|
Alger, capitale de la culture arabe
Netcom et Erma
mettent les bouchées doubles
Les travaux
d’éclairage public, de nettoyage et d’embellissement, initiés par
un groupe d’entreprises spécialisées relevant de la wilaya d’Alger,
seront bientôt achevés, dans le cadre des préparatifs de la
manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», a-t-on
appris auprès des responsables de ces entreprises.
Ils ont concerné
l’aménagement et la restauration de plusieurs places publiques,
vestiges, monuments et sites culturels et historiques de la ville
d’Alger. La wilaya d’Alger avait fixé l’achèvement de ces travaux à
fin décembre prochain, sachant que les travaux de restauration et de
réaménagement de plusieurs sites, vestiges historiques et places
publiques ont été lancés en septembre dernier. Compte tenu de
l’importance que revêt l’hygiène en pareille circonstance, les
responsables en charge de l’organisation de cette manifestation ont
accordé une attention particulière à ce volet, notamment au niveau
des lieux et des sites qui abriteront les festivités. L’entreprise
d’assainissement et d’hygiène domestique «Netcom» s’attelle à
l’élimination «des points noirs» dans la capitale, en procédant
notamment à des interventions quotidiennes au niveau d’endroits,
devenus avec le temps, de véritables décharges publiques.
Le responsable de
Netcom, Ahmed Ben Allia, a rappelé que son entreprise a éliminé,
depuis le lancement des travaux, «plus de 50 points noirs», ajoutant
que «60 autres points noirs, recensés dans la wilaya d’Alger, seront
également éliminés d’ici à la fin de l’année en cours». «Netcom, qui
joue un rôle très important dans la vie quotidienne des citoyens,
intensifiera ses activités jusqu’à la fin de cet important
évènement, au niveau de tous les sites qui abriteront la
manifestation et les lieux que visiteront les invités de l’Algérie»,
souligne le responsable. Afin de concrétiser les objectifs assignés,
l’entreprise procédera, par ailleurs, à l’acquisition de nouveaux
équipements pour la mise en œuvre de son programme doté de 300
millions de dinars, dont une grande partie sera affectée «à
l’acquisition de 15 camions bennes, 15 camions ordinaires et 5
camions pour le nettoyage de la voirie, ainsi que des containers et
des bennes à ordures qui seront installés dans les différents
quartiers et rues de la capitale». «Cette manifestation, a-t-il
ajouté, permettra de créer 1 000 emplois à durée limitée à travers
le recrutement, dès l’année prochaine, de nouveaux travailleurs».
M. Ben Allia a mis
en exergue, par ailleurs, l’importance de l’action de proximité et
de sensibilisation des citoyens quant à l’importance de cette
manifestation et la nécessité de préserver l’hygiène de leurs
quartiers. Pour sa part, l’Etablissement public de réalisation et de
maintenance de l’éclairage public d’Alger (ERMA) a réalisé, selon
son directeur général, Miloud Boudali, «50% des travaux dont il a la
charge». L’ERMA qui compte 430 travailleurs, est chargé de trois
tâches principales, à savoir : la maintenance du réseau d’éclairage
public, la peinture des poteaux d’éclairage et l’amélioration de
l’éclairage au niveau des différents sites archéologiques, édifices
scientifiques et sites historiques de la wilaya d’Alger, explique M.
Boudali. Pour parer à tout problème pouvant survenir dans
l’éclairage notamment aux pannes techniques lors de cette
manifestation, ERMA a installé trois groupes électrogènes. Plusieurs
nouveaux éclairages seront installés notamment à Tafoura, place des
Martyrs, place colonel Mira et certaines artères de Bab El Oued,
outre les mosquées, notamment la Grande mosquée, la mosquée
Katchaoua et la mosquée Ennour ainsi qu’à la place de la Grande
Poste et au Théâtre national algérien (TNA). Les travaux de
maintenance se poursuivront à La Casbah, au Bastion 23, à Notre-Dame-
d’Afrique et à Dar Aziza ainsi qu’au niveau des sites historiques et
culturels où se dérouleront les différentes activités de la
manifestation. Par ailleurs, l’Entreprise de développement des
espaces verts de la wilaya d’Alger (EDEVAL) veille à garantir
l’aspect esthétique de la ville d’Alger, en aménageant des espaces
verts dans les endroits stratégiques et les grandes places et
esplanades. A cet effet, l’entreprise s’est lancée dans la création
d’une pépinière qui devrait fournir plusieurs espèces de fleurs et
de végétaux, sur une superficie de 13 hectares à Bab Ezzouar, et
dont les travaux devraient prendre fin en janvier 2007, a affirmé
son directeur général, Abderrezak Zeriat. D’autres espaces verts
seront aménagés le long des routes menant vers le nouvel aéroport
international, et ce, sur une superficie de 10 hectares ainsi que
dans certains endroits, comme les entrées des grands hôtels, les
places publiques et sur les routes qui seront empruntées par les
cortèges des invités de l’Algérie, dans le cadre de cette
manifestation.
