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A cause d’une prime de 800 DA

Les élus bloquent les APC

Crise à l’APW d’Alger

Manœuvres autour du budget

Ils proposent leur soutien à défaut de candidats

Les Aârchs présents aux élections

Pour éviter la division du parti aux sénatoriales

Belkhadem serre les vis aux prétendants

Ould Abbes à propos de l’application de la charte

«Les entraves administratives seront levées»

Pour faire propager la tariqa tidjania

Un séminaire international tous les deux ans

Armes biologiques

Création d’unités de détection précoce

Développement rural

Le Ceneap forme les associations

Grève à la RCATU d’Oran

119 salariés réclament 12 mois de salaires

 

ENQUETE

Près de 400 pieds-noirs se sont rendus à Alger

En quête d’un cœur blanc

 

Incendies de forêts

2 029 sinistres recensés en 2006

3e édition de la semaine de l’énergie

104 sociétés au rendez-vous

3e session du bureau permanent de l’UGFA

La condition de la femme arabe en débat

 

 26/11/06

 

 A cause d’une prime de 800 DA

Les élus bloquent les APC

Une majorité d’élus locaux boudent les sessions des commissions des marchés publics depuis que la tutelle a supprimé une prime instituée à cet effet. Une affaire qui menace de prendre une ampleur inattendue.

Le rythme de réalisation des programmes de développement et du programme présidentiel de soutien à la croissance économique sera-t-il freiné ou carrément remis en cause parce que nombre d’élus locaux ne semblent pas avoir apprécié une instruction du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales annulant l’attribution de la prime de 800 DA pour chaque élu et à chaque fois que la commission des marchés siège ? Cette instruction, récemment adressée par le ministère aux collectivités locales a été, d’ores et déjà, selon une source proche de ce département ministériel, très mal perçue par les élus qui se sont mis à freiner la tenue de réunions de commissions d’attributions de marchés. Cette situation est enregistrée dans des centaines d’Assemblées populaires communales (APC) parmi les

1 541 que compte le pays. Des dizaines de lettres ont été adressées par les élus à la tutelle et pour lesquelles, en réponse, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a expliqué qu’assister aux réunions de ces commissions relève des missions ordinaires des élus locaux et qu’à ce titre, l’octroi de cette prime n’est aucunement justifié.

Au plan organisationnel, les APC comptent trois commissions intervenant dans l’attribution de marchés. Il s’agit de la commission d’ouverture de plis, la commission d’évaluation financière et technique ainsi que la commission d’attribution. Jusque-là, le fonctionnement de ces commissions était régi par la circulaire 65/90 et le décret 463/91, vieille de quinze ans, et qui prévoyait de «motiver» les élus par cette prime afin d’accélérer la consommation effective des budgets. Dans la commune de Bordj Taher, dans la wilaya de Jijel, par exemple, quatre élus ont saisi le wali par écrit pour lui demander des comptes et c’est sur un conflit ouvert qu’a débouché le blocage actuel de l’APC. Selon notre source, il existe nombre d’élus qui multipliaient sciemment et parfois inutilement les sessions des commissions des marchés publics afin de relever leur «revenu». L’annulation de cette prime de 800 DA justifie-t-elle, aux yeux d’élus locaux, le fait de ne plus assister à ces réunions, pourtant très importantes au développement local ? Désormais, ces abstentions freinent la réalisation des programmes de réalisation de différents projets fixés dans le cadre de ces plans de développement, alors qu’il est de notoriété que les besoins sociaux sont énormes et que beaucoup de projets sont très déjà très en retard.

A cela, il faut ajouter le non respect, parfois, du code des marchés par l’octroi de marchés publics comme par exemple le fait de passer outre la réglementation qui exige la présentation d’un certificat de qualification par chaque entreprise postulant à un marché public, s’agissant de certains secteurs comme l’Habitat et les Travaux publics. Ce document n’est délivré à une entreprise que si celle-ci dispose de moyens humains et matériels adéquats pour la réalisation dé ces projets. Conséquences de cette situation : de nombreux marchés sont résiliés par la suite, des chantiers à l’arrêt et le nombre élevé d’avis d’appels d’offres coûteux sont publiés pour conclure à leur caractère infructueux. Cette situation porte préjudice aux populations attendant un développement de leurs communes et, par là, l’amélioration de leurs conditions de vie, en même temps qu’elle fait perdre des sommes colossales à l’Etat. Voilà un fait que l’opinion risque de retenir lors des prochaines communales.

M. Abi

 

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Crise à l’APW d’Alger

Manœuvres autour du budget

C’est hier que se sont tenus les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger. L’ordre du jour s’est rapporté à l’étude et l’adoption du projet de budget supplémentaire (BS) pour l’année 2006, l’étude et l’adoption du dossier du recouvrement des terres agricoles appartenant aux domaines, ainsi que le remplacement du défunt Keddache Mahfoud. Après la présentation du budget supplémentaire pour l’année 2006, d’un montant global de plus de 22,94 milliards de dinars, celui-ci est réparti comme suit : 36,6% pour le fonctionnement et 63,28% pour l’équipement et l’investissement. Les élus n’ont pas manqué, lors des débats, de critiquer le projet du BS dans la forme et dans le fond. Il est même à signaler qu’un débat houleux a caractérisé le reste des travaux. Certains intervenants ont dénoncé les dysfonctionnements et l’iniquité lors de l’élaboration de ce budget, ainsi que dans la gestion de l’Assemblée de wilaya. Selon M. Ferrah, élu FFS, «la commission des finances n’a pas suivi les voies réglementaires, puisque les élus n’ont pas été consultés lors de l’élaboration du budget». Il a poursuivi : «Nous ne connaissions même pas la teneur de ce projet et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on le découvre». Ainsi, des élus de l’opposition ont bien saisi l’occasion pour tirer à boulets rouges sur les membres de l’exécutif et de la commission des finances. Quelques uns sont allés même jusqu’à accuser ces derniers de vouloir détourner ce budget spécial et de l’utiliser à des fins électoralistes. «Un retard énorme est mis pour l’adoption de ce projet, on aurait du le faire depuis des mois mais certains l’ont laissé à quelque jours des sénatoriales pour l’instrumentaliser au profit de leurs partis»,

