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A cause d’une prime de 800 DA
Les élus
bloquent les APC
Une majorité
d’élus locaux boudent les sessions des commissions des marchés
publics depuis que la tutelle a supprimé une prime instituée à cet
effet. Une affaire qui menace de prendre une ampleur inattendue.
Le rythme de
réalisation des programmes de développement et du programme
présidentiel de soutien à la croissance économique sera-t-il freiné
ou carrément remis en cause parce que nombre d’élus locaux ne
semblent pas avoir apprécié une instruction du ministère de
l’Intérieur et des collectivités locales annulant l’attribution de
la prime de 800 DA pour chaque élu et à chaque fois que la
commission des marchés siège ? Cette instruction, récemment adressée
par le ministère aux collectivités locales a été, d’ores et déjà,
selon une source proche de ce département ministériel, très mal
perçue par les élus qui se sont mis à freiner la tenue de réunions
de commissions d’attributions de marchés. Cette situation est
enregistrée dans des centaines d’Assemblées populaires communales (APC)
parmi les
1 541 que compte
le pays. Des dizaines de lettres ont été adressées par les élus à la
tutelle et pour lesquelles, en réponse, le ministère de l’Intérieur
et des Collectivités locales a expliqué qu’assister aux réunions de
ces commissions relève des missions ordinaires des élus locaux et
qu’à ce titre, l’octroi de cette prime n’est aucunement justifié.
Au plan
organisationnel, les APC comptent trois commissions intervenant dans
l’attribution de marchés. Il s’agit de la commission d’ouverture de
plis, la commission d’évaluation financière et technique ainsi que
la commission d’attribution. Jusque-là, le fonctionnement de ces
commissions était régi par la circulaire 65/90 et le décret 463/91,
vieille de quinze ans, et qui prévoyait de «motiver» les élus par
cette prime afin d’accélérer la consommation effective des budgets.
Dans la commune de Bordj Taher, dans la wilaya de Jijel, par
exemple, quatre élus ont saisi le wali par écrit pour lui demander
des comptes et c’est sur un conflit ouvert qu’a débouché le blocage
actuel de l’APC. Selon notre source, il existe nombre d’élus qui
multipliaient sciemment et parfois inutilement les sessions des
commissions des marchés publics afin de relever leur «revenu».
L’annulation de cette prime de 800 DA justifie-t-elle, aux yeux
d’élus locaux, le fait de ne plus assister à ces réunions, pourtant
très importantes au développement local ? Désormais, ces abstentions
freinent la réalisation des programmes de réalisation de différents
projets fixés dans le cadre de ces plans de développement, alors
qu’il est de notoriété que les besoins sociaux sont énormes et que
beaucoup de projets sont très déjà très en retard.
A cela, il faut
ajouter le non respect, parfois, du code des marchés par l’octroi de
marchés publics comme par exemple le fait de passer outre la
réglementation qui exige la présentation d’un certificat de
qualification par chaque entreprise postulant à un marché public,
s’agissant de certains secteurs comme l’Habitat et les Travaux
publics. Ce document n’est délivré à une entreprise que si celle-ci
dispose de moyens humains et matériels adéquats pour la réalisation
dé ces projets. Conséquences de cette situation : de nombreux
marchés sont résiliés par la suite, des chantiers à l’arrêt et le
nombre élevé d’avis d’appels d’offres coûteux sont publiés pour
conclure à leur caractère infructueux. Cette situation porte
préjudice aux populations attendant un développement de leurs
communes et, par là, l’amélioration de leurs conditions de vie, en
même temps qu’elle fait perdre des sommes colossales à l’Etat. Voilà
un fait que l’opinion risque de retenir lors des prochaines
communales.
M. Abi
Haut
Crise à l’APW d’Alger
Manœuvres
autour du budget
C’est hier que se
sont tenus les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée
populaire de la wilaya d’Alger. L’ordre du jour s’est rapporté à
l’étude et l’adoption du projet de budget supplémentaire (BS) pour
l’année 2006, l’étude et l’adoption du dossier du recouvrement des
terres agricoles appartenant aux domaines, ainsi que le remplacement
du défunt Keddache Mahfoud. Après la présentation du budget
supplémentaire pour l’année 2006, d’un montant global de plus de
22,94 milliards de dinars, celui-ci est réparti comme suit : 36,6%
pour le fonctionnement et 63,28% pour l’équipement et
l’investissement. Les élus n’ont pas manqué, lors des débats, de
critiquer le projet du BS dans la forme et dans le fond. Il est même
à signaler qu’un débat houleux a caractérisé le reste des travaux.
Certains intervenants ont dénoncé les dysfonctionnements et
l’iniquité lors de l’élaboration de ce budget, ainsi que dans la
gestion de l’Assemblée de wilaya. Selon M. Ferrah, élu FFS, «la
commission des finances n’a pas suivi les voies réglementaires,
puisque les élus n’ont pas été consultés lors de l’élaboration du
budget». Il a poursuivi : «Nous ne connaissions même pas la teneur
de ce projet et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on le découvre». Ainsi,
des élus de l’opposition ont bien saisi l’occasion pour tirer à
boulets rouges sur les membres de l’exécutif et de la commission des
finances. Quelques uns sont allés même jusqu’à accuser ces derniers
de vouloir détourner ce budget spécial et de l’utiliser à des fins
électoralistes. «Un retard énorme est mis pour l’adoption de ce
projet, on aurait du le faire depuis des mois mais certains l’ont
laissé à quelque jours des sénatoriales pour l’instrumentaliser au
profit de leurs partis»,
dira M. Ferrah.
