plusieurs agences de presse. «Nos éléments sont tombés lundi matin dans une embuscade tendue par le GSPC dans le grand désert malien. Il y a eu dans nos rangs au moins cinq morts, des blessés, et deux de nos éléments ont été enlevés par le GSPC», a indiqué un responsable dudit mouvement rebelle, cité par l’AFP. Cette source, citée sous couvert de l’anonymat ajoute que «ce sont les hommes de Mokhtar Belmokhtar, le chef du GSPC (pour le sud de l’Algérie) qui ont fait le coup. Nous allons riposter».

Ces affrontements démentent l’information colportée par quelques cercles annonçant l’alliance des deux groupes. Cette soi-disant alliance GSPC-rebelles maliens a été déjà démentie lorsque le colonel du mouvement des Touaregs, Fagaga, annonçait sur son site, avoir tué, lors d’affrontements violents, les principaux chefs sahariens du GSPC. On dénombrerait parmi les morts Abdel Hamid, le successeur de Abderrazak El Para. Il y a lieu de signaler que ces affrontements sont intervenus au moment où le processus de désarmement des ex-rebelles (des déserteurs de l’armée malienne) devrait commencer la semaine prochaine.

M. K.

 

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Bouteflika auditionne Louh

Le président veut un code du travail avant 2009

D'autres mesures prises ont concerné la révision du nombre d'officines pharmaceutiques conventionnées qui est passé à 6 968 en 2005.

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh a présenté au Chef de l’Etat, dans le cadre des auditions consacrées aux membres du Gouvernement, la situation de son secteur, les actions menées pour concrétiser les réformes et les perspectives envisagées à l’horizon 2009.  Dans le segment de la sécurité sociale, les réformes menées pour la préservation des équilibres financiers des caisses ont eu pour résultats une meilleure rationalisation des dépenses, ce qui a permis de réaliser 321,5 milliards DA en 2005, soit une progression de 53,2 %. Ces réformes ont permis de limiter les dépenses de médicaments grâce à la mise en œuvre du tarif de référence pour 101 médicaments, l’actualisation de la liste des produits remboursables, l’amélioration du système du tiers payant destiné aux malades chroniques, aux retraités à faible revenu dont le nombre a atteint 1 290 041 en 2005.  D’autres mesures prises ont concerné la révision du nombre d’officines pharmaceutiques conventionnées qui est passé à

6 968 en 2005. Le ministre est revenu également sur les actions entreprises par son secteur pour la préparation et de mise en œuvre de la contractualisation des relations entre la sécurité sociale et les établissements publics de soins, entre autres, la réalisation du fichier national unique des assurés sociaux et de leurs ayants droit. Ce système couvre près de 80% de la population résidante. Le système de retraite a vu également la mise en œuvre de plusieurs actions qui vont se traduire par le relèvement du taux global de cotisation au titre de la branche retraite à 17,25% d’ici octobre 2006. Cette mesure va permettre au régime général de retraite de bénéficier d’un apport additionnel de ressources estimé à près de

11 milliards de dinars en 2007 et pouvant atteindre plus de 18 milliards de dinars à l’horizon 2015. L’autre mesure concerne la création du Fonds national de réserves des retraites dont le financement est assuré essentiellement par l’affectation annuellement de 2% du produit de la fiscalité pétrolière. Aussi, ils étaient quelques 900 000 pensionnés qui ont bénéficié des dernières mesures prises en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités titulaires de petites pensions consistant à porter à 10 000 le montant des pensions inférieures à ce seuil en plus de l’institution d’une indemnité complémentaire pour les titulaires d’une allocation de retraite d’un montant inférieur à 7 000 DA.

