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Le président du Forum des Chefs d'Entreprises Rédha Hamiani
Hausse de consommation égale hausse d’importation
Le
président du Forum des chefs d'entreprises a expliqué la
hausse considérable des importations pour cette année
par l'augmentation de la demande intérieure et celle de
la moyenne de la consommation des Algériens.
Dans
une déclaration à El Khabar, Rédha Hamiani a expliqué
que le FCE a mis en garde le gouvernement de l’inutilité
de cette décision, qui ne stoppera pas la hausse des
importations, en l’absence d’une politique efficace de
promotion de la production nationale. D’autre part, le
président du Forum des chefs d’entreprises a expliqué la
hausse considérable des importations pour cette année
par l’augmentation de la demande intérieure et celle de
la moyenne de la consommation des Algériens, en vertu de
l’amélioration du pouvoir d’achat des Algériens. Il a
expliqué cette amélioration par les augmentations des
salaires décidées par le gouvernement pour calmer le
front social, en plus de la subvention des prix de
certains produits. Cela a conduit, par ailleurs, à
l’augmentation des importations en produits de
consommation que la machine nationale de production a
échoué de couvrir. Rédha Hamiani a enfin appelé à la
nécessité de protéger la production nationale de la
concurrence étrangère, en particulier le tissu
industriel, indiquant que le marché algérien n’a pas été
ouvert aux étrangers mais leur a été donné.
C.
L.
Un trafiquant de stupéfiants arrêté
600
comprimés de psychotropes saisis dans un domicile
Partant sur la base des renseignements parvenus à la
brigade de la police judiciaire de Dar El Beida, un
trafiquant de drogue a été arrêté et 614 comprimés de
psychotropes et 7 capsules de différentes marques prêtes
à l’utilisation ont été récupérés. En effet, cette
affaire a été élucidée vendredi dernier. Les policiers
ont réussi à localiser le trafiquant de drogue qui était
dans son quartier, en possession de plusieurs dizaines
de comprimés de psychotropes. Après quelques minutes de
surveillance, il a été arrêté en flagrant délit de vente
des comprimés de psychotropes. Poursuivant leur enquête,
les policiers de la PJ de Dar El Beida se sont rendus au
domicile de ce trafiquant. L’opération de perquisition a
permis la récupération de 614 comprimés de
psychotropes, 7 capsules et une somme d’argent, estimée
par les enquêteurs à 8 000 DA. En fait, la somme
d’argent découverte au domicile de l’accusé représente
le revenu des comprimés de psychotropes vendus par ce
dernier. Présenté devant le procureur de la République
près la cour d’El Harrach, il a été écroué.
S.
Abi
Asphyxie et meurtre
Deux découvertes macabres
Un
homme de 32 ans a été sauvé in extremis d’une mort
certaine par asphyxie au monoxyde de carbone dans la
soirée de samedi au village Ait Salah dans la commune de
Bouzeguene, avons-nous appris de la Protection civile.
L’alerte a été donnée par des proches de la victime qui
se chauffait avec un appareil à gaz butane à l’intérieur
de sa chambre. Les éléments de la Protection civile
l’ont évacué vers l’hôpital de Azazga et il est hors de
danger. Par ailleurs, selon la même source, le corps
sans vie d’un homme répondant aux initiales A.M (57 ans)
a été découvert au village Iguer dans la commune de
Souamaa vendredi dernier en début de soirée. La victime
portait de traces de blessures au niveau de la tête.
Toujours selon notre source, samedi dernier un jeune de
22 ans a été retrouvé pendu dans une vieille maison
familiale au village Tala Guehia dans la commune de Ait
Aïssa Mimoune.
Hamid M.
Drame
Un
enseignant se suicide par pendaison
Un
enseignant relevant du douar Semaoune dans la commune de
Chemini a été retrouvé hier pendu à un pylône
électrique. Il s’est pendu au moyen d‘une corde. Il a
laissé une femme et deux enfants en bas âge.
H.
C.