Pour M. Laouche, élu FLN, d’autres dysfonctionnements sont à relever
dans ce budget : «Il n’y a pas
d’équité dans la
répartition des enveloppes financières sur les communes. Il se
trouve que les communes les plus pauvres ne bénéficient pas
d’enveloppes conséquentes mais les grandes communes qui possèdent de
grandes recettes fiscales bénéficient toujours de la grande part des
budgets».
De son côté, le P/APW,
face aux accusations directes et aux reproches continus des élus,
concernant, notamment, le manque de transparence dans la gestion de
quelques dossiers, a exigé des élus de ne pas «coller des
étiquettes aux gens». A propos des accusations allant dans le sens
de la dénonciation de la récupération politique de ce budget,
M. Zaim a
rétorqué : «C’est un droit de faire de la politique. Le débat qu’on
vient d’engager n’est qu’une preuve de la transparence et de la
démocratie qui caractérise toutes nos actions et je suis prêt à
l’assumer». Les travaux de cette session se poursuivront
aujourd’hui.
Aomar Fekrache
Haut
Ils proposent leur soutien à défaut de candidats
Les Aârchs
présents aux élections
Le mouvement
citoyen pèsera de tout son poids lors des prochaines échéances
électorales.
Il aura à se
prononcer, également, à chaque rendez-vous, et ce, en lançant une
large concertation avec la base citoyenne et les cadres politiques
d’une façon directe ou indirecte. La position à arrêter peut
cependant changer d’une élection à une autre en situant les enjeux
et en mettant en avant les intérêts de la population. C’est ce qui
ressort du mémorandum élaboré par le mouvement citoyen. Si le
mouvement des Aârchs affiche une volonté certaine à prendre
activement part aux prochaines joutes électorales qui pointent
d’ores et déjà à l’horizon, son refus de se transformer en parti
politique n’est pas le fait du hasard. A ce propos, les auteurs
dudit document estiment que «le mouvement citoyen est un cadre
unificateur, rassembleur et est devenu la référence, voire un
symbole aux yeux des Algériens qui se battent pour le recouvrement
de leur citoyenneté». Comment, en effet, les délégués du mouvement
pourront-ils unifier les rangs de la base militante quand on sait
que celle-ci est composée de militants qui ne partagent pas
nécessairement la même ligne politique ? Selon le mémorandum rédigé
par les animateurs du mouvement citoyen, «il s’agit d’élargir et de
privilégier la concertation pour l’implication d’autres cadres et
forces en lutte». Sans les citer nommément, l’on pourra aisément
déduire qu’il s’agit des forces républicaines, lesquelles forces
permettront la consolidation du camp des démocrates et ce, pour
l’instauration d’une république démocratique et sociale. Sur le
champ politique, convient-il de souligner, les animateurs du
mouvement citoyen occuperont jusqu’au moindre empan afin de faire
valoir leurs revendications maintes fois exprimées. Dans ce document
de sept pages, les animateurs du mouvement citoyen tout en retraçant
la genèse de cette dynamique citoyenne depuis l’assassinat de
Guermah Massinissa à ce jour, ont mis en exergue les objectifs à
atteindre. Ainsi, le mouvement des Aârchs, qui a perdu de sa
cohésion depuis notamment les dissensions qui l’ont segmenté, compte
s’investir davantage sur le terrain en continuant d’agir à travers
la dynamique de lutte citoyenne au sein de la société civile et ce,
afin de faire avancer les libertés et surtout d’aboutir à une
démocratisation totale. Conscients que le mouvement citoyen n’est
actuellement représentatif qu’en Kabylie, les délégués ont jugé
nécessaire et prioritaire d’aboutir à une représentation totale à
travers toutes les localités du pays. Ce redéploiement, indique les
rédacteurs dudit mémorandum, est «une nécessité pour faire partager
le combat à l’ensemble des Algériennes et Algériens et constituer un
rapport de force suffisant à même d’amorcer les changements attendus
par les citoyens». Dans ce document, les délégués de l’aile
dialoguiste rejoignent la position des délégués de l’aile
anti-dialoguiste qui ont organisé jeudi dernier une conférence de
presse au cours de laquelle ils n’ont pas ménagé M. Abrika. Pour
rappel, ceux-ci ont déclaré que «la délégation du mouvement citoyen
n’a arraché aucune revendication». Ils ont indiqué que les acquis du
mouvement sont dus à M. Allilouche et non à Belaïd Abrika. Pis
encore, ils sont allés jusqu’à dire que l’aile dialoguiste est « une
organisation satellitaire du Rassemblement national démocratique».
Contacté par nos soins, le chef de file de la coordination des
Aârchs daïras et communes (CADC) a déclaré qu’il n’a pas de
commentaire à faire. «Pour moi, ces gens n’existent pas. Ils
agissent à la manière de leur parti (le RCD, ndlr). Ils attendent la
veille des échéances électorales puis ils rebondissent». Ironie du
sort, Belaïd Abrika nous a affirmé que le même jour– jeudi– la CADC
a tenu une réunion en session ordinaire durant laquelle elle a
débattu de la situation politique nationale, en particulier du
climat exaspérant qui règne en Kabylie. Durant cette réunion, il a
été aussi question de la situation socio-économique qui prévaut dans
la région. Ce qui est sûr et qu’il est important de signaler c’est
que le duel à fleurets mouchetés auquel se livrent les deux ailes du
mouvement citoyen aura un impact négatif sur le mouvement citoyen.
Et dire que l’on parle de part et d’autre d’une nécessaire union des
forces démocratiques. Ce n’est pas demain la veille !
