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Le Hezbollah menace


 

 26/11/06

 

Difficultés

En ce moment, les temps son durs pour le ministre de l’Intérieur français. En plus des fortes dissensions et des luttes de pouvoir apparues ces derniers mois au sein de la formation politique dont il est le président, c’est aujourd’hui au tour de ses fonctions de ministre de le rattraper. Il y a quelques jours, en effet, un évènement à replacé les forces de police au centre de la polémique. Jeudi soir, après un match de football tumultueux entre une équipe israélienne de Tel-Aviv et l’équipe du Paris Saint-Germain, un policier en civil, sans signe de distinction, et un supporter isolé du club israélien, sont pris à partie par une foule nombreuse, composée essentiellement de supporters parisiens, furieux que leur équipe ait été battue par quatre buts à deux. Le jeune policier sort alors son arme et tire un coup de feu qui fera un blessé grave et un mort. Aujourd’hui, tous les yeux se tournent vers le corps policier français, accusé de bavure dans cette sombre affaire. Evidemment, le premier policier de France, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, se sentant accusé et mis en difficulté dans cette affaire, prend immédiatement fait et cause pour le jeune policier d’origine martiniquaise que les supporters du PSG n’auraient pas manqué de couvrir d’injures à caractère raciste. Mais même si la légitime défense était prouvée dans cette affaire, il n’en demeure pas moins que cela fera toujours une affaire de plus qui aura entaché le mandat de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur et qui servira à ses adversaires, notamment aux présidentielles de 2007, à démonter un bilan, somme toute, à la tête de ce ministère, assez médiocre.

Cependant, Sarkozy ne lâche pas prise et continue à répéter, à qui veut bien l’entendre, que le bilan de son département est l’un des meilleurs et que cela dénote de se capacité à gérer des affaires plus sérieuses, notamment au plus haut sommet de l’Etat.

Fouzia Mahmoudi

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Le Hezbollah menace

Les dirigeants des deux principaux partis politiques chiites du Liban ont réitéré vendredi leur menace d’organiser d’importantes manifestations contre le gouvernement, aggravant encore un peu la crise dans laquelle le pays est plongé après l’assassinat du ministre de l’Industrie Pierre Gemayel cette semaine.

«Nous insistons sur notre droit légitime à demander une réelle participation au processus de décision politique», ont déclaré le chef du Hezbollah Cheikh Hassan Nasrallah et celui d’Amal, Nabih Berri, également président du Parlement, dans un communiqué conjoint. Selon eux, leurs deux partis possèdent le droit de veto au gouvernement.

La tension est montée à Beyrouth après les manifestations de centaines de partisans du Hezbollah jeudi, qui ont brûlé des pneus et bloqué la route vers l’aéroport. Ces événements intervenaient suite aux funérailles de Pierre Gemayel, lors desquelles des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre l’influence syrienne au Liban. Le Hezbollah est, lui, proche de Damas.

Le gouvernement de Fouad Siniora devait cependant avancer sur un dossier hier qui risque d’attiser encore la colère du Hezbollah. L’exécutif devait dans la journée donner son accord final à la création d’un tribunal international sous l’égide de l’ONU, chargé de juger les suspects dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. La Syrie a été pointée du doigt dans l’attentat de février 2005.

Faisant un pas vers le gouvernement, Nasrallah et Berri ont déclaré qu’ils soutenaient la création du tribunal. En revanche, les deux dirigeants chiites ont accusé leurs adversaires d’utiliser ce tribunal pour leur refuser un poids au gouvernement qui leur assurerait de fait le droit de veto. «L’utilisation du tribunal international par l’autre côté (les anti-Syriens, NDLR) comme prétexte pour affronter notre demande politique légitime (...) ne nous dissuadera pas de pousser notre demande par tous les moyens démocratiques et juridiques disponibles», ont déclaré Nasrallah et Berri.

Six ministres pro-Hezbollah ont quitté le gouvernement pour protester contre le tribunal, et ont refusé de regagner leur poste, comme le leur demandait le Premier ministre jeudi soir.

Le président pro-Syrien du Liban, Emile Lahoud, s’est joint aux critiques du gouvernement vendredi, estimant que la réunion du gouvernement de samedi, censée entériner la création du tribunal international, serait «anticonstitutionnelle» en raison de l’absence des six ministres démissionnaires.

 

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