Synthèse : R.
A.
Haut
Association handi-culture
Miss
handi-culture à Alger en 2007
Afin de pouvoir
donner leur chance à quelques handicapés qui ont un jour eu un rêve
de petite fille de devenir Miss, un concours d’élection de miss
handicapées aura lieu pour la première fois en Algérie à l’hôtel
Hilton au mois d’août 2007 qui sera organisée par l’association
handi-culture, une association qui cherche à valoriser les personnes
handicapées à travers la réalisation de projets artistiques Ce
projet a pour but de soigner l’image de la personne handicapée, de
proposer une alternative positive à celle-ci. Ce dernier, permet à
ces femmes de s’identifier à un modèle, à quelqu’un dont l’image les
valorise. A la tête de l’association, Dalila Hadri-Vionnet l’une des
lauréates du prix «Femmes exilées, femmes engagées» 2004, qui a
rendu visite à notre rédaction. Algérienne d’origine, le courage et
la fierté de la présidente se concrétisent par les diverses
activités qu’elle veut montrer aux autres handicapées par ce
concours. «Je veux transformer les regards de pitié en regards
admiratifs». Tel est le credo que Mme Hadri-Vionnet a retenu pour
son travail artistique qui consiste à donner ou à prouver que la
beauté intérieure, la confiance en soi et la force de l’âme peuvent
remplacer la souffrance des hôpitaux et les soins douloureux, par
l’espoir de retrouver la joie de vivre. «Nous avons organisé des
élections de miss handi-culture en 2003, 2004, et 2005, à Genève.
Ces événements ont été de belles réussites et nous avons pu donner
une nouvelle image de la personne handicapée, loin de la déprime et
de la solitude mais proche de l’épanouissement». C’est pour cela que
la présidente a souhaité revivre cette expérience et ces moments de
satisfaction et de plaisir avec des concitoyennes et invite celles
qui sont intéressées à venir nombreuses pour assister et être les
«stars» de la soirée et pour cela un numéro vert est mis à leur
disposition ainsi qu’un email pour pouvoir s’inscrire et participer
à la réussite d’un événement qui est le premier dans son genre en
Algérie.
Fariza Bouzidi
Haut
Station de Ben Aknoun
Le calvaire des
usagers
Les usagers de la
station de transport en commun de Ben Aknoun vivent depuis quelque
temps un calvaire au quotidien, a-t-on constaté sur place, hier. A
l’image de pas mal de stations de transport en commun de la
capitale, cette station connaît une situation des plus alarmantes.
Les utilisateurs ont fait état de problèmes auxquels ils sont
confrontés chaque jour que Dieu fait. En premier lieu, les habitués
de cette station se sont plaint de son exiguïté et son incapacité à
couvrir le nombre excessif des lignes qui n’arrêtent pas de
proliférer jour après jour. En effet, la station de Ben Aknoune
recèle un nombre incommensurable de lignes. «…Ici vous avez toutes
sortes de destinations : Bachdjerrah,
El Harrach,
Birkhadem, Chevaley, place des Martyrs, Hydra, Kouba,
Bir Mourad Raïs,
Douéra, Draria, Aïn Ennaâdja…etc», s’est exclamé un chauffeur de
bus privé, en essayant de nous éclairer sur le rôle important que
joue cette gare routière dans la circulation urbaine de la
capitale. Sur un autre plan, les accoutumés de ce lieu ont
manifesté leur désarroi quant à l’absence du strict minimum, puisque
cette station ne dispose même pas de sanitaires, chose que nous
avons d’ailleurs constaté. Un autre chauffeur de bus a souligné, par
ailleurs, que lui et ses collègues n’ont pas manqué d’informer les
services publics sur la débandade qui y règne en leur demandant de
procéder à la construction de toilettes et autres infrastructures
nécessaires, mais en vain. Parmi les désiderata des usagers de
cette station, on peut également citer l’élargissement de celle-ci,
en aménageant un terrain, mais avant cela, il faut procéder à
l’évacuation des habitations illicites.
Salah Harirèche
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|