Djamel Oukali
Haut
Pour éviter la division du parti aux sénatoriales
Belkhadem serre
les vis aux prétendants
Ce mercredi,
l’instance exécutive du FLN devra se réunir pour les dernières
orientations concernant les sénatoriales du 28 décembre prochain où
le parti est déterminé à remporter la majorité. Une circulaire est
attendue à l’issue de cette importante réunion pour apporter,
apprend-on, les balises permettant de réussir dans les meilleures
conditions la course à la majorité au Sénat, détenue jusque-là par
le RND, avec 53 sièges mis en jeu à la faveur de ces joutes
déterminantes. Le nombre de candidats ayant l’appétit de souscrire
pour décrocher un siège de sénateur et briguer un mandat en haute
chambre met certainement le parti dans un malaise profond. Lequel
malaise amoindrit, selon les observateurs, les chances des candidats
FLN de rivaliser avec leurs concurrents imposés par l’offensive du
RND, du MSP et à un degré moindre El Islah. La direction du FLN veut
mettre les bouchées doubles. Outre les alliances à envisager avec le
PT, le FNA ou le MRN, le FLN veut limiter les candidatutres aux
primaires et diffuser la consigne de vote à l’ensemble du collège
pour imposer une seule candidature pour le jour J. Une manière
d’asseoir une discipline électorale et d’éviter la concurrence
interne et sauvegarder le cumul des voix qui risquent d’être
émiettées entre plusieurs prétendants. Un impératif, faute de quoi,
les lièvres rebelles seraient sévèrement sanctionnés. Peut-on aller
jusqu’à exclure les récalcitrants ? La réponse est vite donnée par
un proche de l’instance exécutive ayant requis l’anonymat : «Que
faire des fauteurs de trouble et militants indisciplinés qui n’en
font qu’à leurs têtes pour assouvir des intérêts personnels aux
dépens de l’intérêt du parti qui doit primer ?» Notre interlocuteur
ajoutera que «la circulaire vient à point nommé pour empêcher
également des connivences développées par des affinités extra-FLN et
nourries par des intentions de sape délibérées sous prétexte de
revanche». Mais beaucoup de FLNistes s’interrogent d’ores et déjà si
la circulaire ne s’inscrit pas dans une approche
antidémocratique. Notre source déclare que: «C’est un faux prétexte
par lequel les pêcheurs en eau trouble veulent garder intactes leurs
complicités mesquines». Plusieurs ministres et personnalités
influentes du parti sont mobilisés pour la circonstance afin de
mener un travail de sensibilisation dans le cadre de la campagne
sénatoriale. Les primaires à Alger et Bouira, premières du genre,
sont prévues pour demain.
Salah Bey
OPA du RND à
Bouira ?
Le favori Bidi
Djamaâ, membre RND de l’APW de Bouira, est en passe de brouiller les
cartes du FLN et risque, sauf un sursaut d’orgueil, de priver le FLN
du prestigieux siège à la wilaya de Bouira. Avec l’entrée en lice de
pas moins de quatre candidats de l’ex-parti unique qui risque de
laisser des plumes dans une course impitoyable où le jeu de
coulisses et de collusion est la seule foi qui commande les intérêts
des uns et des autres. Sur les starting-blocks FLN, on enregistre la
galerie faite des prétendants suivants : Djamel Gharbi, P/APW et fer
de lance du mouvement de redressement local, Larbi Mohamed et Nourri
Mohamed, respectivement P/APC du chef-lieu de Bouira et P/APC Aïn
Bessam, qu’on dit appuyé par l’actuel sénateur du RND M. Bouha et le
chef du cabinet du wali. Et enfin Bouguerra Abdelkader, V-P/APW de
Bouira et membre du conseil national. Porté favori, le pressenti à
la tête de la mouhafada de la wilaya de Bouira aurait, selon
certaines indiscrétions, l’appui solide du bureau de la mouhafada et
l’agrément du secrétariat de l’instance exécutive qui voient en lui
le «joker» gagnant et l’homme consensuel en mesure de barrer la
route d’Alger au candidat RND.
F. O.
Haut
Ould Abbes à propos de l’application de la charte
«Les entraves
administratives seront levées»
A l’occasion de
l’ouverture, hier, des travaux du mécanisme africain d’évaluation
par les pairs, Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la
Solidarité nationale, est revenu sur les résultats «très fructueux»
de la politique de réconciliation nationale. Se voulant rassurant
vis-à-vis des personnes qui se sentent lésées dans leurs droits et
qui n’arrivent toujours pas à bénéficier des dispositions de
l’ordonnance de mise en œuvre de la charte, le ministre a rappelé
l’engagement de l’Etat et sa mission consistant à lever les entraves
administratives rencontrées par les bénéficiaires des dispositions
de la loi et s’accorde le droit de punir toute récidive à l’égard de
ceux qui ont bénéficié des dispositions promulguées.
En citant dans le
détail les efforts fournis par l’Etat pour instaurer la paix, le
ministre a rendu hommage à la résistance et aux combats des femmes
qui ont souffert et étaient les premières victimes de la décennie
noire. «La combativité qui a été la leur les honore et a fait
d’elles un symbole et une référence, ça les a propulsé au devant de
la scène, renforçant leur pouvoir décisionnel et leur contribution
effective dans le façonnement de ce nouveau paysage institutionnel
tourné vers la modernité et le progrès», dira
Ould Abbès. Le
moment est venu, selon lui, de prendre ces femmes en charge et de
les encadrer, d’où la création d’une société civile et d’un
mouvement associatif notamment dans les milieux fragilisés sur le
plan sécuritaire et économique. «Ce mouvement a permis la création
de 7 740 postes d’emploi», a-t-il indiqué. Evoquant la philosophie
de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, M. Ould
Abbès a indiqué qu’elle exprime la volonté politique d’éliminer les
foyers de tension qui ont gêné l’évolution saine et normale des
institutions et traduit l’aspiration du peuple à la sérénité et au
resserrement des liens familiaux et sociaux.