dira M. Ferrah. Pour M. Laouche, élu FLN, d’autres dysfonctionnements sont à relever dans ce budget : «Il n’y a pas

d’équité dans la répartition des enveloppes financières sur les communes. Il se trouve que les communes les plus pauvres ne bénéficient pas d’enveloppes conséquentes mais les grandes communes qui possèdent de grandes recettes fiscales bénéficient toujours de la grande part des budgets».

De son côté, le P/APW, face aux accusations directes et aux reproches continus des élus, concernant, notamment, le manque de transparence dans la gestion de quelques dossiers, a exigé des élus de ne pas «coller des étiquettes aux gens». A propos des accusations allant dans le sens de la dénonciation de la récupération politique de ce budget,

M. Zaim a rétorqué : «C’est un droit de faire de la politique. Le débat qu’on vient d’engager n’est qu’une preuve de la transparence et de la démocratie qui caractérise toutes nos actions et je suis prêt à l’assumer». Les travaux de cette session se poursuivront aujourd’hui.

Aomar Fekrache                            

 

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Ils proposent leur soutien à défaut de candidats

Les Aârchs présents aux élections

Le mouvement citoyen pèsera de tout son poids lors des prochaines échéances électorales.

Il aura à se prononcer, également, à chaque rendez-vous, et ce, en lançant une large concertation avec la base citoyenne et les cadres politiques d’une façon directe ou indirecte. La position à arrêter peut cependant changer d’une élection à une autre en situant les enjeux et en mettant en avant les intérêts de la population. C’est ce qui ressort du mémorandum élaboré par le mouvement citoyen. Si le mouvement des Aârchs affiche une volonté certaine à prendre activement part aux prochaines joutes électorales qui pointent d’ores et déjà à l’horizon, son refus de se transformer en parti politique n’est pas le fait du hasard. A ce propos, les auteurs dudit document estiment que «le mouvement citoyen est un cadre unificateur, rassembleur et est devenu la référence, voire un symbole aux yeux des Algériens qui se battent pour le recouvrement de leur citoyenneté». Comment, en effet, les délégués du mouvement pourront-ils unifier les rangs de la base militante quand on sait que celle-ci est composée de militants qui ne partagent pas nécessairement la même ligne politique ? Selon le mémorandum rédigé par les animateurs du mouvement citoyen, «il s’agit d’élargir et de privilégier la concertation pour l’implication d’autres cadres et forces en lutte». Sans les citer nommément, l’on pourra aisément déduire qu’il s’agit des forces républicaines, lesquelles forces permettront la consolidation du camp des démocrates et ce, pour l’instauration d’une république démocratique et sociale. Sur le champ politique, convient-il de souligner, les animateurs du mouvement citoyen occuperont jusqu’au moindre empan afin de faire valoir leurs revendications maintes fois exprimées. Dans ce document de sept pages, les animateurs du mouvement citoyen tout en retraçant la genèse de cette dynamique citoyenne depuis l’assassinat de Guermah Massinissa à ce jour, ont mis en exergue les objectifs à atteindre. Ainsi, le mouvement des Aârchs, qui a perdu de sa cohésion depuis notamment les dissensions qui l’ont segmenté, compte s’investir davantage sur le terrain en continuant d’agir à travers la dynamique de lutte citoyenne au sein de la société civile et ce, afin de faire avancer les libertés et surtout d’aboutir à une démocratisation totale. Conscients que le mouvement citoyen n’est actuellement représentatif qu’en Kabylie, les délégués ont jugé nécessaire et prioritaire d’aboutir à une représentation totale à travers toutes les localités du pays. Ce redéploiement, indique les rédacteurs dudit mémorandum, est «une nécessité pour faire partager le combat à l’ensemble des Algériennes et Algériens et constituer un rapport de force suffisant à même d’amorcer les changements attendus par les citoyens». Dans ce document, les délégués de l’aile dialoguiste rejoignent la position des délégués de l’aile anti-dialoguiste qui ont organisé jeudi dernier une conférence de presse au cours de laquelle ils n’ont pas ménagé M. Abrika. Pour rappel,  ceux-ci ont déclaré que «la délégation du mouvement citoyen n’a arraché aucune revendication». Ils ont indiqué que les acquis du mouvement sont dus à M. Allilouche et non à Belaïd Abrika. Pis encore, ils sont allés jusqu’à dire que l’aile dialoguiste est « une organisation satellitaire du Rassemblement national démocratique». Contacté par nos soins, le chef de file de la coordination des Aârchs daïras et communes (CADC) a déclaré qu’il n’a pas de commentaire à faire. «Pour moi, ces gens n’existent pas. Ils agissent à la manière de leur parti (le RCD, ndlr). Ils attendent la veille des échéances électorales puis ils rebondissent». Ironie du sort, Belaïd Abrika nous a affirmé que le même jour– jeudi– la CADC a tenu une réunion en session ordinaire durant laquelle elle a débattu de la situation politique nationale, en particulier du climat exaspérant qui règne en Kabylie. Durant cette réunion, il a été aussi question de la situation socio-économique qui prévaut dans la région. Ce qui est sûr et qu’il est important de signaler c’est que le duel à fleurets mouchetés auquel se livrent les deux ailes du mouvement citoyen aura un impact négatif sur le mouvement citoyen. Et dire que l’on parle de part et d’autre d’une nécessaire union des forces démocratiques. Ce n’est pas demain la veille !