Le montant alloué à cette indemnité varie de 10% à 50%. Les perspectives du secteur de la sécurité sociale seront consacrées essentiellement au parachèvement du programme de réformes. Outre la poursuite de la mise en œuvre de la contractualisation,

la poursuite des travaux sur la révision de la tarification des actes médicaux qui devront s’achever courant 2007, la poursuite des travaux de réforme des instruments de recouvrement et de contrôle à travers la mise en place de la nouvelle caisse chargée du recouvrement des cotisations de sécurité sociale, ce programme verra également le lancement de la carte à puce, dont la phase pilote est prévue en mars 2007 dans cinq wilayas. Il sera également question de l’élargissement du tarif de référence à d’autres médicaments remboursables, la mise en place du conventionnement avec le médecin traitant, et la réforme du système de retraite. Par ailleurs, l’achèvement et la promulgation du code du travail sont prévus pour 2007. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du programme de réforme qui concerne aussi la réhabilitation et le renforcement de l’Inspection du travail, et de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Les observations du Président de la République ont été centrées sur la nécessité de la poursuite de la réforme des organes de contrôle et l’amélioration du système de recouvrement de la sécurité sociale. Des actions qui auront comme finalité, l’élimination de toute forme de fraude et de violation de la législation sociale. Le chef de l’Etat a également évoqué la nécessité d’accorder une attention particulière au système de retraites. Ainsi, outre la mise en place du Fonds national de réserve des retraites, le président Bouteflika a souligné la nécessité de prendre toute mesure visant à préserver et à consolider les équilibres financiers. Le président de la République a aussi insisté sur le respect des délais de réalisation des projets en cours notamment ceux de la modernisation de la sécurité sociale et l’adaptation du code du travail qui doivent être concrétisés d’ici 2009.

Nouria B.

 

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Rapport de RSF sur la presse mondiale

L’Algérie en nette amélioration

L’ONG regrette qu’aucune réforme structurelle n’a été mise en place pour améliorer la situation de la liberté de la presse en dépit de la grâce présidentielle décrétée par Bouteflika en juillet 2006 en faveur des journalistes

L’Organisation non gouvernementale Reporters sans frontières vient de publier sur son site Web son cinquième classement mondial de la liberté de la presse. Pour ce qui est de notre pays, l’Organisation de Robert Menard considère que la situation s’est améliorée ainsi qu’au Maroc où les pouvoirs en place se sont montrés «relativement plus tolérants» envers la presse que lors des années précédentes. Par ailleurs, pour la première fois depuis sa création, RSF  a pu se rendre en Libye afin d’y rencontrer des officiels. En progression, l’Algérie (126e) et la Libye (152e) ont gagné respectivement trois et dix places au classement mondial. Si les journalistes algériens ont connu une trêve suite à la grâce présidentielle partielle décrétée par Abdelaziz Bouteflika en juillet 2006, «aucune réforme structurelle n’a été mise en place pour améliorer la situation de la liberté de la presse». En Libye, les autorités ont permis un meilleur accès à l’information, notamment à travers Internet et les chaînes satellitaires arabes et étrangères. Toutefois le gouvernement de Mouammar Kadhafi se montre toujours aussi répressif envers les voix critiques. Le recul des lignes rouges imposées par le Palais et l’ouverture du paysage audiovisuel ont permis au Maroc (97e) de gagner vingt-trois places par rapport à l’an dernier. Toutefois, deux hebdomadaires indépendants, Tel Quel et Le Journal hebdo ont été condamnés en 2006 à payer des amendes exorbitantes suite à des condamnations pour diffamation. En Tunisie (148e), la situation de la presse est des plus critiques. Les saisies de journaux, les licenciements abusifs et suspensions de salaires font partie du lot quotidien des journalistes. Le Sommet mondial sur la liberté de l’information, organisé à Tunis en novembre 2005, a été une véritable mascarade, selon RSF. Plusieurs journalistes étrangers présents ont été étroitement et ouvertement surveillés pas les services de renseignements. À la veille de l’ouverture du sommet, un journaliste du quotidien Libération a été passé à tabac et poignardé, une équipe de la télévision belge RTBF a été molestée et deux journalistes de TV5 ont été harcelés.