Nouria B.
Haut
Pour faire propager la tariqa tidjania
Un séminaire
international tous les deux ans
Séminaire qui a
pris fin officiellement, hier. C’était prévisible. L’organisation
d’un séminaire international, tous les deux ans, sur la tariqa
tidjania, la création d’une commission chargée de l’organisation de
l’évenement, placée sous le patronage du président de la République
ainsi que la mise sur pied d’un conseil scientifique spécialisé dans
la voie tidjania sont les principales recommandations ayant
sanctionné le premier séminaire international sur la tariqa tidjania,
organisé ces trois derniers jours dans la wilaya de Laghouat.
Séminaire qui a pris fin officiellement, hier.
Les
recommandations du séminaire, au nombre de neuf (09), paraphées par
la commission installée pour la circonstance, ont été lues par le
conseiller du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Hamza
Yadoughi, membre de la commission en question. Ce dernier, se
prononçant devant un parterre composé des prédicateurs de la voie
tidjanie, venus des quatre coins du monde, des sympathisants de la
tariqa, des étudiants de l’Université Amar Tledji, de Laghouat, et
les représentants des médias, a souligné que les recommandations du
séminaire demeurent provisoires. «le lieu de l’organisation des
futurs séminaires ne sera pas forcément dans la wilaya de Laghouat
puisque la tariqa est répandue dans de nombreuses localités du pays,
voire dans de nombreux pays, donc la décision reviendra à la
commission de l’organisation quant au choix des lieux qui abriteront
les séminaires à venir», a indiqué le responsable du ministère. Sur
ce point précis, peu avant l’intervention de M. Yadoughi, le fils de
l’actuel chef de la principale zaouia tidjania, a plaidé, lors de sa
prise de parole, pour que la wilaya de Laghouat soit le lieu des
prochains rendez-vous, en raison, soutient-il, que le berceau de
cette filiale est à la région, précisément dans la contrée d’Aïn
Madhi, qu’a vu naître Sidi Ahmed Tidjani, maitre de la tariqa. Ce
même intervenant n’a pas manqué d’exhorter les pratiquants de la
voie et ses sympathisants de faire du bourg d’Aïn Madhi, un lieu
rassembleur des tidjanis de par le monde. Cet appel, chuchotent
quelques participants présents à la salle des Conférences de
l’Université Amar Tledji, est une réponse au voeux des Marocains qui
estiment la «khilafa» de la tariqa.
AOA, la grande
absente
En dépit de
l’invitation qui lui a été faite par les organisateurs du séminaire,
l’Association des Ouléma algériens (AOA) n’a pas pris part à cette
manifestation. Aucun représentant de cette association à caractère
religieux n’a été, en effet, présent aux travaux du premier
séminaire international sur la voie tidjania. Pourquoi? A dire vrai,
il nous a été difficile pour ne point dire impossible d’avoir une
réponse claire ou du moins convaincante quant à cette question. La
majorité des participants à cet événement international que nous
avons approchés se sont montré, pour le moins que l’on puisse dire,
ambigus dans leurs réponses. «Pour raison des programmes chargés des
invités» disent les uns et
«l’invitation leur
a été faite et c’est leur choix de statuer là-dessus. Ils sont
libres dans leur position», estiment les autres. Or, dans ce qui se
disait dans les coulisses et qu’on ne veut pas exprimer clairement,
ressort de divergences de tailles entre les Ouléma et les
prétendants des voies (toroq). A en croire quelques explications
qui nous ont été données sous couvert de l’anonymat, on comprend
que si les prédicateurs et les autres fidèles des différentes
filiales ne voient dans leur pratique aucune contradiction avec les
rites et les principes spirituels de la religion, les Ouléma
trouvent, quant à eux, une non- convenance de certaines pratiques,
habituées par les voies, avec la confession musulmane. Pratiques
qu’on qualifie de «bidaâ», qui veut dire, à peu près, des
inventions.
M. Kechad
Haut
Armes biologiques
Création
d’unités de détection précoce
L’Algérie envisage
de se doter d’unités nationales et régionales de détection précoce
d’agents bactériologiques pouvant entrer dans la fabrication d’armes
biologiques. L’information vient d’un responsable d’Interpol en
Algérie qui ajoute que cette mesure entre dans le cadre de
l’«application de la convention portant sur l’interdiction de la
fabrication et de la prolifération d’armes biologiques». D’autres
mesures seront, selon Interpol, prises par l’Algérie dans le cadre
de cette convention, dont le renforcement des mesures de contrôle
dans des laboratoires pour s’assurer que des agents bactériologiques
ne soient pas transférés vers des destinataires autres que celles
programmées, ainsi que la création de laboratoires de référence
spécialisés. Les mesures prises aux frontières seront renforcées
pour lutter con-tre tout éventuel trafic illicite d’agents
bactériologiques pouvant être utilisés dans la fabrication d’armes
biologiques. Interpol, qui se félicite de la prise de certaines
mesures par le gouvernement algérien dans le cadre de la lutte
contre la prolifération d’armes biologiques, annonce que l’Algérie
n’a non seulement essayé d’appliquer des mesures dans ce cadre au
plan interne mais a, également, fourni des efforts importants
favorisant l’application de cette convention au plan universel.
L’Algérie s’est, notamment depuis la ratification de la convention
interdisant la prolifération d’armes biologiques, mise à adapter ses
législations internes à celles internationales interdisant le trafic
illicite d’agents bactériologiques. Il s’agit de renforcer des
législations déjà existantes et interdisant ces trafics. L’Algérie
qui s’est engagée à ne pas favoriser la prolifération de ces armes,
ne pas en produire et ne pas stocker des agents toxines,
bactériologiques et biologiques, sauf à des buts légaux et
pacifiques.