Djamel Oukali

 

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Pour éviter la division du parti aux sénatoriales

Belkhadem serre les vis aux prétendants

Ce mercredi, l’instance exécutive du FLN devra se réunir pour les dernières orientations concernant les sénatoriales du 28 décembre prochain où le parti est déterminé à remporter la majorité. Une circulaire est attendue à l’issue de cette importante réunion pour apporter, apprend-on, les balises permettant de réussir dans les meilleures conditions la course à la majorité au Sénat, détenue jusque-là par le RND, avec 53 sièges mis en jeu à la faveur de ces joutes déterminantes. Le nombre de candidats ayant l’appétit de souscrire pour décrocher un siège de sénateur et briguer un mandat en haute chambre met certainement le parti dans un malaise profond. Lequel malaise amoindrit, selon les observateurs, les chances des candidats FLN de rivaliser avec leurs concurrents imposés par l’offensive du RND, du MSP et à un degré moindre El Islah. La direction du FLN veut mettre les bouchées doubles. Outre les alliances à envisager avec le PT, le FNA ou le MRN, le FLN veut limiter les candidatutres aux primaires et diffuser la consigne de vote à l’ensemble du collège pour imposer une seule candidature pour le jour J. Une manière d’asseoir une discipline électorale et d’éviter la concurrence interne et sauvegarder le cumul des voix qui risquent d’être émiettées entre plusieurs prétendants. Un impératif, faute de quoi, les lièvres rebelles seraient sévèrement sanctionnés. Peut-on aller jusqu’à exclure les récalcitrants ? La réponse est vite donnée par un proche de l’instance exécutive ayant requis l’anonymat : «Que faire des fauteurs de trouble et militants indisciplinés qui n’en font qu’à leurs têtes pour assouvir des intérêts personnels aux dépens de l’intérêt du parti qui doit primer ?» Notre interlocuteur ajoutera que «la circulaire vient à point nommé pour empêcher également des connivences développées par des affinités extra-FLN et nourries par des intentions de sape délibérées sous prétexte de revanche». Mais beaucoup de FLNistes s’interrogent d’ores et déjà si la circulaire ne s’inscrit pas dans une approche antidémocratique. Notre source déclare que: «C’est un faux prétexte par lequel les pêcheurs en eau trouble veulent garder intactes leurs complicités mesquines». Plusieurs ministres et personnalités influentes du parti sont mobilisés pour la circonstance afin de mener un travail de sensibilisation dans le cadre de la campagne sénatoriale. Les primaires à Alger et Bouira, premières du genre, sont prévues pour demain.

Salah Bey

 

OPA du RND à Bouira ?

Le favori Bidi Djamaâ, membre RND de l’APW de Bouira, est en passe de brouiller les cartes du FLN et risque, sauf un sursaut d’orgueil, de priver le FLN du prestigieux siège à la wilaya de Bouira. Avec l’entrée en lice de pas moins de quatre candidats de l’ex-parti unique qui risque de laisser des plumes dans une course impitoyable où le jeu de coulisses et de collusion est la seule foi qui commande les intérêts des uns et des autres. Sur les starting-blocks FLN, on enregistre la galerie faite des prétendants suivants : Djamel Gharbi, P/APW et fer de lance du mouvement de redressement local, Larbi Mohamed et Nourri Mohamed, respectivement P/APC du chef-lieu de Bouira et P/APC Aïn Bessam, qu’on dit appuyé par l’actuel sénateur du RND M. Bouha et le chef du cabinet du wali. Et enfin Bouguerra Abdelkader, V-P/APW de Bouira et membre du conseil national. Porté favori, le pressenti à la tête de la mouhafada de la wilaya de Bouira aurait, selon certaines indiscrétions, l’appui solide du bureau de la mouhafada et l’agrément du secrétariat de l’instance exécutive qui voient en lui le «joker» gagnant et l’homme consensuel en mesure de barrer la route d’Alger au candidat RND.       

F. O.

 

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Ould Abbes à propos de l’application de la charte

«Les entraves administratives seront levées»

A l’occasion de l’ouverture, hier, des travaux du mécanisme africain d’évaluation par les pairs, Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, est revenu sur les résultats «très fructueux» de la politique de réconciliation nationale. Se voulant rassurant vis-à-vis des personnes qui se sentent lésées dans leurs droits et qui n’arrivent toujours pas à bénéficier des dispositions de l’ordonnance de mise en œuvre de la charte,  le ministre a rappelé l’engagement de l’Etat et sa mission consistant à lever les entraves administratives rencontrées par les bénéficiaires des dispositions de la loi et s’accorde le droit de punir toute récidive à l’égard de ceux qui ont bénéficié des dispositions promulguées.