Amine G.

 

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Pacte économique et social

Les syndicats autonomes rejettent l’appel de l’UGTA

Les syndicats autonomes ne se sentent pas «concernés» par l’appel que leur a lancé le numéro deux de l’UGTA, Mohamed Lakhdar Badreddine, les sommant de travailler dans le cadre du nouveau pacte économique et social. Premier à ouvrir le feu, Ali Lamdani, porte-parole du Cnapest que nous avons joint hier par téléphone : «L’appel et l’accord n’engagent que l’UGTA et nous ne sentons nullement concernés», a-t-il déclaré. A ses yeux, il est inconcevable de parler de pacte au moment où les représentants des travailleurs sont devant les tribunaux, où les élus syndicaux se trouvent sous la coupe du contrôle judiciaire, à l’heure aussi où les travailleurs sont en train de se faire licencier, «il faut qu’il y ait des engagement avant de pactiser sur quoi que soit», tranchera-t-il. Et de s’étonner encore sur l’utilité de ce cadre juridique qui intervient dans un contexte marqué par un pouvoir d’achat en chute vertigineuse. Sans parler de l’exercice même de droit syndical : «Comment vanter un accord social si les libertés syndicales sont piétinées, quand le droit à la grève n’est pas garanti ? » s’interroge M.Lamdani qui d’ailleurs, ne va pas par trente six chemins pour dire ses quatre vérités : «Le but de ce pacte est d’acheter la paix sociale» et de décréter :

«Le Gouvernement a pactisé avec lui-même», façon d’écorcher l’UGTA, laquelle se trouve, dit-il, en trêve non pour les quatre  années à venir, «mais elle est en trêve depuis 1963».

Du coté du Snapap, la tonalité est la même. L’appel de Badreddine, pas plus qu’il n’est venu tard – c’est-à-dire après la signature du pacte – mais qu’il s’est fait sans l’avis et encore moins l’accord des syndicats autonomes. «On a souhaité que cet appel se fasse avant la signature du pacte. Nous n’avons pas été associés. L’appel de l’UGTA ne s’est pas fait dans les règles de l’éthique syndicale», nous a affirmé hier Hadj Djilani qui accuse ni plus ni moins l’organisation de Sidi Saïd de torpiller le pluralisme syndical. Ce que souhaite le Snapap, si c’est le vœu du Gouvernement et de l’UGTA, c’est l’aval des syndicats

autonomes : «Une réconciliation syndicale qui passe par le rétablissement des droits de tous les travailleurs sanctionnés et ceux poursuivis par la justice».

Ali Dey

 

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Industrie

Objectif : 5,5% de croissance

Un programme national de développement industriel (PNDI) et une politique industrielle, la réalisation, à l’horizon 2017, d’un taux de croissance moyen de 5,5% par an, apprend-on à l’issue de la dernière audition du chef de l’Etat des membres du gouvernement. En ce qui concerne le bilan du secteur,

il est fait état d’abord du renforcement de la métrologie légale, de la normalisation, de la promotion de la qualité, de la propriété industrielle et de l’accréditation, et ce, dans le cadre des missions de régulation et de contrôle exercées par le ministère de l’Industrie. Dans le domaine de l’amélioration de l’environnement immédiat des entreprises, l’Etat a consacré à la réhabilitation des zones industrielles et zones d’activités, depuis 1999 et jusqu’au parachèvement du programme complémentaire de soutien à la croissance en 2009, 25 milliards de dinars. Pour rappel, 81 opérations de réhabilitation ont été réalisées, en plus des 14 opérations en cours d’exécution, alors que 20 autres opérations de réhabilitation seront lancées prochainement.           

  1. B.

 

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Justice

Alger et Pekin signent un protocole d’entente

nDes experts des deux pays ont finalisé, dans le cadre de la globalisation des échanges, deux projets de conventions judiciaires portant respectivement sur l'extradition et sur l'entraide judiciaire».