L’Algérie qui a
ratifié l’ensemble des conventions internationales visant à empêcher
la prolifération d’armes à destruction massive participe, de façon
efficace, à favoriser l’application de ces conventions au plan
universel renforcera ses moyens matériels pour mieux suivre le
cheminement de ces agents bactériologiques et empêcher, par là,
qu’ils ne tombent entre les mains de personnes ou parties qui
voudraient les utiliser dans le but de fabriquer des armes
biologiques et empêcher, également, leurs transferts illégaux vers
l’étranger. Des mesures qui visent à faire face à toute
éventualité.
M. Abi
Haut
Développement rural
Le Ceneap forme
les associations
Le Centre national
d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap)
a abrité jeudi un atelier de formation de deux jours au profit d’une
trentaine de représentants du mouvement associatif en vue de faire
contribuer les différentes associations civiles au succès de la
politique nationale de développement rural, rapporte l’APS. Ce cycle
de formation a pour objectif de
«renforcer le
tissu associatif intervenant en milieu rural et la diffusion la plus
large des concepts et principes de la politique de renouveau rural
dans le cadre de la Stratégie nationale de développement rural
durable (SNDRD)», a indiqué le ministre délégué au Développement
rural, Rachid Benaïssa. La formation comprend plusieurs axes : «Etat
des connaissances du monde rural», «Les politiques rurales récentes
dans le monde», «La politique du Renouveau rural» «La gouvernance
rurale»,
«Outils et
procédures des projets de proximité»...
Les personnes qui
seront formées par des experts du Ceneap et des universitaires,
seront à leur tour chargées de former, durant tout le mois de
décembre prochain, des associations locales dans 21 wilayas, a
indiqué le ministre. Cette opération se généralisera dès le début
de l’année prochaine pour toucher toutes les wilayas du pays. Après
leur formation, ces associations «seront habilitées à transmettre
les informations aux populations et les mobiliser pour monter des
projets de développement durable», a encore expliqué le ministre. A
l’ouverture de ces journées de formation,
M. Benaïssa a mis
l’accent sur l’importance de l’information pour atteindre les
objectifs escomptés.
«L’intrant
information est plus important que l’intrant argent», a-t-il dit. Il
est attendu également de ces journées de formation la constitution
du réseau appelé «Mouvement associatif accompagnant la SNDRD», sous
l’abréviation MAA Stratégie.
Elaborée en 2004,
la stratégie de développement rural vise la dynamisation des
campagnes, en exploitant la vitalité de leurs populations et la
diversité de leurs atouts naturels, culturels et économiques. En
utilisant un système informatique très sophistiqué, le ministère a
élaboré une cartographie des 1 500 communes d’Algérie, dont 979 sont
des communes rurales. La stratégie a été élaborée en s’appuyant
justement sur des données économiques et sociales très détaillées
sur ces communes.
Redouane A.
Haut
Grève à la RCATU d’Oran
119 salariés
réclament 12 mois de salaires
Les travailleurs
de la RCATUO (Régie communale autonome de transport urbain d’Oran)
ont observé hier un sit-in à Sananès -alors qu’il était prévu devant
le siège de l’APC- pour réclamer leurs 12 mois de salaires impayés
et dire, parallèlement, leur refus à la dissolution de leur
entreprise. C’est ce qui ressort des banderoles déployées par les
119 salariés, dont certains comptabilisent plus de vingt-cinq ans
d’ancienneté. En tout cas, tous étaient unanimes et imputaient
essentiellement à la commune la dégradation de la situation au sein
de l’entreprise, particulièrement le conseil de gestion de la Régie,
«au point de se retrouver aujourd’hui, soutient-on, avec 12 mois de
salaires impayés». Le représentant de la section syndicale UGTA a,
tout en niant que les dettes de la régie ont atteint les 120
milliards de dollars, estimé pour sa part qu’il n’y avait désormais
plus de place pour les «promesses données par différents
responsables et jamais tenues».
E. Ikram
Haut
ENQUETE
Près de 400
pieds-noirs se sont rendus à Alger
En quête d’un
cœur blanc
Eberlués, ils ne
savent quoi dire, quoi faire sauf à s'étonner de ce pays qu'on ne
reconnaît qu'à travers ses vieilles bâtisses que les législateurs de
la droite française prêtent toute honte bue à la prétendue mission
«civilisatrice» de la colonisation .
Vieux et patraques
d’un pays qu’ils n’ont plus revu voilà quarante-quatre ans. Les
pieds-noirs. Ah ! Quelle histoire. Qui peut croire encore à une
telle fable ? Ou plutôt à un retour aux «sources», timide au début,
mais qui prend soudainement l’allure d’un phénomène social tout à
fait nouveau pour cette Algérie du troisième millénaire. Pour cette
jeunesse qui ne connaît des pieds- noirs que quelques bribes éparses
dans les manuels scolaires. Pourquoi reviennent-ils en masse?
Pourquoi maintenant ? L’Algérie a-t-elle changé à leurs yeux ?
Qu’attendent-ils des Algériens ? Une chose est sûre à ne pas douter,
mais que ces derniers s’ y refusent toutefois d’avouer : «Ils ne
veulent plus mourir sans revoir ne serait-ce qu’une seule fois, le
pays qui les a vus naître et grandir» tranche catégorique un vieux
routier du tourisme, tout heureux, lui, de voir tout ce beau monde
retourner les talons après tant de tergiversations, d’atermoiements
et surtout de peur. Dimanche 19 novembre, un paquebot «Princesse
Danae» largue ses amarres au port d’Alger. A l’intérieur grouillent
370 pieds-noirs. Le voyage ou la croisière est la première du genre
après celle d’Oran, survenue quelques jours auparavant. A Alger
c’est l’agence Voyage Plus qui a pris sur elle l’organisation de
l’événement. Ils n’avaient, au fait, entre les mains que quatre
jours. Seulement quatre ! Pas du tout suffisant pour un pays qu’on
n’a jamais cessé d’aimer du haut de leur âge et même en dépit d’une
santé juste utile à tenir debout un corps en défriche. Normal. Ils y
sont nés. C’est ici qu’ils ont fait leurs premiers pas de bébé.