En citant dans le détail les efforts fournis par l’Etat pour instaurer la paix, le ministre a rendu  hommage à la résistance et aux combats des femmes qui ont souffert et étaient les premières victimes de la décennie noire. «La combativité qui a été la leur les honore et a fait d’elles un symbole et une référence, ça les a propulsé au devant de la scène, renforçant leur pouvoir décisionnel et leur contribution effective dans le façonnement de ce nouveau paysage institutionnel tourné vers la modernité et le progrès», dira

Ould Abbès. Le moment est venu, selon lui, de prendre ces femmes en charge et de les encadrer, d’où la création d’une société civile et d’un mouvement associatif notamment dans les milieux fragilisés sur le plan sécuritaire et économique. «Ce mouvement a permis la création de 7 740 postes d’emploi», a-t-il indiqué. Evoquant la philosophie de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, M. Ould Abbès a indiqué qu’elle exprime la volonté politique d’éliminer les foyers de tension qui ont gêné l’évolution saine et normale des institutions et traduit l’aspiration du peuple à la sérénité et au resserrement des liens familiaux et sociaux.         

Nouria B.

 

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Pour faire propager la tariqa tidjania

Un séminaire international tous les deux ans

Séminaire qui a pris fin officiellement, hier. C’était prévisible. L’organisation d’un séminaire international, tous les deux ans, sur la tariqa tidjania, la création d’une commission chargée de l’organisation de l’évenement, placée sous le patronage du président de la République ainsi que la mise sur pied d’un conseil scientifique spécialisé dans la voie tidjania sont les principales recommandations ayant sanctionné le premier séminaire international sur la tariqa tidjania, organisé ces trois derniers jours dans la wilaya de Laghouat. Séminaire qui a pris fin officiellement, hier.

Les recommandations du séminaire, au nombre de neuf (09), paraphées par la commission installée pour la circonstance, ont été lues par le conseiller du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Hamza Yadoughi, membre de la commission en question. Ce dernier, se prononçant devant un parterre composé des prédicateurs de la voie tidjanie, venus des quatre coins du monde, des sympathisants de la tariqa, des étudiants de l’Université Amar Tledji, de Laghouat, et les représentants des médias, a souligné que les recommandations du séminaire demeurent provisoires. «le lieu de l’organisation des futurs séminaires ne sera pas forcément dans la wilaya de Laghouat puisque la tariqa est répandue dans de nombreuses localités du pays, voire dans de nombreux pays, donc la décision reviendra à la commission de l’organisation quant au choix des lieux qui abriteront les séminaires à venir», a indiqué le responsable du ministère. Sur ce point précis, peu avant l’intervention de M. Yadoughi, le fils de l’actuel chef de la principale zaouia tidjania, a plaidé, lors de sa prise de parole, pour que la wilaya de Laghouat soit le lieu des prochains rendez-vous, en raison, soutient-il, que le berceau de cette filiale est à la région, précisément dans la contrée d’Aïn Madhi, qu’a vu naître Sidi Ahmed Tidjani, maitre de la tariqa. Ce même intervenant n’a pas manqué d’exhorter les pratiquants de la voie et ses sympathisants de faire du bourg d’Aïn Madhi, un lieu rassembleur des tidjanis de par le monde. Cet appel, chuchotent quelques participants présents à la salle des Conférences de l’Université Amar Tledji, est une réponse au voeux des Marocains qui estiment la «khilafa» de la tariqa.

AOA, la grande absente

En dépit de l’invitation qui lui a été faite par les organisateurs du séminaire, l’Association des Ouléma algériens (AOA) n’a pas pris part à cette manifestation. Aucun représentant de cette association à caractère religieux n’a été, en effet, présent aux travaux du premier séminaire international sur la voie tidjania. Pourquoi? A dire vrai, il nous a été difficile pour ne point dire impossible d’avoir une réponse claire ou du moins convaincante quant à cette question. La majorité des participants à cet événement international que nous avons approchés se sont montré, pour le moins que l’on puisse dire, ambigus dans leurs réponses. «Pour raison des programmes chargés des invités» disent les uns et

«l’invitation leur a été faite et c’est leur choix de statuer là-dessus. Ils sont libres dans leur position», estiment les autres. Or, dans ce qui se disait dans les coulisses et qu’on ne veut pas exprimer clairement, ressort de divergences de tailles entre les Ouléma et les prétendants des voies (toroq). A en croire quelques explications qui  nous ont été données sous couvert de l’anonymat, on comprend que si les prédicateurs et les autres fidèles des différentes filiales ne voient dans leur pratique aucune contradiction avec les rites et les principes spirituels de la religion, les Ouléma trouvent, quant à eux, une non- convenance de certaines pratiques, habituées par les voies, avec la confession musulmane. Pratiques qu’on qualifie de «bidaâ», qui veut dire, à peu près, des inventions.

M. Kechad

 

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Armes biologiques

Création d’unités de détection précoce

L’Algérie envisage de se doter d’unités nationales et régionales de détection précoce d’agents bactériologiques pouvant entrer dans la fabrication d’armes biologiques. L’information vient d’un responsable d’Interpol en Algérie qui ajoute que cette mesure entre dans le cadre de l’«application de la convention portant sur l’interdiction de la fabrication et de la prolifération d’armes biologiques». D’autres mesures seront, selon Interpol, prises par l’Algérie dans le cadre de cette convention, dont le renforcement des mesures de contrôle dans des laboratoires pour s’assurer que des agents bactériologiques ne soient pas transférés vers des destinataires autres que celles programmées, ainsi que la création de laboratoires de référence spécialisés. Les mesures prises aux frontières seront renforcées pour lutter con-tre tout éventuel trafic illicite d’agents bactériologiques pouvant être utilisés dans la fabrication d’armes biologiques. Interpol, qui se félicite de la prise de certaines mesures par le gouvernement algérien dans le cadre de la lutte contre la prolifération d’armes biologiques, annonce que l’Algérie n’a non seulement essayé d’appliquer des mesures dans ce cadre au plan interne mais a, également, fourni des efforts importants favorisant l’application de cette convention au plan universel. L’Algérie s’est, notamment depuis la ratification de la convention interdisant la prolifération d’armes biologiques, mise à adapter ses législations internes à celles internationales interdisant le trafic illicite d’agents bactériologiques. Il s’agit de renforcer des législations déjà existantes et interdisant ces trafics. L’Algérie qui s’est engagée à ne pas favoriser la prolifération de ces armes, ne pas en produire et ne pas stocker des agents toxines, bactériologiques et biologiques, sauf à des buts légaux et pacifiques.