La question du jour
Equation à une inconnue
Aux
prochaines élections participeront selon toute apparence
des partis qui attendent d’être reconnus depuis de
longues années pour certains. Alors qu’il est possible
qu’à d’autres, dont il est souvent question dans les
journaux sans que l’on sache vraiment ce qu’ils sont, ce
droit soit accordé sans qu’ils aient eu à attendre aussi
longtemps. La différence entre ces deux catégories, à
l’exception notable du parti que s’emploie à créer
Abdallah Djaballah, pour lequel il s’agirait plutôt
d’une renaissance, c’est que les premiers sont
généralement dirigés par des personnalités connues,
tandis que les seconds regroupent de nouveaux venus sur
la scène politique.
Ce que
les uns et les autres ont en commun cependant peut
sembler beaucoup plus significatif : aucun de ces partis
à naître n’a commencé à se signaler à l’attention du
public par l’originalité de ses propositions ni par la
force de ses analyses. On serait même en peine de les
caractériser par leurs prises de position sur les
questions d’actualité, ce qu’on peut faire des
commentateurs et en général des journaux. Autant dire
donc qu’ils ne contribuent en rien à former l’opinion,
qu’ils sont absents du débat.
A cet
égard, le parti de Djaballah ne fait pas exception. Bien
qu’il soit souvent question de lui dans les journaux, il
reste impossible pour un observateur de faire état d’une
seule proposition ou assertion qui lui soit propre, qui
serait sa marque de fabrique. Tout ce qu’on sait avec
certitude de lui est qu’il viendra à coup sûr
concurrencer les formations islamistes déjà existantes,
qui bien entendu lui rendront la pareille, et qu’au
final tous autant qu’ils sont (car il n’est pas le seul
de son espèce à attendre d’être agréé) se disputeront un
nombre de sièges qui n’est pas extensible : celui qui
reviendra à la mouvance islamiste dans son ensemble.
Ce qui
est vrai des partis islamistes le sera sans doute
également de ceux qui ne le sont pas. Toute
participation nouvelle, qu’elle soit le fait d’un parti
déjà installé mais qui a pour habitude de boycotter les
élections, ou d’un nouveau venu, a bien plus de chances
de se traduire par un amoindrissement des résultats
obtenus aux consultations précédentes par un autre
parti, ou par plusieurs, que par un accroissement
conséquent du nombre d’électeurs. Le nouveau concurrent
se fera une place, grande ou petite, non pas en puisant
dans l’important gisement des abstentionnistes, dont on
sait qu’ils sont majoritaires, mais dans l’électorat,
déjà pas très abondant, de ses rivaux immédiats. Son
entrée en lice se fera aux dépens des formations les
plus proches à certains égards. C’est ainsi que la
participation du FFS aux législatives futures, qui tend
à se préciser chaque jour davantage, risque de se
traduire en premier lieu par un tassement drastique des
résultats enregistrés jusque-là par le RCD.
Il en
sera bien sûr autrement dans le cas où les échéances à
venir rencontrent l’engouement des électeurs. Alors,
tous les résultats, y compris donc ceux des partis
vainqueurs aux législatives et locales de 2007, peuvent
être grandement revus et corrigés. À peu de chose près
ce serait comme si les Algériens votaient pour la
première fois. Mais cette hypothèse n’est pas la plus
forte. Le plus probable est que l’abstention restera
importante, et que les cartes ne seront redistribuées
qu’à la marge. Cela dit, un pronostic est par définition
un exercice hasardeux.
Pour
autant, la participation du FFS est de nature à modifier
sensiblement la répartition des sièges au sein de
l’Assemblée. On ne peut écarter qu’elle se fasse aux
dépens non pas d’un, mais de plusieurs autres partis,
dont certains d’ailleurs pourraient bien concourir pour
la première fois.
A la
façon dont les choses se présentent aujourd’hui, mais
cela est susceptible de varier, cette participation est
la seule véritable inconnue qui continue de planer sur
les élections. Pour autant bien sûr que toute menace de
fraude soit écartée.
Par
Mohamed Habili
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