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Difficultés
En ce moment, les
temps son durs pour le ministre de l’Intérieur français. En plus des
fortes dissensions et des luttes de pouvoir apparues ces derniers
mois au sein de la formation politique dont il est le président,
c’est aujourd’hui au tour de ses fonctions de ministre de le
rattraper. Il y a quelques jours, en effet, un évènement à replacé
les forces de police au centre de la polémique. Jeudi soir, après un
match de football tumultueux entre une équipe israélienne de
Tel-Aviv et l’équipe du Paris Saint-Germain, un policier en civil,
sans signe de distinction, et un supporter isolé du club israélien,
sont pris à partie par une foule nombreuse, composée essentiellement
de supporters parisiens, furieux que leur équipe ait été battue par
quatre buts à deux. Le jeune policier sort alors son arme et tire un
coup de feu qui fera un blessé grave et un mort. Aujourd’hui, tous
les yeux se tournent vers le corps policier français, accusé de
bavure dans cette sombre affaire. Evidemment, le premier policier de
France, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, se sentant
accusé et mis en difficulté dans cette affaire, prend immédiatement
fait et cause pour le jeune policier d’origine martiniquaise que les
supporters du PSG n’auraient pas manqué de couvrir d’injures à
caractère raciste. Mais même si la légitime défense était prouvée
dans cette affaire, il n’en demeure pas moins que cela fera toujours
une affaire de plus qui aura entaché le mandat de Nicolas Sarkozy au
ministère de l’Intérieur et qui servira à ses adversaires, notamment
aux présidentielles de 2007, à démonter un bilan, somme toute, à la
tête de ce ministère, assez médiocre.
Cependant, Sarkozy
ne lâche pas prise et continue à répéter, à qui veut bien
l’entendre, que le bilan de son département est l’un des meilleurs
et que cela dénote de se capacité à gérer des affaires plus
sérieuses, notamment au plus haut sommet de l’Etat.
Fouzia Mahmoudi
Haut
Liban
Le Hezbollah
menace
Les dirigeants des
deux principaux partis politiques chiites du Liban ont réitéré
vendredi leur menace d’organiser d’importantes manifestations contre
le gouvernement, aggravant encore un peu la crise dans laquelle le
pays est plongé après l’assassinat du ministre de l’Industrie Pierre
Gemayel cette semaine.
«Nous insistons
sur notre droit légitime à demander une réelle participation au
processus de décision politique», ont déclaré le chef du Hezbollah
Cheikh Hassan Nasrallah et celui d’Amal, Nabih Berri, également
président du Parlement, dans un communiqué conjoint. Selon eux,
leurs deux partis possèdent le droit de veto au gouvernement.
La tension est
montée à Beyrouth après les manifestations de centaines de partisans
du Hezbollah jeudi, qui ont brûlé des pneus et bloqué la route vers
l’aéroport. Ces événements intervenaient suite aux funérailles de
Pierre Gemayel, lors desquelles des centaines de milliers de
personnes ont manifesté contre l’influence syrienne au Liban. Le
Hezbollah est, lui, proche de Damas.
Le gouvernement de
Fouad Siniora devait cependant avancer sur un dossier hier qui
risque d’attiser encore la colère du Hezbollah. L’exécutif devait
dans la journée donner son accord final à la création d’un tribunal
international sous l’égide de l’ONU, chargé de juger les suspects
dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. La
Syrie a été pointée du doigt dans l’attentat de février 2005.
Faisant un pas
vers le gouvernement, Nasrallah et Berri ont déclaré qu’ils
soutenaient la création du tribunal. En revanche, les deux
dirigeants chiites ont accusé leurs adversaires d’utiliser ce
tribunal pour leur refuser un poids au gouvernement qui leur
assurerait de fait le droit de veto. «L’utilisation du tribunal
international par l’autre côté (les anti-Syriens, NDLR) comme
prétexte pour affronter notre demande politique légitime (...) ne
nous dissuadera pas de pousser notre demande par tous les moyens
démocratiques et juridiques disponibles», ont déclaré Nasrallah et
Berri.
Six ministres
pro-Hezbollah ont quitté le gouvernement pour protester contre le
tribunal, et ont refusé de regagner leur poste, comme le leur
demandait le Premier ministre jeudi soir.
Le président
pro-Syrien du Liban, Emile Lahoud, s’est joint aux critiques du
gouvernement vendredi, estimant que la réunion du gouvernement de
samedi, censée entériner la création du tribunal international,
serait «anticonstitutionnelle» en raison de l’absence des six
ministres démissionnaires.
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