L’Algérie qui a ratifié l’ensemble des conventions internationales visant à empêcher la prolifération d’armes à destruction massive participe, de façon efficace, à favoriser l’application de ces conventions au plan universel renforcera ses moyens matériels pour mieux suivre le cheminement de ces agents bactériologiques et empêcher, par là, qu’ils ne tombent entre les mains de personnes ou parties qui voudraient les utiliser dans le but de fabriquer des armes biologiques et empêcher, également, leurs transferts illégaux vers l’étranger. Des mesures qui visent à faire face à toute éventualité.        

M. Abi

 

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Développement rural

Le Ceneap forme les associations

Le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) a abrité jeudi un atelier de formation de deux jours au profit d’une trentaine de représentants du mouvement associatif en vue de faire contribuer les différentes associations civiles au succès de la politique nationale de développement rural, rapporte l’APS. Ce cycle de formation a pour objectif de

«renforcer le tissu associatif intervenant en milieu rural et la diffusion la plus large des concepts et principes de la politique de renouveau rural dans le cadre de la Stratégie nationale de développement rural durable (SNDRD)», a indiqué le ministre délégué au Développement rural, Rachid Benaïssa. La formation comprend plusieurs axes : «Etat des connaissances du monde rural», «Les politiques rurales récentes dans le monde», «La politique du Renouveau rural» «La gouvernance rurale», 

«Outils et procédures des projets de proximité»...

Les personnes qui seront formées par des experts du Ceneap et des universitaires, seront à leur tour chargées de former, durant tout le mois de décembre prochain, des associations locales dans 21 wilayas, a indiqué le ministre. Cette opération se généralisera dès le début de  l’année prochaine pour toucher toutes les wilayas du pays. Après leur formation, ces associations «seront habilitées à transmettre les informations aux populations et les mobiliser pour monter des projets de développement durable», a encore expliqué le ministre. A l’ouverture de ces journées de formation,

M. Benaïssa a mis l’accent sur l’importance de l’information pour atteindre les objectifs escomptés.

«L’intrant information est plus important que l’intrant argent», a-t-il dit. Il est attendu également de ces journées de formation la constitution du réseau appelé «Mouvement associatif accompagnant la SNDRD», sous l’abréviation MAA Stratégie.

 Elaborée en 2004, la stratégie de développement rural vise la dynamisation des campagnes, en exploitant la vitalité de leurs populations et la diversité de leurs atouts naturels, culturels et économiques. En utilisant un système informatique très sophistiqué, le ministère a élaboré une cartographie des 1 500 communes d’Algérie, dont 979 sont des communes rurales. La stratégie a été élaborée en s’appuyant justement sur des données économiques et sociales très détaillées sur ces communes.

Redouane A.

 

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Grève à la RCATU d’Oran

119 salariés réclament 12 mois de salaires

Les travailleurs de la RCATUO (Régie communale autonome de transport urbain d’Oran) ont observé hier un sit-in à Sananès -alors qu’il était prévu devant le siège de l’APC- pour réclamer leurs 12 mois de salaires impayés et dire, parallèlement, leur refus à la dissolution de leur entreprise. C’est ce qui ressort des banderoles déployées par les 119 salariés, dont certains comptabilisent plus de vingt-cinq ans d’ancienneté. En tout cas, tous étaient unanimes et imputaient essentiellement à la commune la dégradation de la situation au sein de l’entreprise, particulièrement le conseil de gestion de la Régie, «au point de se retrouver aujourd’hui, soutient-on, avec 12 mois de salaires impayés». Le représentant de la section syndicale UGTA a, tout en niant que les dettes de la régie ont atteint les 120 milliards de dollars, estimé pour sa part qu’il n’y avait désormais plus de place pour les «promesses données par différents responsables et jamais tenues». 

E. Ikram

 

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ENQUETE

Près de 400 pieds-noirs se sont rendus à Alger

En quête d’un cœur blanc

Eberlués, ils ne savent quoi dire, quoi faire sauf à s'étonner de ce pays qu'on ne reconnaît qu'à travers ses vieilles bâtisses que les législateurs de la droite française prêtent toute honte bue à la prétendue mission  «civilisatrice» de la colonisation .