Grandis et appris l’abécédaire d’une vie qui ne leur a pas réservé
que des surprises. Bref, pour assouvir une nostalgie vieille de près
d’un demi-siècle, il fallait bien d’autres jours. Les pieds aussitôt
sur terre et déjà voilà des visages en haleine. Un calme précaire
qui en dit long sur un moment qu’ils attendaient depuis toujours.
Etouffés par une surcharge d’émotions qu’on a enfouie dans son
subconscient quatre décennies durant. Eberlués, ils ne savent quoi
dire, quoi faire sauf à s’étonner de ce pays qu’on ne reconnaît qu’à
travers ses vieilles bâtisses que les législateurs de la droite
française prêtent toute honte bue à la prétendue mission
«civilisatrice» de la colonisation. Le pays même s’il reste le même,
son visage a bel et bien changé. Plus d’indigènes, plus d’écoles de
deux collèges, plus de propriétaires féodaux, plus de Fatma, de
cireurs de chaussures, plus de Lagaillarde, de De Serigny et de son
Echo d’Alger…même si les problèmes actuels de l’Algérie restent
autant cruels. Des fois même pires. Premier couac donc, le pays
change de look. D’où un certain désarroi facilement visible sur des
visages rangés par la nostalgie.
Précurseurs
La question qui
fâche : pourquoi avoir attendu autant d’années pour revenir ? Les
réponses fusent et se ressemblent toutes. Jean Paul Gavino, 72 ans,
pied- noir de Médéa analyse : «Les raisons sont multiples mais c’est
surtout la décennie quatre vingt- dix où l’Algérie était confrontée
au terrorisme et à l’insécurité». Oui, mais bien avant, dans les
années 1980 par exemple ? «On avait peur, du régime, du FLN, les
esprits n’étaient pas encore disposés.»
Maryse, 58 ans,
elle aussi originaire de Médéa parle, elle, d’une peur «viscérale»
car, dit-elle, les pieds-noirs à l’unisson assurent à ce jour qu’ils
ont été chassés en 1962 par le FLN. Tous, même s’ils se disent
soulagés d’une visite qu’ils lorgnaient depuis des lustres,
regrettent, effectivement cette longue absence. «On aurait pu venir
plutôt. C’est ça aussi la vie. On ne peut pas tout faire» lâche,
mélancolique, Maryse, heureuse de
retrouver à Médéa
la boutique de réparation des Télévisions et des radios que tenait
son père. En France, poursuit-elle, les pieds-noirs ne parlaient que
du pays. L’Algérie est sur toutes les lèvres. L’actualité du pays
est minutieusement scrutée, voire auscultée et radiographiée. Pas
d’info qui passe sans qu’elle ne fasse l’objet de débat. «Les pieds
sont ailleurs, mais le coeur est ici», glisse-elle. Que se soit en
tout cas, en famille, entre amis ou dans le cadre des associations
des pieds-noirs, l’Algérie est le seul sujet qui cimente à ce jour
cette communauté pas du tout comme les autres. Mais, et comme il y a
toujours de mais, il y a eu les «précurseurs». Des Vasco de Gama ou
des Christophe Colomb à la recherche d’un pays édénique que, eux, à
la différence, ont bel et bien connu. Des éclaireurs ont qui
«risqué» quelques pas sur la terre algérienne pour prendre le pouls
d’une population dont on n’a cessé de regarder avec méfiance. Une
«mission» d’inspection qui a débouché en 2004 sur l’envoi en
croisière à Oran d’une centaine de pieds-noirs. Le rapprochement
politique entre l’Algérie et la France, la visite de Chirac à Alger
et tout ce bric-à-brac d’événements a précipité ce mouvement. Les
visites, mais à titre individuel, se sont poursuivies dans
l’indifférence d’une jeune population qui ignore presque tout ou,
sinon, ne sait que très peu de choses de ces anciens habitants de
l’Algérie. Des voix évoquent, surtout, le rôle, bien qu’officieux,
de Bouteflika. Certains lui prêtent cette ouverture même si, en
réalité, aucune mesure, politique qu’elle soit, militaire ou
administrative, n’empêchait ces citoyens français de revoir leur
pays natal. Il ont même le droit, assure Maryse, d’acquérir des
propriétés, des maisons surtout. «Un de mes clients en France s’est
acheté un appartement à Alger où d’ailleurs il vit depuis»,
affirme-t-elle. Jean Paul, lui, a un ami, un ancien propriétaire
terrien, qui s’est installé depuis dix ans déjà à Bou-Ismaïl, dans
la wilaya de Tipaza. «Ils sont très nombreux à vouloir revenir et de
façon définitive en Algérie. Il leur faut un peu de temps
seulement», avoue-t-il. D’autres encore, et ils sont nombreux
ceux-là, qui débarquent au pays accompagnés de leurs enfants.
Marcelle, belle-sœur de Jean Paul, a insisté pour que sa fille
l’accompagne dans le voyage. «Je veux que ma fille apprenne
l’histoire de sa famille. La terre où sa mère a vu le jour et a fait
ses premières armes», dit-elle.
Autres temps,
autres mœurs ?