Un protocole d’entente dans le domaine de la justice a été signé mardi soir à Pékin entre l’Algérie et la Chine, a appris hier l’APS auprès de la délégation algérienne présente à la première Conférence annuelle et l’Assemblée  générale de l’Association internationale des autorités  anticorruption. «Dans le cadre de la coopération juridique et judiciaire entre l’Algérie et la Chine, Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a procédé, mardi soir à Pékin, à la signature d’un protocole d’entente avec la Chine portant notamment sur l’échange d’expériences, d’informations d’intérêt commun et  l’organisation de rencontres scientifiques», a-t-on affirmé de même source. Il y a lieu de relever que cet accord de coopération signé par le ministre de la Justice et le procureur général du parquet populaire suprême de Chine, Jia Chunwang, «sera le prélude à la signature d’autres accords. Des experts des deux pays ont finalisé, dans le cadre de la globalisation des échanges, deux projets de conventions judiciaires portant respectivement sur l’extradition  et sur l’entraide judiciaire». La rencontre à Pékin, entre les experts algériens et chinois, a été «marquée par une volonté commune de consolider et promouvoir les relations  historiques exceptionnelles existant entre les deux pays», indique-t-on de même source. Dans son intervention,

M. Belaïz a souligné que la signature de ce protocole «ne pourrait que raffermir les relations de fraternité et le partenariat existant entre les deux pays en élargissant le champ de la coopération au domaine juridique et judiciaire». «Un aspect qui ne peut être que satisfaisant lorsqu’on sait, a-t-il encore indiqué, que le peuple chinois s’est tenu aux côtés du peuple algérien durant la lutte de Libération nationale et lui a assuré un soutien et une assistance, notamment à travers la reconnaissance de son gouvernement provisoire». Le ministre a également annoncé que le protocole signé à Pékin devra être suivi par la signature, durant la visite du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de deux conventions judiciaires: l’une portera sur l’extradition et l’autre sur l’entraide judiciaire en matière pénale. De son côté, Jia  Hunwang a insisté sur «la profonde amitié» qui lie les deux peuples et le soutien de la Chine à l’indépendance de l’Algérie, rappelant que la Chine a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Algérie. Il a indiqué, par ailleurs, que les efforts menés par la Chine dans le cadre de la lutte contre la  corruption émanent de «sa profonde conviction» de la nécessité de «mettre fin aux effets négatifs de ce phénomène», estimant que l’expérience algérienne dans ce domaine, notamment par l’élaboration d’un mécanisme «pertinent» à travers des textes, «gagnerait à être élargie». A noter que l’Algérie a élaboré quelque

75 textes tendant à  non seulement améliorer le  fonctionnement de la justice et à renforcer le respect des droits de l’homme, mais aussi à lutter contre le crimes transnationaux. Ainsi, en plus de la loi relative à la lutte contre la corruption, il y a lieu de citer la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que celui relatif à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Pour rappel, M. Belaïz se trouve actuellement en Chine à l’invitation du procureur général du parquet populaire suprême de la République populaire de Chine afin de prendre part à la première Conférence annuelle de l’Association internationale des autorités anticorruption.           

R.N

 

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Commissariat général à la planification

L’ONS mis sous tutelle

Un nouvel organisme chargé d’assister le gouvernement dans le choix et l’élaboration de sa stratégie dans les domaines du développement économique, social et spatial vient d’être créé. Il s’agit du Commissariat général à la planification et à la prospective qui devra élaborer et soumettre au gouvernement un rapport annuel sur la situation économique et sociale et prévoir les perspectives de développement à moyen et long terme de la nation. Placé auprès du ministre des Finances et doté de l’autonomie financière, parmi les missions, le Commissariat devra procéder, entre autres missions, à l’analyse de  la cohérence d’ensemble des politiques de développement. Créé par décret présidentiel