Vieux et patraques d’un pays qu’ils n’ont plus revu voilà quarante-quatre ans. Les pieds-noirs. Ah ! Quelle histoire. Qui peut croire encore à une telle fable ? Ou plutôt à un retour aux «sources», timide au début, mais qui prend soudainement l’allure d’un phénomène social tout à fait nouveau pour cette Algérie du troisième millénaire. Pour cette jeunesse qui ne connaît des pieds- noirs que quelques bribes éparses dans les manuels scolaires. Pourquoi reviennent-ils en masse? Pourquoi maintenant ? L’Algérie a-t-elle changé à leurs yeux ? Qu’attendent-ils des Algériens ? Une chose est sûre à ne pas douter, mais que ces derniers s’ y refusent toutefois d’avouer : «Ils ne veulent plus mourir sans revoir ne serait-ce qu’une seule fois, le pays qui les a vus naître et grandir» tranche catégorique un vieux routier du tourisme, tout heureux, lui, de voir tout ce beau monde retourner les talons après tant de tergiversations, d’atermoiements et surtout de peur. Dimanche 19 novembre, un paquebot «Princesse Danae» largue ses amarres au port d’Alger. A l’intérieur grouillent 370 pieds-noirs. Le voyage ou la croisière est la première du genre après celle d’Oran, survenue quelques jours auparavant. A Alger c’est l’agence Voyage Plus qui a pris sur elle l’organisation de l’événement. Ils n’avaient, au fait, entre les mains que quatre jours. Seulement quatre ! Pas du tout suffisant pour un pays qu’on n’a jamais cessé d’aimer du haut de leur âge et même en dépit d’une santé juste utile à tenir debout un corps en défriche. Normal. Ils y sont nés. C’est ici qu’ils ont fait leurs premiers pas de bébé. Grandis et appris l’abécédaire d’une vie qui ne leur a pas réservé que des surprises. Bref, pour assouvir une nostalgie vieille de près d’un demi-siècle, il fallait bien d’autres jours. Les pieds aussitôt sur terre et déjà voilà des visages en haleine. Un calme précaire qui en dit long sur un moment qu’ils attendaient depuis toujours. Etouffés par une surcharge d’émotions qu’on a enfouie dans son subconscient quatre décennies durant.  Eberlués, ils ne savent quoi dire, quoi faire sauf à s’étonner de ce pays qu’on ne reconnaît qu’à travers ses vieilles bâtisses que les législateurs de la droite française prêtent toute honte bue à la prétendue mission «civilisatrice» de la colonisation. Le pays même s’il reste le même, son visage a bel et  bien changé. Plus d’indigènes, plus d’écoles de deux collèges, plus de propriétaires féodaux, plus de Fatma, de cireurs de chaussures, plus de Lagaillarde, de De Serigny et de son Echo d’Alger…même si les problèmes actuels de l’Algérie restent autant cruels. Des fois même pires. Premier couac donc, le pays change de look. D’où un certain désarroi facilement visible sur des visages rangés par la nostalgie.

Précurseurs

La question qui fâche : pourquoi avoir attendu autant d’années pour revenir ? Les réponses fusent et se ressemblent toutes. Jean Paul Gavino, 72 ans, pied- noir de Médéa analyse : «Les raisons sont multiples mais c’est surtout la décennie quatre vingt- dix où l’Algérie était confrontée au terrorisme et à l’insécurité». Oui, mais bien avant, dans les années 1980 par exemple ? «On avait peur, du régime, du FLN, les esprits n’étaient pas encore disposés.»

Maryse, 58 ans, elle aussi originaire de Médéa parle, elle, d’une peur «viscérale» car, dit-elle, les pieds-noirs à l’unisson assurent à ce jour qu’ils ont été chassés en 1962 par le FLN. Tous, même s’ils se disent soulagés d’une visite qu’ils lorgnaient depuis des lustres, regrettent, effectivement cette longue absence. «On aurait pu venir plutôt. C’est ça aussi la vie. On ne peut pas tout faire» lâche, mélancolique, Maryse, heureuse de

retrouver à Médéa la boutique de réparation des Télévisions et des radios que tenait son père. En France, poursuit-elle, les pieds-noirs ne parlaient que du pays. L’Algérie est sur toutes les lèvres. L’actualité du pays est minutieusement scrutée, voire auscultée et radiographiée. Pas d’info qui passe sans qu’elle ne fasse l’objet de débat. «Les pieds sont ailleurs, mais le coeur est ici», glisse-elle. Que se soit en tout cas, en famille, entre amis ou dans le cadre des associations des pieds-noirs, l’Algérie est le seul sujet qui cimente à ce jour cette communauté pas du tout comme les autres. Mais, et comme il y a toujours de mais, il y a eu les «précurseurs». Des Vasco de Gama ou des Christophe Colomb à la recherche d’un pays édénique que, eux, à la différence, ont bel et bien connu. Des éclaireurs ont qui «risqué» quelques pas sur la terre algérienne pour prendre le pouls d’une population dont on n’a cessé de regarder avec méfiance. Une «mission» d’inspection qui a débouché en 2004 sur l’envoi en croisière à Oran d’une centaine de pieds-noirs. Le rapprochement politique entre l’Algérie et la France, la visite de Chirac à Alger et tout ce bric-à-brac d’événements a précipité ce mouvement. Les visites, mais à titre individuel, se sont poursuivies dans l’indifférence d’une jeune population qui ignore presque tout ou, sinon, ne sait que très peu de choses de ces anciens habitants de l’Algérie. Des voix évoquent, surtout, le rôle, bien qu’officieux, de Bouteflika. Certains lui prêtent cette ouverture même si, en réalité, aucune mesure, politique qu’elle soit, militaire ou administrative, n’empêchait ces citoyens français de revoir leur pays natal. Il ont même le droit, assure Maryse, d’acquérir des propriétés, des maisons surtout. «Un de mes clients en France s’est acheté un appartement à Alger où d’ailleurs il vit depuis», affirme-t-elle. Jean Paul, lui, a un ami, un ancien propriétaire terrien,  qui s’est installé depuis dix ans déjà à Bou-Ismaïl, dans la wilaya de Tipaza. «Ils sont très nombreux à vouloir revenir et de façon définitive en Algérie. Il leur faut un peu de temps seulement», avoue-t-il. D’autres encore, et ils sont nombreux ceux-là, qui débarquent au pays accompagnés de leurs enfants. Marcelle, belle-sœur de Jean Paul, a insisté pour que sa fille l’accompagne dans le voyage. «Je veux que ma fille apprenne l’histoire de sa famille. La terre où sa mère a vu le jour et a fait ses premières armes», dit-elle.