Si l’Algérie,
comme ils n’ont cessé de le clamer haut et fort a bien changé, si le
climat paraît nettement moins crispé qu’avant entre les deux pays,
notamment sur ce sujet-là qui n’a eu de cesse de buter sur une
histoire dont la plaie n’est pas encore totalement cicatrisée, la
communauté des pieds-noirs, forte de son million, est prête, selon
nos interlocuteurs, de retourner encore plus massivement au pays
avec un visage nouveau. Totalement, assurent-ils, dépourvus d’un
passif contentieux qui n’a fait durant quarante-quatre ans,
qu’approfondir un fossé entre les deux communautés.
«L’Algérie est un
pays indépendant, riche, un pays de jeunes. Nous voulons nous aussi
revenir voir les tombes de nos aïeux. Nous remémorer des souvenirs
qu’on n’oubliera jamais», tranche Maryse. Même s’ils sont aussi
nombreux les irréductibles de l’Algérie française qui d’ailleurs
n’ont jamais souhaité se rendre dans le pays- parce qu’ils se
reprochent bien des choses- ceux qui ont fait la traversée
méditerranéenne, eux, n’ont qu’un seul et unique souhait : revenir
autant que possible dans ce pays. Ce qui s’est passé, disent-ils,
appartient au passé et que leur désir n’est pas de remuer la boue.
D’ailleurs, ils n’entendent pas rester en si bon chemin. Plusieurs
croisières sont prévues, en avril et en septembre 2007, à Skikda et
à Annaba. Là aussi la communauté s’était bien implantée. Un
opérateur privé en France, Club des Croisières, s’est spécialisé,
lui, dans ce produit et ses responsables entendent dans l’avenir
redoubler, voire tripler leurs clients qui, eux, n’en demandent que
pareilles initiatives.
Communauté
particulière. Marqués à jamais par une histoire et une guerre
meurtrière dont ils se disent être les principales victimes, les
pieds-noirs, en dépit de toutes ces années, n’ont pu ravaler leur
départ de l’Algérie. Une blessure, ils la gardent intacte. Non
seulement contre De Gaule «qui a négocié la libération du
pays», mais
surtout envers les Français, ce peuple qui les a en 1962 accueillis
comme des intrus qu’ils portent leurs doigts accusateurs. «A
l’école, quand je suis arrivée en France, les élèves de ma classe se
moquaient de moi en me demandant de montrer si mes pieds étaient
vraiment noirs», se souvient, les larmes aux yeux, Maryse. Symbole
d’une communauté qui a tout perdu.
Amine Goutali
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Incendies de forêts
2 029 sinistres
recensés en 2006
Les incendies de
forêts, observés durant l’année en cours ont causé, nettement, moins
de dégâts à la couverture forestière du pays que lors de ces dix
dernières années.
Seulement 14 960
hectares, constitués de forêts, de maquis et de broussailles ont, à
ce jour, été parcourus par le feu. En référence, il convient
d’indiquer que durant la période estivale de 1994, 271 000 hectares
de superficies forestières ont été affectés par les incendies.
Le directeur de la
faune et de la flore à la Direction générale des forêts, Noual
Mohamed Seghir, indique que le tiers des incendies à l’origine des
pertes les plus importantes causées aux superficies forestières, au
cours de l’année 2006, se sont déclarés durant le mois d’octobre
dernier période durant laquelle a régné, en diverses régions du
pays, une canicule exceptionnelle. Les températures enregistrées à
ce moment avaient, suivant les régions, oscillé entre 35 et 43
degrés centigrades.
Avec une
superficie de 7 000 ha attaquée par le feu, dont 4 450 hectares de
forêts, la région Est, principalement dans les wilayas de Béjaïa et
Jijel, aura été celle qui a, le plus, été affectée. Elle est suivie
par celle du Centre où 5 528 hectares, dont 2 477 de forêts ont été
la proie des incendies dans les wilayas de Tizi Ouzou et Aïn Defla,
en particulier. M. Noual note que, bizarrement, c’est la région
Ouest, où les conditions climatiques ont tendance à faciliter les
départs de feu en milieu forestier, qu’il a été relevé le moins
d’incendies. Les divers foyers qui s’y sont déclarés se sont
développés sur une superficie totale de 2 427 hectares, dont 835
constitués de forêts, dans les wilayas de Tlemcen, Mascara et Chlef.
Le directeur de la faune et de la flore déclare préférer parler de
superficies «parcourues» par le feu qu’incendiées compte tenu du
fait que, généralement, le taux de reprise végétale, après chaque
passage d’incendie est, globalement, estimé entre 50 et 60%.
M. Noual explique
la diminution des pertes occasionnées par les incendies au secteur
forestier par divers facteurs. «Les interventions sur les sinistres
sont plus rapides. Les incendies, parce que signalés à temps sont,
de plus, traités avant qu’ils ne prennent de l’ampleur. Il faut
dire, aussi, que le dispositif d’alerte et de lutte a été,
sensiblement, renforcé par l’apport de 504 véhicules de terrain dont
160 sont équipés de kits de première intervention». Il rappelle, par
ailleurs, que le renforcement de la campagne de sensibilisation et
l’implication des populations riveraines des zones forestières, ont
constitué autant d’atouts à même de peaufiner les moyens de
prévention et d’intervention pour pouvoir protéger, plus
efficacement, le patrimoine forestier du pays.
Les incendies ne
sont pas les seuls à mettre en danger les superficies forestières.