n° 06-346 du 2 octobre 2006 portant création, missions et organisation du Commissariat général à la planification et à la prospective, paru dans le Journal officiel n°  62, le Commissariat assurera le suivi, l’analyse et la prévision de l’évolution socio-économique et de la prospective et l’élaboration d’une réflexion prospective sur les facteurs susceptibles d’affecter l’évolution sociale, économique et spatiale à long terme de la nation. Formuler des recommandations opérationnelles de politique publique, mettre en œuvre un système national d’information statistique et développer les instruments de simulation et de prévision macroéconomiques sont aussi des activités qui seront assurées par le Commissariat. Pour l’accomplissement de ses missions, cet organisme peut requérir toute information qu’il estime nécessaire auprès de toute administration, organisme et entreprise. Il est doté, par ailleurs, de divisions des études de prospective et de développement durable, d’analyse et de la conjoncture, d’évaluation des politiques économiques et d’évaluation des politiques sociales et la direction de l’administration générale. La division des études de prospective et de développement durable est chargée, selon le décret, de l’élaboration d’études portant sur la prospective, de l’élaboration d’études sur le développement humain et durable et du développement des instruments d’analyse et de prospective. Outre le rapport à présenter au gouvernement, la division de l’analyse et de la conjoncture est appelée, quant à elle, à élaborer périodiquement un tableau de bord économique et social. La division de l’évaluation des politiques économiques est chargée «d’étudier la cohérence macroéconomique des politiques économiques et d’évaluer leur efficacité et l’impact de la mise en œuvre des politiques publiques par rapport aux objectifs fixés en matière de développement économique et spatial», indique la même source. Parmi les missions de la division de l’évaluation des politiques sociales figurent l’étude de la cohérence et l’efficacité des politiques sociales et l’analyse transversale portant sur les grands enjeux de la société. Selon le décret, le commissaire général à la planification et à la prospective exerce des prérogatives de tutelle sur l’Office national des statistiques ainsi que la présidence du Conseil national de la statistique. 

Karima Sebai

 

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Drame au large d’Oran

Six «harraga» morts et sept disparus

Rien ne les arrête. De plus en plus de jeunes tentent la traversée aventureuse de la Méditerranée, alors qu’ils connaissent parfaitement les risques encourus, du moins pour être au fait des tentatives qui ont mal tourné ces derniers temps, plus particulièrement durant le mois de ramadan. Le premier jour de l’Aïd El-Fitr a été donc dramatique pour six familles qui devaient pleurer les leurs, morts en mer, après avoir tenté de rallier les côtes espagnoles. D’autres familles, sept plus exactement, ne savent plus où donner de la tête sachant que les corps des leurs n’ont pu encore être trouvés. Les éléments de la Protection civile sont partis à leur recherche en pleine mer, notamment à l’endroit où le malheur a eu lieu, suivant les témoignages de deux rescapés, soit à environ 500 mètres seulement de la côte. Toujours selon les deux rescapés, le groupe, composé de 15 personnes, est parti dimanche de Coralès. Les «harraga» ont été surpris par les vents qui s’étaient subitement levés. «Le temps s’est gâté et les vagues commençaient à grossir jusqu’à renverser notre embarcation dont le moteur est tombé également en panne», raconte l’un des «aventuriers de la mer» qui explique encore que les jeunes «harraga» sont originaires d’Oran, Alger et Tizi Ouzou. Pour rappel, et alors que neuf «harraga» (6 de Nedroma, une de Ghazaouet, une de Hennaya et la dernière d’Oran, âgées entre 21 et 36 ans), parties dix jours auparavant de la plage de Sidi Ouchaâ dans la wilaya de Tlemcen, étaient sauvées le 10 du mois en cours par un navire de guerre US qui les a remis aux garde-côtes de Mostaganem, neuf autres étaient repêchés trois jours après par un navire battant pavillon helvétique. Les jeunes aventuriers, qui étaient ainsi sauvés d’une mort certaine, ont été remis aux mains des garde-côtes qui les ont évacués vers le CHU d’Oran où ils ont été pris en charge, plus particulièrement la jeune femme enceinte qui les accompagnait. Les «harraga», âgés de 23 à 32 ans, étaient partis de la plage d’Aïn El-Turck à bord d’un pneumatique et, alors qu’ils étaient au large, les conditions climatiques se sont gâtées et leur rêve s’est brusquement brisé.  Il faut aussi rappeler qu’au début du mois, le lundi 2 plus précisément, 13 jeunes qui étaient en difficulté au large de Kristel étaient sauvés par les garde-côtes d’Oran. Ceux-là devaient expliquer qu’ils ont payé 80 000 DA chacun pour cette aventure qui a tourné court. La moitié était versée à l’avance pour l’achat de l’embarcation et des moteurs, et le reste remis au passeur le jour même du départ à partir de la plage de Aïn Defla dans la commune de Kristel. Ces «harraga» avaient eu plus de chance puisque quand le moteur était tombé en panne, l’alerte était donnée par téléphone par l’un des aventuriers à leur contact qui devait, à son tour, aviser les garde-côtes. La veille, c’était encore onze «harraga», âgés entre 19 et 27 ans et tous originaires de Tiaret, qui étaient repêchés au large de Kristel après s’être trouvés en difficulté du fait que le moteur de leur embarcation avait pris feu. 