Autres temps, autres mœurs ?

Si l’Algérie, comme ils n’ont cessé de le clamer haut et fort a bien changé, si le climat paraît nettement moins crispé qu’avant entre les deux pays, notamment sur ce sujet-là qui n’a eu de cesse de buter sur une histoire dont la plaie n’est pas encore totalement cicatrisée, la communauté des pieds-noirs, forte de son million, est prête, selon nos interlocuteurs, de retourner encore plus massivement au pays avec un visage nouveau. Totalement, assurent-ils, dépourvus d’un passif contentieux qui n’a fait durant quarante-quatre ans, qu’approfondir un fossé entre les deux communautés.

«L’Algérie est un pays indépendant, riche, un pays de jeunes. Nous voulons nous aussi revenir voir les tombes de nos aïeux. Nous remémorer des souvenirs qu’on n’oubliera jamais», tranche Maryse. Même s’ils sont aussi nombreux les irréductibles de l’Algérie française qui d’ailleurs n’ont jamais souhaité se rendre dans le pays- parce qu’ils se reprochent bien des choses- ceux qui ont fait la traversée méditerranéenne, eux, n’ont qu’un seul et unique souhait : revenir autant que possible dans ce pays. Ce qui s’est passé, disent-ils, appartient au passé et que leur désir n’est pas de remuer la boue. D’ailleurs, ils n’entendent pas rester en si bon chemin. Plusieurs croisières sont prévues, en avril et en septembre 2007, à Skikda et à Annaba. Là aussi la communauté s’était bien implantée. Un opérateur privé en France, Club des Croisières, s’est spécialisé, lui, dans ce produit et ses responsables entendent dans l’avenir redoubler, voire tripler leurs clients qui, eux, n’en demandent que pareilles initiatives.

Communauté particulière. Marqués à jamais par une histoire et une guerre meurtrière dont ils se disent être les principales victimes, les pieds-noirs, en dépit de toutes ces années, n’ont pu ravaler leur départ de l’Algérie. Une blessure, ils la gardent intacte. Non seulement contre De Gaule «qui a négocié la libération du

pays», mais surtout envers les Français, ce peuple qui les a en 1962 accueillis comme des intrus qu’ils portent leurs doigts accusateurs. «A l’école, quand je suis arrivée en France, les élèves de ma classe se moquaient de moi en me demandant de montrer si mes pieds étaient vraiment noirs», se souvient, les larmes aux yeux,  Maryse. Symbole d’une communauté qui a tout perdu.

Amine Goutali

 

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Incendies de forêts

2 029 sinistres recensés en 2006

Les incendies de forêts, observés durant l’année en cours ont causé, nettement, moins de dégâts à la couverture forestière du pays que lors de ces dix dernières années.

Seulement 14 960 hectares, constitués de forêts, de maquis et de broussailles ont, à ce jour, été parcourus par le feu. En référence, il convient d’indiquer que durant la période estivale de 1994, 271 000 hectares de superficies forestières ont été affectés par les incendies.

Le directeur de la faune et de la flore à la Direction générale des forêts, Noual Mohamed Seghir, indique que le tiers des incendies à l’origine des pertes les plus importantes causées aux superficies forestières, au cours de l’année 2006, se sont déclarés durant le mois d’octobre dernier période durant laquelle a régné, en diverses régions du pays, une canicule exceptionnelle. Les températures enregistrées à ce moment avaient, suivant les régions, oscillé entre 35 et 43 degrés centigrades.

Avec une superficie de 7 000 ha attaquée par le feu, dont 4 450 hectares de forêts, la région Est, principalement dans les wilayas de Béjaïa et Jijel, aura été celle qui a, le plus, été affectée. Elle est suivie par celle du Centre où 5 528 hectares, dont 2 477 de forêts ont été la proie des incendies dans les wilayas de Tizi Ouzou et Aïn Defla, en particulier. M. Noual note que, bizarrement, c’est la région Ouest, où les conditions climatiques ont tendance à faciliter les départs de feu en milieu forestier, qu’il a été relevé le moins d’incendies. Les divers foyers qui s’y sont déclarés se sont développés sur une superficie totale de 2 427 hectares, dont 835 constitués de forêts, dans les wilayas de Tlemcen, Mascara et Chlef. Le directeur de la faune et de la flore déclare préférer parler de superficies «parcourues» par le feu qu’incendiées compte tenu du fait que, généralement, le taux de reprise végétale, après chaque passage d’incendie est, globalement, estimé entre 50 et 60%.

M. Noual explique la diminution des pertes occasionnées par les incendies au secteur forestier par divers facteurs. «Les interventions sur les sinistres sont plus rapides. Les incendies, parce que signalés à temps sont, de plus, traités avant qu’ils ne prennent de l’ampleur. Il faut dire, aussi, que le dispositif d’alerte et de lutte a été, sensiblement, renforcé par l’apport de 504 véhicules de terrain dont 160 sont équipés de kits de première intervention». Il rappelle, par ailleurs, que le renforcement de la campagne de sensibilisation et l’implication des populations riveraines des zones forestières, ont constitué autant d’atouts à même de peaufiner les moyens de prévention et d’intervention pour pouvoir protéger, plus efficacement, le patrimoine forestier du pays.