La chenille processionnaire est un parasite qui peut causer de
sérieux ravages, tout particulièrement, aux espèces résineuses. Ses
attaques se traduisent par une défoliation des arbres infestés, leur
affaiblissement, puis, leur dépérissement. Pour limiter sa
population, des opérations sont, régulièrement, entreprises par les
services forestiers. Un traitement à base d’un produit biologique de
cet insecte ravageur, sur une superficie de 100 000 hectares, a
débuté au début du mois de septembre et devrait se poursuivre durant
le mois en cours. Durant la campagne qui sera entreprise tout au
long de la même période de l’année 2007, 85 000 nouveaux hectares
feront l’objet d’un traitement.
M. Noual tient,
d’autre part, à préciser que l’insecticide utilisé n’a aucun effet
nocif ni sur les humains ni sur la faune et la flore.
Ahmed
Mahieddine
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3e édition de la semaine de l’énergie
104 sociétés au
rendez-vous
La 3e semaine de
l’énergie en Algérie (SEA 3) s’est ouvert hier en fin d’après-midi à
Oran, par l’inauguration de la 3ème exposition internationale sur le
pétrole et le gaz (ALOGE 3) tenue au palais des expositions de
Médina Djedida. L’exposition enregistre la participation de 21 pays
représentés par 104 sociétés internationales, partenaires de
l’Algérie dans le secteur de l’énergie. Selon les organisateurs,
cette exposition permettra aux organismes pétroliers et gaziers
nationaux et internationaux de présenter leurs technologie et
savoir-faire, d’échanger des informations, de nouer de nouvelles
relations d’affaires, en tentant de développer le marché. Outre
cette manifestation, la 3e SEA comporte également deux autres
importants évènements. Il s’agit de la 5e conférence stratégique
internationale sur les opportunités d’investissement dans le secteur
de l’énergie en Algérie (CSI 5), prévue du 26 au 29 novembre 2006.
Ses organisateurs la conçoivent comme «un espace privilégié de
rencontres permettant aux dirigeants et experts des compagnies
nationales et internationales d’échanger leurs expériences et de
débattre, à la lumière des réformes en cours, des opportunités de
développement et d’investissements dans le secteur de l’énergie en
Algérie». Plusieurs thèmes seront abordés par les 450 participants
nationaux et étrangers dont la régulation économique dans le secteur
de l’énergie, la stratégie d’adaptation des entreprises historiques
face au contexte de l’économie du marché, les opportunités
d’investissement dans le domaine des hydrocarbures, de l’électricité
et de la distribution de gaz, et l’intégration régionale et le
libre-échange et la politique HSE (hygiène, sécurité et
environnement).
Des cadres
dirigeants de Sonatrach et Sonelgaz, les représentants de British
Petrolium, Shell, Statoil, Schlumberger, Repsol et Gaz natural,
Cepsa, Gaz de France, Sasol-Chevron, Sabic et la SNC-Lavalin
prendront part à ce salon. L’autre évènement concerne les 7es
Journées scientifiques et techniques (JST) de Sonatrach, prévues les
28 et 29 novembre courant. L’objectif de ces Journées (JST) est de
permettre aux cadres nationaux et étrangers du secteur de l’énergie
ainsi qu’à la communauté universitaire et scientifique de débattre
des derniers développements et défis liés à la technologie, à la
protection de l’environnement, au rôle des ressources humaines, au
management du risque, à l’économie et à la finance ainsi qu’à la
mondialisation. 147 communications sous forme orale, et 36
communications par poster figurent au programme. A noter que la
première édition des JST a été organisée en avril 1994. Cette 3e
édition de la semaine de l’énergie en Algérie, organisée par le
ministère chargé du secteur, est placée, cette année sous le slogan
«Les réformes, stratégies, opportunités et innovations».
R. A.
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3e session du bureau permanent de l’UGFA
La condition de
la femme arabe en débat
La troisième
session du bureau permanant de l’Union générale des femmes arabes (UGFA)
se tiendra demain à l’hôtel El-Aurassi, avec la participation de
représentantes de 17 pays arabes, apprend-on hier, auprès de Mme
Nouria Hafsi, la secrétaire générale de l’Union nationale des
femmes algériennes (UNFA). Au programme de cette rencontre de trois
jours que l’Algérie abrite après celles qui ont eu lieu au Yémen et
en Syrie, des thèmes portant sur «le combat de la femme algérienne
durant la guerre de Libérations nationale», et «sur les séquelles
laissées sur les femmes arabes lors des conflits et des guerres». Ce
dernier axe sera «un thème que présenteront aux débats les
représentantes de la Ligue arabe» a expliqué Mme Hafsi. Cette
session sera aussi une occasion pour les membres du bureau permanant
de dresser le bilan des activités des femmes arabes et de mettre en
place les moyens et les mécanismes pour un travail en union et de
profiter de l’ensemble des expériences. «Il y a lieu de retenir la
conférence sur «les acquis de la femme algérienne» que présentera
Nouara Djaâfar, la ministre déléguée chargée de la Famille et de la
Condition féminine, a ajouté la SG de l’UNFA, tout en soulignant
qu’«un communiqué sur les résolutions et les recommandations du
bureau permanant de l’Union générale des femmes arabes, sera rendu
public à la fin de la rencontre». Abordant par ailleurs, les
activités de l’Union nationale des femmes algérienne, Mme Hafsi a
déclaré que «bon nombre de programmes et d’actions ont été engagés à
l’échelle nationale avec pour objectif de prendre en charge les
préoccupations de la femme algérienne et que l’union soit le porte-
parole de celles qui n’ont pas de place dans les tribunes». Cela
dit, notre interlocutrice a conclu qu’«une grande bataille est menée
aujourd’hui par les militantes de l’UNFA pour une grande
représentativité de la femme algérienne lors des prochains
rendez-vous électoraux». Signalons que l’UNFA a repris l’édition de
sa revue Djazaira, gelée depuis des années et qui en est à son
deuxième numéro.
Habiba Ghrib
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