E. Ikram

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Monnaie

Emission d’une pièce de 10 DA en argent

Après délibération du Conseil de la monnaie et du crédit en date du 14 mai 2006, la Banque d’Algérie frappe et émet une pièce de monnaie métallique de dix (10) DA en argent au titre de 835/1000. Selon le règlement n° 06-01 du 14 mai 2006 portant frappe et émission d’une pièce de monnaie métallique de dix (10) DA en argent, l’avers de cette pièce comporte la valeur faciale de dix DA en argent alors que le revers représente l’effigie de l’Emir Abdelkader. De type monométallique en argent et de couleur blanchâtre, elle porte «des mentions en toutes lettres et en langue nationale». L’émission de la pièce susvisée en quantité et qualité (B.U) ainsi que son prix et les modalités de sa distribution seront fixés par instruction de la Banque d’Algérie.

K.S.

 

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Santé

Cas de méningite à Boumerdès

La ville de Boumerdès a connu à la fin du mois de ramadan un évènement sans précédant, par la mort mystérieuse d’un enfant de 5 ans et l’hospitalisation de deux fillettes, de 12 et 3 ans, selon toute vraisemblance dues à un cas de maladie infectieuses. Tout a commencé la veille par une fièvre, suivie de vomissements et de diarrhée, nous a-t-on dit dans la famille où l’enfant dans un état grave fut aussitôt transporté dans un premier temps au service des urgences de la ville, puis évacué à l’hôpital de Thénia où il rendit l’âme. Dans le milieu boumerdassi et d’après les symptômes recueillis, il s’agit d’un cas de typhoïde, nous dit-on et dans le milieu hospitalier et notamment à l’hôpital de Thénia il a été confirmé qu’il s’agit bel et bien d’un cas de méningite. Si le jeune Tarik n’a pas échappé à la mort, lui qui s’attendait à être circoncis le 27e jour du ramadan, sa sœur Yasmine âgée de 12 ans et sa cousine Mounia 3 ans furent transférées en urgence de l’hopital de Thénia vers celui d’El-Kettar où ils furent pris en charge par des médecins spécialisés. Selon les parents des malades, les deux patientes sont hors de danger. Ainsi donc, la fête tant attendue de la circoncision que la famille Hadhoum s’apprêtait à célébrer n’a pas eu lieu et les préparatifs ont été annulés.   

K. A.

 

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