Les incendies ne sont pas les seuls à mettre en danger les superficies forestières. La chenille processionnaire est un parasite qui peut causer de sérieux ravages, tout particulièrement, aux espèces résineuses. Ses attaques se traduisent par une défoliation des arbres infestés, leur affaiblissement, puis, leur dépérissement. Pour limiter sa population, des opérations sont, régulièrement, entreprises par les services forestiers. Un traitement à base d’un produit biologique de cet insecte ravageur, sur une superficie de 100 000 hectares, a débuté au début du mois de septembre et devrait se poursuivre durant le mois en cours. Durant la campagne qui sera entreprise tout au long de la même période de l’année 2007, 85 000 nouveaux hectares feront l’objet d’un traitement.

M. Noual tient, d’autre part, à préciser que l’insecticide utilisé n’a aucun effet nocif ni sur les  humains ni sur la faune et la flore.   

Ahmed Mahieddine

 

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3e édition de la semaine de l’énergie

104 sociétés au rendez-vous

La 3e semaine de l’énergie en Algérie (SEA 3) s’est ouvert hier en fin d’après-midi à Oran, par l’inauguration de la 3ème exposition internationale sur le pétrole et le gaz (ALOGE 3) tenue au palais des expositions de Médina Djedida. L’exposition enregistre la participation de 21 pays représentés par 104 sociétés internationales, partenaires de l’Algérie dans le secteur de l’énergie.  Selon les organisateurs, cette exposition permettra aux organismes pétroliers et gaziers nationaux et internationaux de présenter leurs technologie et savoir-faire, d’échanger des informations, de nouer de nouvelles relations d’affaires, en tentant de développer le marché. Outre cette manifestation, la 3e SEA comporte également deux autres importants évènements. Il s’agit de la 5e conférence stratégique internationale sur les opportunités d’investissement dans le secteur de l’énergie en Algérie (CSI 5), prévue du 26 au 29 novembre 2006. Ses organisateurs la conçoivent comme «un espace privilégié de rencontres permettant aux dirigeants et experts des compagnies nationales et internationales d’échanger leurs expériences et de débattre, à la lumière des réformes en cours, des opportunités de développement et d’investissements dans le secteur de l’énergie en Algérie». Plusieurs thèmes seront abordés par les 450 participants nationaux et étrangers dont la régulation économique dans le secteur de l’énergie, la stratégie d’adaptation des entreprises historiques face au contexte de l’économie du marché, les opportunités d’investissement dans le domaine des hydrocarbures, de l’électricité et de la distribution de gaz, et l’intégration régionale et le libre-échange et la politique HSE (hygiène, sécurité et environnement).

Des cadres dirigeants de Sonatrach et Sonelgaz, les représentants de British Petrolium, Shell, Statoil, Schlumberger, Repsol et Gaz natural, Cepsa, Gaz de France, Sasol-Chevron, Sabic et la  SNC-Lavalin prendront part à ce salon. L’autre évènement concerne les 7es Journées scientifiques et techniques (JST) de Sonatrach, prévues les 28 et 29 novembre courant. L’objectif de ces Journées (JST) est de permettre aux cadres nationaux et étrangers du secteur de l’énergie ainsi qu’à la communauté universitaire et scientifique de débattre des derniers développements et défis liés à la technologie, à la protection de l’environnement, au rôle des ressources humaines, au management du risque, à l’économie et à la finance ainsi qu’à la mondialisation. 147 communications sous forme orale, et 36 communications par poster figurent au programme.  A noter que la première édition des JST a été organisée en avril 1994. Cette 3e édition de la semaine de l’énergie en Algérie, organisée par le ministère chargé du secteur, est placée, cette année sous le slogan «Les réformes, stratégies, opportunités et innovations».   

R. A.

 

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3e session du bureau permanent de l’UGFA

La condition de la femme arabe en débat

La troisième session du bureau permanant de l’Union  générale des femmes arabes (UGFA) se tiendra  demain à l’hôtel El-Aurassi, avec la  participation de représentantes de 17 pays arabes, apprend-on hier, auprès de Mme Nouria  Hafsi, la secrétaire générale de l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA). Au programme de cette rencontre de trois jours que l’Algérie abrite après celles qui ont eu lieu au Yémen et en Syrie, des thèmes portant sur «le combat de la femme algérienne durant la guerre de Libérations nationale», et «sur les séquelles laissées sur les femmes arabes lors des conflits et des guerres». Ce dernier axe sera «un thème que présenteront aux débats les représentantes de la Ligue arabe» a expliqué Mme Hafsi. Cette session sera aussi une occasion pour les membres du bureau permanant de dresser le bilan des activités des femmes arabes et de  mettre en place les moyens et les mécanismes pour un travail en union et de profiter de l’ensemble des expériences. «Il y a lieu de retenir la conférence sur «les acquis de la femme algérienne» que présentera Nouara Djaâfar, la ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, a ajouté la SG de l’UNFA, tout en soulignant qu’«un communiqué sur les résolutions et les recommandations du bureau permanant de l’Union générale des femmes arabes, sera rendu public à la fin de la rencontre». Abordant par ailleurs, les activités de l’Union nationale des femmes algérienne, Mme Hafsi a déclaré que «bon nombre de programmes et d’actions ont été engagés à l’échelle nationale avec pour objectif de prendre en charge les préoccupations de la femme algérienne et que l’union soit le porte- parole de celles qui n’ont pas de place dans les tribunes». Cela dit, notre interlocutrice a conclu qu’«une grande bataille est menée aujourd’hui par les militantes de l’UNFA pour une grande représentativité de la femme algérienne lors des prochains rendez-vous électoraux». Signalons que l’UNFA a repris l’édition de sa revue Djazaira, gelée depuis des années et qui en est à son deuxième numéro.           

Habiba Ghrib

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